Cinéma : « The big short – Le casse du siècle »

Quatre outsiders du monde de la finance, qui avaient prédit l’effondrement du marché immobilier du milieu des années 2000, décident d’attaquer les banques responsables pour leur manque de prévoyance et leur avidité. C’est le point de départ de “Le casse du siècle”.

Le prochain film avec Brad Pitt et Ryan Gosling, Le casting est impressionnant le casse du siècle sortira le 23 décembre dans les salles.
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Cinéma : “Premiers crus”

Premiers crus” de Jérôme Le Maire sort au cinéma mercredi 23 septembre. Le film a été tourné dans le vignoble bourguignon avec quelques 300 figurants et des stars comme Gérard Lanvin dans le rôle du viticulteur désabusé.

François n’a jamais pu convaincre son fils de lui succéder. Pourtant un jour, acculé, endetté, le viticulteur n’a plus que son fils pour l’aider et ce dernier finit par accepter. Le défi est énorme. Il doit redonner vie à ce qui fut un jour un grand cru.

Si “Premier cru” a été tourné au cœur du vignoble bourguignon, c’est avant tout une histoire de famille. Mais c’est aussi le quotidien d’hommes et de femmes qui depuis des générations vivent de ce que la terre leur a donné.

Le film est un bel hommage au monde rural. Alors à défaut d’être un grand cru, ce film nous invite à méditer sur le sens du mot famille. Il donne aussi envie de découvrir ou redécouvrir les magnifiques paysages de Bourgogne.

Cinéma : “Mon dîner avec André” (1981)

Comédie dramatique réalisée en 1981 par Louis Malle. Avec Wallace Shawn, André Grégory et Jean Lenauer. Wallace Shawn est écrivain de théâtre. Quant à André Gregory, il exerce ses talents en tant que metteur en scène. Un ami commun décide un jour de réunir ces deux hommes de théâtre qui se connaissent et s’estiment depuis longtemps mais qui ne se sont pas vus depuis de nombreuses années.

Le rendez-vous est fixé dans un restaurant. Quand Wally arrive, un peu tendu, André, lui, est déjà présent, souriant et très décontracté. Wally, muet comme une carpe, écoute le récit de son ami. Ces dernières années, celui-ci a beaucoup entrepris, beaucoup bourlingué aussi.

Peu à peu, Wally commence à s’animer. Contrairement à André, il a toujours privilégié son confort matériel, au détriment, sans aucun doute, de son épanouissement personnel et de son savoir…

Film : Vie et mort de Robert Boulin

En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, Robert Boulin est nommé ministre du Travail et de la Participation. Afin de réduire l’influence de Jacques Chirac, celui-ci est prédestiné à devenir Premier Ministre.

Pourtant, des lettres anonymes à destination des médias l’accusent d’avoir acquis de manière illégale un bien immobilier dans le Var. Robert Boulin ne cessera de ce défendre des faits qui lui seront reprochés jusqu’au 30 octobre 1979, lorsque son corps retrouvé dans la forêt Rambouillet. Alors, que les enquêteurs et la justice concluent alors à suicide, son entourage propage des rumeurs d’assassinat

Un film sur l’affaire Boulin, un ministre en exercice que l’on a retrouvé soi-disant suicidé. La thèse du film implique le SAC, organisme monté par Charles Pasqua pour réaliser les opérations que les services secrets de l’Etat, du temps de Gaulle et jusqu’à Mitterrand ne pouvaient pas endosser. Cela semble particulièrement bien documenté. C’est évidemment la thèse de la famille de Boulin, la justice n’a pas encore jugée bon de revoir l’affaire, qui est toujours classée comme un suicide par noyade dans 40 cm d’eau

Partie 1 :

Partie 2:
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Éteignez votre téléviseur ! (Rediff.)

Avec “Network, main basse sur la télévision”, Sidney Lumet nous offre un film intelligent, réfléchi, sur un sujet qui semble encore plus d’actualité aujourd’hui. De plus, il a façonné des personnages ambigus qui correspondent parfaitement a l’intrigue. Les acteurs sont époustouflants, que ce soit Robert Duvall, Faye Dunaway, William Holden ou Peter Finch. Une brillante réflexion sur la télé!

Howard Beale (Peter Finch), présentateur de la chaîne de télévision UBS News, lâche publiquement ce qu’il pense de la société américaine, des mensonges sur lesquels elle repose… Son premier coup d’éclat à la télévision sera dû à sa déclaration lors du 20 h, annonçant qu’il va bientôt se tirer une balle dans la tête en direct, ce qui ferait sensiblement remonter l’audimat.

Howard Beale va rapidement devenir une sorte de prophète des temps modernes des Américains pour qui la télévision est bien plus réelle que leur propre vie, télévision qui a une emprise énorme sur ses spectateurs. Tout ce qui sort de ce petit écran ne peut être que vrai. Mais Howard Beale va finir par lasser, à commencer par les dirigeants de sa propre chaîne, les vérités qu’il énonce étant pour le moins déprimantes (« vos vies sont inutiles », « vous êtes interchangeables », etc.).

Network est une critique acerbe et cynique sur le pouvoir et le monde de la télévision, sur le commerce qu’elle génère, où tout doit se réduire à des chiffres, à des taux d’audience, au détriment de l’humain. Diana Christensen (Faye Dunaway) incarne ce néocapitalisme sauvage, déshumanisé, elle qui réduit sa propre vie et tout ce qui l’entoure à des synopsis de séries B, formatés pour la télévision.

La Crise nous fait un vrai festival…

par Philippe Béchade

Je ne sais pas si le palmarès du Festival de Cannes peut constituer aux yeux du monde entier un « avis de grand frais » sur la désintégration sociale qui affecte la France mais également beaucoup de pays aux alentours… il n’empêche que le couronnement de films qui traitent de « la crise » (chômage, déclassement, déracinement) et d’acteurs qui incarnent des victimes de « la crise » télescope le discours officiel qui ne cesse de marteler « le pire est derrière nous, la croissance repart », alors que c’est tout l’inverse qui est perçu par 70% de la population, et bon nombre de réalisateurs présents sur la Croisette.

La nuit tombe sur le festival de Cannes…

La nette percée de Podemos (gauche antilibérale) aux municipales le weekend dernier témoigne de cette même incrédulité populaire en Espagne face aux discours triomphalistes de l’équipe dirigeante qui revendique la paternité d’un pseudo renouveau économique, lequel tient essentiellement au franc succès des mesures d’incitation à l’achat d’un nouveau véhicule.

Les effets positifs sur les immatriculations sont spectaculaires, mais comme pour tout cadeau fiscal, le principe reste: c’est « l’état qui paye ».

Et l’état, c’est au bout du compte chaque espagnol -y compris ceux qui n’achètent pas de voiture- qui pourrait à terme supporter le coût de l’opération… à moins bien sûr que les futures recettes fiscales ne viennent compenser le déficit budgétaire qui se creuse aujourd’hui.

Pour en revenir à Cannes, jamais depuis sa création en 1939 (et son premier déroulement « normal » en 1946), le palmarès n’avait été aussi marqué par « la crise », alors que jamais les festivaliers n’ont été aussi riches (il n’y avait qu’à compter les yachts de plus de 30 mètre amarrés au large de la croisette ou à Monaco: plus aucun « anneau » disponible dans un rayon de 50Km autour du « Rocher »)… et rarement les fêtes n’ont été aussi somptueusement démesurées.

Voilà un nouvel exemple saisissant de télescopage de l’ultra richesse et du vaste monde exclu du miracle des « quantitative easing ».

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Cinéma : « La Loi du marché »

Il s’appelle Thierry et fréquente les bureaux de Pôle emploi depuis dix-huit mois interminables. Dix-huit mois à traquer les petites annonces et à peaufiner son CV de « senior » condamné au hors-jeu. Dix-huit mois à tenter d’oublier qu’hier, autrefois, il « gagnait sa vie » et pouvait miser sur l’avenir. Dix-huit mois à espérer, à combattre, à s’angoisser. Dix-huit mois à tenter de rester digne aux yeux de ses proches et à ses propres yeux.

Quand Thierry, enfin, retrouve un boulot (vigile dans un supermarché pour un salaire que l’on devine de misère), d’autres « problèmes » surviennent. Chargé de surveiller les clients et les caissières, ce héros de notre (triste) temps se retrouve confronté à de sévères conflits moraux quand il s’agit pour lui de collaborer à une politique de dénonciation érigée en norme et à la loi du profit maximal.

Peut-on tout accepter pour garder son job ? Faut-il bousiller les plus faibles que soi pour espérer conserver la tête hors de l’eau et ne pas retourner dans la case chômage ?

Film : Le singulier parcours de Marcel Bloch alias Dassault

Fin des années 1950. Marcel Dassault supervise le vol d’essai du Mirage III. Tandis que l’avion de chasse prend son envol, une sirène retentit : la sécurité militaire vient de repérer un homme en train de filmer l’appareil.

Pris en chasse, l’espion parvient à s’échapper. Quelques jours plus tard, dans un bureau de la CIA à New York : après avoir visionné les images tournées par leur agent, les enquêteurs sont perplexes.

Comment cet ingénieur français réussit-il à construire des avions meilleurs que ceux des Américains ? Pourquoi, en ces temps de guerre froide, cet archétype du capitalisme finance-t-il le PCF ? Sur ordre de la Maison-Blanche, quatre agents s’envolent pour Paris. Leur mission : percer le mystère Marcel Dassault…

De la Première Guerre mondiale aux années 1970, ce passionnant biopic retrace les étapes – connues et moins connues – de la vie de Marcel Bloch, alias Marcel Dassault : la création de sa première entreprise aéronautique, sa proximité avec le Front Populaire, son engagement aux côtés des Républicains espagnols, son arrestation par la France de Vichy, sa déportation à Buchenwald, son changement de nom au lendemain de la guerre, sa conversion au catholicisme, son lancement dans la politique, la presse, le cinéma…
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Survivre au progrès : Consumés par la consommation

Survivre au progrès est un film documentaire québécois. Inspiré du livre “Brève Histoire du progrès” de Ronald Wright, il pose le diagnostic suivant: la pression incessante en faveur d’une croissance effrénée de la consommation risque d’entraîner la planète dans l’abîme.

Mathieu Roy et Harold Crooks (scénariste et réalisateur du documentaire The Corporation) ont mis six ans et demi à le réaliser.

« Durant le tournage du film, je me disais que, si les gens savaient vraiment ce qui s’est passé aux États-Unis durant la crise, ils sortiraient dans la rue. »

Le réalisateur était invité de “Tout le monde en parle” (émission canadienne) afin de promouvoir son documentaire donnant la parole à de nombreux militants, spécialistes et désabusés du système capitaliste tel qu’il apparaît actuellement.

Le défi est aussi de mettre le holà à la surconsommation

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Hikikomori : La vie cloîtrée des ados en retrait

Ce phénomène qui voit des adolescents s’enfermer dans leur chambre pour ne plus en sortir, parfois pendant des années, est très connu depuis la fin des années 1990 au Japon. Il se répand partout dans le monde y compris en France.

Un jour, Hiroshi rentre chez lui et s’enferme à double tour dans sa chambre, dont il ne ressortira que deux ans plus tard. Ce lycéen de la banlieue de Tokyo, qui vit avec sa famille, est le héros quasi invisible du film De l’autre côté de la porte, qui relate ces longs mois d’isolement à travers le regard de ses parents et de son jeune frère, qui  continuent à mener une existence presque normale pendant qu’il s’est transformé en ermite.

Au Japon, ils sont au moins 260.000 comme Hiroshi à décider soudain de se couper physiquement du monde pour une durée indéterminée. On les appelle les hikikomori, un phénomène de société qui atteint les adolescents mais aussi les jeunes adultes et qui a intéressé le réalisateur américain Laurence Thrush, dont le film vient de sortir dans les salles françaises près de cinq années après son tournage.

Choisissant l’angle de la fiction pour aborder le problème sans sombrer dans l’explicatif, le cinéaste relate les deux années d’enfermement de Hiroshi, à travers le point de vue de sa mère et son jeune frère, qui ne comprennent pas les raisons de cette décision radicale.
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Musique : La chanson de Raj Tilak

La chanson indienne “Aaja Tu Raja Aaja“, extraite du film “राज तिलक” (“Raj Tilak“) (1958) est interprétée par Asha Bhosle et Sudha Malhotra.

Paroles:

Aaja hone laga hai kyu ye dil bekarar
Kahte hai aa raha hai mausam bahar ka
Aaja tu raja aaja mausam e bahar hai
Ambua ki mithi tera intzar hai
Aaja tu raja aaja mausam e bahar hai
Ambua ki mithi tera intzar hai
Abhi abhi dekho udi koyaliya bol ke
Bada maja hai pahla pahla pyar hai
Aaja tu raja aaja mausam e bahar hai
Ambua ki mithi tera intzar hai
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Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! » (Màj vidéo)

Addendum du 27/10/2014 : Intervention de Marie-Monique Robin lors de la projection en avant-première de « Sacrée croissance ! », son nouveau documentaire.

Après “Le Monde selon Monsanto”, “Notre Poison Quotidien” et “Les Moissons du Futur”, Marie-Monique Robin revient en 2014 avec un documentaire intitulé – provisoirement – “Sacrée Croissance !”. Un film pour montrer les fissures d’un système qui a atteint ses limites, et faire voir les prémices d’un nouveau monde post-croissance. Entretien.

Cinéma : « Autómata »

Autómata est une oeuvre de science-fiction espagnole sélectionnée au San Sebastian Film Festival 2014. Réalisé par Gabe Ibáñez, avec Antonio Banderas dans le rôle principal, le film raconte l’histoire de Jacq Vaucan, un agent d’assurance de ROC robotics corporation, qui fait des tests sur des robots. Ses découvertes vont avoir de profondes conséquences sur l’avenir de l’humanité.

Naomi Klein : « Capitalisme vs climat »

Naomi Klein, journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste, sortira un nouveau livre-enquête sur le capitalisme en septembre 2014, selon elle le système capitaliste est un système en guerre contre le “vivant”. En attendant la sortie du livre, voici une vidéo sous-titrée en français.

Cinéma : Bullhead

A 33 ans, Jacky Vanmarsenille est éleveur. Issu d’une importante famille d’agriculteurs et d’engraisseurs du sud, c‘est un être renfermé, imprévisible et parfois violent… Grâce à sa collaboration avec un vétérinaire corrompu, Jacky s’est forgé une belle place dans le milieu de la mafia des hormones.

Alors qu’il est en passe de conclure un marché exclusif avec le plus puissant des trafiquants d’hormones de Flandre occidentale, un agent fédéral est assassiné. C’est le branle-bas de combat parmi les policiers. Les choses se compliquent pour Jacky et tandis que l’étau se resserre autour de lui, tout son passé, et ses lourds secrets, ressurgissent…

Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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Cinéma : Le documentaire sur l’environnement peine à respirer

Des films récents comme «La Ligne de partage des eaux» ou «Holy Land Holy War» témoignent de la difficulté de ce genre très présent dans les salles à transformer une inquiétude légitime en œuvre de cinéma.

Mercredi 23 avril est sorti en salles La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais, un documentaire consacré à plusieurs enjeux environnementaux. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas seul –ni le seul documentaire, ni le seul à se soucier d’écologie.

Depuis une quinzaine d’années, profitant de certains dispositifs réglementaires et de l’effet d’une poignée de succès de box-office (Être et avoir, Le Cauchemar de Darwin), le nombre de documentaires sur les grands écrans ne cesse d’augmenter. En quinze ans, il est passé d’environ 40 à plus de 90 longs métrages.

Qui porte intérêt à la diversité des films et revendique la pleine appartenance de ce genre au cinéma devrait s’en réjouir. Les choses sont pourtant moins simples.

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TV Libertés : Perles de culture

D’abord professeur de lettres, Anne Brassié a naturellement évolué vers le journalisme et la critique littéraires. Elle a notamment été chroniqueuse à France Culture et a écrit plusieurs ouvrages consacrés à la littérature. Elle a aussi assuré la narration d’audio-livres à partir d’ouvrages de l’historien Jacques Bainville.

Son émission, « Perles de Culture », évoque son art de prédilection bien sûr, mais aussi du cinéma (raison pour laquelle elle sera diffusée le mercredi, jour de sortie des films en salles), de la musique, du théâtre, de la peinture, de la bande dessinée… Anne Brassié est assistée de Maxime Gabriel et de Roman Bernard.

Super Ca$h Me

Après “Super Size Me“, Morgan Spurlock dévoile à présent la face cachée du monde publicitaire en s’attaquant avec beaucoup d’humour à la publicité dans le cinéma et la télévision.

Super Ca$h Me dresse le constat suivant: la publicité est partout et le placement de produit est devenu une chose commune de nos jours. Celle-ci détient aujourd’hui un pouvoir impressionnant et représente une source financière considérable pour les productions de nos jours, qui coûtent de plus en plus cher, pour faire de la surenchère dans le domaine. C’est là que le documentaire se positionne, afin de nous montrer les coulisses d’un tel système.

Le but de son documentaire: créer un docu-film uniquement financé par la publicité. Pour cela, Morgan Spurlock a filmé l’ensemble de ses démarches, en allant prospecter de grosses sociétés américaines afin de leur proposer de participer financièrement à la réalisation de son film.

Au fur et à mesure de la construction de celui-ci, il a dû se plier aux exigences des marques (ne boire qu’une seule boisson et flouter toutes autres, ne conduire que des mini Austins, ne porter qu’une seule marque de chaussures, faire son plein d’essence dans une seule chaîne de stations, etc….) jusqu’à même devoir parfois, incorporer des spots publicitaires directement dans son œuvre.

Le concept est fort intéressant car on y voit tout le processus de financement d’une œuvre par la publicité, jusqu’à l’interview de certains réalisateurs et acteurs, pour savoir ce qu’il pense de l’influence de la publicité dans les films, les séries télévisées, bref, sur le placement de produit en général.

Cinéma : L’âge de son retour

Tony, la quarantaine, travaille dans une usine de fabrication de chaussures. Sa femme Sophie cultive un petit jardin et fait quelques baby-sittings. Depuis que le couple est en surendettement, ils habitent un mobil home dans un camping. Alors que le budget est serré, que chaque dépense représente une angoisse, Rémi, leur fils de 17 ans, revient vivre avec ses parents…

Cinéma : “Promised Land” (Terre Promise)

Steve Butler (Matt Damon) et sa collègue Sue Thomason, employés de la compagnie pétrolière Global, arrivent dans une bourgade de campagne du Nord-Est des États-Unis avec pour but de racheter les terres des paysans en leur promettant de faire fortune avec l’or qu’ils ont sous les pieds.

En effet, le sous-sol du village, qui aux États-Unis appartient aux propriétaires des terres, recèle un important gisement de gaz de schiste que compte exploiter la firme Global. Butler croit la tâche facile comme pour ses autres prospections, car les promesses financières sont très alléchantes pour les paysans peu fortunés du village.

Mais c’est sans compter avec Frank Yates, un ingénieur de chez Boeing en retraite qui subodore que la promesse financière pourrait être un piège, et qui connaît parfaitement les forts risques environnementaux de la fracturation hydraulique liée à cette industrie.

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Cinéma : La fin du monde… un sujet porteur

Cette document propose les fins du monde imaginées dans 99 films et compilées en une seule vidéo… cataclysmique! Apocalyptique!

Tout y est: attaque nucléaire, séismes, tsunamis, astéroïdes, tempêtes solaires, épidémies et même les zombies ! Rien a redire, avec ces 99 films Hollywood nous aura bien préparés.

Liste des films par ordre d’apparition :
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L’encerclement : La démocratie dans les rets du néolibéralisme

À travers les réflexions et les analyses de plusieurs intellectuels de renom, ce documentaire trace un portrait de l’idéologie néolibérale et examine les différents mécanismes mis à l’oeuvre pour en imposer mondialement les diktats.

Déréglementer, réduire la taille de l’État, privatiser, limiter l’inflation plutôt que le chômage, bref, financiariser et dépolitiser l’économie : les différents dogmes de cette pensée prêt-à-porter sont bien connus. Et s’ils s’immiscent lentement dans nos consciences c’est qu’ils sont diffusés à travers un vaste et inextricable réseau de propagande.

De fait, depuis la fondation de la Société du Mont Pèlerin, en 1947, les instituts de recherche néolibéraux, ces think tanks financés par des transnationales et des grandes fortunes, propagent inlassablement la pensée néolibérale au sein des universités, dans les médias, auprès des parlementaires, etc.

Cette idéologie qui s’affiche évidence, forte de la sanction historique et scientifique que semble lui avoir conférée la chute de l’URSS, a su intoxiquer tous les gouvernements, de gauche comme de droite. En effet, depuis la fin de la Guerre Froide, le rythme des réformes néolibérales est allé sans cesse s’accentuant.

Souvent imposée par la force, que ce soit à travers les plans d’ajustements structurels du FMI et de la Banque Mondiale, sous la pression des marchés financiers et des transnationales ou même par la guerre, la doctrine néolibérale s’étend dorénavant à la planète entière.

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Les affreux

Joseph, Hugues, Guillaume Bouttier de Blainville (Jean Gabin) a rejoint la cloche, sans doute après avoir été quitté par sa femme. Devenu «Archimède», il reste un clochard plutôt atypique…

Archimède le clochard, film de Gilles Grangier (1959). Scénario et dialogues de Michel Audiard, sur une idée de Jean Gabin. Musique : Jean Prodomidès.

« Eh ben, moi, c’qui m’les casse, c’est les faux affranchis ! Les pétroleurs syndiqués, les anars inscrits à la sécurité sociale ! Ça refait la Chine, ça prend la Bastille et ça s’prostitue dans des boulots d’esclave ! Ah, y sont beaux, les réformateurs du monde !… Le statisticien qui baguenaude un placard d’usurier, le Chinetoque qui propage les danses tropicales et l’mange-merde qui prône la gastronomie ! Ah, il est mimi, l’triumvirat !… Un beau sujet d’pendule !… Allez, viens, ma belle ! Qu’on foute le camp, qu’on voie p’us ces affreux !… »

(Merci à Contre-batterie – et à SPOILER pour les paroles)

Vous devez absolument voir le film Wall Street II… et enfin comprendre !

Par Paul Dontigny (Québec)

Je vous conseille fortement de louer le film Wall Street de 1987 et de l’écouter avant de voir le II.

Et petite parenthèse : lorsque j’ai vu Wall Street 1, j’avais environ l’âge de Bud Fox, le personnage interprété par Martin Sheen. J’avais commencé cette année-là, à 21 ans, à travailler comme courtier et ce que je voyais dans ce film représentait la réalité de ce qui se passait ici [au Québec] à plus petite échelle, dans le contexte des nouvelles émissions Réa [fonds d'investissement de la Banque Nationale du Canada] et le reste…

Le insider trading [trading d'initiés] et le sentiment de pouvoir relié à la capacité potentielle de faire toujours plus d’argent. Les avocats, comptables, le « gang » de financement corporatif et des élites des dirigeants qui vendaient leur stock [portefeuille d'actions] au public.

La focalisation ultime, voire l’obsession envers l’argent à tout prix. C’était ce que j’ai souvent qualifié de « la culture de Wall Street » et elle existe depuis que la première action a transigé [été vendue], et elle existera encore dans 100 ans.

Je racontais ce qui se passait dans cette industrie à mon père qui était médecin et il ne me croyait pas. Il m’avait dit : « la plus grande firme au Canada ne laisserait pas faire de telles choses au détriment des clients » et j’avais répondu qu’elle ne laissait pas faire, elle encourageait et protégeait ces activités… comme tous les autres. En fait, le véritable problème est que les organismes de réglementation essaient de faire croire au public qu’il est protégé…

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A Cannes, le cinéma plonge dans les eaux troubles de la finance

La Croisette a présenté ce week-end quatre films qui s’inspirent de la crise financière, dont une oeuvre remarquable «Cleveland vs Wall Street» de Jean-Stéphane Bron. Un documentaire qui met en scène un procès intenté contre Wall Street par de vraies victimes des dérives de la finance, avec de vrais avocats et un vrai juge.

Ce que Cannes peut être cocasse parfois. Quoi de plus croquignolet, en effet, que d’entendre une star comme Michael Douglas, qui a touché jusqu’à 20 millions de dollars par film dans les années 90 et qui trône sur une fortune estimée à 200 millions de dollars, répondre, parcouru par des sueurs froides, à des questions sur le plan de sauvetage de la Grèce ou la possibilité, ou non, de moraliser les marchés financiers? Rien de plus croquignolet, sinon, peut-être le film qu’il est venu défendre hors compétition: Wall Street – l’argent ne dort jamais d’Oliver Stone, enfonceur de portes ouvertes qui signe là une comédie amusante sur le monde de la finance, un peu comme si Tex Avery avait illustré l’expression «Un éléphant dans un magasin de porcelaine.» Stone n’hésite par exemple pas à appuyer un dialogue sur l’explosion de la bulle spéculative en filmant des enfants qui s’amusent à souffler des bulles de savon.

D’une certaine manière, c’est un tournant dans l’histoire du cinéma dont on a toujours dit qu’il était incompatible avec les plongées dans les arcanes de l’économie. Il est vrai que, hormis quelques films de l’ère yuppie (Wall Street, Working Girl, Le Bûcher des vanités), peu de tentatives ont laissé des traces. Qui se souvient vraiment d’Executive Suite (Robert Wise, 1954), de Rollover (Alan J. Pakula, 1981)?

Le cinéma cherche toujours des publics potentiels, autrement dit des soucis qui touchent un large éventail de la population. Surtout aux États-Unis, depuis que la fin du Far West, puis la fin de la Guerre froide ont bloqué le levier qui permettait d’exprimer le monde en noir et blanc. Où sont passés les grands méchants? Il y a bien l’avenir écologique de la planète, mais hormis James Cameron avec son Avatar, personne ne voit vraiment comment, à moins d’imaginer une révolte des ibiscus et des poissons-clowns, retrouver un manichéisme rentable à partir de la cause verte.

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Le sucre (extraits du film de Jacques Rouffio)

Quand les courtiers font n’importe quoi, les banques qui ne savent pas s’arrêter plongent. Et quand les banques plongent, il faut faire payer quelqu’un. Mais qui?

D’après le livre de Georges Conchon, le film  “Le sucre” de 1978 relate une affaire d’escroquerie, sur la base de bulle spéculative en 1974 sur le prix du sucre. Jean Carmet y incarne un petit épargnant (Adrien Courtois) qui y perd tout l’héritage de sa femme. Gérard Depardieu est lui un courtier fantasque et sans scrupules nommé Renaud D’Homécourt de la Vibraye (vicomte de…). Entre les deux hommes, si différents, va naître une amitié et une complicité.

Autour de ce couple gravitent des personnages tout aussi savoureux : Karbaoui (Roger Hanin), l’homme d’affaires pied-noir exubérant et magouilleur ; Grézillo (Michel Piccoli), haut magnat de la finance complètement mégalomane. Il faut aussi remarquer la métamorphose de la pharmacienne de province, madame Courtois, au départ austère et introvertie qui « explose » littéralement avec l’arrivée de la fortune.

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Mémoire d’un saccage

Memoria del saqueo est un documentaire de l’argentin Pino Solanas réalisé en 2003 qui sonde l’histoire récente de son pays.

Il y démonte point par point les mécanismes (dette publique, corruption, privatisation) qui ont amené un pays modèle selon les normes du FMI à la faillite. Dénonçant ce qu’il appelle un génocide social. Dans ce documentaire Solanas fait preuve de vigilance face à la toute-puissance d’un néo-libéralisme omnipotent. Ce film été présenté au Festival de Berlin et il a obtenu l’Ours d’Or d’Honneur.

L’île aux fleurs

Court-métrage brésilien de Jorge Furtado sorti au Brésil en 1989. Titre original: Ilha das flores

Douze minutes : c’est le temps durant lequel nous suivons le parcours d’une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu’à son point d’arrivée, décharge publique de l’île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu’entraîne l’économie de marché.

http://www.dailymotion.com/video/x53fqz

Capitalisme : une love story ou un coup d’Etat financier

Avec Capitalism : A Love Story – qu’on peut traduire par Le capitalisme : une histoire d’amour, Michael Moore a décidé de s’attaquer à la crise financière qui secoue les États-Unis et le monde depuis l’automne dernier.

«Ce ne sera pas une leçon d’économie» avait expliqué Michael Moore en présentant la pré bande-annonce, «mais plus un film de vampires! Plutôt que de se repaître du sang de leurs victimes, les personnages de mon documentaire se nourrissent d’argent. Et ils n’en ont jamais assez!»

Bande annonce:

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Comme à son habitude, Michael Moore dénonce des vérités, des faits particuliers qu’il tourne habilement en vérité générale. Mais le public non-initié à l’actualité financière se verra trompé et les connaisseurs traiteront le film d’amateurisme.

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