Les agriculteurs bio français sont en danger

L’agriculture bio est en danger !” alertent les agriculteurs bio français qui s’inquiètent du maintien des aides de l’État dans le cadre de la mise en œuvre en France de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) à partir de 2015.

A l’initiative de l’AMAP La Riche en bio, un courrier a été envoyé en juillet 2014 à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, et à Alain Rousset, Président de l’ARF (l’Association des Régions de France) afin de sauver les agriculteurs bio français.

Ce courrier est signé par l’association “Éleveurs Bio de France” (qui regroupe plus de 2000 éleveurs bovins, ovins, porcins, lait, volailles et œufs), la fédération Lait bio de France (qui regroupe 5 organisations d’éleveurs laitiers bio et représente près de 1000 fermes qui produisent environ 50% de la collecte de lait bio français), la fédération Cohéflor Bio (fruits et légumes bio), l’association “Manger Bio Ici et Maintenant” (restauration collective) et Les Coopératives de grandes cultures Bio.

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Les cartels de la drogue au Mexique

Le Mexique est la proie d’un conflit qui, chaque année, fait des milliers de morts. Les victimes sont des forces de l’ordre, des narcotrafiquants mais également des civils pris entre deux feux ou exécutés pour entretenir un climat de terreur. Cette guerre qui, en cinq ans, a fait plus de 60.000 morts, est liée au trafic de cocaïne.

(Mexique : un pays au bord de l’overdose, magazine d’enquête de Canal+ “Spécial Investigation” du 18 avril 2011)

A lire en complément :

Mexique : face aux cartels de la drogue, partir ou mourir

À proximité de la fameuse station balnéaire d’Acapulco, au Mexique, soixante villages se sont vidés de leurs habitants. Craignant les cartels de la drogue, les villageois ont fui en abandonnant veaux, vaches, cochons, poulets et cultures de maïs.
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La catastrophe de Fukushima coûtera deux fois plus cher au Japon que prévu

Les sommes à débourser pour payer les dégâts de Fukushima atteindront 80 milliards d’euros. Le double de ce que le gouvernement japonais avait estimé, selon une étude universitaire consultée mercredi par l’AFP.

Kenichi Oshima, professeur d’économie environnementale à l’Université Ritsumeikan est catégorique. Il a chiffré “au minimum à 11.082 milliards de yens” (80 milliards d’euros) les sommes à débourser pour payer les dégâts de la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011 à la suite d’un gigantesque séisme dans le nord-est de l’archipel.

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En Amérique latine, le pétrole comme appât à compagnies étrangères

Pour exploiter le pétrole d’une région qui accapare 20% des réserves mondiales, certains pays d’Amérique latine cherchent à attirer les entreprises étrangères, s’efforçant toutefois de ne pas perdre le contrôle de l’Etat sur ce secteur stratégique.

Une plateforme de forage au large du Brésil

Au premier rang : le Mexique, le Brésil et l’Argentine, cibles de choix pour leurs réserves inexploitées et les possibilités de développer celles existantes.

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Grèce : Les plages de la discorde

La Grèce a mis en vente ses îles et ses plages pour rembourser une partie de sa dette, au grand dam des habitants. Associations environnementales, partis d’opposition, artistes… La contestation enfle.

La plage “Sahara” à Nea Iraklia

Son sac à dos déborde de plans. Des vues aériennes, des plans cadastraux, des cartes griffonnées à la main… Nikolaos Grigoriadis les sort et inspecte dans son dossier ce que tout le monde appelle ici le “Sahara”. Une longue étendue de sable blanc quasi vierge, courant sur un kilomètre dans la localité de Nea Iraklia, à 40 km de Thessalonique. Le chercheur, attaché à l’institut de recherche forestière, laisse courir son regard vers la mer avant de se retourner : des parpaings sont entreposés le long d’un parking, prélude à de nouvelles constructions entre la plage et les champs.

Le “Sahara” a été vendu en mai à un entrepreneur grec pour la coquette somme de 2 millions d’euros. “Le nouveau propriétaire rêve de construire des hôtels, se désole le scientifique. La plage est appréhendée comme un bien immobilier, alors que c’est une zone archéologique où l’environnement est très sensible. Ce site regorge sans doute de vestiges non découverts… C’est un désastre !

Contribuer à la reprise de l’économie grecque

Pour résorber sa dette de 300 milliards d’euros, la Grèce a décidé de céder ce qu’elle a de plus précieux : ses îles et ses plages. Cent dix terrains ont été mis en vente par le fonds grec chargé de l’exploitation des biens d’État (Taiped), créé en 2011. Au total, 22 milliards d’euros sont attendus de ces trésors naturels, alors que plusieurs dizaines de parcelles sont déjà parties pour 1,8 milliard d’euros.

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Chères, très chères autoroutes : le scandale

Péages qui flambent, privatisation contestée et investissements publics en rade… La gestion du réseau français fait polémique. Enquête sur un partenariat ambigu entre l’État et les grands groupes de BTP.

Cet été, c’est une certitude, il faudra payer plus cher que l’an dernier : 65 euros de péages pour un trajet Lille-Port-Leucate, 60 euros entre Lyon et Biarritz ou 68 euros pour rejoindre Saint-Raphaël depuis Paris… Ajoutez-y le stress des grands départs, les inévitables bouchons et la queue à la pompe, et vous comprendrez le ras-le-bol qui submerge les automobilistes français enfermés entre les glissières de leurs chères, très chères autoroutes…

Petits, on a tous entendu nos parents dire qu’un jour on n’aurait plus besoin de payer les autoroutes. Combien de temps cette arnaque va-t-elle encore durer ?” s’étrangle Pierre Chasseray, le porte-parole de 40 Millions d’Automobilistes, une association de conducteurs verts de rage.

Péages trop chers ! Les tarifs des sociétés autoroutières ont encore progressé de 1,14% cette année après avoir grimpé de 2,5% en 2013 et de 2,01% en 2012. Une inversion de la courbe ?

La hausse du ticket autoroutier demeure supérieure à l’inflation. Entre 2007 et 2012, les péages ont augmenté de 11%, alors que l’indice Insee des prix à la consommation n’a progressé que de 8,5%.

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Et si on s’attaquait d’abord aux rentes des fonctionnaires ?

Arnaud Montebourg veut assouplir les professions réglementées. Pourquoi pas ? Mais si l’on veut faire des économies, il y a bien mieux à faire.

Ce n’est pas forcément une mauvaise idée que de vouloir réformer les “professions réglementées” du privé, mais c’en est une de les montrer d’un doigt accusateur. Voilà maintenant qu’Arnaud Montebourg, endossant le costume de Fouquier-Tinville, se met à stigmatiser leurs “rentes et monopoles” en faisant passer les notaires, pharmaciens, avocats ou greffiers pour des usuriers honteux ou des profiteurs invétérés, comme de vulgaires trésoriers-payeurs généraux ou conservateurs des hypothèques. Le ministre de l’Économie, qui s’y connaît en effets de manche et qui a besoin en permanence de lever l’étendard comme Bonaparte au pont d’Arcole, se trompe de cheval une nouvelle fois.

Tout d’abord, dans ces professions réglementées, il n’y a pas de rentiers. On y travaille beaucoup plus que 35 heures par semaine. Quant à être des monopoles, lorsque c’est le cas – pour les pharmaciens ou les experts-comptables -, cela est exclusivement dû à des délégations de l’État. La plupart du temps les tarifs qui y sont pratiqués sont contrôlés par l’État, qui en profite au passage pour récupérer de nombreuses taxes. Les notaires en matière immobilière travaillent plus pour l’administration fiscale que pour eux-mêmes.

Il est vrai que ce serait plus simple et sans doute moins cher d’acheter son Doliprane en grande surface qu’en pharmacie, de mettre fin au monopole encombrant et néfaste des écoles de conduite et des taxis, ou d’éviter le racket des ambulanciers subventionnés par la Sécurité sociale. Mais de là à prendre de grands airs parce qu’un greffier de tribunal de commerce gagnerait en moyenne, paraît-il, “plus de 10.000 euros net par mois” et un huissier “plus de 6.000 euros“, il y a de la marge. On sait ce qu’il en est des “rapports” de Bercy, ce château prétentieux où l’on trouve presque autant de politiciens frustrés et de démagogues pervers que de techniciens sérieux.

Un monstrueux boulet

Tant qu’à vouloir réformer les rentes et les monopoles, autant s’attaquer d’abord aux fonctionnaires. Comme on dit dans le privé, on trouvera facilement chez eux un grand nombre de “centres de profit”. Le ministre de l’Économie, dans sa “bataille des modernes contre les anciens”, y gagnerait plus sûrement des titres de gloire s’il veut entrer dans les livres d’Histoire comme le grand réformateur du monstrueux boulet que représente aujourd’hui pour la France son administration, assistée des syndicats momifiés qui la défendent.

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Mariage franco-allemand dans l’armement terrestre

Feu vert mardi 1er juillet pour « l’opération Kant ». Ce n’est pas un film d’action qui se cache derrière ce nom de code, mais la signature de la première grande manoeuvre industrielle franco-allemande dans l’armement terrestre.

Le VBCI de Nexter Systems (France)

Car Kant veut dire : KMW and Nexter together. Ce nom de code traduit la volonté de marier le groupe public français Nexter Systems, plus connu son ancien nom de GIAT fabricant du char Leclerc, avec son homologue familial allemand KMW, ex-Krauss Maffei, et son char Léopard.

L’accord signé à Paris est d’autant plus «historique» que cette alliance des deux fabricants de blindés est évoquée depuis plus de dix ans, sans jamais avoir pu aboutir. Un événement exceptionnel puisque, depuis la création d’EADS en 1999, dans l’aéronautique de défense, et de MBDA en 2001, dans les missiles, aucun mouvement d’envergure n’avait eu lieu dans l’industrie d’armement européenne.

Les négociations menées en dix-huit mois, sous la houlette du ministère de la Défense et de l’Agence des participations de l’Etat coté français, permettront aux deux entreprises de taille similaire, de constituer un ensemble pesant 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires et employant 6.000 personnes.

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André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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France : Les scénarios de la catastrophe

La France est-elle une cocotte-minute sur le point d’exploser. C’est ce que pense l’essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c’est que c’est crédible !

En quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d’effondrement par désagrégation interne que la France a connus?

Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu’en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l’enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière.

En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s’était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l’État est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne.

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L’Etat brade les forêts françaises aux multinationales

Les services de l’Etat, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine.

Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz.

Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières.

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Comment EIIL est devenu le “groupe terroriste le plus riche au monde”

Le groupe djihadiste serait à la tête d’une fortune estimée à 2,3 milliards de dollars. Son dernier butin lui permet de payer 60.000 combattants pendant un an.

Mais qui donc finance l’Etat islamique en Irak et au Levant ? Pour le Premier ministre irakien, la réponse est limpide : “Nous tenons (l’Arabie saoudite, ndlr) responsable des aides financière et morale que les groupes [insurgés] reçoivent“, a déclaré mardi Nouri Al-Maliki. Depuis près d’une semaine, l’EIIL a lancé une large offensive sur l’Irak, dont il contrôle désormais une bonne partie du Nord. Pour avoir cette force de frappe, le groupe terroriste peut compter sur un portefeuille bien rempli.

D’une start-up à une multinationale.
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L’âme humaine sous le régime socialiste selon Oscar Wilde

Dans cet essai écrit en 1891, Oscar Wilde avait prévu que les moutons se nourriraient de leur propre méchoui et que les cyniques survivraient à leur électorat.

(…) Quand Jésus parle de pauvres, il entend simplement par là des personnalités, tout comme sa mention de riches s’applique à des hommes qui n’ont pas développé leurs personnalités.
Jésus se mouvait au milieu d’un peuple qui admettait l’accumulation de la propriété tout comme on l’admet parmi nous. L’Évangile qu’il prêchait ne tendait point à faire regarder comme avantageux à l’homme un genre de vie où l’on se nourrirait chichement d’aliments malsains, où l’on se vêtirait de haillons malsains, où l’on coucherait dans des chambres horribles et malsaines. Il ne trouvait point désavantageux pour l’homme de vivre dans des conditions salubres, agréables et décentes.

Une telle manière de voir eût été faussée en ce pays, en ce temps-là et le serait bien davantage de nos jours et en Angleterre, car plus l’homme remonte vers le nord, plus les nécessités matérielles de la vie prennent une importance vitale ; notre société est infiniment plus compliquée, et recule bien plus loin les extrêmes du luxe et du paupérisme, qu’aucune autre société du monde ancien.

Ce que Jésus voulait dire, c’était ceci :
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États-Unis : Notre assiette du futur vue par la Silicone Valley

L’alternative food est en vogue aux États-Unis. Et pour nourrir neuf milliards d’humains en 2050, il faut des initiatives. Les Américains américaine ont des idées pour nos assiettes de demain.

John, qui habite au large de San Francisco (Californie), a lancé une ferme de criquets. Pour ce chef d’entreprise, les hommes n’auront pas de choix : “La nourriture coûte de plus en plus chère, or aucun autre élevage que l’insecte n’offre autant de viande qu’avec si peu d’espace“, explique-t-il.

D’autres chercheurs californiens travaillent sur les algues marines, un antioxydant que l’on retrouvera en petit gâteau sans lait, en mayonnaise sans cholestérol, ou alors des glaces très peu caloriques. Une autre société travaille sur des chips du futur avec poivrons, salade ou potiron.

Sauver la classe moyenne, et ressusciter

Par Myret Zaki

Les classes moyennes, en Europe comme aux Etats-Unis, se meurent. Conséquence du creusement des inégalités, elles sont en train de se vider de leurs contingents. Et cela refaçonne le paysage tant politique qu’économique.

Les 1%
EN CAS DE GUERRE DES CLASSES, BRISER LA GLACE (caricature américaine)

En France, le salaire réel net moyen, qui avait été multiplié par trois (+400%) de 1947 à 1975, n’a progressé que de 12% sur les vingt dernières années. Les générations nées vers 1960 n’ont jamais connu les opportunités de leurs parents.

Le déclassement social fait que les nouvelles générations sont moins riches que leurs parents et que les pauvres aujourd’hui sont les jeunes. Ce qu’on appelle aujourd’hui la classe moyenne, en Europe, est en grande partie subventionnée par la génération précédente, celles des Trente Glorieuses.
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Les compagnies pétrolières et la pollution du Delta du Niger

Découvert en 1956, le pétrole représente aujourd’hui 95% des recettes d’exportation et 80% du revenu du Nigeria. Le pays est ainsi devenu le 6e exportateur mondial (et le 5e fournisseur des Etats-Unis), avec un revenu de plus de 34 milliards d’euro en 2006. Pourtant, l’or noir n’a pas fait le bonheur de tous, loin de là. La population nigériane, dont près de 70% vit sous le seuil de pauvreté, l’emploi local est faible et les ressources autrefois importantes, comme le pêche ou la chasse, sont désormais impossibles avec l’augmentation des constructions pour la production de pétrole et la hausse du trafic de camions et de bateaux de transport. En outre, l’industrie pétrolière a engendré de nombreuses pollutions qui font du delta du Niger l’un des lieux les plus pollués de la planète.

« The Shape of things to come (*) » : la géopolitique américaine comme tautologie

(*) À quoi ressemblera l’avenir

Franklin D. Roosevelt dit un jour : « En politique, rien ne se produit par accident, si cela arrive, vous pouvez être certain que cela a été voulu ainsi. » Cette vision déterministe des événements, qui contrevient à la pensée de David Hume pour qui association d’événements n’implique pas causalité, sous-entend le rôle de ceux qui élaborent les scénarios pour l’avenir, forment les tendances dont se nourrissent les élites politiques, économiques, militaires voire académiques [1].

Sans prétendre parler d’une seule et même voix, les scénarios développés par les géopoliticiens américains se font écho les uns aux autres et établissent des lignes de forces et des récurrences qui petit à petit dessinent l’avenir. Ces prophéties auto-réalisatrices ne forment-elles pas une vraie théorie de la révolution mondiale en ce début de 21ème siècle ?

S’il y a une approche géopolitique qui s’impose, c’est celle de la nouvelle hégémonie américaine dématérialisée, suivant la « Joint Vision 2020 » et sa « Full Spectrum dominance » par laquelle les Etats-Unis prétendent vaincre n’importe lequel de leurs adversaires avec ou sans allié [2].

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Les bonus des mastodontes de la City font encore des vagues

Veto du gouvernement à l’augmentation du plafond des rémunérations variables chez RBS, vives critiques des actionnaires de Barclays : les bonus des mastodontes de la City continuent de faire des vagues au Royaume-Uni.

Le gouvernement a été très clair. Notre approche de la rémunération doit être équilibrée alors que nous émergeons de la crise financière“. Tapant du poing sur la table, le ministère britannique des Finances a opposé une fin de non-recevoir à la Royal Bank of Scotland (RBS), dont l’État détient 81% du capital depuis son sauvetage à grand frais en 2008.

La banque, qui n’a pas encore sorti la tête de l’eau malgré une cure de redressement drastique et a accusé une nouvelle perte massive de près de 9 milliards de livres (environ 10,9 milliards d’euros) l’an dernier, a indiqué vendredi qu’elle aurait souhaité relever le plafond des bonus de ses banquiers.

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Notre-Dame-des-Landes : La France menacée de sanction par l’Europe

Nouvel épisode dans la série aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cette fois-ci, c’est la commission européenne qui ajoute encore un peu de plomb dans l’aile du projet en lançant une procédure d’infraction contre la France.

La Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n’avoir pas mené d’évaluation environnementale sur le projet controversé de l’aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes.

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