Et si des robots remplaçaient tous les travailleurs ?

Remplacer la quasi totalité des travailleurs par des robots, pour gagner en productivité ? Cette idée japonaise pose de multiples questions.

La liste des pays qui connaissent un vieillissement de leur population s’allonge, conséquence d’une vie plus durable et d’une baisse de la natalité. C’est notamment le cas en Chine, résultat dans ce cas de la politique de l’enfant unique. Lorsque cette question est abordée, c’est pour souligner le mauvais rapport entre population active et inactive qui en résulte - pesant sur les systèmes de retraite par répartition - ainsi que l’augmentation des coûts médicaux afférents qui contribue à déséquilibrer les finances des systèmes de santé. Il est oublié que c’était éminemment prévisible et aurait dû faire l’objet de provisions.

Un fonds de réserve français déjà siphonné

En France, un fonds de réserve pour les retraites a bien été institué en 2001 par le gouvernement Jospin, mais il a été siphonné sous la présidence de Nicolas Sarkozy avant l’heure prévue de 2020.
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États-Unis : 5 ans après, les Américains souffrent encore de la crise

Cinq ans après l’éclatement de la crise financière, les deux tiers des Américains se ressentent encore de ses conséquences. Plus d’un sur cinq ont reporté une décision de vie importante.

“Famille d’ouvriers agricoles itinérants. Sept enfants sans nourriture. Mère âgée de 32 ans [il s'agit de la fameuse Florence Thompson]. Père natif de Californie. Nipomo, Californie” – Photo de Dorothea Lange, 1936 (Librairie du Congrès, Washington DC)

C’est une bien intéressante étude que vient de publier la Federal Reserve sur la situation financière, et surtout le ressenti financier, des Américains. Le sondage, mené par la société GfK auprès de 4.100 personnes en septembre et en octobre 2013, soit cinq ans après le début de la crise financière, démontre la force de l’impact de la Grande Récession de 2008-2009.

Plus d’un tiers des Américains (34 %) déclarent ainsi que leur niveau de vie est moins élevé qu’en 2008. Un autre tiers (34 %) indique que leur niveau de vie est le même. Il n’en reste que 30 % pour dire que leurs revenus ont progressé.

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47 % des emplois seraient automatisables d’ici 20 ans

C’est la conclusion d’une étude d’Oxford basée sur l’analyse de plus de 700 métiers. De plus en plus de chercheurs s’inquiètent de la montée d’un «chômage technologique» lié au remplacement de travailleurs par des robots, sa part dans notre taux d’inactivité actuel et les risques dans les années à venir.

Télémarketeurs, analystes, secrétaires, dockers, employés de banque, réceptionnistes, arbitres sportifs, chauffeurs, caissiers, comptables, ouvriers assembleurs… Tous ces métiers et bien d’autres ont une très forte probabilité, supérieure à 95% selon l’étude d’Oxford réalisée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, d’être remplaçables par des machines. Des tâches que des robots physiques, ou des logiciels et intelligences artificielles, seront en capacité d’accomplir.

Que des métiers disparaissent et que d’autres apparaissent, avec l’innovation technologique, n’est pas une nouveauté, loin de là. Preuve en est, plusieurs prix Nobel et chercheurs avaient publié un manifeste alarmiste dénonçant une « large vague de chômage technologique » causée par « la combinaison d’ordinateurs et de machines automatiques et autonomes », adressée à Lyndon Johnson, en 1964.

Mais la proportion des emplois remplaçables par des machines, à horizon 10 ou 20 ans, atteindrait 47 %, clairement du jamais vu en si peu de temps. Et on n’est pas ici uniquement dans une automatisation « fordiste » où des robots accompliraient des tâches pénibles et répétitives.
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États-Unis : Le peuple des ténèbres

Saviez-vous qu’il existe des sans-abris new yorkais qui vivent là où se trouve un peu chaleur: dans d’anciens égouts et des stations de métro désaffectées?

Portraits croisés d’habitants de ce no man’s land qui racontent leur parcours et leur vie quotidienne. Les premiers habitants des tunnels sont arrivés là dans les années 1970. C’était surtout des anciens de la guerre du Vietnam, suivis plus tard par des trafiquants de drogue, des clochards, des gangsters en cavale…

Les oubliés du rêve américain. Il faut vraiment avoir le cœur accroché pour soutenir certaines images.

(Merci à Rob)

[Billionnaires] : le monde en route pour l’ère des hommes qui valaient mille milliards de dollars

Si la concentration du capital continue de s’accroître, il faudra attendre encore vingt-cinq ans environ pour voir une nouvelle catégorie de “super riches” se généraliser : les [billionnaires].

Atlantico : Alors que d’après Capgemini et RBC Wealth Management les personnes disposant d’un minimum d’un million de dollars à investir seraient au nombre de 13,7 millions dans le monde, les prévisions financières (notamment celles de la Banque Credit Suisse) avancent que d’ici 25 ans, le premier [billionnaire] (mille milliards de dollars) verra le jour. Est-ce vraiment plausible ? Quelles sont les données économiques et financières qui vont dans le sens d’un accroissement exponentiel de la richesse ?

Vincent Touzé : Tous les ans le Research Institute du Crédit Suisse édite un rapport sur la répartition de la richesse dans le monde et recense le nombre de milliardaires. En 2010, ils étaient environ 1.000 dans le monde. Si on prend les derniers classements Forbes et Bloomberg, Bill Gates serait toujours l’homme le plus riche du monde avec une fortune évaluée entre 69,6 et 76 milliards de dollars. On est donc loin des 1.000 milliards de dollars.

Pourtant, 1.000 milliards de dollars, ce n’est jamais que 3 fois la valorisation de Google (environ 350 milliards de dollars), une entreprise née seulement il y a une quinzaine d’année. Etant donnée la dynamique de telles entreprises, imaginer, d’ici 2025, des valorisations supérieures à 1.000 milliards ainsi qu’une forte concentration du capital entre quelques mains n’est pas inenvisageable.

La plupart des fortunes sont relativement stables dans le temps. La richesse est-elle forcément amenée à s’accroître et à se concentrer dans les années qui viennent ? Sous quels effets ?
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Qui finance l’Etat islamique ? Vous et moi

Les missiles tirés du ciel ne suffiront pas à stopper ou à faire reculer l’Etat islamique. C’est le Pentagone qui le dit. Alors, que faire contre ces bataillons brutaux et fanatisés qui contrôlent maintenant, sous la houlette du nouveau calife, un gros morceau de l’Irak et de la Syrie ? Il y a de la panique dans l’air. La preuve ? On cherche des coupables.

Hillary Clinton s’en prend ainsi à Barack Obama (et c’est bien la preuve qu’elle est déjà candidate, sans le dire, à sa succession). Elle reproche à son ancien patron de ne pas l’avoir écoutée, il y a deux ans, quand elle proposait d’armer la résistance syrienne modérée contre Bachar el-Assad. Le refus américain, dit-elle, a créé un vide que d’autres ont rempli. L’argent et les armes qui ont afflué par ces canaux-là sont allés aux groupes islamistes les plus extrémistes, assurant leur suprématie, d’abord en Syrie, maintenant en Irak.

Quels canaux ? Hillary Clinton ne le dit pas. Mais Dominique de Villepin casse le morceau. L’ancien premier ministre français, qui n’est pas le plus mal informé sur ces questions, dénonce le «jeu destructeur» de «l’Arabie saoudite et des monarchies conservatrices» du Golfe.

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États-Unis : Le business florissant des ventres à louer

Autorisée dans plusieurs États américains, la gestation pour autrui attire une clientèle étrangère aisée de plus en plus nombreuse. Outre les États-Unis, seuls quelques pays – l’Inde, la Thaïlande, l’Ukraine et le Mexique – autorisent la rémunération des mères porteuses.

Résultat, de plus en plus de candidats fortunés, homosexuels, hétérosexuels, mariés ou célibataires, font le voyage d’Asie, d’Australie et d’Europe vers les États-Unis, représentant désormais l’essentiel de la clientèle des agences de mères porteuses américaines.

De nombreux pays estiment que la maternité partagée entre la mère biologique et la mère porteuse va à l’encontre des intérêts de l’enfant. A fortiori lorsque trois femmes sont impliquées: la mère biologique, qui a donné son ovule, la mère porteuse et la “mère d’intention”, qui élèvera l’enfant.

Cette année, plus de 2.000 bébés destinés à des couples américains ou étrangers seront nés de mères porteuses aux États-Unis, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Une pléthore d’annonces publicitaires s’adressent aux donneuses d’ovules, aux parents d’intention et aux mères porteuses.

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Russie : Sanctions économiques, le numéro 1 du pétrole réclame 31 milliards à Poutine

Igor Setchine, le PDG du groupe pétrolier Rosneft visé par des sanctions économiques des États-Unis, a demandé de l’aide au gouvernement russe, rapporte jeudi le journal Vedomosti.

Vladimir Poutine et Igor Setchine

Le géant russe du pétrole Rosneft a appelé à l’aide le gouvernement russe. Il lui a demandé un soutien financier, qui pourrait atteindre 30 milliards d’euros, rapporte jeudi le journal Vedomosti. Le groupe est visé par des sanctions économiques des États-Unis liées à la crise ukrainienne qui réduisent depuis juillet son accès aux financements sur les marchés américains.

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États-Unis : Ferguson, exemple de la militarisation de la police américaine

La mort d’un jeune noir, abattu par un policier il y a quelques jours à Ferguson, au Missouri, provoque de vives tensions. Les rues de cette banlieue de Saint Louis, ressemblent à celles de Bagdad sillonnés par des troupes américaines.

(Merci à Steph)

États-Unis : Méga brocante

Du Michigan à l’Alabama, il s’étire sur plus de mille kilomètres au cœur de l’Amérique. Chaque année, début août, les Américains viennent vendre et acheter vêtements, meubles et bibelots dans ce bric-à-brac géant: le plus grand vide-grenier du monde!

Certains en ont fait un mode de vie, comme cette famille qui a entièrement équipé sa maison avec des objets chinés. D’autres, comme Dona et Tim, ont abandonné leurs précédents métiers pour vivre de la traque aux bonnes affaires.

Les déportés du libre échange

Le 1er janvier 1994, entrait en vigueur la signature de l’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA), entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, promettant un développement sans précédent des échanges commerciaux entre les trois pays, par l’accroissement du volume des exportations, dont les bénéfices allaient irriguer toute l’économie mexicaine.

Seize ans plus tard, le constat est amer. L’ALENA, promesse d’un «bien-être général», a littéralement laminé l’agriculture mexicaine, et notamment les petits paysans (21% de la population active).

Au nom du «libre-échange», le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies, à savoir des prix garantis aux producteurs locaux et un contrôle des prix pratiqués dans les villes (soutien à la consommation).

Dans le même temps, le pays s’est retrouvé inondé de maïs américain (transgénique) vendu trois fois moins cher que le maïs «criollo» (local), en raison des subventions accordées par Washington aux producteurs américains.

Incapables de résister à cette concurrence que d’aucuns dénoncent comme un dumping déloyal, trois millions de petits paysans ont dû cesser leur activité et rejoindre les bidonvilles mexicains ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux États-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d’obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

Gaz : l’Europe peut se dégager de l’étau russe

La Russie joue un rôle de premier plan sur le marché mondial du gaz. Mais en privilégiant l’union et en diversifiant ses approvisionnements, l’Europe peut réduire sa dépendance au gaz russe.

La montée des tensions entre l’Union européenne et la Russie sur fond de conflit ukrainien va immanquablement avoir des répercussions dans l’énergie. Moscou ne peut pas rester sans réagir aux sanctions économiques prises fin juillet par Bruxelles à l’encontre d’intérêts russes, visant à un étouffement financier.

La Russie a déjà commencé en s’attaquant aux exportations agro-alimentaires européennes.

Mais l’énergie, dans ce bras de fer, est le véritable talon d’Achille de l’Europe compte tenu de sa dépendance aux hydrocarbures russes. Notamment pour le gaz. En outre, le temps  travaille pour Moscou dans la mesure où, les réserves de la Mer du Nord s’épuisant (elles ne représentent que le dixième des réserves russes), l’Europe va se trouver de plus en plus à la merci de ses fournisseurs d’énergie, Russie en tête.

Raison de plus pour envisager sans tergiverser des solutions alternatives, car elles existent.

L’Europe aux abois
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Les seniors vont affecter la croissance selon Moody’s

Le vieillissement de la population va faire perdre de plus en plus de points à l‘économie. Il s’agit d’une mise en garde de l’agence de notation américaine Moody’s, selon qui plus de 60 pays vont être classés comme “vieillissants” en 2015, ce qui signifie que 7% de leurs habitants auront plus de 65 ans.

Moody’s impute au vieillissement démograhique une baisse annuelle de la croissance de 0.4 points ces 5 prochaines années, et précise que ce processus a des effets négatifs sur la main d’œuvre, la productivité, l’investissement, ou encore le taux d‘épargne des ménages.

La population en âge de travailler augmentera presque moitié moins vite entre 2015 et 2030, que lors des 15 années précédentes. A l’exception de l’Afrique, tous les continents sont concernés. Dans son rapport, Moody’s met en avant certaines mesures pour freiner le phénomène: embaucher davantage de seniors et de femmes, “inciter l’immigration” ou “encourager les flux financiers”.

Détention record de cash par les entreprises françaises : un symptôme supplémentaire d’une crise de la demande

Malgré la crise, les entreprises françaises disposent d’une trésorerie enviable qu’elles n’investissent pourtant pas. Et préférer s’asseoir sur ses liquidités témoigne d’une crise des carnets de commande.

C’est le grand paradoxe “apparent” de la crise ; les entreprises n’ont jamais détenu autant de liquidités. Ainsi, selon Moody’s, les entreprises américaines détenaient 1,64 trillion de dollars américains à la fin de l’année 2013, en cash. Soit une hausse de 12% par rapport à l’année antérieure.

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Coopération économique : Poutine appelle l’Occident au «bon sens»

Le président russe Vladimir Poutine s’est prononcé samedi pour une coopération économique accrue avec l’Occident, au nom du «bon sens» et en dépit du cycle de sanctions réciproques engagées récemment à propos de l’Ukraine, en lançant officiellement un projet d’exploration pétrolière russo-américaine dans l’Arctique.

Vladimir Poutine avec Rex Tillerson, dirigeant d’ExxonMobil (à gauche) et Igor Setchine, dirigeant de Rosneft (à droite), le 16 avril 2012 à Novo Ogaryovo, près de Moscou, après la signature de l’accord entre les deux compagnies pétrolières

La société américaine ExxonMobil et la société d’État russe Rosneft ont entamé l’exploration d’un site en Mer de Kara, au nord de la Sibérie, prévue pour durer jusqu’à fin octobre et la prise de la mer par la glace.

«Nous nous félicitons bien sûr (d’un tel projet) et nous sommes disposés à étendre notre coopération avec nos partenaires», a déclaré M. Poutine, intervenant par vidéoconférence depuis Sotchi (sud de la Russie).

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Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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L’avènement du tourisme de masse

Né à la fin du XVIIe  siècle, le tourisme est passé d’une pratique réservée à une élite à une migration saisonnière amplement partagée. Cette massification n’a pas pour autant supprimé les inégalités d’accès.

Adolf Friedrich Erdmann von Menzel : Plan de voyage

À la fin du XVIIe  siècle, Blaise Pascal écrivait que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Pensées). Au même moment, les jeunes aristocrates britanniques s’inquiétaient plutôt d’obtenir « une chambre avec vue » à chacune des étapes du grand tour qui les conduisait déjà jusqu’au Sud de l’Italie. Immortalisée par le roman d’Edward M. Forster, adaptée à l’écran par James Ivory (Chambre avec vue, 1985), cette étape obligée de la formation des jeunes Anglais de bonne naissance marque le point de départ du tourisme. D’un loisir jadis exclusif, celui-ci est devenu, pendant la seconde moitié du XXe  siècle, une migration saisonnière amplement partagée, sans pour autant, loin s’en faut, avoir effacé toutes les barrières sociales.

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