Autrans (38) : Les fleurs influencent nos émotions

À Autrans (Isère), en immersion dans la nature, son petit laboratoire sur le dos, cette pharmacienne recherche des fleurs qui sont à maturité idéale pour élaborer des élixirs. Aujourd’hui ça sera le bouton d’or.

Chaque fleur est choisie en fonction du message qu’elle véhicule et son impact sur nos émotions. L’élixir de bouton d’or permet par exemple d’avoir confiance en soi. Du cognac bio est utilisé pour la conservation.

Dans le laboratoire artisanal de Deva, les dilutions de fleurs de Bach se font à la main. Jusqu’à 3.000 flacons sont expédiés chaque jour en Europe et jusqu’en Australie. L’efficacité des fleurs de Bach n’est pas prouvée scientifiquement, mais elles sont de plus en plus utilisées en thérapie complémentaire.

Espagne : Rêves de jardins

Roses anciennes ou fleurs exotiques, arbres remarquables ou plantes aromatiques, entrez dans les jardins qui font rêver.

Dans l’enceinte de la vieille ville de Cordoue, un concours désigne chaque année le patio le plus agréablement fleuri. Isabel Navajas et son mari Pedro y participent et nous font partager leur passion du jardinage.

Cinéma : Pollen (Màj vidéo)

Les fleurs : symbole de la beauté à l’état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l’avenir de la terre. Mais sans leur histoire d’amour avec les “pollinisateurs”, rien ne serait possible.

Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l’intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l’équilibre de la planète.

Grasse (83) : Des jardiniers font de la résistance face aux parfumeurs

Thierry et Audrey Bortoloni refusent pour l’instant de vendre leurs fleurs de parfum à l’industrie de la parfumerie. A Grasse, c’est une situation singulière. Pour rester indépendant, le couple se lance dans la production de confiture à base de fleurs. Un petit bastion de résistance au milieu d’une armée de producteurs de parfum.

Le marché des fleurs mis à mal par les contrefaçons

Les roses sont au centre d’un bras de fer économique. Les plus célèbres fleurs au monde sont concurrencées par des contrefaçons qui inondent le marché. En effet, une rose sur trois en France serait contrefaite. 

Au pavillon des fleurs de Rungis, des cargaisons de toute la planète sont reçues puis envoyées chez les fleuristes en quelques heures. Et si les professionnels de la vente en gros sont conscients de l’existence de faux produits, ils ont eux-mêmes parfois du mal à ne pas se faire avoir.

Il existe pourtant quelques signes qui trahissent la contrefaçon : les boutons de rose sont plus petits que pour des vraies fleurs, et ne s’épanouissent pas. Mais leur volume est un véritable fléau sur le marché. Les producteurs qui inventent, élèvent et déposent des brevets sur les roses voient leur investissement personnel et financier mis en difficulté par ces faux produits.

Immigration : Les hommes invisibles

Souvent on ne lui répond même pas. Tout juste si on lui jette un regard. Zahir, 26 ans, originaire du Bangladesh, est l’un de ces vendeurs de fleurs à la sauvette qui écument les terrasses des restaurants des grandes villes.

De l’appartement qu’il partage avec dix compatriotes aux longues soirées pendant lesquelles il essuie des centaines de refus plus ou moins polis, en passant par la boutique où il s’approvisionne clandestinement en roses, des journalistes ont partagé le quotidien de Zahir.

Mais d’où viennent nos fleurs ?

Tout commence à Rungis, le plus gros marché de France. “186 millions de tiges transitent ici chaque année“.

Maxime François, un grossiste en fleurs, propose plus de 200 variétés de roses. Difficile de cultiver ces fleurs en France aujourd’hui. Anémones, renoncules… voici les fleurs produites dans l’Hexagone. Seules 15 fleurs sur 100 chez Maxime sont françaises.

Depuis peu, il existe un label fleurs de France qui identifie l’origine du produit, reprenant le modèle des productions animales. La majorité des roses est aujourd’hui cultivée sur le continent africain.

Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

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Le pouvoir des fleurs

Les fleurs colorent et magnifient les paysages de notre monde. David de los Santos Gil, un jeune artiste espagnol leur rend hommage dans une superbe vidéo qui filme l’éclosion d’hibiscus, d’œillets, d’orchidées, de pissenlits, de lys, de marguerites, d’alstroémères et de pivoines

Il lui aura fallu près de 9 mois et plus de 5.000 clichés pour réaliser son tout premier time-lapse floral.

France : La disparition des abeilles prend un tour dramatique

Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1.000 colonies d’abeilles sont décimées… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles ».

C’est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre. La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd’hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol…

Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n’existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

Sans elles, c’est l’alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.
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