Radiofréquences : La dernière étude européenne entachée de conflits d’intérêt

Les liens avec l’industrie du Comité scientifique de la Commission européenne chargé d’évaluer les effets des champs électromagnétiques mettent en doute la fiabilité de son dernier rapport qui conclut, une nouvelle fois, à leur innocuité.


Le rapport européen sur les effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques, rendu public le 6 mars dernier, a été élaboré par le Comité scientifique de la Commission européenne sur les risques sanitaires émergents et nouveaux (Scenihr). Il a pour objectif d’évaluer les résultats scientifiques récents (2009-2013) sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques (basses fréquences, extrêmement basses fréquences).

Le spectre électromagnétique va de fréquences extrêmement basses (comme l’électricité) à des fréquences plus élevées telles que les micro-ondes, les fréquences optiques et les fréquences encore plus élevées des rayons X. L’omniprésence des téléphones portables, du wifi et d’appareils de consommation courante tels que les plaques à induction pose des questions de santé publique.

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“La psychiatrie est en dérapage incontrôlé”

Le psychiatre américain Allen Frances(*) a participé en mai 2013 à un colloque parisien sur les dérives du “DSM”, fameux manuel destiné aux médecins du monde entier. Il avait accordé ce grand entretien à “BoOks”.

BoOks Pourquoi partez-vous en guerre contre le nouveau manuel de la psychiatrie (1)?

Allen Frances Je ne m’étais plus guère occupé de la question des critères diagnostiques depuis l’époque où je dirigeais l’équipe qui a rédigé le manuel encore en vigueur à ce jour, le «DSM-IV», paru en 1994. J’avais même pris ma retraite de psychiatre. Je vivais au bord de la mer, après m’être longtemps occupé de ma femme, malade. Invité à un cocktail à l’occasion d’une réunion de l’American Psychiatric Association (APA) à San Francisco, j’y ai retrouvé beaucoup d’amis. Ils étaient très excités par la préparation du «DSM-5», agitaient des idées nouvelles.
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Travailler plus longtemps préserverait de la maladie d’Alzheimer

Voilà une étude qui va pas manquer d’alimenter la polémique sur l’allongement éventuel du temps de travail lié à l’augmentation de l’espérance de vie.

En effet, selon une étude britannique réalisée par des chercheurs de l’institut de santé publique de Cambridge, sous la direction du professeur Carol Brayne, la proportion des personnes de plus de 65 ans atteintes d’Alzheimer au Royaume-Uni aurait baissé de près de 25% en l’espace de 20 ans, passant de 8,3% à 6,5%.

Pour la professeure Forette, présidente du centre international sur la longévité “à côté de l’hygiène de vie, nous devons reconsidérer le rôle bénéfique de l’activité professionnelle, sous réserve qu’elle soit exécutée de manière gratifiante, en matière de lutte contre le déclin cognitif et de prévention des différents types de démence sénile ».

Ces scientifiques ont comparé deux groupes comportant chacun 7.000 personnes tirées au sort. Les patients du premier groupe ont été tirés au sort entre 1990 et 1993 et ceux du second groupe, entre 2008 et 2011.
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Une épidémiologiste à Beaubourg

Dans la série Paris vu par… les scientifiques, Maria Melchior s’intéresse aux inégalités sociales dans le domaine de la santé mentale. On la suit au centre Pompidou dont l’architecture originale et déroutante, avec ses enchevêtrements de tuyaux colorés, lui fait penser à ses recherches.