Brésil : Quand la France réclamait l’Amazonie

La frontière entre la Guyane française et le Brésil ne fut fixée qu’en 1900. Un arbitrage suisse mettait alors fin à deux siècles d’incertitudes au cours desquels la France se rêvait à la tête d’un vaste territoire allant jusqu’à l’embouchure du fleuve Amazone. Récit d’une bataille historique entre la France et le Brésil qui a duré près de deux siècles et reste méconnue dans l’Hexagone.

L’histoire de ce territoire contesté entre la France et le Brésil est méconnue dans l’Hexagone. Et pour cause: c’est celle d’une défaite diplomatique pour les Français. Les Français ont un pied sur le plateau des Guyanes depuis le XVIIe siècle. Cette zone revenait aux Espagnol d’après le traité de Tordesillas de 1494 tranchant les terres à conquérir entre Portugais et Espagnols.

Mais ces derniers délaissèrent le plateau des Guyanes, jugé hostile, pour de plus riches colonies en Amérique du Sud et centrale. Français, Hollandais et Anglais purent donc avoir leur part, à la traîne des empires portugais et espagnols.

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L’art de la sieste

Art de vivre ou perte de temps ? Sur la plage, dans un hamac ou même dans son lit, la sieste reste le symbole même des vacances. Et si on l’adoptait le reste de l’année, comme en Espagne ? De 14 heures à 17 heures, tout un pays met ses pendules sur pause. Mais cette sympathique coutume est aujourd’hui critiquée: elle laisserait l’Espagne à contretemps du reste de l’Europe.

Un autre pays − et c’est moins connu − l’a inscrite dans sa constitution: la Chine. Dans ses usines, sur ses marchés ou dans ses rues, on s’allonge, parfois à même le sol, pour piquer un petit somme après le déjeuner. Une vision aux antipodes des clichés sur la première puissance économique mondiale !

Et si les Chinois avaient raison ? Car l’exercice serait en réalité très rentable. Les entreprises qui installent des salles de sieste le savent bien: cette pause leur est bénéfique autant qu’aux salariés, dont elle booste la productivité. De Barcelone à Pékin, en passant par New York, petit tour du monde de la sieste.

Désertification : tous responsables ?

Qui n’a jamais rêvé de passer ses vacances en Grèce sous les oliviers, en Espagne sur les plages de sable blanc ou encore en Italie au milieu de la végétation odorante ? Mais tous ces lieux de villégiature sont en voie de désertification et le changement climatique n’est pas l’unique responsable.

Qui ne rêve de passer ses vacances en Grèce sous les oliviers, en Espagne sur les plages de sable blanc ou encore en Italie au milieu de la végétation odorante ? Mais tous ces heureux vacanciers ont-il remarqué qu’un problème environnemental préoccupant se développe dans ces paysages de rêve? Emilie Langlade et Adrian Pflug sont allés en Andalousie, dans l’arrière-pays d’Almería, pour constater que ces lieux de villégiature sont en voie de désertification. Le changement climatique n’est pas l’unique responsable de cette désertification, il ne fait qu’aggraver la situation dans les régions les plus arides d’Europe, où l’eau vient à manquer en raison du surpâturage et de la concentration sur le littoral de l’industrie, du tourisme et de l’agriculture.

Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
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Melons : Le “charentais” vient de partout

Tous étiquetés “melon charentais“, ils sont rarement originaires de Charente. Le charentais, c’est le type de melon, la famille des melons à chair orange. En Espagne, le soleil est propice. La récolte a un mois d’avance sur la France.

L’avantage est que la main d’œuvre est une fois et demi moins chère qu’en France. Mais le problème, c’est l’eau. Acheminer quatre litres d’eau par jour et par pied de melon coûte cher. Il faut donc optimiser. Dans l’Hexagone, les melons actuellement récoltés ont poussé sous serre et sont donc plus chers. En juillet, ils seront à l’air libre comme les Espagnols et donc moins chers.

Semences de transition

Documentaire franco-espagnol dont le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature. Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agroécologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse: des semences paysannes.

Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc. Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Les semences échangées lors de ce voyage sont utilisées comme le fil conducteur des rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde. Ce mouvement de pensée actuel est dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.

La “slow education”, ou l’éloge de la lenteur

Pour les promoteurs du mouvement “Slow education” ou “Éducation lente“, la manière d’apprendre prime sur les résultats aux examens. Découvrez comment cette philosophie se décline aux quatre coins du monde.

Espagne : Rêves de jardins

Roses anciennes ou fleurs exotiques, arbres remarquables ou plantes aromatiques, entrez dans les jardins qui font rêver.

Dans l’enceinte de la vieille ville de Cordoue, un concours désigne chaque année le patio le plus agréablement fleuri. Isabel Navajas et son mari Pedro y participent et nous font partager leur passion du jardinage.

Frédéric Lordon : Les taches aveugles de « l’autre euro possible »

Le texte qui suit est issu de l’intervention, quelque peu augmentée, faite aux Rencontres du « Monde Diplomatique » organisées sur le thème « Europe, des choix existentiels », à l’École normale supérieure les 22 et 23 mai 2015.

Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro quand il s’agit de mettre l’une derrière l’autre deux idées conséquentes.

Une ironie qui n’est sans doute pas inadvertante nous soumet la question de savoir si une autre Europe est possible dix ans après un référendum constitutionnel qui nous promettait déjà à sa manière une autre Europe possible — et dont on mettra difficilement au compte du « non » que la promesse n’en ait pas été tenue, puisque ce texte nous est revenu à l’identique sous la forme du Traité de Lisbonne (à quelques déclarations ronflantes près qui n’engageaient que de l’encre sur du papier).

Moyennant quoi, il nous a été permis d’expérimenter en vraie grandeur en quoi consistait cette version-là de « l’autre Europe possible ». Il est vrai que les mêmes annoncent la bonne nouvelle de l’Europe sociale depuis 1992 — où l’on aperçoit tout de même que certaines choses continuent de bien prendre leur temps, et que l’autre Europe possible est une longue patience.

Comme toujours avec les patiences, il y a ceux qui ont les moyens d’attendre et ceux qui ne les ont pas. Bourdieu rappelait combien la skholé, le loisir, la position scolastique, et plus généralement la distance d’avec les nécessités matérielles, donnent en partie leur principe caché à la hauteur de vue, à la pensée globale, qui s’admirent elles-mêmes de se voir si capables d’embrasser l’histoire longue, et de se projeter à cent ans — il est bien certain qu’on peut se payer le luxe de contempler des horizons séculaires quand soi-même on ignore tout de l’idée de fin de mois.
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Cap au Nord, l’exode des diplômés

Grecs, espagnols ou bulgares, un nombre croissant de jeunes diplômés envisagent leur avenir en Europe centrale ou du nord. Pas moins de 60.000 Espagnols ont quitté leur pays d’origine en 2012, et deux tiers des jeunes diplômés grecs songent sérieusement à l’exil. Quelles sont les conséquences de cet exode pour ces nouveaux pays d’émigration ?

Film : Le singulier parcours de Marcel Bloch alias Dassault

Fin des années 1950. Marcel Dassault supervise le vol d’essai du Mirage III. Tandis que l’avion de chasse prend son envol, une sirène retentit : la sécurité militaire vient de repérer un homme en train de filmer l’appareil.

Pris en chasse, l’espion parvient à s’échapper. Quelques jours plus tard, dans un bureau de la CIA à New York : après avoir visionné les images tournées par leur agent, les enquêteurs sont perplexes.

Comment cet ingénieur français réussit-il à construire des avions meilleurs que ceux des Américains ? Pourquoi, en ces temps de guerre froide, cet archétype du capitalisme finance-t-il le PCF ? Sur ordre de la Maison-Blanche, quatre agents s’envolent pour Paris. Leur mission : percer le mystère Marcel Dassault…

De la Première Guerre mondiale aux années 1970, ce passionnant biopic retrace les étapes – connues et moins connues – de la vie de Marcel Bloch, alias Marcel Dassault : la création de sa première entreprise aéronautique, sa proximité avec le Front Populaire, son engagement aux côtés des Républicains espagnols, son arrestation par la France de Vichy, sa déportation à Buchenwald, son changement de nom au lendemain de la guerre, sa conversion au catholicisme, son lancement dans la politique, la presse, le cinéma…
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Les modèles sont mortels: exemple avec la Finlande

L’affaire de la Grèce prend la tournure à laquelle il fallait s’attendre: après deux ou trois ans d’austérité qui ont vu son PIB régresser d’un tiers et après le retour à la case départ, c’est-à-dire à l’année de l’entrée dans l’Euro, les Grecs en ont par-dessus la tête et finissent par s’y prendre mal avec des dirigeants qui jouent les enfants terribles et des habitudes de ne pas payer leurs impôts qui deviennent déplaisantes.

Ils n’ont pas raison de prendre leurs partenaires pour des abrutis. Ils n’ont pas raison de ne faire de réformes que celles qui ne coûtent pas trop chères aux contribuables. Mais les autres pays de l’Eurozone, n’ont pas raison de ne pas écouter les messages que passent mal les Grecs. Les Allemands, en premier, ont tort d’afficher des airs offusqués à la manière de la vieille tante sans enfants qui ne supporte pas le bruit de la marmaille des autres.

On le sait, l’Allemagne se prend pour un modèle. Elle n’est pas la seule en Europe à avoir eu cette idée. Pour autant, l’Allemagne devrait se souvenir que les modèles sont des denrées fragiles et qu’il suffit de quelques mois pour que s’inversent des tendances qu’on croyait écrites dans le marbre. L’exemple de la Finlande devrait sonner douloureusement dans l’oreille de sa grande sœur en méritocratie. 

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Europe : La fin de la prodigalité

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L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Zone euro : 2017 sera une année catastrophique (Natixis)

Dans une étude publiée le 17 mars dernier, le groupe bancaire, né de la fusion des groupes Caisse d’Épargne et Banque populaire, fait part de son pessimisme à moyen terme. Le pôle de recherche économique de Natixis craint en effet que plusieurs facteurs qui se cumulent conduisent à ce que 2017 soit une très mauvaise année pour la zone euro.

• Le rééquilibrage du marché du pétrole après la baisse du prix du pétrole en 2014 devrait conduire à une remontée de ce prix, d’où une perte de demande et de croissance, et le retour de l’inflation à un niveau voisin de l’objectif de la BCE

• La BCE devrait donc arrêter le Quantitative Easing, d’où remontée des taux d’intérêt à long terme, normalisation des primes de risque, ré-appréciation de l’euro; en conséquence des difficultés pour les investisseurs (qui ont accumulé des actifs avec des rendements et des primes de risque faibles); des difficultés pour les emprunteurs publics et privés, un recul de la demande;

• Dans certains pays (France, Espagne, Italie), la nécessité de réaliser un ajustement budgétaire important dans un environnement plus défavorable: croissance plus faible, taux d’intérêt plus élevés.
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Espagne : “Les sacrifices du peuple vont permettre de sortir de la crise”

Íñigo Méndez de Vigo, ministre espagnol délégué aux Affaires européennes revient sur la polémique ayant opposé son gouvernement conservateur à celui d’Alexis Tsipras.

Il juge que la Grèce a encore des réformes à accomplir. Il nous parle aussi des résultats de la cure d’austérité infligée à son pays.

Europe : La déflation est-elle une bonne chose ?

Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui aucun prix n’a plus d’importance que celui du pétrole brut. Plus de 80 millions de barils sont produits et consommés chaque jour, dont la plus grande partie est vendue sur les marchés internationaux. Aussi la chute brutale du prix du pétrole brut (de 110 dollars le baril l’année dernière à environ 60 dollars aujourd’hui) permet-elle aux pays importateurs d’économiser des centaines de milliards de dollars. Pour l’UE et les USA, cela représente 2 à 3% de leur PIB.

Pour l’Europe, les avantages liés à cette baisse pourraient augmenter avec le temps, car les contrats à long terme de fourniture de gaz sont indexés sur le prix du pétrole. C’est un autre avantage pour le continent, car le prix du gaz naturel y était encore récemment beaucoup plus élevé qu’aux USA qui bénéficient du coût très bas du gaz de schiste.

Pourtant beaucoup d’observateurs estiment qu’un pétrole bon marché n’est pas sans inconvénient, car cela accroît les tendances déflationnistes dans les pays avancés déjà embourbés dans le piège d’une croissance faible. Selon ce point de vue, la chute du prix du pétrole va empêcher les banques centrales de ces pays d’atteindre le taux d’inflation de 2% que la plupart se sont fixées dans le cadre de leur mandat de maintien de la stabilité des prix.

C’est la première fois que les prix baissent depuis 2009 dans la zone euro qui se retrouve ainsi en première ligne. Elle devrait éviter la déflation parce que les pays débiteurs auraient alors encore plus de difficultés à rembourser, les premiers concernés étant ceux de la périphérie de la zone euro (la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne).
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Hikikomori : La vie cloîtrée des ados en retrait

Ce phénomène qui voit des adolescents s’enfermer dans leur chambre pour ne plus en sortir, parfois pendant des années, est très connu depuis la fin des années 1990 au Japon. Il se répand partout dans le monde y compris en France.

Un jour, Hiroshi rentre chez lui et s’enferme à double tour dans sa chambre, dont il ne ressortira que deux ans plus tard. Ce lycéen de la banlieue de Tokyo, qui vit avec sa famille, est le héros quasi invisible du film De l’autre côté de la porte, qui relate ces longs mois d’isolement à travers le regard de ses parents et de son jeune frère, qui  continuent à mener une existence presque normale pendant qu’il s’est transformé en ermite.

Au Japon, ils sont au moins 260.000 comme Hiroshi à décider soudain de se couper physiquement du monde pour une durée indéterminée. On les appelle les hikikomori, un phénomène de société qui atteint les adolescents mais aussi les jeunes adultes et qui a intéressé le réalisateur américain Laurence Thrush, dont le film vient de sortir dans les salles françaises près de cinq années après son tournage.

Choisissant l’angle de la fiction pour aborder le problème sans sombrer dans l’explicatif, le cinéaste relate les deux années d’enfermement de Hiroshi, à travers le point de vue de sa mère et son jeune frère, qui ne comprennent pas les raisons de cette décision radicale.
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Espagne : Zoom sur le téléphone du futur

Incurvés, étanches, les smartphones sont de plus en plus puissants. Un nouveau genre fait son apparition : le téléphone en kit. “De face, rien ne distingue ce mobile d’un portable traditionnel, mais si on le retourne, c’est un véritable jeu de construction que l’on peut assembler et personnaliser“, explique le journaliste Yohann Relat.

Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Espagne : Arrestation de mercenaires partis combattre avec les séparatistes ukrainiens

Des Espagnols ont combattu aux côtés des séparatistes en Ukraine, la police les a arrêtés à leur retour au pays. Cette arrestation est une première en Europe, assure la police espagnole. Ils sont huit, d’extrême-gauche, inspirés par les milliers de combattants étrangers qui s’étaient engagées contre les troupes de Franco pendant la guerre civile espagnole.

Bye bye l’euro

Un scenario dans lequel la France sortirait de la zone euro est-il possible ? Est-il souhaitable ? Que se passerait-il si le franc circulait à nouveau dans l’Hexagone, comme le veulent certains économistes et certains hommes politiques ?

Ce documentaire met en scène une situation fictive : l’abandon par l’Italie, puis par la France, de la monnaie que l’Europe a mis plus de 20 ans à construire.

Des intervenants, personnalités de premier plan ou anonymes, se sont prêtés au jeu et ont tenté de répondre aux interrogations que susciterait un tel changement. Quelles conséquences sur la vie quotidiennes et sur l’économie ? Les participants tentent d’imaginer quelle serait leur réaction.


Selon le rapport secret “Black Swan”, commandé par l’ex-ministre des Finances François Baroin en 2011, au plus fort de la crise grecque, ce qui attend la France est une dévaluation de 20% à 30%, une dette publique à 130%, une perte de pouvoir d’achat de 20% à 30% pour les salariés, la disparition immédiate d’un million d’emplois, et une nationalisation forcée des banques. “Ça, c’est pour la partie aimable et paisible du dispositif”, explique François Baroin.

Réalisé par Ella Cerfontaine

(Merci à Bleu Marine)

La dette, une spirale infernale ?

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre.

Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ?

Réalisé par Laure Delesalle (Arte – Janvier 2015)

Union Europénne : Les sanctions contre la Russie ont déjà coûté 21 milliards d’euros

Les sanctions prises par l’Union européenne contre la Russie ont “un coût très important“, avec à ce jour un manque à gagner de 21 milliards d’euros pour les exportations européennes, a affirmé lundi José Manuel García Margallo, le ministre espagnol des Affaires étrangères, à son arrivée à une réunion à Bruxelles.

Nous sommes dans une situation extrêmement grave et l’accord qui peut être trouvé” sur un plan de paix, lors d’un sommet prévu mercredi à Minsk, “est la dernière chance avant de passer à un scénario d’augmentation des sanctions“, a-t-il estimé.

L’Espagne fait partie des pays européens réticents à l’idée d’alourdir encore les sanctions économiques drastiques imposées à la Russie depuis juillet 2014 pour son implication aux côtés des rebelles séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, qu’elle est accusée de soutenir en armes et en soldats.

Les pays baltes, la Pologne et la Grande-Bretagne ont exprimé ouvertement leur soutien à un alourdissement des sanctions si les violences, qui se sont intensifiées depuis le début de l’année, n’étaient pas enrayées rapidement. En 2013, les exportations de produits européens vers la Russie ont atteint 120 milliards d’euros, selon des chiffres publiés par la Commission européenne. Moscou était alors le quatrième partenaire commercial de l’UE.

Le Point

(Merci à Pierre)

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau

Pendant des siècles, on a considéré le cerveau humain comme un organe figé. Or, les recherches récentes ont mis en évidence ses incroyables capacités de réorganisation structurale et fonctionnelle.

Après s’être penché sur la plasticité neuronale et ses effets possibles sur des handicaps physiques, le psychiatre Norman Doidge explore ici les implications de ces capacités d’adaptabilité dans le traitement des troubles mentaux.

Du Canada à l’Espagne, il part à la rencontre de chercheurs qui, s’appuyant sur “les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau” titre du best-seller du docteur Doidge, paru chez Belfond en 2008, pourraient révolutionner le quotidien des patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs, de stress post-traumatique, d’aphasie ou de schizophrénie, et leur offrir un espoir de guérison.

Fraude alimentaire : L’huile d’olive mieux que la cocaïne

L’huile d’olive ne serait pas aussi pure que l’image qu’on en a.  Le marché qu’elle  représente est si juteux qu’il attire aigrefins et mafias. Une enquête italienne est très inquiétante : 4 bouteilles d’huile d’olive extra-vierge « italienne » sur 5  sont en réalité coupées avec de l’huile étrangère (1)? C’est notre carton rouge de la semaine.

Huile d’olives – Gare à la la fraude !

La fraude porterait donc sur des quantités énormes car le marché pèse 5 milliards d’euros par an. La question est : faut-il vérifier l’huile d’olive que nous achetons dans nos magasins ? De quoi s’agit-il ?

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Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.
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Comment la Grèce pourrait quitter la zone euro

Par Antonio Fatás

C’est un mois de janvier très important qui se profile pour la zone euro. Le 22 janvier, la BCE va se réunir et elle va soit annoncer une mesure telle que l’assouplissement quantitatif, comme beaucoup s’y attendent désormais, soit elle va décevoir les marchés en déclarant de nouveau qu’il faut attendre d’avoir des données supplémentaires et voir les effets de ce qui a déjà été fait.

Le 25 janvier, soit trois jours après, les élections en Grèce vont décider si un parti qui s’affirme fortement anti-austérité et qui propose un effacement (haircut) de sa dette publique prendra le pouvoir en zone euro.

Pas de doute que l’issue de ces deux développements va déterminer l’évolution de l’économie de la zone euro au cours des prochaines années, mais il est possible qu’elle détermine aussi le destin même de la zone euro (…).

La rumeur a commencé à se répandre dans la presse que les Allemands ne vont pas négocier avec Syriza et qu’ils sont prêts à laisser la Grèce quitter la zone euro. Nous avons déjà vu ça avant et nous en connaissons les conséquences : en 2011 et en 2012, lorsque la crainte de voir la Grèce sortir la zone euro fut à son maximum (et qu’il était alors probable que Syriza obtienne déjà une victoire aux élections), la contagion aux autres pays, en particulier à l’Italie et à l’Espagne, forcèrent les Allemands (et la BCE) à venir à la rescousse.
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En Espagne, mort annoncée de milliers de commerces historiques

Des milliers de magasins historiques ne goûteront pas la timide reprise de la consommation en Espagne. Ils mettront la clef sous la porte après les fêtes, victimes de la fin de l’encadrement des loyers.

C’est le cas d’un magasin de poupées artisanales de la Gran Via, grande artère commerciale du centre de Madrid, ouvert depuis 1942.

La boutique, Asi, mentionnée dans les guides touristiques, attire encore les touristes, qui aiment prendre en photo les poupées vétues de robes cousues à la main exposées en devanture, désormais à côté d’une affichette “merci pour ces 72 ans”.

Le magasin, où certaines poupées sont vendues près de 300 euros, a tenu pendant la crise. Dirigé par la même famille depuis son ouverture, il ne pourra cependant pas résister à la hausse de loyer prévue à partir du mois de janvier, qui passera de quelque 10.000 euros à 35.000.

“J’ai grandi ici. D’un point de vue émotionnel c’est très dur”, explique Susana Ezharriaga, 46 ans, qui dirige le magasin avec quatre frères et soeurs, en regardant des employés ouvrir les cartons contenant la dernière livraison de marchandises.

La famille a convaincu le propriétaire de permettre l’ouverture du magasin jusqu’à la fête de l’Epiphanie, le 6 janvier, plus importante que Noël pour les Espagnols car ce jour-là les enfants découvrent les cadeaux déposés par les rois mages.

Ensuite, elle tentera de trouver un local moins onéreux, loin du centre, pour cette boutique fondée par son arrière grand-mère.


En Espagne quelque 200.000 magasins bars et restaurants sont concernés et 65 à 70.000 pourraient être contraints de fermer, selon l’Union de professionnels et travailleurs indépendants (UPTA) représentant les propriétaires de commerces comme celui des Ezharriaga, pour la plupart des affaires familiales.


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Coca-Cola pourrait supprimer 2.000 emplois dans le monde

Les bulles de Coca-Cola ne font plus rêver. Selon le Wall Street Journal, la compagnie américaine pourrait supprimer dans les semaines à venir, jusqu’à 2.000 emplois dans le monde. Au troisième trimestre, le groupe a vu ses bénéfices net chuter de 14%.

La reprise en Espagne … 34% des travailleurs espagnols ne gagnent pas plus de 752 euros par mois

Plus d’un tiers des travailleurs espagnols gagnent le salaire minimum du pays, le « SMI » fixé à 9 034 euros par an, soit 752 euros par mois, indiquent des chiffres que le ministère espagnol du Travail a publiés cette semaine. Les trois quarts des salariés de moins de 25 ans (74,7% précisément) sont rémunérés au SMI. Pour les moins de 18 ans, cette proportion grimpe même jusqu’à 86%.

Dans le groupe d’âge des 26-35 ans, le nombre de personnes rétribuées au salaire minimum passe à 38%. Les données du ministère des Finances montrent également que 7,7 millions de salariés espagnols gagnent 1 000 euros par mois au plus. Dans le pays, on leur a donné le surnom de «mileuristas »

En 2013, le salaire moyen en Espagne s’est établi à 18 505 euros annuels, soit 1 542 euros par mois, soit 1,4% de moins que celui de l’année dernière.

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Budget de la France : Pourquoi les autres pays-membres de l’UE sont-ils à bout de patience ?

La Commission Européenne a accordé un nouveau délai à la France pour rééquilibrer son budget. L’exécutif européen a donné jusqu’à mars à la France pour faire de nouveaux efforts budgétaires et accélérer leur programme de réformes.

Pour autant, les autres États-membres de l’UE semblent perdre leur patience, attendant de la France qu’elle mette en place les mesures d’austérité nécessaires. Georges Laederich nous en dit plus.

Espagne : Des maisons modulables à volonté

Les maisons sont supposées êtres rigides et stables. Mais à l’avenir, celles construites avec un polymère à mémoire de forme pourraient changer de volume, voire être plus grandes avec les changements de température.

Les chercheurs de l’IAAC l’Institut d’architecture avancée de Catalogne ont posé les fondations du prototype d’une maison origami. Il leur a fallu pour cela trouver des matériaux qui puissent se courber tout en ayant en mémoire leur forme initiale.

Espagne : un tiers des salariés ont gagné moins de 9.030 euros en 2013

La proportion de salariés vivant du salaire minimum (ou moins) a augmenté avec la crise économique. 3,6 millions de salariés ne dépasse même pas le seuil de 322,5 euros.

Manifestation à Madrid contre l’austérité en novembre 2012

Plus d’un tiers des salariés espagnols ont touché une paie de 645 euros maximum par mois en 2013, selon les chiffres de l’Agence nationale des impôts qui montrent un appauvrissement de la population active avec la crise.

Sur un total de 16,68 millions de salariés, 34% ont touché l’équivalent du salaire minimum qui est de 645 euros mensuel, payé sur 14 mois, soit 9.030 euros par an, révèlent ces chiffres publiés jeudi sur son site internet. Dans le cas de 3,6 millions d’entre eux, le salaire mensuel n’a pas dépassé 322,5 euros.

Les femmes et les jeunes plus touchés
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Les collectivisations anarchistes en Catalogne, 1936-1939

Pour défendre l’ordre des choses, il suffit souvent de prétendre que toute tentative de s’en éloigner aurait débouché sur la tyrannie ou sur le chaos. L’histoire est riche d’exemples contraires, qui ont établi le caractère éternel de la révolte, de l’aspiration à la démocratie et à la solidarité. Pendant quelques mois, au moment de la guerre civile espagnole, certaines régions du pays défendirent ainsi un mode de gouvernement inédit, qui remettait à la fois en cause le pouvoir des possédants, des notables et des bureaucrates. Des historiens et des réalisateurs nous rappellent cette parenthèse livrée à l’utopie.

monde-diplomatique.fr

La voix du Vent – Semences de transition

Jean-Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-écologie et changement de paradigme. Ils partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse des semences paysannes.

Le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur. Un autre monde est en marche, ici et maintenant.

Safran : Un or rouge souvent frelaté

La récolte du safran a débuté un peu partout en France. C’est l’épice la plus chère du monde, mais le produit est souvent impur. Son prix peut atteindre jusqu’à 30.000 euros le kilo. Il est pourtant rare de trouver un produit pur.

Dans la Creuse, chaque fleur est comptée. ” Les fleurs ne vivent que 24 heures, il faut les cueillir le jour de l’éclosion. Quand on arrive à 130 fleurs, on a un gramme de safran ” explique Véronique Lazérat, propriétaire d’une safranière. Il faut ensuite séparer le pistil à la main: un travail long et délicat.

Le safran est le produit le plus frelaté au monde

Une fois traitée, cette épice si compliquée à produire vaut plus cher que l’or. La France compte quelques exploitations mais la majorité de la production vient en fait d’Iran, du Maroc ou d’Espagne.
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