Crise financière : comment des « fonds vautours » commencent à attaquer l’Europe

Plusieurs dizaines de fonds spéculatifs s’estiment lésés par la suppression d’aides publiques ou les restructurations de dettes souveraines menées en Europe. Au nom de la protection des investissements, ils attaquent donc les Etats devant des tribunaux commerciaux extranationaux. En jeu : des centaines de millions d’euros d’indemnités à empocher. Si leurs premières cibles sont l’Espagne, la Grèce et Chypre, d’autres pays pourront être concernés. Après l’austérité, les citoyens européens paieront-ils la facture de la crise une seconde fois ?

En plus des politiques d’austérité, une nouvelle menace se profile à l’horizon pour les pays du Sud de l’Europe : celle de procédures intentées devant des juridictions commerciales opaques par des acteurs financiers, qui cherchent à tirer profit des traités garantissant la « protection des investisseurs ». Des fonds spéculatifs, s’estimant lésés par des restructurations de dette ou par la fin de subventions publiques à certains secteurs, font ainsi jouer la clause du « traitement juste et équitable » (lire notre article) des investisseurs pour demander réparation.

Grèce, Chypre et Espagne sont ainsi la cible de procédures intentées devant divers « tribunaux » d’arbitrage par des firmes privées, qui leur réclament plusieurs centaines de millions d’euros. Ces poursuites pourraient être les signes avant-coureurs d’une nouvelle déferlante de procédures du même type affectant tous les pays d’Europe, dont la France. Un nouveau rapport publié par le Transnational Institute et le Corporate Europe Observatory, intitulé « Profiter de la crise – comment entreprises et avocats d’affaires font des profits au détriment des pays européens frappés par la crise » [1] tire la sonnette d’alarme.

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Espagne : Les architectes victimes collatérales de la crise

Ils ont mangé leur pain blanc durant les folles années 2000 quand l’Espagne construisait à tour de bras. Aujourd’hui, les architectes espagnols sont à leur tour emportés par le tourbillon de la crise. En un an, le taux de chômage de la profession a bondi de 27%.

Anecdotique certes, ils sont bien moins nombreux que tous les ouvriers du bâtiment aujourd’hui sans emploi. Mais, que les architectes espagnols soient à leur tour victimes, illustre bien la crise qui secoue le secteur de la construction. Depuis 2008, le repli moyen annuel de l’activité est de 18%. Et la purge n’est pas terminée. Pour 2012 la baisse était de 12%.

Il y a 700.000 logements inoccupés en Espagne. Autant dire qu’il n’y a pas besoin d’en construire d’autres. Donc plus besoin d’architectes, dont l’activité a chuté de 90% en quatre ans. Alors, c’est le chômage, l’exil notamment en Allemagne, ou pire, le changement d’activité.

Olivier Delamarche : « 2 millions d’Espagnols dans la rue pour réclamer un peu de dignité »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Marc Riez, directeur général de Vega Investments, le 24 mars 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Espagne : Manifestation à Madrid contre l’austérité (Màj vidéo)

Addendum du 01/04/2014 : Nouvelles images des affrontements entre la police anti-émeutes et les manifestants à la fin de la marche de la Dignité le 22 Mars 2014.


Addendum du 24/03/2014 :


Des milliers de manifestants venus de toutes les régions d’Espagne ont défilé samedi dans les rues de Madrid contre la politique du gouvernement Rajoy. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont fait des dizaines de blessés dans la soirée.

Des dizaines de milliers de manifestants venus de toutes les régions d’Espagne ont défilé, samedi 22 mars, à Madrid, pour réclamer la fin de la politique d’austérité du gouvernement Rajoy – imposée par l’Union européenne.

Certains manifestants de cette “marche de la dignité” avaient traversé le pays et parcouru à pied des centaines de kilomètres pour venir crier leur mécontentement. Agitant des drapeaux, une immense foule a envahi le centre de la capitale pour le plus grand défilé organisé depuis ceux de 2012.


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Espagne : On achève bien les chômeurs

Salarié payé en freelance, travail gratuit, période d’essai non rémunérée… En Espagne, les employeurs profitent allègrement de la désespérance des chômeurs. Florilège de ces annonces, de plus en plus nombreuses, qui prêteraient à sourire, si ce n’était à pleurer.

Entretien d’embauche au siège d’une maison d’édition allemande à Madrid:

Nous cherchons un journaliste pour se charger de la rédaction d’un magazine destiné aux enfants. Le salaire est de 1.200 euros bruts par mois. Vous devez être freelance, c’est à dire à votre compte. Les horaires seront de 9 à 17 heures du lundi au jeudi, et les vendredi de 9 h à 14 h. Ceci dit, les jours de bouclage, il faudra évidemment rester plus tard bien « …

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Économie de l’ombre : Le trou noir de l’Union Européenne

Sur le fond des derniers évènements en Ukraine, où la population est en train de défendre de manière peu civilisée sa volonté de devenir « un pays européen civilisé », je me suis intéressé à « l’économie de l’ombre » en Union Européenne. Les experts de Bruxelles ne cachent pas que l’économie de l’ombre est stable dans l’UE et son volume est estimé aujourd’hui à [2.200 milliards] d’euros.

vivre sans argent

L’économie informelle est très prospère en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays méditerranéens. La Grèce et l’Italie sont les leaders dans ce secteur. Les experts plaisantent en disant que si à Rome, les acteurs de l’économie de l’ombre étaient obligés de payer les impôts dont ils sont redevables, le problème de la dette d’Italie serait résolu. Ce secteur représente entre 21% et 30% en Italie, selon les estimations diverses.

L’économie de l’ombre est surtout répandue dans le bâtiment, les services, l’agriculture et la pêche. Personne n’a jamais essayé de comprendre ce qu’il en est dans le secteur du spectacle et du divertissement. A l’exception des vedettes du show-biz qui paient régulièrement leurs impôts, la situation fiscale du reste du secteur reste floue.

L’« économie de l’ombre » dans l’Union Européenne – c’est un espace vaste, dans lequel l’essentiel de la fraude, ce ne sont pas des infractions pénales graves. On n’y vend pas de la drogue, on ne s’y occupe pas de proxénétisme, on n’y effectue pas des braquages des banques.
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Comment les classes moyennes des pays développés sont devenues les dindons de la mondialisation

Selon l’ONG Oxfam, les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon le directeur du think tank Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008.

“J’ai perdu mon travail, j’ai deux enfants à nourrir, s’il vous plaît aidez-moi” (Etats-Unis)

Atlantico : L’ONG Oxfam a révélé, lors du sommet de Davos de janvier, que les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon James Plunkett, directeur du think tank britannique Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008. A l’inverse, les populations qui sortent de la pauvreté dans les pays émergents et les super-riches ont vu leurs revenus exploser. Que penser de cette évolution ? Les classes moyennes sont-elles devenues le “dindon de la farce” de la mondialisation ?
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Les collectivités locales françaises sont parmi les plus endettées d’Europe

Elles restent cependant mieux notées que la moyenne européenne, grâce une fiscalité plus résiliente et à leur adossement important à l’État.

(Dessin de DELIGNE)

En troisième position en Europe pour le montant de leur endettement, les collectivités locales françaises restent toutefois mieux notées que la moyenne européenne par l’agence Standard and Poor’s. “Les notations des collectivités locales françaises sont meilleures comparativement au reste de l’Europe, elles se situent dans la catégorie AA (correspondant à un émetteur de haute qualité ndlr)”, explique Bertrand de Dianous, un analyste de l’agence de notation.

Ainsi, 68,8% des collectivités françaises sont notées AA, 28,1% A et 3,1% BB. A titre de comparaison, en Europe, 37,1% sont notées AA, 13,9% ont la meilleure note AAA, 9,9% sont notées A et 21,2% BBB. En revanche, 17,9% ont une dette classée dans la catégorie “spéculative“.

Un endettement de 140 milliards pour 2014
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Succès planétaire du vélo, le transport en roue libre

Économique, rapide et peu polluant, le vélo fait de plus en plus d’adeptes pour les déplacements quotidiens. En Europe, en 2013, il s’est vendu plus de vélos que de voitures. Une “vélorution” comme l’appellent ceux qui dénoncent la voiture au profit de ce moyen de transport.

C’est que le vélo cumule les avantages pour les trajets dans des zones urbaines saturées. L’objet lui-même évolue et se diversifie. L’exemple le plus frappant étant le succès grandissant du vélo électrique. Quant aux politiques, ils multiplient les mesures “pro-vélo” à l’image des vélos en libre-service que l’on trouve aujourd’hui dans de nombreuses villes d’Europe.

Comment expliquer ce succès du vélo? S’agit-il d’une mode ou est-ce le fruit d’un changement de mentalité? Geopolitis décrypte tout ce qu’il y a de moderne dans cet essor du vélo.

L’invité : Francesco Della Casa, architecte cantonal de la République et canton de Genève, spécialiste de la mobilité urbaine.

Géopolitis – RTS 23/02/2014

(Merci à René)

Espagne : La crise a détruit la classe moyenne

En Octobre de l’année dernière, l’Espagne a été comparée à la Chine, après un premier trimestre de croissance qui faisait suite à neuf trimestres consécutifs d’une terrible récession. Les coûts du travail en Espagne sont maintenant devenus plus faibles que ceux de l’Allemagne et largement inférieurs à ceux de pays concurrents tels que la France et l’Italie.

En conséquence, les constructeurs automobiles ont investi l’année dernière plus de 1,5 milliard d’euros dans la production de nouveaux modèles en Espagne, selon les chiffres de l’Asociación Nacional de Fabricantes la Automóviles (ANFAC).

Un travailleur espagnol dans l’industrie automobile gagne aujourd’hui une moyenne de 22,53 euros par heure (charges sociales incluses). Aucun des «quatre grands» ne fait mieux: en France, un ouvrier gagne 36,35 euros, en Allemagne, 34,90 euros et en Italie, 26,63 euros. 34 modèles de voitures étaient encore produites en 2011 en Espagne, et il devrait y en avoir plus de 45 d’ici 2015.

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Corruption en Europe : 40 % des entreprises se plaignent

Beaucoup d’entreprises craignent la corruption pour leur activité. La Commission appelle les Etats à encadrer davantage les marchés publics.

Des années de crise semblent avoir exacerbé les frustrations. Un sondage mené auprès des entreprises européennes et des citoyens pour mesurer leur perception de la corruption en Europe n’est guère rassurant. Plus de quatre entreprises sur dix déclarent que la corruption, le clientélisme et le népotisme sont une source de problème dans les affaires en Europe. Et la Commission européenne évalue à 120 milliards d’euros le coût économique de la corruption, dans un premier rapport consacré à ce thème [...]. Un calcul très approximatif, car derrière ces statistiques générales, la situation est contrastée.

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La fabrique des pauvres [Archives]

11 millions en Allemagne, 9 millions en France: c’est le nombre de personnes, comprenant de nombreux enfants, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans ces deux pays, pourtant parmi les plus riches d’Europe. Cette misère n’est ni un choix ni une fatalité. Elle est le produit d’un changement de paradigme économique et politique ayant débouché sur un nouveau système.

En Allemagne, des mères de famille jonglent entre des allocations chômage dérisoires et des « minijobs » à 400 euros. Dans les cités françaises, l’ascenseur social est en panne. En Espagne, les services sociaux sont asphyxiés par la baisse des crédits et des familles endettées se retrouvent à la rue alors même que les banques ne parviennent plus à vendre les logements vacants qu’elles ont saisis.

Autant de témoignages qui illustrent une pauvreté « héritée » dès l’enfance et le sentiment d’impuissance et de honte de ceux qui en sont victimes. Sociologues et politologues mettent en garde : dans des sociétés européennes « en situation d’urgence », le démantèlement de l’État providence pourrait bien être une bombe à retardement.

Documentaire de Lourdes Picareta, écrivain et réalisatrice portugaise diffusé sur Arte en décembre 2012.

[Exclu Fortune] Allemagne : La Cour constitutionelle risquerait de stopper la participation de la Bundesbank aux plans de sauvetage européens

Par Ambrose Evans-Pritchard

Le risque s’accroît que la Cour constitutionelle allemande bloque la participation de la Bundesbank aux OMT. La Cour pourrait contraindre les institutions allemandes à cesser leur soutien aux opérations de l’UE. Aux yeux des marchés, ceci minerait la crédibilité des politiques de sauvetage prévues par la BCE.

Selon Bank of America, le risque est relativement élevé d’un jugement de Karlsruhe consacrant l’illégalité des OMT telles qu’elles sont aujourd’hui prévues.

Le risque s’accroit de voir la Cour constitutionnelle allemande restreindre sévèrement le dispositif de sauvetage prévu pour l’Italie et l’Espagne, dispositif fonctionnant par rachats de titre obligataires. Ce qui pourrait, en empêchant la Bundesbank d’y prendre part, ranimer l’incendie de la crise de la dette en zone euro..

Le journal Frankfurter Rundschau rapporte que le verdict a été différé depuis le mois d’avril en raison notamment de la complexité de la question et de fortes différences entre les opinions des huit juges.

Plus le processus dure, moins vraisemblable devient-il que le tribunal – ou Cour constitutionnelle – se pliera aux demandes insistantes du gouvernement allemand, lequel espèrerait un jugement favorable à la machinerie de bail-out à laquelle il avait donné son accord.

Les conséquences seraient potentiellement très graves, spécialement à un moment où l’on s’inquiète déjà pour les marchés émergents,” selon un initié. “Nous ne pensons pas que la Cour ira jusqu’à interdire les rachats de titres, mais ils pourraient bien exiger certaines modifications susceptibles de compliquer sévèrement les choses.

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Massimo Fini : « Rien ne peut plus nous sauver de la bulle spéculative »

Interview du journaliste et intellectuel italien Massimo Fini: l’argent n’existe pas, il n’est pas ni ne représente la richesse et n’est qu’une promesse d’un futur toujours plus incertain.

Son accroissement démesuré sous forme d’immense bulle spéculative se heurtera tôt ou tard aux limites du monde physique et aura des conséquences telles qu’elles mettront fin au système de l’argent et à la société que nous connaissons.

Traditionnellement, les fonctions de l’argent sont au nombre de quatre :

- Mesure de la valeur
- Intermédiaire dans l’échange
- Moyen de paiement
- Dépôt de richesses

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« Comment vous préparer à l’effondrement économique »

Par

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

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L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

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Olivier Delamarche : « Le peu de croissance est acheté à crédit »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Marc Riez, directeur général de Vega Investments, le 20 janvier 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

« Les chiffres donnés par la Chine sont du plus haut comique, la croissance chinoise est probablement à la moitié de ce qui est annoncé, les taux d’endettement des ménages et de crédits pourris dans les banques n’y ont jamais été aussi élevés. Dire qu’il y a une reprise en Espagne est grotesque. Le revenu disponible aux États-Unis baisse; il n’y a que 5% de la population qui a bénéficié de la hausse de Wall-Street. »

“Moins, c’est mieux” : Limiter la croissance pour une vie meilleure [Rediff.]

De plus en plus de personnes en sont convaincues: la croissance illimitée n’est pas viable à long terme dans un monde où les ressources s’épuisent peu à peu. Ce documentaire explore des modèles économiques et de nouvelles façons de vivre qui ouvrent la voie à une société post-croissance.


À la faveur de la crise, les opinions publiques prennent peu à peu conscience de ce que l’explosion démographique, la crise énergétique ou encore le changement climatique posent de sérieuses questions que nous ne pouvons plus remettre à demain. Il s’avère en outre que l’augmentation du PIB dans les pays industrialisés n’a abouti à aucune amélioration notable de la qualité de vie des populations depuis les années 1970.

Se pourrait-il alors que la société de consommation ne tienne pas ses promesses de bonheur et que le bien-être ne soit pas inhérent à la croissance ?

La réalisatrice questionne son propre mode d’existence : à quoi doit-elle renoncer pour espérer mener une vie “durable” ? Pour répondre à cette question, elle sillonne les routes de France, d’Allemagne, d’Espagne et d’Angleterre, à la rencontre d’individus pour qui la croissance économique n’est pas la mesure de toutes choses. Elle comprend alors qu’adapter son mode de vie à son environnement n’est pas nécessairement synonyme de privation, de sacrifice et de renonciation au bien-être : dans bien des cas, un tel changement permet au contraire de gagner en qualité de vie.

Les 5 risques économiques mondiaux de 2014

L’équipe recherche économique de la banque Natixis identifie 5 risques majeurs pour 2014.

- Une croissance nettement inférieure aux attentes en France et en Italie;

- le retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro avec la dynamique divergente des taux d’endettement publics dans plusieurs pays;

- s’il y a retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, la contagion de cette crise sur les marchés des pays émergents, d’autant plus que beaucoup de pays émergents ont une fragilité accrue (déficits extérieurs, croissance plus faible, perception du risque plus forte);

- la rechute de l’économie japonaise si la hausse de 3 points de la TVA le 1er avril 2014 est prélevée sur la consommation et non sur l’épargne et si les salaires n’augmentent pas plus vite;

- une pentification forte des courbes des taux d’intérêt due à la politique monétaire plus restrictive aux États-Unis, même si la Réserve Fédérale veut essayer de l’empêcher.

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