44% du temps passé sur internet au bureau se fait à des fins personnelles

Internet est un outil fantastique. Il a même changé nos vies. Sur le plan personnel et professionnel. Mais comment l’utilise-t-on au bureau, justement ? Le cabinet Olfeo s’est penché sur la question et les résultats de son enquête risquent de ne pas plaire à votre employeur. Pas du tout, même.

Mais avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser le cadre de l’enquête. L’étude a été menée dans cinq pays européens, et plus précisément en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le cabinet a compilé les données d’une centaine d’entreprises de tailles variables représentant à elles seules plus de 150.000 collaborateurs.

D’après cette étude, les salariés passeraient en moyenne 1h53 sur le web chaque jour. Sans surprise, toutes les consultations ne seraient pas faites à des fins professionnels. En réalité, le surf personnel représenterait même 44% du temps passé sur Internet, ce qui représente environ 50 minutes par jour et… 25 jours par an.

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Une électricité 100% verte en France: un scénario possible dès 2020

C’est un rapport qui dérange. Selon l’agence de l’environnement, il est possible d’ici 2050 de produire en France une électricité 100% verte. L’étude a été classée, et pourtant les experts assurent qu’un tel avenir est possible.

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Histoire de la pauvreté errante

Des mendiants et vagabonds du Moyen Âge aux « SDF » du début du XXIe siècle en passant par la figure intermédiaire du clochard, l’historien André Gueslin traque au fil des siècles et au ras du sol les continuités sociologiques du monde de l’errance.

En proposant une histoire de la pauvreté errante dans la France du Moyen Âge à nos jours, André Gueslin creuse un peu plus le sillon qu’il a déjà emprunté dans nombre de ses ouvrages précédents [1].

En centrant cette fois-ci son attention sur la figure historique du vagabond, l’auteur retrace dans un langage clair et une démarche rigoureuse l’histoire totale d’une pauvreté singulière et pluriséculaire : la pauvreté errante.

Comme à son accoutumée, André Gueslin mobilise une palette extrêmement riche et diversifiée de matériaux historiques, juridiques, ethnologiques, littéraires, cinématographiques, etc., pour multiplier les entrées descriptives et analytiques de ce monde qui, très justement, laisse peu de traces.
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Monsanto : Un lobbyiste assure que le Roundup est potable, mais refuse d’en boire

Les résultats de l’enquête du Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS révèlent que cinq pesticides, dont l’un des plus utilisés au monde, le Roundup, sont cancérigènes.

Une évaluation réfutée par le docteur Patrick Albert Moore, expert en écologie et environnementaliste canadien, qui avance que le glyphosate, un composant du désherbant Roundup de Monsanto, “n’aurait pas augmenté le taux de malades du cancer en Argentine. (…) Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fera aucun mal.

Lorsque le journaliste propose à Patrick Albert Moore d’absorber du glyphosate, le scientifique a quelques hésitations. “Avec plaisir”, dit-il avant de se rétracter : “Bon, en fait, pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal.” Il finit par refuser définitivement de boire le breuvage : “Je ne suis pas stupide.”

“Ce n’est pas dangereux alors ?” demande le journaliste. ”Non, des gens tentent de se suicider régulièrement et se ratent.” “Alors vous êtes prêt à en boire un verre ?” insiste Paul Moreira. ”Non, je ne suis pas un idiot”, rétorque le docteur Moore. L’homme finit par interrompre la discussion.

La société multinationale Monsanto a déclaré que le rapport de l’OMS avait été biaisé.

Radiofréquences : La dernière étude européenne entachée de conflits d’intérêt

Les liens avec l’industrie du Comité scientifique de la Commission européenne chargé d’évaluer les effets des champs électromagnétiques mettent en doute la fiabilité de son dernier rapport qui conclut, une nouvelle fois, à leur innocuité.


Le rapport européen sur les effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques, rendu public le 6 mars dernier, a été élaboré par le Comité scientifique de la Commission européenne sur les risques sanitaires émergents et nouveaux (Scenihr). Il a pour objectif d’évaluer les résultats scientifiques récents (2009-2013) sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques (basses fréquences, extrêmement basses fréquences).

Le spectre électromagnétique va de fréquences extrêmement basses (comme l’électricité) à des fréquences plus élevées telles que les micro-ondes, les fréquences optiques et les fréquences encore plus élevées des rayons X. L’omniprésence des téléphones portables, du wifi et d’appareils de consommation courante tels que les plaques à induction pose des questions de santé publique.

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États-Unis : Le krach des campus

Aux États-Unis, une année d’université peut coûter jusqu’à 50 000 euros par an. Pour financer leurs études, des jeunes Américains s’endettent puis remboursent dès qu’ils commencent à travailler.

Mais depuis la crise, le chômage frappe les jeunes diplômés et le système se grippe. Incapables de rembourser ces prêts aux taux élevés, beaucoup d’étudiants commencent leur vie déjà ruinés.

Internet suit les routes commerciales d’avant la 1e guerre mondiale

La société d’études TeleGeography a mis en ligne une carte mondiale interactive des câbles sous-marins qui connectent l’Internet mondial. Elle ressemble étrangement à une carte des routes maritimes datant de 1912.

Demandez à votre voisin par quel moyen transite la majorité des communications internationales : il y a de fortes chances qu’il réponde, après avoir réfléchit quelques instants, “les satellites”. La réponse est pourtant très terre à terre. “Pour les communications internationales, plus de 99% du trafic passe par les câbles sous-marins”, a expliqué Alan Mauldin, directeur de la recherche de la société d’études TeleGeography, dans une interview accordée à CNN.

La raison est simple : les câbles peuvent transporter beaucoup plus d’information, pour un coût minime. Autre raison : “Dans un monde où chaque milliseconde compte, l’aller-retour vers les satellites représente une perte de temps inutile”, a indiqué au Monde Benjamin Bayart, spécialiste des télécommunications et porte-parole du fournisseur d’accès à Internet associatif FDN.

Depuis l’année dernière, TeleGeography tient à jour une carte de l’ensemble des câbles qui permettent à nos réseaux de communication de fonctionner. Au 15 mars, elle montre 299 câbles déjà construits ou qui seront mis en service d’ici la fin de l’année.
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La faim pousse à une frénésie d’achat

Si vous avez faim, n’entrez surtout pas dans un magasin, même un magasin qui ne vend pas de nourriture. Une étude de chercheurs en marketing publiée en janvier et relayée par le New Yorker explique en effet que la faim nous pousse à acheter tout ce qui nous tombe sous la main.

Les auteurs de cette étude ont demandé à 63 étudiants de ne rien manger pendant 4 heures, avant de donner de la nourriture à la moitié d’entre eux. Les chercheurs ont ensuite proposé aux volontaires autant de pinces de bureau qu’ils voulaient en leur demandant à quel point ils les appréciaient.

Les participants qui n’avaient pas mangé n’étaient pas plus intéressés par ces objets que les autres, mais ils sont repartis avec 70% de pinces en plus que ceux qui étaient en état de satiété.

Les chercheurs ont également interrogé 81 personnes qui sortaient d’un centre commercial et ont découvert que les consommateurs les plus affamés avaient dépensé jusqu’à 60% de plus que ceux qui ne l’étaient pas. La conclusion de l’étude est que «la faim rend l’idée et le comportement d’achat plus attirant». 
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Les nombreux effets indésirables du paracétamol

Le paracétamol n’est pas dépourvu d’effets indésirables. C’est ce que vient de révéler une étude britannique. Selon elle, outre des problèmes de foie, l’antalgique provoquerait des problèmes cardiaques, gastro-intestinaux ou encore rénaux.

Les glaneurs des villes (Màj vidéo)

Addendum vidéo:

Reportage et photos Delphine Roucaute, Le Monde

Il est 23 heures, un samedi soir à Lyon. Dans une petite voiture, Maceo, Amaléa et Lou* discutent des derniers détails de leur expédition nocturne. « J’aime bien le Simply Market, on y trouve toujours plein de choses », avance Amaléa, emmitouflée dans sa grande doudoune. « Non, on va plutôt aller là où il y a le grand mur à escalader, on sera plus tranquilles », répond Maceo, les deux mains sur le volant.

Ils enfilent des gants de jardinage, fourrent des sacs de course dans leurs poches, et se préparent à se faufiler dans la nuit lyonnaise. Leur objectif : dénicher des aliments encore comestibles jetés dans des poubelles de supermarchés.

Les trois comparses sont membres des Gars’pilleurs, un mouvement créé il y a tout juste deux ans et dernier né de la sphère des antigaspi français. Aux côtés d’autres mouvements tels que la médiatique Disco Soupe, la start-up Zéro gâchis ou le réseau de glaneurs agricoles Re-Bon, Les Gars’pilleurs se donnent pour mission de lutter contre le gaspillage alimentaire et de sensibiliser le grand public à cette question de plus en plus saillante dans les sociétés contemporaines.

Leur outil de contestation est le glanage – pour certains dans les champs après la récolte, pour d’autres dans les poubelles de la grande distribution. Ils récupèrent les invendus, fruits et légumes mal calibrés et denrées fraîchement périmées pour ensuite aller les redistribuer dans la rue.
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La planète a atteint ses limites

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? C’est en cherchant à répondre à cette question qu’une équipe de chercheurs internationaux a forgé, en 2009 dans Nature, la notion de « limite planétaire ».

Leurs travaux, qui font date, identifiaient les seuils-limite à ne pas franchir pour éviter que « le système-Terre ne bascule dans un état très différent [de l’actuel], probablement bien moins favorable au développement des sociétés humaines ».

Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Ces conclusions seront présentées au Forum économique mondial qui se tient à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier.

Changement climatique

Selon les chercheurs, les principales limites transgressées sont celles du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Les deux autres seuils franchis relèvent de dégâts locaux : l’un tient au changement rapide d’utilisation des terres, l’autre à la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore – deux éléments essentiels à la fertilité des sols.
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États-Unis : 1800 scientifiques se demandent si l’espèce humaine devait craindre l’avènement des robots

Peut-on vivre en harmonie avec les robots? C’est la question à laquelle une récente étude tente de répondre. En effet, pas moins de 1.800 scientifiques ont exprimé leur point de vue et les avis sont très partagés.

Voici le résultat de l’étude de l’Université d’Elon aux États-Unis: 52 % des scientifiques qui se sont exprimés lors de cette étude sont persuadés que l’impact de la robotique permettra de créer de nouvelles perspectives pour l’Homme, une certaine valeur ajoutée, avec la création par exemple de nombreux emplois liés à ce secteur bien spécifique. On imagine en effet très bien la nécessité d’un large éventail de techniciens et d’ingénieurs pour le soin et la maintenance de nos nouveaux amis.

Les progrès en robotique permettent, entre autres, de soutenir notre charge de travail et aussi de nous remplacer dans des secteurs laborieux, dangereux ou de précision. On s’imagine déjà dans un univers à la Star Wars avec des robots utilitaires à chaque coin de rue, avec pourquoi pas un petit R2D2 en guise de compagnon pour nous apporter le café. L’automatisation par la robotisation va aussi faciliter l’ouverture de nouveaux marchés.

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6 millions de ménages en situation de vulnérabilité énergétique

5,9 millions de ménages, soit plus d’un sur cinq, sont en situation de vulnérabilité énergétique en France, contraints de consacrer une part importante de leurs revenus au chauffage de leur logement ou à leurs dépenses de déplacements, selon l’Insee.

Un ménage est considéré vulnérable lorsque ses dépenses pour le chauffage et l’eau chaude dépassent 8% de ses revenus et 4,5% pour ses déplacements. 700.000 ménages (2,6%) ont même des difficultés à assumer ces deux postes de dépenses, indique l’Insee dans une étude publiée jeudi.

Ainsi “certains ménages se trouvent face à un choix difficile: renoncer à d’autres dépenses pour se chauffer correctement ou se déplacer ou, au contraire, se résigner à avoir froid ou à se déplacer moins”, relève l’Insee.

14,6% des ménages sont en situation de vulnérabilité énergétique pour leur logement et 10,2% pour l’achat de leur carburant pour leurs déplacements, détaille cette étude, basée sur des données de 2008. Et cette vulnérabilité énergétique “augmente fortement” plus on s’éloigne des pôles urbains, puisque elle concerne près d’un ménage sur deux hors des aires urbaines.
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Le nombre d’embauches en CDD a explosé en 2013

Dans le tertiaire, la part des embauches sous CDD s’est élevée à 85,3% en 2013, en hausse de 2,3 point par rapport à 2012. Et la durée moyenne des contrats était de… 10 jours contre 14 jours en 2012. Un quart des CDD se limite même à 2 jours. Ces contrats deviennent par ailleurs systématiques.

Avec une croissance morose et une absence de visibilité à moyen terme, les chefs d’entreprise se montrent extrêmement prudents dans leurs politiques de recrutement. Quand on ne sait pas ce que sera le carnet de commandes à six mois ou un an, on évite de recruter en contrat à durée indéterminée (CDI).

Alors, pour faire face à un surcroît exceptionnel d’activité ou pour jouer la prudence, on embauche sous contrat à durée déterminée… Conséquence sociale de la crise. C’est exactement ce qui est arrivé en 2013, selon une étude de la Dares (service des statistiques du ministère du Travail) qui montre que le nombre des embauches sous CDD a littéralement explosé cette année-là. Et notamment, les CDD courts.

En 2013, dans le secteur concurrentiel, 83,6% des embauches ont été réalisées en CDD, soit une progression de 2,3 points par rapport à 2012. Dans le tertiaire, principal pourvoyeur de ce type de contrat, la part des CDD dans les recrutements atteint même 85,3%, en hausse également de 2,3 points sur un an.
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Les fonctions positives de la pauvreté

Dans cet article classique paru en 1972 dans l’American Journal of Sociology, inédit en français et précédé d’une introduction de Hadrien Clouet, Herbert Gans renverse la perspective et cherche à identifier l’intérêt qu’ont certains acteurs au maintien ou à l’extension de la pauvreté. Au lieu de pointer les problèmes issus de la pauvreté, il en recherche les avantages: si elle survit aux politiques publiques, c’est que la pauvreté profite selon lui à certains groupes sociaux.

La pauvreté est ordinairement étudiée par le biais des difficultés qu’elle provoque, des coûts qu’elle engendre, des politiques publiques ou privées qui la causent, ou bien des conséquences qu’elle produit sur les populations concernées.

Résumé

L’analyse fonctionnelle à la Merton est employée afin d’expliquer la persistance de la pauvreté, et quinze fonctions que remplissent la pauvreté et les pauvres pour le reste de la société américaine – notamment les plus aisés – sont identifiées et décrites. Des alternatives fonctionnelles sont suggérées, qui se substitueraient à ces fonctions et rendraient la pauvreté superflue.
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Grande-Bretagne : Les 1% sont au sommet de la pyramide sociale depuis 800 ans

La richesse et une position sociale élevée restent en Grande-Bretagne, en grande partie, une donnée héréditaire.

Selon une étude de chercheurs de l’Université de Californie et de la London School of Economics, le statut social d’une famille peut perdurer pendant huit siècles ou plus. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques se sont basés sur le niveau d’éducation et sur les corpus de noms de famille en Angleterre sur huit générations.

Les chercheurs ont constaté que la richesse et le statut social ne sont pas seulement transmis à la génération suivante et que sur une période de 800 ans, ce sont toujours les mêmes noms de famille qui semblent revenir au sommet de la société britannique.

Les économistes ont utilisé pour leurs recherches le Domesday Book, le plus vieux registre de population conservé qui date de 1086. A cette époque, les noms de famille ont d’abord été adoptés par les classes supérieures. Beaucoup de ces familles d’un statut élevé descendaient de conquérants normands, bretons et flamands qui avaient envahi l’Angleterre en 1066.
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Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
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Les conséquences de la crise en France analysée dans une étude sur 10 ans

L’Insee a étudié sur près de dix ans de nombreuses données afin de permettre d’avoir une vue d’ensemble sur les conséquences de la crise économique. On constate évidemment que le chômage a beaucoup augmenté.

Le revenu des plus modestes a chuté. Autre constat, on remarque une explosion du nombre d’allocataires des minimas sociaux.

Peter Gotzsche : « Médicaments meurtriers et crime organisé »

Le Professeur Peter Gøtzsche, Directeur du Nordic Cochrane Centre est spécialiste de médecine interne. Il a travaillé pour l’industrie pharmaceutique entre 1975 et 1983 dans les domaines des études cliniques et de la réglementation publique. De 1984 à 1995 il a travaillé dans des hôpitaux de Copenhague. Il a été cofondateur de la Cochrane Collaboration en 1983. En 2010 il a été nommé Professeur de projets de recherche et d’analyse à l’Université de Copenhague.

Professeur Gøtzsche, depuis plus de trente ans, notre réseau se préoccupe tout spécialement de Bayer. Quelle est l’importance de l’industrie pharmaceutique allemande, par exemple comme lobbyiste ?

Toutes les grosses firmes pharmaceutiques pratiquent un lobbying intensif, également à l’échelon européen.

La firme Bayer doit répondre de nombreux scandales liés à l’industrie pharmaceutique, depuis l’héroïne jusqu’au Lipobay. Quelles expériences avez-vous faites avec cette entreprise ?

Comme toutes les autres grandes entreprises pharmaceutiques, Bayer a participé à la criminalité organisée : par exemple corruption de médecins, ou escroquerie vis-à-vis du programme d’assurance-maladie US Medicaid.

Durant la Deuxième guerre mondiale, Bayer a utilisé comme cobayes des détenus de camps de concentration. Une lettre datant de l’époque prouve que Bayer a acheté 150 femmes à Auschwitz pour 170 marks chacune. Bayer avait écrit au commandant du camp : « Les expériences ont été effectuées. Toutes les femmes sont mortes. Nous vous recontacterons rapidement par un prochain message. »

Les entreprises allemandes ont par exemple injecté des bactéries typhiques à des détenus des camps puis expérimenté sur eux divers médicaments.

Pourquoi comparez-vous l’industrie pharmaceutique au crime organisé ?

Parce que j’ai découvert que le système commercial des dix premières firmes pharmaceutiques inclut la criminalité organisée.

Dans les années 80 les médicaments de Bayer ont infecté des milliers d’hémophiles. Des documents internes prouvent que la direction de la firme était au courant des risques, mais a néanmoins continué à vendre ses produits. Est-ce un exemple de pratique criminelle ?
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La grande braderie de l’État

Le ministère de l’Économie planche sur des cessions importantes dans les entreprises publiques. Elles pourraient rapporter 16 milliards d’euros selon une étude.

L’étude Sodali réalisée pour le JDD

Tout est à vendre. Il y a un mois, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, annonçait la cession de 5 à 10 milliards d’euros d’actifs publics. Deux jours plus tard, il enfonçait le clou en ciblant l’ouverture du capital d’infrastructures de réseau. Le patrimoine de l’État, évalué à 110 milliards d’euros, va fondre dans les dix-huit prochains mois.

L’État a déjà vendu 3% de GDF Suez, 2% d’Orange et 3% de Safran sans que cela ne change son poids dans la gouvernance. Le mouvement va s’amplifier. “Nous pouvons réduire nos participations sans perdre de pouvoir, confirme un conseiller de Bercy. Il n’est pas nécessaire d’avoir autant de capital immobilisé pour avoir la même influence.

Le JDD a passé en revue les options du gouvernement et les projets qui sont “dans les cartons“. Il dispose désormais d’un arsenal législatif très avantageux : la loi visant à reconquérir l’économie réelle, dite “loi Florange“, votée en mars dernier.
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Quels sont les vrais dangers des écrans pour les enfants ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire a alerté, jeudi, sur la dangerosité des images 3D pour les moins de 13 ans. Mais les écrans plus classiques de télé ou d’ordinateur doivent aussi être regardés avec modération.

Cette nouvelle alerte va angoisser les parents. Dans une étude rendue publique jeudi 6 novembre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déconseille formellement l’usage d’écrans 3D pour les enfants de moins de 6 ans. Et elle préconise une utilisation “modérée” jusqu’à 13 ans.

On se rappelle l’engouement qu’avait provoqué le film Avatar en 2009, premier long métrage en 3D plébiscité par les enfants. Depuis, les lunettes rouge et bleu ont été remplacées par un simple bouton sur les téléviseurs. Les consoles de jeux, tablettes et téléphones mobiles se mettent aussi à la 3D. Mais quels sont vraiment les dangers des écrans – 2D et 3D – pour les enfants ?

Les enfants manient les écrans à un âge toujours plus précoce. “Les chiffres indiquent que les enfants de 3 à 6 ans passent en moyenne une heure par jour devant un écran”, explique le psychiatre pour enfants Michaël Larrar. Les 12-17 ans y passent en moyenne quatre heures et demie chaque jour.

Ils dérèglent les réflexes oculaires, ce qui abîme leurs yeux
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Piketty et la dépréciation du capital

L’ouvrage de Thomas Piketty (2013) et l’étude qu’il a publiée avec Gabriel Zucman (2014) ont renouvelé l’analyse des inégalités de revenu et de leurs liens avec la croissance économique.

Ils affirment que la part du revenu rémunérant le travail diminue et ils expliquent cette baisse avec la hausse du ratio capital sur revenu national qu’ils appellent β. En environ un siècle, β a connu une évolution en forme de U: il était élevé avant la Première Guerre mondiale, puis il déclina, avant d’augmenter à nouveau au cours des trois dernières décennies. Or la part du revenu national rémunérant le capital (α) est égale au taux de rendement du capital (r) multiplié par β [Milanovic, 2013].

Par conséquent, si le taux de rendement du capital r est durablement supérieur au taux de croissance de l’économie g (c’est-à-dire si r > g) dans un contexte où β est croissant, alors le capital capte une part croissante du revenu national : α augmente. Ce serait le cas aujourd’hui, car la sophistication financière et la concurrence internationale contribuent à maintenir r à un niveau élevé, tandis que les pays avancés connaissent une faible croissance g.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque le processus inclut un effet retour : comme α augmente, non seulement les propriétaires du capital s’enrichissent, mais ils peuvent épargner davantage. La hausse de l’épargne pousse le taux de croissance du capital à davantage s’écarter du taux de croissance du revenu national, si bien qu’elle accroît β.
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Pesticides : Éleveurs, fruitiers, légumiers… à chacun son cancer ?

Les agriculteurs risquent des types de cancers différents selon leur secteur d’activités, ce qui pourrait être lié à l’utilisation de pesticides, selon des résultats présentés mardi 28 octobre de l’enquête Agrican sur la santé en milieu agricole.

Le risque de cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les agriculteurs spécialisés dans la culture des pois fourragers, ainsi que dans la taille des arbres fruitiers ou la culture des légumes.

Le cancer de la prostate menace davantage les producteurs de bovin. En revanche, les éleveurs de bétail ou de chevaux pendant plus de 20 ans voient leur risque de cancer du poumon réduit, explique le chercheur Pierre Lebailly, coordinateur de l’étude Agrican.

Celui-ci s’exprimait lors d’un colloque sur l’exposition professionnelle aux pesticides, organisé mardi et mercredi à Paris par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Étudier les effets de pesticides spécifiques
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Royaume-Uni : Londres, capitale des ultra-riches

Selon la société de conseil en immobilier Savills, Londres est devenue la ville la plus chère au monde pour vivre et travailler, détrônant Hong Kong qui occupait la première place depuis 2009.

Ceux qui y achètent ces appartements hors de prix sont généralement des investisseurs étrangers et, très souvent, ils n’occupent pas ces logements. Nos correspondants se sont intéressés aux conséquences de ce phénomène.

Jean Tirole reçoit reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation »

Jean Tirole est l’un des économistes les plus influents de notre temps. Né le 9 août 1953, il est président de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse School of economics (TSE), directeur scientifique de l’Institut d’économie industrielle (IDEI) à Toulouse et membre fondateur de l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST). Il est aussi professeur invité au MIT et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis le 27 juin 2011. Depuis 1995, il est directeur d’études cumulant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Le 13 octobre 2014, Jean Tirole reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Il fit d’importantes contributions dans plusieurs domaines de recherche, mais il a surtout clarifié comment nous pouvons comprendre et réglementer les secteurs qui sont dominés par une poignée d’entreprises.

La réglementation est complexe

Il est toujours pertinent de se demander quelles activités doivent être réalisées par l’Etat et quelles activités doivent être laissées au secteur privé. Plusieurs gouvernements ont ouvert des monopoles publics aux actionnaires privés, aussi bien dans les secteurs des réseaux ferroviaires, de distribution d’eau, de la poste, des télécommunications, que de l’éducation ou des soins de santé.

Les expériences tirées de ces privatisations ont été contrastées et il a été bien souvent plus difficile que prévu d’inciter les entreprises privées à adopter le comportement attendu.

Il y a deux grandes difficultés. Premièrement, plusieurs marchés sont dominés par un nombre réduit d’entreprises qui influencent alors les prix, le volume et la qualité du produit. La théorie économique traditionnelle n’est pas adaptée à cette situation, qualifiée d’”oligopole”. Elle est davantage adaptée à une situation de monopole ou à une situation connue sous le nom de “concurrence pure et parfaite“.
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Comment on a interdit aux enfants de marcher

Les jeunes enfants ne se déplacent presque plus à pied. Une tendance inquiétante qui en dit long sur la tristesse de nos rues. Ces changements ont des conséquences importantes pour les enfants. Déjà, on constate qu’ils sont moins endurants qu’il y a 30 ans : leurs capacités physiques ont régressé de 2% par décennie. Or les spécialistes en conviennent: une pratique prolongée et quotidienne de la marche pourrait suffire à enrayer ce déclin.

Choisissez, au hasard, un film qui montre une sortie d’école primaire. Si l’extrait est tourné dans les années 1950 ou 1960 – nous avons fait le test avec Mon Oncle ou la Guerre des boutons – alors vous verrez la majorité des enfants quitter l’école à pied. Mais plus le film est récent, plus la probabilité que l’écolier reparte en voiture est grande. Si vous n’avez pas envie de fouiller votre cinémathèque, jetez donc un œil dans la rue : la quasi-totalité des écoliers ne sont plus piétons mais passagers.

Les – trop rares – études consacrées au sujet confirment que les enfants marchent de moins en moins. Une enquête menée en Languedoc-Roussillon en 2008 et publiée par le CGDD (Commissariat général au développement durable) estimait que « 70% de tous les déplacements des enfants de 6 à 14 ans sont effectués en voiture ».

Une autre enquête publiée par le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) en 2007 sur les trajets vers l’école primaire à Lille et à Lyon montrait que, même dans les grandes métropoles, les enfants vont de plus en plus souvent et majoritairement à l’école en voiture-passager (voir schéma ci-dessous) :

De plus en plus d’obstacles
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Jeremy Rifkin : « Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui » (Màj vidéo)

Addendum du 28/09/2014 : Jeremy Rifkin “Une jeune génération prête à passer à l’économie de partage“.

Il y a vingt-cinq ans, c’était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd’hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. L’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation: les « communaux collaboratifs ».

Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l’innovation et la culture du partage.

Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c’est déjà une réalité. Entretien.
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Le commerce mondial : Moteur de la déforestation illégale

Huile de palme, soja, bœuf, bois… Le commerce mondial est un puissant moteur de la déforestation illégale dans les pays tropicaux. Pour la première fois, une vaste étude, publiée, mercredi 11 septembre, par l’organisation américaine Forest Trends, évalue l’ampleur du phénomène: près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la conversion illégale de terres en exploitations agricoles à vocation commerciale.

Dans un cas sur deux, la production est destinée à satisfaire la demande des grands pays industrialisés – États-Unis, Union européenne –, mais aussi de la Chine et de l’Inde.

Quelque 25 % de la déforestation illégale dans les tropiques ont ainsi pour objectif la production de denrées exportables. « Nous savions que la production de matières premières agricoles était un facteur majeur de déforestation.

Cependant, c’est la première étude qui montre l’importance démesurée des activités illégales pour produire des centaines de produits alimentaires et ménagers consommés dans le monde entier», affirme Michael Jenkins, directeur général de Forest Trends. Au point qu’il « n’existe guère de produit sur les rayons des supermarchés qui ne soit pas potentiellement concerné », selon Forest Trends.
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Plus de la moitié des Français guettés par la pauvreté

5,60 euros, c’est ce qui reste chaque jour pour vivre, après avoir payé loyer et autres charges, à des milliers de personnes aidées par le Secours populaire, qui juge dans une étude rendue publique jeudi que “la pauvreté s’étend et s’enracine“.

Malheureusement, la pauvreté et l’exclusion continuent de gagner du terrain, mais on peut lutter et développer une nouvelle résistance“, a insisté le président du Secours populaire Julien Lauprêtre, lors d’une conférence de presse.

À partir de données recueillies auprès de 161 572 ménages (sur les 619 700 familles aidées par l’association en 2013), le Secours populaire souligne qu’”une part croissante de la population en est réduite à survivre”.

Parmi ces personnes, une petite moitié (46,7 %) a donné des informations sur ses ressources (salaire, RSA, prestations familiales, aides au logement, etc.) : 30 % d’entre elles disposent de ressources inférieures à 750 euros, pour 43 % elles sont comprises entre 750 et 1.250 euros et pour 20 %, elles s’échelonnent entre 1.250 et 1.750 euros.
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« Burn out » : Des travailleurs condamnés à souffrir en silence ?

Le surmenage professionnel bouscule la vie privée et menace l’équilibre psychologique. Pourtant, n’est-ce pas là la conséquence d’un « management presse-citron » qui s’impose à toutes les échelles de l’entreprise? Dès lors, comment rompre avec cette spirale infernale? Témoignages de travailleurs débordés et de spécialistes de ces situations à risque.

Vingt-deux heures, un soir de semaine sur le parvis de la défense, les derniers salariés se précipitent anxieusement vers la bouche du métro. Au milieu de cet empire du travail, des bureaux restent illuminés, ici solitaires et éparpillés, là bas regroupés, étages élevés des responsabilités et du travail débridé. A cette heure tardive, il est difficile d’interroger ces hommes pressés sur les conditions de travail des cadres, elles sont peu à se livrer sur le stress et l’impact sur la vie personnelle des horaires à rallonge.

Évoquez les 35 heures, et vous ne recueillerez que sourires amusés ou sarcasmes amères. En France, selon l’Institut supérieur du travail, les cadres travaillent en moyenne 48 heures par semaine. D’après une enquête de la CFDT-Cadre de janvier 2013, près d’un cadre sur quatre (24%) déclarait travailler plus de dix heures par jour, et environ les deux tiers des cadres jugeaient l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée « globalement insatisfaisant ».

Pensée pour assurer la flexibilité du travail dans des conditions exceptionnelles, la surcharge de travail des cadres se généralise dans la banalité de la crise, transformant les salariés en forcenés du travail, mi-soumis, mi-ambitieux dans l’espoir de lendemains plus confortables.
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Faire du sport réduit la sensibilité à la douleur

Et si trois séances de 30 minutes de vélo d’appartement par semaine permettaient de se passer de paracétamol ou d’anti-inflammatoires? Un rêve pour tous les «douloureux chroniques», selon le terme médical consacré pour qualifier les millions de patients dans le monde qui prennent chaque jour leur traitement.

C’est l’espoir que soulèvent les travaux publiés ce mois-ci dans une revue internationale spécialisée en médecine du sport (Medicine & Science in Sports & Exercise). Des chercheurs australiens, répartis entre l’Université de New South Wales et un vaste centre de recherche privé, le Neuroscience Research Australia à Sydney, ont comparé la sensibilité à la douleur de 12 adultes en bonne santé, mais inactifs, qui acceptaient de s’engager dans un programme d’entraînement physique (groupe actif), à celle de 12 adultes d’âge similaire, également en bonne santé mais restant inactifs pendant les six semaines de l’étude (groupe inactif). Les 24 cobayes étaient, bien sûr, inactifs au départ.

« L’effet analgésique (qui réduit la douleur, NDLR) pendant l’exercice physique est bien connu, expliquent les auteurs, cependant les effets de l’exercice régulier sur la sensibilité à la douleur sont largement inconnus. » C’est cet effet analgésique persistant en dehors même des trois séances de vélo d’appartement par semaine que les chercheurs australiens ont mis en évidence.

Le principe de base de l’être humain, c’est de s’adapter
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47 % des emplois seraient automatisables d’ici 20 ans

C’est la conclusion d’une étude d’Oxford basée sur l’analyse de plus de 700 métiers. De plus en plus de chercheurs s’inquiètent de la montée d’un «chômage technologique» lié au remplacement de travailleurs par des robots, sa part dans notre taux d’inactivité actuel et les risques dans les années à venir.

Télémarketeurs, analystes, secrétaires, dockers, employés de banque, réceptionnistes, arbitres sportifs, chauffeurs, caissiers, comptables, ouvriers assembleurs… Tous ces métiers et bien d’autres ont une très forte probabilité, supérieure à 95% selon l’étude d’Oxford réalisée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, d’être remplaçables par des machines. Des tâches que des robots physiques, ou des logiciels et intelligences artificielles, seront en capacité d’accomplir.

Que des métiers disparaissent et que d’autres apparaissent, avec l’innovation technologique, n’est pas une nouveauté, loin de là. Preuve en est, plusieurs prix Nobel et chercheurs avaient publié un manifeste alarmiste dénonçant une « large vague de chômage technologique » causée par « la combinaison d’ordinateurs et de machines automatiques et autonomes », adressée à Lyndon Johnson, en 1964.

Mais la proportion des emplois remplaçables par des machines, à horizon 10 ou 20 ans, atteindrait 47 %, clairement du jamais vu en si peu de temps. Et on n’est pas ici uniquement dans une automatisation « fordiste » où des robots accompliraient des tâches pénibles et répétitives.
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Ces étudiants qui s’endettent pour payer leurs études

Pour financer leurs études, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à emprunter auprès des banques. Les parents viennent souvent à la rescousse, mais dans certaines filières, notamment les études médicales et les écoles de commerce, le prêt reste un passage obligé.

“Le prêt était indispensable, je ne pouvais pas faire autrement”, confie Amélie. Cette étudiante de 22 ans termine sa formation de kinésithérapeute. Coût total de ses trois années d’études : 24.900 euros. La banque lui a prêté 15.000 euros, qu’elle devra rembourser essentiellement après l’obtention de son diplôme.

En France, 12% des étudiants font un emprunt pour payer leurs études, soit 300.000 personnes. La Fage, qui réunit des associations estudiantines, s’inquiète des conséquences que peuvent avoir ces prêts sur la vie future de ces jeunes. Notamment s’ils ne trouvent pas rapidement du travail après l’obtention de leur diplôme.

Les fumeurs vivent 8 ans de moins

Les fumeurs peuvent être inquiets sur leur longévité. Une étude de l’Institut scientifique de santé publique en Belgique indique qu’ils perdent près de huit ans de vie avec un état de santé dégradé en fin de vie.

On lisait déjà sur les paquets de cigarettes : “Fumer tue” ou “Fumer nuit gravement à la santé“, mais cette nouvelle étude chiffre les dégâts du tabac en déterminant le nombre moyen d’années parties en fumée suite à la consommation de cigarettes.

Selon l’étude, les fumeurs et anciens fumeurs sont plus particulièrement touchés par les incapacités physiques, lorsqu’ils vieillissent autant que les non-fumeurs.

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Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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Les partis politiques obéissent aux marchés et non aux électeurs

Les programmes économiques des partis reflètent-ils les opinions de leurs électeurs, ou celles des marchés financiers sur le pays? Très polémique, la question vient d’être traitée de manière dépassionnée et chiffrée par deux universitaires, dans une étude parue dans l’International Studies Quarterly.

Les chercheurs, Lawrence Ezrow (University of Essex, Royaume-Uni) et Timothy Hellwig (Indiana University, États-Unis) se demandent si «l’intégration économique compromet la capacité des partis à remplir leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l’électorat», et citent dès leur introduction l’exemple français:

«Le PS s’est hissé au pouvoir dans les années 80 sur un programme de nationalisations et de redistribution. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le président Mitterrand est revenu sur les politiques en faveur desquelles l’électorat avait voté et a opté pour une politique de rigueur pour mettre l’économie française en phase avec l’économie globale.»

Afin de tester l’hypothèse selon laquelle les partis répondent moins aux préférences des électeurs quand l’économie du pays est très ouverte, les chercheurs ont compilé toute une série de données: les positions, sur une échelle gauche-droite, de «l’électeur médian» (l’électeur qui se situe au centre de l’électorat, et dont le profil est donc très important pour obtenir une majorité) et des partis dans dix-huit pays au moment des élections, de 1977 à 2009; les indicateurs évaluant l’ouverture de chaque pays à la concurrence internationale.

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