Le chômage ou l’autogestion : quand des salariés décident de licencier leur patron

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire… », peut-on lire sur le site internet de New Era Windows, une entreprise pas comme les autres. Récit d’une reprise en main par les salariés de leur outil de travail.

Fin 2008, la crise financière et bancaire fait de nombreuses victimes. Les 250 salariés de l’entreprise Republic Windows and Doors, qui produit des portes coulissantes et des fenêtres à Goose Island, près de Chicago, ont vu le ciel leur tomber sur la tête. Ils sont licenciés, du jour au lendemain, sans préavis et au mépris des lois sociales, sans indemnités ni paiement de leur salaire. À ce moment de la crise qui secoue le capitalisme mondialisé, on estime à 500 000 le nombre de licenciements mensuels qui frappent les salariés américains.

La direction de l’entreprise prétexte que la Bank of America lui a coupé le robinet des crédits. Mais les salariés soupçonnent très vite une faillite organisée pour cacher une délocalisation.

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Artisans au bord de l’asphyxie

Souvent, ils ont investi toutes leurs économies dans leur affaire et se doivent d’être performants, quels que soient les aléas de la vie, pour faire face aux cadences de travail comme à la concurrence.

Assommés par les impôts, les charges ou encore les banques, les petits patrons, premiers employeurs de France, redoutent en permanence le grain de sable qui conduira leur entreprise vers la faillite.

Pendant un an, Géraud Burin des Roziers a suivi le quotidien de David, boulanger au bord de l’épuisement, Frédéric, marin pêcheur qui se bat pour permettre à son fils de prendre la relève dans un secteur difficile, et Véronique, esthéticienne qui a choisi d’embaucher.

Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

Le parlement a refusé de voter les privatisations. Le gouvernement a démissionné. Le versement de la prochaine tranche d’aide de l’UE et du FMI est suspendu. L’île risque la faillite le 15 mars.

Ce vendredi matin, en ouverture du conseil des ministres, l’intégralité des ministres composant le gouvernement chypriote ont donné leur démission à Nikos Anastasiadies, le président de la République de Chypre. La nouvelle tombe mal pour le chef de l’État qui a demandé à ses ministres de rester à leur poste jusqu’au 15 mars.

À cette date, Chypre doit assurer le paiement de 150 millions d’euros de tombées de dettes. Sans l’aide du FMI et de l’UE, qui ont déployé un plan de sauvetage financier il y a un an, l’île n’a pas assez de liquidités pour tenir ses engagements. Elle est à la merci du versement d’une tranche d’aide de 236 millions d’euros, suspendue au vote d’un programme de privatisations. C’est justement là que le bât blesse.

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L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

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Les pollutions se multiplient aux Etats-Unis

Deux affaires survenues en Virginie-Occidentale révèlent les carences de la politique environnementale. Le lobby du charbon continue de s’opposer à des normes plus sévères contre le changement climatique.

Plus de 22% des rivières et cours d’eau du sud de la Virginie-Occidentale sont pollués du fait des mines de charbon à ciel ouvert, selon une récente étude universitaire

Un réservoir percé de la société Freedom Industries a laissé s’échapper plus de 38.000 litres de produits chimiques toxiques le 9 janvier dernier dans le fleuve Elk, en Virginie-Occidentale. En conséquence, quelque 300.000 personnes ont été privées d’eau pendant plusieurs jours, le précieux liquide étant pollué au MCHM, un hydrocarbure servant à laver le charbon. Pour aider la population à faire face à la crise, des milliers de bouteilles ont été distribuées.

La réaction de l’Etat de Virginie-Occidentale s’est avérée molle et la société responsable de la catastrophe est restée aux abonnés absents. La pollution a sapé la confiance des habitants dans leurs autorités. Plus d’un mois après la fuite, nombreux sont les résidents qui refusent toujours de consommer l’eau du robinet malgré la levée de l’interdiction de la consommer. Pour eux, le message est d’autant plus confus que l’interdiction s’applique toujours aux femmes enceintes.

Et puis, le jour même où une responsable du Centre pour le contrôle des maladies et la prévention (CDC) annonçait que la population pouvait se baigner et boire l’eau du robinet, deux écoles de Charleston, la capitale de l’Etat, ont décidé de fermer, après avoir détecté l’odeur de réglisse caractéristique du produit chimique incriminé. Une enseignante s’est évanouie et une élève s’est plainte de brûlures aux yeux.
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La crise est-elle surmontée… et les esprits critiques contredits ?

Par Eberhard Hamer

Vous savez quoi ? J’suis heureux ! (paroles de Droopy, personnage des célèbres dessins animés de Tex Avery)

Lorsque l’auteur publia en 2002 son livre intitulé «Was passiert, wenn der Crash kommt ?» [Que se passera-t-il quand la crise surviendra ?] à la suite d’une réflexion sur les conséquences d’une grande crise économique, il fut abreuvé de reproches de la part des banquiers, des politiciens, de la presse dominante et même des collègues professeurs qui estimaient qu’une telle pensée était «incongrue», «dépassée», le fruit d’un «ignorant dépassé par la réalité».

Mais lorsqu’en 2008, la crise mondiale se déclara, tout le monde prétendit l’avoir vue venir et quelques-uns ne se gênèrent pas de copier des passages du livre de l’auteur pour être au moins «à la page».
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Detroit, ville en ruine et nouvelle attraction touristique

Détroit, ville fantôme frappée de plein fouet par la crise économique, attire étrangement de plus en plus de visiteurs. Le LA Times s’est glissé dans une visite guidée pour comprendre ce que ces ruines ont de si extraordinaire.

Comme nous le rapportions cet été, la ville de Détroit a été déclarée en faillite le 18 juillet 2013. Une faillite provoquée par une baisse de la population, passée de 1,85 millions en 1950 à 710.000 en 2010, plus assez pour «maintenir l’infrastructure fixe ou pour payer les retraites qui ont été gagnées en des temps plus prospères».

Le plan de sauvetage de 2009, lancé par Ford, General Motors et Chrysler n’a pas suffi à redresser la ville du Michigan, ancien fleuron de l’industrie automobile, comme l’expliquait Stéphanie Vidal sur Slate. Détroit est aujourd’hui en ruines.

La ville n’a même pas les moyens de démolir ses établissements abandonnés. Selon le LA Times, Détroit compte 78.000 bâtiments délaissés et le coût de démolition pour chaque structure s’élève à 8.000 dollars, un montant trop élevé pour une ville en faillite.

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Grèce : L’argent tombe du ciel

La Grèce, à court de liquidités, a évité l’implosion grâce à la livraison secrète de cash par l’UE. C’est l’envers du décor de la crise grecque: un pont aérien nocturne a fait ainsi transiter plus de 20 milliards d’euros en billets, ni vu ni connu. Récit.

C’est le quotidien Daily Mail qui dévoile cette histoire rocambolesque qui a sauvé la Grèce, l’euro et l’Europe de la faillite. En sous-titre, résume le journal anglais: “Alors que la Grèce brûle et que ses banques sombrent, l’Union européenne, officiellement et via la Troïka, l’admoneste, exige des réformes et menace de l’exclure ; au même moment, secrètement, elle la ravitaille en argent frais“.

Des Boeing remplis de billets de banque alimentent nuitamment un improbable pont aérien, secrètement déployé pour éviter l’implosion du système. Ceci n’est pas l’extrait d’un roman d’espionnage, mais un fait établi: ces avions sont même peut-être passés au dessus de vos têtes.

Éviter la crise de confiance
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Le « confidential memo », ou comment la crise financière mondiale a débuté

par Greg Palast

La merde dans laquelle vous êtes vient d’un petit message envoyé il y a 16 ans.

Un contact dont je tairai le nom m’a fait lire le contenu du End Game memo – il s’agit d’un truc si fou et si diabolique que je ne n’arrive toujours pas à croire qu’il puisse être vrai.

Le Mémo confirme le fantasme le plus fou des conspirationnistes de tous bords : à la fin des années 1990, l’élite des fonctionnaires du Trésor américain complotait main dans la main et en toute discrétion avec une petite cabale de pontes du système bancaire afin de réduire en cendres les régulations financières à travers le monde. Quand on voit les chiffres du chômage en Espagne, le désespoir et la faim qui frappent la Grèce, les émeutes en Indonésie et la faillite de Detroit, un retour sur ce End Game memo s’impose, puisque ce document constitue la vraie genèse de l’horreur.

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Les impayés de salaires battent un record inquiétant en juillet

L’AGS, qui se substitue aux entreprises défaillantes, craint que 2013 soit pire qu’au plus fort de la crise.

Reprise ou pas reprise ? Malgré le rebond inattendu de la croissance au deuxième trimestre, certains signaux économiques avancés incitent toujours à la prudence. Quand ils n’inquiètent pas franchement. Il en va ainsi des statistiques de l’Association de garantie des salaires (AGS) dont les dernières tendances, que Le Figaro a obtenues, font froid dans le dos. Ce système, géré par le régime d’assurance-chômage, permet de payer les employés quand leur entreprise, en redressement, en liquidation ou en procédure de sauvegarde, n’a plus un sou en caisse.

Le montant des avances de salaire de l’AGS s’est ainsi élevé, en juillet, au niveau record de 228,8 millions d’euros. Un chiffre provisoire et inquiétant… Au plus fort de la crise, en 2009, cette somme n’avait pas dépassé 212 millions d’euros par mois. «À notre niveau, nous ne voyons pas franchement d’éclaircie, et encore moins d’inversion de tendance», résume Thierry Méteyé, directeur général de l’organisme.

Depuis le début de l’année, le montant des prestations versées a augmenté de 4 % par rapport à la même période en 2012, culminant à 1,3 milliard. En cause? La hausse continue de nouvelles affaires qui a bondi de 4,2 % par rapport à la même période en 2012, et qui s’élevait à 17 069 fin juillet. À ce rythme, l’AGS risque de retrouver, à la fin de l’année, des niveaux de versements plus vus depuis 2009.
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Georges Berthu : « La fin de l’euro est inéluctable »

La monnaie unique, la majorité n’en voulait pas. Et de grandes voix autorisées comme celles de Maurice Allais ou Robert Mundell (tous deux Prix Nobel d’économie) prévenaient qu’une monnaie multinationale ne serait pas viable. L’euro a néanmoins réussi à démarrer grâce à l’alliance contre-nature des deux grands ennemis des frontières nationales : les eurocrates fédéralistes et la finance mondiale qui s’enrichit en jouant sur les différences de conditions salariales. L’échec de l’euro, prévisible, est aujourd’hui cuisant et ce sont peuples qui paient et paieront.

Le constat de Georges Berthu, ancien député européen, et auteur de nombreux ouvrages visionnaires sur le sujet, est sans concession :

« La fin de l’euro est inéluctable » et ce en raison des « caractères fondamentaux de cet étrange système européen : l’ouverture des frontières aux échanges inéquitables et aux flux humains déracinés, joue le rôle d’un choc asymétrique qui fait diverger les États les uns des autres ; la divergence s’inscrit sur l’appauvrissement des populations, les déficits publics et les endettements qui ne sont pas maîtrisables. »

L’auteur de « A chaque peuple sa monnaie » (1998) propose que l’Europe sorte du piège « diabolique » euro + libre-échangisme, que les gouvernements resserrent leurs dépenses publiques, révisent leurs politiques publiques, reprennent en main leurs frontières et renégocient entièrement les accords commerciaux européens. [...]

Dans “A chaque peuple sa monnaie” paru en 1998, vous annonciez l’échec de l’euro, machine à fabriquer du chômage en l’absence de zone monétaire optimale. Comment l’euro a attaqué et continue d’attaquer la compétitivité française ?
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Foot : La faillite du Mans FC, une mauvaise nouvelle pour le contribuable ?

En début de semaine, la FFF a décidé d’exclure le club du Mans FC du championnat de CFA2 en raison de sa situation financière. Le club repartira au mieux en Division d’Honneur la saison prochaine. Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour Vinci, qui compte mettre à contribution les collectivités.

Le club du Mans FC a terminé le dernier exercice avec un déficit de 14,4 millions d’euros. En raison de sa dix-huitième place finale, aucun repreneur n’a souhaité sauver le club manceau de la déroute. Rétrogradé sportivement en National, la DNCG a décidé de reléguer le club en CFA2.

En fin de semaine dernière, la FFF a étudié les comptes du club pour connaitre l’ampleur du problème. A la suite de cet audit, elle a décidé d’exclure le club du championnat de CFA2. Le Mans FC pourra au mieux repartir en Division d’Honneur.

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États-Unis : Après la faillite, le retour au Far West

Quel rôle l’État doit-il jouer, peut-on vivre avec le moins d’État possible ? Cette thématique était au centre de la dernière élection présidentielle américaine. Reportage dans deux villes qui partagent un même sort: elles sont au bord de la faillite. Mais c’est leur seul point commun.

Trenton, capitale du New Jersey, à majorité noire et hispanique, est complètement dévastée – et vit désormais avec une force de police amputée d’un tiers. Résultat : les crimes ont augmenté de façon spectaculaire. Une insécurité qui la fait glisser un peu plus dans l’abîme.

A une heure à peine de New York c ’est l’une des villes les plus dangereuses des États-Unis, un terrain de jeu pour les gangs et les dealers, et pourtant Trenton a dû licencier plus de 100 policiers, soit un tiers de ses effectifs. A l’image de nombreuses cités américaines au bord de la faillite, elle n’a même plus les moyens de payer pour la sécurité publique.

Colorado Springs, elle, vit aussi au régime sec, mais ici c’est un choix délibéré. Dans cette ville au pied des Rocheuses, le «moins d’État», c’est presque une religion.

Quand la crise a frappé, la ville de Colorado Springs a sauvé ses policiers, mais elle a sabordé d’autres services publics. Lampadaires éteints, parcs laissés à l’abandon, piscines fermées : les citoyens se sont réveillés du jour au lendemain dans un tout nouvel environnement. Ce qui est vraiment surprenant, c’est le programme d’adoption qui a été lancé par la ville: ainsi les plus riches ont pu se payer leur lampadaire ou leur parc… Et les businessmen les plus importants en ont profité pour prendre les rênes.

Espagne : Un aéroport sera vendu aux enchères

«Aéroport de Ciudad Real, adjugé, vendu!» Voilà la phrase qu’un commissaire priseur devrait prononcer prochainement en Espagne: la vente marque l’échec d’un projet pharaonique en pleine zone peu peuplée.

C’est l’épilogue d’un crash financier et économique: l’aéroport de Ciudad Real, à 200 kilomètres au sud de Madrid, va être vendu aux enchères prochainement. La mise de départ devrait avoisiner les 100 millions d’euros (120 millions de francs).

Située en pleine province de Castille-La Manche, la plate-forme aéroportuaire a été ouvert en décembre 2008 et comporte l’une des plus longues pistes d’Europe. Mais en deux ans d’existence, elle n’a jamais trouvé sa clientèle. Et voici un peu plus d’un an, elle a accueilli son dernier vol avant de fermer définitivement ses portes en avril 2012, deux ans après avoir été placé en liquidation judiciaire.

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Cinq autres faillites publiques à l’américaine

Comme Detroit, plus de 650 collectivités publiques se sont déclarées en faillite aux Etats-Unis depuis 1934, pour des raisons parfois étonnantes… Sélection.

Pour spectaculaire qu’elle soit, la faillite de Detroit n’est pas un cas isolé aux Etats-Unis. Depuis 1934 et la création d’un régime faillitaire pour les collectivités locales, près de 650 d’entre elles se sont placées sous ce statut qui leur permet de renégocier leurs créances. Un nombre qui a significativement augmenté depuis le début de la crise : selon le magazine spécialisé américain Governing, 36 entités publiques, dont 8 villes et comtés, sont déclarées en faillite depuis 2010. Investissements hasardeux, condamnations en justice, mauvaise gestion… Les situations sont plus diverses qu’on ne l’imagine. Sélection.

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États-Unis : Jardins, débrouille, partage, comment Detroit redémarre

Dans cette ville américaine désormais en faillite, un nouveau modèle de société émerge à petits pas, comme l’explique la doctorante en géographie Flaminia Paddeu. Ses piliers : autonomie, écologie, anti-consumérisme et solidarité.

Eastern Market à Détroit

Faillite. Le mot a été lâché la semaine dernière. Sous le poids de ses 18,5 milliards de dollars de dette (14 milliards d’euros), l’ancien bastion de la construction automobile américaine a touché le fond. A Detroit, les retraités craignent désormais pour leurs pensions, les salariés municipaux pour leurs emplois.

Mais depuis des décennies déjà, les 700 000 personnes qui n’ont pas quitté la ville apprennent à composer avec le déclin. Abandonnées par les entreprises puis délaissées par la municipalité, elles font de la débrouille un nouveau mode de vie.

Flaminia Paddeu, doctorante en géographie et enseignante à l’université Paris IV, prépare une thèse sur l’agriculture urbaine en contexte de crise à Detroit. Dans le cadre de ses recherches elle a mené, en mai 2012, une trentaine d’entretiens auprès de membres et de leaders d’associations de Detroit. Elle raconte l’ébullition qui règne dans les friches de la ville fantôme et, en nuançant les images de désolation, donne quelques raisons d’espérer.

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États-Unis : 25 faits sur la ville de Détroit qui vous ébranleront

Détroit, une des villes qui a incarné le mieux le rêve américain, s’est déclarée en faillite jeudi dernier. Une juge a cependant contesté cette procédure, ce qui signifie que la déclaration officielle de faillite pourrait prendre des mois. Sur son blog « The Economic Collapse », Michael Snyder énumère 25 faits choquants sur cette ville autrefois prospère :

✔ La ville de Détroit doit de l’argent à plus de 100.000 créanciers ;

✔ La ville est endettée à hauteur de 20 milliards de dollars. Cela représente plus de 25.000 dollars par habitant (700.000 habitants vivent maintenant à Détroit, alors que la ville en comptait 1,8 millions à sa période de gloire) ;

✔ En 1960, Détroit était la ville qui se targuait d’offrir le plus haut revenu par tête de l’ensemble des Etats-Unis ;

✔ En 1950, la ville offrait 296.000 emplois dans l’industrie. Aujourd’hui, il y en a moins de 27.000 ;

✔ Entre Décembre 2000 et Décembre 2010, l’Etat du Michigan a perdu 48% de ses emplois manufacturiers ;

✔ De nombreuses maisons sont en vente à Détroit pour moins de 500 dollars ;

✔ Près de 78.000 maisons de la ville sont abandonnées ;

✔ Environ un tiers de l’ensemble de l’agglomération (362 kilomètres carrés) est inhabité ou en ruines ;

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«Des pillages de Brétigny à la faillite de la France !»

par Charles Sannat

Avertissement politiquement incorrect et contrarien : je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ». Je n’ai qu’un seul point de vue sur la question. Un voyou est un voyou. Un brigand est un brigand. Ils doivent être traités comme tels. Rien de plus et rien de moins.

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Étant tombé vendredi sur un excellent article consacré à la future crise de la dette de la France, notre pays ayant perdu son dernier triple A je voulais revenir sur ce sujet qui nous intéresse forcément et à plusieurs titres. Comme parents pour le futur de nos enfants ou petits-enfants, comme contribuables, comme retraités, ou encore comme épargnants.

Avant de revenir sur ce thème, et actualité oblige, je souhaitais faire un petit arrêt sur l’histoire de Brétigny et du déraillement du train Paris-Limoges. Quel est le rapport avec l’économie ? Vous allez très vite le voir et il est très important d’en parler, d’en être conscient, et de s’y préparer…

Scène de pillage à Brétigny

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