La face cachée du pétrole (Rediff.)

Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller.

Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952… La seconde partie du documentaire dissèque les tractations secrètes qui ont eu lieu au Proche-Orient entre les États-Unis, la CIA et les grandes monarchies du Golfe.

Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières américaines qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska.

Ce documentaire adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle. Il explique également comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…

Partie 1:


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La face cachée des banques

Eric Laurent présente son livre: “La face cachée des banques.”

“Arrogance, avidité, incompétence, impunité, quatre mots qui dresse le bilan honteux des banques qui ont fait plonger la planète. Voyage au cœur de la finance.”

http://www.dailymotion.com/video/xb728y

Eric Laurent nous en dit plus sur la collusion entre banquiers et politiques

Nous rendons compte ici, pour la deuxième fois, d’un ouvrage intéressant, non parce qu’une redite serait utile, mais en raison de la teneur complémentaire des propos tenus par l’auteur au cours d’un second entretien.

Après La face cachée du 11 septembre (2004) et La face cachée du pétrole (2006), Eric Laurent, toujours aux éditions Plon, publie La face cachée des banques. Sous-titre : scandales et révélations sur les milieux financiers.

Ce livre nous emmène dans les coulisses des établissements financiers et nous brosse le portrait des maîtres de l’Amérique, une poignée d’hommes déterminés qui traversent le temps au rythme des crises et des élections et dans les mains desquels mangent les politiques.

Cette enquête a demandé huit mois de travail. Huit mois à rencontrer des financiers et hommes politiques qui souvent, lorsqu’ils veulent bien répondre, exigent l’anonymat le plus complet. Face à ce livre sorti à la fin du mois d’octobre, la presse reste « inerte et passive », selon les propres mots d’Eric Laurent. Il y a plusieurs raisons à cela, explique l’auteur : « D’abord parce que c’est un sujet compliqué à traiter pour les journalistes. Ces derniers fonctionnent dans l’immédiateté absolue, donc on leur a vendu l’idée que la crise était en voie de résorption, donc il y a moins d’exigence ou d’obligation d’en parler. Et puis je crois que pour beaucoup de journalistes, aujourd’hui, il y a une totale inculture qui fait que c’est un sujet trop barbare. Enfin il y a une une quatrième raison, c’est que l’information circule de plus en plus mal ».

Premier et principal scandale dénoncé dans votre livre : la mainmise des financiers sur les principaux dirigeants américains. Lire la suite

Eric Laurent dénonce la collusion entre Wall Street et le pouvoir politique aux USA

Entretien avec le journaliste et écrivain Eric Laurent, auteur de « La face cachée des banques » (Editions Plon, octobre 2009), une enquête sur les scandales dans les milieux financiers.

Timothy Geithner, Barack Obama, Lawence Summers


Une étude britannique révèle que les bonus semblent repartir à la hausse, 7 milliards d’euros, soit 50 % de plus que l’an dernier. Et le Wall Street Journal qui rapportait il y une dizaine de jours que les banques américaines allaient verser 140 milliards à leurs salariés… Les G-20 n’auraient servi à rien ?

Je pense que les G-20 n’ont pas servi à grand-chose, on s’aperçoit que le sommet de Pittsburgh a finalement accouché d’une souris.

Je crois surtout qu’on s’est volontairement trompé de cible, les paradis fiscaux ne sont pas à l’origine de la crise, qu’ils l’aient un peu amplifiée, c’est possible.

D’autre part, la focalisation sur les bonus des traders est une vaste plaisanterie, dans la mesure où les traders ne sont pas à l’origine de la crise.

Ce qui est vraiment impardonnable, c’est la stratégie des banquiers et des établissements financiers. Lire la suite