Japon : Minamisanriku, la ville engloutie

Cité côtière située au nord-est de l’île de Honshu, la ville de Minamisanriku a le plus souffert du séisme du 11 mars 2011 et du tsunami qui a suivi. Dans les ruines de cette petite cité de 17.000 habitants, on a retrouvé un millier de morts.

Mais le bilan humain aurait été plus lourd sans le courage de Miki Endo, jeune employée municipale au bureau de protection contre les catastrophes naturelles, chargée de la diffusion des annonces par haut-parleur.

Informée de l’arrivée de la vague géante sur Minamisanriku, cette jeune femme de 24 ans a tenu à rester au poste central, répétant inlassablement aux habitants qu’ils devaient quitter leur logement ou leur lieu de travail pour se réfugier dans les hauteurs.

Lorsque la vague a déferlé, il était trop tard pour elle-même. Pendant toute une année, les documentaristes ont suivi la manière dont se sont reconstruits les survivants de la catastrophe, parmi lesquels les parents de Miki Endo, qui, eux aussi, doivent à leur fille d’avoir eu la vie sauve.

Areva : Scandale d’État ou scandale Lauvergeon ?

L’histoire d’une tragique déconfiture: comment Anne Lauvergeon a ruiné en dix ans l’une des plus belles entreprises françaises.

C’est une maladie bien française que celle de ce fiasco engagé par un État inconséquent qui veut tout contrôler et finit par ne rien contrôler du tout. Le terrible échec de hauts fonctionnaires incompétents qui ne devraient jamais se retrouver à la tête de grandes entreprises industrielles, surtout lorsqu’elles sont mondialisées.

L’addition finale de toutes les erreurs commises par Anne Lauvergeon chez Areva sera sans doute proche de 15 milliards d’euros, et donc comparable à celle du Crédit lyonnais de Jean-Yves Haberer il y a une vingtaine d’années. Le record est toujours détenu par Michel Bon qui avait réussi, au début des années 2000, à générer un océan de pertes de 68 milliards chez France Télécom.

Ces trois-là resteront dans la période moderne comme ayant cumulé, à eux seuls, 100 milliards d’euros de pertes dans trois entreprises françaises magnifiques qui avaient la capacité de produire, à l’inverse, 100 milliards de bénéfices sous réserve d’être bien gérées. Hélas pour elles, elles appartenaient au domaine public !
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Uranium : Si puissant et si dangereux

On découvrit l’uranium au XIXe siècle, à partir de la pechblende, résidu de l’exploitation des mines d’argent tchèques. Ce n’est qu’au moment où Adolf Hitler incita des physiciens allemands comme Otto Hahn à se pencher sur la construction d’un réacteur expérimental, et sur la fabrication d’un matériau pouvant servir à l’armement nucléaire, que l’uranium se révéla dangereux.

Face à la menace d’une bombe atomique, Albert Einstein alerta le président Roosevelt, poussant ainsi le gouvernement américain à mettre sur pied un projet de recherche secret. Les 6 et 9 août 1945, des avions de chasse américains larguèrent deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, faisant 155.000 victimes. La contamination radioactive causa la mort de 110.000 autres personnes dans les semaines qui suivirent.

Avec la crise pétrolière, l’énergie atomique s’est imposée rapidement comme une solution énergétique «propre». Cette euphorie a pris brutalement fin en 1986, avec l’accident de Tchernobyl. La moitié de l’Europe a été touchée par ses retombées radioactives.

Il y a quelques années, nul ne pouvait imaginer qu’une catastrophe semblable puisse à nouveau survenir, jusqu’au désastre de Fukushima, en 2011. A l’heure où l’Allemagne organise sa transition énergétique, la France mise toujours sur le nucléaire.

Partie 1:

Partie 2:
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Japon : La filière nucléaire est relancée

L’hostilité des Japonais n’y fera rien. Sur la petite ile de Kyushu au Japon, 200 manifestants avaient fait le déplacement pour dire leur colère et leur angoisse devant  les portes de la centrale nucléaire de Sendai.

Dans la foule, Naoto Kan, un ancien Premier ministre avait lui aussi fait le déplacement. “Nous ne pouvons pas prévoir les accidents, voilà pourquoi ils se produisent et ici toutes les précautions nécessaires n’ont pas été prises”, a commenté l’ancien ministre. Au même instant à l’intérieur de la centrale  Sendai, les techniciens relancent le réacteur numéro 1.

Un impératif voulu le gouvernement conservateur. Selon un rapport, l’arrêt du nucléaire aurait coûté plus de 26 milliards d’euros au pays. Quatre ans après Fukushima et deux ans après, l’arrêt des 48 centrales, le Japon renoue avec le nucléaire. D’ici 2030, le pays vise à produire 20% de l’électricité grâce à cette énergie.

Fukushima (61) 22 000 piscines olympiques de terre contaminée

Regardez bien l’image ci-contre! C’est l’un des grands sites d’entreposage de terre contaminée retirée des sols après la catastrophe de Fukushima.

Crédit : Asahi Shimbun /getty images. Cette photo a été prise près de la ville de Tomioka.

Elle a été publiée par le quotidien japonais Asahi Shimbun, (environ 7 millions d’exemplaires chaque jour) et je l’ai vue pour la première fois il y a un mois à Séoul, lors de la réunion bisannuelle des journalistes scientifiques du monde entier (WCSJ), pour laquelle j’avais organisé une table-ronde sur le nucléaire : « Comment informer de façon pertinente et juste sur le nucléaire ? »

Elle était présentée dans son PowerPoint par notre confrère Toshihide Ueda, ancien responsable des actualités scientifiques  et médicales, qui a couvert pendant dix ans les questions nucléaires pour l’Asahi Shimbun.

Une image impressionnante, quand on se rend compte de la taille du camion (au centre de la photo) et des grues. Ces petites choses noires entassées sur une paroi étanche bleue, ce sont des milliers de très gros sacs…

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Le ventre de Tokyo, après Fukushima

Un état des lieux de cette mégapole de 36 millions d’habitants, dix-sept mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima. Des poissons au césium à la pollution tous azimuts, le bilan dressé par les habitants de Tokyo (poissonniers, éboueurs, employés du service des eaux…) est accablant.

Au Japon, la zone morte autour de Fukushima

Trois ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’avenir reste sombre pour les habitants de la région. Leur situation est différente selon qu’ils vivaient dans une zone située à moins de 30 kilomètres des réacteurs – auquel cas l’accès en est totalement interdit – ou au-delà.

À Yamakiya, les habitants ont le droit de revenir dans leur maison deux fois par mois pour soixante heures maximum. À Godomahita, les habitants ont pu rester, mais n’ont pas le droit de boire l’eau de leur puits. Parallèlement, nombre de citoyens doivent continuer à vivre dans des cités de conteneurs. Du provisoire qui dure. Le désespoir s’installe chez ces hommes et ces femmes qui ont tout perdu et ne croient plus guère aux promesses des autorités qui prétendent gérer les suites de la catastrophe.

Réalisé par Tilman Jens (Villes en déclin – Arte 16/04/2015)

La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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Allemagne : “Le marché de l’énergie est un désastre”

Le secteur de l’énergie est un « désastre » en Allemagne, et l’un de ses deux plus grands groupes est « plus ou moins mort », a déclaré Henri Proglio, le PDG de la compagnie électrique française EDF au Financial Times.

Il a estimé que l’Allemagne était un grand pays qui se portait bien, notamment dans le secteur automobile. « Mais en ce qui concerne l’énergie c’est un désastre. Les deux plus grandes sociétés, Eon et RWE, subissent une pression énorme. L’une d’elle est plus ou moins morte, et l’autre est dans une situation très difficile.

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, la chancelière allemande Angela Merkel a décidé d’accélérer la sortie du pays du nucléaire et la transition énergétique vers les énergies renouvelables, un mouvement surnommé « Energiewende ».

Dans le Daily Telegraph, Ambrose Evans Pritchard avait parlé de « romantisme » à propos de cette décision. Il avait estimé que le choix de l’abandon du nucléaire, qui était à l’origine de la ruine du secteur énergétique en Allemagne, n’avait été fait que sur des conditions électoralistes. La chancelière, qui est à l’origine une spécialiste de l’atome, n’ignorait probablement pas que les centrales nucléaires allemandes ne risquaient pas d’être inondées comme l’avait été celle de Fukushima au moment du tsunami.
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Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? (Rediff)

Voici quarante ans, les concepteurs des centrales nucléaires n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, les réacteurs devraient être un jour démontés, et qu’il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires.

Réalisé par Bernard Nicolas (Arte – Mai 2013)

Le Dessous des cartes : Japon, monde flottant

Trois ans après le tsunami, comment va le Japon ? Quels défis doit relever cet État insulaire ? Le Dessous des cartes revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et étudie les fragilités de la troisième puissance économique mondiale.

Le Dessous des cartes (Arte France 2013)

Japon : Fukushima, « ils mentent au monde entier »

Interview de Mr Katsutaka Idogawa, ancien maire de Futaba par Sophie Chevardnadze ¹ diffusée sur Russia Today.

Dans cette interview, Mr Idogawa revient sur les premiers instants de la catastrophe, le premier jour, et les responsabilités qu’il a du assumer de lui-même pour essayer de mettre les habitants de sa ville en sécurité.

Il nous explique les raisons qui lui on fait perdre sa confiance dans la capacité des autorités et de TEPCO à prévenir et surmonter un accident nucléaire grave comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima, en partie située sur le territoire de sa commune.

Depuis, devenu farouche opposant au nucléaire, il se bat pour dénoncer les mensonges et rétentions d’informations par les autorités de son pays, qui selon lui ont menti et mentent à la face du monde entier, entre autre pour éviter d’avoir à assumer leurs responsabilités.

Mr Idogawa aborde le sujet du retour pratiquement forcé des évacués dans certaines villes soumises à des taux de radioactivités 4 fois supérieurs à ceux des zones évacuées de Tchernobyl, alors que le gouvernement prétend que la préfecture de Fukushima, au centre de la zone contaminée s’étendant jusqu’à 200 km, ne présente aucun danger.

Il est également question de la fracture entre les bureaucrates de TEPCO ayant une très haute opinion d’eux-mêmes et les conditions de travail des employés sur le terrain, qui se retrouvent être en majorité du personnel non qualifié, quand ce ne sont pas des sans-abris, recrutés comme main-d’œuvre “jetable”.

Note:

¹ : Si ce nom vous ne vous est pas inconnu, c’est normal, Sophie Shevardnadze est la petite-fille de l’ancien président géorgien et ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze.

Allemagne : Les conséquences de la transition énergétique

La sortie du nucléaire Outre-Rhin aura des conséquences économiques plus lourdes encore qu’imaginé.

Un des effets collatéraux de l’accident nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, est le changement de l’approche énergétique de l’Allemagne. En effet, ce pays a engagé un processus de transition énergétique qui prévoit notamment l’abandon de l’énergie nucléaire d’ici 2022. Une des conséquences de ce processus de transition est le passage d’une production électrique basée sur les énergies fossiles, vers une production basée sur les énergies renouvelables. Si la population adhère pour le moment à cette politique, la hausse prévisible des prix de l’énergie et les coûts engendrés pourraient faire évoluer la situation car les ménages et les entreprises subiront cette hausse des coûts. De nombreuses contraintes et difficultés vont nécessairement émerger.

Une situation particulière, des objectifs ambitieux et des interrogations pratiques

L’Allemagne est le pays le plus densément peuplé d’Europe et le pays dans lequel l’industrie occupe la part la plus importante dans l’économie nationale. Le mix-énergétique allemand, autrement dit la répartition des différentes sources d’énergies primaires consommées, est très largement dominé par les énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), fortement émettrice de gaz à effet de serre (GES). Un des résultats de ce mix-énergétique est qu’en moyenne, un allemand émet 9 tonnes de dioxyde de carbone (CO²) par an, contre 5,8 tonnes pour un français. L’énergie nucléaire est la deuxième source d’énergie du pays avec 23% de la consommation, le reste correspondant essentiellement aux énergies renouvelables (EnR) (voir graphique ci-dessus).

60% d’énergies renouvelables en 2050
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Allemagne : Transition énergétique

Depuis deux ans, l’Allemagne mène une politique de transition énergétique des plus ambitieuses – un virage à 180 degrés qui n’est pas du goût de tous. Enquête outre-Rhin sur les dessous d’un projet de grande envergure.

Partie 1:

Après la catastrophe de Fukushima, l’Allemagne est le seul État européen à s’être lancé dans un changement radical de son dispositif énergétique, visant à mettre fin à la production électrique d’origine nucléaire d’ici 2022. Deux ans après l’annonce de ce plan d’action, le pays fait face à de sérieuses difficultés.

L’essor fulgurant des énergies renouvelables a affecté les grands producteurs d’électricité, dont les pertes de chiffre d’affaires se comptent en milliards d’euros.

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Gentilly or note to be (Rediff)

À l’aube du 3e millénaire, l’énergie nucléaire semble la solution à la demande croissante d’énergie des sept milliards d’humains. Au-delà des risques d’accidents et de la gestion des déchets irradiés, quels sont les impacts sur la santé? Le documentaire pose la question aux plus grands défenseurs de l’énergie nucléaire ainsi qu’à ses détracteurs.

Fukushima, 3 ans après

Trois ans après la catastrophe de Fukushima, “X:enius” s’est rendu dans la zone contaminée autour de la centrale. Quelles sont les zones de nouveau habitables, lesquelles demeurent à jamais proscrites ? Quel est le degré de pollution des sols et de l’eau ? Quel risque représente le réacteur qui a explosé ?

Japon : Manifestations contre l’absence de poursuites après Fukushima

Officiellement, aucun décès n’a été enregistré comme une conséquence directe de la catastrophe nucléaire…

Des centaines de personnes ont manifesté ce samedi à Tokyo contre la décision de la justice d’abandonner les poursuites contre les responsables de la catastrophe de Fukushima, trois ans après le pire sinistre nucléaire depuis celui de Tchernobyl.

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Japon : Déficit commercial record en 2013

Le Japon a enregistré en 2013 un déficit commercial record de plus de 80 milliards d’euros, une mauvaise nouvelle pour le Premier ministre conservateur, Shinzo Abe, dont la politique de relance a fait plonger le yen et flamber la facture énergétique.

Le déséquilibre de la balance commerciale de la troisième puissance économique mondiale s’est élevé à 11.475 milliards de yens (82 milliards d’euros au taux de change actuel), a annoncé lundi le gouvernement.

Il a augmenté de 65% par rapport à celui de 2012 qui constituait le précédent record pour un pays autrefois habitué aux excédents commerciaux portés par ses puissants secteurs exportateurs (automobile, électronique grand public, machinerie…).

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Jacques Attali : “Les (hyper) métropoles vont supplanter les nations”

Les métropoles de demain seront altermodernes, c’est-à-dire à la fois durables et attractives, plus soucieuses de l’environnement, de l’humain et du « vivre-ensemble ». Une métropole durable n’est pas seulement une métropole verte, elle se définit par de multiples facettes : économiques, sociales, politiques, culturelles et écologiques. Les nouvelles technologies y dessinent un nouvel avenir.

La concurrence accrue au sein d’un archipel mondial nécessitera une constante adaptation de la part des métropoles pour pouvoir rester attrayantes sur tous les plans. Elles devront miser sur des technologies nouvelles, interconnectées, qui tirent profit de la densité de population offerte par les aires urbaines.

Les métropoles devront savoir attirer une classe moyenne grandissante, mais aussi composer avec une élite hypernomade et sans attache, et avec des populations de travailleurs toujours plus itinérantes, déménageant au gré de la demande de main d’œuvre.

L’adaptation aux besoins de ces trois groupes devra se faire dans une logique intégrée, impliquant l’ensemble des populations urbaines ainsi que les territoires à proximité directe, dans le but de bâtir un projet métropolitain cohérent qui apportera une nouvelle façon de vivre et de penser les métropoles.

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Nucléaire : Les 4 mythes auxquels l’industrie veut vous faire croire (Vidéo)

Quels sont les 4 mythes auxquels l’industrie nucléaire veut vous faire croire ?

Afin de produire plus d’électricité nucléaire, les entreprises et promoteurs du secteur doivent vous faire croire que l’énergie nucléaire est sûre, qu’elle ne fait pas de victimes lors des accidents nucléaires, qu’elle combat le réchauffement climatique et qu’elle est la source d’énergie la moins chère.

10 scénarios pour la fin de l’homme

Plus de 99% des espèces qui ont vécu sur Terre ont aujourd’hui disparu, c’est dire les probabilités d’éradication qui menacent l’espèce humaine.

Parmi les scénarios les plus probables, tous ne sont pas synonymes d’une destruction de la planète mais ils pourraient entrainer une diminution du nombre des espèces, voire une extinction de masse.

Partie 1:

Partie 2:
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Dans les secrets du nucléaire (Archive)

Pierre Pellerin, ancien directeur du SCPRI, l’organisme chargé de la sécurité nucléaire, a intenté un procès en diffamation aux auteurs de l’ouvrage «Nucléaire, ce qu’on nous cache», qui l’accusent d’avoir dissimulé des informations essentielles lors du passage du nuage radioactif de Tchernobyl.

A l’époque, les pouvoirs publics avaient assuré que la France n’avait pas souffert de retombées. Les auteurs de ce document ont enquêté en Corse, où l’on a relevé des quantités inquiétantes de césium et de strontium, mais également à Papeete, pour mesurer l’impact des essais nucléaires français dans le Pacifique. Cette enquête se conclut à Bure, un village de Meuse qui, en 2000, était pressenti pour accueillir un laboratoire d’enfouissement des déchets.

Réalisé par Jacques Cotta et Pascal Martin (1999)

Jacques Ellul : « L’homme qui avait (presque) tout prévu »

La pensée de Jacques Ellul était isolée dans les années 1960. Malgré un léger regain d’intérêt, elle le reste aujourd’hui. Sans doute parce que le penseur bordelais fut l’un des premiers à remettre en cause l’idée de « progrès technique » et l’optimisme technophile à tout crin, un discours qui ne passait pas pendant les Trente Glorieuses.

En 1966, Jacques Ellul s’énerve. Dès l’avant-guerre, il s’est demandé : « Si Marx vivait aujourd’hui, quel serait pour lui le facteur déterminant de la société ? » Sa réponse : « La Technique », c’est-à-dire ce qu’on appelle communément « progrès technique » mais qu’il se refuse à qualifier ainsi : s’il voit bien où est la technique, il ne trouve pas qu’elle apporte de vrais progrès.

Après bien des difficultés, il a réussi à faire publier en 1954 son premier grand livre sur la question, La Technique ou l’enjeu du siècle, lequel n’a guère eu de succès en France ; alors qu’aux États-Unis, où Aldous Huxley l’a fait traduire et publier dix ans plus tard, il a connu un grand retentissement – plus de 100.000 exemplaires vendus – et y a été pris au sérieux, examiné, critiqué, étudié.

Ellul a d’autres raisons de s’énerver : à 54 ans, il est tricard un peu partout. Pas vraiment reconnu par ses pairs de l’université puisqu’il a préféré rester à Bordeaux plutôt que de « monter » à Paris ; absent des médias car il n’a jamais caché ses convictions anti-communistes et anti-sartriennes (à l’époque où Sartre et le PC dominent la pensée, ça ne pardonne pas), et s’est en prime payé le luxe de se proclamer anarchiste.
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Japon : Des SDF pour décontaminer Fukushima

Dans la ville japonaise de Sendai, à 80 kilomètres de Fukushima, des personnes devenues sans abris depuis la catastrophe, intéressent des recruteurs sans scrupule. Embauchés par des intermédiaires, ces décontamineurs “low cost” sont envoyés pour nettoyer les zones irradiées.

Japon : Le gouvernement veut renvoyer les réfugiés dans les zones contaminées de Fukushima

Par Sophie Chapelle

Ils sont plus de 160 000 à avoir fui les territoires irradiés par la catastrophe de Fukushima. Et ne disposent d’aucune aide financière pour recommencer leur vie ailleurs. Pour le gouvernement japonais, la priorité est au retour dans les zones contaminées. Gratuité des logements publics vacants, suivi sanitaire et allocation mensuelle réservés aux résidents, mesures de décontamination des sols…

Tout est mis en œuvre pour générer un élan au retour. Sur place, des citoyens, chercheurs et juristes se mobilisent pour la reconnaissance légale du « droit au refuge »: le droit à vivre ailleurs, dans un environnement non contaminé.

C’est une promesse scandée par le gouvernement japonais depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les 160.000 personnes évacuées de leurs maisons irradiées pourront, un jour, revenir chez elles. Mi-novembre, un rapport [1] rendu public est allé à l’encontre de la doctrine officielle.

Les auteurs, des membres du Parti libéral-démocrate – qui détient la majorité absolue à la Chambre des représentants – exhortent le gouvernement à abandonner cette promesse de retour et à soutenir financièrement les déplacés pour qu’ils puissent vivre ailleurs.

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Nucléaire, la grande explication

Le 11 mars 2011, le monde entier avait les yeux tournés vers Fukushima. Le spectre d’un accident nucléaire hante les consciences et pose avec inquiétude la question de la sûreté de l’énergie. Sortir du nucléaire est une solution possible qui nécessite d’en évaluer les conséquences sur un temps long : n’est-on pas condamné soit à manquer chroniquement d’électricité, soit à pérenniser des énergies génératrices de C02 qui accélèreront le réchauffement climatique ?

(Disponible aussi sur rutube : 1 et 2)

Documentaire réalisé par Jean-Charles Deniau (2013)

Fukushima : Implications de la contamination du Japon par le césium 137

Steven Starr expose les propriétés délétères des matières radioactives produites lors d’accident nucléaires et plus particulièrement du césium 137 qui a notablement contaminé le Japon suite à la catastrophe de Fukushima.

Steven Starr est directeur du programme scientifique du laboratoire clinique de l’Université de Columbia au Missouri, il est membre de Physicians for Social Reponsibility et de la Nuclear Age Peace Foundation.

Transition énergétique : L’Allemagne devant et tous derrière

Après la catastrophe de Fukushima, l’Allemagne est le seul Etat européen à s’être lancé dans un changement radical de son dispositif énergétique, visant à mettre fin à la production électrique d’origine nucléaire d’ici 2022. Deux ans après l’annonce de ce plan d’action, le pays fait face à de sérieuses difficultés.

L’essor fulgurant des énergies renouvelables a affecté les grands producteurs d’électricité, dont les pertes de chiffre d’affaires se comptent en milliards d’euros. Quant au lobby nucléaire, il répand de fausses informations pour tenter d’entacher le nouveau succès de ces sources d’énergie. En faisant cavalier seul sur ce sujet, l’Allemagne met également ses voisins en porte-à-faux.

Documentaire réalisé par Dirk Laabs (disponible également en deux parties : partie 1, partie 2)

(Merci à NOP)

Japon : Après Fukushima, des mères de famille à la pointe du combat contre le nucléaire

Par Audrey Guiller 

Alors que des tonnes d’eau radioactive continuent à s’écouler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucléaires japonais se battent pour que les 52 réacteurs actuellement à l’arrêt le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face à un gouvernement pro-nucléaire, à une population qui pense tourner la page en jouant l’autruche, et à des médias qui les ignorent, la tâche est ardue.

60% de la population se déclare hostile à la politique pro-nucléaire du gouvernement, selon un sondage de juin 2013 [1]. Le mouvement peut-il s’appuyer sur cette opinion publique ? « Malheureusement, deux ans après l’accident, les Japonais ne veulent plus parler de Fukushima, ils veulent oublier », soupire Hajime Matsukubo. Subtilité d’un peuple à la culture singulière.

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Géopolitique de l’eau : Vérités à contre-flots

Par

Conférence donnée à la Webster University (États-Unis) de Genève, le 8 février 2013, en introduction au Forum consacré au facteur de l’eau dans les relations internationales.

Quand Alexandre Vautravers m’a demandé de venir introduire ce colloque sur l’eau et la sécurité, j’avoue d’abord avoir eu une petite réticence, non parce que c’était Alexandre (c’est un esprit inclassable et libre), bien au contraire, mais parce qu’avec le temps j’ai appris à ne pas mettre d’eau dans mon vin, et donc pas d’eau… dans ma géopolitique !

Comme beaucoup, j’ai commencé avec les idées dominantes et à la mode sur ce thème, celles que l’on entend partout dans les colloques, les médias, et qui peuvent se résumer de manière simple : « la planète va manquer d’eau et les hommes se feront la guerre pour l’eau ». Mais vous savez comme le monde fonctionne : quand on ne sait pas grand-chose, on suit les idées dominantes, puis quand on travaille soi-même le sujet, on découvre des choses qui ne vont pas forcément dans le même sens. Parmi les nombreux livres que j’ai lus, il y a en un un que je vous recommande en particulier : Pour en finir avec les histoires d’eau de Jean de Kervasdoué et Henri Voron.

Ce matin je vais encore nager à contre-courant et j’espère que mon intervention sera une introduction utile pour un colloque qui se veut exigeant, loin des modes, et libre dans ses conclusions. Mon but sera de rappeler quelques vérités hydrologiques qu’il faudra garder en tête durant cette journée.

Alors que l’on développe dans les opinions publiques cette idée que la raréfaction de l’eau sera le problème, il faut commencer par constater qu’aujourd’hui, et sans doute demain plus encore, c’est l’excès d’eau qui tue et tuera encore beaucoup plus que le manque d’eau.

La catastrophe écologique la plus meurtrière de ces 3 dernières années n’a pas été le tsunami de Fukushima, mais une inondation au Pakistan qui a tué plus de 20.000 personnes, en a déplacé des millions et noyé une surface représentant 40% de la superficie de la France soit 200.000 km2.
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La passoire infernale de Fukushima (Màj vidéo)

Addendum du 12/08/2013: Interview de Toyohiro Akiyama

Toyohiro Akiyama fut le premier cosmonaute civil japonais dans l’espace en 1990, ancien journaliste et producteur de la Télévision TBS devenu fermier bio à Fukushima en 1995. Après avoir fermé sa maison à 32 km de la centrale et arrêté ses cultures, il s’est réfugié à Kyoto en décembre 2011. Il a été invité à donner des cours sur l’agriculture et la “nature proche” à l’Université d’Art et de Design de Kyoto.

(Cliquez sur sous-titre – “CC” – pour afficher la langue de votre choix)

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Par François Leclerc

La saga de l’eau contaminée se poursuit en s’amplifiant à Fukushima. Longtemps niés, les rejets dans l’Océan Pacifique ne peuvent plus l’être et ont été finalement reconnus le 22 juillet dernier par l’opérateur de la centrale. Ils ne sont devenus un problème « urgent » pour Shinzo Abe, le premier ministre, qu’au lendemain des élections sénatoriales qui ont vu la victoire de sa formation, le parti Libéral-Démocrate.

Les sous-sols et galeries souterraines inaccessibles des trois réacteurs en permanence aspergés pour être refroidis regorgent d’une eau hautement radioactive qui se déverse en continu dans la mer, probablement depuis longtemps. Cela arrangeait Tepco, l’opérateur de la centrale, qui préférait l’ignorer, déjà littéralement débordé par les quantités d’eau contaminée à stocker. Mais l’eau de refroidissement contaminée se mélange en effet à de l’eau provenant de la nappe phréatique, à son tour atteinte, accroissant son volume global estimé à 700 mètres cubes quotidiens. Au final, entre 20 et 40 mille milliards de becquerels ont selon Tepco fuit de mai 2011 (deux mois après la catastrophe) à juillet 2013, émanations d’un cocktail infernal de tritium, cesium et strontium.

Aujourd’hui, sur injonction de l’autorité nucléaire japonaise (NRA), Tepco a commencé à pomper l’eau et prévoit de mettre en place dans les jours à venir une capacité quotidienne de pompage de 100 mètres cubes. Le ministre de l’industrie (METI) estime toutefois que 300 mètres cube atteindraient la mer chaque jour. Cherchez l’erreur. Endémique, le phénomène passoire ne fait pas que se confirmer, il s’accentue.

Toutes les tentatives de créer un circuit fermé digne de ce nom de l’eau de refroidissement, en la décontaminant après son passage dans les réacteurs pour y être à nouveau injectée, ont jusqu’à maintenant failli, les installations de décontamination successives incapables d’accomplir les performances pour lesquelles elles ont été conçues.

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Fukushima : “situation d’urgence” après de nouvelles fuites d’eau radioactive

De l’eau hautement radioactive se déverse actuellement dans l’océan Pacifique à partir de la centrale nucléaire. Un responsable de l’autorité nucléaire japonaise a expliqué que le pays se trouvait face à une situation d’urgence.

C’est une coïncidence dont se serait bien passé le Japon : alors que le pays commémore cette semaine les 68 ans des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, le nucléaire s’invite au coeur de l’actualité avec de nouvelles inquiétudes en provenance de la centrale de Fukushima.

Des fuites d’eau hautement radioactive ont été constatées, créant une situation d’urgence plus de deux ans après le séisme qui avait sérieusement endommagé la centrale.

Selon un responsable d’un groupe de travail à l’Autorité de régulation nucléaire (NRA), Shinji Kinjo, cette eau contaminée est en train de remonter vers la surface, dépassant les limites légales de l’écoulement radioactif pour se déverser dans l’océan Pacfique.

L’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco) est dépassé. “Nous ne pouvons pas laisser cela à Tepco tout seul. Nous sommes actuellement face à une situation d’urgence“, a déclaré Shinji Kinjo.

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Japon : Les énormes mensonges de Tepco sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima

Plus de deux ans après la catastrophe de Fukushima, la multinationale Tepco, en charge de la centrale, est rattrapée par des révélations quant aux véritables effets des radiations sur les employés du site. Le moment est pour le moins mal choisi, alors que le Premier ministre japonais s’évertue à vanter les mérites du nucléaire pour l’avenir économique du Japon.

La catastrophe nucléaire survenue en mars 2011 au Japon ne cesse depuis de provoquer des remous au sein l’industrie nucléaire autrefois omniprésente et omnipotente – mais également parmi les agences gouvernementales qui l’ont aidée et soutenue. Pourtant, ces dernières continuent à rester discrètes et à minimiser les conséquences de la triple explosion des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi.

Dernière révélation en date : le nombre d’ouvriers ayant développé des cancers – induits par l’inhalation de substances radioactives ayant affecté leur glande thyroïdienne dans les premiers temps survenus après la catastrophe – serait en fait onze fois supérieure à celui annoncé en décembre.

Ce ne sont pas 178 employés, comme l’a affirmé la multinationale TEPCO, renflouée et contrôlée en partie par l’Etat, mais 1973 employés qui auraient déclaré un cancer, selon les informations apprises par l’Asahi Shimbun.

En dépit de son prestige et de sa puissance d’autrefois, couacs et imprévus se sont accumulés pour TEPCO, laissant l’opérateur désœuvré. Par exemple, à la mi-mars, TEPCO a révélé qu’un mois plus tôt, un poisson avec un taux de 740 000 becquerels de césium radioactif par kilo a été retrouvé à proximité de la centrale. C’est 7 400 fois la limite officielle imposée par les règles gouvernementales en matière de sécurité alimentaire, un niveau jamais mesuré par TEPCO. Le précédent record enregistré par l’entreprise sur un poisson s’élevait à 510 000 becquerels. Et dire qu’ils font partie de la chaîne alimentaire…
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