Lin : Richesse française transformée en Asie

La France est le premier producteur mondial de lin. 70.000 hectares, 80 % de la production mondiale. Pourtant, ce trésor est loin d’être pleinement exploité.

Les fibres sont exportées en Asie où elles sont transformées. Aujourd’hui, 70 à 80% des vêtements produits en Chine repartent pour la France, la Belgique, l’Italie et d’autres pays européens.

La France achète donc à la Chine des vêtements fabriqués avec le lin qu’elle lui a vendu quelques mois plus tôt.

Radio Courtoisie : « Le progrès est-il devenu fou ? » (Audio)

Le mardi 7 avril 2015, dans l’émission “Le Libre journal des enjeux actuels” sur Radio Courtoisie, Arnaud Guyot-Jeannin recevait : Pierre de La  Coste (journaliste, écrivain et auteur  d’”Apocalypse du progrès“), Frédéric Rouvillois (professeur de droit public à Paris V, auteur de “L’invention du progrès“, et préfacier d’”Apocalypse du progrès“), Eric Letty (journaliste et éditorialiste à Monde & Vie, co-auteur de “Résistance au meilleur des mondes“), Olivier Rey (mathématicien, philosophe, chercheur au CNRS, auteur de “Une question de taille“) et Gaultier Bès (animateur du mouvement Les Veilleurs et auteur de “Nos limites : Pour une écologie intégrale“).

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Court-métrage: “Lost Cubert”

Sur le sentiment d’enfermement que l’on peut parfois ressentir au travail, un court-métrage d’animation réalisé par Jim Schmidt, Felix Fischer et Carolin Schramm donne un point de vue intéressant. Un enfermement géométrique, répétitif, et hypnotique vécu par un personnage littéralement enfermé autour d’un bureau cubique dont il est prisonnier, condamné à effectuer les mêmes tâches.

États-Unis : Des vaches engraissées… aux bonbons !

Aux États-Unis, certains éleveurs bovins alimentent leur bétail avec des bonbons pour faire des économies et engraisser l’animal plus rapidement.

C’est la nouvelle trouvaille de certains éleveurs de bovins américains pour faire des économies sur le fourrage destiné à nourrir les animaux. En réponse à la hausse des prix du maïs, les vaches de certaines exploitations sont désormais nourries de friandises bon marché à hauteur de 8%.

Morceaux de bonbons, mix de chocolats ou encore miettes de biscuits industriels, non seulement les rebuts des usines de sucreries assurent d’importantes économies aux producteurs (160$ pour une tonne de pépites de bonbons contre 315$ pour une tonne de maïs), mais ils permettent aussi d’engraisser les vaches plus rapidement.

Ces aliments ont un ratio de graisse bien plus élevé que le maïs traditionnellement utilisé” explique Joseph Watson, éleveur dans le Kentucky. Des vaches qui engraissent donc plus rapidement, mais produisent également plus de lait (jusqu’à 1,5 litre supplémentaire par bête et par jour), tout cela à moindre coût pour l’éleveur.

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Pays-Bas : Le patron d’une banque initie ses salariés aux pratiques des maisons closes déguisé en « drag queen »

Gerrit Zalm, le président de la banque ABN Amro et ex-ministre des Pays-Bas, a fait un show à ses salariés qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Vêtu d’une robe bleue électrique, de gants couleur or et coiffé d’une perruque rousse flamboyante, Gerrit Zalm est apparu devant 6.000 salariés déguisée en « drag queen ».

Se présentant sous le nom de Priscilla, sœur de Gerrit Zalm, l’ex-ministre explique durant douze minutes le parallèle entre le métier de banquier et celui de tenancière de maison closes.

Suivent ensuite des tirades d’un goût plus ou moins douteux, comme par exemple : « Nos deux métiers se distinguent par la bonne qualité de leur front-office », déclare-t-il en bombant la poitrine « et par l’excellente qualité de leur back-office », ajoute-t-il en se tapant les fesses.

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Etat-Unis : ne pas relever le plafond de la dette serait «catastrophique»

Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une «folie» aux conséquences «catastrophiques», telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

L'Oncle Sam devant la corne d'abondance de la dette (caricature américaine, 2010)

«Ce n’est pas un jeu. Il ne faut pas s’amuser avec le plafond de la dette», a dit sur la chaîne ABC Austan Goolsbee, qui dirige la commission des conseillers économiques de la Maison Blanche.

Il ne reste plus que 400 milliards de dollars aux Etats-Unis avant d’atteindre le plafond actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars. Mais l’opposition républicaine au Congrès s’oppose à augmenter cette limite, la jugeant déjà suffisamment élevée.

Pour M. Goolsbee, refuser d’augmenter le plafond résulterait «essentiellement à être en défaut de paiement de nos obligations, ce qui est totalement sans précédent dans l’histoire américaine».

«L’impact sur l’économie serait catastrophique. Ce serait une crise économique et financière bien pire que tout ce nous avons vu en 2008», a-t-il ajouté.

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L’Europe aveuglée par ses certitudes

Par Jean-Luc Gréau

Union européenne... des aveugles

Plus cela change, plus c’est la même chose.

Deux années après la chute dans la pire récession de l’après-guerre, les dirigeants de l’Europe demeurent accrochés aux schémas de pensée qui ont guidé leur action depuis l’avènement du marché unique, puis de l’euro. Ils reprennent sans ciller des mots d’ordre ayant jalonné la période critique qui s’est achevée, en septembre 2008, par un double fiasco américain et européen.

Tout se passe comme si les faits, dont certains assurent qu’ils sont têtus, ne recelaient aucune leçon nouvelle grâce à laquelle l’Europe pourrait changer certaines de ses orientations antérieures.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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Les plans de rigueur vont flinguer l’Europe

Par Laurent Pinsolle

Si l’on ne veut pas plonger l’Europe dans la dépression économique, il faut stopper la pensée unique qui ne jure que par les plans de rigueur. Aujourd’hui, on entend partout la même rengaine sur la dette excessive des États, leur situation de faillite et l’inévitable rigueur à laquelle la quasi totalité des peuples européens devrait se préparer. Et s’il y avait une autre solution ?

Pour dissiper tout malentendu, il me faut préciser une chose. A la base, je crois qu’un État ne doit pas avoir de déficit budgétaire en période normale. En dehors de circonstances exceptionnelles ou de projets exceptionnels, il ne me semble pas légitime de faire payer aux générations suivantes les dépenses courantes. Ceci passé, il ne faut pas oublier que la crise actuelle est la conséquence directe de celle de 2008, causée par les excès de la finance que les politiques avaient laissé faire.

La rigueur, la saignée du 21ème siècle

Aujourd’hui, les tenants de la pensée unique n’ont que la rigueur à la bouche. La Grèce doit faire plus d’efforts : au lieu de réduire son déficit de 4 points du PIB en 2010, 5 points devient le norme. Mais après Riga, Dublin et Athènes, la même politique devra être mise en place à Madrid, Rome, Londres et Paris pour assurer que les Etats pourront bien honorer les dettes qu’ils ont contractées, en partie pour éviter que l’effondrement du système financier n’entraîne le reste de l’économie avec lui.

Le problème, et les marchés s’en sont rendus compte, est qu’une telle rigueur, si elle était mise en place dans toute l’Europe, risque de plonger le continent dans une dépression économique où l’absence de croissance rendra extrêmement difficile le remboursement de la dette. Car ce n’est pas tout de réduire les dépenses, si l’économie va mal, les recettes baisseront également et l’amélioration du solde risque d’être trop faible pour compenser ne serait-ce que l’augmentation du coût de la dette.

Une rigueur contre-productive

Les politiques qui semblent se dessiner dès 2010 pour quelques pays et 2011 pour les plus chanceux pourraient bien plonger les pays européens dans une situation comparable à celle du Japon, où la croissance trop faible ne permet pas de rétablir l’équilibre des finances publiques. Dans le passé, des pays isolés ont pu le faire, mais ils ont réussi cela en dévaluant et en profitant de la croissance de leurs voisins. Ici, la situation est différente car il n’y aura ni dévaluation ni croissance à la frontière…
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Crise et mutation

Charles Antoni, auteur de nombreux ouvrages philosophiques (“Vis ta vie”, “U.G., pertinences impertinentes”, “L’Intangible”…) et éditeur (Editions Charles Antoni – L’Originel), vient de publier une oeuvre insolite, “Crise et mutation”, sous la forme d’un dialogue avec Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

Dans les prochains jours, nous publierons plusieurs passages de ce livre inclassable et surprenant. Commençons par Charles Antoni. Extraits.

On n’est sans doute pas très loin d’une nouvelle arche de Noé. Il faut s’y préparer et ne pas fermer les yeux. Comme le dit la tradition hindoue, nous sommes à la fin d’un cycle, le cycle du Kali-yuga.

Contrairement à ce que peuvent penser les humains, il est fort possible que peu de choses dépendent de nous. Nous ne sommes peut-être que des marionnettes manipulées par des forces qui nous dépassent. Dans tous les cas, que ce soit en-dehors de nos compétences, ou tout simplement par le jeu du pouvoir de certaines formes de pensées, qu’elles soient politiques, économiques, sociales, etc., il nous faut nous préparer au combat. Tel le samouraï, pratiquer un entraînement qui nous donnera la lucidité nécessaire pour affronter ces “temps de très grande dépression”.

Nous ne sommes qu’au début de ce qui inévitablement nous attend. Nous devons regarder cela comme un fait et surtout ne pas nous bander les yeux. Ce temps de récession est non seulement inévitable mais également, sans doute, la chance qui nous est offerte pour tout balayer de ces vieux concepts surannés de profit, de consommation, de “toujours plus”.
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