Martinique : Fabriquer de l’électricité grâce à l’océan

La Martinique va accueillir NEMO (pour “New Energies for Martinique and Overseas”) une première centrale électrique flottante nouvelle génération utilisant les couches profondes des océans.


L’Union européenne vient de décider l’octroi de 72 millions d’euros pour aider à la réalisation du projet NEMO. Il s’agit d’une centrale flottante exploitant l’énergie thermique des mers (ETM). Construite par la DCNS (ex direction de la construction navale à Cherbourg) et le développeur de projet akuo energy.

Cette centrale de 16 MW pourra fournir les besoins de 35.000 foyers. Elle sera installée à sept kilomètres au large de la ville de Bellefontaine sur la côte est de l’île et sera opérationnelle en 2018. Le coup de pouce de l’Europe va permettre de couvrir financièrement les cinq premières années d’exploitation.

Utiliser la différence de température entre la surface et les couches profondes

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Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

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Cuba : Comment l’île s’est convertie au bio

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides.

Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

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Océans poubelles et cimetières atomiques

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100.000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993.

Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. L’arctique quant à lui abrite en son fond nombre d’épaves abandonnées (issues de l’activité militaire) qui pourraient bien libérer de fortes doses de radioactivité.

« Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. »

Périco Légasse : pourquoi la France est devenue moche

Ronds-points, parkings, zones commerciales…pour Périco Légasse, l’enlaidissement de la France est une conséquence de la mondialisation qui uniformise le territoire sous la bannière du double impératif produire/consommer.

FigaroVox : Les paysages français ont-ils beaucoup changé ces 30 dernières années du fait de la multiplication des zones commerciales et industrielles à l’entrée des villes ?

Périco Légasse : C’est même l’un des phénomènes marquants, voire déchirants, de la morphologie contemporaine française.

La France n’est pas qu’une entité culturelle de dimension internationale, c’est aussi un territoire culturel de réputation mondiale. Son visage participe de son image. Or nous assistons depuis trente années à un massacre organisé de ce tableau sur lequel s’est bâti, non seulement le renom touristique et pittoresque de ce pays, mais aussi sa légende de pays de l’art de vivre.

Il y a une quarantaine d’années, le journaliste Michel Péricard, avant qu’il ne soit élu député-maire de Saint-Germain-en-Laye, animait sur «la deuxième chaine» de l’ORTF une émission intitulée «La France défigurée». Il dénonçait déjà les ravages -que l’on appelle aujourd’hui environnementaux- d’un urbanisme brutal, de la mercantilisation sauvage des faubourgs de grandes villes et de «L’expansion économique» telle qu’elle est croquée dans la Soupe au chou, de Claude Zidi (1976) où Louis de Funés et Jean Carmet, symboles de la «France fossile» étaient confinés dans leur ferme comme des primates pour s’être opposés à l’ouverture d’un centre d’attraction autour de chez eux.

Caricature ? Hélas non, prémonition, car la réalité est bien pire.

Et de voir ces abords d’agglomérations ainsi transformés en boulevards de la surconsommation dans un concours de laideur fait mal au ventre. On a abîmé, souillé, détruit, violé des paysages magnifiques pour les remplacer par des enfers multicolores bétonnés ou métallisés afin que les citoyens viennent y accélérer la dynamique de défiguration de leur pays.

Il faut bien vivre, certes, et donner du travail à tout le monde, mais quand le remède consiste à enclencher un processus qui ruine l’économie nationale par un abaissement systématique des prix via une mutilation organisée du cadre de vie et de l’esthétique des espaces urbains, on se demande si la facture n’est pas chère payée. Je me promène en Europe, et il est vrai que peu de pays échappent à cette dégradation environnementale, toutefois, j’ai l’impression qu’en France, certains élus locaux ont lancé un concours de mauvais goût pour rendre les choses encore plus moches. Il faut avouer que l’horreur dépasse parfois la fiction.
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L’écologie du paysage au service de la biodiversité ?

Le programme BIODIVEA lancé en 2010 par le Ministère en charge de l’Agriculture en partenariat avec le Ministère en charge de l’Écologie, avait pour but de renforcer la mobilisation de l’enseignement agricole autour de la biodiversité. Les hypothèses liées aux expérimentations sont que les caractéristiques du paysage agricole dans sa composition, son organisation, les usages et les pratiques qui y sont liés, jouent un rôle déterminant dans la préservation de la biodiversité.

Les exemples de ce film montrent les leviers sur lesquels agir pour imaginer, concevoir et créer des paysages qui seraient favorables à une agriculture agro-écologique.

Le paysage est un concept polysémique qui recouvre plusieurs champs disciplinaires. Les représentations sociales du paysage peuvent renvoyer à des représentations culturelles et professionnelles divergentes. Pour les biologistes, les agronomes, les aménageurs, etc. le paysage ne revêt pas les mêmes significations.

Dans le cas de ce documentaire, pour aborder la question de la biodiversité dans l’espace agricole, le parti pris a été de raisonner le paysage par le biais de son écologie. En effet, le projet Casdar BiodivEA2 a été centré sur la compréhension du rôle joué par la biodiversité fonctionnelle dans les espaces agricoles.

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Plastique : Menace sur les océans (Rediff.)

Quelles sont les conséquences de la pollution des océans par les matières plastiques ? Un état des lieux des connaissances scientifiques actuelles.

Chaque année, l’humanité déverse six millions de tonnes de plastique dans les mers. L’océanographe et militant écologiste Markus Eriksen sillonne le Pacifique Sud, des côtes chiliennes à l’île de Pâques, pour détecter un des tourbillons océaniques où se concentrent ces plastiques.

Deux “îles” de déchets non biodégradables ont déjà été découvertes dans le Pacifique Nord et en Atlantique Nord, et trois restent à localiser dans l’hémisphère sud. Avec quel impact ?

Chimistes, océanographes et ornithologues mettent en lumière les multiples facettes du phénomène, à commencer par les mammifères étranglés et les oiseaux étouffés. Mais les hormones de synthèse véhiculées par les débris, les substances polluantes qui s’y concentrent ou les micro-plastiques présents dans nos produits de consommation s’avèrent plus toxiques encore pour la chaîne alimentaire.

Sans oublier que ces objets transportent sur des milliers de kilomètres des micro-organismes qui bouleversent les écosystèmes. Une pollution massive et mondiale.

Tourisme : Les 8 nouvelles tendances innovantes

Le tourisme est devenue une activité économique de masse et de première importance. En France, première ou seconde destination touristique mondiale, et un peu partout dans le monde, on voit pourtant apparaître de nouvelles formes d’activités touristiques. Pas encore de quoi bouleverser l’industrie touristique, mais demain…

On l’appelle le « tourisme responsable » mais le terme recouvre bien des pratiques, pas tout à fait synonymes. De là à penser que le bilan de la fréquentation touristique « maussade » de  juillet-août 2013, avec une baisse de 3,5% des nuitées marchandes, aurait quelque chose à voir avec le tourisme collaboratif… (1)

L’envie de ne pas passer des vacances idiotes gagne une partie de plus importante du public : l’aspiration à mettre en conformité les valeurs auxquelles on aspire toute l’année avec ses choix de vacances est de plus en plus forte.

Quelques chiffres-clés sur le tourisme mondial et français

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Le Dessous des Cartes : Gaz de schiste, une nouvelle géographie de l’énergie ? (2/2)

De nombreux pays s’interrogent sur l’opportunité d’exploiter leurs ressources en gaz de schiste. Le Dessous des Cartes revient sur le cas des États-Unis, puis dresse un tableau de la situation mondiale, afin de mieux comprendre en quoi les gaz de schiste pourraient modifier la géographie de l’énergie et même jouer un rôle déterminant sur l’échiquier des grandes puissances.

Revoir la 1ère partie :

Être payé pour venir au travail en vélo

Depuis début juin, une vingtaine d’entreprises volontaires expérimentent la mise en place d’une « indemnité kilométrique vélo » pour les salariés faisant le trajet domicile-travail en pédalant.

Le test, engagé par le gouvernement dans le cadre d’un plan d’action en faveur du vélo et de la marche, doit durer six mois avant une éventuelle décision de généraliser la mesure.

Le Dessous des Cartes : Gaz de schiste, techniques d’exploitation et impact environnemental (1/2)

L’exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel fait débat dans de nombreux pays. Dans ce premier volet, Le dessous des cartes s’interroge sur les techniques employées pour sa production, mais aussi sur les enjeux de son exploitation et son impact environnemental.

Chine : A la recherche de terres agricoles non-polluées

Les compagnies chinoises effectuent une expansion rapide sur le marché alimentaire mondial, rachetant dans le monde entier des entreprises de produits agricoles, des producteurs d’aliments et de boissons.

L’année passée, la Chine a dépensé plus de 12 milliards de dollars américains dans cet objectif. Jusqu’à présent, le gouvernement chinois poursuivait la stratégie d‘importations modérées des cultures agricoles et d’achat des terres agricoles sur le territoire des autres pays. Maintenant, les choses sont en train de changer.

En effet, en 2013, la compagnie de Hongkong « Shuanghui Group » a absorbé une compagnie américaine, ayant acheté pour 7 milliards de dollars le producteur de la viande « Smithfield Foods » avec ses dettes. La corporation publique « Cofco » qui contrôle 90 % du marché interne du blé a acheté le bloc de contrôle de la compagnie néerlandaise « Nidera Holdings » et la branche agricole de « Noble Group » ayant déboursé pour les deux compagnies près de 3 milliards de dollars.

De cette façon, Pékin s’est procuré des silos à grains en Argentine, des sucreries au Brésil, des minoteries en Europe Centrale et les usines de transformation des graines de tournesol en Afrique du Sud et en Ukraine

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Y a-t-il trop d’avions dans le ciel ?

L’Union européenne prévoit que le nombre d’avions aura doublé d’ici 2020. Notre planète peut-elle supporter une telle augmentation? Peut-il y avoir de plus en plus d’avions dans les airs sans qu’ils finissent par se percuter les uns les autres?

Si elle n’est responsable que de 2 % du total mondial des émissions de CO2, l’aviation commerciale sait qu’il va falloir faire mieux. Alors, elle se tourne vers ceux qui lui ont toujours sauvé la mise. Premièrement, la technologie, qui cherche à améliorer l’existant, ici et maintenant : de multiples petites transformations dont l’accumulation finit par produire un effet sur l’ensemble.

Deuxièmement, la recherche fondamentale, qui veut inventer des solutions radicalement nouvelles, faire du passé “table rase”. Le film va à la rencontre des acteurs de cette transformation qui changera radicalement notre façon de voyager.

Janez Potočnik : « Les subventions à l’eau et l’énergie entravent l’économie circulaire »

Janez Potocnik, le commissaire européen Slovène en charge de l’environnement, affirme que le modèle de l’économie circulaire va inévitablement s’imposer. Un des enjeux centraux sera le découplage de la croissance économique et de la consommation, pour ne pas épuiser les ressources de la planète.

L’économie circulaire est-elle juste une idée séduisante ou une évolution véritable de l’économie européenne ?

C’est en fait inévitable. Premièrement, car nous sommes dans un continent densément peuplé et nous consommons énormément de ressources. 16 tonnes de ressources par personne et par an. Dont trois tonnes terminent dans des décharges à ciel ouvert. Nous sommes enfermés dans de vieux modèles de production et de consommation industrielles.

Deuxièmement, parce que nos ressources et nos sources d’énergie deviennent de plus en plus chères. Après un siècle marqué par un recul des prix, les prix des ressources ont commencé à exploser au tournant du siècle. Le prix réel des ressources a progressé de 300 % entre 1998 et 2011. 87 % des sociétés européennes anticipent une poursuite de cette tendance ces cinq prochaines années.

Troisièmement, déjà aujourd’hui, les ressources représentent la première dépense structurelle. Par exemple, dans l’industrie allemande, 43 % du total des coûts peuvent être attribués à l’exploitation de ressources. Seulement 18 % incombent à la masse salariale.

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Faut-il faire le deuil du pic pétrolier ? (Audio)

En raison du développement exponentiel de l’exploitation du pétrole de schiste par facturation hydraulique sur leur territoire, les États-Unis se dirigent vers l’indépendance énergétique à l’horizon 2020. L’extraction du gaz de schiste à l’aide de la même technologie a déjà causé l’effondrement de son prix dans ce pays.

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Débat entre deux spécialistes du secteur pétrolier et un économiste autour de la question: la théorie du pic pétrolier est-elle encore valide, et comment le “renouveau” du pétrole abondant s’inscrit-il en regard du changement climatique.

Cependant, plusieurs caractéristiques du pétrole de schiste rendent les prévisions de production incertaines: les puits exploités par fracturation produisent beaucoup la première année, puis les quantités extraites diminuent rapidement. Cela oblige les compagnies à ouvrir sans cesse de nouveaux puits pour maintenir le niveau de production.

La fracturation utilise beaucoup d’eau et de sable, éléments dont la disponibilité peut poser problème à terme. Les très nombreux produits chimiques utilisés pour fracturer la roche mère rendent les déchets produits hautement problématiques. Enfin, tant qu’une fracturation n’a pas été effectuée, il est impossible de déterminer à l’avance le potentiel d’un forage.

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