L’État est-il mauvais payeur ?

600 milliards d’euros: c’est le montant des dépenses de l’État chaque année. Envers les particuliers et salariés, les PME ou les grandes entreprises, l’État est un client exigeant mais souvent mauvais payeur. Pourtant, la loi l’oblige à régler ses factures dans les trente jours, et il doit être exemplaire. C’est loin d’être toujours le cas, et parfois, ceux qui vivent de ses commandes tremblent.

Le mauvais élève? Le ministère de la Justice. Rencontre avec le directeur d’une fourrière ou encore une psychologue et experte judiciaire. Tous, qu’ils soient entreprise ou indépendant, sont asphyxiés par les retards de paiement de l’État, qui n’oublie cependant jamais de réclamer son dû en impôts et taxes.

Même les fonctionnaires ne sont pas à l’abri. Les militaires, par exemple, sont victimes d’un logiciel de paie qui accumule les bugs. Entre difficultés budgétaires et dédales administratifs, comment de telles erreurs peuvent-elles se produire?

Finlande : 8 jours de congés en moins pour les fonctionnaires

Le gouvernement de droite en Finlande a annoncé ces deux derniers jours une nouvelle cure d’austérité pour relancer la compétitivité du travail et alléger le budget de l’État.

Il propose notamment de réduire de huit jours la durée des congés des fonctionnaires (actuellement de 38) et de ne plus rémunérer deux jours fériés pour les salariés.

Le train de vie indécent de nos chers sénateurs (Màj vidéo)

Addendum du 01/10/2014 : Comment les sénateurs puisent dans la cagnotte de la réserve parlementaire

Ni vu ni connu, le 16 avril dernier, les 26 sénateurs qui forment le bureau du Sénat ont substantiellement amélioré le statut des fonctionnaires à leur service. D’un trait de plume, ils ont allongé de 6 ans la durée pendant laquelle un fonctionnaire peut travailler en dehors du Sénat sans perdre le droit d’y revenir. Portant ainsi ce qu’on appelle la “disponibilité” à 18 ans. Un confortable parachute.

Cette décision ne doit rien au hasard puisque le premier bénéficiaire n’est autre que Bernard Rullier, conseiller parlementaire de François Hollande et membre du prestigieux corps des administrateurs du Sénat.

Il aurait été difficile de priver le président d’un de ses conseillers en le rappelant pour une sombre affaire de règlement interne, reconnaît sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire. Et on se voyait mal le radier… D’autant que le conseiller est aussi un très proche de Jean-Pierre Bel, l’actuel président de la Haute Assemblée.

Bienvenue au Sénat, la deuxième chambre de la République, qui ce dimanche 28 septembre est repassé de gauche à droite, à l’occasion du renouvellement de la moitié de ses 348 élus. Ici, les privilèges se distribuent en toute discrétion, et l’opacité est la règle dès qu’il s’agit de cuisine interne.

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Inde : Des milliers d’étudiants indignés par une épreuve d’anglais

Une simple épreuve d’anglais a provoqué ces derniers mois le soulèvement de milliers d’étudiants à travers l’Inde. Descendus dans la rue pour réclamer “l’égalité des chances”, ces jeunes protestent contre le concours d’entrée dans la fonction publique qu’ils jugent discriminatoire.

(Merci à Tilak)

Attali : “Nos fonctionnaires sont payés à crédit à partir du 15 septembre”

Les fonctionnaires français seront payés à crédit à partir du 15 septembre, c’est en substance ce qu’a déclaré ce matin Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand.

Il revient également sur les relations entre Arnaud Montebourg et Manuel Valls, tout en tirant la sonnette d’alarme quant aux déficits accumulés par la France.

Jacques Attali : « Tout le monde doit s’habituer à l’idée d’avoir plusieurs emplois en même temps »

Extraits de l’entretien accordé par Jacques Attali au Bondyblog

[...] Vous dites qu’ « avec les nouvelles technologies et l’évolution des marchés, nous sommes tous en train de devenir des intermittents ». Êtes-vous en train de devenir un intermittent Mr Attali ?

J’ai toujours été un intermittent, enfin presque toujours. Un intermittent c’est quelqu’un qui fait plusieurs choses à la fois, qui n’est salarié de personne et qui a plusieurs activités. J’ai la chance à mon âge de n’être pas tellement en situation précaire, mais

je pense que tout le monde, mis à part les fonctionnaires, doit s’habituer à l’idée de se débrouiller, de créer sans cesse son propre emploi, d’avoir plusieurs emplois en même temps, de ne rien attendre de personne. C’est ça qui est l’avenir et ce n’est pas une situation négative, mais une situation positive.

[...] La création d’entreprise pour les classes populaires, c’est très dur !
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L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste

La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement , pour en devenir le directeur général pour la France!

Si l’information se confirme, elle risque de faire grand bruit. D’abord parce que la régularité de ce pantouflage pourrait poser problème. Ensuite parce que ce jeu de chaises musicales autour de la même banque vient confirmer la porosité entre les milieux bancaires et le pouvoir socialiste.

La Commission de déontologie de la fonction publique s’est réunie jeudi 12 juin et, dans le lot des avis qu’elle a rendus, l’un d’eux concerne David Azéma, l’actuel directeur de l’APE, la très puissante administration de Bercy qui gère les plus grosses participations détenues par l’État (les 84,5 % dans le capital d’EDF ; les 36,7 % dans GDF-Suez ; les 11 % dans Airbus ; les 14,1 % dans PSA ; etc.).

Une fois qu’ils sont rendus, les avis sont publiés mais avec beaucoup de retard, et les noms des personnes concernées sont « anonymisés ». Pour l’heure, il n’est donc pas possible de savoir par les voies officielles quel a été l’avis dans le cas de David Azéma. Selon nos sources, il aurait toutefois été positif, mais la commission de déontologie l’aurait assorti de réserves, comme elle le fait souvent.
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Grande Bretagne : 500.000 fonctionnaires en moins, l’amère potion anglaise

Même Margaret Thatcher n’avait pas osé aller aussi loin ! Depuis quatre ans, la cure d’amaigrissement de l’État britannique est sans précédent.

Pour réduire le déficit public, 500.000 emplois de fonctionnaires doivent être supprimés et l’administration doit économiser 95 milliards d’euros. Comment s’y prennent-ils ? Et dans quel état sont les services publics ?

Enquête dans la municipalité de Trafford près de Manchester. Là-bas, ce sont dorénavant des bénévoles qui s’occupent de l´accueil au commissariat de police ou de l’entretien des espaces verts…

Portugal : Coupes sévères dans les dépenses publiques

Au moment où les politiques d’austérité suscitent mécontentements et doutes à travers l’Europe, le Portugal se met à son tour à la diète. Le Premier ministre portugais a annoncé vendredi une série de coupes sévères dans les dépenses publiques pour permettre au pays, sous assistance financière, de respecter ses engagements budgétaires.

Grâce à ces mesures, une douzaine au total, le Premier ministre espère parvenir à respecter les objectifs, déjà allégés deux fois, que la “troïka” (UE-FMI-BCE) des bailleurs de fonds lui a fixés: un déficit public à 5,5% du PIB cette année, à 4% en 2014 et à 2,5% en 2015 pour revenir en dessous de la limite des 3% définie par Bruxelles.

Dans un discours à la nation, Pedro Passos Coelho a annoncé le report de l’âge du départ à la retraite à taux plein à 66 ans et l’allongement du temps de travail de 35 à 40 heures pour les fonctionnaires. Leur nombre devrait être réduit de 30.000 sur un total d’environ 700.000 par le biais de départs volontaires.

L’approbation de ces mesures par la “troïka” est la clé pour que le Portugal obtienne une nouvelle tranche d’aide de 2 milliards d’euros dans le cadre du plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé par l’UE et le FMI en mai 2011. Elles doivent également permettre au Portugal d’obtenir un allongement des délais de remboursement des prêts qui lui ont été accordés, ce qui devrait faciliter son retour sur les marchés financiers avant la fin du plan d’aide jusqu’à l’été 2014.
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Europe : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Nos dirigeants ne réalisent pas qu’ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais . Car la classe moyenne à qui l’on refuse toute perspective de promotion sociale, pourrait voir la révolution comme son dernier recours pour se faire entendre.

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d’Octobre, qui a été un coup d’État perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s’agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d’un groupe organisé, encore moins d’une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd’hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n’appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

Citoyens de deuxième catégorie
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“Classes moyennes” : Un marqueur politique à la définition floue

La hausse des droits de succession ? “Un crime à l’égard des classes moyennes” pour le député UMP Marc Le Fur. La hausse du smic ? Une mesure “de pouvoir d’achat en faveur des classes populaires et des classes moyennes” pour le gouvernement.

Il suffit de rechercher, dans les comptes rendus des séances de l’Assemblée, les mots “classe moyenne” pour se rendre compte à quel point cette notion est devenue un argument politique : seize occurences sur la seule séance du 19 juillet dernier ! Avec une grande variété d’emploi. “Nous militons pour défendre les familles et les classes moyennes”, explique Patrick Ollier en évoquant les droits de succession. “Nous n’avons pas forcément la même définition des classes moyennes”, rétorque Jérôme Cahuzac.

Mais qu’est-ce au juste qu’une classe moyenne, alors que selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), moins de 5 % de la population estime appartenir aux classes “aisées” ou “privilégiées” ? Le plus souvent, les perceptions à ce sujet sont pour le moins déformées, quelques chiffres suffisent pour s’en rendre compte.

  • Revenus : le grand malentendu

Prenons l’élément le plus concret, celui du revenu. A partir de combien par mois fait-on partie des classes moyennes ? Et jusqu’à combien ? On peut tout lire sur la question. Et nombre de personnes gagnant 3 000 ou 4 000 euros par mois s’estiment en toute bonne foi membres de ce club de la “classe moyenne”.

Ces cadres ou professions libérales l’ignorent le plus souvent, mais ils ne sont pas du tout dans les classes moyennes. Le Credoc applique une méthode simple, reprise par l’Observatoire des inégalités : on divise la population par tranches équivalentes à 10 % du total. Les 30 % les moins riches sont les catégories ‘”modestes” ou “populaires”. Les 20 % les plus aisés sont les catégories “aisées”. Les 50 % restant composent donc les classes moyennes.

Voici ce qu’on obtient, avec cette méthodologie, en ne prenant que les  salaires net du privé et semi-public, pour l’année 2010 :

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En Europe, la rigueur frappera les aides sociales et la fonction publique

Les caisses de l’État sonnant vide presque partout en Europe, le déficit public est devenu la cible de tous les budgets présentés ces dernières semaines devant les Assemblées des États-membres. Les mesures tournent autour de trois grands axes : réduction des aides sociales, coupes dans la fonction publique et recours à l’arme fiscale.

* Une réduction généralisée des aides sociales

Sans surprise, c’est au Royaume-Uni que les coupes sont les plus franches : le budget de l’assurance sociale y atteint 194 milliards de livres (222 milliards d’euros), de quoi en faire une cible privilégiée du plan d’austérité présenté par la coalition au pouvoir.

Au risque de susciter de vives polémiques, le chancelier de l’échiquier, George Osborne, a annoncé lundi 4 octobre que les aides sociales seront désormais plafonnées et ne pourront plus dépasser le revenu moyen britannique, soit environ 500 livres par semaine (580 euros). M. Osborne a également sonné le glas des allocations familiales “pour tous” : les ménages les plus aisés ne pourront plus y prétendre. 1,2 million de familles britanniques seraient concernées, pour une économie d’environ un milliard de livres.

Les allocations logement seront également révisées à la baisse, ce qui pourrait entraîner, selon les détracteurs du projet, un exode massif des familles vers les banlieues, les centres-villes, qui comptent parmi les plus chers d’Europe, étant devenus inabordables pour les familles de la classe moyenne.

Présentée comme une réforme “juste” par le premier ministre, David Cameron, cette mesure est très critiquée par l’opposition, mais aussi dans les rangs du Parti conservateur.

Au Portugal, le projet de budget pour l’année 2011 prévoit une baisse du montant du revenu minimum d’insertion ainsi que la suppression des allocations familiales pour les revenus les plus élevés. Déjà très affectée par une réforme du travail controversée, qui facilite les licenciements économiques et diminue les indemnités, l’Espagne a dû de son côté mettre fin à un certain nombre de prestations sociales, tel le “chèque bébé” et l’aide aux chômeurs de longue durée.

* La fonction publique au régime sec

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L’Europe est à la veille d’une crise économique historique

Selon une source ayant déjà annoncé plusieurs faits qui se sont avérés : la France va perdre son triple A, la zone euro va imploser, l’Europe est à la veille d’une crise économique historique

Qui est cette fameuse source qui alimente depuis plusieurs mois Rebelles.info pour nos informations économiques ? C’est une personne très bien placée, un fonctionnaire, proche des cercles du pouvoir. Il n’est pas possible de révéler son identité. Tout d’abord parce qu’elle ne le veut pas. Ensuite parce qu’elle subirait immédiatement des sanctions. Mais ce que nous savons c’est que cette source est crédible. Hélas !

Souvenez-vous. Le 05 novembre 2009 nous avions publié un article, URGENT : La semaine durant laquelle la France est passée tout près de la banqueroute,  dans lequel nous avions révélé que les trois agences de notation américaines avaient discrètement fait savoir aux autorités françaises qu’un emprunt trop important de la France les obligerait à abaisser sévèrement la note de la France.

Il devient dangereux de conserver son épargne dans les banques. La tempête qui s’annonce risque de faire fondre vos économies. Il est temps de penser à retirer votre argent et de le conserver sous votre matelas.

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Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

«La guerre des classes existe, c’est un fait. Mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter.»

(Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, New York Times, 29 novembre 2006)

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C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent, aujourd’hui, d’après l’Insee, 9,3% de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années.»

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?

Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ».

Dans leurs Working Papers n° 231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share («Hausse tendancielle mondiale de la part des profits»), eux insistent pourtant sur les «hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui», sur cette «marge d’une importance sans précédent», sur cette «preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires» et ainsi de suite sur vingt-trois pages.

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Le Portugal prochaine cible des marchés

La fragilité économique et politique du Portugal fait craindre que le pays soit la prochaine cible des marchés.

Cristiano Ronaldo, l’un des footballeurs les plus riches de la planète, “a la certitude que son argent sera en sécurité au Banco Espirito Santo.” Sur les publicités de BES, la principale banque portugaise, l’image de la star s’affiche comme un contre-pied à l’offensive des marchés sur la crédibilité financière du pays. “Ceux qui parient sur la banqueroute du Portugal vont perdre beaucoup,” a déclaré le président de la République, Anibal Cavaco Silva, en réponse aux pressions exercées sur la dette portugaise.

Le Portugal connaîtrait une situation comparable à celle de l’Argentine en 2001, selon un article de deux économistes américains publié le 15 avril dans le New York Times. Après la Grèce, le Portugal ? Il n’en fallait pas plus pour que les spéculateurs internationaux cherchent à vérifier ce sombre pronostic.

Les marchés sont nerveux et surréagissent aux titres de presse alors que les fondamentaux n’ont pas changé, minimise Carlos Andrade, chef économiste du groupe BES. Le pays n’a pas de problème de liquidités. Depuis le début de l’année, il est allé plusieurs fois sur le marché sans difficulté, il n’y a pas de raison pour que les primes de risque augmentent.
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Fonctionnaire grec : ce qu’il gagne, ce qu’il va perdre

Seulement un départ de fonctionnaire sur cinq remplacé, réduction drastiques des salaires et gel des retraites… Les mesures de rigueur, effectives à partir de cette semaine, visent un service public pléthorique.

Les primes diverses représentent une part très importante des salaires des fonctionnaires. Il faut aussi ajouter à leurs revenus les allocations familiales, directement intégrées à la fiche de paye.

Les primes diverses représentent une part très importante des salaires des fonctionnaires. Il faut aussi ajouter à leurs revenus les allocations familiales, directement intégrées à la fiche de paye.

Les fonctionnaires grecs ont contribué à creuser les déficits du pays, ils participeront également en grande partie au redressement des finances publiques. Et ce, pas plus tard qu’à partir de cette semaine. Le gouvernement socialiste de Georges Papandreou a en effet décidé de s’attaquer au secteur public pléthorique afin de réduire les dépenses de l’État grec.

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USA : le Pentagone plombé par ses sous-traitants… vive les fonctionnaires !

Comment réduire les coûts du Pentagone ? Grave question, à laquelle le Congrès vient de trouver une réponse : en remplaçant ses sous-traitants privés par des fonctionnaires, l’Etat économisera 44 000 dollars par poste ! Une pierre dans le jardin du l’ultralibéralisme et… un Nobel de l’économie pour Obama ?

Mercenaires de la société Blackwater

Le département de la Défense américain estime qu’il pourra économiser 44.000 dollars tous les ans pour chaque poste de sous-traitant remplacé par un fonctionnaire, selon un rapport du Sénat détaillé par le Washington Post.

D’où le vote, [le 19 décembre 2009] au Congrès, d’une ligne de crédit de 5 milliards de dollars, pour embaucher de nouveaux agents gouvernementaux amenés à remplacer ces onéreux contractants, aux Etats-Unis comme à l’étranger. L’histoire ne dit pas combien d’employés seront embauchés, pas plus qu’elle ne précise le nombre de contractuels débauchés.

La faillite de la privatisation de l’armée

A l’occasion de la guerre en Irak, l’administration Bush a largement favorisé le recours au privé. À l’époque, les responsables de la Défense faisaient valoir que le Pentagone avait un besoin urgent et temporaire de personnel ; la guerre était encore considérée comme une opération devant se solder par un triomphe rapide.

Le fait que les décès de mercenaires tués dans les zones de combat ne sont pas comptabilisés officiellement n’était pas pour déplaire non plus. Et le privé étant soumis à la sacro-sainte règle de libre concurrence, l’objectif était également d’économiser de l’argent.
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La Cour des comptes critique avec virulence la réforme de l’État

L’emploi public a progressé de 36 % depuis 1980, deux fois plus vite que l’emploi total. La Cour des comptes dénonce l’absence de stratégie de l’État et juge sévèrement la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Le gouvernement a l’habitude des remontrances de la Cour des comptes, mais celle-ci sera particulièrement difficile à encaisser. Dans un rapport thématique publié hier sur l’évolution de l’emploi public depuis 1980, la Cour critique avec virulence la réforme de l’État telle qu’elle est menée actuellement : la révision générale des politiques publiques et la sacro-sainte règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sortent pas indemnes.

« L’État se révélant incapable d’analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence, sa politique du personnel est dictée principalement par des considérations budgétaires de court terme », souligne Philippe Séguin, premier président de la Cour, qui voit dans la règle du « un sur deux » une « démarche purement quantitative », qui, in fine, « récompense les mauvais élèves ».

Cela ne peut que braquer les fonctionnaires : « Nous ne pouvons leur offrir comme seule perspective une rationalisation froide et permanente. » En outre, l’effet financier est limité (500 millions aujourd’hui) et va s’amenuiser : les départs en retraite vont se réduire fortement à compter de 2013. Lire la suite