Bulgarie : « Nous sommes les esclaves modernes de l’Europe »

L’association des syndicats bulgares a annoncé vendredi que 600.000 Bulgares, soit près d’un quart de la population active du pays, gagnaient moins que l’équivalent de 200 euros par mois en travaillant à plein temps.

« Travailler du matin au soir et ne pas gagner assez d’argent à la fin du mois pour se payer la nourriture, l’électricité et le chauffage: c’est exactement la définition de l’esclavage. Ces 600.000 personnes sont les nouveaux esclaves de l’Europe. Ils ne vivent pas dans la pauvreté parce qu’ils sont paresseux, ou qu’ils ne sont pas formés, mais parce que leur travail ne coûte que quelques cents pour leur employeur.

Et même s’ils sombrent davantage dans la pauvreté, leurs employeurs continuent de s’enrichir.
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FIFA : les dieux du foot sont tombés sur la tête

Le 2 décembre 2010, la Fédération internationale de football (FIFA) a désigné le Qatar comme pays hôte de la 22e coupe du Monde, en 2022. Manques d’infrastructures, températures trop élevées, accusations de corruption… Ce vote fait depuis débat dans le monde du ballon rond.

État pétrolier, mais surtout troisième producteur mondial de gaz naturel, l’émirat ne possède aucune culture footballistique, et les températures peuvent atteindre jusqu’à 50° durant l’été, l’époque où se déroule traditionnellement la compétition.

De Zinedine Zidane, qui était l’ambassadeur de la candidature des Qataris, en passant par Michel Platini, qui a annoncé avoir voté pour ce pays, les journalistes sont allés à la rencontre de ceux qui ont joué un rôle important dans cette élection.

Réalisé par Sylvain Pak (Novembre 2014)

L’idéologie du travail et la crise du capitalisme

Par Guillaume Borel pour Les Moutons Enragés

« Il faut, avant toute recherche ou réflexion sur le travail dans notre société, prendre conscience de ce que tout y est dominé par l’idéologie du travail. » – Jacques Ellul, l’Idéologie du travail, Foi et Vie n°4 Juillet 1980

Partie I : De l’âge d’or aux premières cités

Titien – Le Châtiment le Sisyphe, 1548-1549

L’âge d’or

Le travail est aujourd’hui à la fois la condition du salariat, qui ouvre le droit à la rémunération, et une valeur sociétale fondamentale qui sert de base à la construction de l’identité et des rapports sociaux.

Pourtant, en remontant le fil de la pensée de Jacques Ellul, notamment grâce à son article “L’idéologie du travail” cité en exergue, on se rend compte qu’il n’en fut pas toujours ainsi.

Loin d’être une donnée naturelle anthropologique, la « valeur » travail s’est construite au fil du temps, et plus particulièrement sous l’impulsion des développements successifs du système de production capitaliste.

A la fois philosophe, théoricien de la société technicienne et théologien, Jacques Ellul propose ainsi une lecture à la fois historique, anthropologique, sociétale et économique, de la construction du travail comme idéologie.
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Les esclaves oubliés (Rediff)

Ce documentaire raconte l’histoire de la traite orientale et arabo-musulmane, au cours de laquelle dix-sept millions d’Africains ont été réduits en esclavage pendant quatorze siècles.

Il s’intéresse également à une filière encore plus méconnue, la traite interne à l’Afrique noire, menée pendant des siècles par les royaumes africains. Il montre enfin que ces systèmes ont perduré dans le monde musulman et en Afrique noire jusqu’au milieu du XXe siècle.

Réalisé par Antoine Vitkine (2008)

Kidzania : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! »

Kidzania, le parc d’attractions où les enfants travaillent. Cette chaîne de parcs à thème s’apprête à ouvrir à Londres en 2015 et pourrait s’implanter à Paris. Elle permet aux 5-15 ans de découvrir le monde du travail, de l’entreprise et celui des marques. Certains parents ne semblent pas du totalement séduits…

Travailler comme les grands pour gagner des sous. Les attractions proposées par Kidzania sont bien loin du petit train de Disneyland Paris. Cette entreprise mexicaine a déjà attiré 31 millions de visiteurs depuis 1999 dans ses seize parcs à thème implantés dans une douzaine de pays. Et elle s’apprête à ouvrir à Londres et pourrait même s’implanter en France.

Le parc londonien sera situé au-dessus d’un magasin Marks & Spencer, dans l’ouest de la capitale britannique. Soit une mini-ville de 7.000 mètres carrés dans laquelle les enfants de 4 à 14 ans pourront travailler comme les adultes et gagner des kidzos, une monnaie virtuelle. Ils exerceront le métier de leur choix parmi une soixantaine, par session de 25 minutes à chaque fois, pendant que leurs parents feront leurs courses.

Les grandes marques omniprésentes dans le parc
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Thaïlande : Les esclaves de la crevette

En Thaïlande, CP Foods se surnomme elle-même “la cuisine du monde” et peut se prévaloir d’un bénéfice annuel de 25 milliards de dollars. La crevette est l’un de ses produits phares. Mais derrière ce business se cachent des pratiques sordides: le fournisseur de l’enseigne travaillerait avec des bateaux pratiquant l’esclavage.

Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Qatar : des organisations internationales dénoncent « une économie d’esclavage moderne »

« Je suis suivi par la police. On dirait qu’ils vont nous faire des problèmes. » C’est le dernier message envoyé le 31 août depuis le Qatar par Krishna Upadhyaya et Ghimire Gundev, deux militants britanniques des droits humains.

Depuis, ils n’ont plus donné de nouvelles. Les autorités qataries ont révélé le 7 septembre qu’ils étaient retenus prisonniers et interrogés pour avoir “violé les lois” de l’émirat [*]. Les deux hommes travaillent pour l’organisation norvégienne Global Network for Rights and Development (GNRD). Ils se sont rendus au Qatar pour rencontrer des travailleurs népalais et documenter la situation des travailleurs migrants sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022.

L’organisation Global Network for Rights and Development (GNRD) a lancé aux côtés de la Confédération syndicale internationale (CSI), de la fondation pour la défense des droits de l’homme Front line defenders et de l’ONG contre l’esclavage moderne Anti slavery international une action pour demander la libération des deux militants.


1,4 million de migrants travaillent dans le petit émirat du Qatar. Ils constituent la majorité de la population du pays, mais n’ont pratiquement aucun droit.


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Bertrand Russell : « Éloge de l’oisiveté »

Bertrand Russel (1872-1970) était mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950. Ce cours essai est paru en 1932 sous le titre “In Praise of Idleness”.

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution.

En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit 12 mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. 11 d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au 12e. Ce voyageur était sur la bonne piste.

Toutefois, dans les contrées qui ne bénéficient pas du soleil méditerranéen, l’oisiveté est chose plus difficile, et il faudra faire beaucoup de propagande auprès du public pour l’encourager à la cultiver.

J’espère qu’après avoir lu les pages qui suivent, les dirigeants du YMCA lanceront une campagne afin d’inciter les jeunes gens honnêtes à ne rien faire, auquel cas je n’aurais pas vécu en vain.
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États-Unis : Pas de repos pour Granny

Aux États-Unis, l’âge de la retraite ne sonne pas à 65 ans pour tout le monde. Les salariés américains prolongent désormais leur vie active jusqu’à 70, 80, voire 90 ans.

Rencontre, sur leurs lieux de travail respectifs, dans l’Ohio, avec ces «senior worker». Jo, 75 ans, Gene, 73 ans, Thelma, John et Caroll, 87 ans, et Evelyn, 93 ans, ne touchent pas une pension suffisante pour assurer leur niveau de vie et ont repris le chemin du travail.

Les employeurs trouvent leur compte avec cette main-d’œuvre disponible, fiable, productive et peu coûteuse.

Thaïlande : Piège en haute mer

Des esclaves enfermés dans des soutes insalubres dont on a confisqué les papiers et qui travaillent pour quelques euros afin de rembourser une dette virtuelle, le tout afin d’exporter du poisson de plus en plus rare pour votre magasin du coin ? Bienvenue en 2014 !

L’esclavagisme moderne est une réalité. Et le consommateur est complice sans même le savoir. Les grandes surfaces s’en lavent les mains. Les États regardent ailleurs. Le marché pourrait-il être plus libre encore ?

Contrat de travail : Un salarié ne peut plus refuser sa modification, même pour une baisse de salaire

Votre patron va pouvoir modifier votre contrat de travail unilatéralement. En effet, dans un arrêt du 12 juin 2014, la Cour de cassation considère désormais qu’un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat de travail voulue par l’employeur. Y compris pour une baisse de salaire… “si elle reste faible”.

La Cour de cassation a modifié son point de vue. Alors qu’elle l’excluait formellement depuis de nombreuses années, elle juge désormais qu’un employé peut se voir imposer une modification de son contrat, à condition qu’elle n’empêche pas, objectivement, sa poursuite, et donc qu’elle soit mineure.

Il s’agit, de la part du juge, de l’introduction d’une certaine souplesse dans les relations employeur-employé, qui était absolument exclue jusqu’à présent. La Cour jugeait invariablement que ce qui avait fait l’objet d’un contrat signé ne pouvait en aucun cas être modifié par une partie sans l’accord de l’autre. Elle admettait seulement que la modification refusée, si elle était nécessaire, puisse justifier un licenciement, mais avec indemnités.

Cette modification mineure, que le salarié doit désormais accepter, peut même porter sur des éléments essentiels, comme le montant de la rémunération. Ce que les juges considéraient jusque-là comme absolument intangible, sauf accord des deux parties pour la modifier. La Cour de cassation n’admettait même pas que le mode ou le montant de la rémunération prévus au contrat soient modifiés dans un sens favorable au salarié, sans l’accord exprès de celui-ci.

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Thaïlande : Des crevettes vendues en France seraient pêchées par des esclaves (Màj Vidéo)

Addendum du 13/06/2014 : Des migrants torturés et réduits en esclavage

Des révélations éminemment choquantes. Une enquête du Guardian publiée ce mardi 10 juin révèle que les crustacés vendus les plus grands supermarchés américains et européens tels que Tesco, Walmart et même Carrefour proviendraient d’un vaste réseau d’esclavage thaïlandais.

Un nouveau scandale alimentaire. Seulement cette fois, ce n’est pas le contenu de la nourriture qui pose problème… mais plutôt la manière dont elle est préparée. Des migrants venus de Birmanie ou du Cambodge, achetés et vendus comme des animaux, sont retenus sur des bateaux de pêche où ils sont torturés et parfois tués. Le gouvernement thaïlandais estime à 300.000 le nombre d’esclaves travaillant dans cette industrie.

Vendus comme des animaux

Drogués, enchaînés, battus, tués… Près de 300.000 migrants venus de Birmanie ou du Cambodge seraient retenus sur des bateaux de pêche pour travailler gratuitement, dans des conditions proches de la torture. “J’ai cru que j’allais mourir. J’étais enchaîné en permanence, sans soin ni nourriture. Ils nous ont vendus comme des animaux“, témoigne un des esclaves qui ont réussi à s’échapper. “Nous étions frappés même si nous travaillions dur. Il y avait tellement d’esclaves qu’il était impossible de les compter“, raconte un autre survivant.

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Les forçats de la Coupe du monde

Alors que des soupçons de corruption pèsent sur l’organisation de la Coupe du monde de football au Qatar en 2022, carnet de route sur les chantiers de construction où des dizaines d’ouvriers venus du Népal ont déjà trouvé la mort.

Europe : “Sous-Smic” qui tapera le plus fort sur les jeunes ?

Un sous-smic pour les jeunes ? L’idée lancée cette semaine par le patron du Medef en a fait bondir plus d’un. Pourtant, il n’est pas le seul à se poser la question. La Grèce et le Royaume-Uni font déjà trinquer les jeunes, en modulant le smic selon l’âge. Les patrons espagnols et allemands aimeraient bien les imiter…

“Le Marché aux esclaves” – Gustave Boulanger (1882)

« Une marche d’escalier ». C’est ainsi que le président du Medef voit le salaire minimum en France. Le patron des patrons, Pierre Gattaz, a donc mis cette semaine les pieds dans le plat et le feu aux poudres à gauche, en proposant de raboter cette « marche »: il suggère l’instauration d’un sous-smic, dispositif « transitoire » et « temporaire » nécessaire à ses yeux pour relancer l’emploi en France.

Pascal Lamy avant lui

Une idée également défendue par l’ancien directeur de l’OMC, Pascal Lamy, le plus social-libéral des socialistes. Ce chantre de la flexibilité évoquait récemment les bienfaits potentiels pour l’économie française de « boulots pas forcément payés au smic »… D’autres, comme les économistes Élie Cohen, Philippe Aghion et Gilbert Cette, préconisent une évolution du salaire minimum, pour le rendre plus flexible et enrayer la « machine à chômeurs ».

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A la retraite… mais au travail !

Beaucoup de retraités n’osent plus partir à la pêche ou, même à voyager, avec leurs maigres pensions ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

La baisse du pouvoir d’achat, une espérance de vie qui augmente, des enfants toujours a charge, sont autant de raisons qui poussent les retraités a prendre le chemin du travail, leur nombre a triplé en dix ans.

Ils seraient près de 500.000 et des centaines de sociétés tenteraient même profiter de cette main-d’œuvre souvent plus vulnérable.

Qatar : les filières de l’esclavage moderne (vidéo)

Du Népal au Qatar, enquête exclusive sur le drame humain de l’esclavage moderne. Pourquoi des jeunes partis en bonne santé meurent en si grand nombre sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022.

L’ex-ambassadrice du Népal à Doha a dénoncé une “prison à ciel ouvert” et dans un rapport publié en novembre 2013, Amnesty International décrit une situation proche de l’esclavage.

La Confédération syndicale internationale estime que si les conditions de vie et de travail ne changent pas, plus de 4 000 ouvriers pourraient mourir d’ici la Coupe du monde de 2022.

France 24 (01/04/2014)

Afrique : Le goût amer du chocolat (Rediff.)

C’est le secret le mieux gardé de l’industrie du chocolat. Alors que les Français fêtent Pâques avec gourmandise, une équipe d’Envoyé spécial est partie en Afrique de l’Ouest à la recherche des enfants exploités dans les plantations de cacao.

Combien sont-ils ? Quelles sont les conséquences pour leur santé et leur éducation ? Et quelle est la responsabilité des plus grandes marques de chocolat ?

Grèce : « Ne vivons plus comme des esclaves »

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté :« Na mi zisoumé san douli ».

Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés.

Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Népal : Kamlahari, les enfants bradées

Aujourd’hui encore, l’esclavage subsiste bel et bien dans certaines parties du monde – et les victimes en sont généralement les plus vulnérables : de toutes jeunes filles. Loin des routes de trekking prisées des touristes, dans les plaines de la région du Teraï au sud-ouest du Népal, les paysans les plus pauvres en viennent à vendre leurs filles comme esclaves.

Ces enfants, les Kamlahari, sont envoyées pour travailler en tant qu’employées de maison dans des ménages aisés. Privées de leur enfance, de leurs proches et d’éducation, elles sont condamnées par les traditions à servir de main d’œuvre bon marché, parfois dès l’âge de cinq ans. En tout, des milliers de jeunes filles sont ainsi asservies, victimes de violences psychologique, physique et bien souvent sexuelles.

Urmila Chaudari, aujourd’hui âgée de 23 ans, fut l’une d’entre elles. Tenue captive de six à dix-sept ans, elle est parvenue à accéder à l’instruction grâce à une association. Désormais engagée chez elle et à l’international, auteure d’une autobiographie, elle a décidé de se battre contre ces coutumes ancestrales.

Le devenir-nègre du monde

L’historien et politiste Achille Mbembe invite à penser le monde contemporain à l’aune de ce que fut la «condition nègre» depuis la traite atlantique, tout en dessinant une réflexion critique sur les potentielles dérives du capitalisme néolibéral.

Serons-nous tous «nègres» demain? C’est sur cette question que s’ouvre l’ouvrage Critique de la raison nègre. Son auteur, l’historien camerounais Achille Mbembe, le présente comme «un style de réflexion critique sur le monde de notre temps».

Achille Mbembe voit ainsi dans ce devenir de l’individu à l’ère néolibérale «une universalisation tendancielle de la condition nègre». Une telle société conduit finalement à une relégation des individus à une humanité superflue, livrée à l’abandon, dont le capital n’a guère besoin pour son fonctionnement.

Ces deux moments –la traite atlantique et l’ère du néolibéralisme– sont entrecoupés par celui de la lutte pour l’émancipation –marqué par exemple par le mouvement pour les droits civiques, ou plus récemment la fin de l’apartheid.

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Paris : Les Identitaires investissent un magasin H&M

Samedi 14 décembre à 18h, une vingtaine de militants identitaires ont occupé pacifiquement un magasin H&M près du forum des Halles. Répartis dans les rayons en brandissant des pancartes aux slogans variés (“Noël pas cher grâce aux esclaves éthiopiens” etc.) et distribuant des tracts aux clients face à une sécurité totalement débordée, il ont ainsi relayé la campagne “H&M esclavagistes”.

En effet, trouvant les “employés” chinois trop chers à leur goût, H&M a décidé de délocaliser une partie de sa production… en Éthiopie! Moins coûteux et corvéables à merci, ces Africains pourront ainsi fabriquer des vêtements bon marché destinés à des chômeurs ou des travailleurs pauvres en Europe.

C’est pour dénoncer cette économie mondialisée totalement absurde, organisée pour le seul profit financier en dépit de tout bon sens, que les Identitaires ont envahi ce magasin H&M.

Juste avant Noël, cette action symbolique n’est pas sans rappeler le happening récemment organisé contre Mattel avec la “Barbie ouvrière” : elle amène les Français et les Européens à mieux réfléchir à leur consommation et à favoriser les produits locaux au détriment des objets “low cost” fabriqués en grande série par des nouveaux esclaves.

BI

Les esclaves énergétiques

Par Jean-Marc Jancovici

Pour tous les individus plongés dans l’énergie au quotidien, le kWh est aussi familier, en apparence, que le litre d’eau l’est au jardinier ou le kg de farine au boulanger. Pourtant, sur le fond, personne ne sait vraiment ce que représente un kWh, pas même moi ! L’énergie, cela ne se touche pas, c’est juste un chiffre abstrait sur un bout de papier, quelques fois le préalable à une facture, et pour en appréhender la signification, il faudra toujours – on n’échappe pas à ses sens – mettre en face d’une consommation une action du monde physique qui l’illustre de manière parlante pour tous.

Il est donc très difficile, avec des kWh, ou des tonnes équivalent pétrole et autres gigajoules (sans parler des quadrillions de British Thermal Units de nos amis anglo-saxons), de faire comprendre combien notre consommation d’énergie – celle de chacun d’entre nous, et pas seulement du conducteur de 4×4 (et, de plus en plus souvent, de la conductrice !) – est devenue totalement “hors normes” par rapport à ce qu’a toujours été la condition de l’humanité.

Pour la bonne cause, il va falloir faire quelque chose que la morale réprouve hautement : je vais me permettre de réintroduire l’esclavage, pour comparer l’énergie déployée par les machines qui nous entourent et celle utilisée par nos propres organismes. En effet, l’homme, comme toute “machine”, consomme de l’énergie, qu’il(elle) va transformer ensuite – avec un très mauvais rendement, comme nous allons le voir – en énergie mécanique, et bien sûr aussi en énergie thermique. L’homme transforme aussi, ce que l’on ne peut oublier, l’énergie qu’il consomme en organisation de l’information, mais ceci est une autre histoire.

L’homme, combien de kWh ?
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6 faits choquants sur l’esclavage contemporain

Officiellement, l’esclavage a totalement disparu dans le monde, mais la réalité est bien différente. Bien sûr, on peut estimer que, d’une certaine manière, nous sommes tous les esclaves de notre train-train quotidien et des habitudes de travail que nos ancêtres ont développées il y a des siècles pour satisfaire les caprices et les désirs du marché, et qui n’ont fait que se multiplier avec les progrès de la communication.

Mais le véritable esclavage existe toujours, rappelle le site Zero Hedge, qui précise qu’il génère chaque année 32 milliards de dollars (environ 24 milliards de dollars) de bénéfices pour les organisations criminelles.

Le blog financier américain a rassemblé quelques faits intéressants :

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David Graeber : “La dette est la principale cause de contestation et de désordre”

Professeur à la London School of Economics, « grillé » aux États-Unis pour son rôle majeur dans le mouvement Occupy Wall Street, l’anthropologue David Graeber publie aujourd’hui en français son monumental Dette. 5 000 ans d’histoire, un voyage passionnant dans les arcanes de notre système financier.

Le Vif/L’Express : Est-il vrai que l’idée de ce livre vous est venue par hasard ?

David Graeber : Ce fut à la suite d’une conversation avec une jeune femme, lors d’une soirée à Londres. Elle travaillait dans une organisation humanitaire où elle avait vu tous les malheurs de la planète, mais, lorsque nous avons abordé la question de la dette du tiers-monde, cette personne extraordinairement bien intentionnée m’a répondu : « Mais… il est normal de rembourser ses dettes ! » Je me suis alors demandé quelle autre obligation, à ses yeux, pourrait justifier la mort de milliers de bébés faméliques. Je n’en ai trouvé aucune. D’où ma question : qu’est-ce qui fait du remboursement de la dette un devoir moral si impérieux ?

Le Vif : Devoir autrefois contesté par l’Église elle-même, d’ailleurs…

Je consacre quelques pages à l’acharnement de l’Église catholique contre les usuriers, au Moyen Âge, quand elle avait de quoi s’insurger face à bien d’autres scandales, comme le servage, par exemple. En fait, l’Église considérait la dette comme une concurrence déloyale, car cette obligation semblait supérieure à toutes les autres, y compris aux devoirs dictés par la religion. D’après moi, le pouvoir moral de la dette provient du fait qu’elle est une promesse librement consentie, un acte de civilité inscrit dans nos rapports sociaux. Mais cette promesse peut être pervertie par un mélange de violence et de froides mathématiques financières.

Le Vif : La violence ?

Tout va bien, en principe, tant que la dette est contractée entre humains de même niveau. Les riches, entre eux, savent se montrer compréhensifs, trouver des arrangements à l’amiable. Il en va de même pour les pauvres.

Le problème commence lorsque cette dette s’ajoute à un rapport d’inégalité préexistant entre le créancier et le débiteur. Là, elle prend comme par hasard son caractère le plus sacré, qui justifie alors les dominations les plus terribles et les actes les plus injustes du créancier. C’est la loi du plus fort, mais déguisée en contrat entre prétendus égaux, ce qui rend la déchéance par l’endettement plus douloureuse et humiliante encore.

Le Vif : Comment a-t-on érigé la dette en dogme moral ?
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C’est quoi être en vacances ?

Par Pierre Rabhi

Le concept contemporain des vacances est un phénomène assez nouveau, qui va de pair avec la modernité. Le travail mobilise autant qu’il immobilise, de façon très institutionnalisée, contre rétribution. Il engendre le besoin d’un espace où l’individu peut se retirer momentanément, prendre du temps pour lui-même. La plupart des civilisations antérieures, souvent agraires ou nomades, ne connaissaient pas cette notion.

Je n’en ai par exemple jamais entendu parler durant mon enfance, jusqu’à la découverte de mines houillères dans nos terres ; les Français sont alors venus les exploiter, embauchant du personnel et instaurant en même temps que ce type de travail de brèves périodes de vacances.

Auparavant notre vie était cadencée par le travail de la terre, qui alterne les périodes d’activité avec les saisons dites « mortes ». L’hiver, saison où l’on ne peut agir, il n’y avait pas de travaux des champs, les phases de repos étaient déterminées par la nature et non par une organisation sociale particulière.

Aujourd’hui, dans le cadre de cette sorte de servitude quasiment à vie qu’est devenu le travail, où il faut chaque jour aller pointer, les vacances représentent naturellement un moment bienvenu, mais le temps de souffler, à peine a-t-on repris quelques forces qu’il faut reprendre le collier – expression en elle-même très évocatrice de la condition humaine dans le monde actuel.

Mais peut-on légitimement considérer les vacances comme un temps vraiment libéré ou bien encore soumis à des comportements prédéterminés par des attitudes collectives standardisées ?
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Roberto Fiorini : “Capitalisme et immigration”

Interview réalisée avec Roberto Fiorini en juin dernier par le magazine “Le Harfang” (organe de la fédération des québécois de souche) et publiée dans son numéro 5.

Vous avez noté à plusieurs reprises qu’économiquement, l’immigration était nuisible aux peuples qui la subissent. Pourtant, la plupart des gouvernements occidentaux nous présente l’immigration comme la panacée. D’où vient cette volonté étatique d’imposer l’immigration à un peuple qui n’en retire rien ?


Pourquoi l’immigration ?

L’immigration est une arme du capital contre les peuples. Les salariés la subissent par la concurrence économique déloyale que l’immigration fait peser sur les salaires. En permettant des salaires moins disant, l’immigration pèse sur les salariés autochtones, et servent ainsi les entreprises, qui voient leur masse salariale baisser, et ainsi leurs profits augmenter.

Le rôle de l’état est ici de permettre que tout ceci soit possible par l’élaboration de lois qui permettent que ce scénario puisse voir le jour. Les juges rendent ces lois pérennes et la police les fait respecter au quotidien : au final c’est tout un appareil qui collabore à notre remplacement sur notre propre sol. Le degré de conscience de chacun des acteurs de notre auto suicide est différent, mais le résultat est le même.

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Des vertus de la paresse

Synonyme de servitude pour l’Antiquité, le travail est devenu une valeur des sociétés modernes. Et si la paresse nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun ?

« Bouge pas comme ça, tu me fatigues », lance Alexandre à son chien. «  Toi aussi, faut que tu remues, que tu cavales, mais qu’est-ce qu’ils ont tous ? On a le temps. Faut prendre son temps. Faut prendre le temps de prendre son temps. » Un an avant 1968, Yves Robert dans le film Alexandre le Bienheureux nous conviait à un hymne à la paresse à travers le portrait d’un homme qui, à la mort de sa femme, décide de tout plaquer et de se reposer enfin, au grand dam des autres.

Car la paresse dérange quand elle n’est pas odieuse. Si rares sont ceux aujourd’hui à y voir un péché au sens fort, elle reste l’objet d’une sérieuse désapprobation morale. « La paresse est mère de tous les vices », répète-t-on à l’envi. Travailler c’est bien, fainéanter c’est mal. La messe est dite.

Mais pourquoi, alors qu’il est si doux de lézarder, le travail est-il tant valorisé ? C’est une longue histoire qu’éclaire Dominique Méda, dans Le Travail. Une valeur en voie de disparition (Flammarion, 1995). Dans la Grèce et la Rome antiques, l’activité productive à laquelle l’homme est astreint pour satisfaire ses besoins matériels et sa survie n’est guère valorisée. Les esclaves pourvoient aux tâches serviles pour que les hommes libres puissent se consacrer à ce qui est proprement humain : l’art, la philosophie, la politique… Une conception que l’on retrouve dans l’opposition que font les Romains entre otium et labor : l’otium est le loisir dans lequel l’homme s’épanouit, le travail est une servitude.

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« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Jour après jour

Court métrage documentaire qui interroge le quotidien des travailleurs des usines papetières de Windsor, au Québec, en 1962.

Jour après jour. Les mêmes gestes. Les mêmes machines. Le même produit. Les mêmes paroles. Les mêmes visages. La même vie.

Est-ce monotonie… Vide… Ennui? Ce sont les questions que pose ce documentaire tourné dans une petite ville de 6.500 habitants qui vivaient au rythme de l’industrie du papier.

Bangladesh : Du sang sur mes fringues (Màj vidéo)

Addendum du 13/05/2013 – Éric Zemmour : Bangladesh, le plus grave accident industriel de la mondialisation


1.000 morts depuis 2005. 384 morts et 900 disparus suite à l’effondrement du Rana Plaza à Dacca, mercredi dernier. Déjà en 2006, l’équipe de “Là-bas si j’y suis” était au Bangladesh, avec les ouvriers et les ouvrières du textile.

L’industrie textile emploie plus de 3,5 millions de personnes au Bangladesh, en majorité des femmes. “Consommer toujours plus et moins cher” dans les pays occidentaux c’est travailler toujours plus et moins payé dans les pays en voie de développement.

NB: l’émission proprement dite commence à partir de 07’23″.

L’Europe est-elle aussi responsables des ouvriers bangladais ?

La mort de plus de 400 personnes dans une usine textile au Bangladesh révèle une fois de plus les conditions déplorables dans lesquelles les entreprises occidentales font fabriquer les vêtements. L’UE a raison d’exercer des pressions sur les autorités locales, mais elle devrait aussi regarder ce qui se passe dans d’autres pays.

C’est une catastrophe dont l’ampleur augmente chaque jour. Il s’agit de l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza, dans la ville de Savar au Bangladesh, qui a coûté la vie à au moins 400 personnes d’après les dernières informations [on en dénombre actuellement 500]. Le compteur s’est mis en marche il y a plus d’une semaine avec 87 morts et 1.000 blessés. Un autre chiffre circule désormais et il ne présage rien de bon, c’est celui des disparus : il serait de 1.000, même si certains sont peut-être comptés deux fois.

Le complexe de huit étages, dont trois auraient été ajoutés illégalement, abritait entre autres une usine textile. Des ouvriers avaient signalé à leur patron des fissures dans les murs, mais ce dernier les a obligés à venir au travail, en les menaçant de retenir une pénalité sur leur maigre salaire.

Les importateurs, en partie responsables
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France : Journalisme au rabais “Made in Tunisie”

Plateforme d’assistance téléphonique, construction automobile, usines textile, etc. A l’heure d’internet, c’est maintenant l’info qui se délocalise. Plusieurs sites d’information locale en France sont en réalité écrits depuis… la Tunisie.

Alerté par des annonces d’emploi publiées par la société Hi-Content, le site Arrêt sur Image a mené l’enquête. “Une agence basée à Tunis travaille en réalité pour plusieurs médias d’information locale en France: Bordeaux.actu.fr, Lyon.actu.fr, et Toulouse.actu.fr“.

Les conditions de travail, elles, relèvent de l’exploitation. “L’agence emploie 25 personnes, qui n’ont pas le statut de journalistes. Ce sont tous des diplômés bac+5 ou +6, diplômés d’économie, de finance, de langues. Aucun d’entre eux n’a jamais travaillé dans la presse“. Les salariés sont payés environ 300 euros par mois, et doivent produire entre 10 et 15 articles par jour.

Un salarié évoque “de l’esclavage moderne. Nous sommes même soumis à des tests de rapidité, et devons écrire 50 mots par minute”. Leur statut est très précaire : “pas de contrat de travail, et on est payés en cash. Si on arrive dix minutes en retard, on est immédiatement virés“.
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Riccardo Petrella : «Halte au nouvel esclavage global !»

Politologue, économiste et professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, Riccardo Petrella est une figure emblématique de l’altermondialisme. Fondateur du Groupe de Lisbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur la marchandisation du monde, l’éducation, la mondialisation et le bien commun. Président de l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE), il milite toujours activement pour un contrat social mondial fondé sur l’aspiration de toute personne et de tout peuple à la dignité, à la justice, à la liberté et à la paix.

Riccardo Petrella, insiste ici sur le fait que les pauvres sont en réalité des appauvriEs et que la pauvreté est le résultat d’un processus d’appauvrissement. Par la suite, il enchaîne sur ce qu’il nomme les « fabriques de l’appauvrissement ».

Parmi elles, il y a celle de l’inévitabilité de la pauvreté : « il y en a toujours eu et il y en aura toujours ». Elle a comme effet « d’individualiser » la pauvreté dans nos têtes : ce serait de la faute des personnes si elles sont pauvres, tout comme ce serait le mérite des personnes riches d’avoir fait des efforts pour le devenir.

Après avoir expliqué trois autres fabriques de l’appauvrissement (inégalité, injustice et exclusion, prédation de la vie), il poursuit sur la nécessité de mener une campagne visant à déclarer illégale la pauvreté.

Une telle campagne, déjà lancée en Italie, vise spécifiquement à rendre illégales des lois, des institutions et des pratiques sociales et collectives qui attaquent la démocratie, nuisent à la justice sociale et économique et entravent la citoyenneté. Il termine en invitant les mouvements sociaux du Québec à s’approprier cette campagne.

Cette conférence de Riccardo Petrella a eu lieu le 14 octobre 2012 dans le cadre de l’événement Pour que la solidarité mette fin à la pauvreté. Six idées qui changent le monde, un événement organisé par le Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Consommation de masse et industrie agroalimentaire

Extrait du film Samsâra qui sortira en salles le 27 mars 2013. Ce terme d’origine sanskrit signifie « la roue de la vie », « ensemble de ce qui circule », « transmigration », « transition » mais aussi « courant des renaissances successives ». Le samsāra est donc le cycle des vies. Ce terme existe aussi dans l’hindouisme, le jaïnisme, le sikhisme.

Grèce : Un ancien ministre propose le retour à l’esclavage

Cette année 2013 commence sur les chapeaux de roue. Un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie, Petros Doukas propose très sérieusement, dans le but de lutter contre la crise, de faire travailler les citoyens … sans les payer.

M. Doukas propose sur sa page Facebook un certain nombre de suggestions pour aider la Grèce à sortir de la crise. Une de ses suggestions brillantes est de faire travailler les chômeurs sans rémunération chaque fois que l’État a besoin d’eux. Il se propose également de demander aux entreprises si elles seraient intéressées d’avoir des ouvriers ou des employés pendant trois mois sans les indemniser pour leur travail. On se doute déjà de leur réponse.

M. Doukas explique que cela serait une solution gagnant-gagnant: les entreprises sont pleines de dettes et ne peuvent pas se permettre d’embaucher de nouveaux employés. Cela permettrait donc aux chômeurs de garder l’habitude de travailler, pour ne pas « rouiller », au lieu de ne rien faire. En parallèle, des grands projets utiles seraient lancés pour le pays, avec une main d’oeuvre gratuite

Petros Doukas est aussi le président de la fédération grecque de Golf : il considère peut-être que son caddie lui coûte trop cher…

Okea News