Des biscuits au goûter : Un marché énorme et un dilemme pour les parents

Fondants, croustillants, croquants, les gâteaux au goûter, les Français en consomment plus de 500.000 tonnes par an. Comment sont-ils fabriqués? Qu’est-ce qu’un goûter équilibré?  Direction la Belgique chez le numéro un du biscuit au chocolat.

Avec 100 tonnes de farine, il fabrique plus de cinq millions de biscuits chaque jour, en ajoutant du sucre, de l’huile de colza et de la levure. Le tout va être malaxé pour former la pâte. Une heure plus tard, deux rouleaux à pâtisserie géants vont l’écraser. Découpée, elle est ensuite cuite pendant cinq minutes. Reste la touche finale : le chocolat !

Partons à l’école. À la récréation, chacun a son goûter. Mais vaut-il mieux opter pour une baguette de pain avec des carrés de chocolat ou des biscuits chocolatés ? Selon un nutritionniste, il y a dans les deux cas, autant de matière grasse, autant de sucre et autant de calories. La différence se trouve dans la baguette qui possède moins de sucres ajoutés et elle est bien plus rassasiante.

Malgré tout, le biscuit reste le roi du goûter. Un marché qui pèse deux milliards d’euros par an.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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Pâtisserie, l’arrière-goût des gâteaux

En 2012, l’UFC-Que Choisir a dévoilé une enquête intitulée “Roulés dans la farine” ! En ligne de mire de l’association de consommateurs, les boulangeries et pâtisseries françaises qui vendent la promesse du “fait-maison”.

Éclairs, tartelettes, mille-feuilles ou macarons, autant de gâteaux qui donnent envie de les croquer. Mais de ces délices, quelle est la proportion réelle de produits fabriqués en usine ? Certaines boulangeries dites artisanales utilisent des fonds de tarte surgelés, d’autres font cuire des viennoiseries congelées.

Il suffit de passer commande auprès des géants de l’agro-alimentaire. Les industriels proposent un catalogue allant de la livraison de matières premières (pâte à choux, meringue…) aux produits finis congelés. On trouve de tout ! Même des produits qui donnent l’illusion du fait-maison en créant de toutes pièces des irrégularités.

Le phénomène n’est évidemment pas nouveau, mais il a tendance à s’accentuer, tout en leurrant le consommateur.

Envoyé Spécial (19/02/2015)

Pâtisserie : Le beurre et L’argent du beurre

Avec plus de dix millions de clients par jour, les boulangeries-pâtisseries figurent parmi les commerces les plus fréquentés en France. Mais si l’appellation « boulangerie » est très strictement encadrée, pour la pâtisserie, c’est tout le contraire.

L’activité n’est en effet régie par aucune loi. Beaucoup de commerçants profitent de ce vide juridique pour vendre dans leurs rayons des produits fabriqués en usine, souvent sans le préciser, séduits par le faible coût de ces articles et la variété des catalogues des industriels.

Peu à peu, le secteur se restructure au détriment de l’artisanat. Quels sont les secrets de fabrication de ces usines à pâtisseries ? Quelques boutiques poussent à l’inverse la qualité de leurs gâteaux jusqu’à l’extrême, mais à quel prix ? Enquête.

Pâtisserie : Le beurre et l’argent du beurre

Avec plus de 10 millions de clients par jour, les boulangeries-pâtisseries figurent parmi les commerces les plus fréquentés en France. Mais si l’appellation « boulangerie » est très strictement encadrée, pour la pâtisserie, c’est tout le contraire. L’activité n’est en effet régie par aucune loi.

Beaucoup de commerçants profitent de ce vide juridique pour vendre dans leurs rayons des produits fabriqués en usine, souvent sans le préciser, séduits par le faible coût de ces articles et la variété des catalogues des industriels. Peu à peu, le secteur se restructure au détriment de l’artisanat. Quels sont les secrets de fabrication de ces usines à pâtisseries ?

Une majorité d’enseignes vend désormais des gâteaux et viennoiseries sortis d’usine à la chaine, donc sans originalité et sans information sur les ingrédients. Quelques boutiques poussent à l’inverse la qualité de leurs gâteaux jusqu’à l’extrême, mais à quel prix ? Enquête.

Coluche dénonce les mensonges des médias

Cette courte vidéo édifiante est un extrait d’une émission de la chaîne nationale française “Antenne 2” (aujourd’hui rebaptisée “France2“) où l’humoriste français Coluche explique et démontre que les médias véhiculent des mensonges, et ne sont plus un outil objectif disant la vérité aux citoyens.

En France, la majorité des médias de la presse écrite sont sous la coupe de 4 grands groupes : Lagardère, Dassault, Bouygues, et Rothschild.

Pour ce qui est de la radio et télévision française, la situation est identique puisque au final, 4 entreprises différentes seulement se partagent le gâteau des principales antennes.

Dans ces conditions où est l’indépendance des médias ? Où est le 4ème pouvoir ?

Enfin, notez-le bien, aucun des commentateurs de l’émission ne réagit à la démonstration éclatante de Coluche …

France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Risque élevé d’être pauvre en cas de chômage

Les familles monoparentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs, restent particulièrement exposés au risque de pauvreté monétaire.

«Plus de 30% des personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont ainsi confrontées à la pauvreté», note l’INSEE. De plus, le risque d’être pauvre est 4,7 fois plus élevé si on est au chômage. Enfin, plus du tiers des personnes appartenant à un ménage immigré vit sous le seuil de pauvreté, selon l’INSEE.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

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