Allemagne : L’Eglise traque les baptisés français pour leur faire payer l’impôt sur le culte

Un Français expatrié à Berlin s’est vu prélever sur sa feuille de paie, une somme de 550 euros en janvier dernier. Athée, mais baptisé en France, le jeune homme a découvert que cette somme correspondait à l’impôt d’Église, qu’il avait omis de payer l’an passé.

Fraude fiscale : McDonald’s aurait soustrait un milliard d’euros de recettes

Le schéma d’optimisation fiscale mis en œuvre par McDonald’s aurait fait perdre plus d’un milliard d’euros de recettes fiscales aux Etats européens entre 2009 et 2013, ont affirmé mercredi trois fédérations syndicales internationales.

Pour le fisc français, cette perte est estimée entre 386,2 et 713,6 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter entre 308,9 et 570,9 millions d’euros de pénalités.

Fraudeurs, escrocs : Enquête sur les rois de la magouille

Chaque année, la fraude coûte des dizaines de milliards d’euros à l’État français. Dans la ligne de mire des autorités: les contribuables qui trichent sur leur déclaration de revenus et placent leurs capitaux dans des paradis fiscaux, ou encore les escroqueries aux prestations sociales.

Mais le manque à gagner ne s’arrête pas là. Certains entrepreneurs, notamment dans le secteur du bâtiment ou des petits commerces, sont pointés du doigt pour du travail dissimulé, des trafics de comptes… Pendant un an, des journalistes ont mené l’enquête.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

Suisse : Le fisc aux basques

Le fisc va durcir le ton. C’est au tour des Suisses de trinquer. Car la tolérance à l’égard des fraudeurs est en nette diminution. 4000 à 6000 procédures pour soustraction d’impôts sont lancées chaque année afin de débusquer des milliards de francs cachés.

Mais les gendarmes du fisc sont plutôt dépourvus: il y a six fois plus de fonctionnaires pour amender les voitures mal parquées que pour traquer les fraudeurs du fisc.

Comment le fisc fait la chasse aux fraudeurs

Pour mettre en œuvre la lutte contre la fraude, la police judiciaire travaille main dans la main avec le fisc. Les policiers réveillent les suspects avant le lever du soleil, perquisitionnent les domiciles et les bureaux, à la recherche de documents compromettants.

Ces officiers de police transmettent ensuite factures et documents bancaires à un agent du fisc. C’est aussi cette brigade qui traite les dossiers sensibles et politiques, comme celui de l’ancien ministre Jérôme Cahuzac ou de l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

La lutte contre la fraude fiscale a rapporté 10 milliards d’euros à l’État en 2013. De quoi convaincre le gouvernement de poursuivre ses efforts en la matière.

La garde des Sceaux Christiane Taubira et le ministre des Finances Michel Sapin ont signé, jeudi 22 mai, une circulaire détaillant le nouvel arsenal pénal à la disposition des magistrats. La peine maximale encourue est désormais de sept ans de prison et de 2 millions d’euros d’amende.

 

Économie de l’ombre : Le trou noir de l’Union Européenne

Sur le fond des derniers évènements en Ukraine, où la population est en train de défendre de manière peu civilisée sa volonté de devenir « un pays européen civilisé », je me suis intéressé à « l’économie de l’ombre » en Union Européenne. Les experts de Bruxelles ne cachent pas que l’économie de l’ombre est stable dans l’UE et son volume est estimé aujourd’hui à [2.200 milliards] d’euros.

vivre sans argent

L’économie informelle est très prospère en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays méditerranéens. La Grèce et l’Italie sont les leaders dans ce secteur. Les experts plaisantent en disant que si à Rome, les acteurs de l’économie de l’ombre étaient obligés de payer les impôts dont ils sont redevables, le problème de la dette d’Italie serait résolu. Ce secteur représente entre 21% et 30% en Italie, selon les estimations diverses.

L’économie de l’ombre est surtout répandue dans le bâtiment, les services, l’agriculture et la pêche. Personne n’a jamais essayé de comprendre ce qu’il en est dans le secteur du spectacle et du divertissement. A l’exception des vedettes du show-biz qui paient régulièrement leurs impôts, la situation fiscale du reste du secteur reste floue.

L’« économie de l’ombre » dans l’Union Européenne – c’est un espace vaste, dans lequel l’essentiel de la fraude, ce ne sont pas des infractions pénales graves. On n’y vend pas de la drogue, on ne s’y occupe pas de proxénétisme, on n’y effectue pas des braquages des banques.
Lire la suite

Vers un Mediapartgate : Edwy Plenel tombera-t-il pour fraude fiscale ? (Màj)

Addendum du 05/02/2014: L’Assemblée Nationale a voté le 04/02/2014, à une large majorité, “l’harmonisation des taux de TVA applicables à la presse“, appliquée jusqu’à présent unilatéralement par Médiapart, de façon illégale mais “légitime” comme l’ont souligné certains députés.

Quand Edwy Plenel dénonçait les “vieilles combines de l’État et l’argent qui corrompt” dans l’émission d’Olivier Galzi sur iTélé le 18 décembre 2013.

« La presse est au cœur du pluralisme des opinions – Ce qui est fait contre Mediapart est discriminatoire – Je suis un entrepreneur indépendant, sans subvention, sans aide publique je ne vis que de mes lecteurs – L’État est fainéant, incompétent, inconséquent – Un amendement parlementaire a effacé 4 millions de dettes du quotidien l’Humanité, ce sont de vieilles combines. »

Addendum : “Réponse” d’Edwy Plenel sur Tweeter le 03/02/2014 à 16:07:

Edwy Plenel, président de Mediapart est l’invité de l’université d’Orléans ce lundi 3 février 2014, pour un débat consacré aux mutations de la fabrique de l’information.

Fiscalité d’exception, manipulations comptables, entorse à une directive européenne, connivence gouvernementale et parlementaire pour effacer un redressement fiscal et ainsi, sous prétexte du vote d’une loi aux motivations complaisantes, mettre en place une mesure rétroactive au bénéfice d’un ami politique… Qu’en est-il de la prétendue indépendance et de la probité de Mediapart ? Fortune vous dévoile les secrets d’un scandale qui sera désormais public.

Le 17 janvier 2014, le gouvernement a annoncé vouloir modifier la loi relative aux abonnements de la presse numérique, en abaissant la TVA de 20% à 2,10%, afin d’en aligner le taux applicable à la presse en ligne sur celui des journaux papier.

Une loi rétroactive votée dans l’urgence

Une proposition de loi en ce sens a depuis lors été déposée par le groupe socialiste et adoptée à l’unanimité en commission. Elle prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée pour ce texte, qui passera en séance (une seule lecture par chambre) le mardi 4 février.

Détail intéressant : ce véritable « cadeau fiscal » ne devrait pas profiter de la même manière à l’ensemble des organes de la presse numérique. A priori, trois médias en bénéficieront particulièrement, parce qu’ils font l’objet de contrôles et/ou de redressements fiscaux et que ceux-ci seront très probablement annulés par la même occasion (même si, pour le moment, seul le troisième est officiellement concerné, on voit mal, en considération de l’équité fiscale, pourquoi les deux premiers ne suivraient pas) : Indigo (éditeur de « La Lettre A », et de « Presse News »), Terra Eco et… Mediapart.

Dans une période de crise marquée par la rigueur et des augmentations d’impôts généralisées pour le commun des mortels, une telle générosité a de quoi surprendre ; d’autant qu’en prenant cette décision unilatéralement, la France agit en contradiction flagrante avec le droit communautaire européen.

Lire la suite

Évasion fiscale : Révélations sur les 60 milliards qui nous manquent

Ce nouveau numéro de Cash Investigation aborde le dossier brûlant de l’évasion fiscale. En 2008, Hervé Falciani, informaticien de la banque HSBC de Genève, avait quitté la banque, emportant avec lui la liste des clients du monde entier de l’établissement, notamment de ceux qui fraudent le fisc.

Trois disques durs remplis de noms, d’adresses et de numéros de comptes de tous ceux cachant leurs avoirs en Suisse qu’il décide de donner aux services fiscaux de Bercy. Accusé de vol de données par la justice suisse, menacé de mort et placé sous protection policière, il livre sa vérité.

L’émission aborde également un autre scandale, celui des entreprises implantées en France qui frauderaient les services de Bercy. Enquête avec les différents protagonistes, suivie d’un débat animé par la journaliste.

IKEA, les petites combines du roi du meuble

C’est le roi universel du meuble à monter soi-même : Ingvar Kamprad, “Monsieur IKEA”. Il a longtemps figuré en tête du classement des plus riches de Suisse. Car il vit chez nous, pour des raisons fiscales bien sûr. Fondateur et propriétaire d’un groupe qui pèse 66 milliards de dollars, il a mis sur pied un réseau sophistiqué qui lui permet de soustraire au fisc suédois des milliards d’impôts. Un réseau dirigé depuis Lausanne et Epalinges.

De la petite menuiserie fondée en 1947 à la multinationale du meuble, dont les enseignes jaunes et bleues aux couleurs de la Suède trônent aux périphéries de toutes les grandes villes, il y a le parcours d’un monsieur rusé et gros travailleur : Ingvar Kamprad. Un génie qui aime jouer les benêts, qui donne ses ordres par fax et par écrit au stylo feutre, et qui affiche un patriotisme sans limite pour sa chère Suède, à laquelle s’ajoute une modestie – une avarice, diront certains – devenue proverbiale.

Mais il y a une autre facette du grand patron d’IKEA que peu de gens connaissent : sa détestation du fisc, il est vrai particulièrement gourmand en Suède. Dès 1973, Kamprad quitte officiellement la Suède pour échapper à l’impôt sur sa fortune, qu’il a considérable. Plus de 11 milliards, il y a encore peu, réduite à 6 milliards officiellement selon le dernier classement de “Forbes”, grâce à un tour de magie du malin Suédois.

Cette enquête menée par la télévision suédoise et adaptée par Temps présent révèle en effet le réseau complexe de fondations, dont les traces passent par la Hollande, le Luxembourg, le Liechtenstein, Curaçao et la Suisse et dont le seul but est de faire s’évaporer dans la nature une bonne partie des bénéfices gigantesques d’IKEA, pour les soustraire aux gourmandises du fisc. Officiellement, Kamprad et sa famille ne sont plus propriétaires du groupe.

Mais les journalistes se sont procuré des documents qui expliquent en détail comment une bonne partie des milliards encaissés par les magasins sont “remontés” dans les fondations à l’étranger, qui en reversent une grosse partie dans les caisses personnelles du fondateur. Celui-ci s’est entouré de redoutables fiscalistes de l’Arc lémanique, dont un ancien conseiller du président russe Vladimir Poutine. D’anciens collaborateurs ont claqué la porte, fâchés par le double discours du roi suédois du meuble.

Partie 1:


Lire la suite

Évasion fiscale : Mode d’emploi

Marianne avait fait sa Une sur ceux qui volent la France ! Petit rappel :

Alors que le Gouvernement nous taille un short grandeur XXL, le fisc pourrait réclamer 240 millions d’euros au baron Seillière et ses anciens acolytes. Mais cela fait 6 mois que Bercy aurait dû présenter la facture aux intéressés ? A suivre donc, Valérie Pécresse, la nouvelle Ministre du Budget suivant cela de près…


Pêcheurs en haute mer, producteurs de biocarburants, de films, aides à domicile et même tailleurs de pipe, la France compte trois fois plus de niches fiscales et sociales que de fromage. Ensemble ces dispositifs privent chaque année l’État et la Sécurité Sociale de 140 milliards d’euros de recette. Soit presque autant que le déficit de 2010.

Les Entreprises et particulièrement les plus grosses d’entre elles, profitent à plein de la manne (Report illimité des pertes, déductibilité des intérêts, Niche Coppé ou Sarkosy, Intégration fiscale, Régime Fille-Mère…).
Lire la suite

Comment les entreprises du CAC échappent-elles aux impôts ?

FISCALITÉ – Décryptage des petites astuces des grandes entreprises…

Pancarte brandie lors d'une manifestation à Lyon, le 29 janvier 2009

Un quart des entreprises du CAC 40 ne paye pas d’impôt. Aucune triche là-dedans, elles ne font qu’appliquer les dispositifs fiscaux en vigueur.

En octobre dernier, le Conseil des prélèvements obligatoires notait dans un rapport à la Cour des Comptes une «augmentation constante du nombre de dépenses fiscales applicables aux entreprises», en particulier «sensible sur la période 2002 – 2010». Et chiffrait le coût global de ces mesures à 71,3 milliards d’euros en 2010, contre 19,5 milliards en 2005. Ce sont particulièrement les entreprises du CAC 40 qui en bénéficient : elles sont taxées sur leurs profits à 8%, contre 22% pour les PME.

Lire la suite

La Société Générale et son boulet à 1,1 milliard

Grâce à un dispositif fiscal, la banque a récupéré une partie des pertes liées à l’affaire Kerviel, à hauteur de 1,1 milliard d’euros. Mais le fisc pourrait être fondé à demander la récupération de cette somme. Explications.

La Société Générale a-t-elle joué avec le feu ? La banque a déduit fiscalement une partie de la perte qu’avait engendrée le comportement frauduleux de son ex-trader Jérôme Kerviel. Ce qui lui a permis de récupérer 1,1 milliard d’euros selon Le Monde, 1,7 selon Europe 1.

Un crédit d’impôt à la hauteur des sommes gigantesques en jeu dans cette affaire, puisque les pertes du trader s’étaient élevées à 4,9 milliards, une somme égale aux dommages et intérêts qu’elle a obtenus de la Justice le 5 octobre dernier.

Le problème, c’est que la Société Générale n’avait peut-être pas le droit d’opérer cette déduction. Elle a beau dire que le « traitement fiscal des pertes liées aux agissements frauduleux de Jérôme Kerviel a été fait en toute transparence, en conformité avec la réglementation fiscale », la jurisprudence n’est pas si claire.

Lire la suite

Les paradis fiscaux, pierre angulaire du système

[L'auteur de cet article nous demande de préciser qu'il ne désire pas que ses textes soient repris par un parti politique. Nous prions donc les blogueurs de tenir compte de son souhait. - La rédaction de Fortune]

Grâce aux paradis fiscaux, le CAC 40 paie deux fois moins d’impôts que les PME. Bizarrement, alors que Sarkozy a joué le cow boy tout l’hiver pour terrasser lesdits paradis fiscaux, ceux-ci se portent très bien. Normal, leur poids dans l’activité commerciale internationale est bien plus important qu’on ne le pense.

Les coûts en Europe, les bénefs’ au paradis !

Enfin, bref. C’est le Conseil des prélèvements obligatoires qui l’a dit dans un rapport publié fin 2009 : pour 100 euros d’impôts sur les bénéfices payés par une PME, une entreprise du CAC 40 n’en paiera que 43. Ça fait 2,3 fois d’impôts en moins. Si le CAC 40 payait comme les autres, l’État pourrait encaisser 15 milliards d’euros par an au lieu de 6,5 actuellement.

Donc, quand on entend justement les PDG du CAC 40 et le Medef dire que les “prélèvement obligatoires“, autrefois appelés “cotisations sociales” sont écrasants, il convient de relativiser largement.

Mais par quel miracle le CAC 40 est-il épargné (ce qui ne l’empêche pas de gémir pour obtenir des réductions d’impôts et des subventions diverses et variées) ? La réponse est simple : les paradis fiscaux et les transferts des bénéfices [1] !

On sait par exemple que BNP Paribas –dont l’État est le 1er actionnaire, avec 17% du capital depuis avril 2009 [2] – détient 189 filiales offshore [3] dans des paradis fiscaux, les Banques Populaires en ont 90, le Crédit Agricole en a 115, LVMH en a 140 (dont 33 à Guernesey, allez savoir pourquoi…) le groupe PPR en a 97, Schneider 131… Parmi les paradis les plus prisés, on a les Pays-Bas, (17% des filiales du CAC 40) le Royaume-Uni (30 % des filiales), le Luxembourg, sans oublier Hong Kong, la Suisse…

Lire la suite

Le mécanisme du « prix de transfert »

Ou comment les entreprises fraudent les services fiscaux des États.

Le « prix de transfert » est un mécanisme simple qui permet aux entreprises et aux multinationales de frauder le fisc des États dans lesquels elles ont leur siège social. Le point central de cette fraude, ce sont les paradis fiscaux.

Concrètement, cela revient à utiliser au mieux les facilités des places off-shore pour organiser le commerce entre entités d’un même groupe, comme dans l’exemple présenté autour de la vente d’un stylo. Si le phénomène n’est pas nouveau (les empires coloniaux, comme celui de la banque Rivaud, connaissent bien ce genre de montages), il connaît depuis quelques années un regain de fortune. La moitié du commerce mondial serait aujourd’hui structurée autour des échanges liés au prix de transfert.

Via le blog de Blueman

Procès UBS : «J’ai dénoncé 19 000 criminels et j’irai en prison»

Le témoin clé du procès UBS s’est exprimé dimanche soir sur la chaîne américaine CBS. De toute l’affaire, l’Américain sera le seul à aller en prison. Lui et «pas un seul banquier suisse», tonne-t-il.

«Je leur ai donné la plus grosse affaire de fraude fiscale au monde. J’ai dénoncé 19000 criminels internationaux et je serai le seul à aller en prison pour cela ? Et pas un seul banquier suisse ?» Bradley Birkenfeld a dénoncé le sort que lui ont réservé les autorités américaines, dimanche soir, s’exprimant pour la première fois dans l’émission 60 Minutes sur la chaîne américaine CBS.

Les confessions de l’ancien gérant basé à Genève ont abouti au versement d’une amende de 780 millions de dollars par UBS, en février 2009. Après un bras de fer juridique de six mois devant un tribunal de Floride, la Confédération s’est engagée à dénoncer 4450 clients, ouvrant une brèche dans le secret bancaire. Près de 10 000 fraudeurs se sont volontairement dénoncés au fisc des Etats-Unis, de crainte d’être poursuivis sur la base de ces informations.

«Bradley Birkenfled a fait gagner des milliards de dollars au contribuable américain et amené des milliers de personnes à se dénoncer», ce qui devrait lui valoir la reconnaissance du gouvernement, note son avocat Stephen Kohn devant les caméras de 60 Minutes.

Au lieu de cela, l’Américain a été condamné à 40 mois de prison par une Cour de Floride, en août dernier. Après un an d’arrêt à domicile avec un bracelet électronique à la cheville, il devra purger sa peine dès le 8 janvier, soit ce vendredi. Lire la suite

Les automobilistes grecs rendent par milliers leurs plaques d’immatriculation

Ils devaient, au départ, toucher une prime à la casse pour remplacer leur anciens véhicules par des nouveaux ; avec le changement de gouvernement, les automobilistes grecs finissent par rendre les clés pour éviter de payer la nouvelle taxe verte, et passent des heures dans les files d’attente du fisc à la veille du Nouvel An !

La mésaventure des propriétaires de véhicules commence début novembre, quelques semaines seulement après l’arrivée du Pasok (parti socialiste) au pouvoir, vainqueur des élections législatives du mois d’octobre. Les ministres des Finances et de l’Environnement annoncent la suppression d’une mesure promue par le précédent gouvernement qui, à l’instar des différents autres gouvernements européens, avait voulu allier crise économique et écologie en proposant une prime à la casse.

Afin d’inciter au remplacement des vieilles voitures par des nouveaux modèles moins polluants et inciter à l’utilisation des transports en commun, l’ancien gouvernement, avait proposé de 500 à 2.200 euros pour le retrait des vieilles voitures, auxquels s’ajoutaient 1000 euros en cas de remplacement du véhicule par un modèle récent ou, sinon, 500 euros plus deux cartes de circulation illimitée en transports en commun urbains.

Près de 150.000 plaques ont ainsi été déposées au fisc et on estime que leur nombre pourrait grimper à 200.000.

Lire la suite

Franc Maçonnerie et escroquerie massive

Plus de 20M€ de préjudice pour le fisc français! Après huit années d’instruction, 45 prévenus devront répondre, devant le tribunal correctionnel de Rennes, à partir d’aujourd’hui, et pour trois mois, d’une gigantesque fraude à la TVA. En toile de fond, notamment: milieu des affaires et franc-maçonnerie.

Des chefs d’entreprise et des P-DG, des gérants de sociétés, des experts-comptables, mais aussi un concierge, un VRP, une vendeuse, des retraités, l’ancien chauffeur d’Alfred Sirven… En tout, 45 personnes sont poursuivies pour avoir participé, à des degrés divers, à une gigantesque fraude à la TVA, entre 1995 et 1999. L’escroquerie, qui a été partiellement évaluée (plus de 20M€), avait été dénoncée par un chef d’entreprise nantais. Ouverte à Nantes, l’instruction avait ensuite été confiée à la toute nouvelle juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, en 2005. Il a finalement fallu huit ans d’enquête pour faire (en partie) la lumière sur cette arnaque.
Lire la suite

(20.10.2009)

  • USA : démantèlement d’un réseau de haut niveau accusé de délits d’initiés

La justice américaine a annoncé vendredi le démantèlement d’un réseau impliquant notamment le fondateur de Galleon, un fonds d’investissement à risque connu, et des cadres d’Intel, IBM et McKinsey, pour des délits d’initiés totalisant 20 millions de dollars. Les télévisions américaines ont montré l’arrestation du milliardaire Raj Rajaratnam, 52 ans, directeur de Galleon Management, tandis que le procureur fédéral de New York, Preet Bharara, précisait que ses cinq complices avaient également été arrêtés par la police fédérale (FBI). Il s’agit de Danielle Chiesi et Mark Kurland, du New Castle Fund, autrefois division de la banque d’affaires défunte Bear Stearns, Rajiv Goel, du fonds d’investissements d’Intel, Anil Kumar, un cadre du cabinet de conseil McKinsey, et Robert Moffat, cadre dirigeant d’IBM. Les autorités ont précisé que les mouvements d’actions litigieux portaient notamment sur des titres des hôtels Hilton, de Google, AMD, Sun Microsystems, Clearwire et Akamai, entre 2006 et 2009. Les Echos

  • La Chine réfléchit à un retour à une politique monétaire stricte

La banque centrale chinoise a indiqué qu’elle réfléchissait sur l’opportunité de revenir sur l’assouplissement actuel de sa politique monétaire, introduite à la fin de l’année 2008 en réponse à l’aggravation de la crise économique mondiale, a rapporté vendredi le China Securities Journal. Le gouverneur de la Banque populaire de Chine (banque centrale), Zhou Xiaochuan, a réaffirmé que “l’assouplissement modéré de la politique monétaire” décrété par le gouvernment constituait une réponse appropriée à la crise, selon le journal. “Les mesures de la banque centrale prises en réaction à la crise sont différentes des directives anti-inflationnistes qui sont données en temps normal. Leur durée doit être maîtrisée”, a déclaré M. Zhou dans un discours prononcé jeudi devant les étudiants de l’Université de Pékin. Pékin s’est engagé à récemment à appliquer une politique monétaire souple afin d’atteindre son objectif de 8% de croissance annuelle, considéré comme essentiel pour continuer à créer des emplois et à contenir le mécontentement social.
Aujourd’hui la Chine

  • Poutine : la Russie va atténuer ses interventions sur le rouble

“La Banque de Russie prévoit à moyen terme de réduire progressivement l’ampleur de ses interventions sur les marchés des changes”, a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion du gouvernement, selon des images retransmises par les télévisions russes. “A long terme, cela donnera de nouveaux avantages à notre économie, cela permettra d’abaisser les taux d’intérêt sur les prêts et fournira aussi des conditions supplémentaires pour une baisse de l’inflation”, a-t-il dit. La BCR a été contrainte ces derniers temps de multiplier les interventions pour contenir l’envolée du rouble, qui a atteint cette semaine son plus haut niveau de l’année face au dollar. La monnaie russe a notamment bénéficié de la bonne tenue des cours du pétrole et de la faiblesse du dollar.
Les Echos

  • Londres prépare un “raid fiscal” sur les banques

Le gouvernement britannique prépare un “raid fiscal” sur les bénéfices des banques britanniques, qui ont toutes profité directement ou indirectement de son soutien au secteur financier, a écrit dimanche le Sunday Telegraph. Il s’agirait pour les banques de récompenser le contribuable qui a financé les plans de sauvetage bancaires et les mesures de relance du gouvernement, a-t-il poursuivi, soulignant que toutes les banques avaient profité de l’assainissement du secteur, même celles n’ayant pas puisé dans les fonds publics. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a affirmé samedi qu’il était “déterminé à mettre un terme aux pratiques bancaires imprudentes”, promettant que son gouvernement prendrait “des actions d’ampleur pour réformer l’ensemble de la culture du secteur financier”. Selon le Telegraph, le Cabinet est dans une “colère noire” provoquée par les présages de bénéfices annuels 2009 élevés, et de bonus importants.
Le Sunday Times a avancé de son côté que Royal Bank of Scotland, sauvée in extremis de la faillite en octobre 2008 et nationalisée à 70 %, prévoit de verser 4 milliards de livres (4,39 milliards d’euros) de bonus à sa branche d’investissements. Le journal a précisé que Barclays, qui n’a pas puisé dans les poches du contribuable, devrait “annoncer un bénéfice record de plus de 10 milliards de livres pour 2009, ce qui devrait entraîner des bonus de plusieurs millions pour des dizaines de traders et de responsables”. Le Point