Grèce : “La faillite est inévitable”

Dans une lettre adressée au FMI et relayée par le quotidien financier britannique Financial Times, le premier ministre grec Alexis Tsipras révèle qu’il ne pourra pas s’acquitter d’une échéance de 750 millions d’euros. C’est la première fois que Tsipras tire ouvertement la sonnette d’alarme.

Selon le quotidien De Morgen, la Grèce a pu rembourser le FMI uniquement grâce à un fonds d’urgence du même FMI. En théorie, l’état grec devrait rembourser encore 1,5 milliard au FMI en juin. Aussi, l’économiste Geert Noels estime-t-il que la faillite grecque est inévitable.

Interrogé par De Morgen, Noels est d’avis qu’il ne sert à rien d’accorder encore des fonds d’urgence à la Grèce. “Ces derniers mois, on a écrit des bibliothèques entières sur le problème de liquidité et de solvabilité grec, mais à mes yeux la compétitivité particulièrement faible de toute l’économie grecque est beaucoup trop importante. Tant qu’on ne prend pas de mesures fondamentales à ce sujet, on applique un emplâtre sur une jambe de bois“.

D’après l’économiste, le FMI ne peut pas se permettre de faire encore des concessions. L’institution risquerait en effet de perdre sa crédibilité internationale.
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Islande : La révolution touristique et économique

Ce tourisme a permis à l’Islande, en quasi faillite il y a quelques années, de remonter la pente. L’année dernière, l’Islande a accueilli près d’un million de visiteurs étrangers, ce qui représente trois fois la population du pays.

Le tourisme est en train de devenir la première industrie économique du pays, devant la pêche.

Islande : Vers la révolution du système monétaire

L’Islande est-il sur le point de révolutionner son système monétaire ? C’est ce que suggère un document récent qui remet radicalement en question le système actuel de création de « l’argent dette » par les banques commerciales. Un virage qui pourrait être historique dans le monde de la finance moderne.

L’information relayée le 31 mars aura probablement été confondue avec un gros poisson et fut tristement ignorée des mass-médias. Elle, n’en est pas moins véridique et se base sur un rapport de 113 pages commandé par le gouvernement islandais. L’étonnant document promeut ni plus ni moins une révolution du système monétaire islandais.

La proposition de réforme intitulée « A better monetary system for Iceland » (Un meilleur système monétaire pour l’Islande) recommande au gouvernement progressiste d’interdire aux banques commerciales de créer de la monnaie. Une tâche qui serait, si la proposition est adoptée, désormais confiée à la banque centrale à travers le pouvoir décisionnel du parlement.

Par ce biais, l’Islande souhaite mettre fin à un système jugé responsable d’une crise économique qui se répète par cycle encore et encore. L’île aurait ainsi essuyé 20 crises financières depuis 1875, mettant récemment le pays tout entier au bord de la faillite.
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La crise menace les commerces de proximité

Le boulanger, le coiffeur, le pharmacien… Nous avons affaire à eux tous les jours. Épargnés jusqu’alors, ces artisans-commerçants subissent aujourd’hui les effets de la crise. Avec, à la clé, un placement en redressement judiciaire ou une liquidation.

En 2014, ce sont 63 254 entreprises qui ont mis la clé sous la porte. Parmi ces fermetures, une forte hausse des faillites pour les très petites entreprises. Le constat est amer : les dépôts de bilan des entreprises de proximité ont augmenté de presque 18 % l’an dernier. Du jamais vu !

Envoyé spécial (05/03/2015)

La dette, une spirale infernale ?

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre.

Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ?

Réalisé par Laure Delesalle (Arte – Janvier 2015)

TV Libertés : Politique & Eco n°29

Pour leur dernière édition d’économie sur TV Libertés Politique & Eco, Olivier Pichon et Jean-Christophe Mounicq recevaient Philippe Herlin, économiste et auteur de l’ouvrage “France, la faillite“.

Ils ont traité de la question de la crise économique grecque et française, et ont abordé différents scenarii pour en sortir, tant au niveau gouvernemental qu’au niveau du contribuable.



(Merci à Rémy M.)

Théâtre : Lorànt Deutsch adapte l’histoire du billet de banque dans une nouvelle pièce

L’histoire se passe il y a 300 ans, alors que la France était ruinée après la mort de Louis XIV. Un mathématicien surdoué, John Law, se présente à la cour en affirmant détenir la solution pour sauver la France de la faillite. Il convainc le Régent d’adopter son Système : faire du commerce avec de la monnaie de papier et des actions.

Au début, le Système fonctionne à merveille… Et plusieurs siècles plus tard, elle a inspiré la pièce de théâtre “Le système”. Une pièce historique haletante sur les coulisses du pouvoir et de la finance : calculs, manipulations, intrigues et trahisons au coeur d’une cour libertine et cupide.

On y retrouve Lorànt Deutsch dans le rôle de John Law, l’écossais qui a eu l’idée d’une alternative aux pièces de monnaie : le billet de banque, qui allait sauver la France de la faillite au début du XVIIIème siècle.

Un sujet technique en apparence mais qu’Antoine Rault a su adapter au théâtre.  Et si les personnages remontent au XVIIIème siècle, leur histoire semble trouver un écho à notre époque. Un succès garanti.

C’est à la fois un polar, parce qu’il y a une vraie intrigue, détaille Lorànt Deutsch. On chemine avec ce personnage qui amène un système. Ça fonctionne très bien au début, la France est sauvée. Et puis petit à petit, des choses vont venir relancer l’économie. Et c’est aussi une pièce historique puisqu’on est dans ce système bancaire qui a relancé l’économie.

Théâtre Antoine, 75010 Paris – A partir du 07/02/2015 et jusqu’au 31/03/2015 – Du mardi au samedi à 21h et le samedi à 16h

En Espagne, mort annoncée de milliers de commerces historiques

Des milliers de magasins historiques ne goûteront pas la timide reprise de la consommation en Espagne. Ils mettront la clef sous la porte après les fêtes, victimes de la fin de l’encadrement des loyers.

C’est le cas d’un magasin de poupées artisanales de la Gran Via, grande artère commerciale du centre de Madrid, ouvert depuis 1942.

La boutique, Asi, mentionnée dans les guides touristiques, attire encore les touristes, qui aiment prendre en photo les poupées vétues de robes cousues à la main exposées en devanture, désormais à côté d’une affichette “merci pour ces 72 ans”.

Le magasin, où certaines poupées sont vendues près de 300 euros, a tenu pendant la crise. Dirigé par la même famille depuis son ouverture, il ne pourra cependant pas résister à la hausse de loyer prévue à partir du mois de janvier, qui passera de quelque 10.000 euros à 35.000.

“J’ai grandi ici. D’un point de vue émotionnel c’est très dur”, explique Susana Ezharriaga, 46 ans, qui dirige le magasin avec quatre frères et soeurs, en regardant des employés ouvrir les cartons contenant la dernière livraison de marchandises.

La famille a convaincu le propriétaire de permettre l’ouverture du magasin jusqu’à la fête de l’Epiphanie, le 6 janvier, plus importante que Noël pour les Espagnols car ce jour-là les enfants découvrent les cadeaux déposés par les rois mages.

Ensuite, elle tentera de trouver un local moins onéreux, loin du centre, pour cette boutique fondée par son arrière grand-mère.


En Espagne quelque 200.000 magasins bars et restaurants sont concernés et 65 à 70.000 pourraient être contraints de fermer, selon l’Union de professionnels et travailleurs indépendants (UPTA) représentant les propriétaires de commerces comme celui des Ezharriaga, pour la plupart des affaires familiales.


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Les Franciscains au bord de la faillite

Les Franciscains se trouvent dans une situation financière particulièrement “grave” à la suite de malversations, a annoncé le supérieur de l’ordre, Michael Perry, dans une rare lettre ouverte appelant à la solidarité.

Selon le magazine italien Panorama, des dizaines de millions d’euros ont été investis dans des sociétés suspectes qui font désormais l’objet en Suisse d’une enquête pour trafics illicites. Plusieurs journaux italiens évoquent en revanche les choix hasardeux de l’ordre, comme la disparition de millions d’euros dans la rénovation de l’hôtel “Il Cantico” à Rome, au luxe si éloigné des aspirations de François d’Assise.

Sans donner de détails, Frère Perry a expliqué cette semaine sur le site internet de l’Ordre des frères mineurs (ordre franciscain) qu’une enquête interne lancée en septembre avait révélé des malversations menaçant “la stabilité financière et le patrimoine de l’ordre”. Le trésorier général de l’ordre a démissionné et plusieurs frères sont soupçonnés d’”activités financières douteuses“, mais Frère Perry a aussi évoqué “le rôle important d’acteurs externes” et expliqué que la justice civile était donc saisie.

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Retraites complémentaires : La faillite c’est demain (Màj)

Le rapport de la Cour des comptes ne devait être publié que jeudi, mais “Le Parisien” en dévoile les grandes lignes ce lundi 15 décembre. Principale mesure préconisée : travailler jusqu’à 64 ans pour les cadres, contre 62 ans aujourd’hui, afin de renflouer les caisses.

A l’Agirc-Arrco, organismes de retraite complémentaire des cadres et des salariés, les coûts de gestion sont 20 % supérieurs à ceux du régime général de la Sécu. A l’Agirc-Arrco, organismes de retraite complémentaire des cadres et des salariés, les coûts de gestion sont 20 % supérieurs à ceux du régime général de la Sécu.

Un rapport de la Cour des comptes, qui sera publié jeudi, sonne l’alarme concernant les retraites complémentaires du privé et préconise un allongement de deux ans de la durée du travail.

Le régime de retraite complémentaire des cadres, l’Agirc, en possible cessation de paiement d’ici fin 2017, c’est-à-dire demain. Celui des non-cadres, l’Arcco, lui aussi menacé à brève échéance… Voilà deux des constats chocs que la Cour des comptes s’apprête à dresser, jeudi, dans un rapport public thématique, qu’elle a pour la première fois décidé de consacrer à l’avenir des retraites complémentaires des salariés du privé*.
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Jean-Michel Naulot : « Le système financier est comme une centrale nucléaire mal contrôlée »

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour qu’éclate une nouvelle crise financière. Tel est le constat que dresse Jean-Michel Naulot, banquier d’affaires pendant 37 ans et ancien responsable de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse. La situation se dégrade, les banques ne financent plus comme elles le devraient l’économie.

Les leçons de la crise de 2008 n’ont pas été tirées. Et les responsables politiques, réunis pour le sommet du G20 ce week-end, préfèrent semblent-ils regarder ailleurs. « Les gouvernements ont très peur, ils sont tétanisés par l’influence des marchés », analyse l’ex-banquier. Réguler la finance est pourtant à notre portée. Voici quelques pistes d’action concrètes. Entretien.

Basta ! : Une nouvelle crise financière est-elle possible, à brève échéance ?

Jean-Michel Naulot [1] : Il est très difficile de savoir quand une crise va éclater.
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Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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États-Unis : Detroit, la ville résiliente

Un peu plus d’un an après avoir déclaré faillite, la capitale de l’automobile est de retour en cour fédérale pour défendre son plan de restructuration. Même si elle réussit à faire approuver sa feuille de route, la ville aura une rude côte à remonter. Sur le terrain, toutefois, la revitalisation est bel et bien amorcée.

La partie n’est pas gagnée. L’administrateur Kevyn Orr a beau avoir obtenu l’appui des syndicats et des régimes de retraite municipaux, des assureurs obligataires s’opposent farouchement à son plan. Ils continuent à exiger que la fabuleuse collection du Detroit Institute of Arts (DIA) soit mise à contribution pour réduire leurs pertes.

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Argentine : Compte à rebours avant la faillite du pays

La présidente argentine, Cristina Kirchner, est sous la menace du fonds vautour Elliott. Paul Singer, son fondateur, réclame le remboursement de la totalité de la dette de l’Argentine.

Paul Singer, fondateur et président du fonds Elliott Management

Le compte à rebours est terrible. Au moment où nous écrivons ces lignes, il ne reste que quelques heures au gouvernement de Cristina Kirchner pour négocier un accord avec NML (filiale du fonds Elliott) et Aurelius, les deux fonds vautours qui réclament le remboursement des 1,33 milliard de dollars que leur doit le pays.

Sans cela, l’Argentine sera en défaut de paiement technique passé le 30 juillet. « Tout le monde y perdrait, mais les deux parties s’enferment dans des comportements jusqu’au-boutistes », résume Juan Carlos Rodado, économiste chez Natixis. Un tragique dilemme du prisonnier, où chacun tente de faire plier l’autre en espérant qu’il craque en premier.

Comment Buenos Aires en est arrivé là ?

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Europe : L’austérité aurait détruit 10 millions d’emplois

L’Institut des Syndicats Européens (ETUI) a publié une étude sur l’emploi en Europe. Les mesures d’austérité y sont décriées: près de 10 millions d’emplois à temps plein auraient été détruits. Le taux d’emploi serait passé de 65,8% en 2008 à 64,1% en 2013. Mais dans son livre publié fin avril, Herman Van Rompuy, le Président du Conseil européen, y défend les mesures, prises pour sauver l’emploi.

A l’approche des élections européennes, l’étude de l’Institut des Syndicats Européens (ETUI) n’est pas anodine. Teintée d’une note négative, celle-ci estime que l’Europe est à mi-chemin vers une décennie perdue et appelle au changement. Les résultats de l’étude indiquent que le taux de chômage européen, très élevé, met à mal la stratégie « Europe 2020″, lancée en 2010, et qui avait comme objectif de renouer avec une croissance durable et intelligente.

Dans son infographie vidéo, L’ETUI affirme que « les mesures d’austérité n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Elles ont au contraire prolongé la récession au lieu de booster la croissance économique. (…) Avec la crise, les mesures politiques n’ont pas réussi à empêcher les destructions d’emploi. Plus de 9,9 millions d’emplois ont été détruits. »

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États-Unis : La plus importante faillite dans le domaine de l’énergie

Un petit « Enron » par l’ampleur. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la faillite de l’électricien texan Energy Future Holdings (EFH), qui détient 41 milliards de dollars (29,7 milliards d’euros) d’actifs.

Le groupe, qui dispose de plusieurs centrales thermiques et d’une centrale nucléaire dans le Texas, a demandé, mardi 29 avril, sa mise sous protection de la loi américaine sur les faillites (chapitre 11) à un tribunal du Delaware (côte est des États-Unis).

Il s’agit de la deuxième plus grosse faillite dans le secteur de l’énergie (derrière Enron, donc) et de la huitième tous secteurs confondus aux États-Unis, selon le cabinet spécialisé BankruptcyData.com.

EFH tombe, victime de son endettement et des gaz de schiste. Il s’agit, en effet, de la plus grosse acquisition par effet de levier (leveraged buy-out, LBO) de l’histoire, devant le rachat de RJR Nabisco en 1989 par le fonds KKR.

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Grèce : Bousculade lors d’une distribution de nourriture gratuite à Athènes

Des centaines de Grecs se sont poussés et se sont invectivés lors d’une distribution gratuite de légumes et de poisson par des vendeurs, mercredi 30 avril, dans un marché d’Athènes.

Maria, une retraitée de 85 ans, venue chercher un panier de salades et de poissons, interpelle la caméra. Elle se demande comment faire avec une pension rognée à 500 euros par mois.

Mais cette scène n’est pas rare à Athènes, la capitale. De nombreux marchands et agriculteurs effectuent ce genre de distribution après la crise économique.

La Grèce a été contrainte de réduire les salaires et les retraites, une exigence des bailleurs de fonds de l’Union européenne et du Fonds monétaire international pour éviter la faillite du pays.

États-Unis : Maisons à vendre pour 1000 $

Les autorités municipales de Détroit tentent par tous les moyens de relancer l’économie de la ville après des années de mauvaise gestion qui ont mené à la plus grosse faillite municipale des États-Unis.

La Ville lancera un site web où elle affichera les maisons qui ont été saisies ou inhabitées. Une propriété sera vendue aux enchères chaque jour à un prix de départ de 1000 $.

Les acheteurs devront toutefois respecter certaines conditions, notamment de remettre la maison en état et qu’elle soit habitée dans un délai de six mois suivant la vente. Si les conditions ne sont pas respectées, ils perdront la maison et leur argent.

En décembre dernier, la Cour fédérale a autorisé l’administration municipale de Détroit à déclarer faillite après avoir accumulé 18 milliards de dettes.

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Le chômage ou l’autogestion : quand des salariés décident de licencier leur patron

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire… », peut-on lire sur le site internet de New Era Windows, une entreprise pas comme les autres. Récit d’une reprise en main par les salariés de leur outil de travail.

Fin 2008, la crise financière et bancaire fait de nombreuses victimes. Les 250 salariés de l’entreprise Republic Windows and Doors, qui produit des portes coulissantes et des fenêtres à Goose Island, près de Chicago, ont vu le ciel leur tomber sur la tête. Ils sont licenciés, du jour au lendemain, sans préavis et au mépris des lois sociales, sans indemnités ni paiement de leur salaire. À ce moment de la crise qui secoue le capitalisme mondialisé, on estime à 500 000 le nombre de licenciements mensuels qui frappent les salariés américains.

La direction de l’entreprise prétexte que la Bank of America lui a coupé le robinet des crédits. Mais les salariés soupçonnent très vite une faillite organisée pour cacher une délocalisation.

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Artisans au bord de l’asphyxie

Souvent, ils ont investi toutes leurs économies dans leur affaire et se doivent d’être performants, quels que soient les aléas de la vie, pour faire face aux cadences de travail comme à la concurrence.

Assommés par les impôts, les charges ou encore les banques, les petits patrons, premiers employeurs de France, redoutent en permanence le grain de sable qui conduira leur entreprise vers la faillite.

Pendant un an, Géraud Burin des Roziers a suivi le quotidien de David, boulanger au bord de l’épuisement, Frédéric, marin pêcheur qui se bat pour permettre à son fils de prendre la relève dans un secteur difficile, et Véronique, esthéticienne qui a choisi d’embaucher.

L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

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Detroit, ville en ruine et nouvelle attraction touristique

Détroit, ville fantôme frappée de plein fouet par la crise économique, attire étrangement de plus en plus de visiteurs. Le LA Times s’est glissé dans une visite guidée pour comprendre ce que ces ruines ont de si extraordinaire.

Comme nous le rapportions cet été, la ville de Détroit a été déclarée en faillite le 18 juillet 2013. Une faillite provoquée par une baisse de la population, passée de 1,85 millions en 1950 à 710.000 en 2010, plus assez pour «maintenir l’infrastructure fixe ou pour payer les retraites qui ont été gagnées en des temps plus prospères».

Le plan de sauvetage de 2009, lancé par Ford, General Motors et Chrysler n’a pas suffi à redresser la ville du Michigan, ancien fleuron de l’industrie automobile, comme l’expliquait Stéphanie Vidal sur Slate. Détroit est aujourd’hui en ruines.

La ville n’a même pas les moyens de démolir ses établissements abandonnés. Selon le LA Times, Détroit compte 78.000 bâtiments délaissés et le coût de démolition pour chaque structure s’élève à 8.000 dollars, un montant trop élevé pour une ville en faillite.

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Grèce : L’argent tombe du ciel

La Grèce, à court de liquidités, a évité l’implosion grâce à la livraison secrète de cash par l’UE. C’est l’envers du décor de la crise grecque: un pont aérien nocturne a fait ainsi transiter plus de 20 milliards d’euros en billets, ni vu ni connu. Récit.

C’est le quotidien Daily Mail qui dévoile cette histoire rocambolesque qui a sauvé la Grèce, l’euro et l’Europe de la faillite. En sous-titre, résume le journal anglais: “Alors que la Grèce brûle et que ses banques sombrent, l’Union européenne, officiellement et via la Troïka, l’admoneste, exige des réformes et menace de l’exclure ; au même moment, secrètement, elle la ravitaille en argent frais“.

Des Boeing remplis de billets de banque alimentent nuitamment un improbable pont aérien, secrètement déployé pour éviter l’implosion du système. Ceci n’est pas l’extrait d’un roman d’espionnage, mais un fait établi: ces avions sont même peut-être passés au dessus de vos têtes.

Éviter la crise de confiance
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Le « confidential memo », ou comment la crise financière mondiale a débuté

par Greg Palast

La merde dans laquelle vous êtes vient d’un petit message envoyé il y a 16 ans.

Un contact dont je tairai le nom m’a fait lire le contenu du End Game memo – il s’agit d’un truc si fou et si diabolique que je ne n’arrive toujours pas à croire qu’il puisse être vrai.

Le Mémo confirme le fantasme le plus fou des conspirationnistes de tous bords : à la fin des années 1990, l’élite des fonctionnaires du Trésor américain complotait main dans la main et en toute discrétion avec une petite cabale de pontes du système bancaire afin de réduire en cendres les régulations financières à travers le monde. Quand on voit les chiffres du chômage en Espagne, le désespoir et la faim qui frappent la Grèce, les émeutes en Indonésie et la faillite de Detroit, un retour sur ce End Game memo s’impose, puisque ce document constitue la vraie genèse de l’horreur.

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Les impayés de salaires battent un record inquiétant en juillet

L’AGS, qui se substitue aux entreprises défaillantes, craint que 2013 soit pire qu’au plus fort de la crise.

Reprise ou pas reprise ? Malgré le rebond inattendu de la croissance au deuxième trimestre, certains signaux économiques avancés incitent toujours à la prudence. Quand ils n’inquiètent pas franchement. Il en va ainsi des statistiques de l’Association de garantie des salaires (AGS) dont les dernières tendances, que Le Figaro a obtenues, font froid dans le dos. Ce système, géré par le régime d’assurance-chômage, permet de payer les employés quand leur entreprise, en redressement, en liquidation ou en procédure de sauvegarde, n’a plus un sou en caisse.

Le montant des avances de salaire de l’AGS s’est ainsi élevé, en juillet, au niveau record de 228,8 millions d’euros. Un chiffre provisoire et inquiétant… Au plus fort de la crise, en 2009, cette somme n’avait pas dépassé 212 millions d’euros par mois. «À notre niveau, nous ne voyons pas franchement d’éclaircie, et encore moins d’inversion de tendance», résume Thierry Méteyé, directeur général de l’organisme.

Depuis le début de l’année, le montant des prestations versées a augmenté de 4 % par rapport à la même période en 2012, culminant à 1,3 milliard. En cause? La hausse continue de nouvelles affaires qui a bondi de 4,2 % par rapport à la même période en 2012, et qui s’élevait à 17 069 fin juillet. À ce rythme, l’AGS risque de retrouver, à la fin de l’année, des niveaux de versements plus vus depuis 2009.
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Georges Berthu : « La fin de l’euro est inéluctable »

La monnaie unique, la majorité n’en voulait pas. Et de grandes voix autorisées comme celles de Maurice Allais ou Robert Mundell (tous deux Prix Nobel d’économie) prévenaient qu’une monnaie multinationale ne serait pas viable. L’euro a néanmoins réussi à démarrer grâce à l’alliance contre-nature des deux grands ennemis des frontières nationales : les eurocrates fédéralistes et la finance mondiale qui s’enrichit en jouant sur les différences de conditions salariales. L’échec de l’euro, prévisible, est aujourd’hui cuisant et ce sont peuples qui paient et paieront.

Le constat de Georges Berthu, ancien député européen, et auteur de nombreux ouvrages visionnaires sur le sujet, est sans concession :

« La fin de l’euro est inéluctable » et ce en raison des « caractères fondamentaux de cet étrange système européen : l’ouverture des frontières aux échanges inéquitables et aux flux humains déracinés, joue le rôle d’un choc asymétrique qui fait diverger les États les uns des autres ; la divergence s’inscrit sur l’appauvrissement des populations, les déficits publics et les endettements qui ne sont pas maîtrisables. »

L’auteur de « A chaque peuple sa monnaie » (1998) propose que l’Europe sorte du piège « diabolique » euro + libre-échangisme, que les gouvernements resserrent leurs dépenses publiques, révisent leurs politiques publiques, reprennent en main leurs frontières et renégocient entièrement les accords commerciaux européens. [...]

Dans “A chaque peuple sa monnaie” paru en 1998, vous annonciez l’échec de l’euro, machine à fabriquer du chômage en l’absence de zone monétaire optimale. Comment l’euro a attaqué et continue d’attaquer la compétitivité française ?
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Foot : La faillite du Mans FC, une mauvaise nouvelle pour le contribuable ?

En début de semaine, la FFF a décidé d’exclure le club du Mans FC du championnat de CFA2 en raison de sa situation financière. Le club repartira au mieux en Division d’Honneur la saison prochaine. Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour Vinci, qui compte mettre à contribution les collectivités.

Le club du Mans FC a terminé le dernier exercice avec un déficit de 14,4 millions d’euros. En raison de sa dix-huitième place finale, aucun repreneur n’a souhaité sauver le club manceau de la déroute. Rétrogradé sportivement en National, la DNCG a décidé de reléguer le club en CFA2.

En fin de semaine dernière, la FFF a étudié les comptes du club pour connaitre l’ampleur du problème. A la suite de cet audit, elle a décidé d’exclure le club du championnat de CFA2. Le Mans FC pourra au mieux repartir en Division d’Honneur.

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États-Unis : Après la faillite, le retour au Far West

Quel rôle l’État doit-il jouer, peut-on vivre avec le moins d’État possible ? Cette thématique était au centre de la dernière élection présidentielle américaine. Reportage dans deux villes qui partagent un même sort: elles sont au bord de la faillite. Mais c’est leur seul point commun.

Trenton, capitale du New Jersey, à majorité noire et hispanique, est complètement dévastée – et vit désormais avec une force de police amputée d’un tiers. Résultat : les crimes ont augmenté de façon spectaculaire. Une insécurité qui la fait glisser un peu plus dans l’abîme.

A une heure à peine de New York c ’est l’une des villes les plus dangereuses des États-Unis, un terrain de jeu pour les gangs et les dealers, et pourtant Trenton a dû licencier plus de 100 policiers, soit un tiers de ses effectifs. A l’image de nombreuses cités américaines au bord de la faillite, elle n’a même plus les moyens de payer pour la sécurité publique.

Colorado Springs, elle, vit aussi au régime sec, mais ici c’est un choix délibéré. Dans cette ville au pied des Rocheuses, le «moins d’État», c’est presque une religion.

Quand la crise a frappé, la ville de Colorado Springs a sauvé ses policiers, mais elle a sabordé d’autres services publics. Lampadaires éteints, parcs laissés à l’abandon, piscines fermées : les citoyens se sont réveillés du jour au lendemain dans un tout nouvel environnement. Ce qui est vraiment surprenant, c’est le programme d’adoption qui a été lancé par la ville: ainsi les plus riches ont pu se payer leur lampadaire ou leur parc… Et les businessmen les plus importants en ont profité pour prendre les rênes.

Espagne : Un aéroport sera vendu aux enchères

«Aéroport de Ciudad Real, adjugé, vendu!» Voilà la phrase qu’un commissaire priseur devrait prononcer prochainement en Espagne: la vente marque l’échec d’un projet pharaonique en pleine zone peu peuplée.

C’est l’épilogue d’un crash financier et économique: l’aéroport de Ciudad Real, à 200 kilomètres au sud de Madrid, va être vendu aux enchères prochainement. La mise de départ devrait avoisiner les 100 millions d’euros (120 millions de francs).

Située en pleine province de Castille-La Manche, la plate-forme aéroportuaire a été ouvert en décembre 2008 et comporte l’une des plus longues pistes d’Europe. Mais en deux ans d’existence, elle n’a jamais trouvé sa clientèle. Et voici un peu plus d’un an, elle a accueilli son dernier vol avant de fermer définitivement ses portes en avril 2012, deux ans après avoir été placé en liquidation judiciaire.

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Cinq autres faillites publiques à l’américaine

Comme Detroit, plus de 650 collectivités publiques se sont déclarées en faillite aux Etats-Unis depuis 1934, pour des raisons parfois étonnantes… Sélection.

Pour spectaculaire qu’elle soit, la faillite de Detroit n’est pas un cas isolé aux Etats-Unis. Depuis 1934 et la création d’un régime faillitaire pour les collectivités locales, près de 650 d’entre elles se sont placées sous ce statut qui leur permet de renégocier leurs créances. Un nombre qui a significativement augmenté depuis le début de la crise : selon le magazine spécialisé américain Governing, 36 entités publiques, dont 8 villes et comtés, sont déclarées en faillite depuis 2010. Investissements hasardeux, condamnations en justice, mauvaise gestion… Les situations sont plus diverses qu’on ne l’imagine. Sélection.

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États-Unis : Jardins, débrouille, partage, comment Detroit redémarre

Dans cette ville américaine désormais en faillite, un nouveau modèle de société émerge à petits pas, comme l’explique la doctorante en géographie Flaminia Paddeu. Ses piliers : autonomie, écologie, anti-consumérisme et solidarité.

Eastern Market à Détroit

Faillite. Le mot a été lâché la semaine dernière. Sous le poids de ses 18,5 milliards de dollars de dette (14 milliards d’euros), l’ancien bastion de la construction automobile américaine a touché le fond. A Detroit, les retraités craignent désormais pour leurs pensions, les salariés municipaux pour leurs emplois.

Mais depuis des décennies déjà, les 700 000 personnes qui n’ont pas quitté la ville apprennent à composer avec le déclin. Abandonnées par les entreprises puis délaissées par la municipalité, elles font de la débrouille un nouveau mode de vie.

Flaminia Paddeu, doctorante en géographie et enseignante à l’université Paris IV, prépare une thèse sur l’agriculture urbaine en contexte de crise à Detroit. Dans le cadre de ses recherches elle a mené, en mai 2012, une trentaine d’entretiens auprès de membres et de leaders d’associations de Detroit. Elle raconte l’ébullition qui règne dans les friches de la ville fantôme et, en nuançant les images de désolation, donne quelques raisons d’espérer.

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États-Unis : 25 faits sur la ville de Détroit qui vous ébranleront

Détroit, une des villes qui a incarné le mieux le rêve américain, s’est déclarée en faillite jeudi dernier. Une juge a cependant contesté cette procédure, ce qui signifie que la déclaration officielle de faillite pourrait prendre des mois. Sur son blog « The Economic Collapse », Michael Snyder énumère 25 faits choquants sur cette ville autrefois prospère :

✔ La ville de Détroit doit de l’argent à plus de 100.000 créanciers ;

✔ La ville est endettée à hauteur de 20 milliards de dollars. Cela représente plus de 25.000 dollars par habitant (700.000 habitants vivent maintenant à Détroit, alors que la ville en comptait 1,8 millions à sa période de gloire) ;

✔ En 1960, Détroit était la ville qui se targuait d’offrir le plus haut revenu par tête de l’ensemble des Etats-Unis ;

✔ En 1950, la ville offrait 296.000 emplois dans l’industrie. Aujourd’hui, il y en a moins de 27.000 ;

✔ Entre Décembre 2000 et Décembre 2010, l’Etat du Michigan a perdu 48% de ses emplois manufacturiers ;

✔ De nombreuses maisons sont en vente à Détroit pour moins de 500 dollars ;

✔ Près de 78.000 maisons de la ville sont abandonnées ;

✔ Environ un tiers de l’ensemble de l’agglomération (362 kilomètres carrés) est inhabité ou en ruines ;

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«Des pillages de Brétigny à la faillite de la France !»

par Charles Sannat

Avertissement politiquement incorrect et contrarien : je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ». Je n’ai qu’un seul point de vue sur la question. Un voyou est un voyou. Un brigand est un brigand. Ils doivent être traités comme tels. Rien de plus et rien de moins.

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Étant tombé vendredi sur un excellent article consacré à la future crise de la dette de la France, notre pays ayant perdu son dernier triple A je voulais revenir sur ce sujet qui nous intéresse forcément et à plusieurs titres. Comme parents pour le futur de nos enfants ou petits-enfants, comme contribuables, comme retraités, ou encore comme épargnants.

Avant de revenir sur ce thème, et actualité oblige, je souhaitais faire un petit arrêt sur l’histoire de Brétigny et du déraillement du train Paris-Limoges. Quel est le rapport avec l’économie ? Vous allez très vite le voir et il est très important d’en parler, d’en être conscient, et de s’y préparer…

Scène de pillage à Brétigny

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Les deux menaces qui planent sur l’économie américaine

Les États-Unis sont déjà en faillite. Tout a commencé par un chiffre : 1 000 milliards. Peut-être est-ce là le point de bascule de la dette américaine.

Tout a commencé par un chiffre : 1 000 milliards. Peut-être est-ce là le point de bascule de la dette américaine, puisqu’elle continue encore et encore de venir s’y échouer. La première fois, c’était il y a cinq ans. Le monde tremblait de stupeur et d’indignation devant l’horreur des subprimes. L’homme américain moderne découvre alors le monstre qui lui a permis d’acheter à crédit son manoir en banlieue avec piscine, revêtements de sol en marbre et trois garages pour ses SUV dévoreurs de carburant. Ce n’était que le début : on découvrit également la porosité d’un système économique mondial que l’on pensait imperméable, sûr et sans faille. Nous avions tout faux. 1 000 milliards de dollars plus tard, des banques avaient fait faillite, de beaux discours avaient été prononcés… mais l’American Dream repartit de plus belle au fur et à mesure que les rotatives de Monsieur Bernanke tournaient à plein régime.

Aujourd’hui, condescendants comme jamais, les Etats-Unis nous narguent du haut de leur “croissance” retrouvée. Tout cela est beau comme le scénario d’un blockbuster hollywoodien… à un ou deux petits détails près.

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Les banques européennes rattrapées par la faillite de Détroit

Les établissements du Vieux ­Continent ont acquis 1 milliard ­de dollars de dette de Détroit. Ils relativisent l’impact ­sur leurs comptes du défaut de la ville.

Bagley-Clifford Office of the National Bank of Detroit

Un problème chasse l’autre chez UBS. Le jour même de l’annonce d’un « accord de principe » avec l’Agence fédérale américaine de financement immobilier (FHFA) pour le règlement du litige concernant les actifs douteux vendus aux organismes de crédit hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, la banque suisse se retrouvait embourbée hier dans la faillite de Détroit. Selon le « Wall Street Journal », UBS s’est chargé en 2005 de vendre pour la ville déjà très endettée plus de 1,4 milliard de dollars d’obligations municipales afin de lui permettre de financer son fonds de pension. Plusieurs autres banques européennes, notamment les plus fragilisées déjà, auraient souscrit l’équivalent de 1 milliard de ­dollars de ces « certificats de participation » susceptibles de perdre toute valeur.

Une souscription qui ­promettait d’être lucrative

En Allemagne, la « bad bank » de Hypo Real Estate, répondant du nom de FMS Wertmanagement, est ainsi la plus exposée. Celle-ci reste en effet assise sur une obligation de 200 millions de dollars émise par la ville américaine. Mais les titres ont déjà été dépréciés dans les comptes, a tempéré un porte-parole. Il s’agit en outre d’une infime portion d’un total de 176 milliards d’euros d’actifs toxiques hérités en 2010, dont la banque bavaroise se débarrasse au fil de l’eau.
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