Europe-Chine : la guerre de l’acier est déclarée

Une odeur de conflit flottait dans l’air depuis mardi. C’est désormais officiel : l’UE a annoncé jeudi [13 juin 2013] qu’elle lançait une procédure à l’Organisation mondiale du commerce contre la Chine. En cause : les taxes anti-dumping imposées par Pékin sur les importations européennes d’acier. Ce à quoi la Chine a promis de répondre “de façon appropriée“.

C’est confirmé. L’Union européenne a officiellement annoncé jeudi qu’elle lançait une procédure à l’OMC contre la Chine, à cause des taxes imposées par Pékin sur les importations européennes de tubes en acier.
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Philippe Béchade : « Tous les pays émergents sont en voie de ralentissement »

Philippe Béchade, rédacteur en chef à la Chronique Agora, le 19 juin 2013 sur BFM Business dans l’émission “Intégrale Placements“.

« Il n’y a aucune amélioration de l’activité économique. Je ne vois pas comment l’Amérique pourrait tirer seule la croissance. Les retraites aux Etats-Unis sont très basses, le taux de pauvreté parmi les retraités est en train d’exploser. L’effet de richesse de Mr Bernanke n’enrichit que les riches. »

États-Unis : Ruiné, Détroit pourrait vendre les chefs-d’œuvre de son musée

Menacée de faillite, la municipalité américaine envisage de vendre une partie de la prestigieuse collection du Detroit Institute of Art (DIA). Explication.

Vincent Van Gogh : Autoportrait au chapeau de paille

Pourquoi la ville envisage-t-ellede vendre des œuvres du Detroit Institute of Art (DIA) ?

La ville de Détroit (Michigan, États-Unis) connaît de graves difficultés financières. Sa dette est évaluée entre 15 et 17 milliards de dollars. Elle est en partie constituée de pensions de retraite non capitalisées.

Face à la faillite potentielle de la ville, le gouverneur Rick Snyder a nommé en juin un gestionnaire d’urgence. Pour satisfaire les créanciers de la ville, celui-ci envisage de vendre une partie de la collection du DIA, qui appartient à la municipalité. La vente forcée d’œuvres appartenant à l’un des dix premiers musées américains serait sans précédent dans l’histoire de l’art.

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LEAP : second semestre 2013 – Seconde déflagration dévastatrice / explosion sociale à l’échelle planétaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 juin 2013

Le choc de 2008 a certes été violent, mais la réaction du système, des pays et des banques centrales, par leurs plans de sauvetage d’une ampleur sans précédent, a réussi à en camoufler les pires conséquences : déclassement de l’Occident en général et des États-Unis en particulier, assainissement forcé de l’économie, lourde chute d’un niveau de vie artificiel, chômage de masse, amorce de mouvements sociaux… ont pu être en partie négligés au profit d’espoirs de reprise entretenus par les politiques irresponsables de déversement de liquidités sur les systèmes bancaires et boursiers.

Malheureusement, pendant que la planète se dopait, les problèmes globaux n’étaient pas abordés… cinq ans de perdus : la solidité de l’édifice est encore plus faible qu’avant la crise ; la « solution » US orchestrée par la Fed, que tout le monde a laissé faire pour prendre le temps de panser ses propres plaies, a consisté à éteindre avec de l’essence l’incendie qu’ils avaient eux-mêmes allumé. Rien d’étonnant alors que ce soit encore eux, pilier du monde-d’avant refusant de rentrer dans le rang, avec leurs fidèles flotteurs japonais et britannique, qui enflamment à nouveau la situation mondiale.

Et cette fois, il ne faudra pas compter sur les pays en faillite pour sauver la situation : ils sont à genoux suite au premier choc de 2008. C’est donc pratiquement une seconde crise mondiale qui s’annonce, provoquée une nouvelle fois par les États-Unis. Cette période de cinq ans n’aura finalement consisté qu’à reculer pour sauter de beaucoup plus haut, ce que nous avions nommé « la crise au carré ».

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Libre-échange transatlantique : les Européens paieront !

L’Europe paiera. C’est ce que pensent très fort et que disent – pas si bas que cela – les responsables de la négociation sur le futur accord de libre-échange transatlantique aux Etats-Unis. Avec un argument de base : l’Europe a désespérément besoin de croissance. Plus que les Etats-Unis, où la situation est meilleure sans être néanmoins brillante. L’Europe est demandeuse et doit donc payer, c’est-à-dire faire davantage de concessions.

Et nos amis américains de faire la preuve par neuf et de demander des gages que la Commission n’a été que trop heureuse et prompte à donner dans le domaine agricole en particulier : les Etats-Unis ont posé un ultimatum en décembre, exigeant que l’Europe prouve sa bonne foi en acceptant, par exemple, la viande de bœuf d’animaux élevés et abattus dans des conditions sanitaires indescriptibles, mais nettoyés à l’acide lactique avant envoi aux consommateurs. Les prétendues contreparties que la Commission affirmait exiger de leur partenaire américain n’ont toujours pas été mises en œuvre.

A lire les remerciements enthousiastes qui ont accompagné l’annonce du lancement des négociations par le Président américain dans son discours sur l’état de l’Union, en provenance des différents chefs de gouvernement européens, à voir l’empressement servile de la présidence irlandaise à faire avancer le mandat de négociation, on comprend que l’exercice est moins un dialogue d’égal à égal qu’un rapport de vassal à suzerain.

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États-Unis : Detroit fait défaut sur une partie de sa dette

La ville de Detroit, au nord des États-Unis, a été contrainte vendredi de faire défaut sur une partie de sa colossale dette de 18,5 milliards de dollars en raison de ses grandes difficultés financières.

En mal de liquidités, la municipalité a décidé d’imposer un moratoire sur des paiements qui étaient dus vendredi et a proposé un plan de restructuration de sa dette à certains créanciers qui devraient se prononcer dans les 30 jours.

Le plan prévoit d’isoler 7 milliards de paiements dus par la ville, notamment à des fonds de retraites, qui ne seraient plus entièrement garantis. En cas de rejet de la restructuration, la ville pourrait connaître la plus grande faillite de l’histoire des États-Unis.

C’est du «50/50», a évalué Kevyn Orr, un expert nommé par le gouverneur de l’État du Michigan pour gérer les problèmes de la ville, ancien berceau américain de l’automobile.

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Gare au prochain tsunami financier

“Toutes les grandes défaites se résument en deux mots : trop tard”, affirmait le général MacArthur. Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour comprendre la gravité de la situation ? Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour rompre avec des stratégies qui nous mènent dans le mur ?

Officiellement, il y a eu 40 000 chômeurs supplémentaires en France en avril. Mais le ministère indique qu’en un mois, il y a eu 534 000 nouveaux inscrits à Pôle emploi. Si le chômage augmente de 40 000 personnes “seulement” c’est que, dans le même temps, 494 000 personnes quittaient les fichiers de Pôle emploi. “Presque la moitié ont repris un emploi”, indique le ministère. On en conclut qu’une moitié n’en a pas retrouvé : certains sont en stage, d’autres ont des problèmes administratifs mais, chaque mois, 80 000 ou 100 000 personnes arrivent en fin de droit.

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États-Unis : PRISM, le logiciel espion de la Maison Blanche (Màj)

Addendum du 13/06/2013: Le célèbre ouvrage de George Orwell, 1984, connaît une nouvelle jeunesse. Ses ventes ont augmenté de 6.000% mardi sur le site Amazon aux États-Unis. Il bénéficie des révélations récentes concernant l’affaire Prism, ce logiciel des services secrets qui espionne tous les américains.

Un ancien technicien de la CIA âgé de 29 ans est à l’origine des fuites ayant permis aux quotidiens The Guardian et Washington Post de révéler l’existence d’un programme de surveillance hautement confidentiel mené par les services secrets américains, ont annoncé dimanche soir les deux journaux.


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Retraite : Mieux vaut vieillir en France qu’aux États-Unis

Alors que s’amorce une énième réforme des retraites, les Français s’inquiètent: comme à chaque fois qu’ils entendent le mot réforme, ils savent que le nouveau régime sera moins favorable que le précédent. Ils peuvent avoir au moins une certitude: quelle que soit l’ampleur de la réforme, ils resteront mieux traités que leurs homologues américains.

Deux notes publiées par le service des études économiques du Crédit Agricole, l’une décrivant le système américain, l’autre montrant ses effets sur le niveau de vie des seniors, dressent un constat assez accablant: il ne fait pas bon vieillir aux États-Unis.

Contrairement à une opinion encore répandue en France, la base des retraites américaines est un régime public par répartition, géré au niveau fédéral, qui a représenté 773 milliards de dollars (un peu plus de 580 milliards d’euros) l’an dernier. C’est la première source de revenu des retraités américains, seuls 26% d’entre eux bénéficiant par ailleurs de prestations de fonds de pension privés.

Une très nette évolution se dégage d’ailleurs depuis une vingtaine d’années: les systèmes de retraite complémentaire dits à «prestations définies» (donnant des droits à la retraite connus d’avance) coûtent cher aux entreprises, qui leur préfèrent les systèmes à «cotisations définies», qui ressemblent plus à de l’épargne salariale qu’à une véritable préparation à la retraite.
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Les nouvelles dictatures du renseignement

Par Myret Zaki

C’est une dérive totalitaire à laquelle on assiste depuis la crise de 2008. Elle se manifeste principalement aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en France. La Suisse, pays riche mais sans réelle force de dissuasion, en fait les frais. Ses banques, prises pour cible, servent de révélateur de ces dérives étatistes.

Le Parlement suisse doit voter d’ici à juillet, sous forme de loi urgente, et sans en connaître le contenu, un «programme unilatéral» légalisant la transmission massive et indiscriminée à Washington d’informations sur des employés et clients de banques suisses, sous peine d’un éventuel boycott du marché du dollar pour lesdites banques. Un abus de position dominante qui intervient un an après que la Suisse a déjà transmis aux Etats-Unis, sans base légale, 10.000 noms d’employés, et qu’encore plus de clients se soient déjà dénoncés.

La France s’inscrit dans la droite ligne de la politique washingtonienne, que ce soit au plan de sa politique étrangère d’ingérence (Libye et Syrie) ou dans sa dérive vers un Etat policier et liberticide, qui se traduit par des stratégies de force pure, similaires aux Etats-Unis dans la lutte contre la fraude fiscale.

Une justice à sens unique
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Espionnage “anti-terroriste” : qui est Edward Snowden, l’homme qui a “tout sacrifié” pour ses convictions

Le jeune américain, âgé de 29 ans, a réussi l’exploit de bousculer le système des renseignements américains en révélant l’existence d’un programme de surveillance des réseaux sociaux. Face au scandale, Barack Obama a fini par s’exprimer en apportant de facto son soutien aux méthodes utilisées par la NSA (agence nationale de sécurité américaine). Exilé à Hong Kong, Edward Snowden est prêt à en découdre avec son gouvernement au nom de ses valeurs et ce, malgré la menace qui plane sur lui à l’heure du procès de Bradley Manning qui risque 20 ans de prison.

Héros ou traître ? Comme Bradley Manning, du nom de ce militaire américain qui avait divulgué quantité d’informations classées et compromettantes, Edward Snowden est parvenu à faire trembler l’hyperpuissance américaine avec ses révélations chocs. Son exploit a contraint Barack Obama à sortir de sa réserve.

Je ne peux pas vivre dans une société qui fait ce genre de choses… dans un monde où tout ce que je fais et dis est enregistré” a expliqué le jeune homme dans un entretien enregistré au quotidien britannique The Guardian.

Sortie de l’ombre
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Olivier Delamarche : « Abe est en train d’euthanasier l’économie japonaise »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 11 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Cela fait des dizaines d’années que le Japon dépense exactement le double de ce qu’il gagne et compense à l’aide d’émissions d’obligations. Avec presque 250% de dette par rapport au PIB, vous pouvez imprimer autant de billets que vous voulez, vous allez droit dans le mur. La soi-disant reprise aux États-Unis s’est faite sans création d’emploi. Près de 50 millions d’Américains sont à la soupe populaire. »

L’industrie française au régime grec

Les chiffres sont cruels, l’activité des entreprises n’est guère brillante dans le monde, mais c’est en Europe et en France que l’on touche le fond. Eurostat a confirmé ses estimations: au premier trimestre, le PIB de la zone a encore reculé, de 0,2%, et celui de la France a suivi exactement le même chemin. Et les chiffres du deuxième trimestre s’annoncent encore médiocre, si l’on en croit les réponses faites par les entreprises aux enquêtes de conjoncture.

Les économistes de la société d’investissement Aurel BGC ont eu l’idée de de rassembler les différentes enquêtes PMI (pour Purchasing Managers Index, indices des directeurs des achats) réalisées dans l’industrie de 28 pays au mois de mai. Cette rapide étude comporte deux enseignements majeurs: une confirmation et une information particulièrement désagréable pour nous.

La confirmation, c’est que l’économie mondiale est en petite forme. Dans ces enquêtes menées par différents organismes (ISM pour les États-Unis, Markit pour l’Europe, etc.), les différentes informations recueillies sur la production, l’emploi, les carnets de commandes et les prix sont synthétisées par un indicateur unique selon la même méthodologie: à 50, l’indicateur signale une stabilité de l’activité, au-dessus de 50 une activité en expansion et en dessous de 50 une activité en repli.

Pour ces 28 pays, on constate au mois de mai un indice global de 50,6, ce qui indique une expansion très modérée. Les grands pays émergents ne tirent pas beaucoup la croissance mondiale: 51 pour l’Inde, 50,8 pour la Chine, 50,4 pour le Brésil et la Russie. Ce mois de mai a apporté de surcroît une petite déception, avec le recul de l’indice ISM manufacturier aux États-Unis à seulement 49.

Et l’Europe?
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Obama est trop geek pour être honnête

Quand le président des Etats-Unis et les grands de la Silicon Valley organisent le futur entre eux, demain est orwellien.

Le 3 juin a débuté le procès, devant une cour martiale, que l’administration de Barack Obama intente à Bradley Manning, l’ancien analyste du renseignement de l’armée américaine qui a téléchargé et transmis des centaines de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks.

Certains sont en désaccord avec les procureurs du président Obama qui accusent M. Manning de “collusion avec l’ennemi” et considèrent que son acte est héroïque car il a permis aux Américains d’apprendre entre autres l’usage inquiétant que Washington fait des drones. La plupart sont surpris que, quatre ans après l’avoir mis derrière les barreaux, la Maison Blanche réclame maintenant une peine d’emprisonnement à vie. Selon eux, Obama qui adhère aux valeurs geekDo no evil” (Ne causer aucun mal) de la Silicon Valley, les trahit pourtant régulièrement avec sa manie “nixonienne du secret”.

Ces préoccupations sont en fait délicieusement naïves : M. Obama ne trahit nullement la culture geek. Ses collaborateurs partagent de nombreuses vertus et de nombreux défauts avec les leaders de la Silicon Valley, auxquels ils sont très étroitement liés.

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États-Unis : Détroit, société post-industrielle et décroissance forcée

Par Sophie Chapelle

La ville de Détroit, symbole du capitalisme et de l’industrie automobile, n’est plus que l’ombre d’elle-même. En cinq ans, ses habitants ont subi une brutale décroissance forcée : un taux de chômage exorbitant, un exode urbain sans précédent, des services publics délabrés. Pourtant, derrière les scènes de désolation, une société post-industrielle est en train de naître, grâce à l’expansion d’une agriculture urbaine et à l’émergence de solidarités de quartier. Basta ! a rencontré celles et ceux qui bâtissent une nouvelle cité sur les ruines de la Babylone déchue.

Des trottoirs et des parkings vides longent les vastes avenues. Une enfilade de magasins aux rideaux baissés quadrille le centre-ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine. Les banderoles « à vendre » et « à louer » se succèdent sur les façades des bâtiments. 80.000 logements seraient abandonnés, soit près de un sur cinq. Avec ses maisons saccagées, brûlées ou envahies par la végétation, « Motor City » donne l’impression d’une ville fantôme. Symbole de cette déroute, Détroit vient d’être mis sous la tutelle d’un « coordinateur d’urgence » pour au moins un an.

« Pendant les soixante-dix dernières années, les habitants de Détroit ont cru à tort que leurs vies étaient liées à General Motors, Ford et Chrysler, explique Maureen Taylor, militante depuis des années dans la lutte contre la pauvreté. Ils nous ont mis dans la tête que ce qui était bon pour eux était bon pour nous. Il nous fallait donc cesser de marcher et conduire des voitures. Et si nous n’aimions plus cette voiture, nous en achetions une autre. Cela a duré pendant des décennies mais aujourd’hui, c’est fini ».

Tournant le regard vers les rues désertes de Détroit, Maureen conte le quotidien de ses habitants les plus touchés par la crise. Des gens mourant de froid sur les trottoirs, des enfants retrouvés morts dans les maisons incendiées, un système de soin de santé inaccessible pour les bas-revenus, « un monde de fous » résume t-elle.

Exode urbain
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Vie privée : les renseignements américains ont un accès illimité aux réseaux sociaux

Une loi permet aux services de renseignement américains d’accéder sans limite aux comptes sur les réseaux sociaux de toute personne non-présente sur le territoire américain. Neuf groupes, dont Yahoo!, Facebook et Google, collaborent avec les autorités pour cette surveillance.

Les révélations se poursuivent sur les méthodes des autorités américaines et leurs atteintes à la vie privée.

D’après le Washington Post, l’agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI disposeraient d’une plateforme qui leur permet d’accéder en direct aux comptes et profils de réseaux sociaux. Il s’agit d’un programme secret baptisé PRISM et auxquels ont souscrit neuf entreprises américaines dont Facebook, Yahoo!, Microsoft, Google, Skype, AOL, Youtube. PRISM a été créé en 2007 et permet à ces agences de se renseigner sur des individus et ce, sans mandat judiciaire. Seuls sont concernés les étrangers et les Américains vivant en dehors du territoire.

Une conversation Skype en direct
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Afrique : Le vaccin selon Bill Gates

Le paludisme (ou Malaria) fait entre 1 et 3 millions de morts dans le monde chaque année. L’un des plus grands fléaux de notre monde. Depuis 30 ans, c’est la course au vaccin entre différents chercheurs pour solutionner ce problème.

Développé par GlaxoSmithKline en partenariat avec la fondation de Bill Gates, le premier vaccin antipaludique est sur le point d’être commercialisé. Un lancement qui déclenche une vive polémique politico-scientifique.

Aujourd’hui, certains soupçonnent GSK et Bill Gates, qui ont investi 500 millions de dollars dans l’opération, de faire pression pour que leur vaccin soit le premier à être mis sur le marché, indifféremment de son efficacité…