« Final exit tax » : Un impôt sur la mort en 2015

Face à la dette publique, qui atteint désormais 90 % du PIB, le gouvernement n’a pas d’autres choix que de lever de nouveaux impôts. Pour ne pas pénaliser l’économie, et face à des foyers asphyxiés, les pistes envisagées sont surprenantes

Exit Taxe

Sur le principe de « l’exit tax » pour les contribuables qui quittent la France afin de profiter de pays à l’imposition plus clémente, le Ministère de l’Économie envisage d’élargir le système aux défunts. Pierre Moscovici soutient en effet l’idée que la mort est une soustraction définitive à l’impôt qui peut être taxée.

Le principe divise au plus hauts sommets de l’État : si Matignon considère qu’à terme, des solutions aussi radicales et impopulaires que celle-ci devront être mises en œuvre, le Président de la République craint que cela ne fasse baisser encore un peu sa côte de popularité.

La principale réticence de François Hollande est que cette taxe frappera tous les français, contrairement à aux mesures précédentes, qui visaient des catégories spécifiques, en dehors de son électorat traditionnel. Le fait que le président ait promis, lors de son allocution télévisée jeudi dernier, de ne pas soumettre les Français à de nouveaux impôts est en revanche balayée de la main par ses conseillers: la mort physique correspondrait légalement à l’extinction de la nationalité.

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