Europe : “Salut, dictateur”, lance Jean-Claude Juncker au Premier ministre hongrois

Attitude étonnante du président de la Commission européenne, qui accueillait les chefs d’État à un sommet de l’UE, vendredi, notamment à l’égard du Premier ministre hongrois, Viktor Orban

Sur les images, ce dernier garde le sourire, et semble moins vexé que pris de court par le salut de Juncker, suivi d’une petite claque sur la joue et délivré avec le sourire. Le Hongrois a dit avoir répliqué par un “salut, grand-duc” , en référence au Grand-Duché de Luxembourg dont son interlocuteur est originaire.

Ce n’est pas la seule scène surréaliste filmée par les caméras lors de cette longue séance photo protocolaire avec les invités du sommet. Juncker a notamment proposé au Premier ministre grec, Alexis Tsipras, venu sans cravate, de lui prêter la sienne.

Grèce : Athènes menace de ne pas rembourser le FMI en juin

Le ministre de l’Intérieur grec a assuré dimanche que son pays ne rembourserait pas le FMI en juin: des propos nuancés ensuite par le ministre des Finances Yanis Varoufakis, mais qui confirment qu’Athènes juge être allée au bout des concessions à ses créanciers.

Les remboursements au FMI en juin sont de 1,6 milliard d’euros, ils ne seront pas faits et d’ailleurs il n’y a pas d’argent pour les faire“, a déclaré Nikos Voutsis. (A partir de 3mn 15s)

George Soros : « La tragédie de l’Union européenne »

C’est le spéculateur le plus connu de la planète. George Soros, à l’origine des Hedge Funds, cultive les paradoxes. Spéculateur averti, mais aussi généreux bienfaiteur, le milliardaire s’érige en fervent défenseur de la régulation financière.

Corinne Gouget : ” Manger du soja bio, c’est se tuer à petit feu “

L’Agence Info Libre est allée à la rencontre de Corinne Gouget, auteur du livre/guide alimentaire “Dangers : Additifs alimentaires“, afin de la questionner sur les additifs alimentaires, les différents cas d’allergies en rapport avec l’alimentation, le soja et tous ses dérivés.

[Exclu Fortune] Allemagne : La Cour constitutionelle risquerait de stopper la participation de la Bundesbank aux plans de sauvetage européens

Par Ambrose Evans-Pritchard

Le risque s’accroît que la Cour constitutionelle allemande bloque la participation de la Bundesbank aux OMT. La Cour pourrait contraindre les institutions allemandes à cesser leur soutien aux opérations de l’UE. Aux yeux des marchés, ceci minerait la crédibilité des politiques de sauvetage prévues par la BCE.

Selon Bank of America, le risque est relativement élevé d’un jugement de Karlsruhe consacrant l’illégalité des OMT telles qu’elles sont aujourd’hui prévues.

Le risque s’accroit de voir la Cour constitutionnelle allemande restreindre sévèrement le dispositif de sauvetage prévu pour l’Italie et l’Espagne, dispositif fonctionnant par rachats de titre obligataires. Ce qui pourrait, en empêchant la Bundesbank d’y prendre part, ranimer l’incendie de la crise de la dette en zone euro..

Le journal Frankfurter Rundschau rapporte que le verdict a été différé depuis le mois d’avril en raison notamment de la complexité de la question et de fortes différences entre les opinions des huit juges.

Plus le processus dure, moins vraisemblable devient-il que le tribunal – ou Cour constitutionnelle – se pliera aux demandes insistantes du gouvernement allemand, lequel espèrerait un jugement favorable à la machinerie de bail-out à laquelle il avait donné son accord.

Les conséquences seraient potentiellement très graves, spécialement à un moment où l’on s’inquiète déjà pour les marchés émergents,” selon un initié. “Nous ne pensons pas que la Cour ira jusqu’à interdire les rachats de titres, mais ils pourraient bien exiger certaines modifications susceptibles de compliquer sévèrement les choses.

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Euro : Le pêché originel

Par Michel Santi

En ce début d’année 2014, il est fondamental de dresser un constat troublant. A savoir que nombre de pays d’Europe périphérique auraient de toute manière été aujourd’hui en récession, avec ou sans crise de l’euro. Le péché originel de l’Union européenne étant précisément et nommément le Pacte de Stabilité qui a, contre toute attente, éclipsé toute discipline fiscale !

Effectivement, en focalisant toutes leurs attentions et tous leurs efforts à le respecter – ou à tenter de s’en approcher –, les gouvernements successifs sont passés à côté de politiques contre-cycliques précieuses. En axant leur politique et leurs efforts sur la seule lutte contre les déficits publics afin de satisfaire au Pacte.

En se focalisant sur leurs seuls comptes publics, excédentaires pour nombre de ces nations du Sud. Leurs dirigeants ont omis de faire usage du levier fiscal censé modérer les enthousiasmes, calmer les ardeurs spéculatives et contrôler l’envolée de la consommation.

Du reste, pourquoi ces États auraient-ils mis en place de telles politiques, qui se seraient traduites par un tassement de leur croissance, alors même que leurs ratios dettes/ P.I.B. ne faisaient que s’améliorer entre 2000 et 2007 ? Après tout, du fait même de ce Pacte de Stabilité qu’ils respectaient, nulle pression ne s’exerçait sur eux dans le sens d’une mise en place de mesures menant à une contraction de leur économie. Ce Pacte a donc totalement brouillé la vision et le jugement de nos autorités qui ne juraient plus que par ces critères, et qui jaugèrent l’ensemble des données et des statistiques de leurs économies nationales respectives au prisme de ce Pacte. À l’exclusion de tout esprit critique, de toute analyse qualitative et de toute anticipation macroéconomique élémentaire.

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Turquie in, Grèce out ?

L’absence de solidarité européenne à l’égard de la Grèce, sommée d’adopter des mesures d’austérité brutales sans aucune aide ni garantie concrètes pour amortir les efforts colossaux exigés, conduit à se poser plusieurs questions :

1. Veut-on pousser la Grèce vers la sortie ? L’effet dépressif des mesures de réduction des déficits risque d’asphyxier totalement le pays et de provoquer de graves troubles politiques et sociaux. L’objectif de baisse de 4 points du PIB – de 12,7% à 8,7% en un an !- signifie qu’une chape de plomb terrible va s’abattre sur les Grecs. Il s’agit d’un plan d’austérité sans précédent. Les hausses d’impôts et les coupes sombres dans les retraites, les programmes de dépenses et les salaires des fonctionnaires vont peser sur la consommation, et donc sur la croissance de l’économie grecque. Pour Jean-Paul Fitoussi, un tel plan est même contre-productif au regard de l’équilibre budgétaire, dans la mesure où il va aboutir à une baisse des recettes fiscales de l’Etat grec. Lire la suite

« En route vers la misère » – Zemmour

Nous n’avons le choix qu’entre deux mauvaises solutions : briser l’euro et provoquer une crise financière mondiale qui effraie les américains, et même les chinois ou sauver l’euro au prix d’une récession qui plombera le continent européen pendant des années. Cela s’appelle choisir entre la peste et le choléra.

Il ne fait pas bon être vieux en Lituanie

Gravement touché par la crise économique, aucun autre pays – à l’exception de l’Irlande – n’a adopté de mesures d’économie plus strictes que la Lituanie. Si ce plan de rigueur n’a pas encore suscité autant d’agitation dans l’opinion publique qu’en Grèce ou en Espagne, son impact sur les Lituaniens sur les plans social et individuel est considérable.

Si les dirigeants de ce monde, largement endetté, se demandent à quoi ressemble la véritable austérité, la réponse est probablement à chercher du côté de cette république de 3,3 millions d’habitants.

Confronté à des déficits croissants menaçant le pays de faillite, cet État balte a réduit ses dépenses publiques de 30%, avec des coupes claires de 20% à 30% dans les salaires des fonctionnaires et une réduction de 11% des pensions de retraite. Même le Premier ministre, Andrius Kubilius, a vu son salaire réduit de 45%.

Et ce n’est pas tout. Dans le même temps, le gouvernement lituanien a augmenté les taxes sur toute une série de biens, notamment l’alcool et les produits pharmaceutiques. Les impôts sur les bénéfices des entreprises sont passés de 15% à 20% et la TVA de 18% à 21%. Le résultat sur les finances publiques s’est traduit par une économie équivalant à 9% du PIB, ce qui représente le deuxième plus grand rééquilibrage budgétaire d’un pays développé – après l’Estonie – depuis le début de la crise du crédit.

Les retraités à la soupe populaire
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“Europe 2020″ : une stratégie sans mémoire ni moyens

Il y a dix ans, sous le coup d’une embellie inespérée de la conjoncture, le Conseil européen de Lisbonne adoptait une vaste stratégie assignant à l’Europe l’ambition bien téméraire de devenir en 2010 l’économie du savoir “la plus dynamique et la plus compétitive du monde.

Beaucoup d’objectifs chiffrés et non chiffrés furent alors fixés, concernant la recherche, l’accès aux financements, l’emploi, la formation, la protection sociale, l’équilibrage des budgets publics et même la simplification administrative. Faute d’un esprit et de moyens communautaires plus affirmés, on s’en remit pour l’essentiel à une approche dite de “coordination ouverte,” reposant sur le bon vouloir de chacun et l’émulation de tous.
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