L’histoire interdite du piratage informatique

Ce documentaire nous ramène dans un premier temps dans les années 60 avec John Draper, le pionnier du piratage téléphonique. Il sera une source d’inspiration pour un certain Steve Wozniak, un jeune génie qui fondera plus tard le géant Apple. Puis, faisons un bond en avant dans les années 80, lorsque le piratage informatique devient un acte jugé criminel.

Le hacker le plus recherché des États-Unis à l’époque, Kevin Mitnick, nous raconte son histoire et ses 5 années passée en prison. La rencontre de ces 3 figures du piratage nous permet de faire la lumière sur ces hommes qui devinrent à la fois les héros et les bandits de l’ère informatique.

Suisse : La France veut-elle se renflouer avec les banques helvètes ?

Le monde de la finance suisse est en émoi : l’UBS, une des grandes banques suisses, vient d’être mise en examen en France pour « blanchiment aggravé et fraude fiscale », et condamnée à payer une caution de 1,1 milliard d’euros, qui augure de l’importance de la condamnation finale qu’elle encourt. Dans les milieux d’affaires et politiques helvètes, on évoque une « affaire d’État », et on soupçonne la France se « s’attaquer à la Suisse pour renflouer » le pays.

Le Parquet de Paris reproche à UBS d’avoir démarché illégalement des Français fortunés résidant en France, et de les avoir incités à placer leur argent en Suisse entre 2004 et 2012. La banque aurait créé un système de double comptabilité pour dissimuler les transferts  de capitaux de la France vers la Suisse.

D’après le journal suisse Le Temps, une caution d’un montant aussi exorbitant suggère que la France va infliger une amende à la banque comparable à celles que les États-Unis ont récemment réclamées à des établissements bancaires.

Selon Le Temps, la Cheffe suisse du Département Fédéral des Finances, Éveline Widmer-Schlumpf, a tenté d’intercéder auprès du ministre français des Finances, Michel Sapin, pour négocier une « solution raisonnable ». Mais Sapin aurait refusé de négocier. « On ne solde pas la fraude », aurait indiqué son ministère.

Lire la suite

Chine: un pour cent des ménages contrôle un tiers de la richesse du pays

Un pour cent des ménages les plus riches en Chine contrôle plus d’un tiers des richesses du pays, tandis que 25% des ménages les moins riches en détiennent seulement 1%, ont indiqué les médias officiels, citant un rapport universitaire.

Les chiffres de 2012 cités par un rapport de l’Université de Pékin, publié vendredi, révèlent l’étendue de l’inégalité sociale en Chine, un facteur qui nourrit la colère dans le pays.

Le fossé entre riches et pauvres inquiète le Parti communiste au pouvoir, qui attache beaucoup d’importance à ce que soit préservée la stabilité sociale du pays, afin de prévenir toute contestation de son pouvoir.

Un pour cent des ménages les plus riches en Chine contrôle plus d’un tiers des richesses du pays, tandis que 25 pour cent des ménages les moins riches en contrôlent juste un pour cent“, a indiqué vendredi le site web du Quotidien du Peuple, citant les chiffres du rapport universitaire.

Lire la suite

États-Unis : Pas de repos pour Granny

Aux États-Unis, l’âge de la retraite ne sonne pas à 65 ans pour tout le monde. Les salariés américains prolongent désormais leur vie active jusqu’à 70, 80, voire 90 ans.

Rencontre, sur leurs lieux de travail respectifs, dans l’Ohio, avec ces «senior worker». Jo, 75 ans, Gene, 73 ans, Thelma, John et Caroll, 87 ans, et Evelyn, 93 ans, ne touchent pas une pension suffisante pour assurer leur niveau de vie et ont repris le chemin du travail.

Les employeurs trouvent leur compte avec cette main-d’œuvre disponible, fiable, productive et peu coûteuse.

Effondrement de la croissance américaine au premier trimestre: -2,9%

Le chiffre officiel de la croissance du PIB aux Etats-Unis est calculé par le Département du commerce, et il est progressivement affiné au fur et à mesure que les données sont collectées. Pour le premier trimestre 2014, la première estimation s’affichait à +0,1% (en rythme annualisé), ce qui indiquait déjà une économie à l’arrêt et un sérieux ralentissement par rapport aux trimestres précédents.

Ce chiffre a été révisé une première fois à -1,0%. Il restait encore la troisième et dernière publication, le chiffre définitif. Le consensus des analystes prévoyait -1,8%, mais la réalité sera bien pire avec -2,9% ! Une vraie récession, le pire résultat depuis 5 ans (le premier trimestre 2009), alors que l’économie américaine était touchée de plein fouet par la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers. En janvier 2014, les économistes prévoyaient une croissance de 2,6%, pour résultat final de -2,9% : on mesure l’ampleur de la dégringolade.

Lire la suite

États-Unis : Obama en croisade fiscale contre les entreprises quittant le pays

Une quinzaine de grandes entreprises ont déjà transféré leur résidence fiscale hors des Etats-Unis cette année. La Maison-Blanche veut supprimer cette possibilité, avec 20 milliards de dollars d’impôts supplémentaires à la clef.

Le patriotisme économique n’est pas que français. C’est au nom de ce principe que Barak Obama entend empêcher les entreprises de transférer leur résidence fiscale hors des Etats-Unis. Le phénomène a pris des proportions alarmantes depuis quelques mois : une quinzaine d’entreprises ont opté pour l’exil fiscal, depuis le début d’année, en rachetant des entreprises implantées dans des pays fiscalement attractifs. Le plus inquiétant est qu’il s’agit de grandes sociétés, représentant des dizaines de milliers d’emplois.

Lire la suite

Les partis politiques obéissent aux marchés et non aux électeurs

Les programmes économiques des partis reflètent-ils les opinions de leurs électeurs, ou celles des marchés financiers sur le pays? Très polémique, la question vient d’être traitée de manière dépassionnée et chiffrée par deux universitaires, dans une étude parue dans l’International Studies Quarterly.

Les chercheurs, Lawrence Ezrow (University of Essex, Royaume-Uni) et Timothy Hellwig (Indiana University, États-Unis) se demandent si «l’intégration économique compromet la capacité des partis à remplir leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l’électorat», et citent dès leur introduction l’exemple français:

«Le PS s’est hissé au pouvoir dans les années 80 sur un programme de nationalisations et de redistribution. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le président Mitterrand est revenu sur les politiques en faveur desquelles l’électorat avait voté et a opté pour une politique de rigueur pour mettre l’économie française en phase avec l’économie globale.»

Afin de tester l’hypothèse selon laquelle les partis répondent moins aux préférences des électeurs quand l’économie du pays est très ouverte, les chercheurs ont compilé toute une série de données: les positions, sur une échelle gauche-droite, de «l’électeur médian» (l’électeur qui se situe au centre de l’électorat, et dont le profil est donc très important pour obtenir une majorité) et des partis dans dix-huit pays au moment des élections, de 1977 à 2009; les indicateurs évaluant l’ouverture de chaque pays à la concurrence internationale.

Lire la suite

États-Unis : Le robot mule bientôt adopté par l’armée ?

Si elle ne ressemble que vaguement à une mule, elle agit bien comme telle. Baptisée LS3 (pour Legged Squad Support System), cette machine quadrupède exécute les ordres que lui donne son maître et le suit n’importe où, grâce à ses nombreux capteurs qui assurent son équilibre.

Sa mission est de soulager les soldats en portant leurs équipements dans les terrains difficilement praticables. La LS3 est capable de supporter une charge allant jusqu’à 180 kg. La machine a été testée lors du Rimpac (Rim of the Pacific Exercise), un grand exercice militaire international autour des îles hawaïennes, qui se tient du 26 juin au 1er aout.

Développée par la Darpa, l’agence américaine chargée de développer des projets de recherche innovants en matière militaire, la LS3 se contente, pour le moment, de suivre son maître. Mais elle devrait, à l’avenir, être capable de choisir son propre chemin pour suivre au mieux les soldats, comme l’explique l’agence (en anglais).

Inégalité pour tous

Ancien secrétaire au Travail sous la présidence de Bill Clinton et actuel professeur à l’université Berkeley, Robert Reich soutient avec ferveur depuis toujours que l’accroissement des inégalités salariales constitue l’une des menaces les plus graves pour l’économie et la démocratie.

Analysant les origines de cette situation et ses conséquences à court terme, il pointe également les nombreux défis à relever avec cette facilité déconcertante qui lui est propre : celle de rendre accessible à tous des principes d’une grande complexité.

Pourquoi et comment l’accroissement insensé des revenus d’une infime minorité des plus riches, conjugué avec la fragilisation des classes moyennes, constitue la plus grande menace pour l’économie et la démocratie ?

Certes, la leçon d’économie que développe ici Robert Reich, ancien secrétaire au travail de Bill Clinton et actuellement professeur à l’université de Berkeley, n’est pas des plus réjouissantes pour qui ne verrait dans l’organisation de nos sociétés que beauté et justice.

Lire la suite

La France n’a plus la cote sur le marché mondial du vin

En valeur, l’Hexagone représente encore 37 % des importations avec un prix moyen de 7 euros le litre contre 2,50 euros pour la moyenne des nectars importés.

La Prohibition aux Etats-Unis (1919-1933)

La place de la France recule sur le marché mondial du vin, en particulier chez ses clients traditionnels où sa production est concurrencée par ses voisins italiens et espagnols.

Mais elle se maintient en Chine. Selon cette étude de FranceAgriMer, présentée jeudi, portant sur les chiffres 2013, la France reste le premier fournisseur des Chinois, devenus les 5e consommateurs mondiaux, alors qu’elle perd des parts de marché en Allemagne, au Royaume Uni et aux États-Unis – les trois principaux importateurs en volumes.
Lire la suite

Chronobiologie : Amie ou ennemie ?

Notre corps est soumit à une limite: celle du temps biologique. Elle se trouve au cœur de nos cellules pour régir notre cycle de vie, de mort, de jour ou de nuit. Cette limite influe sur notre propre corps et sur notre perception du temps qui s’écoule. Ce documentaire va vous faire découvrir l’histoire de ce temps biologique et de sa science: la chronobiologie.

En 1962 un spéléologue du nom de Michel Siffre s’enfonce dans un gouffre pendant deux mois, sans montre et avec l’impossibilité de voir le temps s’écouler. Au bout de deux mois il est retrouvé épuisé, tel un pantin désarticulé. En survivant de justesse à cette terrible expérience il offre une nouvelle vision du temps biologique et créant ainsi une nouvelle science du nom de chronobiologie. Michel Siffre devint alors le cobaye de ses expériences sur la chronobiologie.

Au Massif du Marguareïs dans les Alpes Maritimes, le spéléologue retourne au gouffre de Scarasson et accepte d’y redescendre pour revivre le frisson de 1962. L’homme se demande alors comment il a pu concevoir une telle expérience dans un froid glacial et surtout sans aucun repère temporel. Pour comprendre cette expérience il faut remonter le temps et se remettre dans le contexte de l’époque, lorsque l’homme ne savait presque rien au sujet du temps biologique.

Au début des années 60, le monde part à la conquête de l’espace, mais pour explorer l’univers il faut aussi explorer les limites du corps humain. Il faut savoir si l’homme est capable de vivre dans d’étroits engins sans aucune vision du jour ou de la nuit.

La superpuissance numérique américaine

Comment empêcher les géants du Net américains d’asphyxier les autres acteurs du digital ? Question très concrète.

Publicité Google, au style clairement transhumaniste

Les inquiétudes grandissent en raison de la place de plus en plus hégémonique prise par les Google, Amazon, Facebook et autres Apple. La liste est longue : Microsoft dans le logiciel, Twitter ou LinkedIn dans les réseaux sociaux, Expedia ou Booking dans les voyages. Même des petits nouveaux apparaissent comme AirBnB dans le tourisme ou Uber dans le transport. Leur point commun ? Il sont tous américains, sont passés maîtres dans la gestion de la data, pratiquent l’optimisation fiscale tous azimuts et imposent leurs règles du jeu de gré ou de force. Danger.

Comme dans un mauvais remake de la conférence de Yalta, les grands écosystèmes numériques se partagent les mondes numériques. Un mouvement des non-alignés est-il possible ? Il est en tout cas nécessaire. L’Europe n’est pas dénuée de potentiel d’innovation, à condition de savoir garantir un environnement économique à la fois loyal et favorable aux initiatives entrepreneuriales.
Lire la suite

Vegas et la Fin des Temps

“La sécheresse est comme un cancer rampant qui se répand dans le désert… A mesure que la situation s’aggrave, nous allons commencer à parler du ‘rapatriement’ des gens qui vivent à Vegas”.  La situation de Las Vegas est silencieusement, subrepticement devenue désespérée, comme la décrit Rob Mrowka, un scientifique résidant dans cette ville et travaillant au Centre for Biological Diversity…

Un long article de The Telegraph, du 29 juin 2014, commenté par ZeroHedge.com le 30 juin 2014, détaille minutieusement ce qu’on n’ose évidemment décrire comme le naufrage, sinon dans un océan de sécheresse, de cette ville fameuse. L’aventure est symbolique et exemplaire, parce que Vegas, la “ville-pécheresse” selon le conformisme du Système et avec le contrôle qui va avec, est par nombre d’aspects un symbole puissant de notre contre-civilisation, de ses choix prédateurs de l’équilibre de la nature du monde, de son gaspillage insensé, de sa vulgarité coûteuse, de son hypocrisie et de la soumission de l’esprit à l’idéologie de la maîtrise du monde par l’espèce humaine prisonnière de la technologie et de la communication, – dito, du “déchaînement de la Matière”.

Lire la suite

La santé mentale est notre prochain problème

Selon l’OMS, les troubles mentaux représentent 38 % de toutes les maladies dans les pays à hauts revenus. Et leurs conséquences économiques sont beaucoup plus graves que celles des maladies physiques.

Jack Nicholson dans “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, 1976

La dépression, l’angoisse, entraînent plus de souffrances que les maladies physiques, la pauvreté ou le chômage. Et leur coût économique est énorme.

Elles sont pourtant maîtrisables par des traitements efficaces et relativement peu onéreux mais au Royaume-Uni, moins d’un tiers des adultes souffrant de dépression sont traités, contre 90 % des diabétiques. Seul un quart des enfants atteints de troubles mentaux reçoivent un traitement. Cette sous-prise en charge est injuste et représente un énorme gâchis. Elle s’explique largement par des préjugés tenaces et une prise de conscience qui ne se fait pas : que des traitements efficaces existent. Il faut maintenant en finir avec ce terrible échec.
Lire la suite

L’afflux d’enfants clandestins, un dossier explosif pour Obama

Barack Obama réclame 3,7 milliards de dollars pour combattre l’afflux d’enfants clandestins venus d’Amérique centrale. Sa politique suscite autant de critiques à gauche qu’à droite.

Ils sont plus de 50.000 enfants clandestins à avoir été arrêtés à la frontière mexicaine depuis octobre dernier, alors qu’ils tentaient de rejoindre les Etats-Unis sans leurs parents. Deux fois plus nombreux que l’année précédente, ils ont fui pour la plupart le Honduras, le Guatemala et le Salvador, des pays en proie à la pauvreté, aux gangs de la drogue et à l’insécurité. La police des frontières qui patrouille le long du Rio Grande, au Texas, est débordée. Les foyers d’accueil sont pleins à craquer.

Lire la suite

Quand les Etats-Unis font payer leur puissance

L’amende astronomique que devra verser aux autorités étasuniennes la banque BNP Paribas révèle un véritable scandale juridique et politique : les lois d’embargo au nom desquelles les États-Unis entendent sanctionner tous ceux qui ne se conforment pas à leur politique étrangère. La pratique semble s’être tant banalisée que l’on ne s’en émeut plus.

La politique unilatérale de sanctions économiques des États-Unis à l’égard d’un nombre grandissant de pays est déjà une pratique très regrettable. Le seul cadre légitime devrait être celui de l’Organisation des Nations Unies, et plus particulièrement, celui du Conseil de sécurité de l’ONU qui est, seul, habilité à prendre de telles sanctions au titre de l’article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Lire la suite

Comment l’industrie du tabac reprend l’offensive grâce aux traités de libre-échange

Les Etats membres de l’Union européenne pourront-ils continuer à développer leurs politiques de santé publique, notamment en matière de lutte anti-tabac ? Le Traité transatlantique, actuellement négocié avec les Etats Unis, inquiète : il permettrait aux entreprises de poursuivre un pays si elles estiment que leur activité commerciale est malmenée par une législation. Cette perspective intéresse particulièrement les industriels du tabac, qui redoublent de pression et n’hésitent pas à porter plainte devant des tribunaux privés au nom de la liberté de commerce.

Les emballages d’un vert olivâtre sombre sont couverts de photos et d’avertissements. « Ne laissez pas vos enfants respirer votre fumée », « Fumer rend aveugle ». Tous les paquets de cigarettes australiens se ressemblent depuis 2012. Seul élément distinctif : la marque et le nom du produit, tous inscrits avec les mêmes caractères pour éviter design attractif et effet marketing. Faisant front commun, les cigarettiers – dont British American Tobacco, Japan Tobacco International, Imperial Tobacco (qui possède en France l’ex-SEITA) et Philip Morris – ont dénoncé là une atteinte à la propriété intellectuelle et à la liberté de commerce ainsi que le risque de contrefaçon, les paquets étant plus faciles à copier.

Ils ont porté plainte devant la Haute Cour d’Australie, pour obtenir la suspension de la loi et des compensations de plusieurs milliards de dollars [1]. La plainte a été rejetée. Le leader mondial du secteur avec la marque Marlboro, Philip Morris, a alors eu une autre idée. Passant par sa filiale basée à Hong-Kong, le fabricant a attaqué le gouvernement australien, au motif cette fois que la législation viole le contrat bilatéral passé entre l’Australie et Hong Kong. Ce n’est donc pas la justice australienne qui doit se prononcer, mais un tribunal arbitral privé international. Le jugement devrait intervenir début 2015.

Lire la suite

Les «technos» et les «robots» peuvent sauver le Japon

Le Japon, un pays en déclin ? Non ! Le charismatique patron du groupe de télécommunications SoftBank jure que l’archipel se redressera, mais pas à la force du poignet, grâce aux technologies.

Hebergeur d'image

Le robot compagnon Pepper, développé par la société française Aldebaran Robotics dont SoftBank est actionnaire et produit par le chinois Foxconn, sera commercialisé en 2015

«Le Japon où je suis né, où j’ai grandi est un pays fantastique. Mais beaucoup de Japonais, particulièrement dans le monde des affaires, ont perdu confiance», s’est attristé mardi [15 juillet 2014] le milliardaire d’origine coréenne lors d’une conférence devant un parterre d’hommes d’affaires et de férus de technologies.

«Pendant 20-30 ans, le Japon s’est enfoncé, il est passé de la deuxième à la troisième place dans le classement des puissances économiques mondiales et va se faire dépasser par d’autres nations», a rappelé M. Son avant de jurer ses grands dieux qu’il ne faut pas baisser les bras.

«Il y a des solutions», a martelé M. Son, un patron qui se distingue de nombre de ses homologues parce qu’il ose tenter des coups et prendre d’importants risques financiers.
Lire la suite

TiSA : un accord géant de libre-échange en discrètes négociations

Réunis à Paris mardi 8 juillet pour préparer le prochain volet de la régulation financière européenne, les représentants du monde financier ne semblent pas être particulièrement au fait des négociations secrètes qui pourraient demain bloquer toute volonté régulatoire de 50 des plus grandes économies mondiales. Une perspective nommée TiSA, pour Trade in Services Agreement, ou Accord sur le commerce des services en français.

WikiLeaks a fait fuiter le mois dernier un document de travail datant d’avril 2014, portant sur le chapitre des services financiers. S’il ne s’agit pas du texte définitif, puisque les négociations sont encore en cours, il permet de se faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler cet accord de libéralisation déjà tant décrié.

C’est quoi l’idée ?

TiSA est une négociation commerciale lancée début 2013 entre 23 Etats, qui se baptisent eux-même les « très bons amis des services », à l’initiative des Américains et des Australiens. Leur objectif est de poursuivre la libéralisation des services engagée par l’Accord général sur le commerce des services (AGCS, GATS en anglais) de 1994, qui combattait le protectionnisme et ouvrait certains secteurs à la concurrence.

50 pays négocient TiSA
Lire la suite