Pesticides : la contamination alarmante des rivières françaises

Des pesticides sont présents dans près de 9 points de mesure sur 10 des eaux de rivières. Les normes de qualité des eaux souterraines sont respectées à un peu plus de 80 % seulement.

On en retrouve un peu partout, même si c’est souvent à dose relativement faible. En tout cas, à des niveaux qui sont inférieurs aux normes de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). L’état de contamination des cours d’eau et les nappes phréatiques par les pesticides que donne à lire une étude du Commissariat général du développement durable (CGDD) est inquiétant.

Cet organisme qui dépend du ministère de l’Ecologie signale ainsi un taux de présence de ces substances de 89 % sur l’ensemble des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane). On comprend mieux pourquoi le plan de Ecophyto du Grenelle de l’environnement, visant à diminuer de moitié la consommation de pesticides en 2018, a tourné au flop et pourquoi une nouvelle version s’impose.

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Entre miel et terre

Ils avaient vingt ans. Ils voulaient “vivre autrement”, vivre loin de la folie des hommes, vivre en harmonie avec la nature. Pour cela, Sam, Manu, Florent et Thimothée avaient choisi l’apiculture. Dix ans plus tard, ils sont apiculteurs. Dix ans plus tard, ils composent avec les contraintes économiques, familiales, font face à la mortalité toujours plus grande des abeilles, et, déjà, sans le savoir, inventent une nouvelle ruralité…

France : Le plus beau pays du monde (Opus 2)

Frédéric Fougea, en observateur et conteur des petites histoires du monde vivant, poursuit son voyage itinérant à travers l’Hexagone et rencontre les hommes et les femmes qui vivent au contact de la nature.

Le voyage commence avec la naissance, dans le Jura, d’un bébé faon qui cherche l’équilibre sur ses pattes puis s’élance vers sa mère, prêt à commencer une nouvelle vie. Non loin de là, un chasseur légendaire est de retour après sa disparition au cours XXe siècle : le lynx. Tandis que, de son côté, plus petit mais tout aussi discret, l’écureuil s’applique à enterrer des milliers de glands pour l’hiver.

Après les cimes de la forêt jurassienne, plongée dans les fonds sous-marins de la Bretagne, avec le dauphin ambassadeur, ainsi dénommé pour avoir quitté ses congénères et être allé à la rencontre des hommes. Puis retour dans les airs, où 50.000 grues venues de l’Europe du Nord passeront l’hiver à Arjuzanx en Aquitaine, sur les restes d’une ancienne mine de lignite, un spectacle époustouflant.

Des moments de grâce
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Pierre Rabhi : Les clés du paradigme

Retour sur le parcours de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste français d’origine algérienne. Ce dernier est l’inventeur du concept de «sobriété heureuse». A travers le monde, il est reconnu comme l’un des experts internationaux de référence en matière de sécurité alimentaire.

En Ardèche, dans son refuge, l’homme se confie sur son enfance passée en Algérie et à Paris. Il revient sur la décision la plus importante de sa vie : quitter avec sa femme le monde industriel de la banlieue parisienne pour l’univers rural de l’Ardèche.

De cette expérience, il en tire un nouveau modèle de société basé sur «l’agro-écologie». Ce nouveau paradigme propose une société plus généreuse pour l’Homme et la Terre.

Allemagne : La fracturation hydraulique désormais quasi impossible

Le projet de loi adopté mercredi par le gouvernement allemand rend virtuellement impossible la technique du «fracking», tant les restrictions sont nombreuses.

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi empêchant de facto largement l’utilisation de la technique controversée de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste, tant les restrictions sont nombreuses.

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L’Amazonie fertilisée par… la poussière du Sahara

Un désert qui fertilise une forêt équatoriale ? Incroyable mais vrai, assure une équipe de l’université de Londres qui décrit le voyage du phosphore au-dessus de l’Atlantique.
Il y a 10.000 ans, tout le centre du Sahara était recouvert par un lac poissonneux immense. Les changements climatiques régionaux et globaux ont peu à peu réduit cette étendue d’eau douce aux limites actuelles du lac Tchad, soit moins de 1500 km2. À la place s’étend la dépression du Bodélé, une zone désertique traversée par des vents violents.

Au point que la moitié des poussières du Sahara partant dans l’atmosphère provient de cette région qui reste la première au monde pour l’érosion éolienne. Or, nous apprenaient en octobre 2014 les chercheurs de l’université de Londres, ces poussières s’avèrent être un excellent fertilisant pour le massif amazonien.

Depuis, une nouvelle étude publiée fin février 2015 dans le journal Geophysical Research Letters a même quantifié la quantité de sable ainsi déplacée par les vents de l’Afrique du Nord vers l’Amérique du Sud.

Ce seraient ainsi 22.000 tonnes de nutriments qui parviendraient chaque année, en moyenne, jusqu’à l’Amazonie. Et, selon les chercheurs, ces apports équilibreraient les pertes en nutriments dues au ruissellement des pluies sur les sols de l’Amazonie. Mais ces apports ne représentent que 0.08% de la matière transportée depuis le Sahara vers l’Amérique du Sud. Les chercheurs estiment en effet que ce son 27,7 millions de tonnes de sable qui sont transportées par les vents jusqu’en Amazonie.

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Une électricité 100% verte en France: un scénario possible dès 2020

C’est un rapport qui dérange. Selon l’agence de l’environnement, il est possible d’ici 2050 de produire en France une électricité 100% verte. L’étude a été classée, et pourtant les experts assurent qu’un tel avenir est possible.

Inde : Le Gange, fleuve à la dérive

Le Gange est un fleuve sacré pour des centaines de millions d’Indiens. Depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements ont eu la rude tâche d’essayer de le rendre «propre». Une mission quasi impossible. Le Premier ministre Narendra Modi pourra-t-il à son tour relever ce défi?

Avec Bénarès, Kanpur est l’un des endroits les plus sales du Gange. Là se concentre la plus grande partie de l’industrie du cuir (activité principale de la ville depuis plus d’un siècle). Des millions de litres de déchets industriels sont déversés dans l’eau et sur les rives.

Selon l’ONG Eco Friends, les 400 tanneries rejettent 50 millions de litres d’eau souillée dans le fleuve. Seuls 9 millions sont traités. La majorité des ateliers sont tenus par des musulmans. Le nettoyage instamment demandé par des nationalistes hindous prend une connotation religieuse et politique.

Narendra Modi, est issu des cercles nationalistes hindous et leader du Barhatiya Janata Party (Parti du Peuple indien). Élu Premier ministre de l’Inde le 17 mai 2014, il fête sa victoire sur les bords du Gange. Lors de sa campagne, il a promis aux Indiens de dépolluer le Gange, véritable égout à ciel ouvert.
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Les feux de forêt à l’origine d’un Tchernobyl 2.0 ?

A l’abandon le plus total, les forêts de la zone d’exclusion de Tchernobyl pourraient voir se multiplier les incendies, du fait du réchauffement climatique. Au risque d’en redistribuer la radioactivité sur l’Europe, craignent des chercheurs au terme d’une étude publiée dans la revue Ecological Monographs.

Les incendies de forêt vont-t-ils raviver en Europe le souvenir de Tchernobyl, accident nucléaire survenu en avril 1986? C’est ce que redoute l’équipe du Pr Anders Møller du laboratoire «Ecologie, systématique, évolution» à l’université Paris-Sud, spécialiste de la faune et de la flore des zones d’exclusion nucléaire. Et les raisons de leurs craintes ne manquent pas.

Primo, les incendies de forêt seront plus fréquents au XXIème siècle, en Europe de l’est comme ailleurs, du fait du réchauffement climatique. Secundo, les forêts de Tchernobyl, qui recouvrent plus de 70 % des 2.600 km2 de la zone d’exclusion, contre 53% avant la catastrophe, ne sont plus entretenues, et la litière s’y décompose moins vite que dans des zones non irradiées. Tertio, la surveillance incendie y est minimale, l’Ukraine, en proie à une guerre civile, ayant d’autres priorités.

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Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
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Le grand méchant sac (Màj vidéo)

Addendum du 07/04/2015 : Est-ce bientôt la fin des sacs plastiques à usage unique ?

En décembre, l’Assemblée nationale a examiné un projet de loi sur la transition énergétique. Parmi les grands coupables, le sac plastique qui dépanne le consommateur lorsqu’il fait ses courses. Selon les chiffres du gouvernement, 5 milliards de sacs plastiques sont encore distribués aux caisses des magasins, ainsi que 12 milliards dits “fruits et légumes”.

Un amendement voté le 25 juin 2014 prévoit d’interdire les sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016. 10 mois pour se débarrasser d’un produit installé dans notre quotidien, dans nos habitudes depuis près de 60 ans.

Qu’est-ce qui va succéder à ce bon vieux sac ? Peut-on fabriquer des sacs biodégradables à base de matière organique ? Sont-ils vraiment écolos ? Enquête sur la trace des alternatives au sac plastique.

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Grande-Bretagne : Une piscine-étang qui s’autonettoie avec des plantes à Londres

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain. En mai en plein cœur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau ovale aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui  permet de se passer de tout produit chimique.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes. La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:
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Qu’est ce que le biomimétisme ?

Le biomimétisme désigne le transfert et l’application de matériaux, de formes, de processus et de propriétés remarquables observées à différentes échelles du vivant, vers des activités humaines1. C’est un domaine émergent de la recherche qui comprend des sous-domaines tels que la bionique et la bio-assistance, l’architecture biomimétique.

Il s’agit d’une ingénierie inspirée du vivant qui cherche à tirer parti des solutions et inventions produites par la nature (les écosystèmes, les services écosystémiques) ; solutions sélectionnées parmi de nombreuses autres depuis 3,6 milliards d’années, efficace d’échelles nanométriques aux échelles macroscopiques et écosystémiques.

Face à la crise tant économique qu’écologique liée à la surexploitation des ressources naturelles, de nombreux chercheurs, architectes, industriels, prospectivistes et certains gouvernements estiment que le biomimétisme pourrait aussi être un vecteur de mutation, d’une économie « carbonée », très polluante et consommatrice d’espace, d’énergie et de ressources naturelles minérales vers une « économie verte » s’appuyant sur des technologies simples, propres, sûres et sobres, une transition énergétique, voire vers la transition écologique et sociale.

Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

Montpellier : Il se nourrit de plantes sauvages et s’en porte bien

Depuis 15 ans, Jean se nourrit uniquement de riz et de plantes sauvages, qu’il cueille dans les interstices du bitume urbain, les jardins ou les bois. Il vante les mérites de ce réservoir naturel exceptionnel mais ignoré, et son apport pour la santé.

« Je ne mange que des plantes sauvages et du riz depuis quinze ans. » Une telle affirmation a de quoi surprendre, surtout quand elle provient d’un sexagénaire pétillant. Pourtant, dans les ruelles de Montpellier, Jean Peyre passe presque inaperçu : casquette et jeans usés, il n’a pas l’air d’un excentrique.

Seul détail intrigant, il s’arrête tous les trois mètres pour ramasser une pousse verte coincée dans le bitume. Chicorée, chardon, oseille. « Nos villes regorgent de plantes comestibles, seulement, nous ne savons plus les reconnaître. »

Un choix de vie

Lui a appris, patiemment, en autodidacte. Sa bible ? Le Guide des plantes comestibles et toxiques, de François Couplan et Eva Styner. Aujourd’hui, il sait distinguer près de deux cents végétaux, et s’applique à désigner chacun par son nom latin. Un savoir encyclopédique, que Jean Peyre cultive avec passion.

« J’en apprends des nouvelles chaque année, et j’écris beaucoup, au fur et à mesure que mes connaissances grandissent. » Il compile le tout sur des centaines de feuillets, écrits à l’ordinateur en police minuscule.

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Indonésie : Défilé de mode contre la pollution

A Rancaekek, dimanche 22 mars, sur l’île de Java, un podium a été érigé au-dessus d’une rizière dont l’eau, souillée de déchets, était noire. Chaussées de bottes en caoutchouc, les jeunes femmes ont effectué des allers-retours sur des planches en bois devant une immense inscription “Désintox” et ont exhibé des pancartes où était inscrit le slogan “Dites non à la mode avec des produits toxiques”.

Le Cikijing est un affluent du fleuve Citarum, l’un des plus pollués au monde, situé sur l’île de Java. Les industries textiles de la région y déversent chaque jour des déchets toxiques, ce qui en fait une immense poubelle aquatique alimentée également par la population des alentours qui y jette d’innombrables ordures en plastique. Plus de 1.200 hectares de rizières ont été pollués, selon Greenpeace.

De grandes marques, notamment l’espagnole Zara et l’allemande Adidas, se sont engagées à participer à cette campagne. Selon un rapport de l’ONG publié en novembre 2014, plus de 500.000 personnes sont directement exposées à plusieurs produits chimiques (plomb, cadmium, chrome, pesticides) jetés dans le Citarum.

Croatie sauvage

Avec pas moins de huit parcs naturels, la Croatie offre une grande diversité de faune comme de paysages. À travers les montagnes, les campagnes, les marais et les bords de mer intacts, filmés à différentes saisons, ce film nous emmène à la découverte des nombreux animaux sauvages qui peuplent ce pays.

Didier Barthès / Denis Garnier : « Environnement et pression démographique »

Conférence donnée par l’association “Démographie Responsable” au salon écologiste “Primevère” de Lyon, le 22 février dernier. L’état d’urgence démographique y est clairement proclamé – avec chiffres incontestables à l’appui – et situé au premier rang des préoccupations écologiques.

Y est par ailleurs évoqué le risque de dérive que contient l’idée trop souvent sommaire de décroissance, consistant à régresser pour vivre plus nombreux, ce qui conduirait la société à une indigence généralisée.

L’influence de la démographie sur l’environnement peut être appréciée à l’aide des concepts d’empreinte écologique et de biocapacité. Cette dernière étant, in fine, reliée à la densité de population.

Partie 1:

Partie 2:
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Mort et espoir en haute mer

Les requins et leurs cousines, les raies, étaient présents sur cette Terre avant les dinosaures. Ils ont survécu à la catastrophique extinction de masse qui a liquidé les Tyrannosaurus Rex et tous les autres dinosaures, ainsi qu’à l’extinction Permien-Trias marquée par la disparition de 96 pour cent des espèces marines. Même les lignées plus récentes de requins, comme celle du requin marteau, existent depuis plus de 30 millions d’années.


Et pourtant, en quelques décennies seulement, la situation est devenue telle qu’un quart de tous les requins et raies est menacé d’extinction. Nous en sommes responsables – et nous avons la responsabilité d’y remédier.

Les populations de raies et de requins ne sont pas les seules en péril. Beaucoup d’autres composants de la biodiversité marine – en particulier les coraux, les mammifères marins, les oiseaux de mer et les tortues – sont en difficulté face aux pressions exercées par l’activité humaine. Les écosystèmes marins courent en conséquence le risque de se dérégler et de devenir moins stables et moins productifs.

Compte tenu du nombre de menaces qui pèsent sur la vie marine – dont la surpêche, le changement climatique, la pollution et l’urbanisation des côtes – il est facile, voire rationnel, d’être pessimiste. Cette année pourrait pourtant marquer le début d’une approche plus rigoureuse en matière de sauvegarde des écosystèmes marins, en particulier en ce qui concerne la surpêche, responsable du déclin rapide de nombreuses espèces.

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Chine : “Under the Dome”, le documentaire interdit sur la pollution

Under the Dome est un film sur la pollution atmosphérique en Chine qui a connu un énorme succès avec plus de 155 millions de vues (environ un Chinois sur neuf). Il a été retiré par les autorités des principaux sites chinois.

Ce documentaire réalisé par Chai Jing (ancienne présentatrice vedette de la télévision d’État) détaille les causes et conséquences de l’épais smog (nuage de pollution) brunâtre qui embrume les métropoles chinoises, et dénonce l’attitude négligente des autorités locales.

Huffington Post

Pétrole et sacs plastiques

Résistants et bon marché, les sacs plastiques sont bien pratiques pour faire des achats. Mais une fois les emplettes terminées, ils peuvent vite se transformer en danger pour l’environnement. Car au lieu de finir à la décharge, ils atterrissent bien souvent dans la nature où ils s’invitent dans la chaîne alimentaire des animaux, et finalement des humains.

Par ailleurs, la plupart des sacs plastiques sont obtenus à partir du pétrole, une matière première non renouvelable. L’Union européenne entend bien endiguer ce déluge de sacs plastiques : d’ici 2025, elle espère que chaque citoyen ne consommera plus que 40 sacs par an. A l’heure qu’il est, leur consommation annuelle par habitant est de 70 en Allemagne et de 80 en France.

L’Hexagone est bien placé pour atteindre l’objectif fixé puisqu’à partir de 2016, les sacs plastiques à usage unique y seront interdits. A Berlin, les présentateurs de « X:enius » découvrent qu’il est parfaitement possible de faire ses courses sans sachets. Il existe même un supermarché qui a renoncé à toutes les formes de plastiques, sacs ou emballages.

Afrique : Les fabuleux bénéfices du Système D (Màj)

Dans les bidonvilles du Nigeria et du Burkina Faso, l’Américain Robert Neuwirth a étudié durant quatre années, non pas la pauvreté et la détresse des populations, mais leur aptitude à créer des richesses et des emplois. Le secteur informel est même un formidable facteur d’innovation, car il met à profit la débrouillardise (système D), l’inventivité, les compétences et les réseaux de relations.

Il assure aussi la transmission des savoirs et la formation des jeunes. Sur les traces de Neuwirth, le film montre que, sous des dehors apparemment anarchiques, des structures bien organisées ont vu le jour. Et que cela marche.

Sur l’immense décharge d’ordures de Lagos (2 500 tonnes déversées par jour) opèrent par exemple 1.000 “cueilleurs”, spécialisés par type de matériau à récupérer. L’exploitation de ce site nauséabond rapporterait 30.000 dollars par jour. Le tri est précis, distinguant par exemple les plastiques selon leur nature. Revente et recyclage font vivre ensuite une myriade de familles.

Toujours à Lagos, les éventaires d’Alaba, le marché noir de l’électronique, abritent 6 000 vendeurs proposant 3 000 articles et pièces de rechange, ce qui génère des sommes considérables. Au Burkina Faso, le développement du microcrédit permet la création d’ateliers de confection, de mécanique, de menuiserie ou de réparation. Récemment mis en place, un système d’assurance-maladie pour les travailleurs du secteur informel pourrait le rapprocher de l’économie officielle.

Burkina Faso : L’homme qui voulait déplacer la montagne

A Ouagadougou, capital du Burkina Faso, au cœur d’une carrière de granit, des centaines de famille travaillent sans répit dans un immense trou béant.

Chaque jour, du lever au coucher du soleil, les hommes concassent à la masse des blocs de roche, puis les femmes, les vieillards et les enfants réduisent à leur tour, à coups de burin, la matière en cailloux. Tout se vend, même la poussière.

Le documentaire de Jean-François Delassus met en lumière l’exploitation originale de cette carrière qui appartient à tous et à personne, autogérée par les chefs des familles qui sont venues travailler ici de leur plein gré.

États-Unis : Le nouvel or noir

Lorsque les États-Unis sont touchés de plein fouet par la crise en 2008, d’aucuns prédisent un avenir sombre à long terme pour le pays. Mais dans une économie alors balbutiante, la découverte d’une réserve de pétrole couplé aux progrès techniques afin d’extraire l’or noir va se révéler salvateur pour l’économie Américaine. 

Les États-Unis produisent aujourd’hui 8.5 millions de barils de pétrole par jour, ce qui en fait le troisième producteur au niveau mondial. Clé de la reprise économique? Certainement, et l’appétit insatiable de l’ogre aux billets verts lui fera peut-être détrôner les Russes et les Saoudiens à l’horizon 2020.

Sur fond de crise environnementale et sociale, le reportage revient sur ce qui constitue un nouvel eldorado pour les uns et le début d’une désillusion pour les autres.

L’Amérique se relève, la consommation reprend « normalement » au pays de l’Oncle Sam. Ce nouveau miracle économique vient du Nord et plus précisément de l’état du Dakota où un important gisement pétrolier fut découvert et immédiatement exploité.
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Des éoliennes à installer dans son jardin

Avoir sa propre éolienne pour produire sa propre électricité. C’est ce que propose un ingénieur qui a inventé un système plus petit d’éoliennes. Pas besoin de faire appel à un spécialiste ou de modifier son système électrique.

L’éolienne de 500 watts peut alimenter la climatisation ou d’un réfrigérateur. Une économie de 20% sur la facture électrique. Elle coûte 3.800 euros, et ouvre droit à un possible crédit d’impôts. Avant de l’acquérir, le site du fabricant permet de vérifier si l’endroit où l’on souhaite l’installer bénéficie d’assez de vent.

Nord : Le recyclage des bouteilles plastiques se développe

A Faches-Thumesnil, dans le Nord, un container permet de vider ses poubelles sur le parking d’un supermarché. Il permet surtout de récupérer les bouteilles plastiques et de les recycler. Six containers de ce type sont installés dans la région lilloise.

Il compacte et broie directement la bouteille sur place, et entame du coup le début de la chaine de recyclage. Ensuite, le tout est amené à Lesquin, où 14.000 tonnes de bouteilles sont recyclées chaque année. Elles sont lavées, décontaminées, chauffées et transformées en petites billes bleues, appelées PET recyclé, matière première de la bouteille plastique.

L’unité ouverte depuis 2010 n’est toujours pas rentable.Ensuite, ces petites billes repartent à Mérignies où elles entrent dans la chaîne de production de nouvelles bouteilles plastiques. 30% du recyclé se retrouve avec la matière vierge. Prochain objectif : s’approcher des 100%. Dans nos poubelles se trouve 46,08 kg de plastique par an et par habitant pour seulement 14% de recyclés.

Jean-Claude Lévy : « L’économie circulaire »

Jean-Claude Lévy est historien, géographe, journaliste. Il a occupé différentes fonctions dans plusieurs ministères et notamment collaboré à Révolution (hebdomadaire du Parti communiste français) dans les années 1980, à Libération, à la revue Passages.

Il est actuellement chargé d’une mission de réflexion sur la Chine, le développement durable et la coopération décentralisée au ministère des Affaires étrangères et européennes.

États-Unis : La révolution du gaz de schiste

Focus sur la ville américaine de Williston, dans le Dakota du Nord, auprès des travailleurs du pétrole. Le boom pétrolier profite à tout le pays, aux dépens de l’environnement, menacé par les rejets sauvages.

Roumanie : « Soleta », une maison écolo atypique

Venue de Roumanie, la Soleta zeroEnergy est la plus petite d’une gamme de maisons modulaires écologiques créée par la Fondation Justin Capra pour les Inventions et Technologies durables (FITS). Un concept écologiquement intelligent mais également abordable ! Découverte.

L’objectif de FITS : concevoir des maisons flexibles et abordables à la fois en terme de prix d’achat initial et de coûts d’exploitation permanents. Ces maisons combinent stratégies pratiques et technologies de pointe. La forme de la Soleta zeroEnergy, plutôt insolite, est habituellement attribuée à des fermes ou à des hangars pour avions.

Mais, contrairement à ces structures utilitaires métallisées, la zeroEnergy est couverte de bois et pourvue de grandes baies isolantes. Des « ingrédients » qui permettent de créer une relation entre la nature et l’intérieur de la maison en procurant beaucoup de lumière naturelle, une isolation efficace et une bonne ventilation.

Joseph Stiglitz : « La crise, une occasion manquée »

L’Europe est confrontée aux problèmes particuliers posés par l’euro. Mais il existe certains problèmes communs à long terme auxquels sont confrontés tous les pays avancés. En lieu et place de ces politiques d’austérité erronées, la récession aurait pu devenir le bon moment pour consacrer plus de ressources pour prendre ces problèmes à bras-le-corps.

Nous verrions alors des économies plus fortes, à la fois aujourd’hui et pour l’avenir. Au lieu de cela, des deux côtés de l’Atlantique, nous avons laissé ces problèmes s’envenimer.

Il existe quatre problèmes sur lesquels je souhaiterais attirer l’attention. Tout d’abord, dans tous les pays avancés, des transformations structurelles sont nécessaires, à mesure que nous passons d’une économie manufacturière à une économie de services, et que nous nous adaptons aux nouvelles réalités géopolitiques et aux changements associés en matière d’avantage comparatif.

Globalement, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier continuera à baisser, la croissance de la productivité dépassant celle de la demande ; et la part des emplois globaux situés dans les pays avancés sera également en baisse. Il restera certains marchés de niches importants, et il faut les cultiver.

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Cowspiracy : Le secret du développement durable

Ce documentaire enquête sur le silence qui pèse sur l’élevage industriel. Celui-ci est pourtant l’une des principales causes de la destruction de l’environnement.Pourquoi les grandes ONG écologiques le ménagent-elles autant ? Quelle est l’activité humaine qui a le plus d’impact sur l’environnement ? Ce ne sont pas les transports, pas l’industrie… Mais l’élevage industriel. C’est l’idée choc avancée par le documentaire qu’on pourrait traduire par : « La conspiration des vaches ».

Le réalisateur Kip Andersen, filmé par Keegan Kuhn, se met en scène, en tant qu’apprenti écolo d’abord bouleversé par le film “An Inconvenient truth” d’Al Gore. Il cherche quel peut être le geste le plus écologique à faire au quotidien. Il se renseigne donc sur les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre… et découvre à sa grande surprise que ce ne sont pas les transports ou l’industrie… mais l’élevage !

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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Pérou : A la Pampa, les chercheurs d’or ont remplacé la forêt

Forêts rasées, terres contaminées… Dans ce numéro d’Élément terre, nous partons au Pérou, à la Pampa. Cette zone, qui abritait autrefois des milliers d’hectares de forêts, est désormais occupée par les chercheurs d’or illégaux.

Au Pérou depuis deux ans, la police et l’armée multiplient les raids dans la jungle amazonienne. Dans leur collimateur : les mineurs. Depuis 2012, l’extraction d’or sans permis est un crime. Pour extraire le métal précieux du fond du fleuve, les chercheurs utilisent du mercure, une technique ancienne et interdite, car dangereuse pour l’environnement.

A Madre de Dios, la plupart des habitants vivent de l’extraction illégale d’or. Les mines représentent encore aujourd’hui 70% du PIB de la région. Pour inverser la tendance, la communauté de Tres Islas tente de diversifier ses activités. Parmi elles, le commerce des noix d’Amazonie et l’éco-tourisme. Les touristes sont prêts à payer cher pour découvrir la forêt amazonienne.

Aux États-Unis, les scientifiques planchent aussi sur la question. A l’université de Standford, leurs cobayes se transforment en coupeurs d’arbres au travers d’un jeu vidéo. Objectif : créer de l’empathie et analyser l’évolution des comportements.

TTIP : Peurs et espoirs du partenariat commercial UE-USA

Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.

Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l’UE avait mis à l’agenda de sa session plénière.

Plus on pollue l’eau, moins on est taxé

C’est un rapport sulfureux que celui rendu par la Cour des comptes ce mardi 10 février. Il pointe un déséquilibre entre les particuliers d’une part, et les agriculteurs et les industriels d’autre part. Les premiers paient 87% des taxes sur la pollution de l’eau alors que les seconds ne règlent que 13%.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal reconnaît que le principe pollueurs/payeurs, instauré en 2006, fonctionne mal : “Il y a de gros lobbys qui sont à l’œuvre, bien évidemment (…). C’est un système du coup pervers parce que moins on paie de taxes, moins on a envie de dépolluer, et c’est le consommateur qui paie”.

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, s’insurge : “La redevance est totalement dévoyée parce que dans les agences de l’eau, les agriculteurs pèsent beaucoup sur les décisions. Et donc, très souvent, on a des décisions qui sont favorables aux pollueurs plutôt qu’aux pollués”. Le gouvernement plaide pour une reprise en main de la politique de l’eau.

Allemagne : Se chauffer autrement

Quel est le secret du chauffage gratuit? Le chauffage apparaît souvent comme le parent pauvre de la transition énergétique. En Allemagne, des techniques innovantes permettent de produire de la chaleur, tout en réduisant la facture d’électricité et en respectant l’environnement.