Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète: c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre.

Partie 1:

Son chiffre d’affaires: 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques: destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultraspécialisées.

En France, aux États-unienne et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Enquête sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait.

Partie 2:
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Chine : Shanghai fait place nette pour accueillir Disneyland

Un parc d’attraction doit ouvrir en 2016 à Shangai, le premier en Chine. Les travaux ont pris du retard mais les autorités ont déjà commencé à faire place nette. Et pour cause : Shanghai est l’une des villes les plus polluées au monde.

Les usines de chimie, de plastique ou de verre sont donc priées d’aller polluer plus loin. La ville veut développer plus d’activités de services, au détriment des cols bleus contraints de partir toujours plus loin en banlieue pour trouver du travail.

À la cueillette aux champignons

Ça commence comme un jeu : un coup de sifflet et Daniel Maurel guide ses chasseurs de champignons dans les sous-bois. Ce mycologue expérimenté parcourt les forêts de France depuis 45 ans. Il peut reconnaître près de 800 espèces de champignons, plus ou moins connus, plus ou moins goûteux.

Un monde sans eau

Trois exemples emblématiques de la relation qui unit l’homme et l’eau, au Bangladesh, au Kazakstan et au Kenya.

Le réalisateur autrichien Udo Maurer nous fait prendre conscience, à travers les trois parties qui composent ce film, des divers problèmes liés à l’eau.

Des inondations, au problème de l’assèchement de la mer d’Aral ou encore à la bataille journalière pour la recherche d’eau potable, le film montre les problèmes que doit surmonter l’homme pour s’adapter à son environnement.

L’Écologisme des pauvres : Étude des conflits environnementaux dans le monde

L’écologie, une préoccupation réservée aux nantis? Bien au contraire, nous explique Joan Martínez Alier, dans son ouvrage L’écologisme des pauvres, un classique de l’écologie politique. Paru en 2002, réédité en 2008 au moment de la crise financière, il est désormais traduit en français. L’auteur bâtit sa démonstration à partir de l’idée d’une écologie populaire, prenant sa source dans les conflits relatifs à la répartition des « biens » (comme le pétrole) et des « maux » environnementaux (comme la pollution).

Davantage issue des pays du Sud, elle est présentée comme le troisième courant de l’écologie, avec ses caractéristiques propres, distinctes du courant du « culte de la nature sauvage » et de « l’éco-efficacité », prévalant en Amérique du Nord et en Europe.

Des plantations d’hévéas du Brésil aux plateformes pétrolières du Nigeria, l’auteur observe les luttes liées à l’extraction des ressources du sous-sol, au stockage de déchets dangereux, à la destruction de mangroves, à la gestion de l’eau, à la pollution, à l’aménagement urbain, etc., des phénomènes contre lesquels se soulèvent ceux qui en souffrent le plus : des populations défavorisées.

Ce « cœur empirique » de l’ouvrage, dense et bien documenté, révèle des mouvements qui, certes hétérogènes, revendiquent cependant une cause commune : celle de la justice environnementale, soit davantage de justice sociale entre hommes, y compris par rapport à l’environnement.
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Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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Terres nucléaires : Une histoire du plutonium

Tout commence à l’université de Berkeley en 1940, quand Glenn Seaborg découvre le plutonium, matière artificielle issue de l’uranium à la “toxicité diabolique”, dont le corollaire, la mise au point de la bombe atomique, va entraîner, au-delà de l’horreur, une folle surenchère pour le produire.

Une spirale infernale à la croisée d’intérêts industriels, stratégiques et militaires. Alors que l’homme s’enorgueillit hâtivement de pouvoir maîtriser la matière, trois sites, Hanford, La Hague et Rokkasho, présentant des similitudes – paysage désolé de landes et de rochers, environnement austère et climat dur pour l’homme –, témoignent aujourd’hui du désastre.

Diesel : La dangereuse exception française

En France, près des deux tiers des voitures neuves sont équipées de moteurs diesel. Et entre 1982 et 2012, le nombre de véhicules au gazole sur les routes de France a été multiplié par vingt.

Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé a qualifié les gaz d’échappement des diesel, et les particules fines qu’ils contiennent, de cancérigènes certains. Mais, en France, «le diesel roi» ne semble pas près d’être remis en cause.

Cette enquête révèle pourquoi, malgré des normes de plus en plus strictes, la France ignore ce qu’un chirurgien-pédiatre qualifie pourtant de «catastrophe lente».

Corse : L’Île de Beauté croule sous les déchets (Màj vidéo)

25/09/2015

En Corse, les centres d’enfouissement des déchets ont été bloqués un à un ces dernières semaines, pour protester contre l’absence de solution dans la gestion des déchets depuis la fermeture d’un des plus gros sites de l’île. À Ajaccio, les habitants et commerçants sont appelés à conserver leurs ordures ménagères. Les collectes sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.


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14/09/2015

Décharges saturées, poubelles pleines à craquer, détritus sur les plages, au bord des routes et en pleine nature: la Corse ne parvient plus à éliminer ses ordures.

La crise est provoquée par un essor démographique non maîtrisé avec l’installation d’environ 4.000 nouveaux venus par an dans cette île française qui compte 310.000 habitants… pour plus de 300.000 tonnes de déchets à traiter chaque année.

A cet essor démographique s’ajoutent un manque d’infrastructures, la multiplication des constructions et des déchets accompagnant les chantiers, ainsi qu’une consommation à outrance encouragée par la présence dans l’île du plus grand nombre de supermarchés de France par tête d’habitant.
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Europe : La ville en vert

Comment concilier architecture et environnement ? Un tour d’Europe qui montre les pistes possibles. En matière de construction écologique, deux écoles s’affrontent.

Pour construire écolo, faut-il privilégier la construction organique, à base de bois ou de chaume, ou opter pour des matériaux de pointe? Les partisans des deux camps exposent leurs arguments.

Chine : Le pays mise sur l’énergie solaire

La Chine a décidé de devenir dès cette année le leader mondial de l’énergie solaire. Du coup, le pays se couvre de centrales. On trouve alors dans le pays des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine à perte de vue (80.000 par km²). À terme, le parc solaire fera 319 km² soit trois fois la superficie de Paris.

Couvrir une telle surface de panneaux solaires ne se fera pas en un claquement de doigts. La Chine a pris conscience que sa dépendance vis-à-vis du charbon est à terme catastrophique. Des villes suffoquent et la pression de l’opinion publique monte. Problème: le développement du parc solaire a été plus rapide que celui des infrastructures. Résultat, les centrales ne fonctionnent qu’à 50% de leurs capacités.

Europe/États-Unis : Adidas relocalise ses usines… mais elles seront toutes automatisées

Le “Made in China” (ou “Made in PRC“, c’est selon), est en train de passer de mode chez Adidas. L’équipementier sportif prépare le rapatriement d’une partie de ses unités de production en Europe et aux États-Unis. Il se pourrait même que, bientôt, votre adolescent porte des baskets “made in France“. Mais que cache cette nouvelle stratégie de la marque aux trois bandes?

Le problème avec la Chine, c’est que le coût de la main d’oeuvre n’est plus ce qu’il était. En mai 2014, les employés d’une usine fabricant des chaussures Nike et Adidas s’étaient mis en grève pour protester contre la faiblesse de leur salaire. Ils touchaient 1,67 dollar de l’heure (1,49 euro au cours actuel).

Chez les têtes pensantes d’Adidas (et de Reebok qui appartient au même groupe), on s’est alors posé la question suivante : doit-on se délocaliser ailleurs dans quelque pays du tiers-monde où le travail ne coûte quasi rien, ou bien inventer un nouveau modèle économique? C’est la deuxième option qui a été retenue. Ainsi, la marque aux trois bandes va délaisser une partie de ses usines chinoises pour mettre en place des usines entièrement automatisées en Europe et aux États-Unis

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Éthiopie : Une serre révolutionnaire contre la pénurie d’eau

L’eau a toujours été un bien précieux. L’humanité a mis un peu de temps à s’en rendre compte mais, avec le réchauffement climatique, elle en prend subitement conscience. 

Il faut donc apprendre à utiliser cette ressource de façon rationnelle… mais aussi savoir la récolter où elle se trouve, surtout dans les endroits où elle a toujours manqué. C’est dans ce but qu’un couple a mis au point un système de serre qui récupère l’eau présente dans l’air. Assez génial… et très simple !

Mathilde Richelet et Bassel Jouni ont inventé une serre multifonction. Un concept élémentaire mais diablement efficace.

« Cette serre a été imaginée pour capturer efficacement la rosée, le brouillard et l’eau de pluie ».

Un film plastique recouvre une armature en bois, lui donnant ainsi un air de tipi translucide. La journée il agit comme une serre sur les cultures qu’il couvre mais, le soir, lorsque la température tombe, il capture la rosée qui est alors conduite dans un réservoir à l’aide de petites gouttières.
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Sénégal : Le naufrage du pétrolier Salem est-il la fraude du siècle ?

Le 17 janvier 1980, pétrolier de 200.000 tonnes coule au large de Dakar. Son équipage est sauf, mais sa cargaison, estimée à deux millions de barils de pétrole brut, disparaît mystérieusement. Et si ce n’était qu’une vaste supercherie?

Quand la Chine verte s’éveille

Dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, des fermiers, des militants écologistes, des journalistes et des scientifiques luttent pour tenter d’arrêter le projet de construction d’un énorme barrage sur le fleuve Yangtsé (le fleuve bleu). Lequel submergerait les vallées et engendrerait le déplacement de quelque cent mille personnes.

Afrique : Ériger des clôtures pour protéger les espèces

Les pays africains sont souvent critiqués pour leur incapacité à relever leurs défis environnementaux. Les observateurs citent en particulier la disparition des habitats naturels face à la pression démographique, la dégradation des terres et l’industrialisation. Et surtout, la critique la plus courante est que l’augmentation du braconnage menace la survie d’espèces en danger comme les éléphants et les rhinocéros.

Le Kenya a toutefois mis en œuvre un important et novateur projet de conservation de la biodiversité. Entamé dans les montagnes Aberdare, au centre du pays, le projet Rhino Ark avait pour objectif initial de protéger le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, des ravages opérés par les gangs de braconniers.

Le principal enseignement à retirer de ces initiatives est simple : de bonnes clôtures sont bénéfiques pour tous.

Ce projet est soutenu par ceux-là mêmes qui auraient pu s’y opposer: les communautés locales des régions agricoles limitrophes, parmi les plus productives du pays.
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Chine : Un modèle à bout de souffle ?

Entretien avec David Baverez, un “business angel”, investisseur dans des start-ups à Hong-Kong (Chine) depuis trois ans. Auteur de Génération tonique (éd. Plon), il y dépeint les atouts de la Chine et les incompréhensions de l’Occident face à son modèle.

La Bourse de Shanghai qui s’écroule à son plus faible taux journalier depuis huit ans (7,63%), les exportations chinoises en baisse et un taux de croissance qui “patine” à 7%… Plus rien ne semble aller dans l’Empire du Milieu. Voilà que les marchés étrangers commencent à se méfier de la Chine, longtemps perçue comme une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. Comment en est-on arrivé là?

On a souvent décrit la Chine comme un eldorado économique, avec une croissance et une productivité imbattables… Comment cette image s’est-elle construite?

David Baverez : Il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong. Le nouveau chef d’État rompt avec l’économie maoïste. Fini la planification, la collectivisation et l’autarcie. Deng Xiaoping lance une politique de “socialisme de marché” pour hisser la Chine au rang des plus grandes puissances mondiales. Le pays rentre dans ses Trente Glorieuses, et connaît une révolution anhistorique, complètement hors norme. Il encourage les investissements extérieurs et légalise les entreprises privées.
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États-Unis : Croissance, Mamie fait de la résistance

Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. Quatre-vingts ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance…

Mais pourquoi, au juste ? À quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ?

Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les États-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner. Les chercheurs hétérodoxes comme le physicien Albert Allen Bartlett ou l’économiste écologiste Joshua Farley sont plus disposés à leur répondre que les décideurs de Wall Street en plein banquet.

Avec leurs questions faussement naïves et leur irrévérence, elles démontrent par l’absurde la nécessité de se détacher du dogme de la croissance à outrance.

Recylage : Quand les designers font les poubelles

De plus en plus de designers s’intéressent aux déchets. Ils inventent de nouveaux matériaux qui deviendront peut-être la norme de demain. Pour leur prototype haut de gamme, les designers de Peugeot ont utilisé un produit qui ressemble à du bois précieux, mais il s’agit en réalité d’une nouvelle matière, issue de papier recyclé.

Des feuilles de journaux encollées, assemblées, puis pressées autour d’un cylindre comme les cernes d’un arbre. Les designers veulent changer le regard de leurs clients. Les produits recyclés peuvent prétendre à l’excellence.

Dénicher de nouveaux matériaux, certains en ont fait leur métier. Dans leurs rayons, de plus en plus de produits sont issus de recyclage. Les filières se mettent en place pour concevoir autrement, pour limiter les déchets, préserver les forêts et les ressources.

Big earth data : Une solution pour la planète

À l’ère du numérique, nous disposons aujourd’hui de puissants outils informatiques pour informatiser toujours plus le monde qui nous entoure. Les méga-données ou “big data” nous offrent un éclairage nouveau et passionnant sur notre planète.

Gérer leur flot sera l’un des défis majeurs du XXIe siècle, défi qui mobilise déjà une grande partie de la communauté scientifique mathématiciens, physiciens, informaticiens et chercheurs de terrain.
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Ardèche : À la découverte du bois de Païolive

Il est l’un des joyaux de l’Ardèche. Le bois de Païolive est l’une des forêts les plus sauvages de France. Les visiteurs apprécient le charme de cette forêt riche en biodiversité. Ce labyrinthe de rochers et d’arbres cache parfois des trésors comme la grotte de la Cotepatière. Elle fait 300 m de long.

Le bois est également traversé par les gorges du Chassezac, un affluent de l’Ardèche qui attire de nombreux touristes. Chaque année, ils sont 600 000 à fouler le site naturel autour du Païolive.

Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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Uranium : Si puissant et si dangereux

On découvrit l’uranium au XIXe siècle, à partir de la pechblende, résidu de l’exploitation des mines d’argent tchèques. Ce n’est qu’au moment où Adolf Hitler incita des physiciens allemands comme Otto Hahn à se pencher sur la construction d’un réacteur expérimental, et sur la fabrication d’un matériau pouvant servir à l’armement nucléaire, que l’uranium se révéla dangereux.

Face à la menace d’une bombe atomique, Albert Einstein alerta le président Roosevelt, poussant ainsi le gouvernement américain à mettre sur pied un projet de recherche secret. Les 6 et 9 août 1945, des avions de chasse américains larguèrent deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, faisant 155.000 victimes. La contamination radioactive causa la mort de 110.000 autres personnes dans les semaines qui suivirent.

Avec la crise pétrolière, l’énergie atomique s’est imposée rapidement comme une solution énergétique «propre». Cette euphorie a pris brutalement fin en 1986, avec l’accident de Tchernobyl. La moitié de l’Europe a été touchée par ses retombées radioactives.

Il y a quelques années, nul ne pouvait imaginer qu’une catastrophe semblable puisse à nouveau survenir, jusqu’au désastre de Fukushima, en 2011. A l’heure où l’Allemagne organise sa transition énergétique, la France mise toujours sur le nucléaire.

Partie 1:

Partie 2:
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Chine : Menace toxique suite aux explosions de Tianjin

Une ville dévastée et un trou béant là où a eu lieu la plus puissante des explosions; Tianjin est profondément meurtrie ce vendredi 14 août, quelques 36 heures après la catastrophe. Un incendie s’est déclaré dans un entrepôt qui contenait des produits dangereux. Des explosions ont tout dévasté ensuite.

Selon un dernier bilan provisoire, on compte au moins 50 morts, dont 17 pompiers, et plus de 700 blessés. Et dans les hôpitaux, on craint davantage de victimes encore. Beaucoup de blessés sont dans un état grave.

Les premiers experts, spécialistes des armes bactériologiques et chimiques, sont arrivés sur place. Ils procèdent à des relevés de l’air pour mesurer l’ampleur de la pollution toxique. Les autorités chinoises se veulent encore rassurantes, mais on ignore encore pour l’heure quels produits étaient entreposés dans le port de Tianjin.

A partir d’aujourd’hui, la Terre ne peut plus suivre notre consommation

C’est aujourd’hui le jour du dépassement : une triste nouvelle pour l’environnement. Cela signifie qu’à partir d’aujourd’hui, 13 août, les humains consomment plus que ce que la Terre peut fournir. Une surconsommation des ressources naturelles, qui s’aggrave.

Que faire face aux migrants?

Horrifiés et impuissants, nous assistons à la recrudescence en Méditerranée des naufrages de migrants. Les victimes se comptent par centaines. L’Union européenne tergiverse. Chacun y va de son indignation, qui glisse néanmoins au silence gêné dès qu’il devient question d’accueillir. Les experts en tout genre analysent et supputent.

A vrai dire, les causes sont vite cernées, encore qu’elles constituent un faisceau où s’entrecroisent raisons objectives et calculs politiques, sinon bassement financiers. Laissons d’emblée l’explication basique chère aux radicaux de tout poil: c’est la faute à l’Occident ! Une météorite viendrait par malheur frapper notre planète que ces doctrinaires tranchants sauraient aussitôt dénoncer les manigances de l’impérialisme.

Sans nier les erreurs, les interventions parfois inopportunes, l’oubli des principes au profit des intérêts bien compris, attribuer aux seuls Occidentaux la responsabilité du chaos qui affecte le Moyen-Orient et une large partie de l’Afrique relève de la mystification.

La guerre civile, l’explosion des fanatismes religieux, la décomposition politique, la ruine économique ne sont pas le résultat d’une conspiration mondialiste, mais l’aboutissement d’évolutions commencées voici des décennies et parfaitement prévues par des observateurs objectifs et lucides. Restons seulement dans le domaine français : il faudrait relire aujourd’hui René Dumont (« L’Afrique noire est mal partie » 1962) ou Jean-Christophe Rufin (« L’Empire et les nouveaux barbares » 1991), pour ne citer que ces deux-là.
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Marseille : « Le Vieux-Port est une décharge publique »

L’association écologiste Sea Sheperd a diffusé, ce mercredi, une vidéo éloquente montrant les fonds marins du Vieux-Port de Marseille jonchés de déchets.

Nous avons voulu montrer que tout ce qui tombe par terre un jour ou l’autre finit à la mer sur le Vieux-Port ou à 500 kilomètres d’ici“, a expliqué Kamel Benabi, plongeur à Sea Sheperd.

Tout le littoral n’est pas à l’image de la vidéo filmée par Sea Sheperd. “On pourrait comparer la Méditerranée à une rue dans une grande ville et le Vieux port à une décharge publique“, a-t-il précisé.

Burkina Faso : Une transition en or

Avec la crise économique mondiale, l’envolée du cours de l’or a créé des vocations au Burkina Faso. Des petits orpailleurs aux grosses mines étrangères, chacun veut tirer parti du précieux métal jaune. En pleine transition, le pays tente de réformer le secteur aurifère, sa première source de devises.

Part des exportations burkinabées en 1998 et de 2011 à 2014

«Le boom de l’exploitation artisanale de l’or en Afrique de l’Ouest, qui a permis la diversification des activités rurales, a un lien très étroit avec la grosse sécheresse de 1984, explique le géographe Matthieu Thune, qui a notamment étudié la mine de Kalsaka, dans le nord du pays.

D’abord, elle a rendu l’agriculture très difficile et poussé les paysans à trouver des sources alternatives de revenus. Ensuite, en faisant baisser le niveau des nappes phréatiques, la sécheresse a permis d’accéder à des filons de plus en plus profonds.»

Mais l’envolée du cours mondial de l’or à la fin des années 2000, avec un pic atteint en juillet 2011, a créé des vocations et un véritable goldrush chez les Burkinabés. Rien que dans la province du Tuy, où se situe Kari, il y a plus d’une dizaine de sites d’orpaillage.

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Démographie : L’étrange destin de la bombe “P”

Qu’est devenue la « bombe P »? Au milieu des années 70, racontent les démographes Yves Charbit et Maryse Gaimard dans leur livre (1), la bombe P, pour « population », faisait courir démographes, diplomates et organisations onusiennes.

En 1974, à la première conférence mondiale sur la population, organisée à Bucarest, il n’y a guère de doute sur son explosion prochaine. A l’époque, l’espèce Homo sapiens compte quatre milliards d’individus vivants, contre trois milliards en 1960, deux en 1927 et un seul en 1803.

L’accélération semble non seulement fulgurante, mais surtout grosse d’une menace, pour l’essentiel vécue comme venant d’un «Tiers-monde», selon le vocabulaire de l’époque, puisque les pays industrialisés ont à l’époque effectué leur «transition démographique», offrant la perspective d’une stabilisation à long terme de leurs populations.

Si le constat est partagé, on s’affronte sur la réaction. Certains réclament des politiques de planning familial et l’usage massif de la contraception. D’autres rétorquent que le développement économique est le meilleur des contraceptifs. Les deux auteurs racontent la passionnante histoire qui suivit.

Car, si nous avons dépassé le septième milliard en 2012, c’est à un rythme d’un milliard tous les treize ans, quasi identique à celui de 1974. La bombe P n’a donc pas explosé, pourraient penser certains.
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Épigénétique : Nous sommes ce que nous mangeons

Pourquoi deux vrais jumeaux ne sont-ils pas sujets aux mêmes maladies? Selon les chercheurs, de nombreux facteurs influent sur notre organisme, et en premier lieu, l’alimentation : celle-ci aurait une influence directe sur nos gènes et ceux de nos descendants.

La question de savoir dans quelle mesure nous sommes préprogrammés ou façonnés par l’environnement continue à susciter des controverses. Le domaine de l’épigénétique est apparu pour combler la brèche entre l’inné et l’acquis. La définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN ».

En d’autres termes, si la génétique cherche à établir la relation entre les gènes et l’hérédité, l’épigénétique étudie comment l’environnement interagit avec les gènes pour modifier la façon dont ils s’expriment.

La Terre a dépassé plusieurs seuils écologiques cruciaux

Une étude qui sera présentée au Forum économique mondial à Davos rappelle que les limites de la planète ont été dépassées…

Températures, biodiversité, pollution des sols: tous les signaux sont au rouge.

Dans une mise à jour d’une étude parue en 2009, publiée par Nature ce vendredi et qui sera présentée au Forum économique mondial de Davos la semaine prochaine, des chercheurs internationaux dressent un constat alarmant..

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Déchets toxiques, mortel héritage

Toxiques, précieux par leurs composants et toujours plus abondants, les déchets électriques et électroniques déferlent sur la planète. Partiellement recyclés dans les pays du nord, nos téléphones, ordinateurs, télévisions et frigos prennent les chemins du sud pour une deuxième vie, souvent courte, souvent illégale, avant de finir brûlés et démantelés sur des décharges, causant des dommages irréparables pour la santé et l’environnement. Enquête de la Suisse à l’Afrique.


TEMPS PRÉSENT Déchets toxiques, mortel héritage par bluekonnie

Jean-Claude Lévy : « L’économie circulaire »

Jean-Claude Lévy est historien, géographe, journaliste. Il a occupé différentes fonctions dans plusieurs ministères et notamment collaboré à Révolution (hebdomadaire du Parti communiste français) dans les années 1980, à Libération, à la revue Passages.

Il est actuellement chargé d’une mission de réflexion sur la Chine, le développement durable et la coopération décentralisée au ministère des Affaires étrangères et européennes.

Le dernier siècle de l’ours polaire

L’ours polaire, espèce menacée. L’affirmation semble une évidence. Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, qui prive l’espèce d’une bonne partie de son habitat. Dans la revue PLoS One du 27 novembre, une équipe de l’université d’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que si rien n’est fait d’ici à la fin du siècle, l’ensemble de la population de cet animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.


Sur la banquise, le colosse à fourrure blanche n’épargne personne. Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de son instinct prédateur. Mais son énergie, l’ours la tire en réalité d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du Grand Nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.

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