Les Vikings n’étaient pas les explorateurs solitaires qu’on pensait

Selon une nouvelle étude génétique, les femmes scandinaves ont fait partie intégrante de la colonisation viking. Une étude plus ancienne avait montré l’inverse dans le cas particulier de l’Islande.

Les Vikings faisaient de nombreuses choses en famille, y compris l’exploration et la colonisation. Contrairement aux clichés selon lesquels ils ne partaient en raids qu’en groupes d’hommes, les anciens Scandinaves emmenaient leurs femmes avec eux.

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A vos fesses, prêts, mesurez !

Rondes, réjouissez-vous ! Les gros popotins ne sont pas seulement à la mode. Ils font désormais l’objet de classements sur le web.Qui est la plus fessue d’Afrique ?

Par Damien Glez

“Découvrez le top 4 des plus gros bobarabas d’Afrique :”

le titre est accrocheur. Il affole les compteurs des sites africains qui se font l’écho de ce classement des fesses les plus volumineuses. Et ce top revendique tout le sérieux qui sied au séant. Même si la tendance à pirater les articles ne permet plus d’identifier les auteurs de l’enquête, celle-ci aurait été réalisée lors de visites dans “tous les pays d’Afrique”, avec un “objectif de profilage très technique” des “pistolets”.

Par “pistolet”, entendez cette générosité symétrique des hanches qui donne l’impression qu’à l’instar de Lucky Luke, vos vêtements cachent deux armes à feu.

Des armes, en Afrique, plus efficace que des “yeux revolvers”…

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Milie Marin-Fournier, miss France agricole 2015, femme au naturel (MAJ Vidéo)

C’est finalement Milie Marin-Fournier, chef d’une exploitation de vignes et fruits et légumes à Lambesc (Bouches-du-Rhône), qui a remporté le concours de miss France agricole 2015, organisé sur une page Facebook créée il y a à peine quelques jours avec un succès défiant toute concurrence.

Par Jeandey Antoine

Lorsque Patricia Freyssac a créé cette page Facebook, elle ne devait pas penser qu’elle dépasserait les 10 000 like moins d’une semaine plus tard. C’est pourtant le cas, car la philosophie de la page, ajoutée aux sourires des agricultrices, a ravi littéralement tout le monde, en particulier du monde agricole, en particulier les agricultrices… Mais pas seulement !

Elle avait demandé à quatre amis de devenir les jurys et de départager les concurrentes ayant envoyé leurs photos. C’est finalement Emilie Marin-Fournier qui a été désignée miss France agricole 2015. Et évidemment, WikiAgri (qui participe, nous sommes heureux de lui envoyer un bouquet) se devait de l’interviewer.

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«Miss France agricole» réussit un joli buzz à quelques heures de Miss France 2015 (MAJ)

Exaspérée par les filles supposées uniformes et sans saveur des concours de beauté, Patricia Freyssac, éleveuse dans le Cantal, a lancé un concours parallèle sur Facebook où les femmes posent au naturel dans leurs étables ou leurs champs.

Milie MARIN-FOURNIER, miss France Agricole 2015.

«Mercredi je regardais les infos. Ils parlaient de la préparation de Miss France avec les coiffeurs, le maquillage et tout le bazar. Mais ça, ce n’est pas la France! Les femmes en France, c’est beaucoup plus simple que ça »,

Alors elle lance pour ses «copines» une page Facebook. Mais en quelques heures, des centaines de filles du monde agricole lui envoient leurs photos pour participer.

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Comment l’EIIL incite les jeunes filles d’occident au jihad

Des femmes européennes membres de l’État islamique tentent d’attirer leurs «sœurs» dans la couche nuptiale des saints guerriers du califat.

L’État islamique auto-proclamé, anciennement connu sous l’acronyme ISIS, recrute activement des femmes et des filles occidentales. Ce «califat» qui occupe désormais d’importantes parties de la Syrie et de l’Irak montre, une fois de plus, dans ses procédés, qu’il est presque aussi fin avec les médias sociaux qu’il est impitoyable sur le champ de bataille.

Les tweets et les blogs sont apparemment écrits par des femmes occidentales mariées à des guerriers djihadistes. Ils visent à persuader les soi-disantes «sœurs» en Europe et aux Etats-Unis d’aller au Moyen-Orient pour aider ce dérivé d’al-Qaïda à bâtir sa vision extrémiste de la société islamique.

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Les femmes moins désespérées face à la crise que les hommes

Les femmes se suicident moins que les hommes. C’est encore plus vrai avec la crise. Les hommes sont plus fragiles. Acculés, ils craquent et mettent fin à leurs jours. On se suicide plus dans les pays du Nord qu’au Sud. Mais la crise pourrait changer la donne.

Les femmes se suicident quatre fois moins que les hommes, selon une récente étude d’Eurostat. Dés le début de la crise, en 2008 et 2009, le suicide des hommes a augmenté de 5% par rapport à 2007. Pour les femmes, il n’a pas bougé d’une virgule. Pendant cette période seulement 4,4 femmes sur 100 000 personnes se sont suicidées chaque année contre 16,5 hommes.

Pendant cette période, certains pays ont vu leur taux de suicide monter en flèche, mais seulement chez les hommes. Au Danemark, par exemple, le suicide chez les hommes a augmenté de 14% alors que dans le même temps, celui des femmes baissait de 22%.

Inégalités des hommes et des femmes face au suicide

Mais Michel Debout, interrogé par Myeurop, souligne un étonnant paradoxe. Si les femmes se suicident moins que les hommes, elles tentent davantage de mettre fin à leur jours. Selon ce psychiatre et enseignant en médecine légale, ce constat est le même depuis plusieurs décennies. Les raisons?

“Les femmes utilisent en général un mode suicidaire par médicaments, qui est moins mortel. D’autre part, lorsque les femmes sont déprimées, elles ont plus facilement recours à des soins que les hommes“.

La crise économique n’épargne ni les hommes, ni les femmes. Mais, souligne Michel Debout, les hommes ne laissent rien paraître mais “lorsqu’ils craquent, c’est de façon bien plus violente“.

Lire l’intégralité de l’article sur myeurop.info

Sondage – Les Français plébiscitent l’euro

Le sondage de l’Ifop pour France-Soir prend gauche et droite à contre-pied : seule une minorité de Français rêvent d’un retour au franc.

C’est un coup de tonnerre, en tout cas un résultat inattendu, compte tenu des violentes critiques dont l’euro fait l’objet en France depuis des mois. Un euro qui n’apparaît pas si protecteur que cela, un euro parfois brinquebalant, un euro discuté par les Allemands et présenté par certains comme « en sursis ».

Or, quand l’Ifop demande aux Français – pour les mettre au pied du mur – s’ils souhaitent que leur pays abandonne l’euro et revienne au franc, la réponse tombe, sans aucune ambiguïté : c’est non. 72 % des personnes interrogées (contre 28 % d’un avis contraire) refusent l’idée d’un retour au franc.

Et, curieusement, dans les mêmes proportions s’agissant des sympathisants de gauche et des sympathisants de droite : dans les deux cas, 74 % veulent, disent-ils, s’en tenir à l’euro, aussi critiquable et imparfait soit-il. Ils n’imaginent pas une opération… « retour vers le futur ».

Quatre observations peuvent être faites.

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Le micro-crédit fait des ravages en Inde

Ironie du sort, le pays où est né le micro-crédit est le théâtre de drames à cause du micro-crédit. Ces derniers mois, plusieurs paysans en situation de surendettement se sont donnés la mort. Un Etat est plus touché que les autres.

Le prix Nobel de la paix, Mohammad Yunus, l’inventeur du micro-crédit l’admet lui aussi : « Il faut mettre de l’ordre dans le micro-crédit » avant d’ajouter dans une interview donnée au journal français La Croix : « Le micro-crédit ne doit pas être présenté comme une opportunité pour gagner de l’argent. Il doit d’abord servir à créer de l’activité, à permettre aux plus démunis d’avoir un métier ».

Car si de nombreuses agences de prêt se targuent d’avoir une vocation d’aide et se disent solidaires, dans les faits, les agents de recouvrement sont souvent accusés de harceler les emprunteurs. Dans l’Etat de l’Andhra Pradesh, au Sud de l’Inde, les taux d’intérêts avoisinent parfois les 36%. Ces derniers mois, une cinquantaine de paysans croulant sous les dettes se sont suicidés dans cet État.

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Les pauvres ne sont plus ce qu’ils étaient

Un nouvel article consacré à l’ouvrage de Christophe Guilluy vient de sortir, dépeignant l’analyse originale du géographe sur la situation de la pauvreté réelle en France.

On y apprend, notamment, que 85% des pauvres ne se trouvent pas dans les banlieues sensibles, chose que l’on peut facilement remarquer en regardant une simple carte du territoire, avec le PIB par habitant suivant les départements. Ou même, en remarquant que le taux de chômage n’est pas forcément proportionnel au nombre d’immigrés présents dans tel ou tel département.

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Les femmes devant le déclin démographique

Par Jean-Yves Le Gallou

Fondateur de l’Institut de géopolitique des populations, Yves-Marie Laulan a une préoccupation majeure : les déséquilibres démographiques entre Français de souche européenne et immigrés ne déstabilisent pas la société. Un sujet tabou. Mais un vrai sujet qu’il aborde avec constance sous ses deux faces : l’immigration étrangère d’un côté, la fécondité euro-française de l’autre.

La Charité - Adolphe-William Bouguereau, 1878

Lors d’un colloque, organisé à l’Assemblée nationale le 28 mai 2010, Yves-Marie Laulan à donné la parole à des femmes, partant du principe que ce sont les femmes qui au premier chef donnent la vie. Extraits.

Joëlle-Anne Robert : la femme au foyer, modèle incontournable

C’est l’image de la femme au foyer que défend sans complexe Joëlle-Anne Robert en dénonçant d’abord quelques pieux mensonges du « familialement correct » : « Faire croire qu’il est facile de concilier travail et famille ; faire croire que la femme s’épanouit nécessairement au travail, faire croire que la femme est un homme comme un autre. »

Joëlle-Anne Robert avance ensuite les arguments positifs en faveur de sa thèse : « Donner la vie, un désir profond auquel on ne renonce pas si facilement ; le rôle de la famille dans l’éducation (La famille, et plus encore la famille nombreuse, est une micro-société fournissant un apprentissage irremplaçable) ; l’intérêt de l’enfant ; l’avenir de nos retraites ».

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Partir plus tôt en retraite peut nuire à la santé

Une étude publiée récemment montre que les ouvriers profitant de mesures de retraite anticipée ont plus de chance de mourir avant 67 ans.

Partir plus tôt en retraite ne permet pas forcément aux ouvriers d’en profiter plus longtemps. Au contraire, un rapport publié par l’Institut allemand pour l’étude du travail, montre que cela augmente les chances de mourir prématurément.

Les auteurs, Andreas Kuhn, Jean-Philippe Wuellrich et Josef Zweimüller, tous trois issus de l’Université de Zurich, se sont servis d’un changement de politique de départ à la retraite en Autriche pour analyser les effets d’un départ anticipé sur la santé.

A la fin des années 1980, la crise de l’acier a contraint le gouvernement autrichien à mettre en place un dispositif permettant aux ouvriers, dans certaines régions, de partir à la retraite à 55 ans au lieu de 58 pour les hommes, et à 50 ans au lieu de 55 pour les femmes.

En comparant la mortalité dans les régions concernées par cette réforme et celle qui ne l’étaient pas, les chercheurs ont conclu que pour les hommes, partir à la retraite un an plus tôt augmente de 13,4% les chances de mourir avant 67 ans. Un pourcentage qui, pour les auteurs de l’étude, est « non seulement statistiquement significatifs, mais aussi quantitativement important ». Pour les femmes, en revanche, un départ à la retraite anticipé n’a aucun effet sur l’âge du décès.

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La (re)traite des Blanches

Tous les arguments sont bons pour tenter de décrédibiliser la réforme des retraites, pourtant nécessaire car mettant en cause la solidarité intergénérationnelle et l’obligation d’aliments collective à l’égard de nos vieux.

Halde là !

C’est ainsi que l’on se lamente sur l’injustice de la réforme qui pénaliserait les femmes, lesquelles se verraient contrainte de prendre leur retraite plus tard que les hommes. La belle affaire ! Et d’expliquer que « l’avenir de l’homme », comme le chantait Ferrat, est obligé de s’arrêter de travailler pour élever les enfants ce qui le conduit à avoir des carrières en dent de scie, entre temps partiel et pluriactivité.

Doit-on rire ou pleurer devant une telle tartufferie de la gauche syndicale et politique qui puise son argumentaire dans un avis de la HALDE du 13 septembre écoulé et l’agite comme un vague chiffon programmatique ?

La Haute Autorité, dans sa lutte guillotinesque pour l’égalité à tout prix, « s’est saisie d’office de la question des inégalités de genre en matière de retraite » (sic !) et après avoir affirmé que « les femmes travaillent plus souvent à temps partiel, qu’elles évoluent dans des métiers moins rémunérateurs et qu’elles font moins d’heures supplémentaires [à quoi] s’ajoutent (…) les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes », appelle le gouvernement à « favoriser et rééquilibrer l’accès [des femmes] au congé parental » et à mettre en œuvre des mécanismes compensatoires destinés à corriger l’inégalité hommes/femmes dans l’accès à la retraite.

La femme à barbe

Si tout cela semble bel et bon, il s’agit de ne pas se laisser berner par un discours dont la sincérité de façade masque, en réalité, une manœuvre idéologique destinée à faire prendre les vessies d’aujourd’hui pour les lanternes d’hier.

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La pauvreté a fortement augmenté aux Etats-Unis en 2009, notamment chez les Noirs et les Hispaniques

Près de 44 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, selon un rapport rendu public, jeudi 16 septembre, par le Census Bureau (équivalent de l’Insee aux Etats-Unis). Presque 4 millions de personnes ont sombré dans cette catégorie en 2009, première année du mandat de Barack Obama. Au total, ils sont 6,3 millions à avoir rejoint les rangs des “nouveaux pauvres” au cours des deux dernières années.

Un mendiant dans les rues de Miami, le 16 septembre 2010 (AP/J PAT CARTER )

Ces données ont pourtant “rassuré” les prévisionnistes : la plupart craignaient une augmentation plus forte de l’extrême précarité. Aux Etats-Unis, le seuil de pauvreté se situe, pour un individu, à 10 830 dollars bruts annuels avant impôts (près de 8 400 euros, soit 700 euros par mois), et au double (21 954 dollars) pour un couple avec deux enfants.

Plus du quart des Noirs et des Hispaniques vivent sous le seuil de pauvreté, plus de deux fois et demi le taux constaté parmi les “Blancs non hispaniques”. Plus de 30 % des pauvres sont des femmes seules avec enfants et la proportion de mineurs parmi les pauvres est une fois et demie supérieure à la moyenne nationale.

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Les 25 mythes russophobes

Par Alexandre Latsa

1 – Sous Poutine, la vie ne s’est améliorée que pour les riches et les oligarques, et les pauvres n’ont pas vu une augmentation de leur niveau de vie.

Faux. Sous le gouvernement Poutine, la pauvreté a considérablement diminué. Le taux de russes vivant sous le seuil de pauvreté, est passé de 35 à 23% de 2000 à 2004 et était tombé à 13,5% en 2008 (avant la crise).

2000 (arrivée de Poutine au pouvoir): 35%

2004 (fin du premier mandat Poutine): 23%

2008 (fin du second mandant Poutine): 13,5%

Mémo : il est à noter qu’en France, en 2007, 13,7% de la population vivait sous le seuil de pauvreté.

2 – La spirale démographique russe devrait voir la population de ce pays diminuer, à moins de 100 millions d’habitants, contre 142 millions aujourd’hui.

Faux. Il est très fréquent de lire, en effet, que le taux de natalité est bas, que le taux de mortalité est élevé, ainsi que le taux d’avortements et de suicides, et que la Russie perdrait inexorablement 700.000 habitants par an. Pourtant, ce n’est pas le cas.

En 2005, la population russe a décru de 760 000 habitants, ce qui était le record absolu.

En 2006, la baisse n’a été « que » de 520 000 habitants.

En 2007, la baisse n’a été « que » de 280 000 habitants.

En 2008, la baisse est, à peu près, de 116.000 habitants.

En 2009, la population a augmenté de 12.000 personnes, la natalité ayant augmenté de 3% sur l’année 2009 et ce, malgré la crise économique. Les mesures Medvedev de 2005 ont donc eu un résultat absolument foudroyant.
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« Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie », par Edward Bernays

Qui a dit : « L’ingénierie du consentement est l’essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer » ?

Non, la propagande politique au XXème siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine ; elle est née d’Edward Bernays, l’auteur de cette phrase.

Le père de la propagande

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Son œuvre aborde des thèmes communs à celle de Walter Lippmann, notamment celui de la manipulation de l’opinion publique. Il fit à ce titre partie du Committee on Public Information créé par Woodrow Wilson [président des Etats-Unis - NDLR] pour gagner l’opinion publique américaine à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917.

Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Il a inventé cette technique moderne qui consiste à plier nos esprits aux projets de certains, technique que l’on nomme communément « propagande ».

Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est-à-dire, par l’élite…

Les méthodes de Bernays : de la théorie à la pratique.

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Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est un médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer. Il est ici interrogé par le magazine Le Choc du mois.

Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70.000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

150. 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

Avant le premier plan cancer (2003-2007), on comptait chaque année environ 280.000 personnes atteintes de la maladie. Après (soit en 2009), 350.000.

C’est la raison pour laquelle je pense qu’en terme de santé publique, le premier plan cancer est au mieux un demi-échec et que le second plan risque de se solder par un constat du même ordre si la prévention environnementale n’est pas prise en compte.

Versant positif, on a pris conscience qu’il y avait un fléau, le cancer, et confirmé la réorganisation des soins et la lutte contre le tabagisme, tout en créant l’INCa, l’Institut national du cancer.

Pour autant, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. On a aujourd’hui annuellement 350.000 nouveaux cancers. C’est une croissance quasi-exponentielle du nombre de cas. Quant à la mortalité, elle est pratiquement stable : elle a diminué de moins de 10 % pour les hommes et n’a pas bougé pour les femmes, en taux standardisé (qui gomme l’effet de l’âge).

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Désintox : le « mythe grec » de la retraite à 53 ans

L’information telle qu’elle esf relayée par les médias. Depuis quelques jours, de nombreux commentaires hostiles à la Grèce fleurissent sur les blogs et dans les commentaires d’articles de presse en ligne. La cause ? Plusieurs articles de journaux et émissions de radio ont appris aux Français que les Grecs partaient à la retraite… à 53 ans !

La Procession du cheval dans Troie par Giovanni Battista Tiepolo. (L'offrande fut introduite dans la cité grâce aux subterfuges de l'habile menteur Sínôn, cousin d'Ulysse).

La source de cette information : une dépêche, reprise en choeur par la quasi-totalité des journaux, indiquant que dans une interview accordée au Financial Times le ministre grec des affaires sociales avait déclaré que l’âge moyen de la retraite en Grèce allait passer de 53 ans à 67 ans.

Cette affirmation a suscité une vague de colère : “pas étonnant qu’ils soient dans une situation de faillite, ces fainéants, puisqu’ils partent en retraite sept ans avant nous !

Voici quelques extraits prouvant qu’une majorité de journalistes s’est contentée de recopier cette dépêche, parfois à la virgule près, induisant ainsi en erreur une bonne partie de leurs lecteurs :
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