L’expatriation tente les jeunes cadres français, pas leurs homologues allemands

Plus de 94 % des jeunes cadres français souhaitent aller travailler à l’étranger contre moins de 50 % en Allemagne.

L’expatriation tente de plus en plus les cadres français à recherche d’un emploi mais ne séduit pas les cadres allemands, selon une enquête du Boston Consulting group publiée ce lundi. Les résultats de cette étude montrent en effet que près de 94 % des jeunes cadres français souhaitent aller travailler à l’étranger tandis que dans le même temps moins de 50 % des cadres allemands expriment le même souhait.

En Allemagne, “les jeunes sont beaucoup plus conservateurs à l’idée de travailler à l’étranger“, ce qui s’explique probablement par le fait que “le pays possède le taux de chômage le plus bas en Europe pour les moins de 25 ans“, analyse l’étude.

Pour autant, et c’est là un des enseignements de cette enquête, l’envie d’aller faire sa carrière à l’étranger ne traduit pas uniquement le souhait de cadres dont les pays d’origine ne sont pas au mieux de leur forme. Bien au contraire. Des pays développés affichent aussi des taux élevés, à l’image de la Suisse ou du Luxembourg (près de 75 %) ou bien encore des Pays-Bas (94 %). Et dans la majeure [partie] des pays européens qui traversent pourtant une situation difficile, entre 50 % et 60 % des cadres seulement sont tentés par l’international.

Lire la suite

Jean-Paul Gourévitch : “L’émigration en France”

Jean-Paul Gourévitch était l’invité du Direct des Contribuables le 13 juin 2013, 285.000 Français, dont de nombreux jeunes diplômés, des cadres supérieurs et de plus en plus de chefs d’entreprise mais aussi des retraités quittent chaque année la France, et beaucoup d’entre eux ne reviendront pas.

Selon un sondage du cabinet Deloitte, 27 % de jeunes diplômés en recherche d’emploi estiment que leur avenir professionnel se situe hors de France contre 13 % il y a un an.

Parmi les arguments qui poussent les Français à partir, on retrouve le manque de perspectives d’avenir, le poids des taxes et un climat psychologique et social défavorable aux créateurs de richesse. Et cette émigration a un coût pour l’État et donc pour les contribuables !

Expert international en ressources humaines, Jean-Paul Gourévitch est un spécialiste des migrations et a publié plusieurs monographies avec Contribuables Associés sur le coût de la politique migratoire en France : immigration et émigration. Retrouvez sur le site de Contribuables Associés sa dernière monographie sur les Français qui quittent la France et plus d’informations sur le site Le coût de la politique migratoire

Offre d’emploi

Un lecteur de Fortune propose un poste d’expatrié(e) sur le continent africain, à pourvoir rapidement.

Profil recherché : diplômé(e) Bac+2, expérimenté(e) dans le domaine de l’industrie et du génie civil. De bonnes connaissances en régulation, tuyauterie et automatisme seraient un plus.

Si vous êtes intéressés, veuillez simplement laisser un commentaire (avec une adresse mail valide mais sans donner votre identité et votre CV) afin d’être contactés directement en privé.

Maroc : Clandestins espagnols à la recherche de travail

Sous l’effet de la crise financière et économique de l’Europe et d’un chômage endémique, des milliers d’espagnols partent au Maroc pour trouver un emploi.

Les deux pays sont séparés par 14 km de mer Méditerranée, et, le déplacement de population ne se fait plus simplement du sud vers le nord, mais du nord vers le sud.

Ainsi, Tanger connaît un essor important par l’arrivée d’Espagnols souvent qualifiés, souvent au chômage dans leur pays et n’ayant plus de droit au chômage. La population Espagnol est passée de 4.700 personnes en 2011, à 9.042 personnes en 2012.

La plupart gagne en moyenne 400 euros par mois et pour les plus qualifiés, le revenu s’élève à 2.000 euros ce qui représente un pouvoir d’achat très important au sein du Royaume Marocain. Le salaire moyen privé est de 215 euros soit 2377 Dirham.
Lire la suite

France : L’exil forcé des jeunes italiens

Ils portent un regard acerbe, attristé mais fier sur la situation de leur pays, un jugement dur mais compatissant sur leurs compatriotes. Venus en France pour étudier ou pour trouver du travail, ils restent ici à défaut de pouvoir construire une vie dans un pays qu’ils chérissent presque autant qu’ils en détestent le système politique.

Sally, Paolo, Tania, Matteo et Luca ont tous moins de 30 ans et vivent à Paris. Ils sont nés dans des régions, des familles différentes, mais partagent un destin : celui de l’expatriation. Ils nous racontent leur vision de l’Italie et de sa politique, l’amour aigre-doux qu’ils vouent à leur pays.

Paolo en costume cravate se roule une cigarette en attendant d’aller jouer au foot avec ses amis. Né et grandi à Parme dans le nord de l’Italie il vient d’une famille industrielle qui aime se dire qu’elle a mérité son destin.

Être ici depuis cinq ans, d’abord pour les études, puis maintenant pour son premier travail, ne l’empêche pas de s’intéresser de près à la politique italienne. Il rend grâce à Beppe Grillo, l’ex comique et leader du M5S (Mouvement Cinq étoiles) qui a raflé 25% des sièges lors des récentes élections législatives italiennes, d’avoir enfin osé critiquer la corruption de la gauche.

« On dit toujours que Berlusconi a volé. Mais tout le monde a volé. Le Parti Démocratique (parti socialiste italien) aussi. Et le M5S dénonce ça. Ce qui ne plaît pas aux dirigeants actuels ».

« L’Italie est en train de se planter mais ça me concerne pas. J’ai bien fait de partir avant », assène-t-il.
Lire la suite

Les jeunes, premiers candidats à l’expatriation

Un rapport de PricewaterhouseCoopers prévoit une augmentation de 50 % des Français expatriés d’ici à 2020. La génération née après les années 80 est la première concernée par cette tendance, notamment pour des questions professionnelles.

Par Alexis Pluyette

Près de deux millions de Français sont expatriés à travers le monde. Et ils vont être de plus en plus nombreux.

Selon l’enquête de PricewaterhouseCoopers, ce chiffre devrait augmenter de 50% dans les 7 années à venir.

Les jeunes nés après les années 80 sont les plus nombreux à vouloir partir, notamment car ils éprouvent des difficultés à trouver un emploi et voit dans l’expatriation un moyen de booster leur curriculum vitae.

Pour mieux rebondir en début de vie professionnelle, les jeunes privilégient deux façons de quitter la France :

Lire la suite

La richesse chinoise s’exporte en masse

Selon un nouveau rapport paru cette semaine, une grande partie de la richesse chinoise est en train de s’exporter à l’étranger et principalement vers les États-Unis. Selon le rapport, les Chinois les mieux nantis recherchent une meilleure qualité de vie, une meilleure éducation pour leurs enfants, ou encore un meilleur environnement fiscal.

Ouvriers chinois travaillant à la construction du chemin de fer transcontinental aux États-Unis, vers 1865

La Chine s’enrichit mais de plus en plus de grandes fortunes pensent à quitter le pays, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Ce lundi [17 décembre 2012], l’Institut de Pékin de l’école technologique de Droit a publié son “Rapport annuel sur la migration internationale chinoise“.

Ce rapport montre que plus d’un Chinois sur quatre, possédant plus de 100 millions de yuans, soit 16 millions de dollars, ont émigré ; 47% supplémentaires pensent à émigrer.

Parmi les gens possédant plus de 10 millions de yuans, près de 60% ont émigré ou décidé d’émigrer. En 2012, le nombre de responsables de haut niveau qui quittent la Chine avec leur argent, a atteint un sommet.

Mais pourquoi quittent-ils la Chine ?
Lire la suite

Crise mondiale, acte II : La crise des saisies immobilières

Depuis quelques semaines, le microcosme de la spéculation US est de nouveau en ébullition : alors qu’elles cherchent à récupérer un maximum de maisons hypothéquées (et de dollars), les banques s’aperçoivent que c’est un véritable capharnaüm pour prouver qu’elles en sont bien les propriétaires.

En effet : les crédits hypothécaires subprime ont été découpés en paquets – les produits dérivés (1) -, que les établissements bancaires, assureurs et autres fonds de pension se sont allègrement revendus en dehors des règles en matière d’immobilier.

Parallèlement, les faillites bancaires ne faiblissent pas. État des lieux indispensable, car les États-Unis sont en très mauvaise passe malgré leur note AAA attribuée par les agences de notation.

Reprenons. On connaît les subprime, ces crédits hypothécaires attribués à des personnes souvent insolvables, dont les taux d’intérêt ont monté en flèche, ce qui a contracté le marché et fait baisser les prix de l’immobilier. C’était le départ de la crise subprime, devenue une crise économique mondiale grâce à l’efficacité de la régulation concoctée par les banques.

Aujourd’hui, les États-Unis sont confrontés à ce que les médias appellent la « crise des saisies immobilières », c’est-à-dire le « gel de centaines des saisies immobilières » par certaines banques comme Bank of America (2), le numéro un du crédit immobilier, Ally Bank ou JP Morgan Chase qui a bloqué 56.000 dossiers et est en train d’étudier 115.000 autres dossiers en cours.

80% des expulsions en cours seraient concernées. Et les procureurs de différents États sont en train de pousser à de nombreuses révisions de dossiers.

Cette année, les États-Unis ont connu plus de 800.000 saisies d’habitations, dont plus de 100.000 (3) en septembre et presque autant en août. Avant la crise, en 2005, on saisissait environ 100.000 logements par an. Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement s’accélère ces derniers mois (normal, si l’on tient compte de l’endettement colossal des banques) et, au final, ce sont plus de 2,4 millions d’habitations qui ont été saisies aux États-Unis depuis décembre 2007.

Lire la suite

Immigration : un coût de 30,4 milliards par an !

Le coût de l’immigration en France est de 30,4 milliards d’euros. Le coût de l’émigration : 7,9 milliards d’euros, qui ne rentrent pas dans les caisses de l’État du fait de l’expatriation annuelle des Français. La politique migratoire de la France nous coûte au total 38,3 milliards, soit près de 2 points de PIB.

Dessin de Chard

Dépenses d’immigration pour l’État : 79,4 milliards d’euros dont :

* Coûts sociaux : 58,64 milliards d’euros
* Coûts sociétaux : 13,65 milliards d’euros
* Coûts sécuritaires : 5,24 milliards d’euros
* Coûts éducatifs : 1,87 milliards d’euros

Contribution des immigrés aux recettes de l’État : 49 milliards d’euros dont :

* Cotisations sociales : 12,754 milliards d’euros
* Fiscalité État : 28,303 milliards d’euros
* Fiscalité locale : 7,794 milliards d’euros

Déficit annuel de la politique d’immigration : 30,4 milliards d’euros

Lire la suite