Notre-Dame-des-Landes : La France menacée de sanction par l’Europe

Nouvel épisode dans la série aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cette fois-ci, c’est la commission européenne qui ajoute encore un peu de plomb dans l’aile du projet en lançant une procédure d’infraction contre la France.

La Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n’avoir pas mené d’évaluation environnementale sur le projet controversé de l’aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes.

Lire la suite

David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »

La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt des militants et d’autres acteurs du changement social. David Bollier, chercheur indépendant et militant américain, se consacre depuis une douzaine d’années à l’enjeu des biens communs (ou ’communs’), dialoguant aussi bien avec les pionniers du logiciel libre ou des licences Creative Commons qu’avec des groupes de paysannes indiennes ou des représentants de peuples indigènes. Dans un livre qui vient de paraître en France [1], il propose une « brève introduction » aux communs. Entretien.

Enluminures illustrant les travaux des champs au Moyen-Âge. Extraites des Très Riches Heures du duc de Berry (BNF).

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ». Et en quoi elles dessinent ensemble une alternative pratique au néolibéralisme et au pouvoir sans cesses croissant des grandes entreprises – mais aussi à une partie de la tradition progressiste.

Lire la suite

Zones grises : Quand les Etats perdent le contrôle

la notion de « zone grise » se définit comme un « espace de dérégulation sociale, de nature politique ou socio-économique, (…) où les institutions centrales ne parviennent pas à affirmer leur domination, laquelle est assurée par des micro-autorités alternatives ». L’auteur confronte cette notion avec des cas concrets comme par exemple Gaza, la mer de Chine, certaines régions du Pakistan ou encore la Seine-Saint-Denis…


Gaïdz Minassian, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), auteur de “Zones grises – Quand les Etats perdent le contrôle”, Ed. Autrement, 2011. (7 minutes).

«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

Lire la suite

Immobilier : Habitats insolites un nouveau marché

De nombreux Français ont dans l’idée de construire la maison de leurs rêves. Et pour cela, ils suivent une nouvelle tendance immobilière: celle de l’habitat insolite. Chaque jour dans le pays, de nouveaux espaces sont à conquérir et à reconvertir.

L’État vend des anciens bâtiments publics, administratifs ou religieux. Et au final, vivre dans un château d’eau, un blockhaus, une gare, un phare ou encore une église est devenu possible. Mais à quel prix ? Et comment s’y prend-on concrètement ? Peut-on parler de marché florissant à la portée de tous ? Y a-t-il des règles qui régissent ce marché ? Les entrepreneurs, les particuliers et l’État s’y retrouvent-ils ?

Pour mieux comprendre ce phénomène, le réalisateur est parti à la rencontre de celles et ceux qui sont passés à l’acte, ou qui s’y préparent.

Les collectivités locales françaises sont parmi les plus endettées d’Europe

Elles restent cependant mieux notées que la moyenne européenne, grâce une fiscalité plus résiliente et à leur adossement important à l’État.

(Dessin de DELIGNE)

En troisième position en Europe pour le montant de leur endettement, les collectivités locales françaises restent toutefois mieux notées que la moyenne européenne par l’agence Standard and Poor’s. “Les notations des collectivités locales françaises sont meilleures comparativement au reste de l’Europe, elles se situent dans la catégorie AA (correspondant à un émetteur de haute qualité ndlr)”, explique Bertrand de Dianous, un analyste de l’agence de notation.

Ainsi, 68,8% des collectivités françaises sont notées AA, 28,1% A et 3,1% BB. A titre de comparaison, en Europe, 37,1% sont notées AA, 13,9% ont la meilleure note AAA, 9,9% sont notées A et 21,2% BBB. En revanche, 17,9% ont une dette classée dans la catégorie “spéculative“.

Un endettement de 140 milliards pour 2014
Lire la suite

La France veut devenir un pays de robots

L’Etat participe au financement d’un nouveau fonds d’investissement destiné à doper la filière robotique française…

«Le robot n’est pas l’ennemi de l’emploi, il en est le fournisseur. Il ne faut pas en avoir peur.» Arnaud Montebourg croit à la réindustrialisation de la France par la robotique de services. C’est-à-dire par la construction de drones, de voitures autonomes, de robots de surveillance, de nettoyage, de sécurité domestique ou encore d’intervention chirurgicale.

Et pour le prouver, le ministre vient d’annoncer la contribution de l’Etat dans un nouveau fonds d’investissement, baptisé Robolution Capital. «Notre participation dans ce secteur à travers la Banque publique d’investissement (BPI), le bras armé du redressement productif en France, est l’une des plus importantes que nous ayons réalisée», explique Arnaud Montebourg.

Doté de 80 millions d’euros et également abondé par de grandes entreprises comme Orange, EDF ou Thales, Robolution Capital va permettre de financer la création et le développement de PME spécialisées dans la robotique de services. La France en compte déjà plusieurs – de nombreuses start-up mais également de grosses PME, comme le Groupe Gorgé, qui emploie 1.300 personnes.

Un marché de 200 milliards d’euros en 2024
Lire la suite

Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
Lire la suite

L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

Lire la suite

JO: après les fastes de Sotchi, un gouffre financier guette la Russie

Les gigantesques constructions érigées à Sotchi pour les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire, achevés dimanche, risquent de se transformer en gouffre financier pour la Russie, compte tenu des énormes investissements difficiles à rentabiliser.

Après sa désignation en 2007 pour organiser les JO, Sotchi est devenue l’un des plus grands chantiers au monde où des bâtiments et des immeubles ont poussé comme des champignons sur les bords de la mer Noire et dans les montagnes du Caucase au-dessus de la ville, dans une zone auparavant quasi vierge d’infrastructures sportives.

L’aménagement de routes et voies de chemins de fer a porté le coût total de l’opération à 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) pour cet événement international sans précédent en Russie depuis la chute de l’URSS, dont le président Vladimir Poutine a voulu faire une vitrine du pays.

Mais que vont devenir tous ces bâtiments neufs après le départ des milliers d’athlètes, accompagnateurs, journalistes et visiteurs qui occupent des appartements et hôtels construits spécialement pour les JO et les jeux paralympiques du 7 au 16 mars ?

Lire la suite

Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
Lire la suite

Pesticides: 68% des français estiment que l’Etat n’en fait pas assez pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité

Alors que la FNSEA organise ce jour des états généraux de l’agriculture afin de faire pression sur l’Etat pour affaiblir ce que le syndicat nomme « la lourdeur de la réglementation », un sondage IFOP effectué pour le compte d’Agir pour l’Environnement et Générations Futures relève que pour 68% des français, l’Etat n’en fait pas assez en matière de réglementation écologique pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité.

A la question : « Diriez-vous qu’en matière de réglementation écologique régissant notamment l’utilisation de pesticides ou la gestion des élevages industriels, l’État en fait trop, suffisamment ou pas assez pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité ? », seuls 5% des sondés répondent « trop », 20% « suffisamment » et 68% « pas assez ».

Ce sondage démontre de façon éclatante que les demandes de déréglementation du syndicat majoritaire ne rencontrent pas l’adhésion des Français. Ces derniers attendent au contraire une réglementation protectrice notamment en matière de pesticides et de gestion des élevages industriels.
Lire la suite

Les pollutions se multiplient aux Etats-Unis

Deux affaires survenues en Virginie-Occidentale révèlent les carences de la politique environnementale. Le lobby du charbon continue de s’opposer à des normes plus sévères contre le changement climatique.

Plus de 22% des rivières et cours d’eau du sud de la Virginie-Occidentale sont pollués du fait des mines de charbon à ciel ouvert, selon une récente étude universitaire

Un réservoir percé de la société Freedom Industries a laissé s’échapper plus de 38.000 litres de produits chimiques toxiques le 9 janvier dernier dans le fleuve Elk, en Virginie-Occidentale. En conséquence, quelque 300.000 personnes ont été privées d’eau pendant plusieurs jours, le précieux liquide étant pollué au MCHM, un hydrocarbure servant à laver le charbon. Pour aider la population à faire face à la crise, des milliers de bouteilles ont été distribuées.

La réaction de l’Etat de Virginie-Occidentale s’est avérée molle et la société responsable de la catastrophe est restée aux abonnés absents. La pollution a sapé la confiance des habitants dans leurs autorités. Plus d’un mois après la fuite, nombreux sont les résidents qui refusent toujours de consommer l’eau du robinet malgré la levée de l’interdiction de la consommer. Pour eux, le message est d’autant plus confus que l’interdiction s’applique toujours aux femmes enceintes.

Et puis, le jour même où une responsable du Centre pour le contrôle des maladies et la prévention (CDC) annonçait que la population pouvait se baigner et boire l’eau du robinet, deux écoles de Charleston, la capitale de l’Etat, ont décidé de fermer, après avoir détecté l’odeur de réglisse caractéristique du produit chimique incriminé. Une enseignante s’est évanouie et une élève s’est plainte de brûlures aux yeux.
Lire la suite

Argent public, copinages et marchés suspects à France Télévisions

Procedures un peu olé olé, contrats signés avec son ex-PDG Patrick de Carolis ou d’anciens cadres, l’audiovisuel public risque un nouveau scandale sur la gestion de l’argent public par ses dirigeants. Mais là, Jean-Luc Delarue n’y est pour rien !

(Titre de l’ex-émission de Sophia Aram, sur France 2)

On pensait oubliées les années Elkabbach et les dérives financières de la télé publique, terminé le gaspillage, interdits les cadeaux aux producteurs. La télé publique pouvait repartir sur un bon pied, en toute transparence, dans le respect des deniers publics.

Eh bien non. Forcé par un syndicat maison, la CGC-Médias, de révéler les contrats de conseil et de consultant signés en douce par le groupe, France Télévisions se prépare à affronter une nouvelle tempête : il va falloir justifier les millions qui se sont envolés dans la poche d’anciens patrons ou cadres, comme Patrick de Carolis, l’ancien PDG. Et il lui faudra aussi — voire surtout — s’expliquer sur les procédures de passation des marchés parfois un peu olé olé, où les choix s’exercent dans un joli fatras de renvois d’ascenseur, de réseaux dictant leurs lois, d’allers-retours de hauts cadres entre l’audiovisuel public et leurs sociétés privées…

Si le groupe s’est trouvé particulièrement « désorganisé », au dire d’un membre de la direction, par la fusion des chaînes en un groupe unique en 2010, certains en ont largement profité… « Cela fait vingt-cinq ans qu’on se demande s’il y a du favoritisme à France Télévisions », soupire un cadre. Peut-être à juste titre.

La justice tranchera. Explosif ! Car, quand on parle de France Télévisions, c’est d’argent public qu’il est question, et pas de petites sommes. La télé publique, c’est désormais un véritable secteur industriel, des milliers de salariés et, chaque année, une dotation de l’État de 2,5 milliards d’euros.

Lire la suite sur Charlie Hebdo

Agences de l’État : Un discret puits sans fond

Elles sont discrètes, ne font pas tellement parler d’elles mais engloutissent à elles-seules 20% du budget de l’État. Les agences de l’État, ce sont quelques grandes institutions comme Pôle Emploi ou Météo France mais ces dernières années elles se sont démultipliées.

Connaissez-vous par exemple le FNPCA ou Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat, ou bien encore le CNDS, le Centre National de Développement du Sport ? Ces organismes, dont on peut parfois douter de l’utilité, s’additionnent et dépensent toujours plus. Enquête sur des institutions peu connues mais très voraces.

L’Etat fait le ménage dans ses logements de fonction

A Bercy, 20% des appartements occupés par des fonctionnaires vont être supprimés. Ces derniers devront se loger par leurs propres moyens.

Nicolas Sarkozy en a rêvé, François Hollande le fait. En 2010, la droite avait engagé une vaste réforme des logements de fonction de l’Etat. Mais il avait fallu attendre le 9 mai 2012, soit le lendemain des élections, pour que les décrets fixant les nouvelles règles d’attribution soient enfin publiés. Du coup, c’est Bernard Cazeneuve, le ministre du budget actuel, qui est désormais chargé de faire le tri dans les prébendes que l’Etat accorde à une centaine de millier d’agents de la Fonction publique.

En principe, seuls les fonctionnaires ayant une “obligation de disponibilité totale pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de responsabilité” ont désormais vocation à bénéficier d’un logement gratuit par nécessité absolue de service.

Certains agents, non éligibles à ce régime, peuvent aussi bénéficier d’une “convention d’occupation à titre précaire” car ils sont tenus d’accomplir un service d’astreinte. Dans ce cas, ils devront payer une redevance équivalente à 50% de la valeur locative de marché. Enfin, les surfaces sont strictement limitées: 80 mètres carrés par bénéficiaire plus 20 mètres carrés supplémentaires par personne à charge.

Lire la suite

Le gouvernement rallume la flamme de l’écotaxe

Le ministre des Transports souhaite que le dispositif entre en vigueur avant la fin de l’année.

Ecotaxe, le retour : Frédéric Cuvillier a rallumé, vendredi 7 février, la flamme d’un sujet brûlant. Le ministre des Transports a jugé “souhaitable” que le dispositif suspendu sine die, après la fronde des Bonnets rouges en Bretagne, entre en vigueur en 2014.

Lire la suite

Christophe Guilluy : « Les élites sont obnubilées par les métropoles »

La nouvelle géographie sociale du pays rend inévitable la montée des antagonismes entre les métropoles « mondialisées » et la France des « invisibles ». C’est le constat de Christophe Guilluy, auteur de « Fractures françaises » où il étudie l’évolution socio-culturelle des classes populaires.

Que retenir du projet de loi d’affirmation des métropoles, définitivement voté le 19 décembre par le Parlement ?

Cette priorité est tout, sauf une surprise. Cela fait trente ans que les élites et la technostructure, obnubilées par la question économique, organisent la France autour de ces métropoles. Le texte du gouvernement Ayrault met simplement en forme cette vision sur les plans politique et institutionnel.

Pourquoi les métropoles correspondent-elles, selon vous, à l’expression de la vision dominante ?

Si les grandes villes sont les zones les plus inégalitaires de France, elles restent néanmoins les mieux intégrées à la mondialisation : les 40% de Français vivant dans les métropoles génèrent plus de 60% du PIB national. Les métropoles sont les vitrines de la mondialisation heureuse. La droite libérale, d’ailleurs, aurait très bien pu être derrière cette réforme territoriale.

Lire la suite

Japon : Face à la baisse des naissances, l’État joue les entremetteurs

Au Japon, la population est vieillissante. Le nombre de naissances n’a jamais été aussi bas, en raison de la diminution de la population féminine de l’archipel. A tel point que les ventes de couches pour adultes ont dépassé celles pour bébés.

Les autorités s’inquiètent car la propension des Nippons à faire des enfants n’augmente pas suffisamment pour permettre un renouvellement des générations.

Pour remédier à ce problème, les pouvoirs publics ont décidé de jouer les entremetteurs. Les municipalités elles-mêmes organisent des soirées de rencontres, notamment à l’accession à la majorité, à 20 ans. Billet d’entrée : 63 euros pour les garçons, 28 euros pour les filles.

Ces initiatives vont peut-être permettre à la jeune population de passer outre les aléas économiques et l’anxiété relative aux revenus et au travail, autant de facteurs qui découragent les jeunes actifs à fonder une famille. Mais elles ne vont pas améliorer le système d’aide financière pour la naissance, qui reste insuffisant, de même que les modes et infrastructures d’accueil des tout-petits, qui font défaut.

Subventions et aides : Tulle, la ville si chère à Hollande

Le chef de l’Etat reste très attentif à la Corrèze et en particulier à Tulle, dont il fut maire et qui, au cours de l’année, a été bien dotée en subventions et en aides.

La lettre du Père Noël est arrivée il y a à peine une dizaine de jours. Elle est signée de la main de Jean-Marc Ayrault : en ces périodes de fêtes, le Premier ministre a le plaisir d’accorder « une subvention de 200.000 € » pour l’aménagement du parvis du futur cinéma de la ville de Tulle. Un cadeau de plus pour la préfecture de Corrèze, sur laquelle François Hollande, son ancien maire, garde un œil plus que bienveillant depuis son élection à l’Elysée.
Lire la suite