Les mille milliards de dollars qui manquent chaque année pour financer le développement

L’ONG américaine ONE dont l’axe de travail est la lutte contre l’extrême pauvreté vient de publier Le casse du siècle : un scandale à mille milliards de dollars. Le rapport estime à au moins 1000 milliards de dollars les sommes perdues chaque année par les pays en développement (PED) et pointe 4 grands facteurs qui sont “des accords opaques liés à l’exploitation de ressources naturelles, l’utilisation de sociétés écrans, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale”.

En fait, il pourrait s’agir de bien plus de 1000 milliards de dollars car le rapport estime que les pertes subies par les PED se chiffrent entre 972 et 2020 milliards de dollars, on passe donc carrément de plus du simple au double. Une note de bas de page explique la méthodologie de calcul qui se base sur des estimations fournies par le FMI et la Banque des règlements internationaux.

Il s’agit en particulier pour cette dernière institution de son rapport de décembre 2013 qui a permis à ONE de calculer “le nombre total de dépôts enregistrés dans les juridictions de paradis fiscaux off-shore” dont le rapport mentionne qu’ils sont au nombre de 50 selon la liste du Governement Accountability Office (GAO) des Etats-Unis |1|.

L’accroche en gras de la page de garde indique que “les pays les plus pauvres du monde sont privés chaque année d’au moins mille milliards de dollars par des criminels qui profitent de l’opacité du système pour dérober des capitaux par le biais du blanchiment d’argent, de la fraude fiscale et du détournement de fonds”, l’utilisation du présent laissant entendre qu’il s’agit d’un fait avéré.

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Géopolitique : Union transatlantique, la grande menace

Par Alain De Benoist

Négocié dans I’opacité la plus totale depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et I’Union européenne, Ie Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange. Objectif : créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien. Révélations sur une monstruosité.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début de XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

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La croissance d’abord ? « C’est la plus forte des croyances économiques. »

La croissance, l’économiste Jean Gadrey, hier « productiviste », ne l’attend plus. Il lui a dit « adieu », même. Et d’après lui, c’est tant mieux.

Fakir : Je voudrais commencer par une déclaration de François Hollande, c’était au G8 : « J’avais, au nom de la France, l’objectif de mettre la croissance au cœur des débats et de faire que cette dimension de croissance puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions. Le président Obama a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques, et aussi aux marchés. Mais je dois dire que dans le G8, cette volonté de croissance, même si chacun des participants pouvait y mettre ses propres mots, a été partagée. Voilà pourquoi je considère que ce G8 a été utile, fructueux, et permet d’envoyer un double message, un message de confiance et un message de croissance. Il n’y aura pas de croissance sans confiance. Il n’y aura pas de confiance sans croissance. »
En moins d’une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l’incantation, l’invocation d’une puissance céleste.

JG : C’est comme si l’on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas.

Surtout, c’est se tromper sur la crise en cours, sur ses causes. Cette crise est apparue aux États-Unis, puis elle a traversé l’Atlantique, après une période de belle croissance. C’est, d’une certaine façon, une crise de croissance.

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L’histoire secrète de la crise financière ou comment la Fed domine le monde

Par Harold James, professeur d’histoire à l’Université de Princeton et senior fellow au Center for International Governance Innovation.

De nouvelles informations apparaissent, concernant l’attitude des autorités monétaires et financières, face à la crise, en 2008. Elles montrent le rôle clé de la Fed et la marginalisation du FMI.

Le grand roman de Balzac Les illusions perdues se termine par une tirade sur la différence entre « l’histoire officielle », qui est un « tissu de mensonges », et « l’histoire secrète » – c’est à dire la vraie histoire. Dans le temps, il était possible de cacher les vérités scandaleuses de l’histoire pendant longtemps – voire pour toujours. Plus maintenant.

Ceci n’est nulle part aussi apparent que dans les récits de la crise financière mondiale. L’histoire officielle dépeint la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et les autres grandes banques centrales comme adoptant une action coordonnée pour sauver le système financier mondial de la catastrophe.

Cependant, les transcriptions publiées récemment des réunions de 2008 du Federal Open Market Committee, le principal organe de décision de la Fed, révèlent que, dans les faits, la Fed a émergé de la crise en tant que la banque centrale du monde, tout en continuant à servir en premier lieu les intérêts américains.

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Sont-ils tous devenus fous?

par Jacques Attali

Il m’arrive parfois de demander s’il est possible d’avoir raison contre tout le monde. Ou bien s’il faut se résigner à penser que l’unanimité vaut raison. Au vu du tour que prend l’affaire ukrainienne, je me sens cependant renforcé dans ma première intuition, exprimée ici : il est fou, pour l’Occident, de faire du problème de la Crimée l’occasion d’une confrontation avec la Russie.

Gérard Garouste : Dérive

Qu’on ne s’y trompe pas. On n’a jamais lu sous ma plume une approbation du régime actuel de la Russie. Ni de sa stratégie internationale. Et je ne parle ici que de l’intérêt de l’Occident, et plus précisément de l’Europe.

Et, pour moi, l’intérêt de l’Europe n’est pas de se lancer dans un affrontement avec la Russie. Mais au contraire de tout faire pour intégrer notre grand voisin de l’Est à l’espace de droit européen.

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Gerhard Schröder tacle les Occidentaux

Gerhard Schröder s’était déplacé pour parler de l’avenir de l’Union européenne – mais c’est l’avenir de l’Ukraine qui s’est imposé à l’ancien chancelier allemand comme le sujet dominant d’une intervention hier à Paris organisée par l’ambassade d’Allemagne. Le prédécesseur d’Angela Merkel s’est en effet très vite saisi de l’occasion pour sévèrement critiquer la position prise par la France et d’autres puissances occidentales envers la Russie dans la crise ukrainienne.

Par Leo Klimm

Selon Gerhard Schröder, isoler la Russie ne fait qu’aggraver les risques d’une escalade militaire.

« Dans une telle crise, toute mesure qui nous prive de possibilités de discussion est une fausse décision »,

dit-il en se référant à la menace d’exclure la Russie du cercle des puissances économiques, le G8.

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La France : Pays immergent

« L’émergence est irréversible » comme l’a justement dit Lionel Zinsou. L’immergence est possible. Les pays immergents sont à l’Ouest.

Hubert Robert, “Vue imaginaire de la galerie du Louvre en ruine” (1796)

Un pays immergent est caractérisé par cinq caractéristiques symétriquement inverses à la définition d’un pays émergent:

1) Une perspective de croissance faible ou molle.
2) Une cohésion sociale menacée
3) L’incapacité des élites gouvernantes, largement héréditaires à opérer des choix forts pour les générations futures.
4) La peur de la compétition engendrant la perte de compétitivité, et potentiellement le repli sur soi.
5) Une vision classique des relations internationales.

Voici dix ans encore, les membres du G8 pouvaient s’interroger tranquillement sur la place qu’ils entendaient laisser au G20 dans le concert mondial et s’efforcer de coordonner, avec plus ou moins de succès, leurs positions dans un forum confrontant le bloc des pays développés et celui des émergents.
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Sept pas vers la soumission

National Security Agency, Verizon, Echelon, Frenchelon, Prism et consorts. Polémia reprend un texte « grinçant de François-Bernard Huyghe » et « consacré à l’abandon de toute idée d’indépendance nationale ou européenne ».

Depuis le mois de juin, nous avons appris :

- 1/ Que le G8 était écouté et qu’un délégué ne pouvait aller au cybercafé du coin sans que les services de sa Majesté n’interceptent ses messages ;
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Irlande : Des villages Potemkine afin de ne pas heurter la sensibilité des dirigeants du G8

Dans deux semaines, les dirigeants du G8 doivent se réunir en sommet au Lough Erne Golf Resort, un luxueux complexe hôtelier doté d’un terrain de golf, situé dans le comté de Fermanagh, en Irlande du Nord.

Il y a un problème, affirme Michael Krieger sur son blog Liberty Blitzkrieg : beaucoup des villages environnants portent les stigmates de la très grave crise économique qui affecte le pays. « Bien que l’effondrement économique du pays ne semble pas déranger les dirigeants étrangers, la pensée de se confronter aux réalités de la pauvreté tout en festoyant avec le caviar et le foie gras pourrait être tout simplement insupportable pour Barack Obama, Shinzo Abe et David Cameron », écrit-il.

Que faire alors ? C’est simple : il suffit de recourir à la solution des villages Potemkine, et de simuler la bonne santé économique de la région en rénovant quelques façades abandonnées depuis longtemps. Les murs défraîchis qui trahissent la faillite et la ruine seront maquillés par des ravalements, des peintures neuves et des nettoyages à haute pression. L’Irish Times rapporte ainsi que des centaines de milliers de livres ont été dépensées pour restaurer les façades d’une centaine de propriétés dans le voisinage du Lough Erne Golf Resort dans la perspective du sommet du G8.

Ainsi, à Belcoo, deux boutiques ont été recouvertes avec des trompe l’œil pour donner l’impression qu’il s’agit d’affaires prospères. Le commerce de l’ex-boucherie Flanagan, qui a déposé le bilan l’année dernière, a été remaquillé avec des peintures à façon sur ses fenêtres. « La boucherie a été remplacée par l’image d’une boucherie », écrit le journal (photos ici).

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Attali : “Fukushima, sont-ils tous fous ?”

Depuis le terrible accident du 11 mars 2011, (un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami d’une hauteur de 15 mètres), la centrale dévastée de Fukushima n’a, semble-t-il, causé aucun problème de santé hors du Japon. Et même au Japon, on n’a trouvé dans aucune boutique, dans aucune nourriture, des radiations au-dessus des niveaux autorisés.

Mais, à en croire certaines données japonaises, dont certaines ne sont pas encore traduites, la situation de Fukushima n’est plus sous contrôle.

D’abord, 400 tonnes d’eau y entrent chaque jour, venant de la mer, y sont contaminées, et viennent s’ajouter aux 280.000 tonnes d’eau contaminées qui s’y trouvent déjà. De plus, il y a dans la centrale des centaines de tonnes de matériaux très contaminés.

Selon certaines informations, (obtenues de travailleurs sur le site, qu’il convient de confirmer, ou, j’espère, d’infirmer), le niveau de radioactivité dans les trois premiers réacteurs (dont les cœurs sont entrés en fusion) serait de 800 millisieverts (unité d’évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme) dans le réacteur 1 ; de 880 millisieverts dans le réacteur 2; de 1510 millisieverts dans le réacteur 3.
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La France est-elle en train de s’allier à Wall Street et à la City pour isoler l’Allemagne ?

Au XIXème siècle, l’Allemagne avait pris la tête de la Triplice, dont l’objectif était d’isoler la France. Deux siècles plus tard, la France semble vouloir se venger en menant les opposants à l’Allemagne. Et si les socialistes étaient les “idiots utiles” pour faire progresser l’agenda des Anglo-saxons ?

Pour remplir un agenda électoral, la France rejoint le camp des opposants à son alliée, l’Allemagne, et signe un texte étonnant qui prône la productivité à tous crins, c’est à dire les licenciements, les réformes structurelles c’est à dire la flexibilité et la précarité, les changements des lois sur le travail.

Les paragraphes 7 et 8 du communiqué publié à l’issue du G8 sont un modèle de reniement de ce pourquoi les électeurs de gauche ont voté : on met l’accent sur la productivité, les réformes structurelles, la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, le refus du protectionnisme, l’insistance sur le rôle de l’OMC, les dérégulations etc etc

Plus que jamais il faut décoder, déconstruire, revenir aux faits et aux fondamentales.

Pourquoi ? Parce que :

  • La crise grecque est à un tournant
  • L’Espagne a rejoint l’enfer
  • L’offensive, la pression  anglo-saxonne est à son comble
  • La France est à nouveau en période électorale
  • Merkel est aux abois.
  • La droite française est dans les cordes
  • La situation iranienne est instable
  • Les marchés sont fragiles, au bord du précipice.

Commençons par les marchés…

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Crise grecque: la Bundesbank évoque un «complot français»

La Banque centrale allemande reproche à la Banque centrale européenne, sous influence française, d’avoir racheté un trop grand nombre de dettes grecques.

Les relations entre la France et l’Allemagne n’ont pas fini d’être tendues. Et ce en dépit des déclarations de Nicolas Sarkozy, qui avaient martelé il y a une semaine qu’il n’y avait pas de désaccord avec l’Allemagne sur la réforme de l’euro.

Il y a deux semaines, la Banque centrale européenne annonçait le rachat d’obligations souveraines et privées, et notamment des dettes grecques, et ce, pour accompagner le plan d’aide de 750 milliards d’euros, crée par les États membres de la zone euro.

Une mesure que n’a pas du tout apprécié la Bundesbank, la banque centrale allemande d’émission qui n’hésite pas à parler de «complot français» qui porte atteinte aux intérêts de l’Allemagne.

Les banques françaises les plus exposées à la crise grecque
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G20: Prépondérance des pays émergents au détriment des Européens

Le G20 va remplacer le G8 pour gérer les problèmes économiques de la planète et les pays émergents vont monter en puissance au sein du Fonds monétaire international (FMI)… au détriment des Européens.

Les crise financière et économique avaient conduit les grandes économies du monde à élargir aux économies “émergentes” leur cénacle de discussion et de décision afin de se rapprocher d’une gouvernance mondiale : depuis septembre 2008, le G8, qui rassemblait uniquement les pays industrialisés du Nord (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie), a ainsi cédé le pas au G20, dont les pays membres présentent 85 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Ce G20 va être pérennisé et se substituer progressivement au G8. Son principal objet sera de développer une croissance durable dans le monde, sans les déséquilibres financiers et commerciaux qui ont contribué à mettre la planète financière au bord du gouffre. Pour l’heure, le G20 prône le maintien des mesures de relances monétaires et budgétaires pour ne pas entraver la reprise économique.

Les pays émergents vont également prendre plus de poids au sein du FMI : 5 % des parts de cette institution devraient changer de main, après une première réallocation de 2,7% décidée en 2008.

Ce sont les Européens qui réduiront leur part, notamment la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique. Les États-Unis ne sont pas concernés et il n’est pas certain que les pays émergents qui disposent de parts supérieures à leur poids économique pour des raisons historiques (Russie, Arabie saoudite, Argentine) acceptent de faire des sacrifices.

Le Brésil, l’Inde et la Chine souhaitaient un déplacement de capital plus important, pour avoir une parité entre pays du Nord et du Sud. Les Français rejettent une telle vision, qui conduirait à institutionnaliser un affrontement Nord-Sud.
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La monnaie du Nouvel Ordre Mondial présentée au G8 (Archives)

Unité dans la Diversité

C’est une monnaie fausse, bien sur, une version test. Mais cela prouve que l’idée est dans l’air» déclare Medvedev, président de la Fédération de Russie, élu le 2 mars 2008.

Lien FDS vers cet article et ses commentaires

Sources: Future World Currency et Telegraph

Vidéos:

Image de prévisualisation YouTube

et:

http://www.dailymotion.com/video/x9ugqt

L’agonie du dollar et le besoin d’une nouvelle unité d’échange (Archives)

Tribune Libre de Boreas – En contrepoint de cette tribune, FDS vous propose une vidéo récente de Pierre Hillard

Lors du dernier G8 du 08 au 10 juillet 2009 à L’Aquila (Italie), le Président russe Medvedev a fait sensation en présentant, pour souligner le fait que le sujet était d’actualité, une monnaie mondiale fictive.

Cette monnaie, dont un échantillon a été remis à chaque représentant d’un pays participant au G8, s’inscrit dans le cadre d’un projet élaboré par une Fondation italienne, créée par le Dr Sandro Sassoli en 1996, qui fait du lobbying en ce sens. Cette fondation prétend vouloir développer, à travers la création d’une monnaie mondiale ayant pour devise «Unity in diversity» («L’unité dans la diversité» ), un esprit de fraternité et de paix, tout en préservant les particularismes et les droits nationaux. A chacun de se faire son idée, à la lecture de la charte de cette organisation et de ses autres publications.

Quoi qu’il en soit, on pourrait être tenté de penser que le Président Medvedev et, à travers lui, les autres participants au G8, ont voulu promouvoir une fois de plus ce «Nouvel Ordre Mondial» dont Nicolas Sarkozy et, avant lui, plusieurs membres de la classe politique et de l’intelligentsia mondialistes, font leur idéal.

«Nouvel Ordre Mondial» qui se traduirait, dans l’esprit de ses promoteurs, par un gouvernement mondial supranational, facteur de paix et de prospérité, et serait en fait, aux yeux de ses détracteurs, une dictature technocratique bénéficiant à ce que Jacques Attali a appelé «l’hyperclasse», constituée de quelques dizaines de millions de personnes détenant et/ou contrôlant toutes les richesses de la planète, au détriment du reste de la population, réduite pour l’essentiel à l’état de sous-consommateur métissé, sans identité et sans autre liberté que la soumission à un matérialisme tout-puissant.

En réalité, la nécessité d’une valeur ou d’une monnaie internationale n’est pas nouvelle. Lire la suite