Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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Belgique : “Le Valeureux”, une nouvelle monnaie locale utilisée par les Liégeois

Les déboires des banques ont inspiré une réaction aux Liégeois. Désormais, dans une vingtaine de commerces on accepte les « Valeureux », monnaie d’échange pour remplacer l’Euro.

Les coupures vont de 0,5 à 10. Elles s’appellent les « Valeureux », comme « Valeureux Liégeois ». Elles sont à l’effigie de Tchantchès, du Toré et des autres personnages du folklore local.

Le but : promouvoir l’économie locale dans le respect des gens, de l’environnement, etc.

Il ne s’agit pas véritablement d’une monnaie, mais de bons d’échange acceptés dans une vingtaine de commerces.

Les banques centrales doivent mesurer l’inflation financière (Vidéo)

L’objectif principal de la banque centrale américaine, c’est de garantir la stabilité financière. Une question fondamentale: une banque centrale doit-elle inclure le prix des actifs financiers dans sa mesure de l’inflation ?

Bilan.ch

Géopolitique : Union transatlantique, la grande menace

Par Alain De Benoist

Négocié dans I’opacité la plus totale depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et I’Union européenne, Ie Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange. Objectif : créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien. Révélations sur une monstruosité.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début de XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

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C’est maintenant une crise sociale qui menace l’Europe

Par Guntram B. Wolff et Zsolt Darvas

Cet article est basé sur une note de synthèse rédigée conjointement par les deux auteurs, présentée aux ministres des Finances de l’UE lors de leur entrevue informelle de l’Ecofin à Athènes.

Image du film L’arroseur arrosé, de Louis Lumière, 1895

Au cours de ces dernières années, la politique économique européenne s’est concentrée sur la crise des dettes souveraines et sur la fragmentation du système financier. Mais une menace encore plus dangereuse pèse sur l’Europe : le risque de la fragmentation sociale qui pourrait bien se transformer en une révolte contre les élites politiques, contre l’intégration européenne, les marchés ouverts et mondiaux, et finalement contre l’euro.

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Les Français ont égaré 92 millions d’euros en 2013

Certains les traquent sur les plages avec d’étranges poêles à frire ; d’autres, plus jeunes, les cherchent sous les coussins des canapés, avant de passer au peigne fin les vide-poches des voitures. C’est un fait: les euros disparaissent.

Centime par centime. Perdus, égarés, ou encore «mis de côté», selon la formule de la Monnaie de Paris. En France, ce pactole s’est élevé à 92 millions en 2013. Ce montant inédit, digne de l’Euro Millions, calculé par la Monnaie de Paris, prouve que les Français sont certes étourdis, mais pas plus que les autres.

Les «chercheurs d’or» des plages, quant à eux, n’ont plus beaucoup de temps pour tenter de faire fortune en retrouvant les 92 millions évaporés: leur chasse au trésor pourrait être interdite dès cette année en raison d’une réforme du Code du patrimoine.

Prenez les Australiens: ils ont involontairement retiré l’équivalent de 75 millions d’euros de la circulation. Et les Britanniques! 65 millions de livres (95 millions d’euros), selon une étude unique réalisée en 2007. Les petites rigoles font de bien belles rivières: 28 millions de livres en pièces de 1 penny traîneraient au fond des caniveaux. Quelque 11 millions de livres seraient dans des sacs à mains, 7,8 millions de livres dans des voitures, et 5,9 millions traîneraient sous des coussins de fauteuil.
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Chère Marine, à quand la sortie de l’euro ?

Par Myret Zaki

SPECULATEURS

Imaginons, concrètement, ce que peut nous réserver la montée des partis europhobes au Parlement européen.

En France, le Front national de Marine Le Pen, qui affirme vouloir démanteler l’Union européenne (UE) pour la voir « exploser », qui veut restaurer la souveraineté nationale sur les frontières, la devise, la législation et l’économie, a maintenant conquis 24 sièges sur les 74 sièges français au Parlement européen. Et il n’est pas seul. Ensemble, les partis europhobes accaparent maintenant 130 sièges à Strasbourg sur 751, soit 17% des voix des députés européens.

Est-ce grave ?
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Revue de presse “spéciale Européennes” par Jovanovic et Rougeyron

Pierre Jovanovic et Pierre-Yves Rougeyron analysent les principaux faits marquants des élections européennes 2014 : victoire très nette du Front National, naufrage du PS, fragilités de l’UMP, et trajectoires des autres partis.

Ils évoquent également les scores des partis indépendantistes à travers l’Union Européenne, et notamment celui du parti UKIP de Nigel Farage qui ressort comme le grand vainqueur au Royaume-Uni.

(Merci à Imperator.)

Russie contre États-Unis : La guerre ne sera pas sur le terrain qu’on croit

“Ce sont les paroles les plus fortes que j’ai jamais entendues dans la bouche d’un diplomate”, observe Erik Townsend.

Il commentait la citation du porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Alexander Loukachevitch, qui a déclaré :

“Nous devrons réagir… si nous sommes provoqués par des actions irresponsables et soudaines de la part de Washington… et pas nécessairement de façon symétrique”.

“A mon avis”, reprend Erik, “ce que dit réellement la Russie c’est : ‘États-Unis, si vous voulez jouer à ce jeu qui consiste à venir et nous dire ce que nous pouvons faire dans notre pays, parce que vous êtes les États-Unis, vous croyez que vous avez le droit de passer outre les lois internationales parce que l’arrogance américaine est dans vos gènes. Si c’est ainsi que vous pensez, nous allons déclencher dans votre pays une crise obligataire et financière qui mettra fin à votre hégémonie économique dans le monde. Nous en avons le pouvoir’.”
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L’Union européenne contre nos salaires

Par Roberto Fiorini

L’Europe libérale qui s’est construite à Bruxelles n’avait pas de prérogatives particulières pour agir directement sur les questions salariales, qui restaient du ressort de chaque pays, et de ses partenaires sociaux. Pourtant grâce aux différentes politiques économiques dictées aux gouvernements, qui ont accepté d’abandonner leurs prérogatives économiques, elle n’a cessé d’attaquer l’emploi et les salaires pour installer le libéralisme économique et ensuite permettre à l’euro d’exister.

Le projet européen, portait, sur ses fonds baptismaux (avec le traité de Rome), l’idée d’amélioration des conditions de vie. Il est temps de faire un bilan de ces promesses, et de voir quelle a été l’action réelle de cette Europe des marchands et des financiers, qui a sacralisé le règne de la mondialisation et des systèmes économiques ouverts, au détriment de la qualité de vie des peuples.

Consciente des coups portés aux salaires et au pouvoir d’achat, l’UE n’ambitionne plus d’améliorer nos conditions de vie ; sa stratégie « UE 2020 » (* 1 p 99) envisage seulement de réduire la pauvreté ! Que de promesses trahies, que d’ambitions remisées ! Nous allons le détailler, par de nombreux moyens l’UE n’a cessé d’attaquer les salaires et de limiter leur progression.

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Pierre-Yves Rougeyron : Entretien géopolitique et économique

Dans cet entretien réalisé le 22 avril 2014, Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote et fondateur de la revue Perspectives Libres, aborde les thèmes suivants: déclin des États-Unis, place de la Chine, de la Russie, la France dans le monde, l’impérialisme et l’anti-impérialisme français, la sortie de l’euro, la dette, l’ultra-libéralisme et le socialisme.

Pourquoi les planches à billets ne créent plus d’inflation

L’explosion du bilan des banques centrales avait fait craindre, à tort, une surchauffe générale. Tant que l’argent ne circule pas, le risque est insignifiant. Aujourd’hui, ce sont les monnaies qui donnent le rythme.

Le contrôle de la crise, dessin de Jos Collignon (Pays-Bas)
BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES

C’est à en faire replonger certains dans leurs premiers manuels d’économie. Pourquoi, malgré l’explosion du bilan des banques centrales dans les pays développés, l’inflation y reste-t-elle aussi insignifiante ? Après la crise financière de 2008, lorsque, pour soutenir la relance, les planches à billets ont commencé à tourner à plein régime, nombreux sont ceux qui prédisaient pourtant une inflation galopante et destructrice de richesse. Comme dans les années 1970.

Cinq ans plus tard, en Suisse, où la Banque nationale suisse (BNS) a émis 290 milliards de nouveaux francs, l’indice des prix à la consommation a passé l’essentiel de ces deux dernières années en territoire négatif. En Europe, alors que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) se fait de plus en plus accommodante, et qu’elle pourrait l’être davantage encore – jeudi dernier, son président, Mario Draghi, a évoqué un éventuel « large programme de rachats d’actifs » – c’est plutôt le spectre déflationniste qui plane actuellement au-dessus de la zone euro. Tandis qu’aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) imprime chaque mois des dizaines de milliards de dollars pour racheter des actifs obligataires. Résultat ? L’inflation y reste cantonnée entre 1 et 1,5%.
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Radio Courtoisie : « L’euro et les systèmes monétaires » (Audio)

Dans le Libre Journal de la France libre, Henri Fouquereau recevait le 29 avril 2014, sur Radio Courtoisie: Jacques Sapir, économiste et Jean-Michel Naulot, ancien banquier, ancien membre du collège de l’Autorité des marchés financiers (AMP).

Partie 1:

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Partie 2:

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Jean-Michel Quatrepoint sur l’Europe et le Traité Transatlantique

Pour le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint, auteur du Choc des empires, la construction européenne a totalement échappé à la France et se trouve désormais au service des intérêts allemands. [Quant au Traité Transatlantique, il] sert les intérêts des « empires » allemand et américain, qui veulent contenir la Chine dans la « guerre économique mondialisée ». Et la France dans tout ça ? Entretien.

Dans votre livre vous expliquez que le monde se divise désormais en trois empires : les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne. Qu’est-ce qu’un empire ?

Pour être un empire, il faut d’abord se vivre comme un empire. Ensuite, il faut une langue, une monnaie, une culture. Sans parler des frontières. L’Amérique, c’est Dieu, le dollar et un drapeau. La Chine, c’est une économie capitaliste, une idéologie communiste et une nation chinoise qui a sa revanche à prendre, après l’humiliation subie au XIXème siècle.
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Gaz de schiste : scepticisme chez les économistes

Extrait d’un rapport très étayé de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales /Sciences Po), présenté dans la presse par son “directeur du programme climat” Thomas Spencer :

Une étude de l’université de Stanford, en Californie, datant de septembre, démontre comme nous que l’impact de la ”révolution” des gaz et pétrole de schiste sur la croissance sera marginale aux Etats-Unis […], et cela malgré la chute spectaculaire du prix du gaz naturel aux Etats-Unis, qui n’est d’ailleurs pas viable à long terme : après avoir plongé jusqu’à 1,95 dollar par million de BTU début 2012, il est remonté à près de 5 dollars en janvier. En fait, d’autres facteurs jouent bien plus sur la croissance et la compétitivité des Etats-Unis que les hydrocarbures de schiste, notamment la baisse du dollar par rapport au yuan chinois et à l’euro…

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Frédéric Lordon : « Nous avons une occasion de mettre le système bancaire et financier à terre, il ne faut pas la louper »

« Sortir de l’euro est une opération qui n’a vocation qu’à transformer l’état présent des structures du capitalisme, sans nous faire sortir du capitalisme lui-même. »

« J’envisage la possibilité d’un défaut [de paiement] comme d’un levier, c’est à dire l’instrumentalisation politique du défaut qui conduirait à mettre à terre l’intégralité des systèmes bancaires et financiers. »

France Inter (Le 7/9 du 17/04/2014)

Trois destins possibles pour l’Europe

Poussée des eurosceptiques confirmée ? Gauche sanctionnée, comme aux municipales ? Président (e) de la Commission européenne vraiment issu (e) du choix des électeurs ? L’élection des députés européens, dimanche 25 mai, apportera son lot de surprises. Notre sort ne sera pas tranché pour autant.

Du sursaut au lent déclin en passant par la résurgence de la crise, La Tribune vous propose trois scénarios sur l’avenir de l’Europe en 2017.

1 – L’effondrement ou le krach italien

LA FICTION – Avril 2017. Sommet de crise à Bruxelles
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Olivier Delamarche : « Si le Japon continue sur cette pente, il va envoyer le yen à zéro »

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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