Internet, ou l’inversion du capitalisme

Par Pierre Desjardins, professeur de philosophie émérite du « collège universitaire » Montmorency, université de Laval, Québec, Canada.

Gratuit ! Tel est le mot-clé qui inspire tous ceux et celles qui, par milliards, naviguent sur le Web. Selon de nombreux experts, cette manne d’informations représente la plus grande révolution de ce siècle, et elle ne fait que commencer. Un capitalisme mieux adapté et plus « cool » se mettrait en place.

« Big Brother » a perdu son air d’autorité. Il a pris l’allure d’un copain sympathique et convivial sur qui nous pouvons compter pour tout savoir. Certains voient même dans ce partage d’informations l’avènement d’une nouvelle forme de socialisme planétaire. Les « hippies » de la Silicon Valley auraient-ils donc réussi à travers la naissance d’Internet à mettre en place un nouvel ordre social ? Beaucoup en sont persuadés !

Mais ne soyons pas dupes : le nouveau « deal » qu’offre Internet est une forme sophistiquée de capitalisme avancé, un renforcement du capitalisme par l’inversion en douceur de ses normes traditionnelles. Dans cette inversion, nous sommes transformés en simples produits que se vendent et se partagent les entreprises. Celles-ci nous consomment en nous achetant auprès des gros serveurs d’Internet, de la même façon qu’autrefois nous consommions leurs produits.

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États-Unis : La révolution du gaz de schiste

Focus sur la ville américaine de Williston, dans le Dakota du Nord, auprès des travailleurs du pétrole. Le boom pétrolier profite à tout le pays, aux dépens de l’environnement, menacé par les rejets sauvages.

Jihad : Une guerre, une stratégie, des références

Les différentes déclinaisons du « jihad » diffusent aujourd’hui une avalanche d’images — photos et vidéos extrêmement choquantes, qu’il s’agisse des conséquences d’un bombardement sur une population, de corps disloqués d’ennemis tués au combat qu’on enterre par bennes dans des fosses communes, de gens qu’on décapite, brûle vifs, lapide, précipite du haut d’immeubles…

La guerre est quelque chose qui relève de l’entendement — un outil destiné à atteindre des buts politiques par usage de la violence. Elle est également animée par des ressorts de nature passionnelle — le déchaînement de violence sans passion, est-ce bien envisageable… ?

Maîtriser l’art de la guerre pourrait d’ailleurs bien relever d’une exploitation habile et équilibrée de ses ressorts passionnels et rationnels. Or, ceci a été théorisé au profit du jihad. Un certain Abu Bakr Naji (1), Égyptien tué dans les zones tribales Pakistanaises en 2008 et membre du réseau Al Qaeda, a en effet publié sur Internet en 2004, en langue arabe, un livre intitulé le Management de la Sauvagerie : l’étape la plus critique que franchira l’Oumma. (2)

L’ouvrage a été traduit en anglais par William Mc Cants au profit de l’institut d’études stratégiques John M. Olin de l’université de Harvard. C’est sur cette traduction qu’est fondé le présent billet. On a parfois l’impression d’y lire les enseignements de l’implantation de Jabhat al Nusra en Syrie, à ceci près qu’il a été écrit avant… Et l’on y découvre des théories auxquelles ont donné corps des gens comme Abu Mussab al Zarqaoui, ou les actuels décideurs de l’organisation État Islamique.

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États-Unis : le travail au noir, un important marché de l’ombre

Sans papiers, les clandestins trouvent du travail au noir. Une pratique illégale qui prospère dans une indifférence généralisée.

Sur le parking d’un hypermarché en Californie, le scénario se répète : des hommes se précipitent sur des véhicules qui s’arrêtent pour du travail de quelques heures. Les particuliers et les petits patrons viennent chercher leur main d’œuvre. Des rendez-vous bien connus aux États-Unis.

JT France 2 (25/05/2015)

Aux Etats-Unis, seulement 5,6% de chômage? Le ‘grand mensonge’

Aux Etats-Unis, les médias, Wall Street et la Maison Blanche ne cessent de célébrer la chute du taux de chômage, d’autant que les Américains aiment les histoires de « come-back ». Mais selon Jim Clifton, CEO de l’institut de sondage Gallup, le pourcentage d’employés américains à plein temps n’a jamais été aussi faible. La plus grande partie de la population n’en a pas conscience, parce que les chiffres du chômage sont très trompeurs. D’après le Département américain du Travail de chômage, il n’y aurait plus que 5,6% de chômeurs aux Etats-Unis. Sur son blog, Clifton évoque une imposture, « un grand mensonge » (“Big Lie”).

« Personne ne vous dira ceci : si vous, ou un membre de votre famille, ou toute autre personne sans emploi décide d’abandonner la recherche d’un emploi – si vous êtes si désespéré d’être au chômage que vous avez cessé de chercher un emploi au cours des 4 dernières semaines – le département du travail ne vous comptera plus comme chômeur. C’est ainsi. Alors que vous êtes aussi chômeur qu’on peut l’être, et que, malheureusement, il se pourrait que vous ne retrouviez jamais de travail, vous n’êtes pas compté dans les chiffres que nous voyons défiler sans relâche dans les actualités – actuellement 5,6%. A cet instant, 30 millions d’Américains sont ou bien sans emploi ou bien travaillent moins qu’ils ne le souhaiteraient. (…)

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Les dessous de l’industrie pharmaceutique

Les scandales rythment l’information sur l’industrie pharmaceutique et focalisent l’attention sur ses excès. Suivre le parcours d’un médicament sans histoire, de sa conception à sa prescription, montre pourtant que la frontière est mince entre les dysfonctionnements et les pratiques routinières.

« J’ai compris que j’étais fliquée, qu’on savait exactement ce que je prescrivais, s’indigne une médecin installée à Paris. J’étais naïve, moi, je ne savais pas. [Un jour], une visiteuse médicale m’a dit : “Vous ne prescrivez pas beaucoup !” Je me suis demandé : “Comment peut-elle savoir cela ?” »

Cette pratique de surveillance, qui choque de nombreux praticiens, est orchestrée par les services commerciaux des laboratoires. Pour augmenter ou maintenir leurs parts de marché, les grands groupes pharmaceutiques déploient des trésors d’ingéniosité. Ils n’hésitent pas, par exemple, à modifier les indications de leurs médicaments pour gagner de nouveaux clients.

Considérée par certains médecins comme « la Rolls Royce de l’antibio dans le cutané », la Pyostacine, fabriquée par Sanofi — l’un des tout premiers groupes pharmaceutiques mondiaux en chiffre d’affaires (33 milliards d’euros en 2013) —. a connu un tel destin. Longtemps dévolu à un usage dermatologique, l’antibiotique a opéré un « tournant respiratoire » : il est désormais massivement utilisé dans les cas d’infections broncho-pulmonaires et oto-rhino-laryngologiques.
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Puissante et incontrôlée : La Troïka

Une enquête édifiante sur la fameuse Troïka FMI-CE-BCE qui dicte sa politique à l’Union Européenne. Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement.

Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d urgence, il leur faut se soumettre aux exigences les fameux mémorandums de trois institutions phares qui forment la troïka: le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE).

Les mesures d’austérité qu’elles ont imposées n’ont jusqu’à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire. Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parlementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter.

Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de “Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ?” diffusé par ARTE en 2013) s est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis.

Au cours de ce passionnant travail d’investigation, il a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.

États-Unis : Marck Zuckerberg va construire une ville pour les salariés de Facebook

Le groupe Facebook a acquis un immense terrain à proximité du siège de la société aux États-Unis. L’ambition du PDG Mark Zuckerberg : construire une ville entière pour y loger ses salariés. Le nom de ce projet pharaonique au coût estimé de 200 milliards de dollars : Zee-town.

Située à Menlo Park en Californie, la future agglomération aura des écoles, des hôtels, des routes, des logements (villas, appartements ou encore dortoirs pour les stagiaires), des magasins et des supermarchés… Le tout sera bien évidemment hyper-connecté.

Les agents de la CIA qui ont pratiqué la torture ne sont pas punis

En décembre dernier, le Sénat américain a publié un rapport sur les méthodes de détention et d’interrogatoire de la CIA. Un rapport accablant sur la façon dont l’agence de renseignement a traité les détenus accusés de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001, en les torturant. John Mac Arthur, président du Harper’s magazine, a préfacé ce rapport.

Les agents de la CIA qui ont pratiqué la torture et les hauts responsables ne sont pas punis“, déplore John Mac Arthur. “Tous ces gens-là défendent leurs méthodes en disant qu’elles ont été efficaces et ont permis de sauver des vies!“.

Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Joseph Stiglitz : « La crise, une occasion manquée »

L’Europe est confrontée aux problèmes particuliers posés par l’euro. Mais il existe certains problèmes communs à long terme auxquels sont confrontés tous les pays avancés. En lieu et place de ces politiques d’austérité erronées, la récession aurait pu devenir le bon moment pour consacrer plus de ressources pour prendre ces problèmes à bras-le-corps.

Nous verrions alors des économies plus fortes, à la fois aujourd’hui et pour l’avenir. Au lieu de cela, des deux côtés de l’Atlantique, nous avons laissé ces problèmes s’envenimer.

Il existe quatre problèmes sur lesquels je souhaiterais attirer l’attention. Tout d’abord, dans tous les pays avancés, des transformations structurelles sont nécessaires, à mesure que nous passons d’une économie manufacturière à une économie de services, et que nous nous adaptons aux nouvelles réalités géopolitiques et aux changements associés en matière d’avantage comparatif.

Globalement, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier continuera à baisser, la croissance de la productivité dépassant celle de la demande ; et la part des emplois globaux situés dans les pays avancés sera également en baisse. Il restera certains marchés de niches importants, et il faut les cultiver.

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Lyon : Custom 77, “This is the end… “

Custom 77, le créateur lyonnais de guitares, a annoncé voilà une semaine qu’il mettait la clef sous la porte. En cause: le refus d’un prêt de 50.000 euros, indispensable pour créer un stock et répondre aux commandes. Lancée en 2007, l’entreprise avait vendu plus de 6.000 guitares dans le monde.

Parmi ses clients : des groupes de rock anglo-saxons, des revendeurs installés au Japon, en Australie. L’entreprise venait de mettre un pied aux États-Unis. Mais le refus d’un prêt bancaire a sonné le glas du fabricant lyonnais.

Pour écouler ses dernières guitares et basses, l’entreprise casse les prix et les brade à moins 40 %. En une semaine, 450 instruments ont été achetés. Il ne leur en reste plus que 30….

Mais les gérants de Custom 77 n’ont pas dit leur dernier mot : ils voudraient relancer leur entreprise sous une autre forme.

États-Unis : La première ville qui fonctionne entièrement avec des énergies renouvelables

La ville de Burlington, dans l’état du Vermont, est la première ville des États-Unis à fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables. Une petite révolution locale dans un pays au bilan carbone particulièrement élevé. Un paradoxe démocratique.

C’est le grand paradoxe des États-Unis, pays autant critiqué qu’admiré, les états et les villes conservent une marge décisionnelle importante dans les choix politiques. Résultat, on observe des politiques locales diamétralement opposées en fonction des régions. Pas d’exception en matière d’écologie.

Alors que le pays dans son ensemble est responsable d’un impact important sur le bilan écologique global, certaines villes prennent la tangente et deviennent des symboles de changement. C’est ainsi le cas de Burlington, la plus grande ville de son état (+-40.000 habitants) qui se distingue depuis 2015 par une alimentation énergétique 100% verte.

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États-Unis : Les vagabonds en col blanc

Steven Bo Keeley, fantasque Américain, propose à des cols blancs en mal de sensations de vivre la vie des hobos. Il les emmène traverser les États-Unis en sautant de train en train, sur les traces des clochards célestes de Jack Kerouac. Un journaliste a tenté l’expérience.

C’est par hasard que j’entends parler de Steven Bo Keeley pour la première fois. L’idée de me faufiler dans des wagons de marchandises pour voir du pays me fascine depuis longtemps, et une amie d’Oakland, une gauchiste radicale, me parle d’un livre qui, dit-elle, pourrait m’aider à me préparer. Ce sont les “Mémoires d’un hobo” [vagabond qui voyage principalement en train] qu’elle a rencontré dans un dîner, un certain Steven Bo Keeley, qui emmène des groupes de cadres d’entreprise dans ses aventure de routard du rail. [...]

Keeley est un solitaire étrangement sociable et il est entouré d’un drôle de groupe de sympathisants qui financent  ses aventures. Sur son site Internet, entre ses articles et ses photos, il propose ses services de tour-opérateur, invitant des cadres à rompre la monotonie de leur vie de bureau pour  risquer leur vie avec lui sur le rail. Parmi les options qu’il  propose, vous pouvez choisir de séjourner dans des abris  de SDF ou de bivouaquer dans une “jungle”, les camps de  fortune des hobos.

Les moins téméraires optent pour des  excursions dans des mines désaffectées ou des randonnées  dans le désert. En échange de ces virées, les “vagabonds en col blanc” de Keeley – ils sont avocats, programmeurs, chercheurs, chefs d’entreprise ou investisseurs – l’accueillent  dans leur univers. Il a été invité par des magnats de la  finance et convié dans les luxueux chalets du cénacle des  anarcho-capitalistes à Aspen, dans le Colorado.
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La Californie orpheline de ses arbres géants

En moins d’un siècle, la moitié des grands arbres californiens – dont les célèbres séquoias – a disparu. En cause, l’exploitation forestière mais surtout la pénurie d’eau.

“BIG TREES”. Avant que les colons blancs n’arrivent en Californie, il y en avait partout, sur le littoral Pacifique et dans la Sierra Nevada, dans les collines au sud de la baie de San Francisco, au moins jusqu’à Big Sur. Les séquoias sont ces arbres géants à l’écorce rouge, dont certains culminent à plus de cent dix mètres de hauteur pour plusieurs mètres de diamètre. Aujourd’hui, seuls 4% des forêts d’origine subsistent.

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Equation : La plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

Kaspersky Lab affirme avoir découvert qu’un groupe nommé “Equation”, présenté comme proche de la NSA, espionne le monde entier. Ce groupe a développé des outils d’espionnage indétectables et les a installés secrètement sur les disques durs des ordinateurs, révèle l’éditeur de logiciels anti-virus.

C’est l’un des groupes les plus menaçants que nous ayons vus“. Un rapport publié lundi par la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab affirme que des millions d’ordinateurs sont espionnés en secret par les outils du groupe Equation.

La mystérieuse organisation, dont plusieurs indices pointent vers un lien fort avec la NSA, userait de méthodes sophistiquées pour installer des fichiers indétectables sur les disques durs des ordinateurs. 

Cette campagne “surpasse tout ce qui a été fait en matière de complexité et de sophistication” dans le domaine du cyber-espionnage, indique l’éditeur d’antivirus, qui a retrouvé sa trace jusqu’à aussi loin que 2001. Appelés Fanny ou GRAYFISH, les programmes développés par le groupe Equation volent les informations des ordinateurs infectés en exploitant les failles de Windows.
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Cowspiracy : Le secret du développement durable

Ce documentaire enquête sur le silence qui pèse sur l’élevage industriel. Celui-ci est pourtant l’une des principales causes de la destruction de l’environnement.Pourquoi les grandes ONG écologiques le ménagent-elles autant ? Quelle est l’activité humaine qui a le plus d’impact sur l’environnement ? Ce ne sont pas les transports, pas l’industrie… Mais l’élevage industriel. C’est l’idée choc avancée par le documentaire qu’on pourrait traduire par : « La conspiration des vaches ».

Le réalisateur Kip Andersen, filmé par Keegan Kuhn, se met en scène, en tant qu’apprenti écolo d’abord bouleversé par le film “An Inconvenient truth” d’Al Gore. Il cherche quel peut être le geste le plus écologique à faire au quotidien. Il se renseigne donc sur les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre… et découvre à sa grande surprise que ce ne sont pas les transports ou l’industrie… mais l’élevage !

Pérou : A la Pampa, les chercheurs d’or ont remplacé la forêt

Forêts rasées, terres contaminées… Dans ce numéro d’Élément terre, nous partons au Pérou, à la Pampa. Cette zone, qui abritait autrefois des milliers d’hectares de forêts, est désormais occupée par les chercheurs d’or illégaux.

Au Pérou depuis deux ans, la police et l’armée multiplient les raids dans la jungle amazonienne. Dans leur collimateur : les mineurs. Depuis 2012, l’extraction d’or sans permis est un crime. Pour extraire le métal précieux du fond du fleuve, les chercheurs utilisent du mercure, une technique ancienne et interdite, car dangereuse pour l’environnement.

A Madre de Dios, la plupart des habitants vivent de l’extraction illégale d’or. Les mines représentent encore aujourd’hui 70% du PIB de la région. Pour inverser la tendance, la communauté de Tres Islas tente de diversifier ses activités. Parmi elles, le commerce des noix d’Amazonie et l’éco-tourisme. Les touristes sont prêts à payer cher pour découvrir la forêt amazonienne.

Aux États-Unis, les scientifiques planchent aussi sur la question. A l’université de Standford, leurs cobayes se transforment en coupeurs d’arbres au travers d’un jeu vidéo. Objectif : créer de l’empathie et analyser l’évolution des comportements.

États-Unis : Cuisine italienne au cannabis avec une chef de 91 ans

“Bong Appétit” est une nouvelle série sur les boissons et aliments infusés au cannabis. Vous découvrirez de nombreuses façons de consommer le cannabis.

Dans ce premier épisode, le chef cuisine Matt Zimbric se rend dans un jardin de cannabis médical secret en Californie, tenu par Nonna Marijuana, une grand-mère de 91 ans qui cuisine à l’italienne.

Utilisant des têtes de cannabis cultivé par sa propre fille, Nonna enseigne à Matt une technique infaillible pour infuser le cannabis dans du beurre, puis lui montre comment préparer un poulet « pot-cciatore » et des gnocchis au beurre de cannabis.

Au passage, elle explique comment et pourquoi elle recommande le cannabis médical à ceux qui en ont besoin, sans consommer elle-même ce qu’elle produit.

États-Unis : Les Appalaches décapitées par les marchands de charbon

Aux États-Unis, Malgré le boom du pétrole et du gaz de schiste, le charbon demeure la principale source d’énergie aux États-Unis. Pour en accroître la production, les compagnies minières privilégient désormais l’exploitation à ciel ouvert en arasant les sommets à l’explosif. Ce procédé, très utilisé dans les Appalaches, a des conséquences environnementales désastreuses. L’extraction de cette source d’énergie ravage la nature… mais fournit des emplois.

L’après-midi du 5 avril 2010, une puissante boule de feu se propage dans les galeries de l’Upper Big Branch, une mine de charbon de la Coal River Valley, en Virginie-Occidentale. Des dizaines d’hom- mes sont pris au piège. Tandis que les camions-satellites de Cable News Network (CNN) sont dépêchés, le président Barack Obama intervient à la télévision.

Cette vallée encaissée, jalonnée de villages quasi fantômes, où l’eau du robinet a l’odeur du diesel, devient le cœur du cyclone média- tique américain. Le macabre suspense prend fin au bout de quelques jours : le bilan définitif s’établit à vingt-neuf morts.

Deux stèles ont été construites à la mémoire des disparus. L’une, taillée dans le granit, représente vingt-neuf silhouettes se donnant l’accolade. Financée par l’industrie, elle est dédiée à « tous les mineurs blessés, malades, ou morts au travail». L’autre mémorial, moins ostentatoire, est visible sur le lieu même du drame : vingt-neuf casques et autant de couronnes de fleurs. Sur le sol, un message tracé à la craie par un habitant, comme un cri : « Dieu bénisse le charbon. »
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États-Unis : L’installation de centres médicaux dans les centres commerciaux séduit

Un centre médical va ouvrir ses portes dans quelques mois dans un centre commercial de la cité de la Castellane à Marseille. Une première en France.

Cette pratique est déjà courante outre-Atlantique. Dans un centre commercial du Texas (États-Unis), on peut y faire ses courses, s’y habiller, manger, mais également aller consulter un médecin. Impossible de louper le centre médical et sa devanture tape-à-l’œil. Il est ouvert sept jours sur sept, de 9h à 20h.

TTIP : Peurs et espoirs du partenariat commercial UE-USA

Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.

Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l’UE avait mis à l’agenda de sa session plénière.

Domenico Losurdo : « Contre-histoire du libéralisme »

Domenico Losurdo signe un ouvrage accablant sur les liens entre le libéralisme et les théories de la suprématie occidentale (esclavagisme, racisme, massacres de masse) portées par des penseurs ou acteurs politiques et économiques de premier plan, entre le XVIIe et le XIXe siècles.

Théodore Chassériau – “Portrait d’Alexis de Tocqueville” (1850)

«La race européenne a reçu du ciel ou a acquis par ses efforts une si incontestable supériorité sur toutes les autres races qui composent la grande famille humaine, que l’homme placé chez nous, par ses vices et son ignorance, au dernier échelon de l’échelle sociale est encore le premier chez les sauvages».

L’auteur des lignes mises en exergue ci-dessus n’est pas un marginal et sanguinaire partisan de la colonisation occidentale; c’est le doux et libéral A. de Tocqueville, auteur classique, inscrit aux programmes scolaires de certaines filières au lycée ou à l’université –pour des idées toutes autres que celles étudiées par Domenico Losurdo dans le présent ouvrage.
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Institut Tavistock : « Techniques de manipulation mentale et de contrôle social » (Audio)

AVERTISSEMENT : La rédaction de Fortune ne souscrit pas à l’ensemble des thèses et conclusions présentées par les auteurs.

Émission diffusée sur la radio Méridien Zéro le 30 janvier 2015 proposant de lever un voile sur ce qui constitue le principal laboratoire de manipulation et formatage des opinions publiques occidentales, et ce depuis quasiment un siècle.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Pour nous en donner un aperçu, les invités Thibault Philippe et Maurice Gendre proposent ci-dessous une très riche biblio et “sitographie” afin que vous puissiez compléter la présentation de ce soir.
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Le bazooka nucléaire

Ce que vous voyez ci-dessus est un missile nucléaire miniature monté sur un bazooka portable qui nous vient tout droit de la guerre froide.

Dans les années 50 et 60 le gouvernement Américain cherchait à développer une arme nucléaire la plus légère et portable possible de façon à être capable de la parachuter sur le dos d’un soldat près des lignes ennemies, après de longues recherches ils ont conçut une tête nucléaire dénommée W54.

A cause de leur taille ces bombes atomiques étaient de faible puissance, entre 10 et 20 tonnes de TNT, très loin des 13.000 tonnes d’Hiroshima mais suffisantes pour détruire un quartier.

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Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ?

On observe, par exemple aux États-Unis et au Japon depuis le début des années 2000, au Royaume-Uni depuis 2008, l’absence de hausse (ou même la baisse) du salaire réel par tête alors que l’économie est en croissance et que le taux de chômage devient très faible.

Ce nouveau fonctionnement du marché du travail, dû à la perte de pouvoir de négociation des salariés, conduit à une inflation très faible même au plein emploi. Mais est-ce un modèle économique durable ?

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ? A priori, la réponse peut être positive si : – la stagnation des salaires réels conduit à une forte hausse de l’emploi, puis, quand le plein emploi est atteint, de l’immigration ; le revenu des ménages est alors alimenté par l’emploi et non par le salaire réel par tête.

Ceci s’observe aux États-Unis et au Royaume-Uni ; – la faiblesse de la demande des ménages est compensée par une croissance rapide des exportations, avec l’amélioration de la compétitivité, entraînant aussi une croissance rapide de l’investissement des entreprises, avec aussi l’amélioration de la profitabilité.
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États-Unis : Le Colorado obtient 30 millions de dollars de bonus fiscal grâce à la légalisation du cannabis

Dans le Colorado, aux États-Unis, la légalisation du cannabis a des effets secondaires étonnants. Grâce aux recette de sa vente, l’État a empoché 30 millions de dollars de surplus fiscal qu’il va devoir reverser aux administrés.

États-Unis : l’écart se creuse entre les étudiants riches et pauvres

Seul un étudiant pauvre sur cinq décroche au moins une licence aujourd’hui outre-Atlantique. Une proportion qui ne s’est pas améliorée depuis un demi-siècle.

Si la part des étudiants aisés qui terminent avec succès leurs études universitaires n’a cessé de progresser aux États-Unis depuis un demi-siècle, ce n’est pas le cas, loin de là, de celle des étudiants les plus modestes.

Tel est l’inquiétant constat que viennent de dresser l’université de Pennsylvanie et l’Institut Pell pour l’Étude des chances dans l’enseignement supérieur dans ce rapport sur les «Indicateurs sur l’équité dans l’enseignement supérieur aux États-Unis» de 1970 à nos jours (voir ci-dessous). Et qui pose en sous-titre la dérangeante question : «Quand les États-Unis vont combler le fossé de la réussite académique selon le niveau de revenus ?»

Selon les conclusions du rapport, 77% des moins de 24 ans issus du quartile le plus riche de la population (dont les revenus de la famille dépassent 108 650 dollars par an) ont décroché au moins une licence (bachelor degree) en 2013 contre 40% en 1970. Soit près du double en 45 ans… A l’inverse, seuls 9 % des personnes provenant du quartile le plus pauvre (dont les revenus de la famille vont jusqu’à 34 160 dollars par an) ont réussi à obtenir au moins un bac +3 alors qu’ils n’étaient que 6 % en 1970. Une progression très limitée pour une aussi longue période.

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Guerre de l’ombre au Sahara

La guerre pour contrôler les ressources du XXIe siècle a déjà commencé. Et l’Afrique, comme à l’accoutumée, est aux premières loges. Depuis des décennies, la France n’est plus la seule à avoir des vues sur le continent.

Dès les années 1960, la découverte d’immenses gisements de pétrole dans le golfe de Guinée attire un nouvel acteur aux besoins inextinguibles, les États-Unis. Peu à peu, la première puissance mondiale s’implante en Afrique. En 1992, son armée intervient en Somalie, ravagée par une guerre civile, pour une opération dite humanitaire. Six ans plus tard, les États-Unis récidivent au Soudan après des attentats contre deux ambassades américaines par une organisation alors obscure : al-Qaida.

Le 11 septembre 2001 est un tournant. Pris de vitesse par la Chine sur l’ensemble du continent, Washington met un pied au Sahara dans le cadre officiel de sa “lutte contre le terrorisme”. En 2007, l’administration Bush renforce son instrument politico-militaire à travers Africom, visant notamment à quadriller la région. Mais derrière ce combat se cachent d’autres batailles : la zone saharienne contient les plus grandes réserves pétrolières d’Afrique, mais aussi de l’uranium, du fer, de l’or… Parallèlement, la France renforce sa présence militaire sur le continent.

Réalisé par Bob Coen, Eric Nadler (France – 2013)

Big Data : Une nouvelle révolution copernicienne

C’est une révolution dont l’internaute ne voit encore que les prémices. Le Big Data va transformer la façon dont chacun de nous perçoit la réalité. La capacité de stocker et d’analyser des volumes massifs de données via les technologies de l’informatique dites « en nuage » (« cloud ») va en effet accélérer un autre développement: celui des objets connectés.

Alors qu’aujourd’hui, pour l’essentiel, les informations qui transitent sur Internet sont générées par des opérateurs humains, dans un avenir proche, ce sera majoritairement le fait de capteurs et d’objets connectés à des machines ou à des hommes.

« Comme ce fut le cas des réseaux sociaux ou des moteurs de recherche, les nouvelles générations d’objets connectés devraient être à l’origine de changements majeurs dans les formes culturelles, sociales et politiques de nos sociétés », prévient Bernard Benhamou, ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet.

« Jusqu’à récemment, la collecte de données était difficile, chronophage et coûteuse », précise Viktor Mayer-Schönberger, professeur à Oxford. La méthode de l’échantillonnage aléatoire permet encore aujourd’hui d’utiliser une petite partie des informations pour se faire une idée du tout.
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Comment travaillera t-on dans 10 ans ?

Nos modes de travail sont à l’aube d’une révolution radicale. Une révolution susceptible de modifier en profondeur l’organisation de nos sociétés et la conception même du travail. On aspire à travailler différemment, on ressent le besoin de s’organiser autrement et partout dans le monde, des initiatives émergent et proposent des alternatives viables.

Évoluant au cœur de ces nouveaux modes de travail depuis plusieurs années et ayant la chance de pouvoir mener des recherches autour de ces questions, je vous propose un tour d’horizon des principales mutations à venir dans nos façons de travailler.

Le modèle salarié ne sera plus dominant

On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais le temps n’est pas loin où le nombre de travailleurs indépendants aura dépassé le nombre de salariés.

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Le cannabis bientôt en pharmacie

Le sativex, un spray buccal à base de cannabis, sera le premier médicament du genre autorisé en France. Dans quelques semaines, il pourra être vendu dans les pharmacies. Il sera exclusivement prescrit aux malades qui souffrent de sclérose en plaques et subissent des contractions très douloureuses.

“Ce médicament s’administre en inhalation, on ne retrouve pas les effets récréatifs du cannabis, les doses n’ont rien à voir. Il n’y a pas de dépendance, on peut l’arrêter quand on veut”, détaille Olivier Heinzlef, neurologue au CHU de Poissy.

Martine Schachtel, infirmière à la retraite, a publié “Cannabis sur ordonnance. Pour garder le goût de vivre jusqu’au bout”. Elle salue l’arrivée en pharmacie du Sativex, un spray buccal à base de cannabis, premier médicament du genre autorisé en France mais se “désole qu’il soit destiné à un certain type de patients qui souffrent de sclérose en plaques”.
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Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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États-Unis : Les « chers » médecins de Sanofi

C’est un médecin d’Augusta, une petite ville de Géorgie, aux Etats-Unis, qui détient le record. Cent douze mille cinq cent vingt dollars (92 008 euros) : voilà ce que le docteur Charles Shaefer a empoché au cours des cinq derniers mois de 2013 de la part de Sanofi, dont près de 24 000 dollars pour faire la promotion de son insuline star, le Lantus.

Extrapolé sur une année entière, cela fait un chèque de plus de… 270 000 dollars ! La moitié de la somme versée par le géant pharmaceutique français correspond à des missions de conseil et un quart rémunère des interventions publiques. Les frais de voyage et d’hébergement représentent une enveloppe de plus de 25 000 dollars.

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Le secret des frites de McDonald’s dévoilé par… McDonald’s

Le leader mondial de la restauration rapide a révélé les ingrédients ainsi que le processus de fabrication de ses frites dans deux vidéos. Une opération de communication savamment contrôlée.

Combien d’ingrédients utilisez-vous lorsque vous préparez vous-même vos frites maisons? Sûrement moins que l’entreprise américaine McDonald’s, qui fait intervenir 19 composants dans le processus de fabrication de ses fameuses «french fries».

Une des vidéos mises en ligne sur Youtube mardi 20 janvier, déjà visionnées 4 millions de fois, qui détaillent la préparation de ses frites, décrit les dix-neuf composants utilisés dans la fabrication des frites McDonald’s.

Un arôme naturel de bœuf y est par exemple inséré pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. L’acide citrique et le diméthylpolysiloxane interviennent 2 fois dans le processus.  A cela sont également ajoutés, sans surprise, des colorants afin de rendre les frites plus attrayantes, ainsi que des conservateurs.
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Baril à 50 dollars : risque de récession majeur pour le secteur pétrolier

Il y a des courses de fond. Celle-ci est une course vers le fond. Les cours du baril dégringolent à 50 dollars cette semaine, du jamais vu depuis le lendemain de la crise de 2008. Aussi vertigineuse qu’inattendue, la chute du prix de l’or noir atteint désormais 55 % depuis le début du mois de juin.

Est-ce la preuve d’un retour durable à l’abondance pétrolière ? Pas si vite.

Conséquence à la fois du boom du pétrole “de schiste” aux Etats-Unis et de la fragilité de la croissance économique mondiale, ce contre-choc pétrolier est en passe de mettre à nu bien des rois du pétrole.

D’ouest en est et du nord au sud, tous les producteurs pétroliers du monde, grands et petits, pompent aujourd’hui le brut à tombeau ouvert afin de sauvegarder un tant soit peu leurs chiffres d’affaires, en espérant que le concurrent d’à côté calanchera le premier.

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Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.
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États-Unis : Paie-moi un câlin

Ce 21 janvier était la Journée internationale du câlin. Une nouvelle industrie prend justement son envol aux États-Unis: partout dans le pays, des professionnels proposent de prodiguer un moment de tendresse platonique en échange d’une rémunération.
Kimberley Kilbride est câlineuse professionnelle. Moyennant 80 dollars de l’heure [68 euros] ou jusqu’à 400 dollars la nuit [340 euros], cette mère de trois enfants enfile un pyjama de flanelle, remise ses photos de famille et invite des clients dans sa chambre à coucher de Highland, dans l’État de New York, pour leur faire des câlins. La chose demeure strictement platonique, tient-elle à souligner.

L’industrie du câlin est en plein essor. On trouve des câlineurs professionnels dans seize États américains au moins. Des milliers de personnes les sollicitent pour se faire serrer, chatouiller et étreindre pour un prix déterminé.

Je suis une convertie”, confie ainsi Melissa Duclos-Yourdon, 35 ans, écrivaine et journaliste indépendante de Vancouver, dans l’État de Washington. Elle a fait appel à un câlineur après en avoir entendu parler par des membres de son club de lecture. Elle s’est dit que cela pourrait lui donner de la matière pour écrire un essai. Après avoir tenté l’expérience, elle admet s’être “sentie transformée”.
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États-Unis : Zéro déchets à San Francisco

Zéro déchets en 2020 ! C’est le pari ambitieux de la ville de San Francisco, en Californie, qui a décidé de faire de l’élimination des déchets une de ses mesures phares.

Tri obligatoire depuis 2009, puces intégrées au fond des poubelles, taxes sur les débris non-recyclables, interdiction des sacs plastiques: à San Francisco, la guerre aux déchets est déclarée !

Plongée dans les plus grands cimetières d’ordures de la planète

La croissance des pays émergents, en ouvrant la consommation de masse à des populations nombreuses, remet la problématique de la gestion des déchets au centre des préoccupations environnementales. Des centaines de décharges géantes apparaissent dans le monde, et les normes internationales peinent à faire consensus chez les politiques.Quelle diversité de décharges, ressemblant parfois à des cimetières de déchets, peut-on trouver dans le monde ?

Stéphane Arditi : Les décharges du monde peuvent se singulariser de plusieurs manières. On peut en établir de deux grandes catégories que sont les décharges légales des décharges illégales. Les décharges légales répondent à des standards, des normes qui les obligent à de fortes contraintes.
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