Les grandes migrations

Les animaux se livrent une âpre bataille pour l’accès aux pâturages les plus verts et les plus nourrissants. Chaque année, le même combat pour la survie reprend, qui voit les faibles rester sur le bas-côté.

Des scientifiques suivent les déplacements des animaux et retracent la route qu’ils ont parcourue pour déterminer leurs besoins en énergie.

Le dernier siècle de l’ours polaire

L’ours polaire, espèce menacée. L’affirmation semble une évidence. Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, qui prive l’espèce d’une bonne partie de son habitat. Dans la revue PLoS One du 27 novembre, une équipe de l’université d’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que si rien n’est fait d’ici à la fin du siècle, l’ensemble de la population de cet animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.


Sur la banquise, le colosse à fourrure blanche n’épargne personne. Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de son instinct prédateur. Mais son énergie, l’ours la tire en réalité d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du Grand Nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.

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La France va tuer 36 loups, contre l’avis des Français et en infraction avec la loi

La chasse aux loups continue en France, au mépris de la loi et de l’avis des Français. Ainsi, la Ministre de l’écologie vient de publier deux arrêtés fixant les conditions de tirs et le nombre de loups pouvant être tués pour la période 2015-2016. Ces mesures entérinent une politique de destruction dictée par les lobbies agricoles et cynégétiques. Plusieurs associations de défense des animaux et de la biodiversité demandent le retrait de ces arrêtés et portent plainte contre la France.

Rappelons qu’en France, le loup (canis lupus) est officiellement une espèce strictement protégée. Malgré cela, des loups sont toujours régulièrement abattus sur dérogation préfectorale alors qu’ils sont déjà victimes du braconnage et des empoisonnements.

De nouveau, Ségolène Royal, la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, qui ne fait pas honneur à sa fonction, a pris deux arrêtés datés du 30 juin 2015 :

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Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

Guyane : 50 scientifiques recensent la biodiversité

L’initiative est hors-norme. 50 scientifiques ont été envoyés pour un mois en plein sud de la Guyane, dans le massif du Mitaraka, à la frontière du Brésil et du Suriname. L’endroit est accessible seulement par hélicoptère.

L’opération “Planète revisitée” s’est installée là avec deux missions: “Essayer de compléter l’inventaire du vivant, autant que faire se peut ce qui est à porté de main d’une ou deux générations si l’on s’en donne un peu les moyens et surtout de travailler sur les groupes les plus vastes et les moins connus, en particulier les invertébrés“, détaille Olivier Pascal, Coordinateur de l’opération.

Menée par le Muséum d’histoire naturelle et l’ONG Pro Natura, cette opération est un défi logistique. Avec l’aide des militaires, il a fallu déboiser une parcelle pour le campement puis installer des centaines de pièges en tout genre. Car découvrir des nouvelles espèces de jour comme de nuit est l’un des buts principaux de cette exploration botanique.

Une fois les nouvelles espèces décrites, elles viendront enrichir une large base de données accessible au public. 5.000 espèces pourraient être identifiées pour cette expédition.

Cuba : Un paradis caché

Cuba est un paradis pour la faune sauvage. Les tortues marines pondent sur les plages des côtes sauvages, colibris et grenouilles se croisent dans les forêts tandis que les oiseaux migrateurs envahissent les zones marécageuses peuplées de crocodiles.

Biologistes et passionnés luttent pour préserver cette faune et cette flore qui ont bénéficié jusque-là de l’embargo et des restrictions économiques.

Des vignobles qui contribuent au retour des papillons

Dans l’État de Washington, des vignes dans lesquelles les pesticides ont été réduits voient une augmentation du nombre de papillons. Un effet inattendu et appréciable lié à la restauration de l’habitat.

La faune de papillons de la région du centre et du sud de l’État de Washington se caractérise par des espèces adaptées aux étés chauds et secs et aux hivers froids. Mais cet écosystème s’est réduit à cause du développement de l’agriculture extensive. Une cinquantaine d’espèces de papillons sont ainsi en déclin à cause de la perte et de la fragmentation de leur habitat.

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Italie : Venise sauvage

Derrière sa façade romantique et pittoresque, la lagune vénitienne recèle une étonnante faune qui peuple ses recoins les plus cachés. Un écosystème fragile mais dont la diversité est incontestable. Découverte atypique d’un aspect méconnu de la célèbre ville italienne.


Venise sauvage par ARTEplus7

Treize animaux à la beauté sauvage que vous devez absolument contempler avant qu’ils ne disparaissent

La planète Terre dispose aujourd’hui d’une biodiversité exceptionnelle. Néanmoins, des rapports alarmants tentent d’avertir l’opinion publique sur l’extinction de certaines espèces animales. Des constats d’autant plus effrayants qu’ils pointent directement du doigt la responsabilité des hommes. SooCurious vous invite à découvrir 13 espèces qui pourraient s’éteindre dès 2015.

L’Arche de Noé sur le Mont Ararat, de Simon de Myle (1570)

« Sommes-nous heureux à l’idée que nos petits-enfants ne puissent jamais voir un éléphant mis à part dans un livre d’images ? » Telle fut la question rhétorique posée par le chercheur naturaliste britannique David Attenborough.

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France : Le plus beau pays du monde (Opus 2)

Frédéric Fougea, en observateur et conteur des petites histoires du monde vivant, poursuit son voyage itinérant à travers l’Hexagone et rencontre les hommes et les femmes qui vivent au contact de la nature.

Le voyage commence avec la naissance, dans le Jura, d’un bébé faon qui cherche l’équilibre sur ses pattes puis s’élance vers sa mère, prêt à commencer une nouvelle vie. Non loin de là, un chasseur légendaire est de retour après sa disparition au cours XXe siècle : le lynx. Tandis que, de son côté, plus petit mais tout aussi discret, l’écureuil s’applique à enterrer des milliers de glands pour l’hiver.

Après les cimes de la forêt jurassienne, plongée dans les fonds sous-marins de la Bretagne, avec le dauphin ambassadeur, ainsi dénommé pour avoir quitté ses congénères et être allé à la rencontre des hommes. Puis retour dans les airs, où 50.000 grues venues de l’Europe du Nord passeront l’hiver à Arjuzanx en Aquitaine, sur les restes d’une ancienne mine de lignite, un spectacle époustouflant.

Des moments de grâce
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Géorgie du Sud : Voyage au bout du monde

À la découverte des splendeurs de la nature en compagnie d’Art Wolfe, chasseur d’images et aventurier, passionné des grands espaces. Aujourd’hui, Art Wolfe nous fait visiter l’endroit au monde qu’il préfère.

Entre Cap Horn et Antarctique, l’île de Géorgie du Sud, battue par les vents, est une oasis glacée à la faune et la flore abondantes.

Des vestiges médiévaux à l’origine de véritables îlots de biodiversité au sein des forêts actuelles

Dans le livre The world without us1 (Le monde sans nous), le journaliste américain Alan Weisman décrit l’évolution progressive de la flore et de la faune après la disparition de l’humanité. L’auteur explique notamment qu’en l’espace de quelques siècles les villes retourneraient à l’état de forêts. Deux chercheurs de l’unité Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés (Edysan – CNRS / Univ. de Picardie Jules Verne) ont voulu tester rétrospectivement cette hypothèse. Ils ont pour cela recherché l’impact des mottes castrales sur la végétation de certaines zones forestières actuelles. Leurs travaux publiés le 10 février dans la revue Ecosystems révèlent que ces habitats édifiés à l’époque médiévale influencent encore la structure des communautés végétales et la fertilité des sols qui y sont associés des siècles après leur abandon.

S’il ne fait plus de doute que les activités humaines qui se sont succédé tout au long de l’histoire ont grandement influencé la biodiversité actuelle et le fonctionnement des écosystèmes, la durée de leur incidence reste toutefois mal connue. Pour tenter d’en savoir plus, des scientifiques de l’unité de recherche Edysan (CNRS/Université de Picardie Jules Verne) ont étudié l’environnement naturel lié aux vestiges d’une vingtaine de mottes castrales situées en région Picardie.

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Croatie sauvage

Avec pas moins de huit parcs naturels, la Croatie offre une grande diversité de faune comme de paysages. À travers les montagnes, les campagnes, les marais et les bords de mer intacts, filmés à différentes saisons, ce film nous emmène à la découverte des nombreux animaux sauvages qui peuplent ce pays.

Mort et espoir en haute mer

Les requins et leurs cousines, les raies, étaient présents sur cette Terre avant les dinosaures. Ils ont survécu à la catastrophique extinction de masse qui a liquidé les Tyrannosaurus Rex et tous les autres dinosaures, ainsi qu’à l’extinction Permien-Trias marquée par la disparition de 96 pour cent des espèces marines. Même les lignées plus récentes de requins, comme celle du requin marteau, existent depuis plus de 30 millions d’années.


Et pourtant, en quelques décennies seulement, la situation est devenue telle qu’un quart de tous les requins et raies est menacé d’extinction. Nous en sommes responsables – et nous avons la responsabilité d’y remédier.

Les populations de raies et de requins ne sont pas les seules en péril. Beaucoup d’autres composants de la biodiversité marine – en particulier les coraux, les mammifères marins, les oiseaux de mer et les tortues – sont en difficulté face aux pressions exercées par l’activité humaine. Les écosystèmes marins courent en conséquence le risque de se dérégler et de devenir moins stables et moins productifs.

Compte tenu du nombre de menaces qui pèsent sur la vie marine – dont la surpêche, le changement climatique, la pollution et l’urbanisation des côtes – il est facile, voire rationnel, d’être pessimiste. Cette année pourrait pourtant marquer le début d’une approche plus rigoureuse en matière de sauvegarde des écosystèmes marins, en particulier en ce qui concerne la surpêche, responsable du déclin rapide de nombreuses espèces.

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Italie : Plongée spectaculaire à la découverte des fonds marins

Observer la formation des coraux ou le déplacement d’une étoile de mer. Avec ce court-métrage, le cinéaste italien Sandro Bocci plonge les internautes sous les eaux. Le tournage a eu lieu à San Benedetto del Tronto en Italie, en janvier 2015, avec l’aide d’un professionnel de l’aquariophilie marine, indique le Huffington Post.

En filmant la faune et la flore marine sur une longue durée pour ensuite réaliser un time laps (une accélération des images), le cinéaste propose un spectacle surréaliste et coloré. Les couleurs n’ont été que très peu retouchées.

Les séquences sont, en fait, extraites d’un film documentaire, Pograve, attendu pour la fin de l’année. Sandro Bocci décrit son long-métrage comme “un voyage à travers une perspective différente, une réflexion sur le temps et l’espace encourageant la réflexion sur les conséquences de nos actes”.

Inde : L’homme qui a planté une forêt à mains nues

Jadav Payeng est un Indien qui vit sur l’île de Majuli, au bord de la rivière Brahmaputra, dans l’extrême nord-est de l’Inde. Depuis 1979, Jadav plante de ses propres mains une forêt sur cette île afin de prévenir son érosion.

Grâce à lui, une végétation luxuriante accueille aujourd’hui de nombreuses espèces animales, dont l’éléphant, le tigre, le rhinocéros, ou encore le vautour. Pour en arriver là, Jadav Payeng a creusé des trous avec les bouts de bois trouvés sur son chemin, utilisé les graines de la végétation environnante et planté des arbres à mains nues.

Payeng a recréé un écosystème sur une île en perdition grâce à son dévouement et à un travail quotidien pendant des décennies. C’est ce qui rend son histoire absolument incroyable.

Alors que la population de l’île de Majuli tente d’obtenir la distinction de patrimoine mondial de l’Unesco afin de parvenir à protéger cette forêt et que toutes ses demandes ont été rejetées, William Douglas McMaster a réalisé le portrait de Jadav Payeng, touchant et délicat. Il nous parle de cette aventure humaine. Entretien.
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La planète a atteint ses limites

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? C’est en cherchant à répondre à cette question qu’une équipe de chercheurs internationaux a forgé, en 2009 dans Nature, la notion de « limite planétaire ».

Leurs travaux, qui font date, identifiaient les seuils-limite à ne pas franchir pour éviter que « le système-Terre ne bascule dans un état très différent [de l’actuel], probablement bien moins favorable au développement des sociétés humaines ».

Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Ces conclusions seront présentées au Forum économique mondial qui se tient à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier.

Changement climatique

Selon les chercheurs, les principales limites transgressées sont celles du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Les deux autres seuils franchis relèvent de dégâts locaux : l’un tient au changement rapide d’utilisation des terres, l’autre à la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore – deux éléments essentiels à la fertilité des sols.
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États-Unis : Un an dans la vie d’une forêt

David G. Haskell, 45 ans, biologiste américain, a choisi de prendre un biais original pour faire avancer la connaissance de la biologie évolutive. Il a pendant une année, jour après jour, étudié l’évolution d’une forêt des Appalaches en focalisant son attention sur un unique mètre carré de verdure.

Et c’est à partir de ce microcosme qu’il va percer des mystères qui dépassent de beaucoup ce qu’on peut attendre d’une observation d’un espace aussi circonscrit. Au fil de quarante-cinq petits essais qui suivent le rythme des saisons et les subdivisent, on le voit allongé à même le sol, scruter à la loupe sa parcelle, sans jamais la toucher ni l’écraser ni la gratter.

De janvier à décembre, il y a scruté à la loupe le monde animal et végétal. Dans une atmosphère de recueillement digne du Walden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois qui gouvernent le vivant, et interroge ni plus ni moins la place de l’homme en son cœur.

Et méthodiquement, patiemment, ausculter les salamandres, les escargots, les insectes, les champignons, les mousses, les bactéries, les papillons, les fourmis de feu, les guêpes, les lucioles, les tritons, les sauterelles… décrire le vent, la lumière, les pierres, les fleurs, un tremblement de terre, une tempête, une pluie diluvienne, le passage d’un vautour, d’un cerf ou d’un coyote.
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Un éléphant tué toutes les 15 minutes

Après s’être intéressée à la traque de Ben Laden dans Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow s’engage contre le trafic d’ivoire dans un court métrage choc.

Quand vous achetez quelque chose fait en ivoire, où est-ce que l’argent va ?”.

 Voilà la première phrase que l’on peut lire au début du nouveau court métrage de Kathryn Bigelow, réalisé en collaboration avec l’association WildAid. Intitulé Last Days, il dénonce le trafic d’ivoire et l’extinction progressive des éléphants.

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Chine : Le plus grand aquarium du monde

55.000 poissons de 1000 espèces différentes, un bassin gigantesque pour accueillir des requins baleines de plus de 20 mètres de long. A Hengqin, près de Hong Kong, le plus grand aquarium du monde a ouvert au printemps dernier. Quand la Chine se lance dans les parcs aquatiques, c’est avec démesure!

La Merveille des fonds marins

Les récifs coralliens occupent moins de 1% de la surface des océans, mais hébergent plus du tiers des espèces marines connues. Grouillant d’espèces comestibles, ils jouent un rôle essentiel pour l’alimentation des populations. Ils protègent aussi les côtes contre l’érosion et leur attrait touristique est un atout pour le développement économique des régions tropicales.

Plastique : Menace sur les océans (Rediff.)

Quelles sont les conséquences de la pollution des océans par les matières plastiques ? Un état des lieux des connaissances scientifiques actuelles.

Chaque année, l’humanité déverse six millions de tonnes de plastique dans les mers. L’océanographe et militant écologiste Markus Eriksen sillonne le Pacifique Sud, des côtes chiliennes à l’île de Pâques, pour détecter un des tourbillons océaniques où se concentrent ces plastiques.

Deux “îles” de déchets non biodégradables ont déjà été découvertes dans le Pacifique Nord et en Atlantique Nord, et trois restent à localiser dans l’hémisphère sud. Avec quel impact ?

Chimistes, océanographes et ornithologues mettent en lumière les multiples facettes du phénomène, à commencer par les mammifères étranglés et les oiseaux étouffés. Mais les hormones de synthèse véhiculées par les débris, les substances polluantes qui s’y concentrent ou les micro-plastiques présents dans nos produits de consommation s’avèrent plus toxiques encore pour la chaîne alimentaire.

Sans oublier que ces objets transportent sur des milliers de kilomètres des micro-organismes qui bouleversent les écosystèmes. Une pollution massive et mondiale.

Corse : Programmes de protection de la faune

La protection de la faune est une belle idée. Beaucoup de temps, d’énergie et d’argent sont investis dans des projets visant à préserver la biodiversité et à protéger des espèces menacées comme le gypaète barbu, des oiseaux chanteurs ou des races ancestrales de bovidés.

Mais la réalité est parfois moins reluisante car la plupart des projets sont en butte à des difficultés qui remettent en question la pertinence des efforts entrepris. Ainsi, lorsqu’une espèce est sur le point de disparaître, est-il possible de reconstituer une population saine à l’aide de quelques individus à peine ? Faut-il protéger certaines espèces à tout prix ?

Rencontre sur l’île de beauté avec des défenseurs du mouflon corse, une très ancienne race de bovidés. Bien qu’il soit le symbole de la Corse, sa population est descendue à un niveau inquiétant.

Vosges : Un pêcheur mordu par un piranha

A Saint-Dié-des-Vosges, la pêche, ça mord. Dans tous les sens du terme. Vendredi 23 mai, un pêcheur a pris un piranha dans un étang des Vosges. Et quand il a saisi l’animal de 17cm de long, le poisson l’a mordu au doigt.

L’expérimenté pêcheur a tout de suite pensé à un piranha, bien que le poisson carnivore vive d’ordinaire dans des eaux tropicales à une température d’une vingtaine de degrés, ce qui est loin d’être le cas des étangs vosgiens.

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Le bison regagne les Carpates après deux siècles d’absence

Sabina est épuisée et regarde d’un œil prudent son nouveau pays d’adoption. Elle a parcouru 2 800 kilomètres dans la remorque d’un camion et traversé l’Europe, de Suède jusqu’en Roumanie. Les dix derniers kilomètres du périple, une route forestière défoncée et très étroite qui permet à l’engin de passer juste à quelques centimètres de rochers, ont été les plus éprouvants. Mais, samedi 17 mai, la voilà arrivée au terminus du voyage, à Armenis, un village des Carpates, dans l’ouest de la Roumanie, aux côtés de seize autres bisons européens venus d’Allemagne, de Suède, d’Italie et de Belgique.

Sabina pointe son museau hors du camion et réfléchit une bonne demi-heure avant de s’élancer dans la forêt et fouler le sol de son nouveau pays.

« Quand on parle de la nature, on entend beaucoup de choses sur la disparition des espèces et des territoires vierges, affirme Magor Csibi, le directeur de l’antenne roumaine du Fonds mondial pour la nature (WWF). Mais aujourd’hui, on peut dire le contraire : une espèce disparue à l’état sauvage depuis plus de deux cent cinquante ans revient sur ses terres. Nous avons l’habitude de protéger la nature des hommes mais cette fois, nous protégeons la nature pour les hommes. »

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Au royaume de la forêt boréale

L’hiver se termine. Dans les forêts d’Europe, les arbres bourgeonnent, les fleurs s’ouvrent. Les femelles mettent bas. Renardeaux, faons, marcassins et oisillons prennent des forces auprès de leur mère. L’été s’installe. Les jeunes animaux peuvent enfin sortir.

Abeilles et papillons butinent les fleurs. La nuit, chouettes et chauves-souris partent à la chasse. Arrive l’automne avec ses champignons et ses belles couleurs. Une année vient de s’écouler.

Merveilleux jardin

Partie 1: Le réveil du printemps

À la découverte du foisonnant microcosme d’un jardin au solstice de printemps. À peine la neige a-t-elle fondu que fleurit l’hamamélis, suivi des jonquilles, crocus bleus et scilles, tandis que surgissent d’innombrables animaux — belettes, écureuils, abeilles, merles… Un incroyable écosystème, peuplé de centaines d’espèces vivant en symbiose, où tout se recycle.

Partie 2: Le temps de la cueillette
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La biodiversité a-t-elle un coût ?

Cent trente espèces disparaissent chaque jour dans le monde. Puisqu’il est impossible de les sauver toutes, quels animaux et quelles plantes doivent l’être en priorité ? Quels critères appliquer pour en décider ? Des dilemmes sur lesquels planchent les défenseurs et les économistes de l’environnement.

Le tapir à chabraque est-il indispensable à la vie sur Terre ? Qui s’en apercevrait si cette espèce venait à disparaître ? Visite au jardin zoologique de Nuremberg. Cette institution est à la tête du programme européen d’élevage des tapirs. Grâce à de telles initiatives, il est possible de sauver une espèce de l’extinction. Mais quelles sont les espèces – faune ou flore – pour lesquelles tous ces efforts sont le plus justifiés ?

A l’heure actuelle, 130 espèces disparaissent chaque jour du globe. Il est impossible de toutes les sauver. Quels sont alors les animaux et les plantes qui méritent tous les efforts de conservation ? Quels sont en revanche ceux que l’on pourrait abandonner à leur sort ? Quels critères appliquer pour au moins parvenir à préserver les espèces les plus importantes ?

Ces dilemmes occupent non seulement les défenseurs des espèces mais aussi les économistes spécialisés dans l’environnement. Ces derniers sont d’avis qu’une évaluation de la rentabilité des espèces pourrait être une solution.

La très rare banane d’Oman ” Umq Bir ” ou la mystérieuse éponge de mer Suberites sont la preuve que certaines espèces peuvent s’avérer plus précieuses que d’autres.

Au royaume de la forêt

De l’arrivée du printemps au retour de l’hiver, gros plan sur le spectacle qu’offre la nature, qui s’éveille et se transforme au fil des saisons.

Dans les forêts d’Europe, quand vient la fin de l’hiver, les arbres commencent à bourgeonner et les fleurs à éclore, dévoilant leurs pétales et leurs couleurs. Les femelles mettent bas. Les jeunes animaux, nouveaux venus parmi les habitants des sous-bois, doivent prendre des forces et rester auprès de leur mère. L’été venu, ils peuvent enfin sortir et explorer les environs. Arrive l’automne avec ses champignons et ses feuilles aux teintes orangées. Une année entière vient de s’écouler.

Partie 1/2 :

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Le plus beau pays du monde

“Le plus beau pays du monde”, c’est la France. Jacques Malaterre, le réalisateur de ce film, déclare son amour à la beauté de notre pays. Il y brosse une multitude de paysages (plaines, vallées, montagnes) allant jusqu’à explorer les fonds marins corses, en passant par les lacs vosgiens, les causses, les gorges du Tarn, le marais poitevin, la forêt de Fontainebleau, la Lozère…

La France sauvage

Pour les animaux et les plantes, la France est une terre d’exception. Un pays unique qui accueille une étonnante variété d’espèces, du bord de mer jusqu’en haute montagne. On y trouve l’un des derniers fleuves sauvages de l’Europe, la Loire, des marais peuplés d’oiseaux au centre de la France, des steppes africaines au cœur du maquis provençal, des neiges scandinaves au sommet des Alpes, ou encore des mers tropicales turquoises autour de la Corse…

Tous ces milieux naturels abritent des plantes et des animaux méconnus ou familiers : oiseaux multicolores, mammifères de tout poil, orchidées sauvages, requins géants, lynx boréal, ou encore insectes minuscules…

Durant une année, au rythme des quatre saisons, nous suivons l’aventure sauvage de ces espèces et découvrons leur comportement dicté par la grande horloge de la nature. Nous voyageons de l’aérien au sous-marin, du minuscule au gigantesque, de l’émotion des naissances au frisson de la prédation pour découvrir un autre visage de la France.

Le film est une invitation à l’émerveillement afin de comprendre que la nature est précieuse, forte, fragile. Et que nous en faisons partie.

Philippe Descola : “Par-delà nature et culture”

Philippe Descola, né en 1949 à Paris, est un anthropologue français. Ses recherches de terrain en Amazonie équatorienne, auprès des Jivaros Achuar, ont fait de lui une des grandes figures américanistes de l’anthropologie.

Dans son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2006, il propose une typologie des économies de la connaissance qui ont régi les relations de l’homme avec la faune et la flore.

Dans cet entretien, Philippe Descola s’interroge à propos de la question suivante: l’Occident doit-il se réinventer face à la crise écologique ?

Naturopolis : New-York, la révolution verte

Plus de la moitié de l’humanité vit désormais en ville. Parallèlement, la faune et la flore investissent de plus en plus les milieux urbains. Avec une conséquence surprenante : les relations entre les animaux et les hommes n’ont jamais été aussi nombreuses, denses et riches !

Dans Naturopolis, acteurs, penseurs, scientifiques, rêveurs et bâtisseurs de demain nous invitent à explorer les richesses naturelles méconnues de quatre mégalopoles : New York, Paris, Rio de Janeiro et Tokyo. Cet épisode emboîte le pas d’un personnage hors-norme, Frédéric Durand, à la fois scientifique, naturaliste, poète et visionnaire.

Série documentaire de Bernard Guerrini et Mathias Schmitt – Arte (2013)

Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est un médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer. Il est ici interrogé par le magazine Le Choc du mois.

Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70.000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

150. 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

Avant le premier plan cancer (2003-2007), on comptait chaque année environ 280.000 personnes atteintes de la maladie. Après (soit en 2009), 350.000.

C’est la raison pour laquelle je pense qu’en terme de santé publique, le premier plan cancer est au mieux un demi-échec et que le second plan risque de se solder par un constat du même ordre si la prévention environnementale n’est pas prise en compte.

Versant positif, on a pris conscience qu’il y avait un fléau, le cancer, et confirmé la réorganisation des soins et la lutte contre le tabagisme, tout en créant l’INCa, l’Institut national du cancer.

Pour autant, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. On a aujourd’hui annuellement 350.000 nouveaux cancers. C’est une croissance quasi-exponentielle du nombre de cas. Quant à la mortalité, elle est pratiquement stable : elle a diminué de moins de 10 % pour les hommes et n’a pas bougé pour les femmes, en taux standardisé (qui gomme l’effet de l’âge).

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