La grande braderie de l’État

Le ministère de l’Économie planche sur des cessions importantes dans les entreprises publiques. Elles pourraient rapporter 16 milliards d’euros selon une étude.

L’étude Sodali réalisée pour le JDD

Tout est à vendre. Il y a un mois, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, annonçait la cession de 5 à 10 milliards d’euros d’actifs publics. Deux jours plus tard, il enfonçait le clou en ciblant l’ouverture du capital d’infrastructures de réseau. Le patrimoine de l’État, évalué à 110 milliards d’euros, va fondre dans les dix-huit prochains mois.

L’État a déjà vendu 3% de GDF Suez, 2% d’Orange et 3% de Safran sans que cela ne change son poids dans la gouvernance. Le mouvement va s’amplifier. “Nous pouvons réduire nos participations sans perdre de pouvoir, confirme un conseiller de Bercy. Il n’est pas nécessaire d’avoir autant de capital immobilisé pour avoir la même influence.

Le JDD a passé en revue les options du gouvernement et les projets qui sont “dans les cartons“. Il dispose désormais d’un arsenal législatif très avantageux : la loi visant à reconquérir l’économie réelle, dite “loi Florange“, votée en mars dernier.
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Les mensonges d’Etat : 26 avril 1986, Tchernobyl

26 avril 1986, l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, génère un nuage chargé de particules radioactives. Ce nuage se dispersera sur une large partie de l’Europe occidentale. Sauf en France, selon les déclarations de l’époque. A grand renfort de cartes météorologiques, on assure que les Français n’ont rien à craindre, contrairement à leurs voisins européens. En effet, l’anticyclone des Açores présent sur le pays forme une barrière naturelle. 25 ans après, retour, vidéos à l’appui, sur la façon dont les autorités françaises ont géré la catastrophe.

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Apocalypse bientôt

Ils sont quatre et ils assurent la défense de la France dans son ensemble et celle de chacun de ses citoyens. Ce sont les ministères régaliens -Défense, Affaires étrangères, Justice et Intérieur- et ils sont en danger de mort. La France ne leur consacre plus que 2,8 % de la richesse qu’elle produit chaque année, contre 4,5 % à la fin de la guerre froide et 6,5% en 1960. A ce rythme, ils auront disparu en 2050.

A ce moment-là, ce sont des milices privées qui défileront le 14 juillet, si tant est qu’il soit encore possible d’organiser un défilé dans une France sans police, armée et justice pour tous. Il est donc conseillé dès à présent, pour ceux qui ne pourront leur laisser un pactole suffisant, d’apprendre les techniques de survie et d’auto-défense à nos enfants et petits-enfants.

Pas besoin d’une guerre nucléaire ou d’une gigantesque pandémie pour aboutir à la désagrégation des États et donc des nations, l’inconséquence, sinon l’incompétence, d’une classe politique suffit.

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Cocorico…Couac : Quand la France torpille ses contrats

En France, nous avons de quoi être fier. Nos centrales nucléaires seraient parmi les plus puissantes et les plus sécurisées au monde. Dans le domaine de l’armement et de la sécurité, nos entreprises font référence. Quant à nos avions de chasse, ils ont la réputation d’être rapides et très performants.

Mais pourtant, alors que nous sommes à la pointe dans tous ces domaines stratégiques, notre pays multiplie, ces dernières années, les défaites dans les grands appels d’offres internationaux. En cause ? Des arrières pensées politiques, des désaccords au plus haut niveau de l’État, des rivalités entre grands partons français et des coups tordus de réseaux parallèles de la République.

A travers trois histoires emblématiques, cette enquête montre comment à l’étranger, « l’entreprise France » cultive un art de l’échec commercial et se transforme trop souvent, en une machine à perdre.

Partie 1:

Partie 2:
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Les agriculteurs bio français sont en danger

L’agriculture bio est en danger !” alertent les agriculteurs bio français qui s’inquiètent du maintien des aides de l’État dans le cadre de la mise en œuvre en France de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) à partir de 2015.

A l’initiative de l’AMAP La Riche en bio, un courrier a été envoyé en juillet 2014 à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, et à Alain Rousset, Président de l’ARF (l’Association des Régions de France) afin de sauver les agriculteurs bio français.

Ce courrier est signé par l’association “Éleveurs Bio de France” (qui regroupe plus de 2000 éleveurs bovins, ovins, porcins, lait, volailles et œufs), la fédération Lait bio de France (qui regroupe 5 organisations d’éleveurs laitiers bio et représente près de 1000 fermes qui produisent environ 50% de la collecte de lait bio français), la fédération Cohéflor Bio (fruits et légumes bio), l’association “Manger Bio Ici et Maintenant” (restauration collective) et Les Coopératives de grandes cultures Bio.

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André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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France : Les scénarios de la catastrophe

La France est-elle une cocotte-minute sur le point d’exploser. C’est ce que pense l’essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c’est que c’est crédible !

En quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d’effondrement par désagrégation interne que la France a connus?

Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu’en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l’enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière.

En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s’était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l’État est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne.

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L’Etat brade les forêts françaises aux multinationales

Les services de l’Etat, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine.

Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz.

Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières.

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États-Unis : Notre assiette du futur vue par la Silicone Valley

L’alternative food est en vogue aux États-Unis. Et pour nourrir neuf milliards d’humains en 2050, il faut des initiatives. Les Américains américaine ont des idées pour nos assiettes de demain.

John, qui habite au large de San Francisco (Californie), a lancé une ferme de criquets. Pour ce chef d’entreprise, les hommes n’auront pas de choix : “La nourriture coûte de plus en plus chère, or aucun autre élevage que l’insecte n’offre autant de viande qu’avec si peu d’espace“, explique-t-il.

D’autres chercheurs californiens travaillent sur les algues marines, un antioxydant que l’on retrouvera en petit gâteau sans lait, en mayonnaise sans cholestérol, ou alors des glaces très peu caloriques. Une autre société travaille sur des chips du futur avec poivrons, salade ou potiron.

Les compagnies pétrolières et la pollution du Delta du Niger

Découvert en 1956, le pétrole représente aujourd’hui 95% des recettes d’exportation et 80% du revenu du Nigeria. Le pays est ainsi devenu le 6e exportateur mondial (et le 5e fournisseur des Etats-Unis), avec un revenu de plus de 34 milliards d’euro en 2006. Pourtant, l’or noir n’a pas fait le bonheur de tous, loin de là. La population nigériane, dont près de 70% vit sous le seuil de pauvreté, l’emploi local est faible et les ressources autrefois importantes, comme le pêche ou la chasse, sont désormais impossibles avec l’augmentation des constructions pour la production de pétrole et la hausse du trafic de camions et de bateaux de transport. En outre, l’industrie pétrolière a engendré de nombreuses pollutions qui font du delta du Niger l’un des lieux les plus pollués de la planète.

David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »

La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt des militants et d’autres acteurs du changement social. David Bollier, chercheur indépendant et militant américain, se consacre depuis une douzaine d’années à l’enjeu des biens communs (ou ’communs’), dialoguant aussi bien avec les pionniers du logiciel libre ou des licences Creative Commons qu’avec des groupes de paysannes indiennes ou des représentants de peuples indigènes. Dans un livre qui vient de paraître en France [1], il propose une « brève introduction » aux communs. Entretien.

Enluminures illustrant les travaux des champs au Moyen-Âge. Extraites des Très Riches Heures du duc de Berry (BNF).

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ». Et en quoi elles dessinent ensemble une alternative pratique au néolibéralisme et au pouvoir sans cesses croissant des grandes entreprises – mais aussi à une partie de la tradition progressiste.

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Zones grises : Quand les Etats perdent le contrôle

la notion de « zone grise » se définit comme un « espace de dérégulation sociale, de nature politique ou socio-économique, (…) où les institutions centrales ne parviennent pas à affirmer leur domination, laquelle est assurée par des micro-autorités alternatives ». L’auteur confronte cette notion avec des cas concrets comme par exemple Gaza, la mer de Chine, certaines régions du Pakistan ou encore la Seine-Saint-Denis…


Gaïdz Minassian, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), auteur de “Zones grises – Quand les Etats perdent le contrôle”, Ed. Autrement, 2011. (7 minutes).

Immobilier : Habitats insolites un nouveau marché

De nombreux Français ont dans l’idée de construire la maison de leurs rêves. Et pour cela, ils suivent une nouvelle tendance immobilière: celle de l’habitat insolite. Chaque jour dans le pays, de nouveaux espaces sont à conquérir et à reconvertir.

L’État vend des anciens bâtiments publics, administratifs ou religieux. Et au final, vivre dans un château d’eau, un blockhaus, une gare, un phare ou encore une église est devenu possible. Mais à quel prix ? Et comment s’y prend-on concrètement ? Peut-on parler de marché florissant à la portée de tous ? Y a-t-il des règles qui régissent ce marché ? Les entrepreneurs, les particuliers et l’État s’y retrouvent-ils ?

Pour mieux comprendre ce phénomène, le réalisateur est parti à la rencontre de celles et ceux qui sont passés à l’acte, ou qui s’y préparent.

La France veut devenir un pays de robots

L’Etat participe au financement d’un nouveau fonds d’investissement destiné à doper la filière robotique française…

«Le robot n’est pas l’ennemi de l’emploi, il en est le fournisseur. Il ne faut pas en avoir peur.» Arnaud Montebourg croit à la réindustrialisation de la France par la robotique de services. C’est-à-dire par la construction de drones, de voitures autonomes, de robots de surveillance, de nettoyage, de sécurité domestique ou encore d’intervention chirurgicale.

Et pour le prouver, le ministre vient d’annoncer la contribution de l’Etat dans un nouveau fonds d’investissement, baptisé Robolution Capital. «Notre participation dans ce secteur à travers la Banque publique d’investissement (BPI), le bras armé du redressement productif en France, est l’une des plus importantes que nous ayons réalisée», explique Arnaud Montebourg.

Doté de 80 millions d’euros et également abondé par de grandes entreprises comme Orange, EDF ou Thales, Robolution Capital va permettre de financer la création et le développement de PME spécialisées dans la robotique de services. La France en compte déjà plusieurs – de nombreuses start-up mais également de grosses PME, comme le Groupe Gorgé, qui emploie 1.300 personnes.

Un marché de 200 milliards d’euros en 2024
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Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
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L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

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JO: après les fastes de Sotchi, un gouffre financier guette la Russie

Les gigantesques constructions érigées à Sotchi pour les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire, achevés dimanche, risquent de se transformer en gouffre financier pour la Russie, compte tenu des énormes investissements difficiles à rentabiliser.

Après sa désignation en 2007 pour organiser les JO, Sotchi est devenue l’un des plus grands chantiers au monde où des bâtiments et des immeubles ont poussé comme des champignons sur les bords de la mer Noire et dans les montagnes du Caucase au-dessus de la ville, dans une zone auparavant quasi vierge d’infrastructures sportives.

L’aménagement de routes et voies de chemins de fer a porté le coût total de l’opération à 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) pour cet événement international sans précédent en Russie depuis la chute de l’URSS, dont le président Vladimir Poutine a voulu faire une vitrine du pays.

Mais que vont devenir tous ces bâtiments neufs après le départ des milliers d’athlètes, accompagnateurs, journalistes et visiteurs qui occupent des appartements et hôtels construits spécialement pour les JO et les jeux paralympiques du 7 au 16 mars ?

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Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
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Pesticides: 68% des français estiment que l’Etat n’en fait pas assez pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité

Alors que la FNSEA organise ce jour des états généraux de l’agriculture afin de faire pression sur l’Etat pour affaiblir ce que le syndicat nomme « la lourdeur de la réglementation », un sondage IFOP effectué pour le compte d’Agir pour l’Environnement et Générations Futures relève que pour 68% des français, l’Etat n’en fait pas assez en matière de réglementation écologique pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité.

A la question : « Diriez-vous qu’en matière de réglementation écologique régissant notamment l’utilisation de pesticides ou la gestion des élevages industriels, l’État en fait trop, suffisamment ou pas assez pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité ? », seuls 5% des sondés répondent « trop », 20% « suffisamment » et 68% « pas assez ».

Ce sondage démontre de façon éclatante que les demandes de déréglementation du syndicat majoritaire ne rencontrent pas l’adhésion des Français. Ces derniers attendent au contraire une réglementation protectrice notamment en matière de pesticides et de gestion des élevages industriels.
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