3.200 milliards d’euros : La dette française cachée dont on ne parle pas

Si la dette publique française fait l’objet de nombreuses polémiques, peu évoquent la dette hors bilan de l’état. L’économiste Jean-Yves Archer dénonce notamment les 50 milliards d’euros du poste Logement. Le citoyen en qualité d’électeur tout autant que de contribuable sait largement qu’il existe une dette, générée par les gouvernements de gauche et de droite, qui dépasse les 2035 milliards et frôle par conséquent les 100% de notre PIB.

Mais, il y a une dette immergée qui s’invite à bien des évènements de la vie de la sphère publique. Lorsque l’État apporte une garantie aux prêts bancaires de l’UNEDIC (dont la dette atteint 20 mds), cela ne se retrouve pas dans son bilan. Quand l’État soutient à bout de bras la situation de la banque DEXIA, cela n’est pas inscrit au bilan mais dans les cautions accordées. Lorsque l’État employeur prévoit la future retraite de ses agents, le montant des provisions pour pensions est inscrit ailleurs qu’au budget annuel approuvé par le Parlement.

Autrement dit, ces trois exemples illustrent l’importance de ce que l’on nomme «les engagements hors-bilan» de la France dont le montant total est égal à près de 3.200 milliards d’euros.

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Comparateurs : Le meilleur prix à portée de clic ?

Pour un grand nombre de consommateurs, le comparateur de prix est devenu le moyen de faire des bonnes affaires sur internet. Grâce à ces sites qui pullulent sur la toile nous pouvons faire le tri entre des milliers de e-commerces pour trouver « le juste prix ».

Gain de temps et d’argent, voilà la promesse faite par ces comparateurs 2.0. Mais la méthode de référencement de ces derniers est-elle objective ? Les comparateurs de prix sont-ils des sites indépendants? Et surtout, recensent-ils tous les produits disponibles sur le marché?

Plusieurs sites qui se présentent comme une aide à l’achat sont en fait rémunérés pour afficher en tête de liste certains produits plutôt que d’autres. Et ces derniers ne sont pas systématiquement les moins chers. Si on ajoute à cela les frais de livraison et des garanties parfois plus courtes qu’en magasin, faisons-nous vraiment de bonnes affaires?

Retraite : Quelles garanties ?

Que cela nous plaise ou non, nous vieillissons tous. Il y a autant de manières d’envisager sa retraite que de futurs retraités. Même il est une question qui taraude presque tout le monde : ma retraite est-elle garantie et me permettra-t-elle de vivre décemment ?

Gros titres dans les médias, analyses et scénarios catastrophe des experts financiers, mise en garde des politiques : le spectre d’une vieillesse précaire est sans cesse agité. Évidemment, il est impossible de nier l’évolution démographique: dans à peine 40 ans, un Français sur quatre aura plus de 65 ans. En Allemagne, un sur trois.

Faut-il pour autant en conclure que le principe de régime de retraite solidaire est menacé ? Ne s’agirait-il pas d’un épouvantail brandi par le secteur de la finance pour conclure des affaires lucratives ?

Rencontre avec le président du Conseil d’orientation des retraites sur les défis à relever et les solutions à apporter au système de retraite à la française.

Pesticides: 68% des français estiment que l’Etat n’en fait pas assez pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité

Alors que la FNSEA organise ce jour des états généraux de l’agriculture afin de faire pression sur l’Etat pour affaiblir ce que le syndicat nomme « la lourdeur de la réglementation », un sondage IFOP effectué pour le compte d’Agir pour l’Environnement et Générations Futures relève que pour 68% des français, l’Etat n’en fait pas assez en matière de réglementation écologique pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité.

A la question : « Diriez-vous qu’en matière de réglementation écologique régissant notamment l’utilisation de pesticides ou la gestion des élevages industriels, l’État en fait trop, suffisamment ou pas assez pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité ? », seuls 5% des sondés répondent « trop », 20% « suffisamment » et 68% « pas assez ».

Ce sondage démontre de façon éclatante que les demandes de déréglementation du syndicat majoritaire ne rencontrent pas l’adhésion des Français. Ces derniers attendent au contraire une réglementation protectrice notamment en matière de pesticides et de gestion des élevages industriels.
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Luttez contre ces dettes qui menacent l’économie mondiale

Il est toujours intéressant de suivre de près les investissements des gourous de la finance.

La "machine à rêves" - Times Square, New York City

Les dernières décisions du fonds Berkshire Hathaway sont particulièrement révélatrices de ce qu’anticipe Warren Buffett pour les mois à venir :

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Traité de Lisbonne (bis) ou la « stratégie du choc »

Lors du sommet européen du 16 et 17 décembre, les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne réunis à Bruxelles devraient finaliser l’accord politique pour une modification du traité de Lisbonne, sur la base d’un rapport préparé par le Président du Conseil, Herman Van Rompuy. Cette réforme est censée préparer la pérennisation du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), qui a déjà sévi en Irlande et en Grèce, et dont la garantie s’étend jusqu’en juin 2013.

Le gouvernement allemand, appuyé par la France, avait soumis au Conseil de l’UE le 29 octobre dernier une proposition en deux volets : la pérennisation du Fonds Européen de Stabilité Financière et le renforcement substantiel du pacte de stabilité. Retour sur cette nouvelle « gouvernance économique » de l’UE qui pourrait bien s’avérer synonyme de lendemains qui déchantent pour les européens.

Tout se passe comme si les crises grecque et irlandaise étaient l’occasion pour les élites financières et les technocraties européennes de mettre en oeuvre la « stratégie du choc », en profitant d’une situation exceptionnelle pour approfondir l’agenda néolibéral… Alors même que la crise est le fait des politiques menées ces vingt dernières années, dont la réforme annoncée du traité de Lisbonne apparaît comme la radicalisation.

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Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

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Le risque croissant de la bulle sur les emprunts d’Etat américains

Par Jim Willie

La FED lutte contre la récession. Ben Bernanke : - "Passez-moi des munitions..." - "Désolé, Ben... Ce coupe-ongles est tout ce qui nous reste" (caricature américaine, juillet 2010).

La perception d’un risque grandissant d’une migration hors des titres obligataires américains est palpable, et cela pourrait arriver très bientôt.

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L’escroquerie monétaire mondiale

Par Eberhard Hamer (N.B. : cet article date de 2005)

La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes.

Toutefois, il est certain que l’escroquerie monétaire, comme toute autre escroquerie, ne peut pas enrichir à long terme les malfaiteurs par l’appauvrissement de leurs victimes, puisque l’on ne peut abuser d’aucun système monétaire libéral à long terme.

Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’État (droit de battre monnaie). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’État. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d’échange et valeur durable.

• Mais pour battre monnaie, l’État doit avoir de l’or et de l’argent. Il était donc important qu’il disposât de mines d’argent, par exemple (Rammelsberg près Goslar), ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l’État ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation).

De la monnaie réelle à la monnaie fiduciaire
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Des Français modestes convertissent leurs économies en or

Inquiétés par la bulle sur les actifs, les investisseurs et particuliers achètent en masse de l’or… créant ainsi une nouvelle bulle, déconnectée de toute réalité économique ! Un constat dressé par Nouriel Roubini, l’économiste qui, lui, avait vu venir la crise de 2008…

( Extrait du Parisien du lundi 21 décembre 2009, page 8 )

Entre ses deux doigts, la commerçante de Colmar serre une brique rutilante frappée de lettres solennelles : «Feingold 999,9.» Cette fondée de pouvoir dans le négoce d’or a de quoi sourire.

En un an, le cours de l’or a bondi de 30%. Aucune demande industrielle derrière ce boom, ni épuisement d’une mine : sur les marchés, l’or est le refuge des capitaux inquiets. Mais pourtant, la reprise est là, puisque tout le gouvernement le dit ! A moins que…

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Un plan d’aide de 750 milliards d’euros : quel coût pour les populations?

Le plan de stabilisation de la zone euro pourrait coûter cher à la France et le risque d’un endettement supplémentaire n’est pas exclu… La contribution de l’Hexagone se chiffre à 88 milliards d’euros, selon Christine Lagarde. Soit 20% des 440 milliards qui serviront de garantie afin de constituer une nouvelle entité capable de lever des fonds sur les marchés financiers pour ensuite aider un État membre en difficulté.

Après avoir adopté un plan d’aide à la Grèce d’un montant de 110 milliards d’euros, l’Union européenne et le Fonds monétaire international ont créé un fonds d’urgence d’un montant de 750 milliards d’euros. Un plan d’une ampleur historique. S’il vise à éviter une contagion de la crise, de plus en plus probable en raison de la défiance des marchés, il n’est pas sans risque pour les économies des pays concernés. Et donc pour leur population.

La part de la France représente «à peu près 20%» de ces 440 milliards d’euros, soit un peu plus de 88 milliards d’euros, a indiqué Christine Lagarde ce lundi. Cette somme viendra-t-elle s’ajouter aux 6,3 milliards d’euros prêtés à la Grèce, dont 3,9 dès 2010?

«Une garantie», pas «un prêt»
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Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (3)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

L’Euro nous aurait protégé de la crise

L’antienne est connue ; elle a été répétée à satiété.

Mais, aujourd’hui, elle commence néanmoins à se lézarder.

Reprenons donc les différentes formes sous lesquelles on nous l’a serinée :

A. L’Euro nous protège de la crise financière. Ce fut la grande rengaine de 2007. L’inénarrable Elie Cohen allant même jusqu’à proclamer que la crise était « uniquement celle du marché hypothécaire américain » à l’été 2007. En réalité, la politique de dépression induite par l’Euro fort (et la politique de J.C. Trichet à la BCE) dans un contexte de libre ouverture à la concurrence internationale, a poussé les banques européennes à investir lourdement, sous une forme directe et indirecte, dans les marchés d’instruments financiers à hauts risques. Par ailleurs, une bulle immobilière s’est aussi développée au sein de la zone Euro, en Espagne, au Portugal et, dans une moindre mesure, en Allemagne.

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Par Eberhard Hamer

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées, ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

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Les États-Unis payent plus cher leur dette

Les émissions de titres de dette américaine ne se sont pas très bien déroulées la semaine passée puisque le taux des obligations d’État à 10 ans a atteint 3,92%. L’augmentation des taux sur les bons du Trésor entraîne des craintes sur la capacité des États à financer leur dette.

Les États-Unis arriveront-ils à trouver l’argent nécessaire pour financer leur dette record? Les rendements des titres du Trésor américain émis la semaine passée et servant à refinancer la dette publique, ont atteint des niveaux rappelant la période d’avant crise. Cette hausse reflète l’inquiétude liée à «cette énorme offre excédentaire de dette fédérale, jamais vue à ce jour,» a commenté Alan Greenspan, l’ancien président de la Fed et pape de Wall Street, sur Bloomberg TV.

Le taux des Bons du Trésor à 10 ans, véritable référence pour le marché, a été fixé à 3,92%, contre 3,53% en février. L’État américain emprunte désormais plus cher que certaines grandes entreprises et fonds d’investissement. Ces dernières semaines, la société du milliardaire Warren Buffett, Berkshire Hattaway, profitait d’un taux inférieur à celui de l’État américain.

«Les obligations souveraines américaines sont très exposées à cause du niveau élevé de la dette à refinancer en 2010, qui représente 40% de l’encours total,» soit près de 2.000 milliards de dollars, analyse Ciaran O’Hagan, stratégiste chez Société Générale. A titre de comparaison, la Grèce doit refinancer 8% de sa dette et la France 20%.
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(Crise grecque, crise de l’euro, crise de l’UE) Un long hiver européen

Par Michel Santi

Le drame grec achève de démontrer la fragilité de notre très sophistiqué système bancaire et financier, ainsi que l’étroite interdépendance de l’ensemble des intervenants à cet écheveau, dont il suffirait qu’un des acteurs importants périclite pour entraîner dans sa chute l’intégralité de la toile… Entreprises stables, établissements bancaires sains ou même Etats dits “développés” et à l’économie intégrée et moderne, se retrouvent ainsi aujourd’hui en première ligne de feu, dès lors qu’ils sont, de près ou de loin, en affaires avec des entités potentiellement sur la sellette.

C’est la morale qu’il convient de tirer des déconfitures de Bear Stearns et de Lehman, c’est également les leçons de la quasi faillite grecque qui, au passage, met l’Union Européenne face à ses propres carences, car une dérive de ce pays aurait des conséquences dévastatrices sur un système bancaire européen qui appelle ardemment de ses voeux un renflouement grec, même au prix d’une humiliante intervention du F.M.I.

Le gouvernement allemand, grand prêtre de la morale et de l’orthodoxie, ne se retrouve-t-il pas ainsi confronté à la banqueroute potentielle de certaines de ses Landesbanken – pour certaines heureuses détentrices de la notation AAA – ayant déjà perdu des dizaines de milliards d’Euros dans les subprimes, et qui sont en outre fortement à risque vis-à-vis d’un défaut grec, du fait de leur très forte exposition à ses CDS ?

De surcroît, les banques françaises ne sont-elles pas, avec des encours de l’ordre de 60 milliards d’Euros, les plus exposées de l’Union envers la Grèce, sachant qu’elles se situent au second rang des établissements européens, au niveau de leur risque vis-à-vis de l’Espagne et du Portugal ? L’ampleur des dégâts potentiels sur la seule Espagne semble massive, car les banques hexagonales y sont exposées à hauteur de 180 milliards d’Euros [Note de Fortune : selon la BRI - Banque des Règlements Internationaux - ; information donnée par Le Canard Enchaîné du 17 février 2010, page 2] !

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Crise : les Etats sont devenus plus fragiles que les entreprises

Californie, Grèce, Portugal, Jamaïque… Les Etats se sont endettés jusqu’au cou pour préserver leurs grandes entreprises. Mais aujourd’hui, la crise a tout bouleversé, et les marchés estiment désormais que les Etats sont plus fragiles que les sociétés… qu’ils viennent pourtant de sauver.

L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé d’un cran (de “A” à “A-”) la note de la dette de la Californie. Prévenant que l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, représentant 13% de l’économie US et constituant la huitième puissance économique mondiale, pourrait se retrouver à court de fonds en mars, avec un déficit à plus de 20 milliards de dollars, l’agence a annoncé qu’elle pourrait de nouveau sévir au cours des six à douze prochains mois. Si la Californie a amplement profité de l’effet “subprimes” du temps de leur splendeur, aujourd’hui, elle subit toutes les conséquences de l’implosion du marché immobilier.

Jeudi, S&P a aussi abaissé les notes de dette de la Jamaïque, à des niveaux correspondant à un défaut de paiement partiel !

Plus proche de nous, la Grèce inquiète son monde. Dans un rapport publié mardi, la Commission européenne a épinglé le pays pour les “graves irrégularités” détectées dans la présentation de ses comptes. Le gouvernement hellène aurait en effet communiqué de fausses données à l’Europe, en plus de n’avoir pas respecté les règles comptables les plus élémentaires. Rien que ça.

Mercredi, l’agence de notation Moody’s a pointé du doigt le Portugal, estimant que le pays risquait “une mort lente” économique. Et les annonces de ce genre risquent de s’enchainer.

Mais que se passe-t-il, au juste ? C’est simple. L’économie mondiale est moribonde et les Etats s’endettent à la place des entreprises. Mais pourquoi donc ? Parce que le risque de faillite d’un Etat est bien moindre que celui d’une société… croyait-on.
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USA : aucune faillite bancaire la semaine passée, pourquoi ?

La raison en est fort simple : la FDIC, l’agence fédérale américaine qui garantit les dépôts bancaires aux États-Unis, est à court d’argent ! La Réserve Fédérale (FED) lui a pourtant déjà prêté, dans le plus grand secret, 80 milliards pour la sauver.

La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) a publié, le 25 novembre, son état des lieux trimestriel pour la période de juillet à septembre. Pour la première fois depuis 1992, le bilan de la FDIC laisse voir une perte comptable atteignant 8,2 milliards de dollars. Ce résultat intègre une provision de 38,9 milliards pour les pertes à venir en 2010. Afin de faire face aux frais des nombreuses fermetures, la FDIC avait annoncé, le 12 novembre, qu’elle allait demander à ses assurés de payer trois ans de primes en avance pour la fin de l’année, soit une somme estimée à 45 milliards. La FDIC devrait donc disposer d’un total de 94 milliards de dollars. Enfin, cette période a vu le nombre des institutions en difficulté monter de 416 à 552.

En conclusion, la situation s’est encore dégradée et la FDIC censée “préserver et favoriser la confiance populaire dans le système financier“, est en train de mobiliser ses dernières ressources. Si la reprise n’est pas au rendez-vous en 2010, cette institution se trouvera elle-même en situation de faillite d’ici à la fin de l’année prochaine. Et ce, en dépit des 80 milliards de dollars déjà prêtés par la FED, sans en informer les contribuables. Il lui faudra alors faire appel à l’État fédéral pour continuer de fonctionner.

Est-ce qu’on peut s’attendre à une telle situation en 2010 ? Un petit calcul va nous aider:
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USA : les subprimes sont revenus à leur pic de 2006

Aux États-Unis, les nouveaux prêts immobiliers accordés à des ménages au profil financier risqué (‘subprime’) sont revenus à leur pic atteint en 2006, révèle une étude de John Krainer, économiste de la Banque centrale américaine.

La titrisation des prêts immobiliers “subprime” est une technique qui consistait pour les banques à transformer ces crédits risqués en titres financiers vendus sur des marchés ni centralisés ni régulés. Avec la chute du prix de l’immobilier, la valeur ces titres s’est effondrée et a entraîné une cascade de pertes pour les banques qui ont abouti à la crise financière et économique mondiale.

Actuellement, “les trois organismes de refinancement hypothécaire parapublics apportent un soutien sans précédent au marché immobilier, détenant ou garantissant près de 95% des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels“, note M. Krainer.

La part des emprunteurs avec un score de crédit de moins de 660 (présentant des garanties limitées, ndlr) est revenue juste au-dessus de 20%, la même que lors du pic de la titrisation des subprime en 2006“. Cette part était tombée à “pratiquement zéro” début 2008.

Le privé ne se lance donc presque plus dans un prêt subprime sans garantie publique.
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