Argentine : Compte à rebours avant la faillite du pays

La présidente argentine, Cristina Kirchner, est sous la menace du fonds vautour Elliott. Paul Singer, son fondateur, réclame le remboursement de la totalité de la dette de l’Argentine.

Paul Singer, fondateur et président du fonds Elliott Management

Le compte à rebours est terrible. Au moment où nous écrivons ces lignes, il ne reste que quelques heures au gouvernement de Cristina Kirchner pour négocier un accord avec NML (filiale du fonds Elliott) et Aurelius, les deux fonds vautours qui réclament le remboursement des 1,33 milliard de dollars que leur doit le pays.

Sans cela, l’Argentine sera en défaut de paiement technique passé le 30 juillet. « Tout le monde y perdrait, mais les deux parties s’enferment dans des comportements jusqu’au-boutistes », résume Juan Carlos Rodado, économiste chez Natixis. Un tragique dilemme du prisonnier, où chacun tente de faire plier l’autre en espérant qu’il craque en premier.

Comment Buenos Aires en est arrivé là ?

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Europe : L’austérité aurait détruit 10 millions d’emplois

L’Institut des Syndicats Européens (ETUI) a publié une étude sur l’emploi en Europe. Les mesures d’austérité y sont décriées: près de 10 millions d’emplois à temps plein auraient été détruits. Le taux d’emploi serait passé de 65,8% en 2008 à 64,1% en 2013. Mais dans son livre publié fin avril, Herman Van Rompuy, le Président du Conseil européen, y défend les mesures, prises pour sauver l’emploi.

A l’approche des élections européennes, l’étude de l’Institut des Syndicats Européens (ETUI) n’est pas anodine. Teintée d’une note négative, celle-ci estime que l’Europe est à mi-chemin vers une décennie perdue et appelle au changement. Les résultats de l’étude indiquent que le taux de chômage européen, très élevé, met à mal la stratégie « Europe 2020″, lancée en 2010, et qui avait comme objectif de renouer avec une croissance durable et intelligente.

Dans son infographie vidéo, L’ETUI affirme que « les mesures d’austérité n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Elles ont au contraire prolongé la récession au lieu de booster la croissance économique. (…) Avec la crise, les mesures politiques n’ont pas réussi à empêcher les destructions d’emploi. Plus de 9,9 millions d’emplois ont été détruits. »

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États-Unis : La plus importante faillite dans le domaine de l’énergie

Un petit « Enron » par l’ampleur. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la faillite de l’électricien texan Energy Future Holdings (EFH), qui détient 41 milliards de dollars (29,7 milliards d’euros) d’actifs.

Le groupe, qui dispose de plusieurs centrales thermiques et d’une centrale nucléaire dans le Texas, a demandé, mardi 29 avril, sa mise sous protection de la loi américaine sur les faillites (chapitre 11) à un tribunal du Delaware (côte est des États-Unis).

Il s’agit de la deuxième plus grosse faillite dans le secteur de l’énergie (derrière Enron, donc) et de la huitième tous secteurs confondus aux États-Unis, selon le cabinet spécialisé BankruptcyData.com.

EFH tombe, victime de son endettement et des gaz de schiste. Il s’agit, en effet, de la plus grosse acquisition par effet de levier (leveraged buy-out, LBO) de l’histoire, devant le rachat de RJR Nabisco en 1989 par le fonds KKR.

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Grèce : Bousculade lors d’une distribution de nourriture gratuite à Athènes

Des centaines de Grecs se sont poussés et se sont invectivés lors d’une distribution gratuite de légumes et de poisson par des vendeurs, mercredi 30 avril, dans un marché d’Athènes.

Maria, une retraitée de 85 ans, venue chercher un panier de salades et de poissons, interpelle la caméra. Elle se demande comment faire avec une pension rognée à 500 euros par mois.

Mais cette scène n’est pas rare à Athènes, la capitale. De nombreux marchands et agriculteurs effectuent ce genre de distribution après la crise économique.

La Grèce a été contrainte de réduire les salaires et les retraites, une exigence des bailleurs de fonds de l’Union européenne et du Fonds monétaire international pour éviter la faillite du pays.

États-Unis : Maisons à vendre pour 1000 $

Les autorités municipales de Détroit tentent par tous les moyens de relancer l’économie de la ville après des années de mauvaise gestion qui ont mené à la plus grosse faillite municipale des États-Unis.

La Ville lancera un site web où elle affichera les maisons qui ont été saisies ou inhabitées. Une propriété sera vendue aux enchères chaque jour à un prix de départ de 1000 $.

Les acheteurs devront toutefois respecter certaines conditions, notamment de remettre la maison en état et qu’elle soit habitée dans un délai de six mois suivant la vente. Si les conditions ne sont pas respectées, ils perdront la maison et leur argent.

En décembre dernier, la Cour fédérale a autorisé l’administration municipale de Détroit à déclarer faillite après avoir accumulé 18 milliards de dettes.

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Le chômage ou l’autogestion : quand des salariés décident de licencier leur patron

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire… », peut-on lire sur le site internet de New Era Windows, une entreprise pas comme les autres. Récit d’une reprise en main par les salariés de leur outil de travail.

Fin 2008, la crise financière et bancaire fait de nombreuses victimes. Les 250 salariés de l’entreprise Republic Windows and Doors, qui produit des portes coulissantes et des fenêtres à Goose Island, près de Chicago, ont vu le ciel leur tomber sur la tête. Ils sont licenciés, du jour au lendemain, sans préavis et au mépris des lois sociales, sans indemnités ni paiement de leur salaire. À ce moment de la crise qui secoue le capitalisme mondialisé, on estime à 500 000 le nombre de licenciements mensuels qui frappent les salariés américains.

La direction de l’entreprise prétexte que la Bank of America lui a coupé le robinet des crédits. Mais les salariés soupçonnent très vite une faillite organisée pour cacher une délocalisation.

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Artisans au bord de l’asphyxie

Souvent, ils ont investi toutes leurs économies dans leur affaire et se doivent d’être performants, quels que soient les aléas de la vie, pour faire face aux cadences de travail comme à la concurrence.

Assommés par les impôts, les charges ou encore les banques, les petits patrons, premiers employeurs de France, redoutent en permanence le grain de sable qui conduira leur entreprise vers la faillite.

Pendant un an, Géraud Burin des Roziers a suivi le quotidien de David, boulanger au bord de l’épuisement, Frédéric, marin pêcheur qui se bat pour permettre à son fils de prendre la relève dans un secteur difficile, et Véronique, esthéticienne qui a choisi d’embaucher.

Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

Le parlement a refusé de voter les privatisations. Le gouvernement a démissionné. Le versement de la prochaine tranche d’aide de l’UE et du FMI est suspendu. L’île risque la faillite le 15 mars.

Ce vendredi matin, en ouverture du conseil des ministres, l’intégralité des ministres composant le gouvernement chypriote ont donné leur démission à Nikos Anastasiadies, le président de la République de Chypre. La nouvelle tombe mal pour le chef de l’État qui a demandé à ses ministres de rester à leur poste jusqu’au 15 mars.

À cette date, Chypre doit assurer le paiement de 150 millions d’euros de tombées de dettes. Sans l’aide du FMI et de l’UE, qui ont déployé un plan de sauvetage financier il y a un an, l’île n’a pas assez de liquidités pour tenir ses engagements. Elle est à la merci du versement d’une tranche d’aide de 236 millions d’euros, suspendue au vote d’un programme de privatisations. C’est justement là que le bât blesse.

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L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

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Les pollutions se multiplient aux Etats-Unis

Deux affaires survenues en Virginie-Occidentale révèlent les carences de la politique environnementale. Le lobby du charbon continue de s’opposer à des normes plus sévères contre le changement climatique.

Plus de 22% des rivières et cours d’eau du sud de la Virginie-Occidentale sont pollués du fait des mines de charbon à ciel ouvert, selon une récente étude universitaire

Un réservoir percé de la société Freedom Industries a laissé s’échapper plus de 38.000 litres de produits chimiques toxiques le 9 janvier dernier dans le fleuve Elk, en Virginie-Occidentale. En conséquence, quelque 300.000 personnes ont été privées d’eau pendant plusieurs jours, le précieux liquide étant pollué au MCHM, un hydrocarbure servant à laver le charbon. Pour aider la population à faire face à la crise, des milliers de bouteilles ont été distribuées.

La réaction de l’Etat de Virginie-Occidentale s’est avérée molle et la société responsable de la catastrophe est restée aux abonnés absents. La pollution a sapé la confiance des habitants dans leurs autorités. Plus d’un mois après la fuite, nombreux sont les résidents qui refusent toujours de consommer l’eau du robinet malgré la levée de l’interdiction de la consommer. Pour eux, le message est d’autant plus confus que l’interdiction s’applique toujours aux femmes enceintes.

Et puis, le jour même où une responsable du Centre pour le contrôle des maladies et la prévention (CDC) annonçait que la population pouvait se baigner et boire l’eau du robinet, deux écoles de Charleston, la capitale de l’Etat, ont décidé de fermer, après avoir détecté l’odeur de réglisse caractéristique du produit chimique incriminé. Une enseignante s’est évanouie et une élève s’est plainte de brûlures aux yeux.
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La crise est-elle surmontée… et les esprits critiques contredits ?

Par Eberhard Hamer

Vous savez quoi ? J’suis heureux ! (paroles de Droopy, personnage des célèbres dessins animés de Tex Avery)

Lorsque l’auteur publia en 2002 son livre intitulé «Was passiert, wenn der Crash kommt ?» [Que se passera-t-il quand la crise surviendra ?] à la suite d’une réflexion sur les conséquences d’une grande crise économique, il fut abreuvé de reproches de la part des banquiers, des politiciens, de la presse dominante et même des collègues professeurs qui estimaient qu’une telle pensée était «incongrue», «dépassée», le fruit d’un «ignorant dépassé par la réalité».

Mais lorsqu’en 2008, la crise mondiale se déclara, tout le monde prétendit l’avoir vue venir et quelques-uns ne se gênèrent pas de copier des passages du livre de l’auteur pour être au moins «à la page».
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Detroit, ville en ruine et nouvelle attraction touristique

Détroit, ville fantôme frappée de plein fouet par la crise économique, attire étrangement de plus en plus de visiteurs. Le LA Times s’est glissé dans une visite guidée pour comprendre ce que ces ruines ont de si extraordinaire.

Comme nous le rapportions cet été, la ville de Détroit a été déclarée en faillite le 18 juillet 2013. Une faillite provoquée par une baisse de la population, passée de 1,85 millions en 1950 à 710.000 en 2010, plus assez pour «maintenir l’infrastructure fixe ou pour payer les retraites qui ont été gagnées en des temps plus prospères».

Le plan de sauvetage de 2009, lancé par Ford, General Motors et Chrysler n’a pas suffi à redresser la ville du Michigan, ancien fleuron de l’industrie automobile, comme l’expliquait Stéphanie Vidal sur Slate. Détroit est aujourd’hui en ruines.

La ville n’a même pas les moyens de démolir ses établissements abandonnés. Selon le LA Times, Détroit compte 78.000 bâtiments délaissés et le coût de démolition pour chaque structure s’élève à 8.000 dollars, un montant trop élevé pour une ville en faillite.

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Grèce : L’argent tombe du ciel

La Grèce, à court de liquidités, a évité l’implosion grâce à la livraison secrète de cash par l’UE. C’est l’envers du décor de la crise grecque: un pont aérien nocturne a fait ainsi transiter plus de 20 milliards d’euros en billets, ni vu ni connu. Récit.

C’est le quotidien Daily Mail qui dévoile cette histoire rocambolesque qui a sauvé la Grèce, l’euro et l’Europe de la faillite. En sous-titre, résume le journal anglais: “Alors que la Grèce brûle et que ses banques sombrent, l’Union européenne, officiellement et via la Troïka, l’admoneste, exige des réformes et menace de l’exclure ; au même moment, secrètement, elle la ravitaille en argent frais“.

Des Boeing remplis de billets de banque alimentent nuitamment un improbable pont aérien, secrètement déployé pour éviter l’implosion du système. Ceci n’est pas l’extrait d’un roman d’espionnage, mais un fait établi: ces avions sont même peut-être passés au dessus de vos têtes.

Éviter la crise de confiance
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Le « confidential memo », ou comment la crise financière mondiale a débuté

par Greg Palast

La merde dans laquelle vous êtes vient d’un petit message envoyé il y a 16 ans.

Un contact dont je tairai le nom m’a fait lire le contenu du End Game memo – il s’agit d’un truc si fou et si diabolique que je ne n’arrive toujours pas à croire qu’il puisse être vrai.

Le Mémo confirme le fantasme le plus fou des conspirationnistes de tous bords : à la fin des années 1990, l’élite des fonctionnaires du Trésor américain complotait main dans la main et en toute discrétion avec une petite cabale de pontes du système bancaire afin de réduire en cendres les régulations financières à travers le monde. Quand on voit les chiffres du chômage en Espagne, le désespoir et la faim qui frappent la Grèce, les émeutes en Indonésie et la faillite de Detroit, un retour sur ce End Game memo s’impose, puisque ce document constitue la vraie genèse de l’horreur.

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Les impayés de salaires battent un record inquiétant en juillet

L’AGS, qui se substitue aux entreprises défaillantes, craint que 2013 soit pire qu’au plus fort de la crise.

Reprise ou pas reprise ? Malgré le rebond inattendu de la croissance au deuxième trimestre, certains signaux économiques avancés incitent toujours à la prudence. Quand ils n’inquiètent pas franchement. Il en va ainsi des statistiques de l’Association de garantie des salaires (AGS) dont les dernières tendances, que Le Figaro a obtenues, font froid dans le dos. Ce système, géré par le régime d’assurance-chômage, permet de payer les employés quand leur entreprise, en redressement, en liquidation ou en procédure de sauvegarde, n’a plus un sou en caisse.

Le montant des avances de salaire de l’AGS s’est ainsi élevé, en juillet, au niveau record de 228,8 millions d’euros. Un chiffre provisoire et inquiétant… Au plus fort de la crise, en 2009, cette somme n’avait pas dépassé 212 millions d’euros par mois. «À notre niveau, nous ne voyons pas franchement d’éclaircie, et encore moins d’inversion de tendance», résume Thierry Méteyé, directeur général de l’organisme.

Depuis le début de l’année, le montant des prestations versées a augmenté de 4 % par rapport à la même période en 2012, culminant à 1,3 milliard. En cause? La hausse continue de nouvelles affaires qui a bondi de 4,2 % par rapport à la même période en 2012, et qui s’élevait à 17 069 fin juillet. À ce rythme, l’AGS risque de retrouver, à la fin de l’année, des niveaux de versements plus vus depuis 2009.
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Georges Berthu : « La fin de l’euro est inéluctable »

La monnaie unique, la majorité n’en voulait pas. Et de grandes voix autorisées comme celles de Maurice Allais ou Robert Mundell (tous deux Prix Nobel d’économie) prévenaient qu’une monnaie multinationale ne serait pas viable. L’euro a néanmoins réussi à démarrer grâce à l’alliance contre-nature des deux grands ennemis des frontières nationales : les eurocrates fédéralistes et la finance mondiale qui s’enrichit en jouant sur les différences de conditions salariales. L’échec de l’euro, prévisible, est aujourd’hui cuisant et ce sont peuples qui paient et paieront.

Le constat de Georges Berthu, ancien député européen, et auteur de nombreux ouvrages visionnaires sur le sujet, est sans concession :

« La fin de l’euro est inéluctable » et ce en raison des « caractères fondamentaux de cet étrange système européen : l’ouverture des frontières aux échanges inéquitables et aux flux humains déracinés, joue le rôle d’un choc asymétrique qui fait diverger les États les uns des autres ; la divergence s’inscrit sur l’appauvrissement des populations, les déficits publics et les endettements qui ne sont pas maîtrisables. »

L’auteur de « A chaque peuple sa monnaie » (1998) propose que l’Europe sorte du piège « diabolique » euro + libre-échangisme, que les gouvernements resserrent leurs dépenses publiques, révisent leurs politiques publiques, reprennent en main leurs frontières et renégocient entièrement les accords commerciaux européens. [...]

Dans “A chaque peuple sa monnaie” paru en 1998, vous annonciez l’échec de l’euro, machine à fabriquer du chômage en l’absence de zone monétaire optimale. Comment l’euro a attaqué et continue d’attaquer la compétitivité française ?
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Foot : La faillite du Mans FC, une mauvaise nouvelle pour le contribuable ?

En début de semaine, la FFF a décidé d’exclure le club du Mans FC du championnat de CFA2 en raison de sa situation financière. Le club repartira au mieux en Division d’Honneur la saison prochaine. Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour Vinci, qui compte mettre à contribution les collectivités.

Le club du Mans FC a terminé le dernier exercice avec un déficit de 14,4 millions d’euros. En raison de sa dix-huitième place finale, aucun repreneur n’a souhaité sauver le club manceau de la déroute. Rétrogradé sportivement en National, la DNCG a décidé de reléguer le club en CFA2.

En fin de semaine dernière, la FFF a étudié les comptes du club pour connaitre l’ampleur du problème. A la suite de cet audit, elle a décidé d’exclure le club du championnat de CFA2. Le Mans FC pourra au mieux repartir en Division d’Honneur.

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