États-Unis : Detroit fait défaut sur une partie de sa dette

La ville de Detroit, au nord des États-Unis, a été contrainte vendredi de faire défaut sur une partie de sa colossale dette de 18,5 milliards de dollars en raison de ses grandes difficultés financières.

En mal de liquidités, la municipalité a décidé d’imposer un moratoire sur des paiements qui étaient dus vendredi et a proposé un plan de restructuration de sa dette à certains créanciers qui devraient se prononcer dans les 30 jours.

Le plan prévoit d’isoler 7 milliards de paiements dus par la ville, notamment à des fonds de retraites, qui ne seraient plus entièrement garantis. En cas de rejet de la restructuration, la ville pourrait connaître la plus grande faillite de l’histoire des États-Unis.

C’est du «50/50», a évalué Kevyn Orr, un expert nommé par le gouverneur de l’État du Michigan pour gérer les problèmes de la ville, ancien berceau américain de l’automobile.

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La future “chypriotisation” des comptes bancaires est déjà programmée

Le gel des comptes et le haircut substantiel — voire la perte quasi-complète — qui se dessinent pour les gros déposants à Chypre ont été une surprise pour beaucoup. Pourtant, nombreux sont sans doute les déposants qui croient toujours leurs économies en sécurité, considérant que ce qui s’est passé sur l’île méditerranéenne ne les concerne pas. Les pouvoirs publics et les médias n’ont-ils pas répété à volonté que la situation chypriote est exceptionnelle et que cela n’arriverait pas ailleurs ?

Or nous avons déjà souligné dans un article précédent qu’en déposant de l’argent à la banque, en réalité vous lui prêtez vos économies et êtes créancier de la banque. Et si le signal chypriote ne vous a pas suffisamment alerté [quant] au risque que cela représente, sachez que les pouvoirs publics dans de nombreux pays occidentaux ont déjà officiellement bien enclenché le processus de “chypriotisation” des dépôts bancaires. En fait, ce n’est même pas un secret : Olli Rehn évoque ainsi ouvertement le fait que la responsabilité des déposants sera engagée en cas de restructuration ou de faillite bancaire au sein de l’Union européenne.

Il s’agit d’un changement extrêmement important. Car cela signifie que ce qui vient de se passer à Chypre sera en fait non pas l’exception, mais la règle en cas de futur problème bancaire.

Deux points méritent d’être soulignés à cet égard dans le nouveau cadre réglementaire qui se prépare.
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Europe : Les épargnants ne sont plus protégés

Par Philippe Herlin – Chercheur en finance, professeur au CNAM.

Plus le temps passe, plus on doit se rendre à l’évidence : Chypre a constitué une répétition générale, l’expérimentation d’un plan qui sera reproduit ailleurs. La déclaration de Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, qui a parlé de “modèle”, avant de se rétracter, s’avère donc vraie.

La Commission européenne, et plus spécialement Michel Barnier, le commissaire en charge des banques, prépare en effet une directive qui mettra à contribution les dépôts de plus de 100.000 euros en cas de sauvetage bancaire. L’intention de départ est louable puisqu’il s’agit de ne plus mettre à contribution les contribuables, mais cet argument ne constitue-t-il pas qu’un prétexte ?

La directive prévoit qu’en cas de faillite d’une banque, les pertes seront d’abord épongées par les propriétaires et les actionnaires, suivis des créanciers “juniors” et “seniors” puis, en troisième rang, les déposants au-dessus de 100.000 euros. C’est seulement si l’ensemble de ces contributions s’avérait insuffisante qu’interviendrait l’argent public, à travers le fonds de secours européen, le MES.

Voilà pour la théorie, qu’en est-il concrètement ? Lorsqu’une banque affiche de mauvais résultats, les actionnaires en ont déjà payé le prix depuis longtemps ! Les grandes banques européennes ont déjà perdu environ 90% de leur valeur boursière depuis la crise (l’action Société Générale cotait 170 euros en 2006, 25 aujourd’hui, par exemple), il ne reste donc plus grand-chose de ce côté-là.
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Margaret Thatcher: icône libérale… nullité économique

En 1990, Margaret Thatcher fut évincée du leadership du Parti Conservateur britannique. La Dame de Fer, dont le poster orne les toilettes pour hommes de tout Parti Libéral qui se respecte, mit sa considérable intelligence et son pragmatisme réputé au service du privé.

L’industrie du tabac vivait des heures difficiles. Les campagnes de santé publique commençaient à faire effet dans les pays Occidentaux, et Big Tobacco, qui tue chaque année deux pour cent de sa clientèle, voyait d’un œil inquiet les jeunes commencer à se détourner de la cigarette. Qu’à cela ne tienne. Maggie était là, et fut engagée par Philip Morris comme VRP de luxe dans les pays de l’Est et du Tiers-Monde, là où la jeunesse, mal informée, pouvait encore rêver du cow-boy Marlboro sans savoir qu’au moment même, après avoir témoigné en faveur d’une législation anti-tabac, celui-ci mourait d’un cancer du poumon à 52 ans.

Pour la somme coquette de 1 million de dollars par an, l’ancienne première ministre britannique mit sa notoriété et son carnet d’adresses au service de cette noble cause humanitaire. Les temps étaient durs, cependant, et 1 million de dollars par an, pour celle qui avait imposé l’austérité et la schlague aux plus faibles pendant des années, c’était un peu juste.

Aussi la City accueillit-elle avec enthousiasme quelques années plus tard la grande nouvelle.

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Après Chypre, la Slovénie inquiète l’Europe

En visite à Bruxelles la (sic) premier ministre slovène s’est voulue rassurante sur l’état de son pays. Les marchés redoutent un nouveau plan de sauvetage à 8 milliards d’euros.

La Slovénie ne sera pas la prochaine Chypre. C’est le message qu’ont martelé mardi la premier ministre slovène et le patron de la Commission européenne alors que les marchés financiers sont braqués sur le petit pays alpin. Nombre d’experts désignent en ­effet Ljubljana, plongée dans une nouvelle récession doublée d’une crise bancaire, comme la pro­chaine capitale à sauver de la faillite.

La Slovénie deviendrait, alors le sixième État membre de la zone euro à bénéficier d’une aide internationale après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et Chypre.

L’Egypte au bord du drame économique

L’Egypte va-t-elle à la faillite ? Le plus grand pays arabe est-il proche de l’effondrement économique et financier ? Ajournée de mois en mois, une négociation importante avec le Fonds monétaire international (FMI) a repris cette semaine au Caire. Mais, au bord du Nil, l’humeur est pessimiste.

“Garbage City” (la Ville-Poubelle), sur les collines du Moqattam dans la banlieue du Caire, est peuplée d’une communauté de travailleurs coptes, les Zabbaléens, qui organisent le tri des déchets urbains, leur recyclage et leur revente

Il y a le front politique d’abord. Venu du parti des Frères musulmans – islamistes –, le président Mohamed Morsi, s’il n’a cessé d’étendre le champ de ses prérogatives, a aussi multiplié maladresses et atteintes aux libertés politiques. A la tête de l’Etat depuis le 30 juin 2012, l’ingénieur Morsi n’a jamais trouvé un style de gouvernement susceptible de rassurer et ramener la confiance dans le pays.

Tantôt il hésite, revenant sur des mesures annoncées à la hâte ; tantôt il procède avec brutalité. Méfiant à l’adresse de toutes les autres formations politiques, il a donné le sentiment de privilégier sa mouvance sur l’ouverture. Ce raïs a déçu : on l’attendait grand seigneur, le voilà redevenu militant.

Tout aussi grave, il confirme ce qu’on disait des Frères musulmans avant leur arrivée au pouvoir par les urnes : ils n’ont pas le moindre programme économique et social.
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Stockton, la plus grande ville américaine en état de faillite

Aux Etats-Unis, Stockton, en Californie, est la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite.

Un homme pousse un chariot chargé de matériaux recyclables, à Stockton, le 27 juin 2012

Lundi 1er avril, un juge fédéral a déclaré recevable la demande de procédure de protection de la ville de 292.000 habitants sous la loi américaine sur les faillites, en vertu du chapitre 9, ce qui lui permet notamment d’être protégée de ses créanciers.

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EXCLUSIVITE FORTUNE : La Russie financerait la Maison Blanche en faillite !

Un entrefilet du quotidien économique moscovite Kommersant, paru le 30 mars, semble à ce jour être passé inaperçu. Et pourtant !

Barack Obama en visite à Moscou le 7 juillet 2009, avec Vladimir Poutine, à l’époque premier ministre de Russie

Cet entrefilet rapporte une déclaration de Sergueï Kisliak, ambassadeur de Russie à Washington, selon laquelle la banque centrale russe contribuerait discrètement mais sensiblement, depuis plusieurs mois, au budget de fonctionnement de la Maison Blanche. Le montant de cette contribution, qui serait importante, n’a pas été dévoilé.

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Crise de la zone euro : Faisons sauter les paradis fiscaux !

La crise chypriote a révélé au grand jour le statut fiscal particulier de l’île au sein de la zone euro. Mais il n’est pas très différent de celui d’autres pays européens, comme le Luxembourg ou les îles Anglo-Normandes : des aberrations qu’il faudrait purement et simplement abolir.

Pourquoi fait-on couler Chypre, alors que les autres paradis fiscaux – le Luxembourg ou les petites îles britanniques comme Man et Guernesey – ne sont pas inquiétés ?

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La Finlande ne veut plus sauver de banques avec de l’argent public

La population du pays, le dernier de la zone euro noté “triple A”, se montre de plus en plus hostile à la participation finlandaise aux plans de sauvetage des pays en difficulté.

Angela Merkel et Jyrki Katainen, premier ministre finlandais

La Finlande a appelé mardi à épargner les contribuables de la zone euro dans les plans de sauvetage des banques européennes à l’avenir, estimant que les actionnaires et les créanciers devaient s’acquitter de la facture.

“Partout en Europe, nous devrions passer à une économie de marché normale, dans laquelle les propriétaires et les investisseurs accusent des pertes en cas de faillite d’une banque”, a déclaré mardi le Premier ministre Jyrki Katainen dans un discours sur l’Europe prononcé à Helsinki. Il a souhaité que l’union bancaire européenne, en cours de création, en fasse un principe fondateur, sinon “nous resterons dans la situation actuelle dans laquelle le contribuable paie de ses deniers les crises bancaires”, a-t-il précisé aux journalistes après le discours.

Katainen a dit vouloir que les décisions sur l’union bancaire soient prises dans l’année.

Après le discours, l’entourage du chef du gouvernement a précisé que le plan de sauvetage de Chypre était considéré par la Finlande comme un cas “unique”, et non comme un modèle à suivre dorénavant. Cet entourage a aussi rappelé que le gouvernement tenait à la protection des petits épargnants (moins de 100 000 euros). Les propos de Katainen interviennent au lendemain de la polémique créée par le président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, qui a d’abord affirmé qu’il faudrait éviter de “faire porter sur les épaules du public” le coût des sauvetages de banques, avant de préciser que chaque pays était unique, et que Chypre était “un cas spécifique”.

Mardi matin, Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a jugé que Dijsselbloem avait “eu tort” de sembler faire de Chypre un modèle. La population de la Finlande, le dernier pays de la zone euro noté “triple A” par des agences de notation, se montre de plus en plus hostile à la participation finlandaise aux plans de sauvetage des pays en difficulté. Selon un sondage récent, réalisé à la demande de la chaîne de télévision publique YLE, la moitié des Finlandais ne veulent plus financer de plans de sauvetage, même si le résultat doit être la dissolution de la zone euro.

LePoint.fr

Chypre : trois leçons pour un sauvetage réussi

« Caramba, encore raté ! » Avec le plan de sauvetage de Chypre décidé lundi matin, les ennemis de l’Europe en sont, une nouvelle fois, pour leurs frais. A gauche, les accusations proto-staliniennes de M. Mélenchon contre les « 17 salopards » de l’Eurogroupe ( « dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse [sic], il s’appelle Pierre Moscovici… ») nous feraient presque regretter la modération de feu Hugo Chavez et ont l’effet d’un boomerang. A droite, les éditorialistes de la presse anglo-saxonne, tout heureux de divertir l’attention des marchés loin de l’effondrement de l’économie et des finances publiques britanniques, se réjouissaient de la énième implosion imminente de la zone euro.

Ces partisans de la mort de l’euro devront prendre leur mal en patience : l’Eurogroupe a spectaculairement retourné, au bénéfice des intérêts des citoyens de l’Union européenne, une situation très mal engagée la semaine dernière.

Rappelons les chiffres, quand on parle de Chypre. Cette île de la Méditerranée est pour l’Union européenne un caillou dix fois plus petit que la Grèce : 0,2% du PIB et de la population de l’Union. Un caillou petit, mais costaud : à l’image d’autres îles ayant prospéré dans le giron britannique (Jersey, Guernesey, les îles Caïmans, les îles Vierges britanniques, etc.), Chypre est devenu un paradis bancaire et fiscal.

Les banques s’y sentaient tellement bien qu’à force d’effets de levier, d’expositions excessives aux activités de marché, de prêts abondants, permis notamment par l’appartenance à la zone euro (et la garantie implicite de la BCE), elles ont fini par représenter 670% du PIB de l’île.

Qui dit mieux ? Pas la France (387%), ni l’Allemagne (333%), qui se sont gardées de cette déviance. Seule la Grande-Bretagne, avec les banques de la City, approche le niveau de Chypre (507% du PIB – source : European Banking Federation).

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Vietnam : La crise économique frappe le pays de plein fouet

Familles ruinées en bourse, dépressions qui se multiplient ou bonus de fin d’année payés en chaussettes, de plus en plus de Vietnamiens sont touchés par une crise économique dont ils tiennent le gouvernement communiste pour responsable.

Après avoir lancé en 1986 la transition vers l’économie de marché, le Vietnam était vite devenu un modèle pour les pays de la région, grâce à une forte croissance, un afflux d’investissements étrangers et l’émergence d’une classe moyenne.

Mais le pays est désormais en plein marasme économique, à cause de décennies de mauvaise gestion, selon les experts. Et les Vietnamiens ont perdu leurs économies et leur confiance envers le gouvernement communiste.

Ma famille n’a jamais été dans pire situation (…). Tous nos actifs ont disparu“, commente Nguyen Thi Huong, 37 ans, qui travaille dans l’immobilier. Ses revenus se sont raréfiés avec la stagnation du secteur, et elle a perdu tout son argent dans des investissements immobiliers et en bourse.
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LEAP : La réalité ou l’anticipation de l’effondrement du dollar…

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 février 2013

De même que la crise de l’euro a poussé l’Europe à moderniser et à adapter aux enjeux du XXIe siècle sa gouvernance économique et financière, la terrible crise du dollar US va obliger la planète à transformer l’ensemble des structures de gouvernance mondiale, en commençant bien sûr par le système monétaire international pour calmer la tempête qui s’apprête à frapper les monnaies.

Selon nos anticipations, cette réorganisation, qui ne commencera à se concrétiser qu’avec le G20 de septembre, risque malheureusement de se faire dans la précipitation puisque notre équipe prévoit les premiers grands effrois quant au dollar pour la période mars-juin 2013.

Une phrase d’Antonio Gramsci (1) décrit magnifiquement la longue période de transition dangereuse que nous vivons actuellement : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Cette période va enfin s’achever mais les monstres s’agitent encore.

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Jacques Attali : “Les Etats-Unis sont en faillite”

Un jour, il faudra remercier les médias et hommes politiques anglo-saxons pour avoir, en ce début de la deuxième décennie du 21ème siècle, tant parlé de la crise de l’euro et des difficultés de la construction européenne. Ils auront ainsi beaucoup aidé les Européens à en prendre conscience et à faire ce qu’il fallait pour y répondre. Et de fait, depuis 3 ans, l’Union Européenne a profondément transformé sa gouvernance : elle a mis en place des instruments (LTRO, OMT, MES) pour répondre à toute attaque contre l’euro ; elle a créé des outils pour stabiliser son système bancaire ; elle a entrepris un processus de convergence budgétaire et même d’intégration fiscale. Certes, bien des choses restent à faire : utiliser la capacité budgétaire de l’eurozone pour lancer de grands investissements, financer la formation professionnelle des chômeurs, doter l’eurozone d’un Parlement. Tout cela viendra. Car les Européens commencent à comprendre que l’austérité n’est pas la solution et que seule la croissance est une réponse démocratique à l’endettement et au chômage.

“Faillite”

Pendant ce temps, le monde anglo-saxon ne voit pas que sa faillite approche à grands pas : les Anglais, qui se moquent tant de l’Eurozone, acceptent sans ciller un déficit budgétaire de plus de 8% du PIB et une dette publique hors de contrôle. Les Américains refusent de voir que, sur presque tous les points, leur situation est bien pire que celle des Européens : l’eurozone a une balance des paiements excédentaire ; pas les Etats-Unis ; le chômage américain (en prenant les vraies statistiques) est très supérieur à celui de l’Union ; les inégalités et la criminalité sont très supérieures aux Etats-Unis qu’en Europe ; l’espérance de vie augmente en Europe, quand elle diminue aux Etats-Unis.

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Sapir : “La Grèce sera en cessation de paiement d’ici juin”

Jacques Sapir aborde l’accord européen de Février 2013 sur le budget européen, le sauvetage financier de Chypre qui se présente d’ici fin mars, la cessation de paiement de la Grèce d’ici juin, la situation politique et économique de l’Italie et la guerre des monnaies.


(Merci à Pierre)

Islande : “Nous avons laissé les banques faire faillite”

Olafur Ragnar Grimsson, président de l’Islande est interviewé en marge de la conférence de Davos à propos du renouveau de l’économie Islandaise. Son programme a été simple : laisser les banques faire faillite, investir dans l’innovation et la haute technologie.

Italie: Une banqueroute de Monte dei Paschi menacerait l’Europe

On savait que Monte dei Paschi, la grande banque de Sienne, la troisième d’Italie, était en difficultés. Mais ce n’est pas pour participer  à un des somptueux diners donnés dans le superbe Palazzo Salimbeni par cette institution que Mario Draghi s’est envolé ce soir pour l’Italie. Mont de Piété créé en 1472 par les magistrats siennois, elle a pour principal actionnaire une fundazione aussi prestigieuse que peu transparente. AXA en est le troisième actionnaire avec plus de 3% du capital.

Par georges ugeux

C’est au chevet de cette institution systémiquement importante pour l’Europe et le monde bancaires, que le Président de la BCE se rend, à en croire le Financial Times. Une réunion au sommet est en effet convoquée à Rome ce mardi.

C’est que la faillite de la BMPS serait une catastrophe à plusieurs niveaux.

Produits dérivés, acquisition surpayée et obligations souveraines

La cause de la culbute est complexe ;  un scandale autour d’activités de la banque en produits dérivés, des opérations appelées Santorini et Alexandria, dont les contreparties sont Deutsche Bank et Nomura. Elle est accusée d’avoir camouflé 820 millions d’euros de pertes avant l’intervention de sauvetage du Gouvernement, avec l’approbation de la fundazione.

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L’Islande victorieuse dans l’affaire Icesave

L’Islande avait le droit, lorsque ses banques se sont effondrées en octobre 2008, de refuser de rembourser les épargnants étrangers, a tranché lundi la cour de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

“Icesave mon cul” – Manifestation devant le parlement islandais à Reykjavik le 6 mars 2010

La cour a rejeté les arguments présentés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas , affirme le tribunal dans son arrêt. Le jugement était attendu pour savoir si l’argent public doit sauver ou non des banques en faillite.
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Pour Michel Sapin, l’Etat français est «totalement en faillite» (Màj)

Addendum 2 :


Michel Sapin sur Radio J :

Les Echos

Addendum 1 :
(…) Le ministre a répondu en reprenant l’expression de M. Fillon évoquant “un Etat totalement en faillite“, non pas pour décrire la situation actuelle, a expliqué plus tard son entourage, mais pour ironiser sur la formule de 2007 de l’ancien Premier ministre UMP.

M. Sapin a affirmé à l’AFP qu’il ne considérait pas la France comme un “Etat totalement en faillite“. (…)

AFP (via Yahoo)

(…) On se souvient de François Fillon déclarant en septembre 2007 être à la tête d’un Etat en faillite. Ce qu’avait démenti Nicolas Sarkozy peu après. Cette fois-ci c’est Michel Sapin, le ministre du Travail qui reprend l’expression. « Il y a un Etat mais c’est un Etat totalement en faillite » a-t-il lancé sur Radio J dimanche. (…)

La Tribune

(Merci à perubu et kaos)