Belgique/Israël/France : Vaste escroquerie aux droits d’émissions de CO2

La justice bruxelloise a découvert une importante fraude aux droits d’émissions de CO2, dont la principale victime a été la banque Fortis, qui a perdu 72 millions d’euros. La fraude découverte en Belgique n’est toutefois qu’une petite partie de ce qu’Alex Khann avait mis en place.

L’enquête, qui a débuté en 2009, est aujourd’hui clôturée. La Belgique a demandé à l’État d’Israël d’extrader Alex Khann. Le juge d’instruction bruxellois Michel Claise souhaite le faire comparaître car il aurait dirigé l’organisation criminelle qui a monté l’escroquerie sur les droits d’émissions de CO2.

Le millionnaire franco-israélien aurait fait près de 5 milliards d’euros de butin dans toute l’Europe entre 2008 et 2010, dont la majeure partie en France.

Alex Khann et son complice, Ezra B., sont soupçonnés notamment de fraude à la TVA, blanchiment et faux en écriture. Un homme d’affaires français qui a œuvré comme agent boursier est également soupçonné.

DHNet

Le noble Nobel et les CDS grecs

Les CDS sur la dette grecque ne vont pas se déclencher. Faut-il y déceler une sorte de complot? Joseph Stiglitz ne se fait pas que des amis…

Joseph Stiglitz n’a pas sa langue en poche. Dans une tribune publiée sur L’Echo du 8 février, le prix Nobel d’économie égratigne la Banque centrale européenne et son manque de transparence.

Dans le dossier grec, Stiglitz estime que la position de l’institution de Francfort a été pour le moins curieuse. Elle s’est ainsi toujours opposée à ce fameux “événement de crédit ”, lié à un défaut de paiement de la Grèce, qui déclencherait les contrats de CDS.

Que n’a-t-on écrit sur ces “credit default swaps ”, ces contrats qui permettent de s’assurer contre un défaut de paiement? Un produit qui a enfoncé des firmes comme AIG et Fortis en pleine tourmente financière en 2008, et qui a ensuite mis à mal des pays, comme la Grèce.

A la base, un CDS peut s’avérer utile. Il permet à un détenteur d’une obligation de se couvrir contre le défaut de paiement de l’émetteur. Comme un “bon père de famille” assure sa maison contre un incendie. Mais quand ce sont majoritairement des non-détenteurs de l’obligation qui se ruent sur les CDS, cela se corse. Il s’agit alors d’acteurs qui s’assurent contre un risque financier qu’ils ne courent pas. Ou comme l’indiquait Peter Praet, “c’est un peu comme si j’achetais une assurance contre le risque d’incendie de la maison d’une tierce personne ”. En d’autres mots, ce serait presqu’une incitation à mettre le feu à la maison du voisin.

Mais revenons à Athènes. Les banques européennes détiennent quelque 40 milliards d’euros de dette grecque. On aurait pu supposer que face au risque de défaut sur leurs obligations, les banquiers, en gestionnaires avisés, achètent une assurance sous forme de CDS.

Dans ce cas, un régulateur qui prend en compte la stabilité financière du système veille en principe à ce que l’assureur paye en cas de perte. Pourtant la BCE veut que les banques ne soient pas dédommagées en cas de perte sur les obligations qu’elles détiennent ”, s’étonne Stiglitz.

Juges et parties?

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«Le public doit savoir que les marchés sont manipulés !»

Marc Fiorentino est un financier qui s’assume mais qui n’assume pas pour autant tout ce que la finance fait. Sa deuxième vie, à côté de la finance, est l’écriture. Ce Français de souche tunisienne est en effet aussi, « à titre accessoire, » l’auteur comblé de véritables bestsellers – le dernier en date étant Pour tout l’or du monde (1).

Fortune faite mais pas « rangé des voitures » pour autant, il dit avoir écrit son dernier roman avec la volonté de raconter et de vulgariser ce qui peut se passer réellement dans les coulisses du secteur financier, un monde qu’il connaît au demeurant fort bien pour y travailler lui-même depuis maintenant 26 ans. Morceaux choisis d’une rencontre dans son bureau parisien, au siège de ses sociétés (Euroland, Allofinance…), basé… rue Balzac.

Que pensez-vous de la situation en Grèce ?

Marc Fiorentino : C’est la genèse de mouvements beaucoup plus forts. C’est un « test » avant de mener un jour « la mère de toutes les batailles », celle sur la dette américaine. Le grand public doit donc comprendre que les marchés sont en fait manipulés. Pour l’instant, les fonds spéculatifs fourbissent leurs armes sur des cibles plus petites. Et tout comme Hitler a envahi la Pologne et la Tchécoslovaquie avant de s’en prendre finalement à la France, les fonds spéculatifs s’en prennent pour l’instant à la Grèce avant de s’en prendre par la suite aux États-Unis !

Fortis ? «On a fait paniquer les gens pour qu’elle puisse être ‘ramassée à la casse’.» La Grèce ? «C’est un test avant la ‘mère des batailles’ sur la dette américaine.» Qu’est-ce qui arrêtera les spéculateurs ? Morceaux choisis de Marc Fiorentino, l’un des gourous les plus courus de la place financière parisienne, qui prédit l’implosion prochaine de l’économie chinoise.

Mais de là à imaginer que les Américains accepteront de se (sou)mettre au régime sec du FMI…

Les Américains n’auront pas envie de se défendre et, à la limite, ils en appelleraient presque de leur voeux une attaque sur la dette américaine !

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Crédits au secteur privé : première régression depuis 1991

Les prêts consentis aux ménages et aux entreprises de la zone euro ont reculé en septembre pour la première fois en rythme annuel depuis que la statistique existe, a annoncé la Banque centrale européenne. De septembre 2008 à septembre 2009, les crédits au secteur privé ont baissé de 0,3%, une tendance inédite depuis 1991.

D’un mois sur l’autre en revanche, le nombre de prêts octroyés a progressé après deux mois de baisse, notamment en raison de la hausse des prêts accordés aux particuliers venue compenser la chute du crédit aux entreprises. Lire la suite