Europe : La fin de la prodigalité

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L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Zone euro : 2017 sera une année catastrophique (Natixis)

Dans une étude publiée le 17 mars dernier, le groupe bancaire, né de la fusion des groupes Caisse d’Épargne et Banque populaire, fait part de son pessimisme à moyen terme. Le pôle de recherche économique de Natixis craint en effet que plusieurs facteurs qui se cumulent conduisent à ce que 2017 soit une très mauvaise année pour la zone euro.

• Le rééquilibrage du marché du pétrole après la baisse du prix du pétrole en 2014 devrait conduire à une remontée de ce prix, d’où une perte de demande et de croissance, et le retour de l’inflation à un niveau voisin de l’objectif de la BCE

• La BCE devrait donc arrêter le Quantitative Easing, d’où remontée des taux d’intérêt à long terme, normalisation des primes de risque, ré-appréciation de l’euro; en conséquence des difficultés pour les investisseurs (qui ont accumulé des actifs avec des rendements et des primes de risque faibles); des difficultés pour les emprunteurs publics et privés, un recul de la demande;

• Dans certains pays (France, Espagne, Italie), la nécessité de réaliser un ajustement budgétaire important dans un environnement plus défavorable: croissance plus faible, taux d’intérêt plus élevés.
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Espagne : “Les sacrifices du peuple vont permettre de sortir de la crise”

Íñigo Méndez de Vigo, ministre espagnol délégué aux Affaires européennes revient sur la polémique ayant opposé son gouvernement conservateur à celui d’Alexis Tsipras.

Il juge que la Grèce a encore des réformes à accomplir. Il nous parle aussi des résultats de la cure d’austérité infligée à son pays.

Suisse : Des semaines de 45 heures sans hausse de salaire

L’envolée du franc suisse en janvier dernier a obligé les entreprises à augmenter le temps de travail. Depuis cette décision de la Banque Nationale, le franc suisse a gagné 12% par rapport à l’euro.

Conséquences ? Cela renchérit le prix des produits suisses vendus en Europe et les entreprises suisses sont moins compétitives.

Zone euro : Mario Draghi voit la vie en rose

Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi optimiste. Au moment de dévoiler ses perspectives de croissance pour la zone euro, Mario Draghi a dévoilé des chiffres bien meilleurs que prévus. la France reste à la traîne, malgré plusieurs signes encourageants.

Joseph Stiglitz : « La crise, une occasion manquée »

L’Europe est confrontée aux problèmes particuliers posés par l’euro. Mais il existe certains problèmes communs à long terme auxquels sont confrontés tous les pays avancés. En lieu et place de ces politiques d’austérité erronées, la récession aurait pu devenir le bon moment pour consacrer plus de ressources pour prendre ces problèmes à bras-le-corps.

Nous verrions alors des économies plus fortes, à la fois aujourd’hui et pour l’avenir. Au lieu de cela, des deux côtés de l’Atlantique, nous avons laissé ces problèmes s’envenimer.

Il existe quatre problèmes sur lesquels je souhaiterais attirer l’attention. Tout d’abord, dans tous les pays avancés, des transformations structurelles sont nécessaires, à mesure que nous passons d’une économie manufacturière à une économie de services, et que nous nous adaptons aux nouvelles réalités géopolitiques et aux changements associés en matière d’avantage comparatif.

Globalement, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier continuera à baisser, la croissance de la productivité dépassant celle de la demande ; et la part des emplois globaux situés dans les pays avancés sera également en baisse. Il restera certains marchés de niches importants, et il faut les cultiver.

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Bye bye l’euro

Un scenario dans lequel la France sortirait de la zone euro est-il possible ? Est-il souhaitable ? Que se passerait-il si le franc circulait à nouveau dans l’Hexagone, comme le veulent certains économistes et certains hommes politiques ?

Ce documentaire met en scène une situation fictive : l’abandon par l’Italie, puis par la France, de la monnaie que l’Europe a mis plus de 20 ans à construire.

Des intervenants, personnalités de premier plan ou anonymes, se sont prêtés au jeu et ont tenté de répondre aux interrogations que susciterait un tel changement. Quelles conséquences sur la vie quotidiennes et sur l’économie ? Les participants tentent d’imaginer quelle serait leur réaction.


Selon le rapport secret “Black Swan”, commandé par l’ex-ministre des Finances François Baroin en 2011, au plus fort de la crise grecque, ce qui attend la France est une dévaluation de 20% à 30%, une dette publique à 130%, une perte de pouvoir d’achat de 20% à 30% pour les salariés, la disparition immédiate d’un million d’emplois, et une nationalisation forcée des banques. “Ça, c’est pour la partie aimable et paisible du dispositif”, explique François Baroin.

Réalisé par Ella Cerfontaine

(Merci à Bleu Marine)

Grèce : Valéry Giscard d’Estaing prône une “sortie amicale” de la zone euro

Alors que le nouveau gouvernement grec a entamé un bras de fer avec ses partenaires de la zone euro sur l’aide financière accordée à Athènes, l’ancien chef de l’État Valéry Giscard d’Estaing met les pieds dans le plat. Il estime dans une interview aux Échos à paraître jeudi que la Grèce doit sortir de l’euro et «retrouver une monnaie dévaluable (sic)» si elle veut régler les problèmes auxquels elle est confrontée.

[NDLR] Valéry Giscard d’Estaing déclarait en 2011 : “L’Europe sans la Grèce c’est comme un enfant sans certificat de naissance”

«L’entrée de la Grèce dans l’euro en 2001 fut une erreur évidente, j’étais contre à l’époque et je l’ai dit», rappelle VGE. «Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l’intérêt de la Grèce elle-même. Il est absurde de dire qu’il s’agirait d’un échec de l’Europe. D’ailleurs, ces jours derniers, la cote de l’euro est remontée», ajoute l’ancien chef de l’État.

Selon l’ex-président de la République, la situation pourrait même être encore plus grave qu’aujourd’hui en cas de maintien d’Athènes dans la zone euro. Pour ce dernier, cette sortie de la zone euro ne remettrait pas en question l’appartenance de la Grèce à l’Union européenne.

« La Grèce a toute sa place dans l’Union européenne. En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. C’est ce que j’appellerais une «friendly exit», une sortie dans un esprit amical», affirme Valéry Giscard d’Estaing.
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Jean-Claude Trichet : “Chaque Français a 700 euros de risque sur la Grèce !”

L’ancien président de la Banque centrale européenne veut croire à un accord entre la Grèce et ses partenaires. Mais pour l’instant, les négociations sont bloquées.

A Bruxelles, lundi soir, la Grèce et ses partenaires n’ont pas trouvé d’accord sur la dette du pays. Le nouveau gouvernement veut en finir avec l’austérité. Les autres pays de la zone euro, eux, demandent à la Grèce de respecter ses engagements.

Ils donnent à Athènes jusqu’à la fin de la semaine pour changer de position, et accepter une prolongation du programme en cours.

Pour Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, qui défend l’attitude de la BCE, le plus important, “c’est que la Grèce continue à être crédible aux yeux de ses partenaires, de ses amis européens“.

Suisse : Le franc flambe, les marchés paniquent

Addendum du 19/01/2015 : Les collectivités locales rattrapées par le franc suisse fort

Le vice-président du conseil général en charge des finances, Christophe Greffet, estime que la suppression du cours plancher du franc suisse aura de lourdes conséquences pour les finances départementales. Elles pourraient être de 1,8 à 2, 8 millions d’euros. En effet, trois emprunts structurés (autrement appelés “emprunts toxiques”) sont indexés sur la parité entre l’euro et franc suisse.

Même chose à Lyon, où les emprunts du même type contractés par le conseil général du Rhône (environ 238 millions d’euros). Avec la hausse du franc suisse à parité avec l’euro, les intérêts remboursables pourraient être doublés voire triplés.

France TV Info

En décidant de laisser le franc flotter, la Banque centrale suisse a affolé les Bourses et les marchés monétaires. Les exportateurs helvétiques s’inquiètent, notamment dans le secteur de l’horlogerie.

Le cours de 1,20 franc suisse par euro, c’est fini. “La décision, jeudi 15 janvier, de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner son taux plancher a pris tout le monde de court“, constate Le Temps, à Genève. Cette annonce a provoqué une onde de choc sur les marchés. Jeudi, la Bourse de Zurich a connu un krach historique, s’effondrant de 13,75 % avant de clôturer en baisse de 8,67 %.

La panique s’est aussi emparée des Bourses d’Europe de l’Est, notamment en Croatie et en Pologne. Dans ces pays, “de nombreux ménages ont souscrit des emprunts immobiliers en francs suisses et se trouvent pris au piège par la décision de la BNS de laisser le franc s’apprécier“, ajoute le quotidien de Lausanne 24 heures.

En Pologne, cela concerne 700 000 familles qui ont fait face au décrochage de 20 % du zloty face au franc.Dans ce pays, près de 40 % des crédits immobiliers sont libellés en francs.” L’euro est tombé à 0,8517 franc suisse jeudi dans la matinée – son niveau le plus faible depuis l’introduction de la monnaie unique, en 1999, avant de se redresser un peu. Vendredi midi, 1 euro valait 1 franc suisse.
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Le franc suisse s’envole (Màj)

Addendum du 17/01/2015 : Panique en Pologne

La décision de la Banque nationale suisse a créé un vent de panique en Pologne où plusieurs centaines de milliers de personnes détiennent des crédits immobiliers libellés en francs suisses; le zloty polonais ayant décroché lui aussi de 20% par rapport à la devise helvétique.

En contractant un emprunt en devise étrangère on prend un certain risque, affirme Marcin Krason, un expert immobilier. Les personnes qui ont pris ce risque en Pologne ont été d’accord pour le prendre. Pendant quelques années, les mensualités étaient très basses. Ensuite c‘était pas trop mal non plus mais aujourd’hui c’est très dur”.

En Pologne, 40% des crédits immobiliers sont libellés en francs suisses.

En Hongrie aussi ils sont des centaines de milliers à avoir contracté ce type de prêts. Mais à la différence de la Pologne, les citoyens endettés sont désormais protégés par les autorités hongroises contre le type d’envolée qu’a connue jeudi la monnaie suisse.

Jeudi 15 janvier, la banque centrale suisse a laissé le franc suisse s’échanger librement face à l’euro. Le cours de la monnaie s’est alors envolé faisant le bonheur des Français travaillant en Suisse.
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L’euro sombre face au franc suisse

Le cours du franc suisse a fortement grimpé jeudi face à l’euro, atteignant un sommet historique, après des annonces monétaires surprise de la Banque nationale suisse (BNS).

BNS a aboli jeudi le cours plancher du franc suisse face à l’euro, l’axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans, et a abaissé son taux d’intérêt à -0,75%.

Vers 9h50 GMT (10h50 à Paris), la monnaie suisse a atteint 0,8517 franc suisse pour un euro, un sommet historique face à la monnaie unique européenne et

franchissant pour la première fois le seuil de parité avec l’euro

(depuis l’introduction de la monnaie unique en 1999), avant d’effacer une partie de ses gains pour retrouver le seuil de 1 franc pour un euro. La devise suisse valait 1,2010 franc pour un euro mercredi à 22h GMT.

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Comment la Grèce pourrait quitter la zone euro

Par Antonio Fatás

C’est un mois de janvier très important qui se profile pour la zone euro. Le 22 janvier, la BCE va se réunir et elle va soit annoncer une mesure telle que l’assouplissement quantitatif, comme beaucoup s’y attendent désormais, soit elle va décevoir les marchés en déclarant de nouveau qu’il faut attendre d’avoir des données supplémentaires et voir les effets de ce qui a déjà été fait.

Le 25 janvier, soit trois jours après, les élections en Grèce vont décider si un parti qui s’affirme fortement anti-austérité et qui propose un effacement (haircut) de sa dette publique prendra le pouvoir en zone euro.

Pas de doute que l’issue de ces deux développements va déterminer l’évolution de l’économie de la zone euro au cours des prochaines années, mais il est possible qu’elle détermine aussi le destin même de la zone euro (…).

La rumeur a commencé à se répandre dans la presse que les Allemands ne vont pas négocier avec Syriza et qu’ils sont prêts à laisser la Grèce quitter la zone euro. Nous avons déjà vu ça avant et nous en connaissons les conséquences : en 2011 et en 2012, lorsque la crainte de voir la Grèce sortir la zone euro fut à son maximum (et qu’il était alors probable que Syriza obtienne déjà une victoire aux élections), la contagion aux autres pays, en particulier à l’Italie et à l’Espagne, forcèrent les Allemands (et la BCE) à venir à la rescousse.
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Nicolas Doze : “La Grèce inquiète les marchés et le pétrole continue sa chute”

Nicolas Doze s’est penché sur l’inquiétude des marchés parisiens suite aux incertitudes sur l’avenir de la Grèce dans la zone euro et aux cours du pétrole qui ne cessent de plonger. Cependant, il a précisé que la chute du pétrole et la baisse de l’euro sont des bons signes pour l’économie française.

(Merci à Pierre)

Belgique : Le RES, monnaie complémentaire à l’euro

À Louvain, les commerçants proposent un moyen de paiement alternatif, une monnaie complémentaire à l’euro. Depuis 1996, ce nouveau moyen de paiement a fait ses preuves. Chez les commerçants, un RES est égal à un euro. Le client peut recharger sa carte en achetant 110 RES pour 100 euros, tout le monde y trouve son intérêt.

Le RES possède un autre avantage. Les clients peuvent obtenir des prêts en RES à 0%. Au dessus de son magasin, le même commerçant a créé des appartements destinés à la location. Un projet immobilier de plus de deux millions d’euros. Pour convaincre les banques classiques de le suivre, il a mis en avant le premier crédit obtenu en RES avec lequel il paie une partie des travaux.

Il n’est pas le seul intéressé, en Belgique 5000 commerçants indépendants ont sauté le pas. En 2014, plus de 30 millions en RES ont été échangés. “C’est un système qui a beaucoup de possibilités dans le futur” renchérit son créateur, Walther Smets.

Jean-Luc Ginder : « La France est allée trop loin dans la désindustrialisation »

Le déclin relatif de l’industrie est une tendance naturelle, de la même manière qu’il y a eu un déclin de l’activité agricole remplacée par l’industrie. Ainsi l’activité industrielle tend à être remplacée par le secteur des services.

Une société qui se développe et se sophistique consomme davantage de services et moins de produits industriels. Mais comme ce sont les produits industriels qui portent les gains de productivité remarquables, les prix de production et de vente sont à la baisse. Des exemples dans notre quotidien : téléviseurs, téléphones..

Le problème ne vient pas de cette évolution générale mais vient du rétropédalage industriel de la France depuis les 15 dernières années. Il faut en finir avec l’accumulation des politiques contradictoires.

Les résultats français sont inférieurs à ceux des pays qui ont une fiscalité moindre et à ceux qui ont une fiscalité plus lourde, inférieurs à ceux qui ont des lois sociales plus généreuses ou mois généreuses, et inférieurs à ceux qui ont un État fort ou un État faible. Mauvaise élève face à tous ses voisins depuis 15 ans et même au-delà : le choc de la désindustrialisation a été plus violent en France qu’ailleurs et cela a commencé vers les années 80.
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Lituanie : Adieu au litas, la monnaie nationale

Pour dire adieu a sa monnaie, le litas, les Lituaniens ont construit une pyramide très particulière, la plus grande au monde de ce genre, construite avec un million de pièces. La Lituanie, qui deviendra le 19e membre de la zone le 1er janvier.

Les enthousiastes ont passé près de trois semaines pour construire cette pyramide haute de 1,13 mètre, composée d’un million de pièces argentées d’un centas (1/100 litas) de 19 millimètres de diamètre chacune et d’une valeur totale de de 10.000 litas (2.900 EUR).

« Elle restera au moins tant que nous avons le litas, donc jusqu’en janvier », a déclaré Vytautas Jakstas, un scientifique de 28 ans de Vilnius, un des initiateurs du projet. « Nous avons certainement battu le record du monde. Auparavant, la plus grande pyramide de ce genre était composé de 600.000 pièces de monnaie », a déclaré Domas Jokubauskis, 26 ans, un des nombreux bénévoles impliqués dans ce projet.

Après le 1er janvier, toutes les pièces seront remises à une association caritative pour enfants.

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Radio Courtoisie : « La catastrophe de l’euro » (Audio)

Le vendredi 21 novembre 2014, dans son “Libre journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait , professeur d’économie et de finances à l’IEP de Paris, auteur du livre: « L’Euro, comment s’en débarrasser ? »

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Suisse : Initiative populaire pour « sauver l’or de la Confédération »

La Banque nationale suisse (BNS) s’est séparée entre 2000 et 2008 de plus de la moitié des réserves d’or nationales. Une initiative populaireveut dicter à la banque centrale la politique qu’elle doit mener avec ses réserves de métal jaune. Elle exige trois choses: la BNS ne doit plus vendre d’or; toutes ses réserves de métal jaune doivent se trouver en Suisse; 20% de ses actifs doivent être de l’or.

Lancée par un comité satellite de l’UDC, dans lequel on retrouve l’ancien conseiller national Ulrich Schlüer, les conseillers nationaux Luzi Stamm, Lukas Reimann et Oskar Freysinger, l’initiative populaire «sauver l’or de la Suisse» veut confiner la liberté d’action de la Banque nationale.

1040 tonnes d’or

La BNS possède 1040 tonnes d’or. Cela place la Suisse au 7e rang mondial, derrière les États-Unis (8134 tonnes), ­l’Allemagne (3384), l’Italie (2452), la France (2435), la Russie (1078) et la Chine (1054). Toutefois, par rapport à sa population, la Suisse occupe la 1re place, avec 4,2 onces (130,6 grammes) par habitant, devant l’Allemagne (1,2 once), la France (1,2 once également) et enfin les États-Unis (0,8 once).

Dans les années 90, la BNS détenait 2590 tonnes. Il a été estimé à l’époque qu’une telle réserve n’était plus nécessaire.

On a donc décidé d’en vendre une partie, en l’occurrence 1300 tonnes. Cette décision est intervenue dans le contexte de la crise des fonds en déshérence. Il était initialement prévu de financer la Fondation Suisse solidaire avec cette opération. Ce projet ayant échoué, la vente se réalisa néanmoins entre 2000 et 2005. Les recettes – 21 milliards de francs – ont été versées pour un tiers à la Confédération et deux tiers aux cantons. Entre 2007 et 2008, une seconde tranche de 250 tonnes a été cédée.

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Zone euro : La reprise est différée, les déficits filent, le budget 2015 est irréaliste

Le sérieux sans l’austérité budgétaire. L’Elysée pensait avoir trouvé la formule magique. C’est tout le contraire. Les historiens choisiront sans doute ce 1er octobre, date de présentation de la loi de finances pour 2015, comme la Journée des Dupes du quinquennat. Au moment où tout semblait en ordre pour le nouvel élan, tout s’effondre. Ce pronostic, comme tout pronostic, a sa part d’aléa. Mais en disant que “la reprise est différée”, l’Insee a pris acte du refus de ce pays de se projeter dans l’avenir. Tous les freins restent serrés. Le budget 2015 n’y changera rien. C’était celui de la dernière chance.

Par Jean-Michel Lamy

Le pouvoir politique n’a pourtant pas ménagé sa peine pour déblayer le terrain.

Le gouvernement défend une relance pro-entreprise incarnée par le Pacte de responsabilité et ses 41 milliards d’euros d’allégement de charges à l’horizon 2017. Les ministres trublions ont été virés. Les impôts baissent pour les smicards. A l’Assemblée nationale le Premier ministre Manuel Valls a obtenu la majorité, même si elle est relative, sur sa déclaration de politique générale. A Bercy, les deux ministres en charge du Budget ont expliqué que “l’effort de maîtrise de la dépense publique est sans précédent et sera intégralement respecté avec un plan de 50 milliards d’économies sur trois ans”.

Pourquoi alors un tel désenchantement et à quoi faut-il s’attendre sur le front d’un endettement peut-être bientôt hors de contrôle ?

Un ‘‘1%’’ de croissance illusoire

François Hollande est le premier responsable de ce grand décalage entre les intentions gouvernementales et les actes des agents économiques.

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TV Libertés : « Politique et économie » (Màj)

Émission « Politique et économie » diffusée le lundi 15 septembre 2014. Hilaire de Crémiers, directeur de la Nouvelle Revue Universelle, fondée en 1920 par l’historien Jacques Bainville, semble pessimiste sur la poursuite du soutien allemand à l’Euro.

(Merci à Pierre)

Les scénarios monétaires d’une Écosse indépendante

Les chefs de file du «oui» et du «non» au référendum se sont écharpés lundi (25 août) soir à propos de l’avenir monétaire de l’Écosse si elle devenait indépendante, au cours d’un dernier débat télévisé. Description des quatre scénarios possibles qui divisent Londres et Édimbourg.

L’UNION MONÉTAIRE AVEC LONDRES

C’est l’option proposée par Alex Salmond, le chef de file des séparatistes et premier ministre écossais, en cas de victoire du «oui» au référendum du 18 septembre. L’Écosse et ce qui resterait du Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord) négocieraient une union monétaire autour de la livre sous l’égide de la Banque d’Angleterre.

L’avantage: une continuité rassurante pour les entreprises écossaises et pour les marchés. Le hic: les trois principaux partis de Westminster (conservateur, libéral-démocrate et travailliste) ont dit «no» à cette possibilité.

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Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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Belgique : “Le Valeureux”, une nouvelle monnaie locale utilisée par les Liégeois

Les déboires des banques ont inspiré une réaction aux Liégeois. Désormais, dans une vingtaine de commerces on accepte les « Valeureux », monnaie d’échange pour remplacer l’Euro.

Les coupures vont de 0,5 à 10. Elles s’appellent les « Valeureux », comme « Valeureux Liégeois ». Elles sont à l’effigie de Tchantchès, du Toré et des autres personnages du folklore local.

Le but : promouvoir l’économie locale dans le respect des gens, de l’environnement, etc.

Il ne s’agit pas véritablement d’une monnaie, mais de bons d’échange acceptés dans une vingtaine de commerces.

Les banques centrales doivent mesurer l’inflation financière (Vidéo)

L’objectif principal de la banque centrale américaine, c’est de garantir la stabilité financière. Une question fondamentale: une banque centrale doit-elle inclure le prix des actifs financiers dans sa mesure de l’inflation ?

Bilan.ch

Géopolitique : Union transatlantique, la grande menace

Par Alain De Benoist

Négocié dans I’opacité la plus totale depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et I’Union européenne, Ie Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange. Objectif : créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien. Révélations sur une monstruosité.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début de XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis.

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Les Français ont égaré 92 millions d’euros en 2013

Certains les traquent sur les plages avec d’étranges poêles à frire ; d’autres, plus jeunes, les cherchent sous les coussins des canapés, avant de passer au peigne fin les vide-poches des voitures. C’est un fait: les euros disparaissent.

Centime par centime. Perdus, égarés, ou encore «mis de côté», selon la formule de la Monnaie de Paris. En France, ce pactole s’est élevé à 92 millions en 2013. Ce montant inédit, digne de l’Euro Millions, calculé par la Monnaie de Paris, prouve que les Français sont certes étourdis, mais pas plus que les autres.

Les «chercheurs d’or» des plages, quant à eux, n’ont plus beaucoup de temps pour tenter de faire fortune en retrouvant les 92 millions évaporés: leur chasse au trésor pourrait être interdite dès cette année en raison d’une réforme du Code du patrimoine.

Prenez les Australiens: ils ont involontairement retiré l’équivalent de 75 millions d’euros de la circulation. Et les Britanniques! 65 millions de livres (95 millions d’euros), selon une étude unique réalisée en 2007. Les petites rigoles font de bien belles rivières: 28 millions de livres en pièces de 1 penny traîneraient au fond des caniveaux. Quelque 11 millions de livres seraient dans des sacs à mains, 7,8 millions de livres dans des voitures, et 5,9 millions traîneraient sous des coussins de fauteuil.
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Revue de presse “spéciale Européennes” par Jovanovic et Rougeyron

Pierre Jovanovic et Pierre-Yves Rougeyron analysent les principaux faits marquants des élections européennes 2014 : victoire très nette du Front National, naufrage du PS, fragilités de l’UMP, et trajectoires des autres partis.

Ils évoquent également les scores des partis indépendantistes à travers l’Union Européenne, et notamment celui du parti UKIP de Nigel Farage qui ressort comme le grand vainqueur au Royaume-Uni.

(Merci à Imperator.)

Russie contre États-Unis : La guerre ne sera pas sur le terrain qu’on croit

“Ce sont les paroles les plus fortes que j’ai jamais entendues dans la bouche d’un diplomate”, observe Erik Townsend.

Il commentait la citation du porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Alexander Loukachevitch, qui a déclaré :

“Nous devrons réagir… si nous sommes provoqués par des actions irresponsables et soudaines de la part de Washington… et pas nécessairement de façon symétrique”.

“A mon avis”, reprend Erik, “ce que dit réellement la Russie c’est : ‘États-Unis, si vous voulez jouer à ce jeu qui consiste à venir et nous dire ce que nous pouvons faire dans notre pays, parce que vous êtes les États-Unis, vous croyez que vous avez le droit de passer outre les lois internationales parce que l’arrogance américaine est dans vos gènes. Si c’est ainsi que vous pensez, nous allons déclencher dans votre pays une crise obligataire et financière qui mettra fin à votre hégémonie économique dans le monde. Nous en avons le pouvoir’.”
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L’Union européenne contre nos salaires

Par Roberto Fiorini

L’Europe libérale qui s’est construite à Bruxelles n’avait pas de prérogatives particulières pour agir directement sur les questions salariales, qui restaient du ressort de chaque pays, et de ses partenaires sociaux. Pourtant grâce aux différentes politiques économiques dictées aux gouvernements, qui ont accepté d’abandonner leurs prérogatives économiques, elle n’a cessé d’attaquer l’emploi et les salaires pour installer le libéralisme économique et ensuite permettre à l’euro d’exister.

Le projet européen, portait, sur ses fonds baptismaux (avec le traité de Rome), l’idée d’amélioration des conditions de vie. Il est temps de faire un bilan de ces promesses, et de voir quelle a été l’action réelle de cette Europe des marchands et des financiers, qui a sacralisé le règne de la mondialisation et des systèmes économiques ouverts, au détriment de la qualité de vie des peuples.

Consciente des coups portés aux salaires et au pouvoir d’achat, l’UE n’ambitionne plus d’améliorer nos conditions de vie ; sa stratégie « UE 2020 » (* 1 p 99) envisage seulement de réduire la pauvreté ! Que de promesses trahies, que d’ambitions remisées ! Nous allons le détailler, par de nombreux moyens l’UE n’a cessé d’attaquer les salaires et de limiter leur progression.

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Pierre-Yves Rougeyron : Entretien géopolitique et économique

Dans cet entretien réalisé le 22 avril 2014, Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote et fondateur de la revue Perspectives Libres, aborde les thèmes suivants: déclin des États-Unis, place de la Chine, de la Russie, la France dans le monde, l’impérialisme et l’anti-impérialisme français, la sortie de l’euro, la dette, l’ultra-libéralisme et le socialisme.

Radio Courtoisie : « L’euro et les systèmes monétaires » (Audio)

Dans le Libre Journal de la France libre, Henri Fouquereau recevait le 29 avril 2014, sur Radio Courtoisie: Jacques Sapir, économiste et Jean-Michel Naulot, ancien banquier, ancien membre du collège de l’Autorité des marchés financiers (AMP).

Partie 1:

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Partie 2:

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Gaz de schiste : scepticisme chez les économistes

Extrait d’un rapport très étayé de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales /Sciences Po), présenté dans la presse par son “directeur du programme climat” Thomas Spencer :

Une étude de l’université de Stanford, en Californie, datant de septembre, démontre comme nous que l’impact de la ”révolution” des gaz et pétrole de schiste sur la croissance sera marginale aux Etats-Unis […], et cela malgré la chute spectaculaire du prix du gaz naturel aux Etats-Unis, qui n’est d’ailleurs pas viable à long terme : après avoir plongé jusqu’à 1,95 dollar par million de BTU début 2012, il est remonté à près de 5 dollars en janvier. En fait, d’autres facteurs jouent bien plus sur la croissance et la compétitivité des Etats-Unis que les hydrocarbures de schiste, notamment la baisse du dollar par rapport au yuan chinois et à l’euro…

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Frédéric Lordon : « Nous avons une occasion de mettre le système bancaire et financier à terre, il ne faut pas la louper »

« Sortir de l’euro est une opération qui n’a vocation qu’à transformer l’état présent des structures du capitalisme, sans nous faire sortir du capitalisme lui-même. »

« J’envisage la possibilité d’un défaut [de paiement] comme d’un levier, c’est à dire l’instrumentalisation politique du défaut qui conduirait à mettre à terre l’intégralité des systèmes bancaires et financiers. »

France Inter (Le 7/9 du 17/04/2014)

Olivier Delamarche : « Si le Japon continue sur cette pente, il va envoyer le yen à zéro »

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Olivier Delamarche interrogé par “Devenons citoyens”, janvier-février 2014 (Màj avril)

Voici, dans l’ordre inverse de leur parution, les sept premiers épisodes d’une série de douze courts reportages didactiques consacrés à l’économie contemporaine et à l’impact qu’elle a sur chacun d’entre nous. Les cinq reportages suivants restent à venir.

Les cinq vidéos ajoutées le 08/04/14 :

Sommes nous proches d’une insurrection générale ?


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