Monsanto jugé responsable de l’intoxication d’un agriculteur français.

Le géant américain Monsanto a été jugé “responsable”, lundi 13 février, à Lyon, de l’intoxication à l’herbicide en 2004 d’un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.

“Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l’inhalation du produit Lasso”,

peut-on lire dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon.

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Les abeilles zombies débarquent

Depuis plusieurs dizaines d’années, le phénomène d’effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, CDD) a décimé des populations entières d’abeilles. Il s’est même accéléré à partir de 2007, sans qu’on puisse en déterminer précisément les causes. Un phénomène qui s’ajoute à différentes menaces qui pèsent sur les apidés au rang desquelles on trouve les pesticides, le parasite varroa, ou encore le frelon asiatique. Des chercheurs américains ont trouvé une autre raison de s’inquiéter avec l’Apocephalus borealis, une mouche parasite originaire d’Amérique du Nord qui ravage elle aussi les ruches.

Celle-ci commence par pondre des œufs dans l’abdomen de l’abeille. Puis les larves éclosent et la dévorent ensuite littéralement de l’intérieur. Emergeant entre la tête et l’abdomen de l’apidé, elles peuvent être jusqu’à treize à sortir de son corps une fois morte. Fatalement, la population de l’Apocephalus borealis augmente rapidement, ce qui entraîne de profonds bouleversements dans le comportement des abeilles, lesquelles abandonnent leur ruche la nuit à la recherche de sources de lumière.

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« Les États-Unis traversent une crise plus grave que l’Europe »

INTERVIEW – L’économiste américain Jeffrey Sachs soutient une réforme du système monétaire mondial avec un euro aussi important que le dollar.

William Smith Jewett (1812–1873), La terre promise - La famille Grayson

L’économiste américain Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et professeur à l’université de Columbia, intervient aujourd’hui [jeudi 06 janvier 2011] au colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », organisé à Paris par le ministre de l’Industrie Éric Besson, en présence de François Fillon et du premier ministre grec Georges Papandréou.

Père de la thérapie de choc libérale dans la Russie d’Eltsine, Sachs, qui a conseillé de nombreux gouvernements, s’est mué au fil des ans en croisé interventionniste de la lutte contre la pauvreté.

LE FIGARO. – L’Union européenne va-t-elle devoir sauver d’autres États membres cette année ?

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Le chômage, première préoccupation des Français

Le chômage est la première priorité des Français selon un sondage Harris Interactive pour RTL publié dimanche 2 janvier (*).

81% d’entre eux estiment ainsi que ce dossier devrait être traité prioritairement, devant le système social (73%) et le pouvoir d’achat (68%), et loin devant l’insécurité (49%) qui n’arrive qu’en 7e position.

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Les États-Unis définissent des « représailles » sur la France et l’UE pour imposer leurs cultures OGM

Sur le site de Wikileaks on peut lire ce document, dénommé 07PARIS4723 datant de décembre 2007 et émanant de l’ambassade américaine. Le câble en question a été cité par GreenPeace, ils ont bien indiqué que la sources des USA semblait être ni plus ni moins que la FNSEA par l’intermédiaire de son président, mais ils ont (par hasard ?) oublié que le mémo insistait lourdement sur des représailles, notamment sur les « pires coupables » et, plus généralement, sur l’UE.


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Gasland : Extraction des gaz de schistes, une autre catastrophe écologique

Gasland est un film documentaire qui a remporté le prix spécial du jury au Sundance Film Festival 2010. Écrit et réalisé par Josh Fox, qui montre les détails d’une pratique très toxique appelée « fracturation hydraulique » (ou « fracking »), qui se déroule partout à travers les États-Unis (450.000 puits souterrains forés)  et en divers endroits de la planète. Ce procédé pollue l’air et l’eau et provoque des maladies chez les humains et les animaux. De plus, ce type de forage est pratiquement dispensé des lois sur l’environnement.

Le « fracking », inventé par la compagnie Halliburton, est une technique employée par l’industrie de l’énergie et par les sociétés de forage. Le principe consiste à faire exploser des roches souterraines afin de trouver du pétrole et du gaz naturel (gaz de schiste). Les hydrocarbures en cause et la méthode elle-même seraient responsables de problèmes de pollution et de santé.

(Merci à Titi)

Le « jean délavé » ou la mode contre l’environnement

Outre son aspect esthétique discutable, le jean « délavé », à nouveau très à la mode après avoir été formidablement ringard, représente une petite catastrophe sociale et écologique à lui tout seul.

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Eau polluée aux Etats-Unis : Erin Brockovich, le retour

Les Américains qui raffolent de suites de films ayant cartonné devraient se tenir prêts : Erin Brockovich pourrait bientôt pointer le bout de son nez. Une étude de l’Environmental working group (EWG), une ONG de défense de l’environnement, que publie le Washington Post, révèle en effet la présence de chrome hexavalent dans l’eau potable de 31 villes américaines, sur les 35 qui ont été passées au crible.

Ce métal lourd, probablement cancérigène, était au centre du film de Steven Soderbergh, sorti en 2000, dans lequel Julia Roberts incarnait la célèbre militante écolo.

Aujourd’hui, dix-huit ans après la condamnation de la société Pacific Gas and Electric Company (PG&E), à l’origine de la pollution, à verser 333 millions de dollars de dédommagement aux centaines de victimes de la ville d’Hinkley, en Californie, aucune seuil maximal autorisé n’a encore été fixé aux Etats-Unis en ce qui concerne le chrome hexavalent – ou chrome VI.

L’Institut national de la santé l’a toutefois jugé « probablement cancérigène » en 2008, ouvrant la voie à l’instauration d’une norme par l’Agence fédérale de protection de l’environnement. La Californie envisage aussi, depuis l’an passé, de limiter les concentrations dans l’eau potable avec pour plafond 0,06 partie par milliard.

Or, cette limite est dépassée dans une ville sur quatre examinée par EWG. Les plus fortes concentrations ont été détectées à Norman, dans l’Oklahoma, où l’eau contient plus de 200 fois les objectifs californiens. Les villes de Bethesda (Maryland) et Washington ont chacune des niveaux de 0,19 ppm, tandis que Honolulu à Hawaï et Riverside en Californie s’avèrent également touchées.

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La «tension psychologique insurrectionnelle»

Par Philippe Grasset

Honoré Daumier, "L'insurrection" (1860)

(…) Dans Notes sur l’impossible “révolution” du 24 septembre 2009, sur dedefensa.org, était exprimée la conviction que les mouvements d’insurrection et de révolte auxquels nous avons l’habitude de nous référer sont définitivement dépassés parce que totalement inefficaces, voire contreproductifs.

Pour diverses raisons exposées dans l’analyse, de tels mouvements sont condamnés par avance s’ils prétendent obtenir directement un résultat décisif correspondant au but d’insurrection de ceux qui l’initient. Pour moi, c’est un fait indiscutable, même si le mouvement parvient à un résultat tangible.

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L’idéologie du travail

Par Michel Drac

« L’idéologie du travail » [par Alain de Benoist] est un texte court, mais nourrissant. On y trouve une des critiques les plus habiles et les plus convaincantes de la théorie marxienne. Si certains raccourcis peuvent choquer (par exemple l’ignorance de l’étape pourtant fondamentale de la réforme grégorienne dans le rapport de l’Occident au travail), dans l’ensemble, l’exposé tient la route.

Pour Alain de Benoist (AdB), l’idéologie du travail prend son origine dans la Bible : dès les premiers chapitres de la Genèse, l’homme est défini par l’action qu’il exerce sur la nature. Et cela, avant même la faute originelle, qui ne fera qu’aggraver les conditions dans lequel le travail est conduit.

Fondamentalement, l’homme est l’agent du travail dans l’idéologie biblique. En cela qu’il instaure un rapport instrumental entre l’homme et la nature, l’héritage hébraïque s’oppose donc à l’héritage grec, et il annonce, déjà, la technique moderne. L’homme est objet de Dieu, mais la terre est objet de l’homme. Une éthique, puis une morale, découleront inéluctablement de cette idéologie (l’éthique protestante, par exemple). Le capitalisme est, en partie au moins, un produit de l’idéologie hébraïque du travail.

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Chaque Français jette à la poubelle 20 kg de nourriture par an

Yaourts, viande, plats préparés… En un an, chaque Français jette en moyenne 7 kg de produits encore emballés, non entamés(1) ! Un gaspillage alimentaire et un scandale environnemental et social.

Un chiffre étonnant et écoeurant qui ne tient pas compte, par exemple, du pain rassis, des fruits et légumes avariés et des restes cuisinés qui finissent bien souvent aux ordures. De surcroît, cette statistique n’inclut pas les productions agricoles jetées directement après la récolte sans être distribuées ou récupérées.

Tout compris, le gaspillage alimentaire représenterait au minimum une vingtaine de kilos de déchets par an et par personne. Nos voisins britanniques estiment, selon une récente étude(2), qu’un quart des produits alimentaires achetés finissent dans la poubelle des ménages.

Or, l’Organisation Mondiale de l’Alimentation (FAO) affirme que 90% des gens n’auraient pas conscience de la quantité de nourriture qu’ils jettent et des ressources nécessaires à sa production et transformation. Ainsi, qui sait que derrière une baguette de pain rassis jetée à la poubelle, c’est une baignoire d’eau que l’on gaspille indirectement, volume d’eau qui a été nécessaire à sa production(3) ? Alors que cette même baguette aurait pu éviter d’être rassis en étant conditionnée au congélateur et quand bien même elle pourrait accompagner une soupe.

Un constat environnemental alarmant
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Chaque année, la planète perd l’équivalent de l’Italie en surfaces cultivées

Jusqu’à 30 millions d’hectares de surfaces cultivées, soit l’équivalent de la superficie de l’Italie, sont perdus chaque année du fait de la dégradation de l’environnement, de l’industrialisation et de l’urbanisation, a souligné jeudi 21 octobre un rapport de l’ONU.

« American way of life » - Photo d'Alex MacLean (USA)

« Cette tendance a des conséquences dramatiques pour des centaines de millions d’agriculteurs, de pêcheurs ou de peuples indigènes », a noté Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, lors de la présentation de son rapport (consultable en français et en PDF).

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OGM : les Etats européens jugent les propositions de Bruxelles « insuffisantes »

La Commission européenne vient de subir un sérieux revers dans le délicat dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM). Les ministres de l’environnement de l’UE ont à une large majorité recalé sa proposition – défendue par John Dalli, le commissaire chargé de la santé européen – de laisser aux Etats la décision de permettre ou non la culture de plantes OGM sur leur territoire. Malmenée la semaine dernière par les ministres de l’agriculture, cette proposition n’a pas trouvé grâce aux yeux des ministres de l’environnement, réunis jeudi 14 octobre à Luxembourg. Or, ce sont eux qui décideront de son sort.

« Nous refusons d’entrer dans la discussion tant que la Commission ne présentera pas des propositions répondant aux demandes votées à l’unanimité en 2008 », a annoncé la secrétaire d’Etat à l’environnement française, Chantal Jouanno, lors d’un débat public avec ses homologues. « Les ministres de l’environnement de l’UE ont à l’unanimité demandé en décembre 2008 (pendant la présidence française de l’UE) un renforcement de l’évaluation des OGM, une analyse des conséquences socio-économiques de leur mise en culture et un renforcement de l’Agence européenne pour la sécurité alimentaire, dont le rôle a été mis en cause », a-t-elle rappelé ensuite face à la presse. « Rien de cela ne nous a été fourni », a-t-elle déploré.

La majorité de ses collègues ont émis les mêmes doléances. « La Commission est là pour mettre en œuvre les décisions du Conseil, pas pour défendre d’autres orientations », a conclu Mme Jouanno.

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Le bio tente de plus en plus d’agriculteurs français

Eric Gobard, 41 ans, est un agriculteur heureux, et même enthousiaste. Il y a deux ans, ce céréalier installé depuis huit ans, à Aunoy, au coeur de la Seine-et-Marne, haut lieu de l’agriculture intensive, a converti 30% de ses 200 hectares au mode de production biologique. Il espère aller au-delà, car, dit-il, il se sent “aspiré” par ce mode de production.

Part des Surfaces bio dans les départements en pourcentage de la Surface Agricole Utilisée. (Données Agence Bio, Agreste)

Il est loin d’être le seul. Après des années de stagnation, l’agriculture bio est en pleine explosion. Les conversions ont augmenté de 23,4% en 2009, et, en 2010, la progression s’accentue encore. La barre des 20.000 producteurs devrait être franchie.

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L’agrobusiness dans le monde : deux décennies de pillage

Avec cet aperçu de l’expansion de l’agrobusiness dans le système alimentaire mondial au cours des vingt dernières années, nous amorçons une réflexion sur ce qu’on peut attendre de ces entreprises dans les années à venir.

Au début des années 1990, une grande partie des pages de Seedling [littéralement : semis, jeune plant - publication de grain.org] étaient consacrées à des discussions sur les accords internationaux et les programmes de recherche publique. Les grandes sociétés apparaissaient certes dans ces discussions, mais surtout comme une menace à l’horizon, un groupe soutenant de façon agressive le modèle d’agriculture industrielle qui détruisait la biodiversité agricole. Vingt ans plus tard, la situation n’est plus du tout la même. Le pouvoir des grandes sociétés dans le système alimentaire s’est en effet étendu à pas de géants. Aujourd’hui, ce sont elles qui définissent les règles mondiales, tandis que les gouvernements et les centres de recherche publique suivent le mouvement.

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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de “La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations” (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme, utilisé, selon lui, comme arme de domination par ceux qui y ont intérêt, et prône le rétablissement du protectionnisme, seul réel moyen de développement et de prospérité.

Le modèle de la théorie des coûts comparés de Ricardo, décrit en 1817, dans son ouvrage On the principles of Political Economy repose sur une hypothèse essentielle, à savoir que la structure des coûts comparatifs dans les divers pays reste invariable au cours du temps.

Or, il n’en est ainsi que dans le cas des ressources naturelles.

Ainsi, par rapport à l’Europe occidentale, les pays producteurs de pétrole disposent d’un avantage comparatif qui restera le même dans un avenir prévisible.

De même, les produits tropicaux ont un avantage comparatif qui ne saurait disparaître.

La théorie des coûts comparés est fondée sur l’immobilité des facteurs de production

En revanche, dans le domaine industriel, aucun avantage comparatif ne saurait être considéré comme permanent. Chaque pays aspire légitimement à rendre ses industries plus efficaces et il est souhaitable qu’il puisse y réussir.

Il résulte de là que l’arrêt de certaines activités dans un pays développé, en raison des désavantages relatifs d’aujourd’hui, pourra se révéler demain complètement stupide, dès lors que ces désavantages relatifs disparaîtront. Il faudrait alors rétablir ces industries, mais entre-temps on aura perdu le savoir-faire.

Voir : “Les théories de la mondialité”, par Gérard Dussouy.

La théorie de Ricardo ne vaut que dans un monde stable et figé. Elle n’est pas valable dans un monde dynamique, où les fonctions de production et les salaires évoluent au cours du temps, où les capitaux peuvent se déplacer librement et où les industries peuvent être délocalisées. Lire la suite

Dmitry Orlov : “Définanciarisation, Démondialisation, Relocalisation”

Traduction d’une conférence donnée par Dmitry Orlov à Dublin, le 11 juin 2009 (N.B. : au regard de l’intérêt du sujet, nous estimons que les imperfections et coquilles de la traduction française sont d’une importance très secondaire. A quelques exceptions près, nous avons jugé superflu de les corriger. – Fortune).

1. Bonjour. Le titre de cet exposé est un peu long, mais ce que je veux dire peut se résumer en termes simples : on doit tous se préparer à une vie sans beaucoup d’argent, où les produits importés sont rares et où les gens doivent subvenir à leurs propres besoins et ceux de leurs voisins immédiats.

Je prendrai pour point de départ l’évolution de l’effondrement de l’économie mondiale, et vais discuter de ce qui pourrait survenir.

Cela a commencé avec l’effondrement des marchés financiers l’an dernier, et il en résulte maintenant une diminution du volume du commerce international sans précédent. Ces évolutions ont aussi commencé à affecter la stabilité politique des différents pays à travers le monde. Quelques gouvernements se sont déjà effondrés, d’autres suivent peut-être le même chemin, et il ne faudra plus attendre longtemps avant que nos cartes soient redessinées radicalement. Lire la suite

Déméter

A la suite du texte consacré au Roundup et des nombreux commentaires qu’il a suscités, nous avons constaté qu’il existe une forte demande de nos lecteurs, pour les informations en rapport avec l’environnement, l’agriculture, le jardinage, la santé, etc.

C’est pourquoi l’équipe de Fortune a décidé de créer cette nouvelle rubrique, baptisée Déméter, et d’y réunir tous les articles consacrés à ces sujets.

Pour y accéder, il vous suffit de cliquer sur l’image de la «Terre-Mère» dans la colonne de droite.

Crash Course – 19

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 19: Choc Futur

Vous êtes dans la partie du Crash Course où tout ce que vous avez appris se rejoint en un seul endroit. Ce que je propose est une vision globale de la manière dont l’ensemble de nos problèmes sont effectivement liés et doivent être considérés comme tels, sinon les solutions continueront de nous échapper.

Alors, passons en revue les principales tendances qui semblent converger vers une très courte fenêtre de l’avenir.

Nous avons commencé par une compréhension de l’argent et le fait que notre monnaie est prêtée et créée à la demande, avec intérêts, et que cela engendre des pressions puissantes pour entretenir le montant du crédit, ou de l’argent, en croissance continuelle d’un certain pourcentage chaque année. C’est la définition même de la croissance exponentielle que nous pouvons facilement voir dans les graphiques de notre monnaie et, bien sûr, de l’inflation.

En gardant cette dynamique à l’esprit, nous avons étudié les données sur la dette, qui est réellement une créance sur l’avenir, qui dépasse largement tous les niveaux historiques jamais atteints. Le parallèle qui est une tendance sociologique par elle-même, est l’érosion progressive de l’épargne observée au cours de la même période. Nous avons combiné le plus haut niveau d’endettement jamais observé conjointement avec un niveau d’épargne le plus bas jamais observé.

Et nous avons vu que notre incapacité à épargner s’applique à tous les niveaux de notre société, auquel s’ajoute notre incapacité à investir dans nos infrastructures.

Ensuite, nous avons vu comment les actifs, principalement le logement, ont formé une bulle qui éclate maintenant et prendra de nombreuses années à se dégonfler. Lorsque des bulles de crédit éclatent, elles produisent des paniques financières qui finissent par détruire beaucoup de capital. En fait, ce n’est pas tout à fait exact, comme le dit mieux cette citation:

Les paniques ne détruisent pas le capital, elles ne font que révéler la mesure dans laquelle il a déjà été détruit par son abus dans des travaux désespérément stériles.

~ John Stuart Mill, Economiste Politique 1806 – 1873

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Crash Course – 18

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 18: Données Environnementales

Félicitations, vous voici arrivés au dernier chapitre des données. Les deux chapitres restant sont des résumés et conclusions.

Laissez-moi commencer directement par dire qu’il ne s’agit pas d’un chapitre à propos du réchauffement climatique. À la place je veux me concentrer sur des préoccupations plus progressives, moins compliquées et je pense au final plus immédiates.

Le but premier du Crash Course est de montrer qu’il y a une certaine dissociation entre un système monétaire exponentiel qui renforce le dogme d’une croissance constante et le fait de vivre sur une planète sphérique. Dans cette section vous allez réaliser que notre planète est bien plus petite que vous auriez pu le penser.

La raison principale est contenue dans cette courbe juste ici (Cf. vidéo). La population.

Considérez que la population mondiale a finalement atteint 3 milliards en 1960 que les projections ajoutaient encore 3 milliards en seulement 42 autres années. Toute l’histoire de l’humanité jusqu’à 1960 pour atteindre 3 milliards d’âmes et 40 ridicules petites années pour les 3 milliards supplémentaires.

Rappelez vous l’exemple du stade Fenway et des 44 minutes pour remplir 3% du stade et seulement de 5 minutes supplémentaires pour les 97% restant. Ce qui se joue ici est la dynamique.

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Crash Course – 12

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 12: Dette

Maintenant nous entrons dans la deuxième partie du Crash Course. Ici vous verrez les informations qui m’ont réellement conduit moi et ma famille à changer profondément notre vie, où nous vivons, ma ligne de conduite, et même où nous obtenons notre nourriture.

Avec ce que vous avez déjà appris à ce stade, vous êtes maintenant en mesure de comprendre comment les trois “E”, l’Économie, l’Énergie et l’Environnement, se croisent et semblent converger vers une issue très étroite pour l’avenir : La décennie 2010. Les données dans les chapitres suivants m’amènent à conclure que les vingt prochaines années seront complètement différentes des vingt dernières années. Une petite mise en garde, ce document peut être choquant et certains ou vous-même pourriez être ébranlés psychologiquement.

Nous commençons donc la deuxième partie par la “dette.” Nous allons voir deux autres concepts clés dans ce chapitre, et l’un d’eux est tout à fait essentiel. C’est le suivant : Un endettement sans cesse croissant suppose implicitement que l’avenir sera plus grand que le présent. Nous allons examiner cette déclaration en détail dans ce chapitre.

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Océan de plastique

Le plastique c’est dramatique. Pas seulement pour les paysages, mais pour les océans, où 6,5 millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année avant d’être ingérées par les poissons, puis par nous.

Ce ne sont pas seulement quelques otaries qui, ici ou là, se font étrangler par les filets de pêche abandonnés. Ce sont, sur chaque kilomètre carré d’océan, des dizaines de milliers de petits détritus qu’en seulement 60 ans nous avons laissés « coloniser l’eau ».

Le documentaire donne la parole au lobby du plastique qui, à entendre Michel Loubry, porte-parole du syndicat professionnel Plastics Europ, réduit d’autres risques pour l’environnement :

« Le plastique est un choix extrêmement responsable. S’il n’avait pas été inventé il n’y aurait plus de forêts, de mines de fer… »

Si ce matériau a effectivement « révolutionné nos vies », il semble qu’on n’ait pas réfléchi à toutes les conséquences de son omniprésence. Notamment sur la santé. Parmi les additifs chimiques aux effets encore méconnus, le Bisphénol A, présent dans les biberons et les boîtes de conserve, et qui pourrait favoriser certains cancers.

Partie 1:

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La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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Crash Course – 6

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 6: Qu’est L’Argent?

Avant de commencer notre voyage à travers l’économie, l’environnement et l’énergie, nous avons besoin de partager une compréhension commune de cette chose appelée l’argent.

L’argent est quelque chose avec laquelle nous vivons si intimement chaque jour qu’il a probablement échappé à notre attention.

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L’état de l’environnement en France reste préoccupant

L’état de l’environnement s’améliore en France sur certains points, mais le bilan global reste préoccupant. L’édition 2010 du rapport élaboré tous les quatre ans par les statisticiens du ministère de l’écologie, mise en ligne vendredi 4 juin, ne fait que 130 pages (contre 500). Elle fourmille de données, et dresse le panorama le plus complet et le plus à jour de l’état des milieux naturels et des sources de pollution.

Certaines évolutions sont positives. La qualité de l’air dans les villes s’améliore globalement, principalement grâce aux progrès technologiques des véhicules. Les émissions de gaz à effet de serre sont également en baisse, même si le secteur des transports, principal émetteur, reste en croissance (+19 % depuis 1990). L’effet du bonus-malus sur la baisse des émissions des véhicules neufs est sensible, mais il faudra plusieurs années pour que le parc entier soit renouvelé. Et le transport routier continue de croître. En outre, les importations françaises généreraient l’émission de 465 millions de tonnes équivalent CO2 par an, contre 265 millions pour les exportations. Le solde d’environ 200 millions augmente de près de 38 % les émissions intérieures.

Autre tendance assez favorable, la stabilisation des taux de nitrates dans les eaux superficielles. “Les engrais sont toujours apportés en excès, mais cet excès diminue“, observe Robin Degron, co-rédacteur du rapport. En revanche la contamination par les pesticides se poursuit, certaines nouvelles molécules (glyphosate) remplaçant des substances interdites (atrazine).

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Crash Course – 2

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 2: Les Trois “E”

Alors, qu’est-ce que je veux dire quand je dis « un énorme changement nous fait face »? Eh bien, voici où nous avons besoin de fouiller dans les trois “E”s qui sont l’endroit où nous allons passer le reste de notre temps dans le Crash Course.

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L’Addictature : la tyrannie de la dépendance

«L’addictature», c’est la dictature du système marchand, mondialiste et médiatique à travers l’addiction : l’addiction aux images, l’addiction à la consommation ; notamment par la prise du contrôle des esprits par les publicitaires et la décérébration scientifique, une addiction à la consommation, à la publicité et au commerce, qui est la principale cause du politiquement correct. C’est le chef d’entreprise, le publicitaire et l’éditorialiste qui cherchent à éviter tout ce qui peut nuire à un « bon climat », ce qui les conduit à privilégier le conformisme et à craindre la liberté de l’esprit.

1/ Consommer c’est détruire

Londres, été 2000, à proximité du célébrissime Hyde Park, une réunion se tient dans les locaux d’une agence de publicité regroupant une vingtaine de «marketeurs» du monde entier… Face à l’agence, un panneau publicitaire de 4 mètres sur 3 attire l’attention du passant, dérange la bonne société londonienne et émerveille nos jeunes cadres un brin efféminés, grands prêtres de l’impact pour l’impact, adeptes des idées décalées qui «feraient bouger le monde», ennemis jurés de la normalité d’emblée jugée réactionnaire ou simplement emmerdante.

Sur l’affiche géante : une femme septuagénaire ridée comme une pomme, le visage révulsé et bestial, un corps misérable au deux tiers dénudé, simplement sanglé dans une combinaison sado-maso de latex noir clouté ; dans sa main droite un fouet hérissé d’épines de métal, dans sa main gauche une boîte de pastilles à la menthe et un « claim », une signature, un message : «Draw the pleasure from the pain» (tirez votre plaisir de la souffrance).

Un clin d’œil bien british à la gloire du menthol contenu dans ces anodines pastillettes, mais qui pourrait en dire long sur la dégradation de notre rapport au monde, ô combien tourmenté.

Et si consommer, c’était consumer et se consumer, altérer l’objet et s’altérer soi-même… et si consommer, c’était avant tout détruire ?

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Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est un médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer. Il est ici interrogé par le magazine Le Choc du mois.

Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70.000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

150. 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

Avant le premier plan cancer (2003-2007), on comptait chaque année environ 280.000 personnes atteintes de la maladie. Après (soit en 2009), 350.000.

C’est la raison pour laquelle je pense qu’en terme de santé publique, le premier plan cancer est au mieux un demi-échec et que le second plan risque de se solder par un constat du même ordre si la prévention environnementale n’est pas prise en compte.

Versant positif, on a pris conscience qu’il y avait un fléau, le cancer, et confirmé la réorganisation des soins et la lutte contre le tabagisme, tout en créant l’INCa, l’Institut national du cancer.

Pour autant, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. On a aujourd’hui annuellement 350.000 nouveaux cancers. C’est une croissance quasi-exponentielle du nombre de cas. Quant à la mortalité, elle est pratiquement stable : elle a diminué de moins de 10 % pour les hommes et n’a pas bougé pour les femmes, en taux standardisé (qui gomme l’effet de l’âge).

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Crise agricole : il faut sortir de la logique productiviste

A l’heure où 10 000 céréaliers français défilent à Paris à l’appel de la FNSEA, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (Fnab) défend dans un communiqué – relayé par l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba) – l’importance de soutenir l’agriculture biologique, solution à la crise agricole.


La Fédération rappelle la situation intenable des exploitants en agriculture conventionnelle, dont la logique productiviste ne cesse de montrer ses limites : revenus en chute libre, endettement, faillites, sans compter les impacts sur l’environnement et la santé.

L’agriculture bio offre au contraire, selon la Fnab, « la possibilité pour les paysans de vivre décemment des revenus de leur travail. […] Cette crise historique, réelle et sérieuse de l’agriculture, poursuit-elle, ne doit pas être instrumentalisée par les organisations professionnelles pour prolonger un système qui en a été à l’origine. Comment comprendre que les plus grands bénéficiaires de la PAC aujourd’hui se retrouvent à défiler ? »

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«Vers la modération» [monétaire et bancaire]

Quelles sont les missions d’une banque ? Est-elle au service de la population en recevant des dépôts et en accordant des crédits, en émettant et administrant des titres, en effectuant des opérations boursières, des transactions et en conseillant sa clientèle en matière financière ? Contribue-t-elle ainsi à l’évolution sociale ? Ou doit-elle obtenir des rendements les plus élevés possible pour ses investisseurs, s’agrandir sans fin, si possible dans le monde entier, prendre des risques ? Doit-elle rétribuer ses directeurs comme des princes ?

Silvio Gesell

Le titre du dernier ouvrage du professeur Hans Christoph Binswanger «Vorwärts zur Mässigung» (Vers la modération) convient bien au débat actuel. Il constitue un tour d’horizon à travers l’œuvre de l’auteur. Ceux qui cherchent des suggestions de solutions à la crise actuelle ne seront pas déçus.

Binswanger propose une restructuration du système monétaire en relation avec une réorientation de l’économie : il faut abandonner la recherche unilatérale de taux de crois­sance élevés et s’orienter vers une meil­leure préservation des ressources naturelles qui se raréfient et vers le respect de l’environnement.

Une croissance modérée et davantage d’argent en circulation sont certes indispensables pour ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’économie moderne mais la «modération» est nécessaire. Qu’est-ce que cela signifie dans le domaine financier?

Restructuration du système monétaire

Binswanger propose une procédure qui va plus loin que les propositions de Thomas Jordan (BNS) ou de Boris Zürcher (Avenir Suisse). Il faut restructurer le système monétaire et réorienter l’économie.

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Le ”système capitaliste” est décrié par les Français (sondage)

Le “système capitaliste” est jugé inégalitaire et incompatible avec le développement durable par une large majorité des Français, qui appellent de leurs voeux, sans trop y croire, un modèle plus efficace, selon un sondage publié mardi par l’Institut de France.

Pour 71% des personnes sondées par l’institut Opinionway, le terme “capitalisme” évoque quelque chose de négatif, un sentiment qui transcende les générations et les catégories sociales et qui est même partagé par 47% des sympathisants de droite.

La croissance économique ne bénéficie qu’à un petit nombre, pour 77% des personnes interrogées.

Le fait que ce sont “toujours les mêmes” qui profitent de l’économie de marché est le principal défaut cité par les sondés. Ces bénéficiaires présumés du système sont les actionnaires, d’après 87% des Français. Et deux tiers d’entre-eux estiment que les salariés en sont les principales victimes, une certitude qui se renforce en descendant dans l’échelle sociale.

Enfin, un Français sur deux considère que l’économie de marché n’est pas compatible avec le respect de l’environnement.

Du coup, 58% des sondés assurent qu’on pourrait “inventer mieux” que ce système “imparfait”, un sentiment qui convainc 48% des sympathisants de droite et 66% de ceux de gauche. Mais seuls 7% des Français s’attendent à des modifications profondes après la crise.

Ce sondage, réalisé pour la Fondation croissance responsable, lancée mardi par des entrepreneurs à l’Institut de France, montre toutefois que le rapport au système capitaliste est plus ambivalent que ne le suggèrent ces données.

Ainsi, si le profit, le libéralisme et le marché sont des concepts perçus de manière négative par une majorité de personnes, l’argent et la concurrence sont des termes jugés positifs. Quant à la propriété privée, c’est un droit fondamental aux yeux de 92% des sondés.

De même, les Français pensent à la fois que l’objectif d’une entreprise est de faire des bénéfices (91% des réponses) et de créer des emplois (83%).

Enfin, si 60% considèrent que l’organisation économique de la France est plutôt “libérale”, les termes qui la caractérisent mieux sont selon les sondés “protection sociale” (56%) et “dépense publique” (61%).

L’étude a été réalisée les 17 et 18 février auprès d’un échantillon de 1.001 personnes interrogées en ligne et représentatives de la population française de plus de 18 ans.

AFP (via Les Echos)

(Merci à SPOILER)

Les nanotechnologies, mal connues du grand public, au coeur d’un débat houleux

Le débat public sur les nanotechnologies a mis en lumière un “consensus sur la nécessité” de recenser ces substances et de fournir “une information large, précise et continue”, relève dans un bilan rendu public mardi la commission chargée d’organiser ce débat.

Les matières et déchets radioactifs font l’objet d’un large inventaire national rendu public. Pourquoi ne pas procéder de la même manière pour les nanotechnologies, note la Commission nationale du débat public (CNDP) en résumant dans ce bilan et dans un compte-rendu les propositions avancées lors du débat.

Organisé du 15 octobre au 23 février dans 17 villes en France, il a été “particulièrement perturbé” à Lille, Grenoble, Rennes, Lyon et Marseille et les trois dernières réunions (Orsay, Montpellier, Nantes) ont été annulées et remplacées par des débats sur internet, rappelle la CNDP.

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La vie des choses

La vie d’un truc” ou “l’histoire d’un machin” ce sont les traductions possibles de “The story of stuff“, un documentaire américain animé et controversé au sujet du cycle de vie des produits de consommation. Il a été réalisé par Louis Fox en 2007. Ce film d’une vingtaine de minutes nous rappelle le cycle de vie de tous ces objets que l’on consomme au quotidien sans vraiment savoir d’où ils viennent et ou ils vont.

L’activiste Annie Leonard a écrit et raconte ce film. Elle explique d’une façon ludique et sérieuse comment fonctionne l’économie globale matérialiste et ses conséquences sur l’économie, l’environnement et la santé. En février 2009, ce documentaire avait été vu dans 228 pays et territoires. Selon le site hébergeur Modèle:As of, il y aurait déjà plus de 7 millions de visites.

Partie 1:

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Le Sud consomme et gaspille plus d’énergie que les pays OCDE (redif.)

Première historique : les pays émergents ont supplanté les pays développés par leur consommation d’énergie pour la première fois en 2008. Mais ils gaspillent davantage d’énergie et sont les premiers contributeurs à l’essor du charbon, ce qui constitue une nouvelle préoccupante pour l’environnement.

Le centre de gravité des marchés mondiaux de l’énergie s’est nettement, et de manière irréversible, déplacé vers les pays émergents“, a indiqué Tony Hayward, le patron de BP. Et leur poids ne pourra que se renforcer au fil des années, sachant qu’ils assurent la quasi totalité de la croissance de la demande d’énergie.L’an dernier, la Chine seule a compté pour les trois quarts de la hausse mondiale de la demande d’énergie.

Mais la domination des pays émergents sur la scène énergétique est lourde de menaces pour l’environnement : elle s’accompagne d’un essor du charbon, l’énergie abondante et bon marché sur laquelle l’Inde et la Chine ont misé pour se développer.

Les pays émergents consomment trois fois plus de pétrole par point de croissance que leurs homologues de l’OCDE. Les émissions de C02 par unité de PIB produite sont 7 à 8 fois supérieures en Chine qu’en Europe. Loin de freiner leur consommation, les économies émergentes l’encouragent en subventionnant les prix des carburants sur leur marché intérieur.

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Roumanie : les diplômes n’aident pas à l’emploi des jeunes

L’université roumaine est devenue une usine à chômeurs. Faute de revoir des filières et des programmes figés depuis l’ère communiste, elle forme des diplômés qui restent sur le carreau, dénonce Adevarul.

La révolution roumaine : manifestation anticommuniste à Bucarest, le 21 décembre 1989

Avec la transition de l’économie roumaine du socialisme au capitalisme, métallurgie, sidérurgie et pétrochimie ont, tour à tour, disparu.
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Le C.O.E. tempère les espoirs de développement des emplois verts

Selon le Conseil d’orientation pour l’emploi (C.O.E.), l’économie verte est certes potentiellement créatrice d’emplois, à condition toutefois de surmonter de nombreux freins.

La croissance verte a, depuis le début de la crise, été présentée comme l’un des principaux outils, voire comme une véritable martingale, de lutte contre le chômage.

Selon les prévisions gouvernementales, qui s’appuient notamment sur une étude du Boston Consulting Group, réalisée en 2008, cette croissance écologique pourrait créer plus de 600.000 emplois qualifiés de “verts”, d’ici à 2020.

Une étude très contestée, car elle omet de prendre en compte les emplois détruits d’ici là, et qui a fait dire à certains spécialistes que ses chiffres avaient été “gonflés”.

Alors que le ministère du développement durable prépare activement la conférence nationale sur les métiers de la croissance verte, qui aura lieu jeudi prochain 28 janvier, un avis du Conseil d’orientation pour l’emploi (C.O.E.), publié aujourd’hui lundi [25 janvier], vient doucher quelque peu cet optimisme.

L’avis de cet organisme rattaché à Matignon et qui réunit élus, experts, représentants patronaux et syndicaux, est néanmoins modéré et tente de produire un “diagnostic partagé”.

Le virage de l’économie vers le respect de l’environnement pourrait en effet créer jusqu’à 600.000 emplois, mais seulement, et seulement si le potentiel existe, estime le C.O.E. Car au-delà des bonnes intentions et des espoirs que suscite cette croissance, le changement s’annonce beaucoup plus “complexe” que ce que les pouvoirs publics laissent entendre. “La croissance verte peut être significativement créatrice d’emplois dans les nouvelles activités”, mais “avec une ampleur encore incertaine à moyen et long terme”, indique-t-il.

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Sondage – Les Français et l’économie : une nation de schizophrènes ?

Un sondage TNS-Sofres a été réalisé fin octobre pour essayer de décrypter le complexe rapport des Français à l’économie et à l’entreprise. Le résultat en est troublant.

Il a été demandé si certains mots évoquaient des valeurs positives ou négatives. Certains termes sont sans surprise des valeurs-repoussoir : mondialisation, capitalisme, profit, libéralisme (avec respectivement 73, 72, 56 et 53% d’opinions négatives).

D’autre résultats sont plus surprenants : la nationalisation est majoritairement une valeur négative, tout comme le protectionnisme (52%/48%) ; l’entreprise privée (28% négatif) est mieux vue que l’entreprise publique (33%) et que l’administration (51%). Enfin, les valeurs travail/argent/consommation sont plébiscitées (84%/71%/66% de positif), mais aussi… le temps libre (94% de positif).

On peut dire que ces simples attributions sont bourrées de paradoxes : le libéralisme est majoritairement repoussé, mais les nationalisations aussi (retour du “ni-ni” ?) et, plus surprenant, les Français ont plus confiance dans le privé que le public. Le capitalisme et le profit sont conspués, mais pas l’argent et la consommation. Le travail est une valeur-refuge (une des explications de l’élection de Nicolas Sarkozy ?), mais le temps libre aussi (donc, a priori, pas de remise en cause des 35 heures).

Ces multiples paradoxes montrent que les français sont perdus. Mais, surtout, qu’une dichotomie (voire schizophrénie) croissante s’opère entre l’individu-consommateur qui ne veut pas changer son mode de vie (consommation, protection de l’Etat, pollution) et l’individu-citoyen qui ne veut pas subir les conséquences des actes de l’individu-consommateur (capitalisme effréné, taxes, dégradation de l’environnement). Lire la suite

Les automobilistes grecs rendent par milliers leurs plaques d’immatriculation

Ils devaient, au départ, toucher une prime à la casse pour remplacer leur anciens véhicules par des nouveaux ; avec le changement de gouvernement, les automobilistes grecs finissent par rendre les clés pour éviter de payer la nouvelle taxe verte, et passent des heures dans les files d’attente du fisc à la veille du Nouvel An !

La mésaventure des propriétaires de véhicules commence début novembre, quelques semaines seulement après l’arrivée du Pasok (parti socialiste) au pouvoir, vainqueur des élections législatives du mois d’octobre. Les ministres des Finances et de l’Environnement annoncent la suppression d’une mesure promue par le précédent gouvernement qui, à l’instar des différents autres gouvernements européens, avait voulu allier crise économique et écologie en proposant une prime à la casse.

Afin d’inciter au remplacement des vieilles voitures par des nouveaux modèles moins polluants et inciter à l’utilisation des transports en commun, l’ancien gouvernement, avait proposé de 500 à 2.200 euros pour le retrait des vieilles voitures, auxquels s’ajoutaient 1000 euros en cas de remplacement du véhicule par un modèle récent ou, sinon, 500 euros plus deux cartes de circulation illimitée en transports en commun urbains.

Près de 150.000 plaques ont ainsi été déposées au fisc et on estime que leur nombre pourrait grimper à 200.000.

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