Fraude à la pollution : Quelles conséquences pour Volkswagen ? (Màj)

02/10/2015

Un peu moins d’un million de véhicules circulent en France avec un logiciel truqué, masquant les produits toxiques lors des contrôles antipollution. Il s’agit de Skoda, d’Audi et de Volkswagen. Le groupe allemand commence à organiser le rappel de ces voitures. Les Français vont prochainement recevoir un courrier leur demandant de ramener leur véhicule au garage.

23/09/2015

Comme British Petroleum en 2010 et sa marée, le constructeur automobile allemand risque de payer une facture très salée pour avoir violé les lois antipollution américaines.

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Sénégal : Le naufrage du pétrolier Salem est-il la fraude du siècle ?

Le 17 janvier 1980, pétrolier de 200.000 tonnes coule au large de Dakar. Son équipage est sauf, mais sa cargaison, estimée à deux millions de barils de pétrole brut, disparaît mystérieusement. Et si ce n’était qu’une vaste supercherie?

États-Unis : Vaste fraude boursière alliant traders américains et hackers ukrainiens

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre des dizaines de traders qui ont obtenu les données financières de grandes entreprises grâce à des hackers basés en Ukraine. Ils ont ainsi engrangé jusqu’à cent millions de dollars de gains illégaux.

Rudy Kurniawan, l’escroc aux grands crus

Retour sur le destin incroyable d’un surdoué aux capacités extraordinaires, avec un palais bien plus développé que le commun des mortels. Pendant des années Rudy Kurniawan a mis ce don au service d’une escroquerie à portée internationale. Il a réussi à écouler une quantité astronomique de bouteilles des plus grands crus, recréés par lui-même à partir de vins ordinaires.

Une fraude qui se compte en dizaine de millions de dollars. En faisant passer ses mélanges pour des crus d’exception, il a berné le marché du vin de prestige pendant près de 10 ans. Mais, cette incroyable escroquerie a pris fin grâce à un producteur français de vins de Bourgogne qui a découvert, lors d’une vente aux enchères, la mise en vente d’un lot de bouteilles anciennes de son domaine, datées des années 40 et 50. Or la production n’avait réellement commencé qu’en 1982.

Tous les témoins clés de cette histoire romanesque, qui jusqu’ici ne s’étaient jamais exprimés à la télévision, ont accepté de raconter l’histoire hors du commun de cet escroc de génie en quête de pépites encore méconnues aux États-Unis.

Afrique de l’ouest : La fraude des multinationales dépasse l’aide au développement

Entre évasion fiscale et minoration des revenus déclarés pour payer moins d’impôts, les multinationales ont fait sortir illégalement 210 milliards de dollars de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cédéao) entre 2002 et 2011, selon un rapport de la fondation Osiwa, qui promeut la transparence et la bonne gouvernance en Afrique de l’ouest.

Le montant des fraudes, qui a augmenté de 23% durant la décennie, s’élevait en 2011 à 18 milliards de dollars, alors que l’aide au développement dont bénéficie la région n’est évaluée qu’à 12 milliards de dollars. Le Nigeria est le pays le plus touché avec 142 milliards de dollars de pertes fiscales sur cette période.

«Les conséquences sont catastrophiques. La preuve est ce qu’on vit avec Ebola, où les États concernés n’ont pas le minimum de moyens pour faire face aux besoins», observe Ibrahima Aidara, l’un des auteurs du rapport.

«Les multinationales sont fautives. Normalement, si elles sont prises en faute, des mécanismes judiciaires doivent s’appliquer. Mais comme tout se fait de manière opaque et que les fraudes ont la bénédiction des pays développés», il n’en est rien. Seuls le Ghana et le Nigeria disposent de lois encadrant ce genre de fraude.

Les exonérations fiscales accordées par certains gouvernements de la région aux entreprises, dont les montants atteignent parfois 40% du budget étatique, n’attirent pas en prime tant d’investissements directs étrangers.

Libération

(Merci à Horatius)

Depuis le début de la crise, les banques ont payé 190 milliards de dollars d’amende

190 milliards de dollars, c’est le montant total des amendes qu’ont réglé depuis bientôt neuf ans les banques du monde entier du fait de fraudes sanctionnées par des régulateurs financiers. Plus de la moitié de ces sanctions ont été prises l’an dernier.

Nous avons compilé, de la façon la plus exhaustive possible, les pénalités infligées par des autorités financières aux banques depuis le début de la crise en 2007 (daté traditionnellement du 9 août de cette année et de la suspension de trois fonds de BNP Paribas). Nous rendons ces données accessibles dans leur intégralité, via ce tableur.
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Au-delà de 1.000 euros vous ne pourrez plus payer en liquide

Cette limitation vise à renforcer la lutte contre les circuits financiers illicites qui ont recours à des moyens de paiement anonymes. Les paiements en espèce au-delà de 1 000 euros seront désormais interdits à partir du 1er septembre, selon un décret publié samedi 27 juin dans le Journal officiel

Cela concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises. En cas de non respect de cette limite, le commerçant et le consommateur risquent de partager une amende d’une valeur de 5 % du montant de la transaction.

Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3.000 euros lorsque le débiteur est résident en France.

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Travail au noir

D’après un rapport de la Cour des comptes de 2012, cette activité souterraine coûterait 20 milliards d’euros à l’État.

A Marseille, l’Urssaf tente de récupérer les cotisations impayées sur les marchés de la ville. Dans l’ouest de la France, Valérie, restauratrice, revendique le travail au noir et la désobéissance fiscale pour parvenir à s’en sortir.Enfin à Paris, sous l’égide d’un procureur, le Codaf (Comité opérationnel départemental anti-fraude) réalise un contrôle sur un important chantier.

Travail au noir

D’après une étude de 2012, un Français sur trois pratiquerait, occasionnellement, le travail au noir. Ce que confirment les chiffres du travail illégal en constante hausse depuis huit ans. Chaque année, environ vingt milliards d’euros échapperaient à l’État, soit environ deux fois le déficit de la sécurité sociale.

Cyril Denvers et Marie-France Barrier sont partis à la rencontre de ceux qui luttent contre et de ceux qui «vivent» du travail au noir. Valérie par exemple, restauratrice dans l’Ouest de la France, revendique ne pas déclarer trois employés et déclare trafiquer le chiffre d’affaires de son entreprise.

Réalisé par Cyril Denvers et Marie-France Barrier (France5 14/04/2015)

Voyage au bout de la viande

Il aura fallu un périple de 7.000 kilomètres à travers l’Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants.

Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d’usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen – voire mondial – et font des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire.

La traçabilité devient impossible lorsqu’un porcelet est né en Belgique, engraissé en Italie, abattu en Pologne, transformé en Allemagne et vendu en France.

Un pack de viande hachée peut ainsi résulter du découpage de cent cinquante porcs et soixante bœufs originaires de huit pays distincts !

Les réalisateurs ont remonté une filière européenne pour comprendre le mécanisme qui a débouché en 2013 sur le scandale de la viande de cheval vendue comme du bœuf. Une enquête à rebondissements dans laquelle interviennent des journalistes d’investigation et des lanceurs d’alerte connus pour avoir dénoncé des manipulations et trafics en tous genres.

Réalisé par Jenny Roller-Spoo et Jens Niehuss (Allemagne 2015)

Portugal : L’après-Troïka

Depuis près d’un an, Lisbonne est sorti du plan d’aide européen. Pourtant, le gouvernement de droite applique toujours un programme d’austérité et les taux d’imposition ne cessent d’augmenter. Conséquence, l’économie parallèle se développe.

Malgré l’annonce du gouvernement de lutter contre la fraude fiscale, les scandales se multiplient au plus haut niveau. Dernier en date, l’accusation de fraude qui vise l’ancien Premier ministre José Socrates.

Qui sont les fraudeurs de la SNCF

Pas moins de 2,5 millions de procès-verbaux ont été dressés en 2014 par l’ensemble des contrôleurs du groupe SNCF dans les trains. Neuf amendes sur dix ne sont pas acquittées sur place lors de la constatation de la fraude.

La fraude est aussi installée sur le Web, avec des applications en temps réel qui indiquent la présence de contrôleurs dans les gares.

Les mauvais payeurs bientôt privés d’eau ?

Depuis 2013, la loi française interdit les coupures d’eau, même pour les consommateurs qui ne règlent pas leurs factures. L’eau étant considérée comme universelle et vitale. Les choses pourraient évoluer puisqu’il y a dix jours le sénateur UMP Christian Cambon a fait voter un amendement contraire pour les resquilleurs.

Par respect pour les 97% de français qui payent leur facture d’eau, il n’est pas normal que des gens qui peuvent payer n’aient pas au finale une sanction, comme il y en a une si vous ne payez pas votre billet de train.”

Les yeux, les lunettes, un business très flou

Le vieillissement de la population et le meilleur dépistage des problèmes de vue font des lunettes un marché prospère. Plus de six Français sur dix portent des verres correcteurs et un demi-million de nouveaux porteurs de lunettes arrive chaque année sur ce marché. Les lunettes sont désormais à la mode et les grandes marques l’ont compris.

Elles proposent toutes des montures pour tous les goûts, qui donnent un ton au visage, sérieux ou léger. Depuis dix ans, les opticiens se sont multipliés en centre-ville et sont connus pour figurer parmi les commerçants les mieux rémunérés. Certains d’entre eux profitent de ce business lucratif et propice à la fraude.

Réalisé par Renaud Fessaguet (2011)

Le système de Ponzi

Grandeur et décadence de Charles Ponzi, l’inventeur de la première escroquerie financière moderne, qui inspira Bernard Madoff. Pour transposer la pièce de David Lescot à l’écran, Dante Desarthe a fait le pari d’inscrire ses comédiens sur des images d’archives de la première moitié du XXe siècle. Une superbe épopée en noir et blanc, où s’ébauche le capitalisme sauvage à venir.

Rio de Janeiro, 1941. Un homme alité raconte sa destinée tumultueuse à un journaliste américain. Au début du siècle, Carlo Ponzi, rebaptisé Charles, débarque aux États-Unis sans un sou en poche. Dix-sept ans plus tard, établi à Boston et marié à la charmante Rose, elle-même issue d’une famille d’immigrés italiens, il se lance dans le commerce de coupons-réponse internationaux et fait fortune en garantissant des taux d’intérêt astronomiques. Sa combine : rémunérer ses clients grâce aux investissements des nouveaux entrants. Les dollars pleuvent, jusqu’à ce que le pot aux roses soit découvert.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Dante Desarthe (France 2013)

(Merci à NOP et à Marc)

Pierre Lascoumes : « Les élites se donnent de bonnes raisons pour frauder »

Pierre Lascoumes est directeur de recherche CNRS au Centre d’études européennes (CEE) de Sciences Po. Auteur notamment, avec Carla Nagels, de « Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique », ed. Armand Colin, septembre 2014.

Les riches fraudent tout autant que les pauvres. Mais ils se donnent de bonnes raisons de le faire. Entretien avec Pierre Lascoumes, directeur de recherche CNRS au Centre d’études européennes (CEE) de Sciences Po.

Pourquoi les riches fraudent-ils ?

Pourquoi ne frauderaient-ils pas ! Le sociologue Émile Durkheim (1858-1917) expliquait déjà que chaque groupe social, les riches comme les autres, entretient un rapport particulier aux normes. Et le Hollandais Willem Adriaan Bonger (1876-1940) ajoutait que les transgressions s’expliquent par la compétition entre catégories sociales et le besoin de reconnaissance.

Même les mieux dotés se sentent dans un climat de concurrence qui incite certains d’entre eux à recourir à tous les moyens pour assurer leur place. Le besoin de puissance est sans fin.

Les élites économiques qui fraudent développent tout un ensemble de « techniques de neutralisation », dites-vous, pour justifier leurs actes. De quoi s’agit-il ?
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Fraudeurs, escrocs : Enquête sur les rois de la magouille

Chaque année, la fraude coûte des dizaines de milliards d’euros à l’État français. Dans la ligne de mire des autorités: les contribuables qui trichent sur leur déclaration de revenus et placent leurs capitaux dans des paradis fiscaux, ou encore les escroqueries aux prestations sociales.

Mais le manque à gagner ne s’arrête pas là. Certains entrepreneurs, notamment dans le secteur du bâtiment ou des petits commerces, sont pointés du doigt pour du travail dissimulé, des trafics de comptes… Pendant un an, des journalistes ont mené l’enquête.

Partie 1:

Partie 2:
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Réseaux sociaux : Manip sur le Net

Hommes politiques, stars de la chanson, grandes marques, tous se sont mis à la communication sur le web. Ils n’hésitent pas à débourser quelques centaines d’euros pour faire exploser leurs compteurs de fans. Les agences françaises ont flairé le filon et proposent à leurs clients des prestations pour doper les popularités sur Twitter, Facebook et Youtube.

Pourtant, les conditions d’utilisation générales sur ces réseaux sociaux stipulent que le recours à l’achat de fans et d’abonnés est formellement interdit. Alors, comment lutter face à ces identités numériques fictives ? Les journalistes d’Envoyé Spécial sont allés voir qui se cachait derrière ces comptes virtuels.

Main d’œuvre délocalisée et à bas coup, ou logiciel ultra performant permettant de générer des milliers de likes en un clic, toutes ces méthodes induisent l’internaute lambda en erreur. Il semblerait donc que l’équation entre popularité réelle et popularité virtuelle ne soit pas si simple. Alors, comment démêler le vrai du faux ?

Morsay avoue frauder le fisc grâce à sa double nationalité franco-algérienne (Màj)

Mise à jour du 02 octobre 2014 : La face cachée de Morsay (interview du 21 septembre 2012)

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Morsay (Mohamed Mehadji) déclare:

“j’ai la chance, j’ai double nationalité, je suis algérien aussi, donc toute mon investissement, personnellement elle est en Algérie, j’ai rien en France, donc voilà ils peuvent me saisir mon Audi, je leur donne, elle est toute pétée.”

Extrait de l’émission “Enquêtes exclusives” diffusée sur M6 le 28/09/14 et ayant pour thème « Free-fight : la folie des combats clandestins ».

(Merci à BJ75)

La fraude aux cotisations sociales dépasse les 20 milliards d’euros

Une véritable explosion. La fraude aux cotisations sociales a représenté, en 2012, des sommes de l’ordre de 20 à 25 milliards d’euros, révèle mardi la Cour des comptes dans un rapport à paraître mercredi 17 septembre. Soit le double par rapport à 2007. Concrètement, la fraude a atteint entre 16,8 et 20,8 milliards d’euros en 2012.

Mais une fois élargie à l’assurance-chômage et aux retraites complémentaires obligatoires, cette fraude est estimée à entre 20,1 et 24,9 milliards, soit environ 5% des cotisations et contributions sociales. Les secteurs de la construction et du commerce occupent la tête de peloton, avec respectivement 3,8 milliards et 3,3 milliards de cotisations “éludées”.

Le rapport inclut dans ces montants la fraude à proprement parler, essentiellement au travail dissimulé, mais aussi les simples irrégularités. Parmi elles : les erreurs et omissions involontaires, l’ignorance ou encore la mauvaise interprétation du droit. L’institution souligne que “la distinction entre les différents types de fraudes est complexe” à établir.

Quand la mondialisation brouille les pistes
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Économie souterraine : Dans les cuisines du travail au noir

En France, la part de l’économie non déclarée dans le PIB serait de 10,8% et, selon l’Urssaf, 7% des entreprises auraient recours au travail dissimulé. Enquête dans le secteur de la restauration, au moment où le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a présenté, mardi 24 juin, un projet d’avis dans lequel l’institution prône une multiplication des contrôles et un accroissement des sanctions pour endiguer ce phénomène. 

L’hôtellerie-restauration est l’un des cinq secteurs où le travail au noir ou au gris est largement répandu, avec le bâtiment et travaux publics, le commerce de détail alimentaire, les services aux entreprises, le spectacle vivant et enregistré, le travail saisonnier et agricole.

En 2013, les redressements effectués par l’Urssaf se sont élevés à 291 millions d’euros, soit une progression de 168% depuis 2008. En 2012, 12.000 entreprises avaient été redressées et 200 avaient fait l’objet d’une fermeture administrative. Cependant, la progression de ces chiffres ne traduit pas nécessairement une explosion de l’économie non déclarée, mais surtout un renforcement de l’efficacité des contrôles, souligne le Cese.

Comment le fisc fait la chasse aux fraudeurs

Pour mettre en œuvre la lutte contre la fraude, la police judiciaire travaille main dans la main avec le fisc. Les policiers réveillent les suspects avant le lever du soleil, perquisitionnent les domiciles et les bureaux, à la recherche de documents compromettants.

Ces officiers de police transmettent ensuite factures et documents bancaires à un agent du fisc. C’est aussi cette brigade qui traite les dossiers sensibles et politiques, comme celui de l’ancien ministre Jérôme Cahuzac ou de l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

La lutte contre la fraude fiscale a rapporté 10 milliards d’euros à l’État en 2013. De quoi convaincre le gouvernement de poursuivre ses efforts en la matière.

La garde des Sceaux Christiane Taubira et le ministre des Finances Michel Sapin ont signé, jeudi 22 mai, une circulaire détaillant le nouvel arsenal pénal à la disposition des magistrats. La peine maximale encourue est désormais de sept ans de prison et de 2 millions d’euros d’amende.

 

Le commissaire européen au Commerce jugé pour fraude fiscale en 2015

Le procès du commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, aura lieu le 14 janvier 2015, après les élections européennes. Il est soupçonné de fraude fiscale.

Le commissaire européen au Commerce, le Belge Karel De Gucht, comparaîtra pour fraude fiscale à partir du 14 janvier 2015, a décidé un tribunal belge lors d’une audience préliminaire ce lundi 25 novembre, selon l’agence Belga.

Le “début des plaidoiries” devant la chambre fiscale du tribunal de première instance de Gand (ouest) aura donc lieu après les élections européennes du 25 mai 2014 et la désignation dans la foulée d’un nouveau collège de commissaires, dont Karel De Gucht a dit espérer faire partie.

L’Inspection spéciale des impôts (ISI), la cellule du ministère des Finances chargées des fraudes importantes, réclame quelque 900.000 euros à Karel De Gucht et à son épouse Mireille Schreurs. Le fisc estime que le couple a omis de déclarer une plus-value de 1,2 millions d’euros réalisées lors de la revente en 2005 d’actions de la société d’assurance belge Vista au Britannique Hill & Smith, échappant ainsi aux impôts dus.

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Italie : Sauce tomate, un marché juteux et parfois frauduleux

La traçabilité est devenue une exigence pour les consommateurs, donc une nécessité pour les industriels de l’agroalimentaire. Plusieurs affaires de fraude ont été révélées dans la grande distribution. De la sauce tomate italienne, beaucoup consommée en France, a ainsi fait l’objet de tels dérapages par le passé.

Produits chinois estampillés “made in Italy

Des distributeurs français ont en effet vendu des produits estampillés “made in Italy” alors que les tomates ne venaient pas de “la botte”. Ils affirment aujourd’hui avoir changé de fournisseur.

Dans le port de Naples et dans les entreprises locales arrivent des tonnes de concentré de tomates en provenance de Chine ou des États-Unis, ce qui n’a rien d’illégal, tant qu’il est vendu comme tel. En revanche, la répression des fraudes italienne a saisi en 2005 des fûts de concentré périmé et infesté de moisissures et de vers.

Transports publics : La fraude coûte 500 millions d’euros par an

Un voyageur sur deux en France reconnaît volontiers resquiller régulièrement dans les transports publics. La fraude y est estimée à 500 millions d’euros l’année. Les entreprises publiques qui y sont confrontées tentent d’endiguer le phénomène, qui ne fait que progresser.

La SNCF perd 300 millions d’euros, l’an, la RAPT 100 millions d’euros

Dans le métro parisien, les fraudeurs mettent en cause le prix trop élevé, selon eux, des transports en commun franciliens. La SNCF déclare perdre chaque année 300 millions d’euros, de quoi équiper ses lignes de onze rames de TGV.

Les contrôles se sont multipliés, mais les amendes reviennent moins chers que l’abonnement, et certains préfèrent donc payer ces amendes plutôt que de payer leur billet. Une application sur smartphone, qui compte 50.000 utilisateurs actifs, permet même de géolocaliser les contrôleurs.

Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
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Vers un Mediapartgate : Edwy Plenel tombera-t-il pour fraude fiscale ? (Màj)

Addendum du 05/02/2014: L’Assemblée Nationale a voté le 04/02/2014, à une large majorité, “l’harmonisation des taux de TVA applicables à la presse“, appliquée jusqu’à présent unilatéralement par Médiapart, de façon illégale mais “légitime” comme l’ont souligné certains députés.

Quand Edwy Plenel dénonçait les “vieilles combines de l’État et l’argent qui corrompt” dans l’émission d’Olivier Galzi sur iTélé le 18 décembre 2013.

« La presse est au cœur du pluralisme des opinions – Ce qui est fait contre Mediapart est discriminatoire – Je suis un entrepreneur indépendant, sans subvention, sans aide publique je ne vis que de mes lecteurs – L’État est fainéant, incompétent, inconséquent – Un amendement parlementaire a effacé 4 millions de dettes du quotidien l’Humanité, ce sont de vieilles combines. »

Addendum : “Réponse” d’Edwy Plenel sur Tweeter le 03/02/2014 à 16:07:

Edwy Plenel, président de Mediapart est l’invité de l’université d’Orléans ce lundi 3 février 2014, pour un débat consacré aux mutations de la fabrique de l’information.

Fiscalité d’exception, manipulations comptables, entorse à une directive européenne, connivence gouvernementale et parlementaire pour effacer un redressement fiscal et ainsi, sous prétexte du vote d’une loi aux motivations complaisantes, mettre en place une mesure rétroactive au bénéfice d’un ami politique… Qu’en est-il de la prétendue indépendance et de la probité de Mediapart ? Fortune vous dévoile les secrets d’un scandale qui sera désormais public.

Le 17 janvier 2014, le gouvernement a annoncé vouloir modifier la loi relative aux abonnements de la presse numérique, en abaissant la TVA de 20% à 2,10%, afin d’en aligner le taux applicable à la presse en ligne sur celui des journaux papier.

Une loi rétroactive votée dans l’urgence

Une proposition de loi en ce sens a depuis lors été déposée par le groupe socialiste et adoptée à l’unanimité en commission. Elle prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée pour ce texte, qui passera en séance (une seule lecture par chambre) le mardi 4 février.

Détail intéressant : ce véritable « cadeau fiscal » ne devrait pas profiter de la même manière à l’ensemble des organes de la presse numérique. A priori, trois médias en bénéficieront particulièrement, parce qu’ils font l’objet de contrôles et/ou de redressements fiscaux et que ceux-ci seront très probablement annulés par la même occasion (même si, pour le moment, seul le troisième est officiellement concerné, on voit mal, en considération de l’équité fiscale, pourquoi les deux premiers ne suivraient pas) : Indigo (éditeur de « La Lettre A », et de « Presse News »), Terra Eco et… Mediapart.

Dans une période de crise marquée par la rigueur et des augmentations d’impôts généralisées pour le commun des mortels, une telle générosité a de quoi surprendre ; d’autant qu’en prenant cette décision unilatéralement, la France agit en contradiction flagrante avec le droit communautaire européen.

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États-Unis : Manipulations sur les matières premières

Les accusations se multiplient dans le secteurs des matières premières aux Eats-Unis. La Bourse de Hong Kong a annoncé, le mercredi 7 août, qu’une plainte sur entente illégale dans l’aluminium a été déposée contre London Metal Exchange, Goldman Sachs et JPMorgan Chase.

Les accusations de manipulation du prix des matières premières se multiplient aux Etats-Unis. Dernière en date: une plainte en nom collectif a été déposée en Floride, ce mercredi 7 août, accusant le London Metal Exchange (LME), Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Glencore Xstrata d’entente illégale dans le stockage d’aluminium.

La Bourse de Hong Kong, qui a racheté le LME l’année dernière, avait déjà fait part, dimanche, d’une plainte similaire dirigée seulement contre la première bourse mondiale des métaux et Goldman Sachs.

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Les jeunes loups de la finance représentent la pire des menaces

Selon une étude américaine, Wall Street n’a pas tiré de leçon de la crise financière. Un quart des sondés seraient prêts à commettre des délits d’initié.

“Le Loup de Wall Street” de Martin Scorsese (2013)

« Beaucoup d’acteurs dans le secteur financier semblent avoir perdu leur boussole morale. Les professionnels les plus jeunes constituent la plus grande menace pour les investisseurs. »

Cinq ans après la chute de Lehman Brothers, le constat est amer pour Labaton Sucharow, un cabinet d’avocats américain spécialisé dans la défense des « lanceurs d’alerte » qui a publié son second rapport annuel mardi dernier.

De façon confidentielle, cette enquête a sondé la vision de professionnels américains de la finance – traders, analystes, banquiers d’investissement – concernant l’éthique des affaires, les méfaits au sein de leur employeur actuel et le rôle des régulateurs sur les marchés.

Plus de la moitié des interrogés considèrent que leurs concurrents ont commis des malversations. Ils ne sont plus « que » 24% à penser que leurs propres collègues se sont livré à des activités frauduleuses. Plus préoccupant, près d’un tiers parmi eux jugent qu’il peut être nécessaire de violer la loi pour réussir.

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Banques : Après le scandale sur le Libor, une entente illégale sur le marché des changes

Il semblerait que les devises soient la nouvelle cible des spéculateurs. Après le scandale du Libor, le site d’information Bloomberg révèle que le marché des changes aurait constitué la cible des spéculations bancaires. Depuis maintenant près de douze mois, des gestionnaires de porte-feuille européens n’ont cessé d’alerter l’Autorité régulatrice des marchés britannique, la FCA, sur la possible manipulation de l’indicateur de référence de la valeur des devises, le taux WM/Reuters.

Calculée de façon automatique en fonction du volume moyen des échanges impliquant chacune des monnaies, cette valeur de référence est renouvelée toutes les soixante secondes. Lorsque les échanges sont insuffisants, le taux WM/Reuters est déterminé à partir de la moyenne des offres de ventes et d’achats de devises. Ce court intervalle de temps serait alors consacré à un intense jeu de spéculation auquel se livrent les traders.

Objectif: augmenter ou de baisser le taux en fonction des ordres qu’ils reçoivent, tout en tenant compte de leurs propres intérêts lorsqu’ils agissent en tant que dealer. “Ce marché est un véritable Far West“, avoue James McGeehan, cofondateur de FX Transparency LLC. Considéré comme le moins régulé, il constitue également le plus important où près de 4,7 trillions de dollars sont brassés chaque jour.

Quatre banques dominent le marché des changes: DBK, Citigroup Fnc, Barclays Plc et UBS AG. Ayant refusé tout commentaire, leur implication n’est pas encore totalement prouvée. Pourtant certains traders, sous couvert de l’anonymat, ont commencé à confirmer l’existence de ces pratiques qui seraient en place depuis une dizaine d’années et qui “sont préjudiciables pour la société” selon Tom Kirchmaier de la London School of Economics.

La FCA envisage d’ouvrir une enquête pour manipulation potentielle du taux directeur sur le marché des changes. Les suspicions sont telles que les autorités britanniques ont également décidé de passer au crible d’autres indicateurs de valeur, notamment ceux relatifs aux produits financiers dérivés, mais également ceux des marchés du pétrole brut et des marchandises. Il semblerait qu’une fois de plus, les traders aient décidé de ne pas faire les choses à moitié.

Atlantico

Évasion fiscale : Révélations sur les 60 milliards qui nous manquent

Ce nouveau numéro de Cash Investigation aborde le dossier brûlant de l’évasion fiscale. En 2008, Hervé Falciani, informaticien de la banque HSBC de Genève, avait quitté la banque, emportant avec lui la liste des clients du monde entier de l’établissement, notamment de ceux qui fraudent le fisc.

Trois disques durs remplis de noms, d’adresses et de numéros de comptes de tous ceux cachant leurs avoirs en Suisse qu’il décide de donner aux services fiscaux de Bercy. Accusé de vol de données par la justice suisse, menacé de mort et placé sous protection policière, il livre sa vérité.

L’émission aborde également un autre scandale, celui des entreprises implantées en France qui frauderaient les services de Bercy. Enquête avec les différents protagonistes, suivie d’un débat animé par la journaliste.

Islande : Comment jeter les banquiers voyous en prison, en 10 leçons

Par Agnès Rousseaux

Faire condamner les responsables de la crise financière : telle est l’ambition de l’Islande depuis quatre ans. Nomination d’un procureur spécial, investigations sur les crimes économiques, levée du secret bancaire… Si tout n’est pas rose sur l’île, une chose est sûre: face à la pire crise bancaire de l’histoire, l’Islande fait passer les intérêts des citoyens avant ceux des banquiers. Et a décidé de mettre fin à l’impunité des délinquants de la finance. Mode d’emploi d’une sortie de crise pas comme les autres.

Imaginez en France 20.000 agents de l’État chargés d’enquêter sur les crimes économiques, cherchant des preuves, interrogeant des témoins, fouillant dans les moindres recoins des archives des banques, plaçant en détention provisoire PDG, dirigeants ou traders. Plus de secret bancaire, accès illimité à toutes les informations. Un seul objectif: faire condamner les responsables de la crise financière. Science-fiction ?

C’est pourtant la voie choisie depuis quatre ans par l’Islande, avec des moyens à la mesure de ce petit pays de 320.000 habitants.

Octobre 2008. L’onde de choc de la crise des subprimes qui secoue les États-Unis arrive en Islande. Le tsunami financier submerge l’île. En 48 heures, les trois principales banques du pays (Glitnir, Kaupthing et Landsbanki) se déclarent en faillite. Elles détiennent des actifs d’un montant dix fois supérieur au PIB islandais ! Et sont incapables de faire face.
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Moralisation générale ! Tous suspects ?

Pour évoquer le thème de la «moralisation de la vie publique», Frédéric Taddeï reçoit notamment Percy Kemp, auteur du livre «Le Prince : conseils adressés à nos gouvernants…» (Seuil), Dominique Jamet, auteur du «Mal du pays» (La Différence), Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, membre du Bureau national du PS, Monique Pinçon-Charlot, qui a publié «L’Argent sans foi ni loi» (Textuel), et Charles Gave, auteur de «L’État est mort, vive l’État !» (Bourin).

Portugal : “M. Anti-austérité”, l’économiste coqueluche des médias, était un imposteur

Pendant plus de six mois, Artur Baptista da Silva, 61 ans, est devenu l’un des économistes les plus consultés au Portugal, l’une des rares voix qui s’élevaient contre la politique d’austérité mise en place dans le pays. Avec ses costumes sobres, ses lunettes discrètes et son front dégarni, il avait le physique de l’emploi.

Le Portugal a été conquis, fasciné par cet “économiste” qui enchaînait émissions de radio et débats télévisés pour dénoncer les méfaits de la politique d’austérité menée par le gouvernement. Une position un rien populiste qui explique peut-être son succès.

Mais, en décembre, coup de théâtre : cet expert financier des Nations unies, ancien conseiller de la Banque mondiale et professeur aux États-Unis était en réalité un imposteur, un escroc qui venait de passer un an en prison.

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Scandale du Libor : UBS va payer une amende de 1,1 milliard d’euros

La banque suisse UBS a annoncé, mercredi 19 décembre, qu’elle allait payer une amende de 1,4 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) dans le scandale du Libor après un accord avec les autorités américaines, britanniques et suisses. La banque a précisé qu’elle s’attendait à une perte au quatrième trimestre en raison des provisions pour litiges.

Dans le cadre de cet accord, UBS a accepté de se reconnaître coupable en réponse à une accusation de fraude par voie électronique pour sa filiale japonaise. “Trois douzaines de banquiers et de cadres haut placés seront impliqués dans la collusion présumée de fixation des taux d’intérêt sur le Libor lorsque UBS parviendra à un accord avec les régulateurs globaux plus tard dans la semaine“, précisait, mardi, le Financial Times.

Ce montant global de 1,4 milliard de francs suisses inclut des amendes à hauteur de 160 millions qui seront versées aux autorités britanniques et de 1,2 milliard de dollars au département de la justice américaine. La banque reversera également 59 millions de francs suisses à la Finma, l’autorité de surveillance des marchés suisse, qui a ordonné la confiscation de bénéfices indûment réalisés.

UBS avait été le premier établissement à dénoncer un mécanisme d’entente sur le Libor, taux qui définit les conditions dans lesquelles les banques se prêtent de l’argent entre elles mais qui sert également de référence à de nombreux produits financiers.

Fraude Alimentaire : Qu’y a t-il vraiment dans nos assiettes ?

Ce saumon bio, vendu à prix d’or, est-il vraiment bio ? S’il y a écrit « Fromage » sur l’emballage de ce produit, peut-on être sûr qu’il y a du fromage dedans ? Ce vin de Bordeaux vient-il vraiment du Bordelais, ou bien d’une plantation au rabais ? Certains aliments nous font des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir. Mais les consommateurs ne sont pas sans ressources face aux leurres de l’industrie agro-alimentaire.

Car il existe de nouveaux moyens de repérer les arnaques. A l’institut Max Rubner de Kiel, Caro Matzko et Gunnar Mergner testent une méthode qui permet de révéler si le saumon acheté au supermarché est effectivement bio, en déterminant de quoi il s’est nourri. Nous apprenons ensuite comment on peut retracer la provenance réelle d’un vin.

Comment l’Islande traque les “banksters”

A Londres, Barclays a falsifié les taux d’intérêts des prêts entre banques. A Madrid, Bankia aurait manipulé ses comptes pour entrer en Bourse. Comment obliger les banques fautives à rendre des comptes ? En Islande, des enquêteurs recherchent les fraudeurs pour les traduire en justice. Extraits.

Avant la crise économique, Olafur Hauksson était commissaire de police à Akranes, petit port de 6.500 habitants planté au bout d’une péninsule glacée, à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik. Depuis janvier 2009, il cherche et traduit en justice ceux qui ont joué un rôle dans l’effondrement économique du pays.
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