Tabac, alcool, obésité : La prochaine génération vivra moins longtemps

Des chiffres émanant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la consommation de tabac, d’alcool ainsi que sur l’obésité viennent de sortir, concernant le tabac, l’alcool et l’obésité.

L’alcool en premier cause plus de 6% des décès en Europe. Il s’agit là d’un record mondial. Le tabac vient ensuite. 30% des habitants des 39 pays étudiés fument régulièrement. Et partout, on note que les femmes se mettent à la cigarette et déclarent des maladies qui jusqu’à présent étaient plutôt réservées aux hommes, comme le cancer du poumon. Enfin, l’obésité et le surpoids touchent 59% de la population européenne. Ce taux est en très forte progression.

Tout ceci aura un impact sur l’espérance de vie car si les politiques de santé ne sont pas plus efficaces, l’amélioration de la longévité pourrait bien marquer un temps d’arrêt. Cela veut dire que la prochaine génération pourrait vivre moins longtemps que nous, ce qui n’est encore jamais arrivé.


Comment lutter contre l’obésité chez les enfants?

La cruelle absence d’une politique démographique européenne

Empêtrée dans ses difficultés du moment, l’Europe européenne ne voit pas arriver la prochaine crise… démographique.

En prolongeant le déficit actuel des naissances par rapport aux décès, et en excluant tout nouvel appoint migratoire, la population de l’Union est appelée à diminuer de près de 65 millions d’habitants d’ici 2060 selon certains scénarios de démographes. Et l’Europe, qui pesait encore près de 17 % du total planétaire en 1975, n’en pèserait plus que 7,5 % au milieu du siècle. Il est vraiment difficile d’imaginer dans ces conditions un continent européen dynamique et influent. Les remèdes sont connus mais difficiles à mettre en œuvre. Personne n’imagine appeler les Européens à faire des enfants pour nous “sauver” du désastre, et l’immigration ne peut servir que d’appoint. L’Europe devra donc plus que jamais miser sur la qualité de son capital humain, et non pas sur la quantité. “Il n’y a de richesses que d’hommes, oui mais… qualifiés et bien formés” dirait aujourd’hui Jean Bodin.

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Équateur : Secrets de longévité

En Équateur, épargnés par le cancer, le diabète et peut-être Alzheimer, des hommes et des femmes de petite taille intriguent les chercheurs qui tentent de repousser les maladies survenant avec l’âge. Une captivante enquête par les réalisateurs de “Mâles en péril”.

Bon premier mai !

Les financiers et les marchands qui dirigent le monde veulent imposer, par le biais des pantins qu’ils mettent au pouvoir pour gérer les affaires, un recul de l’âge de départ en retraite.

Mais ce qu’ils ne disent pas, c’est que l’espérance de vie en bonne santé n’est que de 63 ans. Ce qu’ils nous proposent donc, avec cynisme, c’est de travailler jusqu’au seuil de la mort.

L’espérance de vie en bonne santé (à la naissance), ou années de vie en bonne santé (AVBS), représente le nombre d’années en bonne santé qu’une personne peut s’attendre à vivre (à la naissance). Une bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et l’absence d’incapacités.

L’AVBS est un indicateur d’espérance de santé qui combine des informations sur la mortalité et la morbidité. Les informations utilisées pour son calcul sont des mesures de prévalence (proportions) de la population d’un âge spécifique étant dans des conditions de bonne ou mauvaise santé et des informations de mortalité par âge. Il est aussi appelé espérance de vie sans incapacité (EVSI).

INSEE

Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
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La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d’avenir ?

C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coups de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

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Seuls les riches seront immortels

Vivre plus longtemps, en bonne santé… Et même, pourquoi pas, vivre pour toujours, dans un corps synthétique qui ne connaîtra ni la maladie, ni la décrépitude, ni la mort. Financés par des multinationales et des oligarques milliardaires, de nouveaux alchimistes poursuivent ce vieux rêve de l’humanité.

Mais cet âge d’or sera réservé aux riches et dessinera une nouvelle lutte des classes, prophétise le magazine Aeon. L’avenir se partagera entre ceux qui auront accès aux coûteux traitements médicamenteux, aux thérapies géniques, et les autres, pour lesquels la vieillesse sera de courte durée.

Cette lutte a d’ailleurs déjà commencé. Des scientifiques américains sont en train de mettre au point des pilules antiâge qui pourront ralentir le vieillissement, ainsi que des prothèses et des implants électromécaniques qui permettront d’augmenter les capacités humaines. Des innovations qui ne seront accessibles qu’à ceux qui en auront les moyens.

De nouveaux médicaments pourraient permettre aux riches de vivre cent vingt ans ou plus, et en bonne santé. Les pauvres, eux, pourront toujours en rêver. Dans de nombreux pays, la disparité est sidérante entre les revenus des plus fortunés et ceux du reste de la population. Ainsi, depuis 1975, 80 % de la hausse des revenus aux États-Unis s’est faite au profit de seulement 10 % de la population. La vie que peuvent s’offrir les heureux élus n’a rien à voir avec le sort réservé à tous les autres.
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Chine : Près de 5 millions de personnes meurent chaque année de “maladies de civilisation”

Le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires liés à son développement économique et coûtant des dizaines de milliards de dollars chaque année.
La pollution, l’obésité, le tabagisme et les accidents, en majorité liés à la circulation, tuent plus de 4,7 millions de Chinois chaque année et coûtent des dizaines de milliards de dollars chaque année, selon une étude publiée dans The Lancet.Espérance de vie Le Dr Jeffrey Koplan, de l’Université Emory à Atlanta, et ses collègues relèvent que la Chine a fait “des progrès remarquables dans le contrôle des maladies infectieuses et dans la santé maternelle et infantiles” et réussi à faire passer la durée de vie moyenne des Chinois d’environ 40 ans en 1950 à 76 ans en 2011.

Mais dans le même temps, le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires, liés à son développement économique rapide et à l’adoption par sa population d’un mode vie se rapprochant de celui des pays développés.

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Les fumeurs vivent 8 ans de moins

Les fumeurs peuvent être inquiets sur leur longévité. Une étude de l’Institut scientifique de santé publique en Belgique indique qu’ils perdent près de huit ans de vie avec un état de santé dégradé en fin de vie.

On lisait déjà sur les paquets de cigarettes : “Fumer tue” ou “Fumer nuit gravement à la santé“, mais cette nouvelle étude chiffre les dégâts du tabac en déterminant le nombre moyen d’années parties en fumée suite à la consommation de cigarettes.

Selon l’étude, les fumeurs et anciens fumeurs sont plus particulièrement touchés par les incapacités physiques, lorsqu’ils vieillissent autant que les non-fumeurs.

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Pourquoi il faudrait travailler seulement 3 jours par semaine

C’est l’avis de Carlos Slim, magnat des télécoms mexicains et deuxième plus grosse fortune mondiale. Il estime que le monde du travail a besoin d’une «réforme radicale».

Et si nous avions tout faux dans notre manière de concevoir le travail aujourd’hui? C’est ce qu’a déclaré le multi-milliardaire mexicain Carlos Slim, lors d’une conférence d’affaires au Paraguay. Selon lui, il faut prendre en considération le fait que l’espérance de vie augmente considérablement, et doit donc se répercuter sur notre manière de travailler: il faudrait travailler moins, mais plus longtemps. «Les gens vont avoir à travailler davantage d’années, jusqu’à leurs 70 ou 75 ans… L’idéal serait de travailler 11 heures par jour, trois jours par semaine», estime Slim, qui a lui-même 74 ans.

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L’adieu au steak (Rediff)

L’industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire. Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l’espérance de vie. Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d’antibiotiques.

De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs. Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l’Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l’utilisation massive des pesticides.

Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d’Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux.

Si l’on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.

(Merci à Richelsdorfite)

Richard Wilkinson : “Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés” (Rediff.)

Nous ressentons instinctivement que les sociétés qui ont des écarts de revenus énormes vont mal dans un sens. Richard Wilkinson met en graphiques des données concrètes sur l’inégalité économique, et montre ce qui peut empirer quand les riches et les pauvres sont trop éloignés : les effets réels sur la santé, la durée de vie, même des valeurs fondamentales comme la confiance.

(Merci à Boreas)

A la retraite… mais au travail !

Beaucoup de retraités n’osent plus partir à la pêche ou, même à voyager, avec leurs maigres pensions ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

La baisse du pouvoir d’achat, une espérance de vie qui augmente, des enfants toujours a charge, sont autant de raisons qui poussent les retraités a prendre le chemin du travail, leur nombre a triplé en dix ans.

Ils seraient près de 500.000 et des centaines de sociétés tenteraient même profiter de cette main-d’œuvre souvent plus vulnérable.

Retraite : Quelles garanties ?

Que cela nous plaise ou non, nous vieillissons tous. Il y a autant de manières d’envisager sa retraite que de futurs retraités. Même il est une question qui taraude presque tout le monde : ma retraite est-elle garantie et me permettra-t-elle de vivre décemment ?

Gros titres dans les médias, analyses et scénarios catastrophe des experts financiers, mise en garde des politiques : le spectre d’une vieillesse précaire est sans cesse agité. Évidemment, il est impossible de nier l’évolution démographique: dans à peine 40 ans, un Français sur quatre aura plus de 65 ans. En Allemagne, un sur trois.

Faut-il pour autant en conclure que le principe de régime de retraite solidaire est menacé ? Ne s’agirait-il pas d’un épouvantail brandi par le secteur de la finance pour conclure des affaires lucratives ?

Rencontre avec le président du Conseil d’orientation des retraites sur les défis à relever et les solutions à apporter au système de retraite à la française.

Santé : Rester assis trop longtemps est dangereux

En 2009, 75 % des actifs français travaillaient dans le secteur tertiaire, selon l’Insee. Sur ces 25,6 millions de personnes, il y a fort à parier que la grande majorité passe sa journée dans un bureau, devant un ordinateur… On se doute que rester assis toute la journée n’est pas très bon pour la santé, mais en quoi, exactement ?

A l’aide de quatre experts, le Washington Post vous explique tout dans une infographie méthodique, qui fait l’inventaire des effets néfastes pour le corps de la position assise (“sitting disease”), des plus évidents, comme le mal de dos, aux plus inquiétants, comme le cancer du colon.

Ainsi l’on apprend qu’être assis huit heures par jour – la moyenne pour un adulte américain, relève le quotidien – provoque des maux “de la tête aux pieds”. Petit passage en revue des réjouissances : maladies du cœur et du pancréas, dégénérescence des muscles, problèmes de circulation, et même… ralentissement du cerveau, parce qu’assis “tout ralentit” !

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Travailler plus longtemps préserverait de la maladie d’Alzheimer

Voilà une étude qui va pas manquer d’alimenter la polémique sur l’allongement éventuel du temps de travail lié à l’augmentation de l’espérance de vie.

En effet, selon une étude britannique réalisée par des chercheurs de l’institut de santé publique de Cambridge, sous la direction du professeur Carol Brayne, la proportion des personnes de plus de 65 ans atteintes d’Alzheimer au Royaume-Uni aurait baissé de près de 25% en l’espace de 20 ans, passant de 8,3% à 6,5%.

Pour la professeure Forette, présidente du centre international sur la longévité “à côté de l’hygiène de vie, nous devons reconsidérer le rôle bénéfique de l’activité professionnelle, sous réserve qu’elle soit exécutée de manière gratifiante, en matière de lutte contre le déclin cognitif et de prévention des différents types de démence sénile ».

Ces scientifiques ont comparé deux groupes comportant chacun 7.000 personnes tirées au sort. Les patients du premier groupe ont été tirés au sort entre 1990 et 1993 et ceux du second groupe, entre 2008 et 2011.
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Insolite : Selon une étude, “la mortalité liée au cancer ne cesse de diminuer depuis 30 ans”

L’Institut National du Cancer vient de publier un rapport très intéressant qui constitue une véritable « somme » épidémiologique concernant l’évolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France depuis une trentaine d’années.

Il faut le répéter inlassablement, bien que le nombre de nouveaux cas de cancers ait sensiblement augmenté depuis 1980 (110 %), la mortalité réelle par cancer, une fois pris en compte l’augmentation de la population et son vieillissement important, n’a cessé de diminuer depuis 30 ans. De plus les patients touchés par un cancer ont 35 % moins de risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Cette vaste étude, qui porte sur l’ensemble des cancers, nous apprend qu’en 2012, 355.000 nouveaux cas de cancers ont été observés (200.L000 chez l’homme et 155.000 chez la femme).
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Départ à la retraite : l’OCDE exhorte la France à indexer sur l’espérance de vie

Alors que les Français ont de plus en plus peur que le montant de leur pension retraite ne soit à terme réduit à une peau de chagrin, le secrétaire général de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques), Angel Gurria, a appelé dimanche la France à assouplir son marché du travail et à indexer l’âge du départ à la retraite sur l’espérance de vie.

Selon lui, l’Hexagone n’échappera pas à la « règle », prédisant ainsi que les Français devront travailler plus longtemps « comme partout ».

Préconisant même de mettre en œuvre un système qui lierait  » l’âge de la retraite à l’espérance de vie automatiquement », sans que cela nécessite une négociation « très difficile » chaque année. De quoi faire tousser bon nombre de syndicalistes, politiques … et salariés.

Si pour lui les réformes mises en œuvre par la France « vont dans le bon sens », Angel Gurria a estimé néanmoins à l’antenne de TV5 Monde et de RFI que Paris « doit aller plus loin ».

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Faut-il vivre 1000 ans ?

Sur quels domaines devrait être axée la recherche médicale et en sciences biologiques ? De nombreux arguments étayent l’idée de s’attaquer aux maladies qui tuent le plus grand nombre de personnes – le paludisme, la rougeole et les maladies diarrhéiques qui font des millions de victimes dans les pays en développement, mais peu dans les pays développés.

Les pays développés consacrent quant à eux l’essentiel de leur fonds de recherche aux maladies dont souffrent leurs populations et qui devraient persister dans un avenir prévisible. Compte tenu de cette contrainte, quelle avancée médicale serait le plus à même d’améliorer nos vies ?

Si votre première pensée est un « traitement contre le cancer » ou un « traitement contre les maladies cardiovasculaires », pensez-y à deux fois. Aubrey de Grey, principal responsable scientifique de la Fondation SENS et l’avocat le plus éminent de la recherche contre le vieillissement, affirme qu’il ne fait aucun sens de dépenser l’essentiel des ressources de la recherche médicale pour combattre les maladies de la vieillesse sans combattre la vieillesse elle-même. Si nous parvenons à soigner l’une de ces maladies, ceux qui y auraient succombé doivent s’attendre à mourir d’une autre maladie dans les années qui suivent. Les bénéfices sont donc limités.

Dans les pays développés, la vieillesse est la cause ultime de 90 pour cent des décès ; ainsi, traiter le vieillissement est une forme de médecine préventive de toutes les maladies de la vieillesse. De plus, avant même que la vieillesse entraîne la mort, elle réduit notre capacité à profiter de la vie et à contribuer de manière positive à celle d’autrui. Donc, au lieu de cibler des maux spécifiques qui apparaissent à partir d’un certain âge, tenter de retarder ou de réparer les dégâts physiologiques occasionnés par la progression des années ne serait-elle pas une meilleure stratégie ?

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Dire adieu au mythe de la croissance illimitée

La croissance est-elle en train de parvenir à son terme ? Question hérétique ! C’est pourtant celle que pose Robert J. Gordon (Northwestern University) dans un texte provocateur (“Is U.S. Economic Growth Over ? Faltering Innovation Confronts the Six Headwinds”, NBER Working Paper no 18315, www.nber.org).

William Blake – “L’échelle de Jacob”

L’idée d’une croissance illimitée est une hypothèse infondée. Pendant la plus grande partie de l’histoire humaine, la production par tête n’a quasiment pas augmenté. La seule croissance enregistrée résultait de l’augmentation de la population.

Au milieu du XVIIIe siècle, quelque chose a commencé à changer. La production par tête dans les économies les plus productives de la planète – le Royaume-Uni jusqu’aux environs de 1900, les Etats-Unis ensuite – s’est mise à accélérer, jusqu’à atteindre un pic au cours des deux décennies et demie qui suivirent la seconde guerre mondiale.

Puis, elle a de nouveau ralenti, malgré un bref sursaut entre 1996 et 2004. En 2011, selon le groupe de recherche Conference Board, la production américaine par heure a été inférieure d’un tiers à ce qu’elle aurait été si la tendance constatée entre 1950 et 1972 s’était maintenue.

Le professeur Gordon affirme que la croissance de la productivité pourrait continuer à décélérer au cours du siècle prochain, jusqu’à atteindre des niveaux négligeables. Selon lui, en effet, la croissance est portée par la découverte puis l’exploitation de “technologies à usage général” qui transforment profondément l’existence humaine.

Electricité, moteur à combustion interne, adduction d’eau potable domestique et tout-à-l’égout, radio et téléphone, produits chimiques et pétrole ont conduit à l’explosion de la productivité au milieu du XXe siècle. Elles ont permis la deuxième révolution industrielle. La première, entre 1750 et 1850, a débuté au Royaume-Uni, avec la vapeur et le chemin de fer.

Depuis une cinquantaine d’années, nous vivons la troisième révolution, celle de l’information, dont les principales technologies sont l’ordinateur, le semi-conducteur et l’Internet.

INNOVATIONS ADÉQUATES

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La pollution atmosphérique tue dans les grandes villes

Les concentrations de microparticules dépassent les normes OMS à Marseille, Lille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, etc.

Le constat est simple: la pollution atmosphérique des neuf villes françaises  (Marseille, Strasbourg, Lille, Lyon, Paris, Bordeaux, Rouen, Le Havre, Toulouse) soit quelque 12 millions d’habitants étudiées dans le cadre de la grande enquête européenne baptisée Aphekom (25 villes, dans douze pays) dépasse systématiquement les recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Cette situation a de lourdes conséquences sanitaires.

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Retraite : la génération 1956 devra cotiser pendant 41 ans et demi

Un décret déterminera avant la fin de l’année la durée de cotisation nécessaire pour les assurés nés en 1956, pouvant prendre leur retraite à partir de 2018.

Les assurés nés en 1956 seront bientôt fixés sur leur sort. D’ici à la fin de l’année, ils sauront combien de temps ils devront encore travailler s’ils veulent toucher une retraite à taux plein. Le gouvernement doit publier un décret en ce sens avant le 31 décembre. Mais le suspense est loin d’être intense : sauf surprise, les personnes de cette génération devront cotiser 41 ans et demi, soit autant que leurs aînés de 1955. Voici pourquoi.

Depuis la réforme Fillon de 2003, la durée de cotisation progresse régulièrement, au rythme de l’espérance de vie. Le principe fixé dans la loi est de maintenir le rapport constaté, au moment de sa parution, entre le temps passé à travailler et la durée de la retraite. En gros, ce rapport est de deux tiers-un tiers. Tous les ans, on fixe donc la durée de cotisation pour la génération âgée de 56 ans - suffisamment longtemps avant leur départ pour qu’ils sachent à quoi s’en tenir -en fonction de son espérance de vie à 60 ans, telle que modélisée par l’Insee. L’an dernier, la progression de l’espérance de vie pour la génération 1955 avait déclenché une hausse de la durée de cotisation d’un trimestre.

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Retraites : L’espérance de vie des plus pauvres est-elle en train de reculer ?

La retraite à 60 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler très jeunes vient d’être rétablie par décret. Mais les inégalités devant la mort – et donc la retraite – demeurent : les ouvriers vivent en moyenne six ans de moins que les cadres. L’espérance de vie sans incapacité a diminué en France. En Allemagne, où les bas salaires se massifient, les plus pauvres ont même perdu deux ans d’espérance de vie alors qu’ils travaillent plus.

En France, l’espérance de vie en bonne santé diminue

Reculer l’âge de départ à la retraite pénalise avant tout les travailleurs les plus pauvres, qui vivent moins longtemps que les autres, alors même que l’espérance de vie générale continue d’augmenter. Une étude de l’Insee soulignait fin 2011 la constance des inégalités sociales face à la mort. Un homme cadre supérieur de 35 ans peut aujourd’hui espérer vivre jusqu’à 82 ans. Mais un ouvrier du même âge a une espérance de vie de seulement 76 ans, soit six ans de moins [2].

L’écart entre cadre et ouvrier atteint même dix ans pour l’espérance de vie en bonne santé, qui a baissé de presque un an en France entre 2009 et 2010 : 61,9 ans pour les hommes [3] (lire aussi notre article). L’écart est moins marqué chez les femmes, avec trois années de différence d’espérance de vie entre cadres et ouvrières. Mais les disparités demeurent : une ouvrière de 2012 est au même niveau qu’une cadre dans les années 1980.

Le risque de mourir plus tôt que la moyenne est aussi très différent selon les catégories sociales. Un ouvrier de 35 ans a, par exemple, deux fois plus de risque de mourir avant 60 ans qu’un cadre du même âge (13 % de risque contre 6 %) [4]. Ces écarts restent les mêmes depuis un quart de siècle (lire aussi : Toutes les 3 minutes, un salarié européen meurt à cause de son travail).

En Allemagne, l’espérance de vie des plus pauvres recule

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La jeunesse a-t-elle été flouée par les baby-boomers ?

L’économiste Mickaël Mangot déclare coupable les “papyboomers” quant aux richesses qu’ils ont contribuées à créer mais qu’ils ont toutes avalées.

Comment redynamiser notre pays ? En faisant une croix sur une partie de nos rentes et en revalorisant le travail : telle est l’affirmation de l’auteur du livre Les générations déshéritées.


États-Unis : Obésité, enquête sur l’Amérique XXL

L’Amérique mange trop et, pour la première fois dans un pays développé, les scientifiques annoncent une baisse de l’espérance de vie. Le problème est si grave que Michelle Obama, la femme du Président, a décidé de mettre ses concitoyens au régime.

Dans tout le pays on ouvre des camps de vacances pour enfants trop gros. Les Maires réorganisent leur ville pour mettre fin au règne du « tout voiture » et faire marcher leurs administrés. Les élus osent aussi s’attaquer à l’industrie de la restauration pour la contraindre à offrir des menus plus diététiques, notamment aux enfants.

Aux États-Unis, 67% des adultes et près d’un tiers des enfants sont obèses ou en surpoids. Une maladie qui tue chaque année 400 000 personnes dans le pays.

Mais les États-Unis sont aussi le pays des kilos décomplexés. À New York, un fast-food très spécial joue la provocation. Le « Heart Attack Grill », restaurant de la crise cardiaque, sert un hamburger d’un kilo, équivalent calorique de 8 repas.

La démographie russe : Objet de tous les fantasmes

Par Alexandre Latsa

En octobre 2010, un grand quotidien français, réputé pour le sérieux de ses analyses internationales consacrait 6 pages à un dossier sur la démographie Russe. Le titre : “Quand la Russie disparaîtra : enquête sur un désastre démographique” était posé en grosses lettres sur la photo d’un enfant à l’air hagard et aux mains sales, dont on ne sait trop s’il était en haillons ou pas.

Enfants russes dans le square de Dvortsovaya, au centre de Saint-Pétersbourg, le 1er juin 2010 lors de la Journée nationale de la protection de l'enfance.

Un correspondant ayant vu la photo m’a demandé si c’était une photo colorisée datant du siège de Stalingrad. Le dossier analysait la période de déclin démographique que la Russie a connu après l’effondrement de l’Union soviétique et concluait que la population Russe devrait chuter à 80 millions d’habitants en 2050, le peuple Russe ayant plausiblement disparu en 2150.

Certes, l’effondrement politique, économique et institutionnel qui a suivi la disparition de l’URSS a contribué au déclenchement d’un désastre sanitaire et démographique sans précédent. En quelques années, l’espérance de vie s’est écroulée, et l’état sanitaire moyen s’est considérablement détérioré. La surconsommation d’alcool souvent frelaté, les empoisonnements liés et les suicides ont provoqué une explosion du taux de mortalité. Les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, se sont développées, parallèlement à l’augmentation de la consommation de drogue.

Mais surtout, alors que de plus en plus de Russes mourraient, de moins en moins naissaient. L’augmentation de la mortalité s’est accompagnée d’une baisse de la natalité. Face à la crise économique, l’avortement était souvent la seule solution pour beaucoup de femmes. Par ailleurs pour 1993 on a estimé que sur 1,6 millions de naissances, il y a eu près de 5% d’abandons d’enfants.

La démographie russe est un sujet complexe, certes alarmant, mais qui bien souvent est traité de façon excessivement pessimiste dans la presse étrangère.
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L’espérance de vie est en baisse aux États-Unis

D’après une récente étude, et pour la première fois depuis 1976, l’espérance de vie des Américains est passée de 77,9 ans à 77,8 ans entre 2007 et 2008. Petit accroc passager ou début d’une longue descente aux Enfers ?

L’espérance de vie des Américains a diminué d’un peu plus d’un mois, de 77,9 à 77,8 ans (80,3 ans pour les femmes et 75,3 ans pour les hommes), selon une étude publiée le 9 décembre par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Une première depuis 25 ans. Et ce, malgré une baisse de la mortalité infantile, qui atteint un minimum historique. La différence d’espérance de vie entre les populations blanche et noire est de 4,6 ans, soit une baisse de 0,2 an. Depuis 1970, l’espérance de vie des Américains augmentait en moyenne de 2,6 mois par an.

Les maladies cardiaques (dûes notamment à l’obésité) et le cancer, qui sont les deux principales causes de décès aux États-Unis, représentaient 48% des décès en 2008. Le taux de mortalité a sensiblement augmenté notamment à cause des maladies respiratoires et de la maladie d’Alzheimer (en hausse de 7,5%), de la grippe et de la pneumonie (en hausse de 4,9%), de l’hypertension (+4,1%), des suicides (+2,7%), et des maladies rénales (+2,1%).

En conclusion, l’étude insiste sur le fait que les États-Unis sont bel et bien confrontés à une dégradation générale de l’état de santé de leur population. Et l’avenir n’est pas rose, car tant que les autorités oublieront de se pencher sur les causes des maladies, celles-ci continueront de se développer. Une autre étude publiée hier affirme d’ailleurs qu’en 1998, un homme de 20 ans pouvait espérer vivre encore 45 ans à l’abri d’une maladie grave (maladies cardiaques, cancer ou diabète). Ce nombre est tombé à 43,8 en 2006. Soit une baisse de 1,2 année… en 8 ans !

Les mots ont un sens

Retraites : les parents contre les enfants

Pour que les parents puissent prendre leur retraite à 60 ans, les enfants devront cotiser toujours plus.

Source : Le Figaro (cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

Il ne faudra pas s’attendre au Grand Soir pour notre système de retraites.

Nicolas Sarkozy se veut le garant de notre modèle par répartition, il l’a promis lors de son passage sur TF1.

De l’autre côté, Martine Aubry, qui semblait récemment favorable à l’allongement de la durée de cotisations, s’est vite rétractée. Le départ à la retraite à 60 ans est un acquis, la gauche ne reviendra pas dessus.

Les actifs peuvent donc travailler tranquilles, nos élus veillent au grain pour garantir une belle retraite à tous, nous assurent-ils.

Mais, voilà, la réalité est toute autre et, encore une fois, les Français préfèrent la politique à la logique économique. Réclamer le maintien du départ à la retraite à 60 ans impose aux jeunes générations de débourser plus, pour que les retraités en profitent plus longtemps. Est-ce ça, la solidarité intergénérationnelle?

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La retraite à 62 ans, un échec annoncé

Ainsi, le gouvernement (ce n’est pas une surprise) a décidé d’axer ses réformes des retraites sur l’allongement de la durée du travail : mais a-t-il les moyens de sa politique?

C’est, certes, une bonne chose que d’avoir abandonné le discours libéral à la mode il y a 10 ans, selon lequel l’avenir, c’était la capitalisation (qui ne créé aucune richesse supplémentaire, et ne met pas fin à la solidarité entre générations, comme l’a montré Jean-Paul Fitoussi) discours difficilement tenable après la crise financière qui a vu beaucoup de Britanniques et d’ Américains perdre la quasi-totalité de leur retraite… mais ce n’est qu’un changement de discours, pas d’objectif.

Je ne vais pas reprendre ici l’analyse classique des multiples paramètres jouant sur la retraite par répartition, le principal étant le chômage, dont la disparition ne se proclame pas par décret (il implique une modification radicale, et qui prendra du temps, de toute la politique économique et monétaire européenne, car, au niveau national, comme l’a dit Mitterrand, « on a tout essayé ») .

Problème démographique

Mais il faudrait que chacun admette enfin que l’allongement spectaculaire de l’espérance de vie et la modification du rapport entre actifs et retraités pose, toutes choses égales par ailleurs, un problème qu’il serait vain de nier : percevoir sa retraite en moyenne pendant moins de dix ans, comme c’était le cas en 1945, ou la percevoir en moyenne pendant 22 ans comme aujourd’hui (voir évolutions de l’espérance de vie à 60 ans et de l’âge de la retraite) change évidemment la nature du problème.

Il ne faut pas oublier que, lorsque Bismarck a institué la retraite, il a demandé à des démographes de lui dire à quel âge il fallait la fixer pour que le système ne coûte rien; et la réponse ayant été 60 ans, c’est ce chiffre qui a été retenu (ce qui l’avait beaucoup amusé, parce qu’il avait 70 ans à l’époque). Lire la suite

Combien coûtent les campagnes de pub du gouvernement ?

Entre la promotion des causes nationales et celle des réformes, l’État dépense plus de 100 millions d’euros par an.

Comme toute entreprise, l’État a son plan de com, et ses budgets afférents. Cette semaine, la presse quotidienne a vu fleurir de pleines pages de pub dont le message est : « Nous devons trouver des solutions pour sauver nos retraites. » Une campagne à 5 millions d’euros, justifiée, selon le Service d’information du gouvernement (SIG), par l’enjeu de la réforme.

Il y aura deux autres messages dans les semaines qui viennent, un sur le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités, le dernier sur l’espérance de vie en France. Et des déclinaisons pour la télé et la radio. Suivra une seconde vague de pub une fois la réforme votée, « car il faudra bien l’expliquer. »

Cette double campagne « sans équivalent » depuis le début du quinquennat Sarkozy, s’insère dans un plan de communication dont le montant, qui n’est pas public, se situe entre 100 et 145 millions d’euros nets en 2009, pour 105 campagnes (contre une soixantaine l’année précédente).

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