«Les Français ruinés par l’immigration» de Gérard Pince

Gérard Pince est docteur en économie et spécialiste de l’économie du développement : il a publié en 2013 un petit livre intitulé Les Français ruinés par l’immigration (éditions Godefroy de Bouillon). Dans cet ouvrage assez aride Gérard Pince a résumé ses analyses de la comptabilité nationale destinées à évaluer l’impact des populations immigrées sur notre économie. Les sources de toutes les données chiffrées utilisées par l’auteur sont disponibles dans les annexes ; ce rapport est vérifiable par tous les amateurs d’arithmétique.

Les bases du calcul

A la différence d’autres rapports, celui de Gérard Pince ne prend pas en compte tous les étrangers et leurs descendants de la première génération mais seulement les étrangers d’origine extra-européenne parce que, selon lui, l’impact positif des étrangers d’origine européenne sur nos comptes nationaux masque l’impact négatif des étrangers originaires des pays tiers.

Par ailleurs et à la différence de rapports qui ont conclu au faible impact de l’immigration sur notre économie, celui-ci prend en compte la part des dépenses régaliennes qui sont imputables à ces étrangers (les premiers n’intègrent que les recettes).
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Les Français se montrent très pessimistes sur la situation économique du pays

La conjoncture économique de la France va s’aggraver cette année, selon 67% des Français qui, dans leur grande majorité, font dans ce contexte confiance aux PME pour “proposer des solutions constructives“, indique un sondage Ipsos diffusé mercredi matin.

Le pessimisme est de mise. Une large majorité de Français se montre en effet, inquiète quant à l’avenir de leur pays, à en croire un sondage de l’institut Ipsos et l’agence Comfluence, réalisé pour l’Ofop (Observatoire des fédérations et des organisations professionnelles) diffusé ce mercredi matin. 67% des personnes interrogées pensent ainsi, à l’instar de Bruxelles qui a dévoilé mardi ses prévisions, plutôt pessimistes, pour l’Hexagone, que la situation économique de leur pays va s’aggraver cette année.

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Sondage – Les Français plébiscitent l’euro

Le sondage de l’Ifop pour France-Soir prend gauche et droite à contre-pied : seule une minorité de Français rêvent d’un retour au franc.

C’est un coup de tonnerre, en tout cas un résultat inattendu, compte tenu des violentes critiques dont l’euro fait l’objet en France depuis des mois. Un euro qui n’apparaît pas si protecteur que cela, un euro parfois brinquebalant, un euro discuté par les Allemands et présenté par certains comme « en sursis ».

Or, quand l’Ifop demande aux Français – pour les mettre au pied du mur – s’ils souhaitent que leur pays abandonne l’euro et revienne au franc, la réponse tombe, sans aucune ambiguïté : c’est non. 72 % des personnes interrogées (contre 28 % d’un avis contraire) refusent l’idée d’un retour au franc.

Et, curieusement, dans les mêmes proportions s’agissant des sympathisants de gauche et des sympathisants de droite : dans les deux cas, 74 % veulent, disent-ils, s’en tenir à l’euro, aussi critiquable et imparfait soit-il. Ils n’imaginent pas une opération… « retour vers le futur ».

Quatre observations peuvent être faites.

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Le chômage, première préoccupation des Français

Le chômage est la première priorité des Français selon un sondage Harris Interactive pour RTL publié dimanche 2 janvier (*).

81% d’entre eux estiment ainsi que ce dossier devrait être traité prioritairement, devant le système social (73%) et le pouvoir d’achat (68%), et loin devant l’insécurité (49%) qui n’arrive qu’en 7e position.

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Comment les Allemands deviennent eurosceptiques

La question de l’euro et de sa survie est clairement posée en Allemagne. Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons, et europhile convaincu, prêche désormais pour l’éclatement de la zone euro et l’émergence de deux euros, un pour le Nord, un pour le Sud. Ce sentiment grandit outre-Rhin et explique nombre de choix de la chancelière.

« L’ultime bataille. Comment l’Europe ruine sa monnaie »

Quand, en France, on évoque Henkel, c’est plutôt au géant Allemand de la chimie et à ses produits ménagers « vus à la TV » comme Décapfour ou Minidoux, que l’on pense. De l’autre côté du Rhin, et davantage encore dans les milieux économiques, on pense Hans-Olaf, le prénom de l’ancien patron des patrons allemands. Lequel Hans-Olaf Henkel s’est dernièrement illustré par ses propos décapants sur la monnaie unique.

Dans son dernier livre, « Sauver notre argent, l’Allemagne est bradée » – tout un programme -, il ne propose rien moins que de liquider l’euro.

Sa thèse ? La solution à la crise européenne passe par la fin de la monnaie unique. Du moins sous sa forme actuelle, puisque y est prônée la séparation la zone euro en deux devises : une pour les pays du Nord, incluant l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas, et la Finlande et une autre pour les pays du Sud, dont la France.

Et Hans-Olaf Henkel, à l’instar du patronat allemand, de décliner ce qui ne convient pas à l’hyper puissance continentale. Cette nouvelle Zollverein, pourrait s’étendre à ses autres voisins germaniques : non membres de l’euro, il est persuadé que le Danemark, comme la Suède adhéreraient à l’euro du Nord.

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Les pauvres ne sont plus ce qu’ils étaient

Un nouvel article consacré à l’ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l’analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France.

On y apprend, notamment, que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l’on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire, avec le PIB par habitant suivant les départements. Ou même, en remarquant que le taux de chômage n’est pas forcément proportionnel au nombre d’immigrés présents dans tel ou tel département.

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Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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Les Français consomment moins mais s’endettent plus

La comparaison des courbes de la consommation et du crédit montrent que les Français, comme les Américains, empruntent désormais pour finir leurs fins de mois. Le plus court chemin vers le rebond de la crise.

Évolution des crédits de trésoreries aux ménages et de leur consommation de produits manufacturés

(Source: Banque de France, Insee)

« C’est Noël, offrez vous un crédit. » Comme chaque année, à la télévision, dans les boites à lettres, dans les grandes surfaces, l’imminence des fêtes se traduit par une intensification des propositions. Facilité de paiement, prêts personnels ou à la consommation, les établissements de crédits rivalisent pour ne pas rater la haute saison de ce business.

D’autant que, les ménages confrontés à une stagnation de leur pouvoir d’achat feront, cette année encore, d’avantage appel au crédit pour financer les fêtes. Crise et chômage obligent, la dépense moyenne estimée à 605 euros baissera de 4 % selon le cabinet Deloitte.

Mais ces prêts financent-ils vraiment des produits durables (automobile, ordinateur, textile) comme le voudrait la théorie économique ?

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Les trois France : France des privilégiés, France d’origine immigrée, France ostracisée

Par Michel Geoffroy

La crise sociale rampante que connaît notre pays révèle une fracture profonde qui divise de plus en plus la France en trois groupes concurrents, en trois France rivales.

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Maurice Allais et le coût de l’immigration (Rediff.)

Peu de domaines ont fait l’objet d’autant de désinformation que l’immigration. Maurice Allais, seul prix Nobel d’économie français, a remis les pendules à l’heure dans un ouvrage paru en 2002, “Nouveaux Combats pour l’Europe, 1995-2002 : Un aveuglement suicidaire. Pour une autre Europe”.

Voici des extraits (pages 52 et 53) de cet ouvrage sans concession. Trois points méritent particulièrement de retenir l’attention :

- l’extension des allocations familiales aux étrangers est dénuée de sens commun ;

- il n’y a pas de travail que les Français ne veulent pas faire, il y a des travaux qu’ils ne veulent pas faire à un certain prix ;

- l’immigration a un coût élevé en termes d’infrastructures d’accueil.

« Il faut mettre fin à l’inconscience totale qui a caractérisé jusqu’ici la politique d’immigration de la France. Lire la suite

L’Etat de lard

Par Jean-Pierre Crépin

Paris sera toujours Paris... ?

(…) un jeune russe : Victor, heureux d’avoir passé une soirée dans un bistrot français tel qu’il les imaginait, n’ayant passé son séjour parisien que dans des endroits dépourvus d’âme.

Le rejet du nationalisme ayant abouti au rejet de la nation, être français ne signifait plus qu’avoir des papiers français.

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Angoisser le futur pour mieux dominer le présent

On ne cesse d’agir dans le présent en imaginant ce que sera notre futur : c’est ainsi que les hommes agissent et croient, souvent de bonne foi, qu’ils agissent ainsi de façon rationnelle. Or, rien n’est plus faux car, bien souvent, leur vision du futur n’est qu’une croyance indémontrable.

Nos anciens avaient bien plus conscience que nous de l’imprévisibilité du futur, ils n’étaient pas aussi présomptueux que l’homme moderne, et acceptaient le chaos et l’indétermination émanant d’une réalité dont nous peinons à comprendre les plus simples mécanismes.

Le débat sur les retraites est sur ce point très démonstratif de la chose, la vision du futur nous imprime l’action dans le présent. Et nos hommes politiques comme nos pseudo-économistes usent de la peur du futur pour forcer la réforme, ou plutôt la démolition des retraites du présent. Ce faisant, ils oublient, peut-être volontairement, que ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui payent les retraites d’aujourd’hui.

Si les caisses sociales sont vides ou se creusent de déficits, c’est bien plus par manque de cotisants en nombre suffisant, tout comme en moyens financiers, que par l’explosion du nombre de retraités.

Comme je l’avais expliqué dans un texte précédent la vrai question n’est pas l’âge de la retraite, mais celle des capacités productives du pays. C’est très exactement ce qu’Emmanuel Todd vient d’expliquer, dans son texte consacré aux retraites.

Un pays qui produit ce qu’il consomme n’a pas à s’inquiéter de son vieillissement, on peut toujours se débrouiller pour mieux répartir les richesses. La question du nombre d’années de cotisation peut aussi être raisonnablement discuté. Mais il est absurde de vouloir augmenter le nombre d’annuités de travail, tout en laissant une telle masse de force potentiellement productive au chômage.

La peur du futur, ou les prévisions sur le futur construites par les médias dominants, eux-mêmes dominés par des intérêts particuliers, servent en grande partie à justifier des actions dans le présent. Le futur tel qu’il sera réellement, nous l’ignorons en grande partie, mais le discours qu’ont les dominants sur le futur nous en apprend beaucoup sur ceux qui dominent la société française.

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Pour 75% des Français, la France peut connaître une crise comme la Grèce

Merkel, Papandreou et Sarkozy

Quelque 75% des Français estiment que la France pourrait connaître une situation de crise comparable à celle de la Grèce, selon son sondage BVA pour Canal+ rendu public jeudi.

Pour 24% d’entre eux, en revanche, l’état de nos finances protège la France de risques de faillite aussi graves.

Par ailleurs, 60% des Français sont d’accord avec la décision des pays européens d’aider la Grèce, en lui prêtant plusieurs milliards d’euros, et 76% d’entre eux sont opposés à l’idée d’exclure ce pays de la zone euro.

62% jugent en revanche justifiées les exigences de l’Allemagne, qui demande à la Grèce des efforts importants pour assainir ses finances (baisse des salaires des fonctionnaires, etc.).

Sondage réalisé par internet les 27 et 28 avril auprès d’un échantillon de 1.183 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

AFP

Le ”système capitaliste” est décrié par les Français (sondage)

Le “système capitaliste” est jugé inégalitaire et incompatible avec le développement durable par une large majorité des Français, qui appellent de leurs voeux, sans trop y croire, un modèle plus efficace, selon un sondage publié mardi par l’Institut de France.

Pour 71% des personnes sondées par l’institut Opinionway, le terme “capitalisme” évoque quelque chose de négatif, un sentiment qui transcende les générations et les catégories sociales et qui est même partagé par 47% des sympathisants de droite.

La croissance économique ne bénéficie qu’à un petit nombre, pour 77% des personnes interrogées.

Le fait que ce sont “toujours les mêmes” qui profitent de l’économie de marché est le principal défaut cité par les sondés. Ces bénéficiaires présumés du système sont les actionnaires, d’après 87% des Français. Et deux tiers d’entre-eux estiment que les salariés en sont les principales victimes, une certitude qui se renforce en descendant dans l’échelle sociale.

Enfin, un Français sur deux considère que l’économie de marché n’est pas compatible avec le respect de l’environnement.

Du coup, 58% des sondés assurent qu’on pourrait “inventer mieux” que ce système “imparfait”, un sentiment qui convainc 48% des sympathisants de droite et 66% de ceux de gauche. Mais seuls 7% des Français s’attendent à des modifications profondes après la crise.

Ce sondage, réalisé pour la Fondation croissance responsable, lancée mardi par des entrepreneurs à l’Institut de France, montre toutefois que le rapport au système capitaliste est plus ambivalent que ne le suggèrent ces données.

Ainsi, si le profit, le libéralisme et le marché sont des concepts perçus de manière négative par une majorité de personnes, l’argent et la concurrence sont des termes jugés positifs. Quant à la propriété privée, c’est un droit fondamental aux yeux de 92% des sondés.

De même, les Français pensent à la fois que l’objectif d’une entreprise est de faire des bénéfices (91% des réponses) et de créer des emplois (83%).

Enfin, si 60% considèrent que l’organisation économique de la France est plutôt “libérale”, les termes qui la caractérisent mieux sont selon les sondés “protection sociale” (56%) et “dépense publique” (61%).

L’étude a été réalisée les 17 et 18 février auprès d’un échantillon de 1.001 personnes interrogées en ligne et représentatives de la population française de plus de 18 ans.

AFP (via Les Echos)

(Merci à SPOILER)

67 % des Français contre le bouclier fiscal

Le magazine Le Point fait paraître quatre articles sur ce sujet sensible. Nous en avons ajouté, de même source, un autre qui, en 2007, posait la question, toujours d’actualité, d’une mesure très contestée.

I – 67 % des Français contre le bouclier fiscal

Le bouclier fiscal, que Nicolas Sarkozy n’entend pas remettre en cause, est contesté par 67% des Français, 39% réclamant sa suppression définitive et 28% sa suspension, selon un sondage CSA * paru jeudi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Seul un quart des personnes interrogées (25%) estime qu’il faut maintenir cette mesure symbolique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, contestée de plus en plus ouvertement au sein de la majorité.

Près de neuf sondés sur dix (87%) jugent en outre qu’il faut “demander aux plus riches de participer davantage à la solidarité fiscale”.

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Selon le C.O.R., des perspectives économiques plus sombres que jamais

Selon le Conseil d’orientation des retraites, le retour au plein emploi serait repoussé de 9 ans. L’impact de la crise sur l’économie pourrait être plus violent que prévu. Seule certitude : la facture devrait avoisiner les 100 milliards d’euros en 2050.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient d’envoyer à chacun de ses membres, en vue de la réunion plénière qui doit se tenir mercredi, une révision de ses prévisions macroéconomiques afin de pouvoir réajuster fin avril ses projections financières des différents régimes de retraite à terme.

«Les dernières projections du COR ont été réalisées en 2007», indique le conseil en introduction. «Elles sont donc antérieures à la crise économique et financière qui a débuté en 2008 et a contribué à une dégradation plus rapide que prévu des comptes des régimes».

Selon lui, l’impact de la crise sera important mais reste difficile à chiffrer. «Les conséquences à plus long terme de la crise sur les perspectives financières des régimes de retraite, dépendent de fait des effets de la crise sur la croissance et le chômage à moyen et long terme, qui sont incertains», confirme le COR qui fait donc trois scénarios d’évolution, entre autres, de ces deux paramètres fondamentaux.

Alors qu’il anticipait, dans son scénario de base, en 2007, un retour au plein emploi huit ans plus tard – c’est-à-dire un taux de chômage de 4,5 % -, il le repousse désormais de neuf ans, en 2024. Dans le meilleur des cas.

Pis, il indique dans son scénario C, le plus noir, que le taux de chômage pourrait plafonner à 7 % à partir de 2022 et donc ne jamais atteindre le plein-emploi.

La croissance potentielle ? Elle pourrait être, selon les nouvelles projections du COR, de 1,7 % entre 2009 et 2013, de 2,1 % entre 2014 et 2020 puis de 1,9 % jusqu’en 2050. Dans cette hypothèse, «la crise n’aurait aucun effet, en niveau, sur le PIB à long terme» et impacterait la croissance potentielle jusqu’en 2013, en la réduisant de 0,4 point par rapport à celle observée entre 1999 et 2008.

Enfin, là encore, dans le meilleur des cas, car les deux autres scénarios évoqués sont bien moins optimistes.
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Jacques Sapir, économiste alternatif et souverainiste

Par Laurent Pinsolle

Après avoir lu beaucoup de livres de penseurs alternatifs (…), Jacques Sapir était le dernier grand intellectuel que je voulais étudier.

« Le nouveau 21ème siècle » [Ed. du Seuil, mars 2008], écrit avant le déclenchement de la crise économique, est un ouvrage de référence sur l’économie et l’idée nationale.

Retour sur la crise de 1997-1999

C’est un point commun de Jacques Sapir avec les deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman, que de donner une importance particulière à la crise qui a secoué les pays émergents à la fin des années 90. Pour lui, comme pour eux, cette crise est la conséquence d’une déréglementation excessive, notamment sur le plan financier et monétaire et elle démontre, 10 ans avant la crise des subprimes, les immenses dangers de la globalisation néolibérale.

Ce livre complète parfaitement « La grande désillusion » de Joseph Stiglitz, qui travaillait à la Banque Mondiale à cette époque.

S’il en donne une lecture plus politique, le constat économique est aussi sévère. Il montre l’absurdité d’un système où le FMI prêtait de l’argent à des pays émergents pour défendre leur monnaie, à un coût exorbitant, tout en étant voué à l’échec la plupart du temps. Il souligne que « la Malaisie et le Chili (…) ont dû leur réussite à des mesures de contrôle de capitaux ».

Bref, alors que le FMI déversait de l’argent pour lutter contre les marchés, tout en imposant des mesures d’austérité souvent violentes pour la population, la solution à cette crise était une restriction des marchés de capitaux. L’auteur souligne malicieusement : « si les Etats-Unis sont capables d’engager à perte plus de 60 milliards de dollars pour tenter d’enrayer une crise financière (…) n’eût-il pas été plus judicieux d’investir la même somme dans des actions de développement ? »
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La crise du logement affecte 10 millions de Français

La France compte 3,5 millions de mal-logés et dix millions de ses habitants sont affectés, de près ou de loin, par une crise du logement qui ne cesse de s’aggraver, prévient la Fondation Abbé Pierre. Dans son 15ème rapport annuel, publié lundi, l’organisation souligne que “l’aggravation progressive de la crise du logement aboutit à un vrai problème de société” dont les autorités ne semblent pas avoir mesuré l’ampleur.

Aux 3,5 millions de mal-logés s’ajoutent 6,5 millions de personnes fragiles, susceptibles de basculer à tout moment dans cette première catégorie, en cas d’éclatement de la famille ou de perte d’emploi, par exemple. “Le fait d’être logé ne signifie pas qu’on est à l’abri des difficultés“.

La crise du logement est bien antérieure à la crise financière, puis économique, qui a submergé le monde à partir de l’été 2008, alors que ni ses manifestations ni ses causes n’ont été traitées.

Le problème du logement “s’ancre dans la durée” et la crise “ne fait que renforcer des difficultés qui perduraient depuis longtemps“, renchérit Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre. Lire la suite

Français et Britanniques n’ont plus confiance dans les banques

Après un an et demi de crise, les 3/4 des Français et des Britanniques sont persuadés que les banques n’ont pas tiré les leçons de la crise. Et les faits semblent plutôt leur donner raison.

Entre les banques et l’opinion publique, la rupture est consommée. Un an et demi de crise financière sur fond de polémique autour des bonus ont eu raison de la confiance des Français et des Britanniques dans leur système financier, d’après une étude croisée de l’Ifop pour Le Monde publiée ce mardi.

Défiance à l’égard des banques

En France et en Grande-Bretagne, alors que les systèmes politiques et idéologiques sont très différents et que la violence de la crise n’a pas été la même, les opinions publiques sont sur la même longueur d’onde. Il y a une défiance identique à l’égard des banques,” analyse Jérôme Fourquet, Directeur Adjoint du Département Opinion et Stratégies d’entreprise à l’Ifop.

80 % des Français et 73 % des Britanniques considèrent que les banquiers n’ont pas tiré les leçons de la crise et conservent des comportements risqués. Une analyse qui intervient alors que les primes de fin d’année devraient atteindre des montants records en 2010, de chaque côté de La Manche.

Les 3/4 des personnes interrogées dans les deux pays sont ainsi convaincues qu’une nouvelle crise économique et financière se produira dans les prochaines années. Lire la suite