Conférence de lancement de la (R)évolution des colibris

Le lancement de la (R)évolution des Colibris a eu lieu le 30 janvier dernier, à l’Espace Reuilly à Paris. Sept personnalités ont présenté le Plan des Colibris, des trajectoires de transition pour un nouveau projet de société écologique et humain : Pierre Rabhi (agroécologiste, fondateur de Colibris), Cyril Dion (directeur de Colibris), Étienne Chouard (enseignant et chercheur sur les questions de démocratie), Thierry Salomon (ingénieur énergéticien, président de l’association négaWatt), Isabelle Peloux (enseignante, fondatrice de l’École du Colibri aux Amanins), Raphaël Souchier (expert en économie locale), Jacques Caplat (agronome, administrateur d’Agir pour l’Environnement).

Benoît Thévard : « L’Europe face au pic pétrolier »

Benoît Thévard présente les conclusions de son rapport au Parlement Européen en novembre 2012. Cette étude, commandée par l’Eurodéputé Yves Cochet, avait pour objectif de redéfinir clairement les contours de la situation pétrolière, de les resituer dans les contextes géopolitique et économique actuels, et d’envisager les conséquences potentielles sur l’Europe.

Belgique : Vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Par Agnès Rousseaux

En Europe, 50 % des aliments finissent à la poubelle. Des solutions simples existent pourtant contre le gaspillage alimentaire. A Herstal, en Belgique, les grandes surfaces n’ont désormais plus le droit de jeter leurs invendus. Une expérience qui commence à se diffuser dans tout le pays.

Et si pour lutter contre le gaspillage alimentaire, on faisait preuve d’un petit peu d’imagination ? A Herstal, ville de 40 000 habitants de la banlieue de Liège (Belgique), le supermarché Carrefour n’a désormais plus le droit de jeter ses invendus. Il doit en faire don aux associations d’aide alimentaire.

Une obligation à laquelle seront bientôt soumis la quinzaine de supermarchés de la ville. Le principe est très simple : en Belgique, un « permis d’environnement » – intégrant toutes les autorisations environnementales – est requis pour exploiter une entreprise. Lors du renouvellement du permis d’environnement du supermarché Carrefour, le conseil municipal y a intégré l’obligation de mettre les invendus à disposition des associations.

« Ces permis arrivent régulièrement à échéance. Nous y avons vu l’opportunité d’y insérer cette disposition, explique le maire de la ville, l’eurodéputé (socialiste) Frédéric Daerden. Les magasins sont alors obligés de proposer aux associations reconnues par la banque alimentaire les invendus encore consommables, avant de les mettre dans la filière déchets si celles-ci ne les récupèrent pas. »
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France : La disparition des abeilles prend un tour dramatique

Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1.000 colonies d’abeilles sont décimées… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles ».

C’est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre. La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd’hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol…

Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n’existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

Sans elles, c’est l’alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.
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Russie : Témoignage d’un Français voulant acquérir la nationalité

Par Alexandre Latsa

Alors que l’affaire Depardieu n’en finit pas de provoquer des remous médiatiques, on peut déjà tirer une conclusion de ce “buzz” planétaire: la Russie apparaît désormais comme un pays dans lequel il est envisageable de s’installer.

On peut même imaginer que l’affaire Depardieu ait fait plus pour l’image de la Russie que la plupart des grands cabinets de relations publiques qui travaillent pour l’État! Depardieu n’est cependant pas le seul à vouloir devenir russe. Les lecteurs de RIA Novosti ont pu lire une nouvelle surprenante vendredi dernier affirmant que Xavier Faure, un pilote de Montgolfière Français, souhaitait lui aussi devenir Russe!

J’ai donc voulu en savoir plus à propos de ses motivations sur son “souhait de devenir russe“.

En France la situation économique et sociale est exécrable. Les politiques n’ont que faire du peuple et ne vivent que pour eux et leurs petites magouilles personnelles. Il n’est pas possible de montrer qu’on aime son pays, comme en Russie.

Je ne supporte plus l’absurdité de la vie dans les grandes villes. Passer sa précieuse vie dans les embouteillages à dépenser une énergie de plus en plus rare, tout ça pour un travail qui ne sert qu’à perpétuer un système moribond, me parait complètement aberrant.

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Le monde en 2030 : hégémonie chinoise et puissance individuelle

Les services de renseignement américains viennent de rendre public leur rapport sur les “Tendances globales” (“Global Trends” – ndlr)  qui vont marquer le monde ces vingt prochaines années. C’est le National Intelligence Council (NIC), petit cousin analytique de la CIA, qui a très sérieusement imaginé l’état du monde en 2030, à l’instar de son homologue russe un an plus tôt. Conclusion? Chacun prévoit le monde qu’il veut voir.

Par Anna Ravix – TV5 Monde.

Le rapport semble aussi honnête qu’il ne pose aucune certitude, mais “plusieurs scénarios de mondes en 2030,

aucun n’est inévitable. En réalité, le futur sera plus probablement constitué de divers éléments de tous les scenarios”.

Le NCI s’appuie précautionneusement sur différentes tendances, plus ou moins stables, parcourues de facteurs de rupture, des “games-changers” (“changement de donne” – ndlr).

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Civilisations : Changer ou disparaître ?

Le Dessous des Cartes” s’interroge sur l’avenir de notre civilisation et sa capacité à protéger son environnement. L’utilisation abusive des ressources naturelles ou “écocide” semble expliquer la chute de certaines civilisations, notamment les civilisations khmer et maya. À travers ces deux exemples, “Le Dessous des Cartes” s’interroge sur l’avenir de notre civilisation et sa capacité à protéger son environnement pour ne pas s’effondrer à son tour.

Europe : A la rencontre des “décroissants”

Notre monde peut aussi fonctionner sans croissance, avec des effets positifs sur l’environnement et la qualité de vie. C’est en tout cas ce qu’affirment les partisans d’une économie post-croissance, qui s’affranchit du ” toujours plus “. Ce mouvement, baptisé ” décroissance ” en France, ” decrescita ” en Italie, ” degrowth ” en Angleterre et dans le monde entier, fait de plus en plus d’adeptes en Europe.

Leur diagnostic : une croissance ininterrompue est incompatible avec nos ressources naturelles limitées, et la dignité humaine est sacrifiée sur l’autel de la mondialisation. Leur réponse : une modification radicale de notre mode de vie – tempérance, abstinence, ” démondialisation ” – et un retour à une logique économique régionale.

Un réseau européen d’adeptes de la décroissance s’engage pour créer un cadre de vie commun, de qualité et respectueux de l’environnement.

Partie 1 : Conférence sur la décroissance à Venise
Partie 2: « Transition Town »
Partie 3: France, La décroissance, le mensuel
Partie 4: Réparer plutôt que jeter

Chine : “Promouvoir énergiquement le développement d’une civilisation écologique”

Extraits du rapport d’Hu Jintao au 18e Congrès du Parti Communiste Chinois

Le développement d’une civilisation écologique constitue un projet à long terme dont dépendent le bonheur de la population et l’avenir de la nation chinoise . Face à une situation difficile – où les contraintes des ressources naturelles se durcissent, la pollution de l’environnement s’aggrave et l’écosystème se détériore -, nous devons inculquer au peuple entier les notions d’une civilisation écologique préconisant de respecter la nature, de s’adapter à ses exigences et de la préserver. En accordant une attention particulière au développement d’une civilisation écologique, nous ferons en sorte que celui-ci fasse partie intégrante des programmes de l’édification du pays sur les plans économique, politique, culturel et social. Nous nous efforcerons ainsi de construire une Chine magnifique et de réaliser un développement perpétuel de la nation chinoise.

En maintenant la politique fondamentale nationale relative aux économies de ressources et à la protection de l’environnement, et le principe recommandant d’accorder, dans l’application de cette politique, la priorité à la régénération des écosystèmes, nous nous attacherons à promouvoir un développement “vert“, de recyclage et à bas carbone.

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«Que sont-ils en train de pulvériser dans le monde ?»

Les commentaires sont fermés pour éviter les renvois intempestifs vers des sites “systématistes” avec lesquels Fortune n’a rien à voir. Merci de votre compréhension. L’équipe de Fortune.

Documentaire étonnant réalisé par Michael J. Murphy, Paul Whittenberger, et G. Edward Griffin, qui présente une industrie en plein développement : la «Géo-ingénierie». L’objectif de cette technique, en cours d’activité depuis les années 90, serait de contrôler la météo et aurait des effets dévastateur pour les cultures, la faune et la santé humaine.

“Super Trash”, le film qui fouille dans vos poubelles

Martin Esposito a filmé pendant plus de deux ans sa vie passée dans une décharge des Alpes-Maritimes, dans le sud de la France. Long-métrage aux airs de documentaire, Super Trash montre l’envers du décor d’une consommation exacerbée.

Constance Gay

Le synopsis ? Martin Esposito, accompagné de trois caméras, vit pendant deux ans dans la décharge de La Glacière, à Villeneuve-Loubet, et en filme les moindres détails. Tournant le film seul, il n’hésite pas à faire des kilomètres à pied pour cadrer et tester l’image. Quant aux zooms, ils sont réglés en postproduction. “Notre légitimité, c’est de parler de cinéma, sinon ce serait journalistique”, explique l’un des producteurs.

“J’ai pris conscience que, dans un pays scientifiquement avancé comme le nôtre, aucune technologie n’existait réellement pour le traitement des déchets. Je devais rester sept jours dans cette décharge et puis, au final, j’y suis resté jusqu’à la fermeture du site”

À la question “la faute à qui ?” Martin rétorque simplement :

“Nous sommes nos propres ennemis.”

Pour Philomène Esposito, sa mère et productrice du film, “c’est un film pour, et non un film contre”. “Dans ce film, Martin n’accuse personne, et c’est sa force. Les gens, même connaisseurs, restent de marbre face à ce désastre, on voudrait seulement que ça amène à une réflexion collective. Ce n’est pas une oeuvre polémique, car nous ne sommes pas militants.”

Le Point.

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Grèce : Un village s’oppose à la réouverture de mines d’or

La Grèce endettée possède de l’or dans ses sous-sols. Ce devrait être une bonne nouvelle, mais dans le village d’irréductibles Hellènes de Iérissos, à quelques kilomètres de la porte d’entrée du mont Athos, la relance des mines est vécue comme une catastrophe. Non aux mines d’or, proclament des banderoles au centre du village de 3 000 habitants. Les heurts avec la police sont devenus fréquents dans la forêt de Skouriès de cette région de Chalcidique, à 100 kilomètres à l’est de Salonique, dans le nord du pays.

Pour Christos Pappas, Tolis Papageorgiou, Kostas Efthimiou, Maria Kadoglou, c’est le combat d’une vie. Cela fait des années qu’ils luttent contre les risques de pollution de leur belle Chalcidique et de ses montagnes recouvertes de forêts et de bruyères en fleurs qui tombent dans la mer. Ils se battent devant les tribunaux, dans les médias et sur le terrain. Ils se sont opposés aux exploitants miniers successifs mais trouvent aujourd’hui face à eux un acteur protéiforme, plus difficile à attaquer : la crise économique.

“Danger pour l’environnement”

Le gouvernement est décidé à exploiter ses ressources naturelles, et notamment ses minerais, dont les sous-sols de Chalcidique regorgent, pour relancer les investissements et créer des emplois, quand le taux de chômage atteint 25 % de la population active. Le nouveau propriétaire des mines, le groupe canadien Eldorado Gold, a déjà doublé le nombre de ses salariés, de 400 à 800, en moins d’un an.

Il promet 1 500 emplois quand les trois sites – Stratoni, Kouries et Olympiada – seront en pleine activité. Sans compter la centaine de vigiles employés pour protéger les sites des opposants. 630 millions de dollars (487 millions d’euros) doivent être investis en cinq ans.

Le groupe canadien prévoit la réouverture de la mine d’Olympiada, près du lieu de naissance d’Aristote. La mine d’or a été fermée en 2002 à la suite d’une décision du Conseil d’Etat reconnaissant son “danger pour l’environnement”. Ce fut une grande victoire pour les opposants à la mine, qui avaient réussi depuis à bloquer tous les autres projets.

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Le ciel est rose : “Gasland”, la suite…

Version sous titrée en français du nouveau film de Josh Fox (réalisateur de Gasland) sur le gaz de schiste dans l’état de New York. Une très bonne analyse des moyens par lesquels l’industrie arrive à imposer ses idées malgré des preuves scientifiques contraires.

Alsace : Une colonie d’abeilles produit un mystérieux miel bleu

A Ribeauvillé, dans le département du Haut-Rhin, une autre mauvaise surprise attendait les apiculteurs. Début août, plusieurs d’entre eux constatent que leurs abeilles ramènent d’étranges produits de couleur, bleu ou vert, parfois marron chocolat. Les quantités transportées sont importantes au point de bloquer la ponte. Un désastre, car c’est en été que les reines pondent les “abeilles d’hiver” qui permettront à la ruche de passer la saison du froid. Puis, très vite, les apiculteurs récoltent une étrange mixture à la couleur tout à fait inhabituelle.

Le syndicat des apiculteurs de Ribeauvillé mène une enquête (…)

Sur le site d’une entreprise de méthanisation de déchets – qui permet, entre autres, de produire du biogaz –, il découvre une colonie d’abeilles au-dessus de gros conteneurs abritant un produit de couleur identique à la mixture qu’elles ramènent à la ruche.

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Les syndicats plaident pour « une politique de régulation du loup »

Après la prise de position du président de la chambre d’agriculture de l’Ardèche Jean-Luc Flaugère (notre édition d’hier), c’est au tour de la confédération paysanne, de la FDSEA, des Jeunes agriculteurs et du syndicat ovin de réagir à une possible présence du loup en Ardèche. Pour la confédération paysanne, « la vie pastorale n’est pas compatible avec la présence du loup ». Ce syndicat demande ainsi « une politique de régulation du loup » et en appelle à l’État qui doit, selon eux, « prendre ses responsabilités et ne pas se contenter de déléguer le travail aux éleveurs ».

« Éliminer les loups en situation de prédation »

La confédération paysanne formule trois demandes précises à l’État.

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Special investigation – La nouvelle guerre de la viande

Les dessous de notre assiette : La nouvelle guerre de la viande. Investigation menée par Marie Osmani. Travail d’enquête de l’association L214 qui veut abolir l’élevage industriel par respect pour la vie animale et par souci écologique. Les industriels quant à eux lancent des campagnes pour contrer ces initiatives. Images choquantes d’élevages industriels.

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Biodiversité interdite ! Résistance Paysanne

Les semences paysannes sont celles qu’on ressème d’année en année, les adaptant progressivement aux méthodes de culture et aux terroirs. Elles ne sont ni des variétés “fixées”, ni des variétés “homogènes” ou “stables” comme celles inscrites dans le catalogue officiel des semences légales. Jargon juridique qui n’a aucun fondement, et dont le seul intérêt est de permettre aux jeunes multinationales de détruire 10.000 ans d’agriculture.

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Les gens aux commandes de ces tristes entreprises peuvent ainsi assouvir leur pathologique soif de monopole et de pouvoir.

Des paysans courageux et déterminés défendent en toute illégalité la biodiversité.

Site du Réseau Semences Paysannes

Vers une exploitation minière des grands fonds marins

Après un permis pour les nodules polymétalliques, la France vient d’obtenir un permis d’exploration de sulfure polymétalliques le long de la dorsale médio-atlantique. La course vers l’exploitation des ressources des grands fonds semble engagée.

La France dispose désormais d’un permis d’exploration de sulfures polymétalliques dans les grands fonds marins. L’Ifremer, à la demande du gouvernement, a déposé en mai dernier une demande de permis minier “sulfures” auprès du secrétaire général de l’Autorité internationale des fonds marins. L’institution vient de donner son accord pour une zone située à 3.400 m de profondeur, le long de la dorsale volcanique médio-atlantique. L’intérêt de ce permis ? Les sulfures hydrothermaux s’avèrent riches en cuivre, zinc, plomb, cobalt, argent et or.

La tension sur certains métaux stratégiques et le risque de pénurie d’approvisionnement incite désormais certains pays européens dont la France à se pencher sur le potentiel des ressources minérales marines. Car la durée des réserves des gisements terrestres pour les matières les plus critiques s’avère préoccupante.

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Bientôt des pubs sur télé géante dans la rue ?

Depuis le 1er juillet 2012, les panneaux publicitaires numériques, capables d’afficher photos et vidéos, sont autorisés dans les rues. Jusque là circonscrites essentiellement au métro parisien, ces pubs animées captent, bien mieux qu’une banale image fixe, l’attention des passants et des automobilistes distraits.

De quoi irriter fortement les associations anti-pub. D’autant que le nouveau règlement est la mise en musique d’un des points de la loi “Grenelle 2″ de l’environnement et que le décret devait, au départ, encadrer et limiter la publicité. Mais sous la pression des industriels de la pub, il fait presque le contraire. Retour sur un intense lobbying, que nous révèle une source ayant travaillé au ministère de l’Ecologie pendant ces négociations serrées.

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L’eau en bouteille pour qui ?

Alors que l’eau en bouteille coûte 100 fois plus que l’eau du robinet, ce marché n’a jamais été aussi fleurissant. Comment justifier que les Londoniens boivent de l’eau mise en bouteilles aux îles Fidji quand, dans le même temps, 35 % de la population de ces îles n’a pas d’accès à l’eau potable ?

Beaucoup d’Européens ont ainsi renoncé à boire l’eau, pourtant de qualité, qui sort du robinet et consomment de l’eau en bouteilles. La branche prévoit pour les années à venir une croissance de plus de 30 %.

Pourtant, les dégâts causés à l’environnement par le développement de ce marché sont plus qu’alarmants.

Chaque année, le seul transport de ces bouteilles du lieu de production au consommateur produit plusieurs centaines de milliers de tonnes de CO2. De son côté, la fabrication des bouteilles de plastique engloutit 1,5 milliard de barils de pétrole. Et enfin, une bouteille sur quatre seulement est recyclée, le reste polluant les sols et les eaux naturelles pour des siècles. Chère victoire du marketing sur le bon sens.

«Le scénario de l’effondrement l’emporte»

Dès le premier sommet de la Terre de 1972, le chercheur américain Dennis Meadows partait en guerre contre la croissance. A la veille de la conférence «Rio + 20», il dénonce les visions à court terme et dresse un bilan alarmiste.

En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) rédigent à la demande du Club de Rome un rapport intitulé The Limits to Growth (les Limites à la croissance). Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse établit clairement les conséquences dramatiques d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. En simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres, ces chercheurs élaborent treize scénarios, treize trajectoires possibles pour notre civilisation.

Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour tout le monde, la croissance économique ne se discute pas. Aujourd’hui encore, elle reste l’alpha et l’oméga des politiques publiques. En 2004, quand les auteurs enrichissent leur recherche de données accumulées durant trois décennies d’expansion sans limites, l’impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement. Et ils sont convaincus que le pire scénario, celui de l’effondrement, se joue actuellement devant nous. Rencontre avec l’un de ces scientifiques, Dennis Meadows, à la veille de la conférence de Rio + 20.

Le sommet de la Terre démarre mercredi à Rio. Vous qui avez connu la première conférence, celle de Stockholm, en 1972, que vous inspire cette rencontre, quarante ans plus tard ?

Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. C’est complètement fou. Dépenser l’argent que ça coûte à financer des politiques publiques en faveur de la biodiversité, de l’environnement, du climat serait plus efficace. Il faut que les gens comprennent que Rio + 20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.

Regardez les grandes conférences onusiennes sur le climat, chaque délégation s’évertue à éviter un accord qui leur poserait plus de problèmes que rien du tout. La Chine veille à ce que personne n’impose de limites d’émissions de CO2, les Etats-Unis viennent discréditer l’idée même qu’il y a un changement climatique. Avant, les populations exerçaient une espèce de pression pour que des mesures significatives sortent de ces réunions. Depuis Copenhague, et l’échec cuisant de ce sommet, tout le monde a compris qu’il n’y a plus de pression. Chaque pays est d’accord pour signer en faveur de la paix, de la fraternité entre les peuples, du développement durable, mais ça ne veut rien dire. Les pays riches promettent toujours beaucoup d’argent et n’en versent jamais.

Vous n’y croyez plus ?

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Rio+20 : Comment multinationales et marchés financiers comptent s’accaparer la nature

Un nouveau sommet des Nations unies sur le développement durable s’ouvre à Rio le 20 juin (Rio+20). Au programme : la mise en place d’une « économie verte », présentée comme une solution à l’épuisement des ressources naturelles et au réchauffement climatique. Ou comment les tenants d’un néolibéralisme vert, les grands groupes privés et les marchés financiers cherchent à s’approprier les biens communs : eau, forêts, biodiversité ou cycle du carbone… Une entreprise prométhéenne pour transformer la nature en bulle spéculative.

Les financiers à la conquête du capital naturel

Ce capitalisme vert est déjà à l’œuvre. Agrocarburants, gaz et huiles de schiste, marchés du carbone, brevets sur le vivant, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, accaparement des biens communs naturels, dessinent une nouvelle phase du capitalisme. Sous Reagan déjà, on assiste à des droits de propriété sur l’atmosphère, et à partir de 1997, à la mise en place de permis d’émissions de gaz à effet de serre sous Kyoto. « Mais il s’agit là encore de la phase artisanale du capitalisme vert, précise Geneviève Azam. L’économie verte, en effet, est plus qu’un verdissement du capitalisme : c’est la conquête du “capital naturel”, son inclusion dans le cycle du capital, non pas seulement comme stock dans lequel puiser sans limite, mais comme flux producteur de services. » Désormais, les flux deviennent plus importants que les ressources.

Après avoir marchandisé les éléments de la biodiversité, l’économie verte s’attaque donc aux processus, aux « services rendus ». Il s’agit de quantifier financièrement les services rendus par la nature comme le filtrage de l’eau ou la capture du carbone. Objectifs ? Créer par exemple un marché de crédits de biodiversité négociables que l’on pourra compenser, échanger ou vendre. Les grands cycles écologiques du carbone, de l’eau, de la biodiversité pourraient désormais entrer dans des bilans comptables.

Nouvelles alliances chez les multinationales

La course à l’appropriation de la biomasse, dont les plus importantes réserves sont disséminées à travers les pays du Sud, stimule les alliances commerciales. Parmi les principaux acteurs, ETC Group évoque « des géants de divers secteurs industriels – énergie (Exxon, BP, Chevron, Shell, Total), pharmaceutique (Roche, Merck), alimentation et agroalimentaire (Unilever, Cargill, DuPont, Monsanto, Bunge, Procter & Gamble), produits chimiques (Dow, DuPont, BASF) – ainsi que la plus grande puissance militaire au monde, soit l’Armée des États-Unis ».

Par exemple, le géant de l’industrie chimique DuPont et le géant de l’industrie pétrolière BP possèdent Butamax, une filiale dont le but est de commercialiser des carburants dérivés de plantes marines. Les forêts attirent également toutes les convoitises, car elles recèlent au niveau mondial plus de 600 000 millions de tonnes de biomasse.

Biologie de synthèse, nanos et OGM

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Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs

Première femme à obtenir un Prix Nobel d’économie (en 2009) pour ses développements sur la théorie des communs [1], Elinor Ostrom est décédée ce mardi 12 juin, à l’âge de 78 ans. Chercheuse politique infatigable et pédagogue ayant à cœur de transmettre aux jeunes générations ses observations et analyses, elle avait, malgré sa maladie, continué son cycle de conférences et la rencontre avec les jeunes chercheurs du domaine des communs au Mexique et en Inde. Récemment encore, elle exprimait son sentiment d’urgence à propos de la conférence Rio+20 qui se déroule actuellement [2]. Une conférence durant laquelle le terme de « communs » devient un point de ralliement, jusqu’à figurer dans le titre du « Sommet des Peuples pour la justice sociale et environnementale en défense des biens communs ».

La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique. Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs.

Leçons de l’histoire

L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs. Les propriétaires voyaient dans la privatisation et la clôture des espaces la garantie d’une meilleure productivité, notamment pour l’élevage des moutons destinés aux filatures. Les pauvres, qui dans les coutumes et les premiers textes législatifs [3] avaient des droits élémentaires sur les communs, y voyaient une expropriation de leur moyens de subsistance : la récolte du miel, le bois de chauffe, les produits de la cueillette. Une expropriation qui les conduisait à rejoindre les villes et accepter les travaux les plus ingrats, notamment l’engagement sur les bateaux de la marine anglaise. Le mouvement politique des Levellers a porté les revendications égalitaires des révoltés des communs lors de la Guerre civile anglaise de 1647.

La répression et la terreur qui régnèrent alors dans les campagnes font dire à l’historien Peter Linebaugh que « le mouvement des enclosures en Angleterre fait partie de ces universaux concrets, à l’image du marché triangulaire des esclaves, des sorcières portées au bûcher, de la famine irlandaise ou du massacre des nations indiennes, qui permettent de définir le crime du modernisme, à chaque fois limité dans le temps et l’espace, mais toujours dépassant le particulier et susceptible de revenir au devant de la scène [4] ».

Aujourd’hui encore, penser les communs ne peut se faire qu’en relation avec les tentatives, les formes et les succès ou échecs des nouvelles enclosures, qui organisent la privatisation de ce qui était auparavant utilisé par tous. Au point que Charlotte Hess, une des collègues d’Elinor Ostrom avec qui elle a écrit un livre majeur sur les nouveaux communs de la connaissance, tente la définition suivante « les communs sont des ressources partagées par un groupe de personnes et qui sont vulnérables aux dégradations et aux enclosures [5] ».

De la tragédie à l’écologie

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La soif du monde

En ce début du XXI° siècle, le développement rapide de pays à forte population, la détérioration de l’environnement, les changements climatiques, menacent l’approvisionnement en eau et donc les ressources alimentaires mondiales. L’homme sera-t-il capable de nourrir la planète tout en préservant la nature?

Le film nous emmène dans plus d’une dizaine de pays à la rencontre d’hommes et de femmes qui proposent des solutions et capte les émotions des familles qui en bénéficient.

Annonçons tout de suite cette “bonne nouvelle” : il y a largement assez d’eau pour tous sur notre planète ! Elle est très inégalement répartie et la mettre à la disposition des hommes est difficile, mais c’est possible !

Il faut aussi donner une moins bonne nouvelle : l’eau est de plus en plus souvent polluée ou porteuse de maladies. Chaque année, elle cause la mort de millions d’innocents. Le film montre la lutte engagée pour enrayer ce fléau.

A plus long terme, pourrons-nous accueillir dans des conditions acceptables deux milliards d’hommes supplémentaires d’ici le milieu du siècle ? Des choix que nous faisons aujourd’hui dépend le sort des 9 à 10 milliards d’humains qui peupleront alors la terre.

Les “jardins communautaires” gagnent du terrain

Outil de sensibilisation à la nutrition et à la protection de l’environnement, promoteur de lien social, et désormais créateur d’emplois : le jardin partagé n’en finit pas de séduire les collectivités à l’instar de la région Île-de-France qui voudrait lancer 500 projets dans les 2 ans à venir.

Planter des fruits et légumes en ville : une possibilité que peu de citoyens peuvent s’offrir. Et pour cause, le mètre carré atteint des sommets et sorti de la jardinière sur le bord du balcon il est rarement envisageable de cultiver son potager.

Lien social

Né en Amérique du Nord dans les années 70, le jardin partagé est un espace communautaire mis à disposition des habitants d’un quartier par la collectivité (ville, bailleur social, voire copropriété).

L’objectif : partager voire collaborer aux cultures de fruits et légumes sur quelques mètres carrés. Une solution efficace pour renforcer le lien social, partager les expériences, sensibiliser au lien santé / nutrition / protection de l’environnement, notamment en ce qui concerne la culture sans produits phytosanitaires.

Création d’emplois
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La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux d’entre vous qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


“Les pêcheurs” – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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Après la géothermie, l’énergie géomagmatique

Baptisée Power Tube, la technologie mise au point par l’ingénieur américain Doyle W. Brewington récupère la chaleur du magma sans injection d’eau. Les commandes de centrales affluent depuis les zones volcaniques comme l’Équateur, le Guatemala et le Chili.

En visite au Chili pour y présenter son invention, le mathématicien, physicien et ingénieur Doyle W. Brewington affiche un parcours pour le moins atypique. Après avoir dirigé une entreprise installant des centrales thermiques classiques, fonctionnant grâce aux combustibles fossiles, il décide un jour de tout plaquer pour se consacrer au développement des énergies propres.

Le pollueur repenti

«J’ai vendu toutes mes actions de l’entreprise et j’ai passé les trois années suivantes à effectuer des recherches sur tous les types d’énergies non conventionnels : le solaire, l’éolien et la géothermie.»

C’est la constance de la production géothermique qui le convainc d’opter pour la géothermie plutôt que pour le solaire ou l’éolien, trop sujets aux fluctuations.

Jusqu’à 1GW d’énergie propre
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C’est la crise ? Mangez des insectes !

Se nourrir avec des insectes, voilà une idée bien peu ragoûtante pour les occidentaux que nous sommes. Et si pourtant, derrière cette alimentation atypique, se cachait une solution pour contrer famines et crises alimentaires tout en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, presque la moitié des êtres humains sur cette planète consomme régulièrement des insectes en guise de nourriture. En fait, c’est également notre cas : une personne ingère à son insu 500 grammes d’insectes en moyenne par an.L’entomophagie, terme désignant la consommation d’insectes par les êtres humains, est une pratique trouvant son origine dans la nuit des temps. De nombreuses populations, en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, continuent d’ailleurs à manger des petites bêtes régulièrement. Certains mets à base d’insectes sont d’ailleurs considérés comme extrêmement raffinés.Aujourd’hui, cette pratique fait un retour en force dans le monde occidental, en dépit de la répulsion que nous pouvons instinctivement éprouver à l’idée de croquer un ver, des larves ou des termites. Quelle raison pourrait être assez forte pour que l’on outrepasse cette aversion ? Rien de moins que la survie de notre espèce, semblerait-il. (…)

Selon l’entomologiste néerlandais Arnold van Huis, « Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug Mac 12 euros, où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande » (Bug signifie « insecte » en anglais.)
Quant à vous, pour le futur de l’humanité, seriez-vous prêts à revoir en profondeur vos habitudes alimentaires et passer à un régime de type « 1001 Pattes » ? Vous laisseriez-vous tenter par le bonbon fourmi à la framboise ou les vers géants, à déguster en snack ou en apéritif ? A moins que vous ne préféreriez goûter au sauté de coléoptères  ?

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Dès 2020, on roulera avec de l’essence aux algues

Lancé le mois dernier près de Montpellier, le projet Salinalgue, porté par GDF Suez et Air liquide, vise à produire à grande échelle une microalgue utilisée comme biocarburant automobile.

Dunaliella salina est une espèce d'algue verte halophile que l'on peut trouver plus particulièrement dans les marais salants et les zones dont la salinité est moyenne.

 A première vue, le salin de l’île Saint-Martin, près de Montpellier, ressemble à n’importe quel autre marais salant. Pourtant, c’est là qu’a été inauguré le 5 avril le projet Salinalgue mené par un consortium porté par deux industriels, la Compagnie du vent, filiale de GDF Suez et Air liquide, trois PME, l’Etat, cinq grands laboratoires et une fondation.

Objectif?

Produire à l’échelle industrielle une microalgue, la Dunaliella salina, pour l’utiliser comme additif au carburant de nos voitures.(…)

« C’est le même principe que le colza par exemple, détaille le chercheur. L’huile est séparée pour être mélangée au carburant classique à hauteur de 7% pour un litre. Le reste, sous forme de protéines, deviendra du tourteau pour l’alimentation du bétail. » Rien n’est perdu.

Et, à l’opposé des agrocarburants actuels (lire ci-dessous), la Dunaliella salina ne monopolise aucune terre arable et ne consomme que de l’eau salée, pour un rendement énergétique 10 fois plus élevé, soit 10 t d’équivalent pétrole (tep) par hectare.

(…)

Seul bémol : comme les biocarburants actuels, son rendement est inférieur au carburant classique. En clair, l’automobiliste roulera quelques kilomètres de moins pour des tarifs à la pompe identiques… le prix à payer pour la défense de l’environnement.

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Transformer ses calories en électricité, un régime de printemps écolo

Des installations sportives en plein air qui transforment l’énergie dépensée en électricité ont été inaugurées en Grande-Bretagne…

Le concept, développé par l’entreprise Great Outdoor Gym Company, a tout pour plaire: accessible gratuitement, il est financé par les municipalités qui y voient un moyen de lutter notamment contre l’obésité et d’améliorer la santé des populations les plus modestes.  Cerise sur le gâteau, l’énergie déployée pendant l’effort sur les vélos ou les tapis est transformée en électricité qui alimente le parc la nuit.

«On a l’impression de participer à quelque chose»

Si les usagers sont assez nombreux, et assez courageux, ils pourront peut-être bientôt recharger leurs téléphones ou leurs lecteurs MP3 sur les machines.

«Ca donne une raison supplémentaire de venir faire de l’exercice, pense Georgie Delaney, de Great Outdoor Gym Company. Beaucoup de gens pensent que c’est une perte de temps, mais quand on a quelque chose de tangible qui en ressort, on a l’impression de participer à quelque chose.»

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Comment le Japon se passe du nucléaire

Alors que le gouvernement japonais vient de se fixer pour objectif de réduire de 20% la consommation d’électricité du pays cet été, tour d’horizon des moyens, plus ou moins sérieux, d’y arriver…

Avant...

Après.

La règle de base: supprimer les consommations inutiles

Tokyo scintillant de mille néons publicitaires pourrait bien devenir une image de carte postale. Dans les villes japonaises, depuis un an, on a coupé toutes les lumières inutiles dans les bureaux et les administrations.

La nuit, pas question de laisser son ordinateur allumé ou même en veille, les ascenseurs sont mis hors service dès le dernier employé parti et dans les gares, les métros et les centres commerciaux, les escalators se reposent. Les distributeurs de boissons ont été montrés du doigt par le gouverneur de Tokyo, qui les a accusé de consommer «autant que plusieurs réacteurs nucléaires»: fini les sodas frais, on emmène sa gourde isotherme avec soi.

A la maison, on change de mode de vie

Chez eux, les Japonais réduisent l’usage de tous les appareils électroménagers, des cuiseurs à riz aux lave-vaisselle. Des recettes de cuisine ne nécessitant pas de cuisson s’échangent, à base de tofu, d’algues ou de cornichons. Les sashimis, des tranches de poisson cru, ont la cote. En hiver, pour se réchauffer, on consomme de la bière chaude avec du sucre et des épices, comme le propose un brasseur local.

L’hiver devient plus convivial: on s’équipe de bouillottes et de chaufferettes pour affronter les grands froids sans monter le chauffage, on se rassemble dans la même pièce pour faire marcher la chaleur humaine et on dort (au moins) à deux pour ne pas grelotter.

En revanche, l’été, inutile de dormir tout nu: cela ne rafraîchit pas. Il vaut mieux se raconter des histoires qui font peur avant de s’endormir, histoire de se glacer le sang… Et on laisse les enfants s’adonner aux joies de l’uchimizu, une tradition qui consiste à asperger d’eau le pas de sa porte pour faire baisser la température. Pour ceux qui ont craqué pour un ventilateur, les autorités conseillent de placer devant une bouteille d’eau glacée qui en optimise l’effet. Beaucoup de Japonais ont également entrepris d’isoler leur maison, soit à l’aide de films plastique (à l’efficacité relative), soit avec des rideaux végétaux.

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Se loger mieux et plus écolo : Enquête sur la maison idéale

Chaque année, des milliers de logements sont construits ou transformés, avec toujours un impact insoupçonné sur l’environnement. Pourtant, il existe des solutions pour construire et vivre de façon plus écologique, en dépensant moins tout en étant respectueux de la planète.

«Capital Terre» a donc décidé de s’intéresser aux nouvelles solutions écolos qui nous concernent tous. Des maisons en bois vosgiennes aux habitats groupés danois, des tours en terre du Yémen aux villas écolos australiennes, en passant par les immeubles incroyables de Singapour avec piscine à 200 mètres de hauteur, Thomas Sotto et son équipe font découvrir des lieux spectaculaires. Avec en toile de fond une question cruciale : à quoi peut ressembler le logement idéal qui nous permette de vivre et d’habiter tous ensemble sur Terre sans porter atteinte à l’environnement ?

Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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Les gaz de schiste vont-ils resurgir après la présidentielle ?

Le lobbying politique et médiatique des compagnies pétrolières et gazières se fait de plus en plus intensif : pourquoi se passer de l’extraction des gaz et huiles de schiste présents dans les sous-sols français ? Sous prétexte d’expérimentations scientifiques, les forages risquent de se multiplier. Le futur gouvernement résistera-t-il à la pression ?

Depuis quelques semaines, éditorialistes et commentateurs s’en donnent à cœur joie. À 2 euros le litre de sans-plomb, pourquoi « ne pas redonner une chance au gaz de schiste ? », propose le site Atlantico [1]. « Si nous autorisions la production de gaz de schiste en France, cela aurait un effet sur le prix du pétrole. Ce serait une mesure économiquement justifiée, créatrice de richesse », assure dans Challenges un spécialiste des matières premières [2].

Pour le journal Le Monde, on ne peut pas « se plaindre de la flambée des prix de l’énergie et refuser l’exploitation des gaz de schiste au nom des menaces sur l’environnement », dénonce l’éditorial du 9 mars [3]. Il faut « repenser […] le mix énergétique […] sans tabou ». Le tour est joué, le gaz de schiste devient « un substitut au pétrole ». Le même jour, Les Échos annoncent que « la compétitivité de l’industrie américaine [a été] relancée par la production de gaz de schiste » [4]. Assise « sur un tas d’or », la France disposerait dans son sous-sol « de quoi changer profondément la donne économique des années à venir », lance un éditorialiste du quotidien économique. Alors pourquoi s’en priver ?

Les pétroliers texans réclament des indemnités
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Total : La fuite de gaz sur la plateforme en mer du Nord est hors de contrôle

Il est rare qu’une compagnie pétrolière évacue d’urgence l’une de ses plateformes. La fuite de gaz détectée dimanche 25 mars sur la plateforme Elgin Franklin en mer du Nord, à 240 km à l’est d’Aberdeen (Écosse), a paru suffisamment grave aux dirigeants de Total pour qu’ils décident de ramener à terre par hélicoptère les 238 employés travaillant sur le site, avant de couper totalement l’alimentation de l’une des plus importantes installations de la major française dans le monde.

Mercredi matin, la situation était “stable”, selon Total, mais toujours hors de contrôle. Un nuage de gaz, visible des plateformes voisines, se concentrait au-dessus d’Elgin où une torchère brûlait toujours.

 

Zone d’exclusion maritime
Dès lundi, les autorités britanniques avaient décidé de mettre en place une zone d’exclusion maritime de 2 milles marins (3,7 km) autour de la plate-forme et d’en interdire le survol à moins de 5,5 km, le nuage de gaz pouvant s’enflammer à tout instant. “C’est le plus gros incident pour Total en mer du Nord depuis au moins dix ans”, a reconnu un porte-parole du groupe.


Les causes de la fuite, qui se situe selon Total sur la plate-forme et non à la tête du puits sous-marin, restent inconnues. “Des études sont en cours”, indique l’entreprise, qui a déclenché un“plan d’urgence”. Ses ingénieurs ne savent pas encore quelle solution retenir pour arrêter la fuite. Ils n’excluaient pas, dès mardi, le creusement d’un puits de secours, qui prendrait environ six mois, pour faire baisser la pression dans le puits principal.

En revanche, une intervention sur la plateforme elle-même, plus rapide et sans doute moins coûteuse, risque d’exposer la vie des techniciens. Le souvenir de la tragédie de Piper Alpha reste ancrée dans la mémoire des pétroliers : l’explosion de cette plateforme gazière de la mer du Nord, le 6 juillet 1988, avait causé la mort de 167 personnes (62 survivants). Et entraîné un renforcement des normes et des consignes de sécurité.
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Contaminés : Les chinois dans l’enfer écologique

Un bilan alarmant sur les problèmes d’environnement en Chine. Ce documentaire est suivi de “Sous les ordures, la Chine ”, où l’on mesure l’écart entre les discours des responsables politiques affichant leur souci de l’écologie, et la réalité sur le terrain.

Partie 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xpd2tf

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Chine : la BEI prête 250 millions d’euros pour des projets forestiers.

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé un concours de 250 millions d’EUR à la République populaire de Chine pour financer des projets forestiers qui contribuent à l’atténuation des changements climatiques grâce au piégeage du carbone et à des mesures permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre. Le prêt-cadre China Forestry a été signé aujourd’hui à Pékin par Mme Magdalena Álvarez Arza, vice-présidente de la BEI, et M. Li Yong, ministre chinois des finances.

Mme Álvarez Arza, vice-présidente de la BEI, a commenté l’événement ces termes :

« la Banque est heureuse de contribuer aux efforts déployés par le gouvernement chinois pour relever les défis mondiaux que posent les changements climatiques.

Ce concours est un nouveau témoignage de notre engagement en faveur de la diminution des émissions de gaz à effet de serre ; il s’agit de la dernière en date d’une série d’opérations très réussies réalisées avec les autorités chinoises dans cette région depuis 2007, année où le premier prêt-cadre pour la lutte contre les changements climatiques a été accordé à la Chine. Cette initiative représente bien plus qu’un financement, elle est l’occasion idéale pour la Banque, sur la base de son savoir-faire et de l’appui qu’elle peut apporter sur le plan technique, d’engager avec la République populaire de Chine un dialogue technique suivi et fructueux. »
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Les Chinois peuvent chasser l’ours polaire pour 60.000 euros

Une agence de voyage propose aux riches Chinois de partir en «safari» au Canada… Des vacances dont ils se souviendront toute leur vie: voilà ce que promet une agence de voyages, baptisée «I love hunting club», aux Chinois fortunés prêts à mettre 60.000 euros dans une expédition de dix jours dans le grand nord canadien. Au programme, vol en première classe, hôtel cinq étoiles, mais surtout chasse à l’ours polaire et transformation de la bête en tapis pour ramener un souvenir, rapporte le Guangzhou Daily.

Basée à Pékin, l’agence vend de l’aventure aux citadins: «L’ours polaire est le plus grand prédateur naturel d’Amérique du nord, peut-on lire dans la brochure. Leur poids peut atteindre une tonne et ils peuvent mesurer plus de trois mètres. Les grands mâles sont les plus majestueux, les plus beaux prix de chasse.»

Un DVD et un tapis en souvenir

Les touristes partent à l’assaut des ours sur des traîneaux tirés par des chiens, accompagnés par des Inuits. Munis d’un fusil puissant, et formés à s’en servir, ils peuvent ensuite partir en chasse sous l’œil d’un photographe et d’une caméra qui leur fourniront les images souvenirs de leur expédition. Le gouvernement canadien accorde des permis de chasse limitant le butin à un ours mâle par touriste.

D’autres sites proposent aux Chinois de partir en chasse pour les vacances : ours bruns, rhinocéros, cerfs,… Le dirigeant de l’agence «52safari» dément avoir organisé des chasses à l’ours polaire, mais a retiré la page Web de son site proposant ces voyages, après que le quotidien britannique The Daily Mail se soit fait l’écho de ces activités. On peut néanmoins toujours y voir des photos et des vidéos attisant les instincts chasseurs des touristes chinois.

20minutes.fr

Les “touristes” américains ne sont pas en reste :

http://www.dailymotion.com/video/x3hx1g

Les contradictions allemandes dans le domaine énergétique

La baisse durable des températures a obligé les autorités allemandes à remettre en service des centrales au bois et au charbon. L’Afp a semble-t-il mal traduit une communication allemande reprise par le Figaro comme quoi quatre entreprises gestionnaires de réseaux électriques outre-Rhin avaient réactivé des centrales nucléaires retirées du réseau, mais conservées comme «réserve froide».

Cette décision de réactiver des centrales au bois et au charbon démontre les limites de la politique allemande à propos de l’écologie car elle renforce les émissions de Co2 dans l’atmosphère. Une telle mesure souligne aussi l’incapacité des énergies renouvelables à satisfaire la hausse de la demande en énergie en cas de période prolongée de grand froid.

La distribution de l’énergie en Europe soulève aujourd’hui plus d’une interrogation.

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