Chronique d’une France rurale

Partant du constat que chaque semaine, en France, des centaines de fermes agricoles disparaissent, le mouvement «Terre de Liens» agit pour préserver une certaine conception du monde rural. Il rachète des fermes avant de les mettre en location, cherchant à promouvoir une agriculture biologique et respectueuse de l’environnement.

Plusieurs acteurs de ce mouvement, fermiers, administrateurs ou bénévoles, racontent pourquoi ils ont décidé de retourner cultiver la terre. Leurs témoignages éclairent une démarche qui vise à rapprocher les producteurs des consommateurs et à tisser entre eux des relations privilégiées.

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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États-Unis : Dégoûté par le système, un fermier ouvre les portes de son élevage industriel

Vue par plus d’1 million d’américains en quelques jours, c’est l’histoire de Craig Watts, un fermier industriel qui va faire ce qu’aucun autre n’a fait avant lui: ouvrir les portes de son usine et montrer sa réalité.

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Le cas de Craig Watts démontre que les exploitants agricoles ne sont pas forcément des monstres sans foi ni loi qui abusent des animaux. Beaucoup se sont simplement laissés entraîner par la machine infernale de la productivité à coup d’investissements qui engendrent de nouvelles infrastructures et de nouveaux investissements.

Puis ils se réveillent un matin en ayant remplacé leur ferme par une machine aseptisée à produire de la viande. « Il y a beaucoup de failles dans ce système. Le consommateur est trompé ! L’éleveur est mené en bateau. »

Après 22 ans à élever des poulets toujours plus vite pour une des plus grosses firmes du pays, il a voulu témoigner. Pour lui, on ne vous montre pas tout dans la publicité. Par soucis d’honnêteté, il veut rétablir la vérité. Il risque « gros » pour ce qu’il fait, notamment des ruptures de contrat. Il faut savoir que des enquêtes en caméra cachée furent sanctionnées aux États-Unis. Il est donc très périlleux de s’attaquer à l’industrie de l’élevage.
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Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Méga-fermes : Faut-il craindre l’élevage intensif ?

La plus grande ferme française peut accueillir jusqu’à 1.000 vaches. Entièrement robotisée, son élevage devrait donner près de 3,5 millions de litres de lait chaque année. La construction de cette ferme de 19.000m2 a pris des airs de hangar industriel. Avec même un petit lotissement pour les veaux. Tout a été pensé pour obtenir la meilleure productivité, mais aussi les meilleures conditions de travail.

Face à la crise du lait que l’on connait, quand on voit la déprise laitière dans la région, beaucoup d’agriculteurs veulent arrêter. On a monté ce projet avec un double souci : certes réduire le cout de production, mais surtout travailler dans des conditions telles qu’on ait envie de rester producteur de lait demain” expliquait Michel Welter, dirigeant de la ferme des 1.000 vaches.

Aux États-Unis, en particulier en Californie, les fermes comptent mille têtes en moyenne. Certaines atteignent même 30.000 vaches. Selon l’INRA, les méga-fermes ne sont pas moins respectueuses des animaux que la plupart des élevages importants fonctionnant actuellement en France.

Symphonie d’une cour de ferme (Walt Disney – 1938)

La cour de la ferme s’agite et prend vie sur plusieurs airs de musique classique. Le coq fait ainsi une sérénade à une poule, rejoint par d’autres animaux dont un petit cochon cherchant désespérément à manger. On assiste au quotidien de la vie d’une cour, au contact d’animaux en tout genre. Tous s’associent à l’arrivée du fermier et de la fermière qui viennent leur donner à manger.

Un jeu vidéo pour gérer collectivement une (vraie) ferme

Au croisement du jeu-vidéo, de l’agriculture et de l’économie, Viridis propose un autre modèle de travail collectif et solidaire. Dans un monde post-apocalyptique, les générations rescapées doivent leur survie au « contre-poison vert », la spiruline. Cette ressource alimentaire et énergétique les immunisent contre les effets de la brume qui s’est répandue suite à la catastrophe.

Le joueur incarne un « enfant du monde de l’après » dont la mission est d’implanter une nouvelle ferme pour une colonie future. Il doit ainsi partir en exploration, récupérer des matériaux, les assembler et les réemployer afin de créer les conditions de production de la spiruline.

Son avancement lui permet d’acquérir des points d’expériences réinvestis dans la gestion de la ferme réelle. Par des systèmes de monitoring, d’automatisation et de référendum, il est collectivement en charge de la production de la spiruline. Le fermier est là pour le guider à l’image du mentor, figure didactique que l’on retrouve dans l’univers du jeu.

L’interdépendance entre jeu et ferme réelle permet de fusionner l’expérience entre virtualité et matérialité.
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« Permaculture : Ré-cultivons des réponses simples ! »

Dans l’Eure, en Normandie, rencontre avec Charles Hervé-Gruyer et son épouse, Perrine, créateurs de la Ferme biologique du Bec. Ils nous exposent les principes de la permaculture dans l’agriculture et nous donne leur vision sur des micro-fermes permaculturelles.

La permaculture consiste en une exploitation hyper intensive d’une surface de sol restreinte, sans machines ni apport chimique issu du pétrole. Il s’agit de mettre au travail l’extraordinaire réseau de relations qui existent entre tous les petits organismes – bactéries, champignons, vers, insectes – qui fabriquent l’humus et rendent possible la croissance des plantes cultivées.

Charles Hervé-Gruyer compare l’agriculture moderne avec les pratiques primitives du néolithique: à cette époque, les sols étaient défrichés par le feu, puis abandonnés après quelques décennies d’exploitation. L’agriculteur d’aujourd’hui fait bien pire: il utilise 12 calories d’énergie fossile pour produire 1 calorie de nourriture, gaspillant des ressources que la nature a mis des dizaines de millions d’années à élaborer.

A contrario, une surface de 1000 m2 exploitée en permaculture produit autant qu’une suIperficie de 1 ha en maraîchage conventionnel, des rendements qui sont actuellement objet d’étude de l’INRIA et d’AgroParis Tech.

L’expérience de Charles Hervé-Gruyer lui permet de proposer un modèle de société dans lequel un grand nombre de personnes partageraient leur activité productive pour moitié entre une profession de spécialiste – informaticien, enseignant, fonctionnaire … – et l’exploitation d’une micro surface cultivée en permaculture, satisfaisant ainsi notre premier besoin vital qui est de se nourrir.

Via Plus Conscient

Le boom du tourisme à la ferme

Les vacances à la ferme séduisent de plus en plus de Français. Plus économiques, plus authentiques, plus saines. Des gites aux fermes auberges en passant par le camping de luxe sur les terres du paysan, les vacanciers ont désormais l’embarras du choix. Du plus « routard » au plus haut de gamme, de nouveaux concepts voient le jour.

Et s’il existait même dans ces fermes un moyen de passer des vacances gratuites ? Comment s’y retrouver dans tous ces nouveaux labels ? Et comment dénicher les meilleures adresses à la campagne ?

Rencontre avec des éleveurs du Morvan (Audio)

Emission Terre à terre sur les éleveurs du Morvan.

Avec : Delphine et Philippe Perrot, paysans sans subventions et Pascal Fichot, agriculteur.

“Avec le système des primes, on baisse le prix des denrées agricoles en dessous des coûts de production. Les produits se vendent avec une concurrence complètement déloyale sur les marchés du monde entier. Il y a des paysans dans le Monde qui ont toujours vécu sur leurs lopins de terre et qui se retrouvent à crever dans des bidons-villes. [...] Nos paysans deviennent malgré eux complices de cet État mafieux.”

Terre à terre (France Culture – 08/06/14)

(Merci à Martine)

Agriculture : Des variétés anciennes de blé pour éviter la chimie

En 1997, Jean-Jacques Mathieu et sa femme se sont installés comme céréaliers sur une vingtaine d’hectares à Tréziers dans l’Aude. Contrairement aux gros céréaliers, ils ne misent pas sur les pesticides et les engrais pour faire pousser du blé, mais sur le riche potentiel génétique de leurs deux cents variétés.

Au début, les rendements étaient très faibles. « Je n’y connaissais rien, j’utilisais du blé dur commercial en bio mais ça ne poussait pas, car ils étaient sélectionnés par et pour la chimie ». Les blés inscrits au catalogue « sont testés avec deux cents unités d’azote », ajoute-t-il. Ils ne sont donc pas du tout adaptés à l’agriculture biologique.

Comme tous les blés commercialisés, ils sont issus de lignées pures, obtenues par autofécondations successives. Ce moyen de sélection rend tous les épis homogènes sur le plan génétique. Si on les compare à l’espèce humaine, on pourrait parler de consanguinité. Cette caractéristique ne leur donne pas beaucoup de chance de résister aux mauvaises conditions climatiques et aux maladies. Quand un épi est menacé, c’est tout le champ qui l’est.

Aidées par la chimie, ces variétés sont en revanche capables de s’affranchir des contraintes spécifiques liées aux milieux naturels où elles sont plantées. Pour obtenir un rendement optimisé, il suffit à l’agriculteur de mettre la bonne dose d’engrais et de passer les bons traitements. Mais ces variétés conçues dans les laboratoires ne s’adapteront jamais aux différents terroirs.
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Roumanie : Ruée sur les terres agricoles avec la bénédiction de l’Union européenne

Paradis agricole, la Roumanie est de plus en plus convoitée par les investisseurs étrangers, au risque de voir ses terres arables lui échapper. Attirés par des terres grassement subventionnées par les aides européennes et une main d’œuvre bon marché, de nombreux Européens, mais aussi des Libanais ou des Qataris, s’y sont installés ces dernières années.

Bruxelles nie tout accaparement des terres: la venue des investisseurs étrangers ne serait que la suite logique de l’intégration européenne. C’est bien pourtant une nouvelle forme de spoliation qui s’est mise en place, avec la complicité, au moins tacite, du gouvernement roumain.

Avec 10 millions d’hectares de terres arables à bas prix – l’équivalent de la superficie du Portugal ou de la Hongrie – la Roumanie, cinquième surface agricole de l’Union européenne, attire forcément. Notamment les entreprises agro-alimentaires, comme les groupes français Limagrain, Guyomarc’h, Bonduelle, Roquette, Bongrain et Invivo. Ou les fonds d’investissement Agro-Chirnogi (Liban) ou Velcourt SRL (Grande-Bretagne).

En Roumanie, l’agriculture est faite de paradoxes. La terre roumaine est à la fois la plus riche et la moins chère d’Europe. Elle est noire, grasse, fertile, riche en humus. En 2012, elle s’achetait encore autour de 2.500 euros l’hectare, contre 5.400 en moyenne en France, ou dix fois plus au Danemark. A l’Ouest du continent, les terres disponibles manquent pour s’installer comme agriculteur ou agrandir les exploitations.
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Un mois sans supermarché : mode d’emploi

C’est décidé! Marre de subir les affres de la grande distribution, reportages en terres industrielles, scandales alimentaires et autres suspicions! Le défi à relever: un mois sans grandes surfaces!

Agriculture et élevage intensifs, tri des légumes selon leur formes, afin de répondre à un « idéal » esthétique arbitraire et dépassé, pesticides, emballages, sur-emballages, aseptisation, choix imposés, et si l’on sort de l’alimentaire : produits polluants pour l’entretien… même si depuis quelques temps, les distributeurs cherchent a intégrer des rayons « en vrac », ou « bio », le facteur « local » leur est encore peu familier, alors, prêt à m’adapter, je me suis résolu a ne plus succomber à la facilité.

Connaissant quelques réseaux alternatifs, comme tout le monde d’ailleurs, j’ai décidé de ne plus mettre les pieds dans une grande, moyenne ou petite surface pour tout le mois.

Le réseau, c’est important également dans la consommation

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Roumanie : Le bel avenir de l’agriculture bio

Avec l’essor de l’agriculture bio, les paysans roumains ont décidé de mettre à profit leur retard technologique. Des fermes bio sont de plus en plus nombreuses mais le manque de traçabilité reste toutefois le principal obstacle à un développement à grande échelle.

Nicoleta et Dan Florea ne voient que du rose depuis un mois. C’est la saison des récoltes et ce couple d’agriculteurs trentenaires du village d’Ucea de Sus, au centre du pays, passe ses journées dans sa petite parcelle de 2.000 m2 à ramasser avec soin les pétales de roses écologiques qu’il y cultive depuis trois ans. « Cette année, nous allons faire environ 10.000 pots de confiture mais aussi du sirop et du vinaigre », lâche Nicoleta, petite femme souriante aux cheveux noirs.

Au cœur des collines vertes de la Transylvanie, les petites fermes bio comme celle-ci sont de plus en plus nombreuses. L’intérêt pour la culture écologique a connu en effet un véritable boom dans le rang des petits agriculteurs roumains ces dernières années.

« Les paysans qui pratiquent une agriculture traditionnelle font déjà du bio car ils ne cherchent pas à cultiver de manière intensive », explique le président de l’association Bio România, Marian Cioceanu. Selon lui, plus de 50 % des exploitations agricoles de Roumanie pratiquent déjà de l’agriculture biologique sans être certifiées.
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Comment reconvertir son usine en ferme écologique ?

Par Sophie Chapelle / Alter-echos

Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture.

Consommer du poisson provenant du lac Michigan comporte un « risque élevé ». En cause : le haut niveau de pollution des grands lacs nord-américains, hérité de l’activité industrielle. Les perches ont même disparu de l’écosystème du lac. Pourtant, certains restaurants de Milwaukee (Wisconsin) sont désormais en mesure d’en proposer des fraîches issues d’une ancienne usine… reconvertie en ferme.

À proximité de l’immense lac Michigan, une ferme urbaine s’est lancée en 2009 dans l’élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Le lieu est improbable – une ancienne usine rachetée à un fabricant d’équipementier minier au sud du centre-ville – mais le potentiel de production est considérable. Entre ces quatre murs de béton, James Godsil est un homme heureux. « Nous avons reproduit une véritable zone humide », se félicite l’un des fondateurs de Sweet Water Organics, qui signifie « Eaux douces biologiques ».

L’ancienne usine est devenue un véritable écosystème en quasi autosuffisance. Poissons et plantes prospèrent côte à côte, ou plutôt les unes au dessus des autres. Sur près de 11.000 m2, des milliers de perches jaunes et de tilapias se reproduisent dans des cuves de 40.000 litres.

Viser l’autosuffisance
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Le capitalisme français reste aux mains d’un club très fermé

L’année 2010 sera-t-elle celle des grands changements au sein des conseils d’administration ou des conseils de surveillance des sociétés du CAC 40 ?

Pour l’instant, ni la crise ni les recommandations du code de bonnes pratiques du Medef et de l’Association française des entreprises privées (AFEP), édictées fin 2000, n’ont provoqué de modifications majeures : les instances continuent d’être globalement très homogènes et consanguines.

Le cumul des mandats demeure une pratique régulière. Une petite centaine de personnes (98 exactement), soit 22% des administrateurs, détient 43% des droits de vote des sociétés du CAC 40, selon le cabinet Ernst & Young.

Ces conseils – ils comptent en moyenne 14 membres – n’accueillent que 21% d’étrangers quand ceux-ci détiennent 40% du capital des groupes du CAC 40 et que l’activité à l’international assure désormais l’essentiel de la croissance de leur chiffre d’affaires.

Enfin, les femmes occupent moins de 10% des sièges d’administrateurs.

Une entreprise, la banque BNP Paribas, illustre cette concentration des pouvoirs au coeur de la gouvernance des entreprises du CAC 40 : quatre personnes – trois dirigeants de la banque et un ex-dirigeant encore influent dans le groupe – sont répartis dans les conseils de douze sociétés de l’indice phare de la Bourse de Paris.

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Crise agricole : il faut sortir de la logique productiviste

A l’heure où 10 000 céréaliers français défilent à Paris à l’appel de la FNSEA, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (Fnab) défend dans un communiqué – relayé par l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba) – l’importance de soutenir l’agriculture biologique, solution à la crise agricole.


La Fédération rappelle la situation intenable des exploitants en agriculture conventionnelle, dont la logique productiviste ne cesse de montrer ses limites : revenus en chute libre, endettement, faillites, sans compter les impacts sur l’environnement et la santé.

L’agriculture bio offre au contraire, selon la Fnab, « la possibilité pour les paysans de vivre décemment des revenus de leur travail. […] Cette crise historique, réelle et sérieuse de l’agriculture, poursuit-elle, ne doit pas être instrumentalisée par les organisations professionnelles pour prolonger un système qui en a été à l’origine. Comment comprendre que les plus grands bénéficiaires de la PAC aujourd’hui se retrouvent à défiler ? »

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