États-Unis : « Hackers en guerre »

Présenté à New York au « Village East Cinema » dans le quartier de Manhattan le 17 octobre 2014, le film de Vivien Lesnik Weisman est un documentaire qui met en lumière les mauvais traitements, la persécution et l’intimidation que subissent les Hackers et les Activistes par le gouvernement des États-Unis.

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Avec les analyses de deux journalistes lauréats du prix Pulitzer, Glenn Greenwald et Chris Hedges, du lanceur d’alerte Thomas Drake (NSA), « The Hacker Wars » retrace les étapes qui nous mène des coins les plus troubles de l’Internet à l’ombre pesante de la censure jusqu’au spectre d’une condamnation à plus d’un siècle de prison.

Partez à la rencontre d’Andrew Auernheimer alias « weev », troll invétéré et détesté, membre du groupe d’experts en sécurité informatique « Goatse Security. » Il est responsable de la publication d’une faille de sécurité dans le système d’information d’AT&T. « Goatse Security » avait révélé la faille à « Gawker Media » après en avoir informé AT&T et publié les données de 114.000 utilisateurs d’iPad, parmi lesquels des célébrités, le gouvernement américain et les forces armées des États-Unis. « weev » a été condamné à 41 mois de prison.

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La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays : La croissance des Opérations Spéciales

Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique. Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complétement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global.

Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

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NSA : Comment échapper à Big Brother ?

Si l’agence américaine semble avoir la capacité de déchiffrer la plupart des échanges cryptés, il est possible de lui compliquer la vie…

Chaque semaine amène son lot de révélations sur les capacités de surveillance de la NSA. La réaction du grand public est inlassablement la même, mi-cynique, mi-blasé : «On s’en doutait». La dernière en date : l’agence américaine serait capable de déchiffrer une grande partie du trafic Internet crypté, grâce à des standards qu’elle a affaiblis et des portes dérobées qu’elle force les équipementiers à installer.

Ce dont est capable la NSA
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Les insurgés de la terre (Rediff.)

Pour protéger la planète, certains jeunes militants écologistes sont prêts à tout. Mais leurs actions radicales servent de prétexte aux États pour criminaliser la désobéissance civile.

Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l’Oregon. En rupture avec l’American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l’auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques.

Pour le FBI, ce sont des terroristes. L’agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent.

Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s’accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l’illégalité, s’en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4×4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.

Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

Partie 1:


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Le terrorisme, de Boston à Moscou en passant par Damas

Par Alexandre Latsa

Depuis la fin de l’URSS, l’un des mythes fondateurs de la politique étrangère euro-américaine envers la Russie se base sur la situation dans le Caucase. Dès 1994, l’état russe fait face à une rébellion armée qui prône l’indépendance et fera rapidement appel à des cohortes de mercenaires étrangers pour mener cette soi-disant guerre d’indépendance de Tchétchénie.

Le Tchétchène Dokou Oumarov, chef du groupe rebelle islamiste “l’Émirat du Caucase”

Rapidement, le conflit se transformera en une guerre religieuse sous la pression notamment de ces mercenaires islamistes qui tenteront d’étendre le conflit à tout le Caucase pour y instaurer un califat régional. Dès le début des opérations militaires russes dans le Caucase visant à rétablir l’ordre et empêcher une partition du pays grâce à une aide extérieure, la Russie a subi une pression médiatique, morale et politique sans précédent.

Le Main Stream médiatique occidental  n’a  jamais cessé de nous présenter les combattant islamistes du Caucase comme des soldats de la liberté, luttant pour une hypothétique indépendance ou encore pour  la survie de cultures menacées, qui comme on peut le constater en 2013, bien longtemps après, n’ont jamais été menacées.

La Russie, qui fait face au terrorisme de l’internationale Djihadiste et ses soutiens principaux à l’étranger (que ce soit au sein de pays du golfe, de la Turquie ou de certaines puissances occidentales) n’a que trop rarement bénéficié de la compassion ou du soutien des pays occidentaux.
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États-Unis : Le FBI prévoyait-il d’assassiner des membres d’Occupy Wall Street ?

Les documents obtenus grâce au Fonds pour la Justice Civile et l’organisation américaine de défense des droits humains et civiques, ont révélé que le FBI, le Département de la Sécurité Intérieure, l’armée américaine et des entreprises, ont tous coopéré ensemble afin de surveiller et d’enquêter sur les manifestants d’Occupy Wall Street, en tant que terroristes et criminels.

De plus, un plan visait à utiliser des tireurs d’élite pour assassiner des manifestants et les leaders du mouvement.

Comment la crise des subprimes a mis l’Europe à la merci de Wall Street

Les rapports d’enquête diligentés aux États-Unis ont montré que la crise des subprimes ne relevait pas que l’aveuglement mais aussi de nombreuses fraudes dont un certain nombre d’opérateurs américains avaient parfaitement conscience…

La crise des subprimes est-elle vraiment un accident dû à la cécité des financiers américains ? Les rapports d’enquête diligentés aux États-Unis sur cette crise des subprimes laissent entrevoir une autre réalité. Selon ceux-ci, elle résulte aussi de fraudes massives, de mensonges et de tromperies sur les produits vendus.

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Bourse : avec l’informatique haute fréquence, certains «savent, tout simplement…»

Ces mois de crise qui n’en finissent pas, et ne sont pas prêts de le faire, auront déjà été l’occasion de multiples et étonnantes découvertes. Non pas en raison de l’attitude de ses principaux acteurs – sans surprise, la plupart d’entre eux restant rigoureusement dans leur rôle – mais à cause de l’inventaire en cours des petites merveilles que contient la boîte à outils de la finance, désormais que son couvercle est un peu ouvert.

Il est devenu courant, parfois même dans les milieux bien-pensants, d’évoquer la partie fantôme du monde de la finance et de reconnaître qu’un secteur important de celle-ci échappe, faute d’être à ciel ouvert, à toute inventaire. De la même manière que l’on s’est mis à parler de l’économie réelle, comme si une partie d’entre elle ne l’était pas.

Des esquisses de la finance fantôme peuvent commencer à être tracées, en s’appuyant sur de premiers repères : centres non coopératifs (paradis fiscaux), structured investment vehicles (structures de parking d’actifs), hedge funds (mercenaires de la finance), etc. On parvient à distinguer, dans ces coulisses dépourvues de tout éclairage, un petit monde assez mystérieux qui actionne toute une machinerie complexe, aux rouages qui nous dépassent. Jouant de commodités, semble-t-il, d’autant plus décisives qu’elles restent dans l’ombre.

On finit par pressentir que le monde visible de la finance a un double qui ne l’est pas, et qui joue pourtant un rôle fonctionnel. Etablissant le parallèle avec le double langage que les membres de sa confrérie pratiquent couramment, s’étant donné entre initiés des raisons d’être distinctes de celles qu’ils affichent pour la galerie (soutenir l’économie). Lire la suite

La crise n’est pas la cause de la criminalité

Par Xavier Raufer

Depuis des décennies, une certaine sociologie soixante-huitarde, dominante dans les médias, assène sans relâche que les causes profondes de la criminalité sont le chômage et la pauvreté. Et que la délinquance juvénile n’est qu’une révolte sociale, une réponse rationnelle à l’injustice et à la misère.

Cela, on ne l’entend pas qu’en France, puisqu’aux États-Unis la presse progressiste chante la même chanson. « La crise économique a clairement créé les conditions pour qu’il y ait plus de crimes et plus de gangs », écrivait ainsi fin 2008 le New York Times.

Or cette théorie est fausse de part en part. Elle l’était dès l’origine puisqu’aux États-Unis, où émergea dans les années 1960 cette “culture de l’excuse”, l’économie était alors en forte croissance, l’emploi, au beau fixe – et le nombre d’homicides y a bondi de 43 %.

Et cette théorie s’effondre aujourd’hui sous les coups du réel – mais la presse d’information nationale, sans doute gênée dans ses convictions et ses copinages, garde sur cette formidable révélation scientifique un silence de cathédrale.

Les faits maintenant. En 2008, éclate aux États-Unis la pire crise économique et sociale depuis 1929. En un an les chômeurs y sont 7 millions de plus. Or en Amérique la criminalité constatée s’écroule et retombe à ses taux les plus bas depuis les années 1964-1965.

À New York, où elle a baissé de 77 % en seize ans, le nombre d’homicides (–19 % cette année) est au plus bas depuis que les statistiques existent (1962) !

Et plus la misère est grave, plus la criminalité connue baisse : dans le comté de Los Angeles, où le chômage a bondi de 12,3% en un an, bien plus que la moyenne nationale, les homicides s’effondrent de 25 % et les vols de voiture de 20 %.

Au premier semestre de 2009, et à l’échelle nationale américaine, le FBI signale une baisse de 4,4 % pour les crimes visant les personnes et de 6,1% pour ceux visant les biens. Pis encore pour les sociologues gauchistes, la criminalité baisse plus dans les zones urbaines (– 7%, justement là où sont les chômeurs) que dans les campagnes (– 3,8 %).

Une singularité américaine ? Non : en Europe, prenons la Grande-Bretagne et la France.
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Jean Montaldo dézingue les bandits de la finance

« Chez moi quand on tue le cochon, tout le monde est content ! Sauf le cochon ! ». Cette citation, l’écrivain et journaliste d’investigation Jean Montaldo la place en exergue de son tout dernier livre (le 16ème depuis 1971) : “Lettre ouverte aux bandits de la finance” (Albin Michel, juin 2009). Bretteur hors norme, Jean Montaldo, 68 ans, est toujours un combattant actif dont la capacité d’indignation est intacte.

Dans ce nouvel ouvrage documenté, luxuriant, touffu, voire baroque, il tente de démêler pour nous les arcanes de la finance et de comprendre comment la crise annoncée notamment par le FBI en 2004 n’a pas été enrayée par le gouvernement Bush, trop occupé sur d’autres fronts.

Il explique comment un homme de l’ombre, Angelo Mozilo, l’inventeur des subprimes il y a quarante ans, aidé de ses amis, les dirigeants de Fannie Mae et de Freddie Mac, entre autres, ont plongé le monde dans le marasme. Il dévoile enfin pourquoi les banquiers français, dans un bel ensemble, se sont engouffrés dans le piège des subprimes pour aboutir notamment à l’affaire Kerviel.

“Je suis sûr, que s’ils continuent comme avant”, a-t-il confié en marge de l’interview qui figure ci-dessous, “s’ils n’ont pas tiré les leçons de la crise, c’est sûr, il y aura une deuxième vague, une autre crise qui risque de faire exploser totalement le système financier international. Je le crains vraiment. J’ai les chiffres. Il y a aujourd’hui plus de 365, voire 400 000 milliards de produits titrisés en circulation. On ne peut pas les maîtriser. Ils ne sont même pas localisables. C’est ça le problème. Et ils en inventent tous les jours.”

On comprend dès lors pourquoi l’auteur cite Enver Hodja à la fin de son livre : “Malheureusement, l’année qui commence sera pire que la précédente… mais meilleure que la prochaine”. Le dictateur albanais n’est sans doute pas la référence suprême du libéral Montaldo. Gageons qu’il conjure le sort en le citant.

Chevalier blanc ? Populiste ? Prophète ? Jean Montaldo, souvent attaqué par la “bien pensance”, n’est rien de tout ça. C’est d’abord un journaliste d’investigation comme on n’en fait plus, qui porte la plume là où ça fait mal et qui ne craint pas d’appeler un chat un chat. Son livre n’est pas un pamphlet. Il attaque les coupables avec impartialité et sans manichéisme.

Jean Montaldo était l’invité d’Agoravox en juillet 2009.

En quoi ce nouveau livre est-il une suite logique au “Marché aux voleurs” ? Lire la suite