F. Hollande : « La France restera le 1er partenaire économique de l’Algérie »

La France est le premier partenaire économique de l’Algérie, entend le rester, et même entend encore développer sa présence.” François Hollande a enfilé son costume de VRP de la France, pour une visite à Alger lundi 15 juin.

Le président de la République, qui doit rester quelques heures dans la capitale algérienne à l’invitation de son homologue, Abdelaziz Bouteflika, a rappelé “l’installation de très importantes entreprises comme Renault, Sanofi, Alstom et bientôt Peugeot” dans ce pays.

Électricité : Les clients d’EDF vont-ils payer le sauvetage d’Areva ?

L’amalgame est inévitable entre les hausses réclamées par le patron d’EDF en vue d’un rattrapage tarifaire et le sauvetage d’Areva, pour lequel EDF est sollicité.

Jean-Bernard Lévy, président d’EDF, aura-t-il la main moins lourde que ses prédécesseurs dans ses prétentions de relèvement tarifaire? Alors que, en 2009, Pierre Gadonneix réclamait à l’État une hausse de 20% sur trois ou quatre ans et que Henri Proglio, en 2013, estimait qu’une remise à niveau de 5% chaque année sur trois ans était nécessaire, l’actuel patron du groupe d’électricité s’en tiendrait à une augmentation de 2,5% par an sur trois ans, portant la hausse cumulée à un près de 8% sur la période. Ce qui n’est malgré tout pas négligeable, surtout en période d’inflation quasi nulle.

Des formules sont établies, et les tarifs réglementés sont arrêtés par les ministres en charge de l’Énergie et de l’Économie, après avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Le politique a le dernier mot dans cette entreprise contrôlée à 85% par l’État. Ainsi, les précédentes demandes de hausses n’ont jamais été intégralement accordées.

En fait, rien ne sert de vouloir pousser le bouchon trop loin. Les tarifs de l’électricité, auxquels les consommateurs sont très sensibles, ont une dimension trop politique pour que l’État s’en remette aux souhaits des patrons d’EDF.
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Haïti : F. Hollande acquittera t-il la “dette morale” de la France (17 milliards d’euros)

Quand je viendrai en Haïti [mardi 12 mai], j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons.” Cette déclaration faite par François Hollande, dimanche 10 mai, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), lors de son discours d’inauguration du Mémorial ACTe consacré à l’esclavage, a été saluée par des applaudissements.

Comme l’explique Geopolis, lors de l’indépendance d’Haïti en 1804, la France a imposé à son ancienne colonie une compensation financière de 150 millions de francs-or, l’équivalent d’une année de revenus de l’ex-colonie.

Cette somme colossale a été ramenée à 90 millions de francs-or en 1838, soit l’équivalent de 17 milliards d’euros. Et les Haïtiens ont fini de la payer en 1883.

Lorsqu’en 2010, Nicolas Sarkozy a été le premier chef d’État français à visiter l’île depuis l’indépendance, cette “rançon d’indépendance” lui a été rappelée. Et des intellectuels l’avait alors appelé à la rembourser. Il s’y était opposé.

François Hollande confirme cette position de la France et reste ferme sur son refus d’une indemnisation financière. La “seule dette qui doit être réglée” aux descendants d’esclaves est de “faire avancer l’humanité”, a-t-il déclaré. Son entourage a précisé qu’il s’agissait bien d’une “dette morale”.

Afrique : Le plan Borloo à 200 milliards d’euros pour électrifier le continent (Màj vidéo)

Addendum du 17/04/2015 – Le nouveau projet de Jean-Louis Borloo “l’Africain”

“Si on ne réalise pas ce plan Marshall ce ne sera plus de l’immigration vers l’Europe ce sera de la submersion. Naturellement la jeunesse d’Afrique ira vers la lumière. Ce grand projet est partagé par nos frères d’Afrique, nos frère arabes.”

Chambord (41) : Les chasses bien gardées de la République

Politiques, grands patrons et hauts fonctionnaires continuent de se presser aux battues du château de Chambord. Une survivance monarchique encore largement financée par l’État. Dans cette forêt grande comme Paris intra-muros, un demi-millier de sangliers et quelques dizaines de cervidés doivent être éliminés chaque année pour éviter la surpopulation.

Un jour de juin, fêtant son demi-siècle à la mairie de Villermain, à 20 kilomètres au nord de Chambord, Gérard Plessis a contemplé ses cadeaux. Une veste de chasse, la médaille d’or du Sénat et celle du conseil général. Devant le préfet et la sénatrice du Loir-et-Cher, l’ancien maire s’est lancé, un peu tremblant : « Maintenant, peut-être pourrai-je être invité à la chasse du château ? »

La question s’est perdue dans le cliquetis des verres de crémant de Loire. Ne pénètre pas qui veut dans l’ancien fief de François Ier, placé sous la haute protection du chef de l’État. Les chasses de Chambord ont survécu à deux révolutions et cinq Républiques. On y a connu des rois descendant de Paris avec leurs courtisans, et des présidents, Pompidou ou Giscard, accueillant les têtes couronnées.

Les privilèges féodaux ont été abolis en 1789 et les chasses présidentielles définitivement supprimées par Nicolas Sarkozy, en 2010. François Hollande s’est longtemps gardé d’y mettre le pied. En décembre, lors d’une visite surprise, il a insisté sur la vocation touristique du château. Sans un mot pour les chasseurs, qui n’ont guère changé leurs habitudes depuis des années.
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L’oligarchie et le mépris du peuple

Mais pourquoi ont-ils fait disparaître le peuple? Tel est le fil rouge du livre du journaliste Jack Dion, intitulé “Le mépris du peuple – Comment l’oligarchie a pris la société en otage“. Dans un pays qui se réclame des droits de l’homme et du citoyen, et dont l’histoire est celle des révoltes populaires, le peuple pointe aux abonnés absents. Il est banni des sphères d’un pouvoir régi par l’entre-soi de caste. Un système de monarchie républicaine permet de gouverner en ne représentant qu’une infime minorité du pays et en faisant le contraire de ce qui avait été annoncé.

Au terme d’une épuration sociale passée inaperçue, il n’y a quasiment plus d’ouvriers sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Dans les entreprises, où règnent les oligarques du CAC 40, les salariés sont exclus de toutes les prises de décision. Dans les médias, on ne parle d’eux que pour les dire rétifs aux « réformes » inévitables qu’impose une « loi du marché » devenue la nouvelle Bible. Désormais, une « prolophobie » sournoise a droit de cité. Tout ce qui vient de la France d’en bas est suspect, non digne de considération, voire subversif.

Même la notion de souveraineté populaire est jugée attentatoire à la nouvelle doxa. Dans la bouche des représentants de l’élite, le mot « populisme » est devenu l’injure suprême, comme si le simple fait d’écouter les voix d’origine populaire était un crime contre l’esprit. Quant à la France, elle est sommée d’oublier son histoire, sa spécificité, son originalité, pour s’aligner sur la mondialisation sans rivage édictée par les grands prêtres de l’Union Européenne, pour qui les nations n’existent plus.

Extrait d’un passage de son ouvrage portant le monde de l’entreprise.
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Quand le gouvernement taxe en mode express

Début novembre, lors de son émission Face aux Français, François Hollande avait fait une promesse : “Que les choses soient bien claires, il n’y aura pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit” (à partir de 2015, ndlr).

Il y a une semaine, son ministre des finances, Michel Sapin, a confirmé la promesse dans une interview accordée au journal Le Monde. Plus qu’un mois pour voter de nouvelles taxes… alors que les textes budgétaires sont quasiment bouclés.

Le gouvernement a donc dû accélérer le mouvement et la scène s’est jouée mardi soir dernier à l’Assemblée nationale. Les députés réajustaient pour la dernière fois le budget de l’Etat. Le gouvernement en a profité pour faire passer en priorité un amendement visant à augmenter de 50% la taxe que paient les grandes surfaces. Est-ce un renoncement à la promesse présidentielle ?

Nouveau record du chômage en octobre en France

Le chômage enregistre un nouveau record: fin octobre, 3,46 millions de demandeurs d’emploi sans activité pointaient à Pôle emploi, un chiffre en augmentation de 28.400 (+0,8%) par rapport au mois précédent, a annoncé jeudi le ministère du Travail.

Sur un an, la hausse atteint 5,5%.

Outremer compris, 3,72 millions de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) étaient sur les listes de l’opérateur, également un record.

En incluant ceux ayant exercé une petite activité, la hausse est moindre (+0,5%), pour un total de 5,15 millions en métropole et de 5,46 millions avec l’Outremer.

“Dans cette période de croissance faible, le maintien d’un effort élevé pour les emplois aidés est indispensable”, réagit dans un communiqué François Rebsamen, ministre du Travail. Il rappelle que “445.000 emplois aidés” sont prévus dans le projet de budget pour 2015.

Aucune classe d’âge n’est épargnée: +0,6% chez les jeunes, +0,8% chez les seniors. Sur un an, l’explosion se poursuit chez les 50 ans et plus (+11,4%) tandis que la situation passe dans le rouge chez les moins de 25 ans (+1,3%) après une embellie entamée au printemps 2013.
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La grande braderie de l’État

Le ministère de l’Économie planche sur des cessions importantes dans les entreprises publiques. Elles pourraient rapporter 16 milliards d’euros selon une étude.

L’étude Sodali réalisée pour le JDD

Tout est à vendre. Il y a un mois, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, annonçait la cession de 5 à 10 milliards d’euros d’actifs publics. Deux jours plus tard, il enfonçait le clou en ciblant l’ouverture du capital d’infrastructures de réseau. Le patrimoine de l’État, évalué à 110 milliards d’euros, va fondre dans les dix-huit prochains mois.

L’État a déjà vendu 3% de GDF Suez, 2% d’Orange et 3% de Safran sans que cela ne change son poids dans la gouvernance. Le mouvement va s’amplifier. “Nous pouvons réduire nos participations sans perdre de pouvoir, confirme un conseiller de Bercy. Il n’est pas nécessaire d’avoir autant de capital immobilisé pour avoir la même influence.

Le JDD a passé en revue les options du gouvernement et les projets qui sont “dans les cartons“. Il dispose désormais d’un arsenal législatif très avantageux : la loi visant à reconquérir l’économie réelle, dite “loi Florange“, votée en mars dernier.
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Aides à la presse : Un scandale qui dure

Par Sébastien Fontenelle, journaliste. Auteur d’Editocrates sous perfusion, Libertalia, Paris, 2014.

Instaurées en France dès la fin du XVIIIe siècle pour « encourager la libre communication des pensées entre les citoyens », les aides de l’État à la presse n’étaient destinées qu’aux publications d’intérêt général. Elles profitent désormais aux groupes puissants, sans que leur contribution au débat démocratique saute aux yeux. Pourtant, les procureurs les plus inflexibles de la réduction des dépenses publiques restent cois…

Fustiger la dépense publique en exhortant à la réduire est devenu une discipline journalistique à part entière dans la presse française. Certains s’illustrent par l’excellence de leurs performances en la matière : on pense ici à Franz-Olivier Giesbert, qui reste rarement plus de deux semaines sans proclamer, dans l’hebdomadaire Le Point, que « la France doit cesser de dépenser plus qu’elle ne produit. Autrement dit, faire maigre (1) ».

De 2009 à 2013, Le Monde a été doté par l’État de 90 millions d’euros. Durant la même période, Le Figaro du sénateur Dassault a été nanti de 85,9 millions — cependant que Le Point devait se contenter de 22,9 petits millions…

Le propriétaire du Figaro, le sénateur (Union pour un mouvement populaire) et avionneur Serge Dassault, réclame lui aussi régulièrement qu’« on supprime toutes les aides », car « il ne faut pas que l’État aille donner de l’argent » (2) — sauf naturellement quand la puissance publique débloque 1 milliard d’euros pour moderniser l’avion de chasse produit par l’industriel, comme en janvier dernier…
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Armées : Vers une apocalypse budgétaire [Rediff.]

Addendum du 15/03/2013 : Plus d’argent pour l’armée française… mais on en trouve pour armer les “rebelles syriens” !

La France et la Grande-Bretagne sont décidées à livrer des armes à la rébellion syrienne malgré l’embargo de l’Union Européenne.

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n’existe qu’un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire.

Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l’été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d’un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars.

Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l’arrêt des chaînes du Rafale et l’abandon de l’A400M. Une débâcle !

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Les “sans-dents” : Emblême de soins dentaires trop chers

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le “trait d’humour” attribué au président François Hollande par son ex-compagne Valérie Trierweiller n’a rien de très amusant une fois lâché dans l’arène du débat public.

Et pour cause, les difficultés d’accès aux soins dentaires pour de trop nombreux Français est une question particulièrement épineuse dans un pays qui se targue d’avoir l’un des meilleurs systèmes de santé au monde.

En 2012, les soins dentaires arrivaient déjà en tête des types de renoncement à l’accès aux soins pour raisons financières selon l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES).
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Philippe Herlin : La zone euro sur la voie de la récession ?

Les États-Unis viennent d’annoncer une croissance (annualisée) de 4% pour le deuxième trimestre, après le très mauvais résultat du premier (finalement révisé, pour la troisième fois, à-2,1%, au lieu de -2,9%). Une bonne nouvelle, mais attendons les prochaines révisions officielles de ce chiffre, tant il paraît miraculeux… Nous y reviendrons.

En Europe par contre, la tendance est bien plus claire : elle passe progressivement d’un espoir déçu de faible croissance à la stagnation, puis aux premiers signes de récession. En Italie, le “miracle” Matteo Renzi a l’air de faire long feu : le pays connaît son deuxième trimestre de récession de suite, -0,2 après -0,1%.

Réagissant à ces chiffres, le ministre de l’économie, Pier Carlo Padoan, a reconnu, dans une interview au quotidien Il Sole 24 Ore du 6 août, que le pays se trouve “dans une phase de sortie de la récession très pénible, car la récession est vraiment profonde. ‘’

La France n’est pas officiellement en récession, mais l’horizon de la croissance reste désespérément plat. François Hollande a déclaré attendre de l’Allemagne “un soutien plus ferme à la croissance“, notamment en investissant plus. Berlin renvoie Paris dans ses buts :”Les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques corrections dans la politique économique du gouvernement allemand“, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Christiane Wirtz.

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Chômage : près de 10.000 demandeurs d’emploi de plus en juin

Fin juin, la France comptait 3.662.100 chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois, soit quelque 10.000 de plus qu’en mai. C’est surtout sur les seniors qu’a pesé cette hausse. Leur nombre frôle désormais les 800.000.

Publié deux jours après le vote du pacte de responsabilité par le Parlement, c’est un chiffre qui va faire office d’état des lieux avant réforme. La France comptait à la fin juin 3.662.100 chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (3.398.300 en métropole), en hausse de 9.400, soit +0,3 %, selon les statistiques diffusées ce vendredi par le ministère du Travail.

C’est certes trois fois moins que le mois précédent, qui avait enregistré quelque 30.000 demandeurs d’emploi de catégorie A supplémentaires. Mais c’est le signe que le chômage n’a toujours pas atteint un palier. D’autant que si l’on intègre les personnes qui pointent à Pôle emploi mais ont travaillé dans le mois, la situation n’est pas meilleure. Leur nombre a lui aussi crû, de 23.000, soit + 0,5 %. Il a atteint 5.343.100 sur la France entière et 5.043.200 en métropole.

C’est surtout sur les seniors qu’a pesé le mois dernier la hausse des demandeurs d’emploi. Le nombre de 50 ans et plus au chômage se rapproche désormais des 800.000, à 788.000. La tranche d’âge 25-49 ans a vu son nombre de chômeurs légèrement augmenter (+4.000 en catégorie A), pour atteindre 2.075.200. La seule éclaircie est pour les moins de 25 ans. Ils ont été moins touchés en juin qu’en mai pour ce qui est des chômeurs sans activité mais leur nombre n’a baissé que d’un peu plus d’un millier, à 535.100. En ajoutant ceux qui ont travaillé dans le mois, en revanche, on trouve encore une fois un solde positif.

Les Échos

L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste

La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement , pour en devenir le directeur général pour la France!

Si l’information se confirme, elle risque de faire grand bruit. D’abord parce que la régularité de ce pantouflage pourrait poser problème. Ensuite parce que ce jeu de chaises musicales autour de la même banque vient confirmer la porosité entre les milieux bancaires et le pouvoir socialiste.

La Commission de déontologie de la fonction publique s’est réunie jeudi 12 juin et, dans le lot des avis qu’elle a rendus, l’un d’eux concerne David Azéma, l’actuel directeur de l’APE, la très puissante administration de Bercy qui gère les plus grosses participations détenues par l’État (les 84,5 % dans le capital d’EDF ; les 36,7 % dans GDF-Suez ; les 11 % dans Airbus ; les 14,1 % dans PSA ; etc.).

Une fois qu’ils sont rendus, les avis sont publiés mais avec beaucoup de retard, et les noms des personnes concernées sont « anonymisés ». Pour l’heure, il n’est donc pas possible de savoir par les voies officielles quel a été l’avis dans le cas de David Azéma. Selon nos sources, il aurait toutefois été positif, mais la commission de déontologie l’aurait assorti de réserves, comme elle le fait souvent.
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France : forte hausse du chômage en février et nouveau record (Màj : affluence record aux Restos du cœur)

Addendum du 27/03/14 : Plus d’un million de personnes ont bénéficié des Restos du cœur cet hiver, un record

«C’est pas bientôt fini?» se demandent les Restos du coeur dans leur bilan de cette 29e campagne hivernale. Olivier Berthe, président de l’association, a peu d’espoir quant à une baisse de la précarité. Au micro de RTL, il estimait ce matin que «tant que la courbe du chômage ne sera pas inversée, nous ne pouvons pas avoir l’espoir que la situation de nos associations s’améliore avant deux ans». 31.500 chômeurs de plus en février, «ce sont probablement 31.500 personnes qui dans dix-huit ou vingt-quatre mois risquent de fréquenter les centres des Restos du cœur quand ils seront en fin de droits».

Mais les effets néfastes de la précarité pourraient être visibles bien plus tôt. En effet, le taux de chômage n’est pas le seul à avoir explosé en février. Les radiations ont elles aussi bondi de 28,2% sur un mois, privant un nombre grandissant de chômeurs d’indemnisation et les plongeant donc un peu plus dans la précarité.

Conséquence directe d’un emploi en berne, la précarité s’aggrave en France à chaque campagne de l’association de soutien aux plus démunis depuis cinq ans. Cet hiver, c’est plus d’un million de personnes qui ont été accueillies par les antennes locales. Un triste record.

Le Figaro


Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a bondi en février, avec 31.500 nouveaux inscrits en métropole (+0,9%), pour atteindre le niveau record de 3,34 millions, a annoncé mercredi le ministère du Travail.

Au total, depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, plus de 420.000 chômeurs sans activité supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi.

La Libre

Dans le piège centrafricain

Après des mois de chaos en Centrafrique, le 5 décembre dernier, invoquant une situation prégénocidaire, la France décide d’envoyer des troupes. Une mission brève pense alors le président François Hollande : “une opération qui sera rapide, une opération qui sera efficace, qui devra mettre hors d‘état d’utiliser les armes les groupes qui les détiennent, retrouver la stabilité, et permettre le moment venu des élections libres et pluralistes dans ce pays.

Mais la situation et les troupes françaises s’enlisent encore une fois. 1.600 hommes sont alors envoyés, en soutien au 5.700 de la force africaine, la MISCA. Pour sortir le pays de la crise, les analystes estiment qu’il faudrait au moins 10.000 hommes sur le terrain.

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Xerfi : « Le triomphe des banquiers sur Hollande »

Souvenez-vous, c’était le 22 janvier 2012. Dans son discours du Bourget, le candidat François Hollande déclarait, martial, avoir un ennemi « sans visage » : la finance. Et pourtant, le 7 mai 2012, le jour de son élection à l’Elysée, le CAC 40 prenait 1,65% contrairement à tout ce que prédisaient les cassandres.

Alors que s’est-il passé ? François Hollande s’est-il couché devant les banquiers ? C’est en tous cas ce que soutiennent les invités de Xerfi Canal, Adrien de Tricornot, journaliste au Monde et Mathias Thépot, son confrère à la Tribune.

Jacques Sapir : « Ce que Sartre aurait appelé des saloperies »

Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes « années 1930 », certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. 

Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances.

Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie. Mais on pourrait aussi  les comparer à ce que Jean-Paul Sartre appelait des “saloperies”[5].

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (29/01/2014)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 29/01/2014

(le fichier mp3 est téléchargeable ici)

François Hollande, libéral depuis 1985

Les éditocrates promeuvent ces jours-ci, avec beaucoup d’insistance, l’idée selon laquelle François Hollande viendrait seulement de révéler au monde qu’il était l’ami des marchés.

Cette théorie a peut-être des propriétés curatives: il est possible, par exemple, qu’elle apaise (un peu) les affres et tourments des électeurs qui, dupés en 2012 par les menteries du candidat socialiste, ont voté pour lui en croyant sincèrement qu’il était de gauche – et qui peuvent donc, s’y raccrochant, se consoler (un peu) d’avoir été si profondément refaits en se répétant que le «tournant libéral» du chef de l’État français date effectivement d’avant-hier matin, et qu’ils ne pouvaient par conséquent pas savoir, lorsqu’ils lui ont donné leurs suffrages, qu’ils s’apprêtaient à mettre dans l’Élysée un émule de feu Ronald Wilson Reagan.

Mais en vérité: elle est fausse – et mensongère. Puisqu’en effet: cela fait trente ans que François Hollande tient en politique des positions – et des propos – qui témoignent d’une stricte orthodoxie capitaliste.

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Jacques Sapir : « La France est en pleine guerre civile froide »

Les dernières péripéties, pour ne pas dire les galipettes, de François Hollande ont eu tendance à masquer un instant le sérieux de la situation dans le pays en ce début d’année. Il est vrai que notre Président casqué se rendant à la nuit dans le lit de sa blonde rejoue, mais sur le mode dérisoire et un peu ridicule, les grands mythes de l’Antiquité. Le fait que ce lit soit dans un appartement d’une personne liée au gang de la Brise de Mer ajoute ici ce qu’il faut de sordide à la parodie. L’important n’est cependant pas là ; mais l’important existe bien.

On peut se demander si, en France, nous ne vivons pas actuellement les prémices d’une guerre civile. Cette question, en apparence absurde, mérite cependant d’être posée à la vue des événements que l’on a connus ces dernières années. Dans une note datant de l’automne 2012, j’évoquais la possibilité de la crise de légitimité du pouvoir. Nous y sommes désormais.

L’année 2014 risque fort d’être marquée par une accumulation de mouvement sociaux dont la convergence mettrait directement en cause le pouvoir. Or, la crise de légitimité a ceci de particulier qu’elle pose directement la question non pas de la politique suivie, que l’on peut en fonction de ces opinions considérer comme bonne ou mauvaise, mais du fait que le pouvoir soit habilité à mener une politique. C’est pourquoi il faut s’attendre à ce que la contestation du pouvoir puisse prendre un tour violent dans le cours de cette année.

En fait, l’exercice du pouvoir, la Potestas, dépend de sa légitimité que lui confère l’Auctoritas. Ces notions, habituelles sous la plume des juristes d’inspiration chrétienne, ne sont pourtant nullement liées obligatoirement à cette sphère. On comprend bien, même intuitivement, la nécessité de séparer la capacité à exercer un pouvoir politique de la légitimité, ou de la justesse, qu’il y a à le faire. Il n’est donc pas nécessaire d’être chrétien, ni même de croire en Dieu, pour remarquer la pertinence de la distinction entre Auctoritas et Potestas.

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Subventions et aides : Tulle, la ville si chère à Hollande

Le chef de l’Etat reste très attentif à la Corrèze et en particulier à Tulle, dont il fut maire et qui, au cours de l’année, a été bien dotée en subventions et en aides.

La lettre du Père Noël est arrivée il y a à peine une dizaine de jours. Elle est signée de la main de Jean-Marc Ayrault : en ces périodes de fêtes, le Premier ministre a le plaisir d’accorder « une subvention de 200.000 € » pour l’aménagement du parvis du futur cinéma de la ville de Tulle. Un cadeau de plus pour la préfecture de Corrèze, sur laquelle François Hollande, son ancien maire, garde un œil plus que bienveillant depuis son élection à l’Elysée.
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Hollande pas d’accord avec l’Insee : la courbe du chômage va bien s’inverser

Le président a confirmé jeudi soir son objectif d’inversion de la courbe du chômage en cette fin d’année malgré les prévisions de l’Institut national de la statistique (Insee), qui table sur une stabilisation du taux à 11% de la population active au premier semestre 2014.


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L’image du jour (Màj)

Addendum : L’AFP, l’Agence française de presse, a décidé de retirer une photo de François Hollande, prise mardi lors d’une visite du président de la République dans une école de Denain, dans le Nord. Jointe par 20 Minutes, l’AFP a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une censure ni d’une demande de l’Élysée mais d’une “décision éditoriale de l’agence, qui s’excuse auprès de ses clients“.

Le JDD

 “Hollande, il devrait faire comique !” – Olivier Delamarche

François Hollande a choisi de se rendre dans une école primaire de Denain, dans le Nord, en ce mardi de rentrée scolaire. (Photo Reuters – Réalisée sans trucage).

(Merci à Rob et à Boreas )

Japon : Après Fukushima, des mères de famille à la pointe du combat contre le nucléaire

Par Audrey Guiller 

Alors que des tonnes d’eau radioactive continuent à s’écouler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucléaires japonais se battent pour que les 52 réacteurs actuellement à l’arrêt le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face à un gouvernement pro-nucléaire, à une population qui pense tourner la page en jouant l’autruche, et à des médias qui les ignorent, la tâche est ardue.

60% de la population se déclare hostile à la politique pro-nucléaire du gouvernement, selon un sondage de juin 2013 [1]. Le mouvement peut-il s’appuyer sur cette opinion publique ? « Malheureusement, deux ans après l’accident, les Japonais ne veulent plus parler de Fukushima, ils veulent oublier », soupire Hajime Matsukubo. Subtilité d’un peuple à la culture singulière.

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Liban : Une participation de Paris à une opération en Syrie exposerait les militaires français

Malgré les difficultés diplomatiques, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, et la mise hors-jeu des Britanniques, le président Hollande a indiqué, ce 30 août, au quotidien Le Monde, ne pas exclure une intervention militaire en Syrie avant le 4 septembre prochain, jour où le Parlement sera convoqué en session extraordinaire pour débattre de la situation syrienne.

Soldat français de la Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban)

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”.

Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là.

Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

Mais il tend aussi à s’internationaliser, avec l’engagement du Hezbollah chiite, allié de Bachar el-Assad, de combattants iraniens (probablement) et de jihadistes venus de l’extérieur prêter main forte à leurs homologues syriens (ndlr, pour rappel, ces derniers n’ont pas effrayé plus que ça le régime syrien quand il les laissait passer en Irak, à l’époque où les Américains y étaient encore présents… Mais passons).

En outre, des puissances étrangères se font ainsi une guerre par procuration, l’Arabie Saoudite et le Qatar tentant de damer le pion à l’axe chiite (donc Téhéran) qu’ils redoutent sans doute plus que tout, en soutenant telle ou telle faction rebelle. Qui plus est, il y a des intérêts dont on ne parle que très peu. Comme par exemple ce projet de Doha de faire passer un gazoduc via la Syrie et la Turquie afin d’exporter son gaz vers l’Europe sans passer par le détroit d’Ormuz, à la merci d’un coup de sang iranien. Seulement, Bachar el-Assad s’y était opposé…
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Ah, ça ira, ça ira…

par Jacques Sapir

Notre Président s’est donc rendu à Clichy-sous-bois d’où étaient parties les émeutes de 2005. Il eut été plus opportun qu’il se rende à Trappes où des provocations islamistes minoritaires ont menacé la tranquillité de la population. Mais le courage politique n’est pas réellement le fort de François Hollande…

Le pavillon de la Lanterne près de Versailles, lieu de résidence lors des vacances estivales de François Hollande

Notre Président tient depuis des mois un discours optimiste, que ce soit sur la croissance ou sur l’emploi. Mais, son Ministre des Finances, Pierre Moscovici laisse entendre que le déficit budgétaire va déraper et atteindre autour de 4% cette année, tandis que les chiffres de croissance sont constamment révisés à la baisse : de +0,8% à -0,1% pour cette année, et de +1,2% à +0,6% pour 2014. Mais, les chiffres ne sont pas le fort de François Hollande…

Notre Président annonce la création de près de 100 000 emplois d’avenir d’ici à la fin de l’année 2013. Cependant, sur le terrain, le dispositif ne se met en place qu’avec les plus extrêmes difficultés. Mais, la réalité n’est pas le fort de François Hollande. Et, à vrai dire, on ne sait pas trop où est le fort de notre Président (si ce n’est à Brégançon, mais c’est une autre histoire).

A-t-il seulement pris la mesure de ce qui est en train de se passer dans ce pays, alors que ses conseillers se gargarisent des fameux « bons résultats » ? On sait ce qu’il en est.

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François Hollande : Le désastre annoncé des fausses prévisions économiques

Voici une chronique de BFM TV qui fait froid dans le dos. Emmanuel Lechypre nous dresse un portrait inquiétant concernant la réalité des chiffres de l’économie française.

François Hollande ne serait pas seulement nul en géographie, notre cher président est également un véritable cancre en économie. Après avoir parlé de Macédonie au lieu de Macédoine, le chef de l’état est maintenant ciblé par les spécialistes économiques.

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“Garantie jeunes” : Une nouvelle allocation pour 100.000 jeunes précaires

La “garantie jeunes“, promise par le gouvernement, sera expérimentée, ”pour une première vague de test”, dans 10 territoires de l’Hexagone, dès la rentrée prochaine. Dans un premier temps, près de 10.000 personnes seront concernés.

Cette allocation de 450 euros est destinée aux jeunes de 18 à 25 ans, qui ont quitté le système éducatif, qui n’effectuent pas de formation, qui ne travaillent pas et qui ne touchent pas plus de 483 euros par mois (plafond du RSA). Une situation précaire dans laquelle se retrouvent de plus en plus de jeunes.

Pour cette première phase d’expérimentation, seuls 10 territoires seront concernés: la Seine-Saint-Denis, le Vaucluse, le Finistère, l’Allier, l’Eure, les Vosges, l’Aude, le Lot-et-Garonne, les Bouches-du-Rhône et la Réunion. Le gouvernement a volontairement choisi des territoires ruraux et urbains. De plus, il a indiqué qu’il n’avait pas tenu compte des ”sensibilités politiques”.

Dès 2014, 10 autres régions entreront en phase d’expérimentation, afin de toucher ”jusqu’à 30.000 jeunes” : la Creuse, l’Essonne, l’Oise, la Seine-Maritime, la Savoie, le Pas-de-Calais, l’Ile et-Vilaine, la Dordogne. Au final, ce dispositif devra prendre en charge 100.000 jeunes par an ”en rythme de croisière”. Cette initiative est une suite logique face à l’état d’urgence pour le travail des jeunes, décrété par François Hollande.
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La douce vie des monarques républicains

En France, les présidents ont toujours vécu dans le luxe. Les dépenses de l’Elysée n’ont jamais été contrôlées. Aujourd’hui, François Hollande souhaite faire des économies. Du moins, un peu.

Par Michaela Wiegel, Frankfurter Allgemeine Zeitun.

(…)

Un budget royal

La Cour des comptes a déjà complimenté le président Hollande pour les six millions d’euros qu’il a permis d’épargner au bout d’un an de mandat en économisant non seulement sur les vins, mais aussi sur les frais de bouche de ses réceptions, les décorations florales, les voyages et autres dépenses.

Et pourtant, on ne peut pas dire que le président se soit tellement serré la ceinture. Avec un budget annuel de 102,9 millions d’euros, il peut encore dépenser plus du double que la reine d’Angleterre.

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Le voyage comme expérience intime de la mondialisation

Comme le disait Charles de Gaulle de ceux qui répétaient « Europe ! Europe ! » en sautant comme des cabris, le terme « mondialisation » suscite l’émoi de ses apôtres. La morgue en plus. Il faudrait être ignorant pour ne pas la célébrer. Le président de la Commission européenne, M. Jose Manuel Barroso, s’en est pris aux Français qui ne comprennent pas la mondialisation.

Un quotidien s’alarme-t-il de la baisse d’attractivité française pour les investissements étrangers qu’il trouve aussitôt un coupable : « Ce qui est en cause, c’est l’incapacité des élites publiques de ce pays à comprendre la mondialisation » (Le Monde, 7 juin 2013)

Qu’est-ce que ne verraient pas les mauvais esprits qui ne goûtent pas, ou pas complètement, les charmes de la mondialisation ? Un mouvement pourtant naturel et nécessaire. Du coup, ses apôtres évitent de donner leurs bonnes raisons de l’aimer : pour eux, cela va de soi.

C’est la rhétorique de toutes les dominations : transformer l’histoire en nature, la question en évidence et les critiques en obscurantistes. Par sottise et étroitesse d’esprit, ces derniers seraient hermétiques aux lois de l’économie ou de l’histoire.
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Chômage : François Hollande manipule t-il les chiffres ?

Récemment, lors de sa visite au Japon en juin, le président français François Hollande a annoncé la fin de la crise de l’euro. Il avait également indiqué qu’il préparait un grand plan pour lutter contre le chômage. En juin, on dénombrait 3,28 millions de personnes sans emploi en France. L’agence de presse Reuters a détaillé les éléments de ce plan.

✔ Le gouvernement a prévu la création de 30.000 emplois aidés dans l’Éducation Nationale. Les bénéficiaires de ces contrats, des diplômés de l’enseignement supérieur, seront embauchés pour un à deux ans.

✔ Il est également prévu de créer 100.000 « emplois d’avenir », qui permettront à des jeunes non qualifiés âgés de 16 à 25 ans de trouver du travail dans le secteur de la santé, les associations caritatives, et d’autres organisations à but non lucratif. Selon le gouvernement, 2.500 contrats de ce type sont signés chaque semaine.

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Une chômeuse interpelle François Hollande à La Roche-sur-Yon

En visite à La Roche-sur-Yon ce 06 août dans le cadre de l’emploi, le chef de l’État François Hollande a été interpellé dans la rue par une chômeuse de longue date. Elle réclame des solutions pour sortir de cette situation qui l’a obligée à retourner vivre chez ses parents.

L’Etat prévoit de supprimer 34.000 postes au sein de l’armée française d’ici à 2019

Présentée vendredi 2 août pour le dernier conseil des ministres avant les vacances du gouvernement, la loi de programmation militaire dessine les contours de l’armée française des années à venir. Selon les révélations du Journal du dimanche, une tendance générale émerge, qui pourrait faire grincer des dents : il y aura moins d’hommes pour plus d’avions et de blindés.

François Hollande et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

D’ici à 2019, l’armée perdra 34 000 de ses 280 000 emplois, dont 10 000 suppressions déjà actées sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’hebdomadaire du dimanche avance que les forces opérationnelles seront concernées pour un tiers, le reste touchera l’administration.

6 MILLIARDS DE RECETTES DE COMMANDES MILITAIRES

L’armée de terre et l’armée de l’air seront principalement affectées. Au moins deux bases aériennes et entre cinq et dix régiments devraient fermer. La dissuasion nucléaire devrait, elle, échapper aux mesures d’économies. Cité par le JDD, le général Desportes, enseignant à Science-po, déplore ce dernier choix, qui est selon lui “un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir et qui va une nouvelle fois détériorer l’outil conventionnel”.
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Nouvelle hausse du chômage en juin: 14.900 sans-emploi supplémentaires

Après une légère pause en mai, le chômage est bel et bien reparti à la hausse. Fin juin, 3.279.400 demandeurs d’emploi pour la seule catégorie A (sans activité) étaient inscrits à Pôle emploi, en France métropolitaine. Soit 14.900 chômeurs de plus qu’en mai (+0,5%) et 11,2% de plus qu’il y a un an. [...]

Le Parisien

(Merci à Garath)

François Hollande en plein déni de réalité économique

On dit habituellement que l’Histoire ne se répète pas… c’était sans compter sur François Hollande qui ne finit plus d’étonner sur sa politique économique.

François Hollande (La Rochelle – 2002)

Tandis que la France est plongée cette année dans la récession et connait un déclin économique structurel important, François Hollande a déclaré dans son interview du 14 juillet : « la reprise est là ».

Ce que François Hollande ignore sans doute, c’est qu’il a tristement paraphrasé le Président américain républicain Herbet Hoover qui avait déclaré en 1930 : « la reprise est au coin de la rue ».

La reprise de Hoover n’arriva jamais, et la crise s’est prolongée plusieurs années après la fin du mandat de Hoover. Il fallut attendre la défaite de Hoover et l’élection de Franklin Roosevelt pour que soit mise en place une politique permettant une véritable reprise.

Attentisme

Les États-Unis avaient en effet renoué avec la croissance grâce à la politique économique volontariste de Franklin Roosevelt, le « New Deal », inspirée des théories économiques de John Keynes.

En se murant dans un déni de réalité, François Hollande rejoue le même attentisme qui régnait avant Keynes, poussant l’imitation dans la même conception économique et l’emploi de même phrase.

Il est en effet illusoire de croire que les capitaux vont revenir tout seul en France, que le décrochage industriel français va subitement s’inverser, que les milliers de talents qui ont émigré vont d’un coup de baguette magique revenir en France, que la mauvaise gestion des dépenses publiques va s’améliorer d’un claquement de doigts et que les impôts reviendront par eux-mêmes à un niveau efficace pour l’ensemble de l’économie.

François Hollande, comme Herbert Hoover en 1930, est resté sur une conception ancienne et dépassée des facteurs de croissance. C’est pour cela que malgré ses engagements de campagne sur la croissance, sa politique économique a apporté la récession en France.

Il faut une grande politique de compétitivité

Dans les années 1930, il a fallu toute la conviction et le volontarisme de Franklin Roosevelt pour appliquer les théories de Keynes sur l’efficacité pour la production d’une politique de relance. La théorie keynésienne de la relance est d’ailleurs toujours valable, mais elle précise bien qu’elle perd d’efficacité lorsque l’économie est ouverte, ce qui est le cas de la France aujourd’hui.

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