Grèce : Les habitants se ruent sur l’alimentation, l’essence et les médicaments

Six jours après la fermeture des banques, les Grecs ne dépensent plus que pour le nécessaire: nourriture, essence ou médicaments, sur lesquels ils se ruent de peur de manquer.

Des rayons entiers vidés de leurs produits. Papier toilette, pâtes, légumes secs, lait concentré… Tout a disparu. Dans un supermarché de la banlieue aisée d’Athènes, à Glyfada, certains riverains semblent avoir paniqué, se précipitant sur les produits de première nécessité.

Autant de signes d’une angoisse latente, à la veille du référendum sur la série de mesures d’austérité soumises à la Grèce par l’Union européenne et le FMI en échange de la prolongation de leur aide financière.

Avec les limitations de retraits bancaires à 60 euros par jour et par personne, imposées par le gouvernement pour empêcher l’effondrement des banques, les Grecs concentrent leurs dépenses sur l’essentiel, dans de nombreux petits commerces qui refusent les cartes de crédit.
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Carburant : Les cours plongent, les taxes explosent

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous payez davantage de taxes sur les carburants depuis le 1er janvier. La légère diminution actuelle de votre facture à la pompe étant liée à la baisse du cours du pétrole, les automobilistes ne sentent pas encore cette nouvelle hausse de la fiscalité… jusqu’à la prochaine augmentation du prix du baril !

35,5 milliards d’euros en 2014, puis 38 milliards en 2015 et 39 milliards en 2016, voilà ce que les taxes sur le carburant « rapportent » à l’État et donc coûtent aux contribuables ! Tous ces milliards sont autant d’argent en moins dans nos poches, un pouvoir d’achat qui, au mieux n’augmente pas, au pire diminue pour l’ensemble des Français.

De toute manière, le gouvernement ne s’en cache  pas : via le secrétaire d’État chargé du budget Christian Eckert s’exprimant devant l’Assemblée nationale, il annonce que la fiscalité des carburants, quatrième recette pour le pays après la TVA, les impôts sur le revenu et sur les sociétés, est « un élément essentiel de l’équilibre de nos comptes ». Autant dire que c’est un impôt amené à grossir aussi rapidement que notre argent est gaspillé…

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Carburant : Les chiffres des constructeurs sont-ils bidon ?

A les écouter, on ne sera peut-être même plus obligés de s’arrêter à la pompe. Publicité après publicité, les constructeurs automobiles annoncent des consommations d’essence toujours à la baisse. Mais nous disent-ils la vérité ? L’œil du 20 heures a mis son détecteur de mensonges en route.

A priori, il y a vraiment de quoi douter de ces chiffres. La semaine dernière, nous avons fait le tour des concessions auto. Bilan: tous les vendeurs annoncent des consommations différentes de ceux annonces dans les publicités.

Alors combien faut-il vraiment rajouter ? Selon les journalistes du magazine Autoplus, la consommation réelle est généralement 35% supérieure à celle annoncée. En cause : un protocole de test officiel qui permet aux constructeurs d’essayer leurs modèles dans des conditions qui n’ont rien à voir avec la route de tous les jours.

L’ADEME dit enfin la vérité sur les véhicules électriques

L’ADEME a publié son bilan sur les impacts environnementaux des véhicules électriques (1). La voiture électrique réduit très peu les émissions de CO2 – à moins d’être alimentée en électricité nucléaire; elle consomme beaucoup de ressources rares: le résultat est loin du miracle annoncé.

Pas de gaz d’échappement toxiques pour le véhicule électrique certes, mais sa fabrication consomme beaucoup plus de ressources fossiles et rares que celle d’un véhicule essence ou diesel. A elle seule, la batterie consomme le plus de ressources minérales et représente la moitié de l’énergie consommée. Les progrès techniques ne devraient guère changer ce bilan à l’horizon 2020…

Un véhicule électrique et un diesel consomment au total autant d’énergie primaire l’un que l’autre (un peu plus pour une voiture à essence): ainsi, pas d’économie d’énergie à attendre de la voiture électrique. La fabrication du véhicule représente 20 % du total dans le cas du diesel, et 37 % pour l’électrique.

Et l’impact sur le climat ? Tout dépend de la source d’électricité

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Avoir une voiture à Moscou : plus cher qu’à Paris, moins qu’à Berlin

Le cabinet d’analyse Economist Intelligence Unit (EIU) a publié un classement des villes les plus chères du monde en termes de coût de possession d’une automobile. Moscou s’y classe en huitième position. Selon cette étude, acheter et entretenir une voiture dans la capitale russe revient plus cher qu’à Paris, Londres, Tokyo, New York et Zurich. Mais moins cher qu’à Shanghai, Sao Paulo, Dehli.

Pour leur enquête, les chercheurs de l’EIU se sont basés sur le prix moyen d’achat d’une nouvelle voiture familiale (avec un volume moteur de 1,8l à 2,5l), ainsi que sur les coûts d’usage et d’entretien et les dépenses en combustible. Il s’avère que l’acquisition d’une nouvelle automobile familiale coûte environ 34 000 dollars à Moscou contre, à Londres par exemple, à peu près 30 000 dollars. Quant à l’entretien d’une voiture sur trois ans, les économistes britanniques en ont estimé le coût total à une moyenne de 17 000 dollars à Moscou, pour, à New York disons, près de 11 000 dollars.

Parallèlement, les chercheurs britanniques se sont penchés sur la dynamique d’évolution des coûts liés à l’automobile dans plusieurs grandes villes du monde. Pour Moscou, le mouvement semble encourageant : au cours des trois dernières années, l’indice a baissé de 18 % (il n’a baissé que d’1,5 % à Londres, et, à Paris et Tokyo par exemple, il a même augmenté de, respectivement, 13 et 3 %).

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Les Algériens excédés par le trafic d’essence vers le Maroc

Le wali de Tlemcen a rationné l’essence. C’est la faute aux trafiquants vers le Maroc estiment les habitants. Entre émeutes et sit-in, la région frontalière est sous tension.

« Basta M. le wali » « Les hallabas dehors »  « On en a marre des trafiquants ». Ils étaient quelques centaines de personnes à scander ces slogans face au siège de la wilaya de Tlemcen. Ce sit-in intervient alors que la zone frontalière avec le Maroc est sous tension. Vendredi, toute la région avait été marquée par des émeutes et des routes coupées après la décision du wali de rationner l’essence.

Le sit-in d’aujourd’hui était plus pacifique. Mais les forces de l’ordre ont interdit aux journalistes de photographier la manifestation et aurait arrêté 6 personnes. Les manifestants s’en prennent aux hallabas, ces trafiquants d’essence qui assèchent les stations service de l’ouest algérien pour approvisionner le Maroc en contrebande.

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Les Français menacés par un «désert» de stations-services

Près de quatre millions de Français sont menacés par la “désertification” des stations-services, surtout à la campagne mais aussi jusque dans Paris, a averti mardi la Fédération nationale de l’artisanat automobile (Fnaa), citant une étude de l’administration.

Environ 300.000 personnes n’ont déjà aucune station-service à moins de 10 minutes en voiture de chez eux, et quelque 3,6 millions de personnes supplémentaires seront dans ce cas si la station la plus proche de leur domicile ferme, selon la fédération, qui cite une étude de la Datar.

L’administration de l’aménagement du territoire à recensé 871 stations “ ultimes, dont la disparition plongerait les automobilistes, les entreprises et les services publics géographiquement concernés dans une dangereuse situation de désertification”.

Entre 15 et 38 minutes pour atteindre une station
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États-Unis : La flambée des prix de l’essence irrite les automobilistes

Hausse du cours du baril de brut, instabilité des marchés financiers, les causes sont diverses mais le résultat est là: aux États-Unis, le prix de l’essence grimpe quotidiennement et, selon les analystes, il est en passe de battre le record de l’été 2008. Reportage en Californie où la voiture est reine et où l’augmentation exaspère les automobilistes, entrepreneurs ou particuliers.

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Belgique : Prix record pour le carburant

Les prix maximums pour du Super 95 et 98 passeront à 1,713 euro et 1,733 euro ce mardi. Un euro faible, la crainte que l’Iran bloque le transit du pétrole : les ingrédients sont là pour pousser les prix des carburants à la hausse dans les semaines à venir.

Les coûts des carburants n’ont jamais pesé aussi lourd dans le portefeuille des familles. Et ce n’est pas prêt de baisser, prédit Wilfried Dehertoghe, président de la Brafco, Fédération des distributeurs de carburant, dans De Morgen.

Les prix élevés à la pompe sont avant tout le résultat d’un euro faible. Et vu que les prix sont négociés en dollars, la situation n’est pas prête de s’améliorer, poursuit Wilfried Dehertoghe. « Il y a donc de fortes chances que des records soient battus cette semaine. »

Selon les autorités, ces hausses découlent des augmentations des produits pétroliers sur les marchés internationaux. Le prix maximum pour le diesel est revenu à son record du 13 janvier dernier, soit 1,55 euro le litre. Le mazout de chauffage coûte 0,9096 euro par litre pour une commande à partir de 2.000 litres.
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Les prix des carburants flambent

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques jours, les prix de l’essence flambent. Les prix des carburants ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de 2 ans. La tendance ne devrait pas s’inverser.

Lorsque les pétrolières montent, la baisse n’est pas loin.” – Dicton rapporté par Méro du blog : Neuro-Économie

Et si la pénurie de carburant servait le gouvernement ?

Les réserves stratégiques françaises de carburants représentent plusieurs semaines de consommation. Ces stocks, accessibles sous conditions, ne seront-ils ouverts par le gouvernement qu’à la dernière minute ?

Environ 98,5 jours de consommation de carburant ! Telles sont les réserves dont disposaient la France au début du mois d’octobre. L’Union Européenne et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) imposent à leur pays membres de stocker 90 jours de réserves. Une limite que la France dépasse largement. Mais le gouvernement n’est pas encore prêt à ouvrir en grand ces stocks.

Prudence ou stratégie ? Stratégie, murmure-t-on chez des proches du milieu pétrolier. Le blocage des dépôts de carburants par les manifestants pourraient rendre le mouvement de grève impopulaire. En effet, le gouvernement alerte sur les risques économiques que la France encourrait avec une pénurie à long terme. Et, en ouvrant le plus tard possible les réserves, il se donnerait le rôle de sauveur.

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Crash Course – 17a

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 17a: Pic Pétrolier

Voilà, nous sommes maintenant au chapitre sur le pic pétrolier et, vous allez voir, il est assez impressionnant. Si vous vous rappelez le chapitre 3, je vous disais que nous allions connecter les 3 “E”. Ici, nous allons connecter l’Économie à l’Énergie. C’est un des chapitres les plus importants, c’est un sujet énorme. Remercions déjà les centaines de personnes qui ont collecté toutes les données, qui les ont publiées, et continuent ce travail pour mieux nous faire comprendre le rôle que l’énergie joue dans notre quotidien.

L’énergie est l’âme de toute économie. Mais, si une économie repose sur un système monétaire exponentiel basé sur la dette, et qui a son tour repose sur une consommation d’énergie en augmentation exponentielle, la consommation de cette énergie doit donc attirer notre plus grande attention.

Examinons la consommation de l’énergie des USA. Nous voyons dans ce graphique du département de l’énergie que le pétrole représente plus de 50% du total de notre consommation en énergie annuelle, tandis que le pétrole et le gaz naturel ensemble représentent plus de 75%.

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Pétrole : cruel sera le réveil

S’appuyant sur des images d’archives, des documents de la NASA et des extraits de films, le réalisateur Ray McCormack et le journaliste Basil Gelpke prévoyaient la crise du pétrole dans laquelle le monde est entré. Leur documentaire montre comment, en 150 ans, l’être humain a presque épuisé des réserves qui ont mis plusieurs millions d’années à se constituer.

Ce constat soulève des questions inquiétantes pour l’avenir proche : combien de pétrole reste-t-il ? Se pourrait-il que la possession des dernières réserves entraîne des conflits armés ? Ray McCormack et Basil Gelpke s’intéressent aussi aux recherches menées dans le domaine des nouvelles sources d’énergie, analysant le problème énergétique dans sa globalité, paramètre par paramètre, entre écologie, économie et politique.

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/x6w11m
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Taxes écolos: carburant en hausse de 7 à 10%

Quatre « mesures fiscales » vont provoquer des hausses de 7 à 10 % des prix des carburants à la pompe, selon l’Union française des industries pétrolières. Le responsable, c’est le Grenelle de l’environnement et ses objectifs « impossibles à atteindre ».

La première est la nouvelle taxe carbone. « C’est chimico-mathématique: à raison de 2,3 kg de CO2 produit par litre de carburant et avec une taxe carbone à 17 € la tonne, le sans-plomb 95 augmentera de 4,92 centimes à la pompe et le gazole de 5,41 centimes. »

Les pétroliers vont bien évidemment répercuter au consommateur le produit de cette taxe (2 à 2,5 milliards d’euros) puisqu’elle est censée le dissuader d’utiliser sa voiture.

La seconde hausse sera due à une probable majoration de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) régionale, autorisée par la loi de finances 2010. Impact calculé par l’Ufip : 1 à 2 centimes par litre.

Les deux autres augmentations annoncées sont en fait des pénalités que les pétroliers vont devoir payer et qu’ils comptent bien répercuter sur les consommateurs. La première concerne l’intégration de biocarburants dans l’essence. L’objectif 2009 de 6,25 % n’ayant pas été atteint, une pénalité de 0,5 centime par litre sera due.

Enfin, une deuxième pénalité est déjà prévue par l’Ufip, car les pétroliers n’atteindront pas l’objectif du Grenelle 2 de l’environnement de réduire de 7 % la consommation nationale de carburants d’ici à 2012 par la mise en place d’actions incitatives. « L’objectif est impossible. C’est une taxe supplémentaire ! », prévient le président de l’Ufip. Le Parisien