États-Unis : Les « chers » médecins de Sanofi

C’est un médecin d’Augusta, une petite ville de Géorgie, aux Etats-Unis, qui détient le record. Cent douze mille cinq cent vingt dollars (92 008 euros) : voilà ce que le docteur Charles Shaefer a empoché au cours des cinq derniers mois de 2013 de la part de Sanofi, dont près de 24 000 dollars pour faire la promotion de son insuline star, le Lantus.

Extrapolé sur une année entière, cela fait un chèque de plus de… 270 000 dollars ! La moitié de la somme versée par le géant pharmaceutique français correspond à des missions de conseil et un quart rémunère des interventions publiques. Les frais de voyage et d’hébergement représentent une enveloppe de plus de 25 000 dollars.

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Le secret des frites de McDonald’s dévoilé par… McDonald’s

Le leader mondial de la restauration rapide a révélé les ingrédients ainsi que le processus de fabrication de ses frites dans deux vidéos. Une opération de communication savamment contrôlée.

Combien d’ingrédients utilisez-vous lorsque vous préparez vous-même vos frites maisons? Sûrement moins que l’entreprise américaine McDonald’s, qui fait intervenir 19 composants dans le processus de fabrication de ses fameuses «french fries».

Une des vidéos mises en ligne sur Youtube mardi 20 janvier, déjà visionnées 4 millions de fois, qui détaillent la préparation de ses frites, décrit les dix-neuf composants utilisés dans la fabrication des frites McDonald’s.

Un arôme naturel de bœuf y est par exemple inséré pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. L’acide citrique et le diméthylpolysiloxane interviennent 2 fois dans le processus.  A cela sont également ajoutés, sans surprise, des colorants afin de rendre les frites plus attrayantes, ainsi que des conservateurs.
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Baril à 50 dollars : risque de récession majeur pour le secteur pétrolier

Il y a des courses de fond. Celle-ci est une course vers le fond. Les cours du baril dégringolent à 50 dollars cette semaine, du jamais vu depuis le lendemain de la crise de 2008. Aussi vertigineuse qu’inattendue, la chute du prix de l’or noir atteint désormais 55 % depuis le début du mois de juin.

Est-ce la preuve d’un retour durable à l’abondance pétrolière ? Pas si vite.

Conséquence à la fois du boom du pétrole “de schiste” aux Etats-Unis et de la fragilité de la croissance économique mondiale, ce contre-choc pétrolier est en passe de mettre à nu bien des rois du pétrole.

D’ouest en est et du nord au sud, tous les producteurs pétroliers du monde, grands et petits, pompent aujourd’hui le brut à tombeau ouvert afin de sauvegarder un tant soit peu leurs chiffres d’affaires, en espérant que le concurrent d’à côté calanchera le premier.

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Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.
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États-Unis : Paie-moi un câlin

Ce 21 janvier était la Journée internationale du câlin. Une nouvelle industrie prend justement son envol aux États-Unis: partout dans le pays, des professionnels proposent de prodiguer un moment de tendresse platonique en échange d’une rémunération.
Kimberley Kilbride est câlineuse professionnelle. Moyennant 80 dollars de l’heure [68 euros] ou jusqu’à 400 dollars la nuit [340 euros], cette mère de trois enfants enfile un pyjama de flanelle, remise ses photos de famille et invite des clients dans sa chambre à coucher de Highland, dans l’État de New York, pour leur faire des câlins. La chose demeure strictement platonique, tient-elle à souligner.

L’industrie du câlin est en plein essor. On trouve des câlineurs professionnels dans seize États américains au moins. Des milliers de personnes les sollicitent pour se faire serrer, chatouiller et étreindre pour un prix déterminé.

Je suis une convertie”, confie ainsi Melissa Duclos-Yourdon, 35 ans, écrivaine et journaliste indépendante de Vancouver, dans l’État de Washington. Elle a fait appel à un câlineur après en avoir entendu parler par des membres de son club de lecture. Elle s’est dit que cela pourrait lui donner de la matière pour écrire un essai. Après avoir tenté l’expérience, elle admet s’être “sentie transformée”.
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États-Unis : Zéro déchets à San Francisco

Zéro déchets en 2020 ! C’est le pari ambitieux de la ville de San Francisco, en Californie, qui a décidé de faire de l’élimination des déchets une de ses mesures phares.

Tri obligatoire depuis 2009, puces intégrées au fond des poubelles, taxes sur les débris non-recyclables, interdiction des sacs plastiques: à San Francisco, la guerre aux déchets est déclarée !

Plongée dans les plus grands cimetières d’ordures de la planète

La croissance des pays émergents, en ouvrant la consommation de masse à des populations nombreuses, remet la problématique de la gestion des déchets au centre des préoccupations environnementales. Des centaines de décharges géantes apparaissent dans le monde, et les normes internationales peinent à faire consensus chez les politiques.Quelle diversité de décharges, ressemblant parfois à des cimetières de déchets, peut-on trouver dans le monde ?

Stéphane Arditi : Les décharges du monde peuvent se singulariser de plusieurs manières. On peut en établir de deux grandes catégories que sont les décharges légales des décharges illégales. Les décharges légales répondent à des standards, des normes qui les obligent à de fortes contraintes.
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Allemagne : Les végétariens défilent contre la “salamisation” de la société

C’est l’un des slogans pleins d’humour que l’on pouvait lire lors de la manifestation écologiste de ce samedi à Berlin. Ces agriculteurs et activistes végétariens entendaient protester contre ce qu’ils appellent les usines à viande, les OGM et l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et les États-Unis.

Manger, c’est politique, déclare ce militant. A chaque fois que je décide d’acheter quelque chose, je le fais en fonction de comment les animaux sont traités ou de ce qui pousse dans nos champs. Bien-sûr, je peux acheter certaines espèces, je peux manger moins de viande – on en mange trop de toutes façons – et je fais en sorte de soutenir les paysans, et pas les grandes compagnies agro-alimentaires”.

États-Unis : Le Colorado célèbre les un an de la légalisation du cannabis (Màj)

Addendum du 23/01/2015 : La ruée vers le cannabis

Le Colorado fait partie des États américains où la consommation de cannabis est légale depuis un an. C’est la dernière mode : pour 1501 dollars la journée, on grimpe dans une limousine et accompagné d’une musique locale, on déguste du cannabis. “C’est vraiment super cool de faire ça“, s’enthousiasme un participant.

Reste que si l’on peut fumer du cannabis facilement au Colorado, sa consommation est interdite dans les espaces publics. Le produit est toujours considéré comme une drogue dangereuse par une partie importante du corps médical américain.

Comment le crédit a perverti le dollar, l’épargne… et tout le reste

L’argent change de mains dans un monde où se trouvent des économistes, des banques centrales, des journaux et la télévision. Ce que les gens croient au sujet de l’argent, ce qu’ils entendent et voient, affecte leur manière de penser à ce qu’il y a dans leurs poches et ce qu’ils en font.

“Ces nouveaux dollars se glissent dans toute la structure du monde matériel comme du kudzu le long d’une voie ferrée.”

Nous avons décrit jusqu’où la machine à crédit post-1971 s’étend : jusque dans les réunions éditoriales d’un journal satirique parisien. Des islamistes, radicalisés par les guerres au Proche-Orient financées à crédit par le Pentagone, ont assassiné des dessinateurs français.

Nous lisons notre courrier. De nombreux lecteurs sont sceptiques. Rejetons-nous tous les maux du monde sur le système monétaire ? Non, répondons-nous… pas tous. Mais les maux monétaires du moment ? Oui… tous ou presque sont le fruit de la grande bulle du crédit.

Nous n’avons pas de conseils utiles concernant la majeure partie du malaise mondial. Il y aura toujours des meurtriers et des fanatiques. Il y aura toujours des booms et des krachs. Il y aura toujours de la stupidité, de la corruption et des démocrates. De la mauvaise musique. Du vin imbuvable. De l’architecture laide. Une fois lancé sur les problèmes planétaires, comment savoir où nous arrêter !

Quant à la majeure partie de ce qui se passe sur la planète Terre — ou même dans notre propre foyer –, nous n’en savons pas grand-chose… et en comprenons encore moins. Mais nous avons observé, étudié et analysé le système monétaire mondial depuis maintes années. Lui non plus ne sera jamais entièrement compris par l’esprit humain, mais certaines parties deviennent claire… comme les contours d’une île dans le brouillard… que nous pouvons discerner, tout juste.

Capital et argent sont factices
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James Howard Kunstler dissèque la banlieue (américaine)

Selon James Howard Kunstler, les espaces publics doivent être des centres d’inspiration pour la vie civique et une manifestation physique du bien commun. Et pourtant, l’Amérique, selon lui, ne propose que des espaces qui nous laissent indifférents

Amérique latine : Le libéralisme revient en force

L’Alliance du Pacifique symbolise-t-elle la montée en puissance de la droite libérale et libre-échangiste dans la région, ou une simple réponse aux déçus des gauches, chaviste ou luliste?

En Amérique latine, les partisans du libre-échange ont désormais leur cénacle: l’Alliance du Pacifique (AP). Dernière née des multiples instances d’intégration régionale que le sous-continent n’a cessé de générer depuis les années 1960, cette alliance, qui regroupe quatre pays dotés d’une façade maritime sur le Pacifique –Mexique, Colombie, Pérou et Chili– est née à l’initiative de Lima en 2011, et a été officiellement créée en 2012.

Contrairement à la plupart des blocs existants, plus ou moins politiques et plus ou moins efficaces (le Mercosur, l’Alba, la CAN, l’Unasur et récemment la Celac…), les objectifs de départ de ces pays, surnommés «Pacific pumas», reposent avant tout sur la promotion du libre-échange avec, à la clé, la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes entre les quatre membres (déjà liés entre eux par des accords de libre échange) et le rapprochement économique avec la zone Asie Pacifique.

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États-Unis : La Fed a peut-être trouvé le moyen de réduire la taille des méga-banques

Par John Gapper du Financial Times

Goldman Sachs a provoqué une certaine émotion cette semaine en publiant une note d’analyse insinuant que la banque JPMorgan Chase pourrait vouloir se morceler en plusieurs entités. Je crois à l’indépendance de la recherche sur les banques d’investissement autant que n’importe qui, mais il est difficile de ne pas remarquer que le grand bénéficiaire d’une telle décision serait Goldman Sachs.

Ce qui ne veut pas dire que c’est une mauvaise idée. En fait, cela pourrait être une très bonne idée, peut-être pour les actionnaires de JPMorgan, et sans conteste pour la société au sens large. Cela signifie aussi que les régulateurs des banques dans le monde entier s’approchent irréductiblement de l’idée de démanteler les plus grosses banques avec leurs propres outils, au lieu d’attendre que les gouvernements fassent ce qu’il faut faire. Si c’est le cas, on leur souhaite vraiment bonne chance.

Les analystes de Goldman n’ont pas eu à travailler eux-mêmes sur les chiffres d’un démembrement de JPMorgan. La Réserve fédérale leur a donné un coup de main. Le mois dernier, celle-ci a dévoilé son plan pour imposer des ratios de capitaux plus élevés aux huit banques qui figurent parmi les 29 “banques d’importance systémique dans le monde”. Il s’agit des institutions financières que les régulateurs ne pourraient en aucun cas laisser sombrer dans le chaos durant n’importe quelle crise.

En tête de liste, JPMorgan, qui n’est pas seulement la banque américaine la plus importante et la plus diversifiée, avec ses 2,4 milles milliards d’actifs et d’activités dans de nombreux pays, depuis les cartes de crédit jusqu’aux crédits dérivés, mais qui est aussi, et c’est là le point embêtant, celle qui réussit le mieux. Contrairement à nombre de ses concurrentes, comme Barclays, il n’y a pas de raison pour elle de séparer ses activités d’investissement ou de maigrir par de quelconques autres moyens.
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Etats-Unis, triste record : la fortune des 0,1% les plus riches équivaut à celle des 90% « du bas »

On n’avait pas connu cela depuis la période des années 1920 et 1930. C’est le résultat principal d’une nouvelle étude des excellents Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, relayée par le Guardian (13 novembre 2014. On y trouve un lien vers l’étude complète).

Depuis le milieu des années 1970, la part de la richesse (au sens du patrimoine) des ménages détenue par le millième le plus riche (les 0,1%) est passée de 7% à 22% (courbe en bleu clair ci-dessous). Et depuis le milieu des années 1980, celle des 90 % les moins riches a dégringolé de 37% à 22,8% (courbe en bleu foncé). Les deux courbes se rejoignent presque en 2012.

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États-Unis : 1800 scientifiques se demandent si l’espèce humaine devait craindre l’avènement des robots

Peut-on vivre en harmonie avec les robots? C’est la question à laquelle une récente étude tente de répondre. En effet, pas moins de 1.800 scientifiques ont exprimé leur point de vue et les avis sont très partagés.

Voici le résultat de l’étude de l’Université d’Elon aux États-Unis: 52 % des scientifiques qui se sont exprimés lors de cette étude sont persuadés que l’impact de la robotique permettra de créer de nouvelles perspectives pour l’Homme, une certaine valeur ajoutée, avec la création par exemple de nombreux emplois liés à ce secteur bien spécifique. On imagine en effet très bien la nécessité d’un large éventail de techniciens et d’ingénieurs pour le soin et la maintenance de nos nouveaux amis.

Les progrès en robotique permettent, entre autres, de soutenir notre charge de travail et aussi de nous remplacer dans des secteurs laborieux, dangereux ou de précision. On s’imagine déjà dans un univers à la Star Wars avec des robots utilitaires à chaque coin de rue, avec pourquoi pas un petit R2D2 en guise de compagnon pour nous apporter le café. L’automatisation par la robotisation va aussi faciliter l’ouverture de nouveaux marchés.

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Arctique, la conquête glaciale

Longtemps à l’abri d’une exploitation industrielle d’envergure mondiale, l’Arctique risque de devenir le dernier eldorado pour les grandes compagnies pétrolières.


C’est en 2007 que Poutine, le premier, a déclaré son intérêt pour un potentiel pétrolifère estimé à 90 milliards de barils, exploitables dans un avenir proche. À sa suite, les autres pays riverains (États-Unis, Groenland, Norvège, etc.) ont réclamé leur part du gâteau, quitte à se disputer le tracé des frontières.

 

Mais déjà, plusieurs signes alarment les défenseurs de la nature : une première plate-forme s’est mise à dériver, tandis que la direction d’une centrale nucléaire russe, construite sur du permafrost en train de fondre, a observé un black-out informatif total.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Tania Rakhmanova (2013)

Merci à NOP

Les milliardaires se sont enrichis de 92 milliards de dollars en 2014

Les 400 personnes les plus riches concentrent une fortune de 4.100 milliards de dollars, selon Bloomberg. Elle n’a augmenté « que » de 2,3 % cette année, malgré la montée en puissance des milliardaires chinois.


4.100 milliards de dollars. C’est le montant de la richesse des 400 personnes les plus riches de la terre selon Bloomberg. Elle s’est accrue de 92 milliards cette année, soit une progression de 2,3%. Une hausse moins impressionnante qu’en 2013, lorsque les 300 personnes les plus riches avaient vu leur fortune croître de 500 milliards de dollars.

La performance des Bourses mondiales, notamment dans les pays émergents (Russie, Brésil…) ou en Europe, peut expliquer le ralentissement de la croissance, surtout exprimé en dollars. L’indice MSCI World n’a ainsi progressé que de 4% cette année, contre +24% en 2013.

Sans surprise, Bill Gates demeure l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée par Bloomberg à 87,6 milliards de dollars (+9,1 milliards). Il devance Warren Buffett (+13,7 milliards à 74,5 milliards) qui a bien profité de la hausse de Wall Street pour ravir la deuxième place au mexicain Carlos Slim, dont la richesse a fondu de 628 millions en un an… Le principal perdant du Top 5 mondial s’appelle Amancio Ortega Gaona (-4,6 milliards à 61,8 milliards).
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La jeunesse d’aujourd’hui est une «génération perdue» qui ne sait rien bricoler

Le constat peut paraître surprenant, tant la position opposée est répandue. A l’inverse donc de ceux qui pensent que la jeunesse actuelle est hyper à l’aise avec tout ce qui se trame sous le capot des portables, ordinateurs, tablettes et compagnie, Danielle George rétorque qu’il n’en est rien.

A l’occasion des conférences de Noël à la Royal Institution de Londres (une tradition qui remonte à 1825), cette professeur en ingénierie des radio-fréquences affirme que ce n’est pas parce que la génération actuelle est née dans un univers numérique et informatisée qu’elle y évolue comme un poisson dans l’eau. Ou alors si, mais littéralement: elle ne se pose pas trop de questions sur pourquoi l’eau est là, et comment, et selon quelle composition.

Contrairement à ce que peut laisser entendre l’expression de «digital native» (natif du numérique), Danielle George explique que la jeunesse, notamment en Grande-Bretagne, «est devenue une génération perdue qui ne peut plus réparer les gadgets et appareils», cite The Telegraph, précisément parce que cette jeunesse est née dans un monde où des machines très sophistiquées pullulent tout en semblant facile d’accès et d’utilisation.

«Toutes ces choses que nous avons chez nous semblent marcher la plupart du temps et parce qu’elles ne cassent pas, nous nous habituons à elles, a ajouté la scientifique, toujours selon le journal anglais. Elles sont presque devenus des boîtes noires qui ne meurent jamais. Et quand elles meurent, nous les jetons pour en acheter de nouvelles.»
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États-Unis : Attention au krach pétrolier

Par Philippe Herlin

Il n’est pas dans l’intérêt des producteurs de l’OPEP de baisser leur production, quel qu’en soit le prix“, a déclaré au Financial Times Ali al-Naimi, le ministre saoudien du pétrole depuis 1995, la personnalité considérée comme la plus influente de l’industrie énergétique mondiale. Même si le prix du baril atteignait 20 dollars, précise-t-il.

Dans la revue spécialisée Middle East Economic Survey, il affirme que, selon lui, le baril de pétrole ne reviendra jamais à 100 dollars, suggérant par-là que les prix actuels perdureraient sur le long terme.

Pourquoi une telle obstination? Cette politique n’a rien de suicidaire, au contraire : si l’Arabie Saoudite se mettait à baisser sa production, “les prix repartiraient à la hausse, et les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schiste prendraient notre part“, explique-t-il.

Manifestement, les pays du Golfe veulent absolument éviter que les États-Unis deviennent énergiquement indépendant, et cherchent carrément à saborder un pan entier de leur économie. La première puissance mondiale va-elle rester les bras croisés, ou va-t-elle rappeler que leur sécurité dépend d’elle ? Nous verrons, mais la tendance écrite par les prix est très claire.
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