Le gaspillage de nourriture dans un monde qui a faim

Un quart de la nourriture produite dans le monde est perdu chaque année à cause de récoltes inefficaces, de mauvaises conditions de stockage et de gaspillage par les ménages. Réduire ce gaspillage de moitié permettrait de nourrir un milliard de personnes de plus – et règlerait une fois pour toute le problème de la faim.

L’ampleur de ce gâchis de nourriture est particulièrement affligeante à la lumière des conclusions d’une nouvelle étude mondiale, L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Selon la FAO, 57 pays en développement ont échoué à réaliser l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrivé à échéance cette année, qui était de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim. Un individu sur neuf, soit 795 millions au total, se couche le ventre vide.

A l’horizon 2050, la demande alimentaire aura quasiment doublé, d’une part parce qu’il y aura deux milliards de bouches à nourrir en plus et de l’autre à cause de l’appétit croissant d’une classe moyenne émergente.

Bien entendu, des progrès remarquables ont également été enregistrés: au cours du dernier quart de siècle, le monde a nourri deux milliards de personnes de plus et, malgré l’échec de ces 57 pays, le monde en développement dans son ensemble a presque réduit de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim.

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Dive! (*)

Le film traite de la question du gaspillage de nourriture encore consommable, jetée à la poubelle.

La caméra suit le quotidien de Jeremy Seifert et ses amis faisant les poubelles et bennes des supermarchés de la ville de Los Angeles, récupérant pour des milliers de dollars d’aliments de bonne qualité. On constate la quantité phénoménale de nourriture qui est gaspillée chaque jour aux États-Unis.

(*) Dive signifie “plonger”, en référence à la dimension des containers de déchets obligeant littéralement les protagonistes du film à plonger dedans.

États-Unis (2010) Dive – Living off America’s waste

CGT, la couleur de l’argent

L’argent des syndicats reste une question taboue en France. Pour autant, certaines affaires comme celle du comité d’entreprise de Disney, d’Air France, de la SNCF ou encoure de la RATP ont mis au jour le manque de contrôles ou des procédés complexes voire illicites de financement.

La Cour des Comptes a notamment signalé des anomalies de facturation des garden party organisées par le CE de la RATP entre 2007 et 2010. La journaliste Lamia Belhacène a enquêté sur les finances de la CGT, le syndicat numéro un dans l’Hexagone.

Spécial investigation (C+ 01/06/2015)

Pourquoi nos poubelles regorgent-elles d’aliments ?

Les produits alimentaires sont censés atterrir dans nos assiettes, pas dans nos poubelles. Naguère, pour nos grands-mères, jeter un aliment était un véritable péché. Aujourd’hui, c’est monnaie courante. A peine 50 % de la production alimentaire arrivent dans nos assiettes. Le reste termine à la poubelle !

Dans cette longue chaîne reliant l’agriculteur au consommateur, à quel moment les produits virent-ils au déchet ? Et pour quelles raisons ? X:enius cherche à comprendre quelle catégorie de personnes jette quels produits.

Caro Matzko et Gunnar Mergner rendent visite à un chef cuisinier respectueux des aliments. Ce que Rudolf Feeß achète, il le cuisine. Il ne jette rien, et parvient toujours à préparer de délicieux mets, même à partir de vieux fromages et de tiges de brocoli.

Xenius Arte 22/05/2015

Pollution, gaspillage et maintenant la facture !

Au sommaire : Californie : un État à sec. Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel. – Paris à bout de souffle. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. – Fuites d’eau et pompes à fric. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans.

Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel : les arbres meurent, le bétail aussi, l’emploi s’écroule. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. Des entrepreneurs astucieux inventent des capteurs nouvelles générations et se lancent dans le ravalement de façades. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans. En cause : les coûts de dépollution et le gaspillage. Reportage dans l’Eure-et-Loir, où les collectivités financent une usine pour 15 millions d’euros, et exigent des agriculteurs qu’ils limitent leurs engrais. A Tulle, certains services sont spécialisés dans la recherche de fuites.

Complément d’enquête – France 2 21/05/2015

Aéroports : Le grand gaspillage ?

La France compte près de 160 aéroports. Depuis les années 1960, les écologistes dénoncent le gaspillage des ressources et une vision de l’aménagement du territoire obsolète. Mais aujourd’hui, les critiques viennent du secteur aérien lui-même.

Il y a 84 aéroports en France métropolitaine qui ont des passagers commerciaux, dont 66 se répartissent environ 4,3 % du trafic français. Et 40 aéroports représentent moins de 0,3 % du trafic, soit environ 300.000 passagers”, précise Jean-Pierre Sauvage, président du Board of Airlines Representatives (BAR) France.

En comparaison, l’Allemagne totalise 16 aéroports, soit dix fois moins. Et sur les 160 aéroports de l’Hexagone, 17 seulement sont rentables. La Normandie, pour moins de 2 millions d’habitants, compte cinq aéroports, dont trois dans un rayon de 50 kilomètres. D’autres structures sont situées à moins d’une heure de route l’une de l’autre, comme Annecy et Chambéry, Nîmes et Montpellier, ou Nancy et Metz. Un véritable gâchis qui coûte cher.

Courbevoie (92) : Un élu distribue les invendus des supermarchés pour lutter contre le gaspillage

Selon un employé de supermarché, près de 20 kilos d’aliments invendus sont jetés chaque jour. Face au gaspillage, Arash Derambarsh, élu municipal à Courbevoie, a décidé d’agir et a lancé une pétition contre le gaspillage, qui a récolté plus de 100.000 signatures en une semaine.

L’élu a également passé un accord avec une enseigne de sa ville pour récupérer les invendus encore consommables et les distribuer aux nécessiteux.

« L’empire de la consommation »

par Eduardo Galeano

L’explosion de la consommation dans le monde actuel fait plus de bruit que toutes les guerres et crée plus de tapage que tous les carnavals. Comme dit un vieux proverbe turc, « qui boit en compte, se soûle deux fois plus ». Les festivités assomment et assombrissent la vision ; cette grande ivresse universelle semble ne pas avoir de limites dans le temps et dans l’espace. Mais la culture de la consommation raisonne beaucoup, comme le tambour, parce qu’elle est vide ; et à l’heure de vérité, quand le fracas cesse, que la fête se termine, l’ivrogne se réveille, seul, accompagné par son ombre et la vaisselle cassée qu’il doit payer.

Le développement de la demande heurte les frontières que lui impose le même système qui la génère. Le système a besoin de marchés de plus en plus ouverts et plus grands, comme les poumons ont besoin de l’air, et en même temps il est nécessaire qu’ils soient au prix plancher comme le sont les prix des matières premières et de la force de travail. Le système parle au nom de tous, il donne à tous ses ordres impérieux de consommation, il diffuse parmi tout le monde la fièvre acheteuse ; mais, rien à faire : pour presque tous, cette aventure commence et finit sur l’écran du téléviseur. La majorité, qui s’endette pour avoir des choses, finit par avoir que des dettes pour payer les dettes qui génèrent de nouvelles dettes, et finit par consommer des illusions qu’il parfois matérialise en commettant un délit.

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Écotaxe abandonnée : Une facture de 839 millions d’euros pour l’État

L’écotaxe n’a pas vu le jour mais elle coûtera tout de même 839 millions d’euros à l’État. Écomouv, la société qui devait mettre en place la taxe, a en effet demandé des compensations financières suite à l’abandon du projet. Un accord a été conclu mardi avec l’État.

Benoît Heilbrunn : « Comment sommes-nous manipulés par le marketing ? »

Entretien avec Benoît Heilbrunn, Professeur de marketing à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe).

« Pour créer le désir, il faut créer des symboles liés à des styles de vie qui vont avec les produits. »

(Merci à K)

“Disco Soupe” : Une lutte conviviale contre le gaspillage alimentaire

La Disco Soupe est un mouvement bénévole crée en mars 2012 par des étudiants parisiens inspirés du concept Allemand « Schnippel Disko ». Lassés d’entendre des discours moralisant les consommateurs en matière de choix sans donner de perspectives de changements pratiques, le mouvement veut proposer des évènements conviviaux et ponctuels qui ont pour but de sensibiliser, sans sermonner, les citoyens à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Une disco soupe (ou disco salade, disco smoothie…) consiste, en compagnie d’autres bénévoles et équipé d’économes et de couteaux, à éplucher, couper et mijoter des plats avec pour ingrédients des fruits et des légumes invendus.

L’esprit « open source » de ce mouvement offre à chacun la possibilité d’organiser sa propre Disco Soupe, à condition que celle-ci respecte les « Discommandements ».

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Royaume-Uni : La faim hante le pays

Le nombre de personnes contraintes de faire appel aux banques alimentaires a presque triplé en un an au Royaume-Uni. Selon un rapport parlementaire, c’est surtout le régime des aides de l’État, plus strict qu’auparavant, qui pousse les Britanniques vers la pauvreté.

Un rapport parlementaire sur la faim dans le pays, financé par l’Église, accuse la politique d’austérité de pousser les personnes vulnérables à être contraintes de faire appel aux banques alimentaires, selon The Guardian. Entre 2013 et 2014, plus de 913.000 personnes – dont un tiers d’enfants – ont reçu des aliments d’urgence d’une banque alimentaire pendant au moins trois jours, contre 346.000 personnes entre 2011 et 2012.

En effet, le rapport intitulé Feeding Britain (Nourrir la Grande-Bretagne), qui doit être publié aujourd’hui, souligne que “le pays est hanté par la faim, causée par les bas salaires, les inégalités qui se creusent, un régime impitoyable de sanctions [infligées aux bénéficiaires d’aides d’État qui ne remplissent pas les nouvelles conditions] et la désintégration du tissu social“.

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Les dates de péremption sont-elles périmées ?

Les dates limites indiquées sur les emballages alimentaires sont-elles fiables, ou même crédibles ? Lorsque la période de consommation est dépassée, certains choisissent de jeter le produit à la poubelle, d’autres s’empressent de le manger pour éviter le gaspillage, bravant ainsi les interdits sanitaires.

Ces deux réactions, différentes, ont pourtant le même résultat : un retour au magasin pour se réapprovisionner.

Ces indications, censées protéger le consommateur, sont-elles devenues un moyen de pousser à l’achat et d’accélérer les cycles de dépenses ? Comment ces dates sont-elles définies ? Que révèlent-elles des angoisses sanitaires actuelles ?

Réalisé par Étienne de Clerck

Être ou avoir ? Pour une économie de services

Par Didier Schmitt (Conseiller scientifique auprès du Président de la Commission européenne)

Une bonne partie de notre économie est fondée sur le cercle vicieux qu’est l’acquisition, l’obsolescence et la réacquisition d’objets. Pour contrebalancer le besoin inné de posséder, un cercle plus vertueux devient impératif, avec des services moins délétères pour l’environnement, les ressources et le climat.

Axer une société sur la possession fait que la responsabilité du devenir des produits de consommation passe du producteur à l’acheteur. Ce dernier n’aura pas d’autre choix que de s’en défaire comme il peut, après usage ; d’où un gaspillage et une accumulation de déchets.

Une économie fondée sur les services aurait l’avantage de la durabilité et de la « réparabilité » des produits. En effet, un prestataire de service a tout intérêt à allonger la durée de vie d’une marchandise, surtout s’il a la responsabilité de son recyclage.

En séparant la possession de l’utilisation, on peut également rechercher un gain d’efficacité : rappelons que la voiture d’un particulier, par exemple, n’est utilisée que 5 % de son temps ; le parc automobile est donc démesuré par rapport à son utilité réelle. Se déplacer peut parfaitement se concevoir au travers d’un service.

Disposer de l’usage des choses sans devoir les posséder
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Aujourd’hui, c’est la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire

Finissez vos assiettes !“, a lancé ce matin le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll pour cette deuxième journée de lutte contre le gaspillage alimentaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: alors que plus de 800 millions d’enfants souffrent de malnutrition dans le monde, un Français jette chaque année vingt kilos de nourriture dont sept encore emballée, ce qui représente un budget de 400 euros.

Pour cette journée nationale, le gouvernement lance une campagne de communication avec des slogans tels que “My poubelle is rich !”. Des actions de sensibilisation et de conseil sont aussi menées dans toute la France. Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne : les habitants du Limousin et de l’Auvergne sont les plus économes. Quant aux Franciliens, ils sont les rois du gaspi.

Enfants en souffrance, la honte !

Enquête sur l’Aide Sociale à l’Enfance et cet univers opaque où la loi du silence règne. Pendant deux ans, les journalistes Alexandra Riguet et Pauline Legrand ont cherché à comprendre ce système et ses problèmes. En 2011, plus de 7,5 milliards d’euros de l’argent des contribuables ont servi à cette structure.

Mais les drames et les faits divers se multiplient : un directeur d’association touchant notamment plus de 9000 euros de salaire, en plus des milliers d’euros de frais personnels pris sur le budget de fonctionnement, ou encore un pédophile, déjà condamné, engagé comme veilleur de nuit d’un foyer hébergeant des mineurs. Les manques et l’inexistence de contrôles des établissements ou des familles chargés de cette protection de l’enfance restent nombreux.

“Ceux que l’on appelait les enfants de la DDASS sont aujourd’hui ceux de l’ASE, l’Aide sociale à l’enfance. Ce sont les départements qui ont la charge de les protéger, une protection qui coûte près de 8 milliards d’euros par an. Mais des sommes considérables ne vont pas toujours là où elles devraient aller. [...] Les structures recevant ces enfants sont contrôlées en moyenne une fois tous les 26 ans.”

Réalisé par Alexandra Riguet (France – Septembre 14)

(Merci à NOP)

Portugal : Le bon sens du “Marché anti-gaspi”

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, de jeunes Portugais ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

Pour lutter contre l’austérité et la baisse du niveau de vie de nombreux portugais, de nouvelles idées émergent sur le marché des fruits et légumes. Des pommes à la couleur jaune, des tomates à la forme irrégulière ou encore des épinards qui fleurissent. Une partie importante de la production alimentaire passe à la trappe, considérée comme invendable par la grande distribution.

Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Au Portugal, cela représente 89 millions de tonnes de produits perdus chaque année. Un gaspillage qui passe mal en temps de crise, alors que le nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim ne cesse d’augmenter. La “Coopérative fruits moches” de Lisbonne récupère et revalorise cette part de la production. Elle travaille avec 40 producteurs de la région.

Les fruits et légumes mis à l’index sont achetés et revendus par paniers à des prix très concurrentiels, de 30 à 40% moins cher que dans la grande distribution. A Lisbonne, on compte déjà 420 adhérents. Et la liste d’attente s’allonge.

Autre démarche: le potager “virtuel”!

D’autres ont opté pour le potager familial. C’est l’idée d’un agriculteur qui propose à ses clients de décider la composition leur potager directement sur le web. L’internaute choisit la surface qu’il souhaite et remplit les zones quadrillées de son petit jardin avec les produits qu’il souhaite. Un jardinier s’occupe ensuite de planter et d’entretenir les fruits et légumes que l’internaute vient chercher une fois la récolte faite.

Les supermarchés bientôt obligés de faire don des invendus ?

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, 63 députés ont déposé, mercredi 30 juillet, une proposition de loi pour contraindre les grandes surfaces de plus de 1.000 m2 à donner leurs invendus alimentaires encore consommables aux associations caritatives.

Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

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Milt

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Marché anti-gaspi : le bon sens portugais

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, des jeunes Portugais -et Portugaises- ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

“Dans un pays où la classe moyenne a dégringolé au rang de nouveaux pauvres, des Portugais ne mangent plus à leur faim.”

“Avec la crise, les Portugais ont bien compris qu’ils devraient faire preuve d’imagination pour remplir leurs assiettes. En revenant à la terre et en évitant les pièges de la consommation de masse, ces initiatives portugaises pourraient bientôt s’inviter chez nous.”

RTS – A bon entendeur – 15/07/14

Zéro déchet : de l’utopie à la réalité !

Vivre sans produire de déchets ménagers ou presque, c’est possible. Ce concept est né en Californie dans les années 1980. C’est en tout cas le défi que Béa Johnson a relevé avec succès. Cette Américaine d’adoption, produit seulement 1 litre de déchet par an !

A Bon Entendeur – RTS (08/07/14)

En seconde partie de reportage : Quand le bœuf à des airs de cheval

En octobre 2013, A Bon Entendeur réalisait un test sur les steaks tartares. À la recherche de bactéries, l’émission avait eu une drôle de surprise. Deux établissements annonçaient des tartares de bœuf, en réalité confectionnés avec de la viande de cheval. Il faut dire que la différence de prix entre ces deux viandes est de 40 %. Une erreur qui peut donc permettre de faire de belles marges.

Quel est le coût de la pollution publicitaire ?

Vous pestez à chaque fois que vous ramassez des liasses de prospectus publicitaires au milieu de votre courrier ? Certains d’entre vous, verts de rage, ont apposé l’autocollant “Stop pub” mais en vain ? L’UFC-Que choisir publie, mardi 24 juin, une étude quantifiant le volume de cette pollution publicitaire aux coûts écologiques et économiques loin d’être négligeables.

Au cours du mois d’avril, 748 bénévoles de l’ONG répartis dans 59 départements ont comptabilisé le nombre de publicités non adressées qu’ils ont reçues dans leurs boîtes aux lettres. Parmi eux, 236, soit 32 % des participants, avaient préalablement apposé un autocollant “Stop pub”.

Résultat: les ménages n’ayant pas d’autocollant ont reçu en moyenne 72 prospectus dans le mois, soit 2,7 kilos par boîte aux lettres. Cela représente une augmentation de 35 % en dix ans et ce, malgré le développement de la publicité sur Internet et un marché publicitaire globalement en récession.

Les foyers équipés de “Stop pub” ont, eux, récolté “seulement“ 12 prospectus (371 grammes). Le constat est alors sans appel selon l’ONG : si quelques distributeurs ne le respectent pas, l’autocollant “Stop pub” a malgré tout permis de réduire la pollution publicitaire de 83 % en volume et 86 % en poids.

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Paris : Le mouvement Freegan ouvre son premier restaurant

Récupérer les invendus de Rungis, le « plus grand marché du monde » et en tirer des repas cuisinés le jour même? C’est ce que propose depuis quelques semaines le Freegan Pony, un « resto-squatt ».

Il faut pénétrer dans une cour sombre du Marais et prendre l’ascenseur pour découvrir le premier restaurant freegan végétarien de France. Une adresse végétarienne de plus dans le très bourgeois-bohème troisième arrondissement de Paris ?

Détrompez-vous. Le credo du Freegan Pony, qui a ouvert ses portes le 21 mars, est de servir des plats préparés à partir de fruits et légumes qui devaient légalement finir à la poubelle, mais sont encore comestibles.

Anti-gâchis

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Les « GARS’PILLEURS », ces lyonnais qui luttent contre le gaspillage alimentaire

1,3 milliards de tonnes ou 30% de la production alimentaire mondiale et un coût de 750 milliards de dollars[1]. 50% de la production européenne[2], dont 5,3 millions de tonne chaque année en France, soit une vingtaine de kilos par personne et un coût de 400€ pour un foyer de 4 personnes[3]. Quelle que soit l’échelle choisie, les chiffres du gaspillage alimentaire donnent le vertige, triste reflet d’un système productif basé sur la surconsommation. Qu’en est-il à Lyon ? Nous n’avons pas de chiffres exacts mais, à l’aide de Loïck et Nathan, deux lyonnais qui se battent contre ce gâchis, nous sommes allées mettre les mains (et le nez) dans les poubelles de plusieurs grand magasins de la ville. Enquête.

Alors que le Parlement a fait de 2014 l’année de lutte contre le gaspillage alimentaire, comment imaginer une réponse collective si les Etats peinent à prendre des mesures concrètes localement ? La réponse à cette question viendra peut-être des citoyens eux-mêmes car de nombreuses  actions anti-gaspillage émergent en France et en Europe, à commencer par le freeganisme. Ce mouvement porté notamment par l’auteur britannique Tristam Stuart consiste à se nourrir uniquement d’aliments récupérés dans les poubelles.

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Agences de l’État : Un discret puits sans fond

Elles sont discrètes, ne font pas tellement parler d’elles mais engloutissent à elles-seules 20% du budget de l’État. Les agences de l’État, ce sont quelques grandes institutions comme Pôle Emploi ou Météo France mais ces dernières années elles se sont démultipliées.

Connaissez-vous par exemple le FNPCA ou Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat, ou bien encore le CNDS, le Centre National de Développement du Sport ? Ces organismes, dont on peut parfois douter de l’utilité, s’additionnent et dépensent toujours plus. Enquête sur des institutions peu connues mais très voraces.

“Repair Café” : Réparer plutôt que jeter

Dans les “Repair Café”, un concept qui commence à voir le jour en France, bricoleurs et particuliers se retrouvent pour donner une seconde chance aux objets.

Quand un appareil ménager ne fonctionne plus, le plus simple est souvent de le jeter. Soit parce qu’on ne sait plus réparer, soit parce que c’est plus facile de passer dans un magasin pour acheter un nouveau modèle. Une solution importée des Pays-Bas et qui fait des émules en Europe a débarqué en France : le “Repair Café”.

Partager, apprendre et montrer comment réparer, une démarche militante pour lutter contre le gaspillage et l’obsolescence programmée des objets. Dans l’Hexagone, plusieurs villes l’ont déjà adoptée. On retrouve ainsi des “Repair Café” à Paris ou à Nice.

Une fois par mois, une centaine de personnes se retrouve pour faire réparer toutes sortes d’objets. Face à eux, des bricoleurs qui offrent gratuitement leurs services.

Cinéma : « Sacrée Croissance ! »

Dans ce film, Marie-Monique Robin posera la question du dogme de la croissance illimitée, que ce soit dans le domaine de la production alimentaire, de l’énergie, de la richesse…

Quelles alternatives à la croissance ? C’était aussi le sujet du forum de la décroissance à Venise en septembre dernier, dont les échos ne semblent pas (encore !) troubler les croassements incessants de notre personnel politico-économique.

L’UE a payé 35 milliards d’euros de trop pour le sauvetage des banques

L’Union européenne a payé 35 milliards d’euros de trop pour les plans de sauvetage du secteur bancaire de la Grèce, de l’Espagne et de Chypre, affirme le Süddeutsche Zeitung sur la base d’une étude commandée par les Verts pour le Parlement européen et au Bundestag.

Achim Duebel de Finpolconsult a examiné la situation de sept banques dans les trois pays qui avaient reçu 90 milliards d’euros. Il conclut que plus d’un tiers de cette somme ont été gaspillés par des erreurs d’amateur. Il a découvert deux erreurs principales:

✔ Les gouvernements ont acheté des actions ordinaires de ces banques. Cela signifie qu’ils ont également absorbé les pertes de ces banques. Par contraste, le gouvernement américain a acquis des actions préférentielles des banques américaines en difficulté, ce qui implique une prise de risque bien moins importante.

✔ L’Union européenne n’a pas été assez rapide pour mener ces plans de sauvetage, ce qui a permis aux épargnants de sauver leurs économies avant l’annonce officielle de ce plan de sauvetage. L’auteur cite l’exemple de la banque espagnole Bankia où 2 milliards d’euros ont disparu dans les jours qui ont précédé le sauvetage.

Les Verts allemands utilisent maintenant l’étude pour accuser ces plans de sauvetage de gaspiller l’argent du contribuable allemand. Le député européen Sven Giegold estime qu’elle démontre que l’Europe a besoin de se doter d’une instance décisionnelle importante, une idée que le gouvernement allemand a toujours rejetée.

Express.be

France : Les appareils électriques en veille gaspillent 2 centrales nucléaires

D’après une étude, la consommation des appareils en veille correspond à 11% de la facture d’électricité moyenne par foyer. La Commission européenne tente de limiter la consommation de certains appareils lorsqu’ils sont en veille comme les téléviseurs.

Voilà un poste d’économie encore trop négligé par les ménages. Les appareils électroniques en veille coûteraient 2 milliards d’euros par an d’après une étude du baromètre AFP-Powermetrix réalisée par Wattgo et publiée mercredi.

Cette consommation d’électricité représente 11% de la facture moyenne d’un ménage, soit 7 à 8 ampoules allumées toute l’année 24h/24, ou encore l’équivalent de deux centrales nucléaires. A l’échelle européenne, la consommation d’appareils en veille atteint les 50 térawattheures, soit l’équivalent de la consommation totale du Danemark.

7 à 8 ampoules allumées supplémentaires par foyer
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Qu’est-ce que l’agriculture quantique ?

Philippe Desbrosses, est agriculteur, Docteur en sciences de l’environnement. Président d’Intelligence verte pour la sauvegarde de la biodiversité. Expert consultant auprès de l’Union européenne. À l’origine de la création du label AB.

Auteur de plusieurs ouvrages dont “Le Krach alimentaire”, “Nous redeviendrons paysans”, “La Terre malade des hommes”, “L’Intelligence verte” et “Agriculture biologique : préservons notre futur et Guérir la terre”, avec Edgar Morin, Pierre Rabhi, etc. (2010, Albin Michel). Il nous parle “d’agriculture quantique”. Concept étrange à découvrir et discuter.

“Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. Il suffit d’ailleurs d’observer que les mots « humain et humus » ont la même origine pour se persuader que cette coïncidence n’est pas due au hasard. Nous sommes pétris de la terre qui nous porte et nous nourrit.”

L’homme fou brûle la terre qui le nourrit ! La faim dans le monde est un sujet d’actualité depuis l’aube des temps. Toute l’histoire de l’humanité retentit de ces tragédies qui accompagnent nos mythologies et nos légendes depuis la préhistoire. La faim, ou son expression sociale ultime la famine, fait partie des grands fléaux à répétition cités dans la Genèse. Les dix plaies d’Égypte rappellent qu’avec la guerre, les épidémies, les inondations, les insectes ravageurs, l’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes menaces pour l’humanité.

Il est bien normal que ce fléau soit redouté puisqu’il touche à l’un de nos besoins essentiels. Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. En 450 av. J.-C., Héraclite disait déjà que « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». Cette notion de terre nourricière est très présente dans toutes les mythologies.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus assez conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical car notre nourriture, notre santé, notre bien-être en dépendent.

Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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« Mondialisons la lutte contre la pub »

La publicité a envahi le monde entier. Obsédante et d’une taille démesurée dans les grandes villes, nous ne pouvons nous y soustraire à moins de fermer les yeux; elle pollue le paysage à la campagne, grignote toujours plus d’espace dans les médias, collecte nos données personnelles et exploite nos créations sur Internet.

La pieuvre publicitaire a des effets néfastes autant sur la société que chez les individus. Elle est une nuisance cognitive, la sur-sollicitation par les messages publicitaires provoque une confusion mentale et génère du stress ; elle nuit à la santé, par exemple en prescrivant des comportements alimentaires qui sont cause d’obésité ; elle diffuse des critères de beauté qui favorisent l’anorexie ; enfin la publicité est une nuisance pour l’environnement, elle crée de faux besoins et incite au gaspillage des ressources de la planète.

Elle se substitue à l’école et aux parents pour éduquer les enfants. Elle se banalise à notre regard parce que nous sommes imbibés d’elle au quotidien. Nous pouvons recevoir ou subir en moyenne 600 messages par jour !

Bonus : Des pissenlits par la racine – Francis Blanche
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Détruire pour consommer toujours plus (Rediff.)

Serge Latouche, un des critiques de la société de croissance, les plus connus, a beaucoup écrit sur les mécanismes de surconsomation. Il y a selon lui trois instruments fondamentaux. Tout d’abord la publicité avec une obsolescence programmée et le crédit.

Depuis une génération, notre but dans la vie semble être de consommer à crédit. Emprunter de l’argent pour acheter des biens dont nous n’avons pas besoin. Cela n’a aucun sens non ?

Les critiques de la société de croissance mettent en valeur qu’elle n’est pas viable à long terme car elle se base sur une contradiction flagrante. Celui qui croit qu’une croissance infinie est compatible avec une planète finie est selon eux soit un fou soit un économiste. Le drame de cette métaphore c’est qu’il apparait bien qu’au fond nous sommes tous des économistes maintenant.

Est-il vraiment nécessaire de créer un nouveau produit toutes les trois minutes quelque part dans le monde ? Beaucoup de gens aujourd’hui ce sont rendus compte qu’il fallait changer les choses, surtout quand les politiciens eux-mêmes leurs ont dit d’acheter et de consommer pour relancer l’économie. On peut dire qu’avec la société de croissance, nous sommes embarqué dans une voiture qui désormais manifestement n’a plus de pilote, va à tout allure et dont on peut prévoir le destin qui est soit de se fracasser contre un mur soit de sombrer dans un précipice.
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États-Unis : Des supermarchés réduisent le gaspillage… des pommes

Trop petites, pas assez rouges ? Une chaîne de supermarché américaine a décidé de passer outre les normes esthétiques requises et de vendre les pommes qualifiées d’ « imparfaites » pour moins cher. La confiance est placée dans les consommateurs.

Vendre des pommes dites « imparfaites »

De l’extérieur, on dirait qu’il s’agit d’une simple affiche. Un bac de pommes avec un écriteau invitant les clients à l’entrée de l’épicerie. Mais dans les coulisses, il s’agit en fait d’un territoire tout nouveau, encore inexploré. Ces pommes sont qualifiées de « trop petites » pour être considérés de qualité suffisante pour être vendues dans les magasins d’alimentation.

Elles étaient destinées à être transformées en jus, nourrir le bétail, ou peut-être même être jetées. Pourtant un supermarché a décidé de briser cette barrière des normes et de les vendre quand même.

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Belgique : Vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Par Agnès Rousseaux

En Europe, 50 % des aliments finissent à la poubelle. Des solutions simples existent pourtant contre le gaspillage alimentaire. A Herstal, en Belgique, les grandes surfaces n’ont désormais plus le droit de jeter leurs invendus. Une expérience qui commence à se diffuser dans tout le pays.

Et si pour lutter contre le gaspillage alimentaire, on faisait preuve d’un petit peu d’imagination ? A Herstal, ville de 40 000 habitants de la banlieue de Liège (Belgique), le supermarché Carrefour n’a désormais plus le droit de jeter ses invendus. Il doit en faire don aux associations d’aide alimentaire.

Une obligation à laquelle seront bientôt soumis la quinzaine de supermarchés de la ville. Le principe est très simple : en Belgique, un « permis d’environnement » – intégrant toutes les autorisations environnementales – est requis pour exploiter une entreprise. Lors du renouvellement du permis d’environnement du supermarché Carrefour, le conseil municipal y a intégré l’obligation de mettre les invendus à disposition des associations.

« Ces permis arrivent régulièrement à échéance. Nous y avons vu l’opportunité d’y insérer cette disposition, explique le maire de la ville, l’eurodéputé (socialiste) Frédéric Daerden. Les magasins sont alors obligés de proposer aux associations reconnues par la banque alimentaire les invendus encore consommables, avant de les mettre dans la filière déchets si celles-ci ne les récupèrent pas. »
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