Europe : L’ambroisie est en train d’envahir le continent

Dans les champs, au bord des routes ou près des maisons… l’ambroisie pousse partout. Elle est devenue le cauchemar de tous ceux qui sont sensibles aux pollens. Elle est l’une des plantes les plus allergisantes. Selon une étude internationale, la présence de l’ambroisie va être multipliée par quatre d’ici 2050.

Pr. Joyeux : Les produits de la ruche pour votre santé

Conférence du Docteur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, donnée le 27 mars 2015 dans le Périgord à Neuvic sur l’isle (24). Organisée par Isabelle Mathias et Elise Hernaez de Secrets de Miel.

Australie : Sydney 2030, une ambition remarquable

Voyage en Australie afin de décrypter « Sustainable Sydney 2030 », l’ambitieux programme qu’a mis en œuvre la ville de Sydney pour devenir, d’ici 2030, une Ville Intelligente (Smart City) exemplaire. Le volumineux rapport présente 10 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2030, 5 grands changements à opérer, 10 orientations stratégiques et 10 projets de réaménagement urbain.

Sydney a pris très tôt la mesure des enjeux d’un développement urbain durable. Dès 2007, la municipalité s’est engagée dans une vaste consultation publique afin de co-construire, avec ses habitants, les lignes d’un important programme stratégique, visant à transformer en profondeur la vie dans la ville d’ici 2030. La démarche impressionne par sa volonté constante d’inclusion sociale, et ce dès le début du projet.

Plus de 12.000 personnes ont ainsi été directement consultées ; 200 personnes ont fait part de leur opinion sur le site web dédié au projet ; plus de 2.000 personnes ont appelé « Future Phone », le serveur téléphonique créé pour l’occasion ; et plus de 130.000 personnes ont visité l’exposition montée par la municipalité pour présenter les enjeux de la démarche.

Pendant 18 mois, la ville a donc interrogé un maximum de citoyens de tous horizons (habitants, associations, chefs d’entreprise, responsables de communautés) au cours d’une quarantaine de forums et conférences. Individus et organisations ont été invités à faire part de leur vision de Sydney en 2030.
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« Pour vivre heureux, vivons dans la nature ! »

Alors que plus de la moitié de l’humanité habite désormais en ville, on observe une volonté grandissante chez le citoyen de retourner vivre au plus près de la nature. Mais le bonheur se trouve-t-il vraiment aux côtés d’un environnement naturel ? Plusieurs études semblent l’indiquer…

Pour beaucoup, une balade en nature est synonyme d’apaisement, de bien-être voire de félicité. Si ce n’est pas forcément évident aux yeux de tout le monde, ce sentiment de bien être partagé par certains peut-il s’expliquer rationnellement ?

Plusieurs études indiquent que notre « consommation » de nature peut jouer un rôle pertinent pour notre santé mentale et physique. Quatre de ces études nous invitent à reconsidérer notre rapport à notre environnement.

1. L’immersion dans la nature rend plus créatif
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Changement climatique : “Les entreprises sont aussi la solution!”

À quelques mois de la Conférence internationale sur les changements climatiques, grands patrons, décisionnaires économiques et politiques se sont réunis à Paris pour échanger sur les différents moyens de réduire les émissions carbone.
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, est l’un des chefs d’entreprise les plus impliqués dans les discussions sur le passage à une économie sans carbone, il se réjouit du succès de ce sommet. “Il y a des personnes qui disent : “les entreprises polluent, ce sont les principales responsables des émissions de gaz“, mais les entreprises sont aussi la solution !”, assure-t-il.

Les abeilles s’installent au bord des autoroutes

Mercredi 20 mai, la ministre de l’Écologie a présenté, en Conseil des ministres, un plan national en faveur des abeilles, dont l’avenir est menacé par les insecticides. Son projet est d’étendre la production du miel le long des autoroutes.

A Forges-les-Bains (Essonne), des ruches ont été installées ce vendredi 22 mai à proximité de la route. 21 autres sont déjà établies sur d’autres sites. 400 kilos de miel d’autoroutes ont déjà été récoltés et distribués à des fins pédagogiques.

L’or noir devrait rester moins cher longtemps

Les stratégies de conquête des grands opérateurs modifient les équilibres entre l’offre et la demande de pétrole. Face à cette tendance de fond, le marché devrait rester abondamment approvisionné, et les cours de l’or noir pourraient se maintenir autour de leur niveau actuel.

Les acteurs sur le marché du pétrole sont confrontés à de nouvelles équations liées à la baisse du prix du baril, une tendance engagée au milieu de l’année 2014 et qui n’apparaît plus comme un soubresaut saisonnier.

Même s’il s’est un peu redressé par rapport au plancher de janvier, le prix du baril est encore 42% plus bas qu’en juin 2014, et la surabondance de l’offre le fait osciller à la mi-mai autour de 60 dollars.

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Climat : Un marché à 100 milliards de dollars pour la finance

Financer des transports urbains propres, des centrales photovoltaïques, des fermes éoliennes, des programmes de reforestation, des réseaux d’assainissement… Les enjeux climatiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre deviennent prioritaires dans les projets de développement économique et social. À neuf mois de la conférence de l’ONU sur le climat, les banques privées et publiques sont conviées à Bercy.

Ils prennent encore plus d’importance dans la perspective de la conférence climat, la COP21 – 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique -, qui se tiendra en décembre, à Paris. Les acteurs publics se mobilisent à l’instar de l’International développement finance club (IDFC) – instance réunissant 22 institutions publiques du Nord et du Sud, nationales et régionales, dont l’Agence française de développement – qui organise ce mardi, au ministère des Finances un forum sur la «Finance climat».

Sur 370 milliards d’euros de financement en 2013, l’IDFC a engagé 80 milliards sur des projets «verts». «L’objectif est d’adopter un langage commun sur ce qu’est un projet climat, d’adopter les bonnes pratiques et d’associer le secteur privé, banques, assurances ou fonds de pension, explique la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam. Nous sommes pionniers dans ce volontarisme, en terme d’objectifs et de méthodes!»

Depuis 2005, l’AFD a financé 18 milliards d’euros sur des projets ayant un bénéfice sur le climat, dont 2,9 milliards en 2014.
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Inde : « Il y a le feu au lac »

En Inde, la célèbre citation prend véritablement tout son sens. Vendredi soir dernier, à Bangalore, l’épaisse mousse toxique composée de produits chimiques et d’eaux usées qui recouvre le lac de Bellandur Varthur depuis des années, a littéralement pris feu.

Les experts de la ville ont confirmé qu’une suspension d’huiles et de phosphore provenant de déchets industriels non traités mélangés aux eaux usées ont créé un véritable cocktail Molotov combustible et susceptible de s’enflammer à tout moment.

Toutes les zones humides à proximité ont d’ores et déjà été détruites par le passage de cette “soupe toxique”. La pollution du lac est devenue totalement incontrôlable”, a déclaré un officiel du conseil de contrôle de la pollution locale.

Les habitants ont également signalé des réactions allergiques et une sensation de brûlure éventuellement causées par des toxines libérées par la mousse. Il semble que cette pollution se soit déjà propagée à autre lac voisin.

(Merci à Tilak)

Lima et après ?

« Tout écroulement porte en soi des désordres intellectuels et moraux. Il faut créer des hommes sobres, patients qui ne se désespèrent pas devant les pires horreurs et ne s’exaltent pas pour chaque ânerie. Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Antonio Gramsci, Cahier de prison n° 28.

Au lendemain de la Conférence de Lima sur le climat, les résultats de la coopération internationale en matière d’environnement sont décevants. Les États-Unis et la Chine étant peu disposés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2030, les perspectives futures, et notamment la Conférence de Paris en décembre 2015, ne sont guère plus réconfortantes.

L’année 2014 a connu une actualité climatique intense. Parmi les nombreux événements institutionnels en relation avec le sujet on citera la remise du cinquième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) [1] qui semble avoir, pour une fois, laissé sans voix les « climato-sceptiques », le sommet extraordinaire de l’ONU sur le climat qui s’est tenu à New York le 23 septembre et a réuni plus de 120 chefs d’État, l’annonce sino-américaine sur le climat effectuée le 12 novembre en marge du sommet de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) et, enfin, la Conférence de Lima qui s’est tenue du 1er au 14 décembre. Quels enseignements tirer de ces événements ?<

Et en particulier des deux derniers présentés comme devant contribuer à l’édification du futur régime climatique mondial censé voir le jour lors de la COP 21 [2] qui va se tenir à Paris à la fin de l’année.

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Canada : Fort McMoney – Votez Jim Rogers !

La troisième réserve mondiale de pétrole est canadienne, elle se trouve à Fort McMurray. Or son extraction est très polluante et soulève d’inquiétants conflits d’intérêts.

Suite à la mise en ligne de son jeu documentaire, David Dufresne revient dans ce lieu de démesure. Enquête sur un sujet très controversé aux conclusions effrayantes.

Allergies : L’air intérieur plus nocif que l’air extérieur

L’air que nous respirons à l’intérieur de nos maisons est plus pollué qu’à l’extérieur. Dans les logements, l’air est confiné et les émanations plus nombreuses. Et comme nous passons une grande partie de notre temps à l’intérieur, la respiration de cet air vicié peut avoir de graves conséquences sur notre santé et notamment en matière d’allergies. Explications.

Par les meubles, les sols, les murs mais aussi avec les produits ménagers que nous utilisons, il se dégage des composés organiques volatils (COV). Il existe plus d’une centaine de ces particules qui viennent polluer l’air intérieur de nos logements.

Ces composés organiques volatils, quand ils sont à des concentrations importantes, vont favoriser la survenue d’allergies. On sait que c’est corrélé. En dosant ces COV à l’intérieur des maisons, on sait que plus tard les enfants font plus d’eczémas, plus de rhinites allergiques, plus d’asthmes, plus de conjonctivites aussi à d’autres allergènes comme les acariens ou les pollens“, explique le Dr Nhan Pham-Thi, allergologue.

Les composés organiques volatils sont activement recherchés. C’est le but d’un test qui se colore en leur présence. Et c’est aussi le travail du Dr Isabella Annesi-Maesano, une épidémiologiste. Elle mesure la concentration des COV dans les bâtiments et commence à en percer les mécanismes d’action.
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Chine : Les habitants étouffent

Première puissance économique du monde depuis 2014, la Chine a connu un rythme de croissance exceptionnel, que nul autre pays n’avait expérimenté auparavant.

S’il a permis de sortir une partie de la population de la pauvreté, le développement du pays a aussi provoqué une crise écologique majeure. Le dessous des cartes se penche aujourd’hui sur ses conséquences environnementales.

Niger : Le fleuve génie

À travers toute l’Afrique de l’Ouest, le Niger charrie avec lui ses légendes. Au Mali, il baigne les rivages de Djéné, la cité de terre et de Tombouctou. De Bamako à Gao, il est pour les uns génie nourricier, pour les autres la reine des eaux, magique et mystérieuse. Hommage au grand pouvoir du fleuve.

Concours Lépine : L’écologie récompensée

A quelques heures de la fermeture de la Foire de Paris, porte de Versailles, le lauréat du Concours Lépine a été dévoilé samedi 9 mai dans la soirée. Trois artisans alsaciens ont été décorés pour leur invention. Dans un camion, 42 tonnes de machines capables de transformer des déchets agricoles en granulés pour les chaudières à bois.

Ces inventeurs alsaciens repartent avec le prix du président de la République, la plus prestigieuse récompense du concours.

Au concours Lépine chaque année, les récompenses pleuvent. Sur 600 inventions en lice cette année, une sur trois est repartie avec une récompense.

L’Asie : Cimetière inquiétant des navires bons pour la casse

Les bateaux sillonnent le monde durant leur longue carrière, mais lorsqu’ils sont jugés bons pour la casse, la plupart mettent le cap sur l’Asie pour y être démantelés dans des chantiers peu regardants en matière de dépollution et de sécurité.

Chaque semaine, 20 navires partent à la démolition, soit environ un millier par an, indique l’association Robin des Bois, qui dresse dans le dernier numéro de son bulletin «A la casse», un état des lieux inquiétant.Durant les trois premiers mois de cette année, 257 navires de commerce et militaires ont été sortis de flotte pour une démolition qui devrait permettre le recyclage de 2,34 millions de tonnes de métaux, relève l’ONG. Mais cela signifie aussi «100.000 tonnes de déchets toxiques à gérer», souligne son président, Jacky Bonnemains.

Car outre la ferraille, ces navires, d’un âge moyen de 28 ans, et qui ont souvent été exploités sans beaucoup de maintenance, contiennent de l’amiante, du plomb, des boues d’hydrocarbures, des PCB (polychlorobiphényles) et autres déchets toxiques.

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Les frontières de notre planète et la prospérité humaine

Par et Kate Raworth

Le futur de l’humanité va dépendre de la réussite d’un numéro d’équilibriste. Ce défi va consister à subvenir aux besoins de plus de 10 milliards de personnes tout en préservant les systèmes planétaires dont dépend notre existence. Les dernières découvertes scientifiques nous désignent comme la génération qui est censée trouver cet équilibre. Voilà quelle lourde tâche nous incombe.

Mettre fin à la pauvreté est devenu un objectif réaliste pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Nous avons la capacité de faire en sorte que chaque personne sur la planète dispose de suffisamment de nourriture, d’eau, de logement, d’éducation, de services de santé et d’énergie nécessaires pour vivre sa vie dignement et pour la réussir.

Mais nous ne serons en mesure d’y parvenir qu’à condition de protéger en même temps les systèmes terrestres fondamentaux: le climat, la couche d’ozone, les sols, la biodiversité, l’eau potable, les océans, les forêts et l’air. Et ces systèmes subissent une pression sans précédent.

Depuis les 10.000 dernières années, le climat de la Terre a été remarquablement stable. Les températures mondiales ont augmenté et diminué d’à peine plus d’un degré Celsius (par rapport à des sautes de plus de huit degrés Celsius au cours du dernier âge glaciaire) et la résilience des écosystèmes répondaient alors aux besoins de l’humanité.
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Danemark : Pour devenir le plus écologique au monde, le pays abandonne le charbon

Bien que le Danemark figure déjà parmi les pays les plus engagés d’Europe dans la lutte pour la protection de la planète, son ministère de l’Environnement n’entend pas se reposer sur ses lauriers.

En effet, ce dernier a récemment promis l’arrêt définitif de la combustion de charbon d’ici à 2025. Une promesse osée et engagée qui place le pays en position de leader mondial en matière d’éco-responsabilité.

En chiffres, le Danemark c’est tout de même 6 millions de tonnes de charbon importées par an. L’arrêt de l’importation de cette matière première, qui vient essentiellement de Russie, aura également un impact non négligeable sur le plan politique: Copenhague va considérablement se défaire de l’emprise de Moscou (d’où provient essentiellement le charbon importé) en matière d’énergies.

Cette initiative en faveur de la protection de l’environnement s’inscrit dans la lignée des précédentes réformes écologiques du pays. En effet, le Danemark n’en est pas à ses premiers pas en matière de lutte contre le changement climatique puisque le pays nordique a déjà fait de grands pas en avant pour minimiser sa dépendance au charbon, très polluant.
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Éthiopie : Le défi vert

L’Éthiopie, un pays en plein développement qui s’est fixé un but: devenir en 10 ans un pays neutre en carbone. Ce nouveau tigre africain mise tout sur les énergies renouvelables : des projets pharaoniques à une échelle jamais vue dans le pays… Le défi est immense: changer le destin d’un pays marqué par la pauvreté.

Produits ménagers : Des polluants dans nos intérieurs

D’après une étude de l’institut national de l’environnement industriel et des risques mise en lumière par 60 millions de consommateurs, les produits ménagers seraient polluants. L’étude a porté sur 54 produits ménagers.

Premier produit épinglé: le formaldéhyde, une substance toxique émise par neuf produits sur dix alors qu’il est reconnu cancérogène par le centre international de recherches sur le cancer.

Le Limonène, présent dans la moitié des produits, est lui réputé irritant et responsable d’allergie. Pire, lorsqu’il interagit avec l’ozone présent dans nos intérieurs, il produit du formaldéhyde. Et si ces produits sont commercialisés, c’est parce qu’ils sont testés en laboratoire, “les résultats sont donc biaisés“.

Zoom sur le ménage écologique

Union Européenne : 19 OGM autorisés à l’importation et la commercialisation

L’Union européenne a autorisé vendredi 24 avril l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué.

La réforme présentée mercredi vise à modifier les règles d’importations des OGM pour faciliter leur entrée dans l’Union Européenne, en échange de la possibilité pour les Etats de bannir leur utilisation, fâchant à la fois les Etats-Unis, l’industrie et les anti-OGM.

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Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

Nicaragua : Le canal “chinois” de la division

On l’appelle déjà “le chantier du siècle“. Le projet de canal du Nicaragua, 278 kilomètres de long et 300 mètres de large, a pour objectif de relier l’Atlantique au Pacifique. Trois fois et demie plus long que celui du Panama, ce canal doit permettre de fluidifier le trafic interocéanique. Mais le projet croule sous les critiques.

Ce chantier gigantesque, estimé à 50 milliards de dollars, a été accordé à un multimillionnaire chinois jusque-là inconnu, Wang Jing, dans des conditions troubles. Et les conséquences pour l’environnement sont elles aussi inquiétantes.

Le 7e pays le plus riche au monde est-il en train de disparaître ?

Une étude publiée par le World Wild Fund for Nature (WWF) estime à 24.000 milliards de dollars la valeur de la richesse océanique. Sa production annuelle s’élèverait à 2.500 milliards de dollars, ce qui place les océans au septième rang mondial des économies les plus riches, derrière la Grande-Bretagne et devant le Brésil.

Mais la dégradation par l’homme des actifs naturels, notamment la surpêche menacent le moteur économique marin dont sont tributaires la vie et les revenus de nombreuses populations. Quel manque de clairvoyance ! On reproche parfois aux hommes politiques une absence de vision à long terme, de privilégier les réformes et les mesures à effets immédiats. Les chefs d’entreprises sont-ils davantage visionnaires ?

La lecture du rapport publié ce jeudi par le World Wide Fund for nature (WWF) et réalisé par le Boston Consulting Group (BCG) et le Global Change Institute de l’Université du Queensland (Australie) semble indiquer le contraire. Intitulé “Raviver l’économie des océans : plaidoyer pour l’action 2015″, ce rapport apporte de nombreux enseignements.

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France : Le plus beau pays du monde (Opus 2)

Frédéric Fougea, en observateur et conteur des petites histoires du monde vivant, poursuit son voyage itinérant à travers l’Hexagone et rencontre les hommes et les femmes qui vivent au contact de la nature.

Le voyage commence avec la naissance, dans le Jura, d’un bébé faon qui cherche l’équilibre sur ses pattes puis s’élance vers sa mère, prêt à commencer une nouvelle vie. Non loin de là, un chasseur légendaire est de retour après sa disparition au cours XXe siècle : le lynx. Tandis que, de son côté, plus petit mais tout aussi discret, l’écureuil s’applique à enterrer des milliers de glands pour l’hiver.

Après les cimes de la forêt jurassienne, plongée dans les fonds sous-marins de la Bretagne, avec le dauphin ambassadeur, ainsi dénommé pour avoir quitté ses congénères et être allé à la rencontre des hommes. Puis retour dans les airs, où 50.000 grues venues de l’Europe du Nord passeront l’hiver à Arjuzanx en Aquitaine, sur les restes d’une ancienne mine de lignite, un spectacle époustouflant.

Des moments de grâce
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Yves Cochet : Les humanités environnementales

Entretien avec Yves Cochet (29/11/2013) – Les humanités environnementales désignent un ensemble de disciplines dont l’origine tient aux enjeux environnementaux et climatiques des dernières décennies. Le degré d’impact environnemental de l’activité humaine – qui nous ferait aujourd’hui basculer selon certains dans l’« anthropocène » – accéléra un processus né au cours des années 70, lequel postule que les êtres non humains méritent non seulement une histoire commune aux êtres humains, mais aussi leur propre récit.

Au lieu d’envisager une nature physique associée à une culture humaine distincte, les humanités environnementales fondent leur approche sur les ontologies interconnectées, à savoir un ensemble de réseaux associant les êtres humains et non humains. Ce que nous appelons environnement ne réfère pas ici à une donnée indépendante de notre action, mais aux imbroglios que les sociétés humaines ont créés dans le temps, et dans l’espace.

Comme d’autres, les humanités environnementales considèrent que l’on peut séparer la nature de la culture à des fins épistémologiques, et que pareille séparation permet l’essor des sciences naturelles et des sciences sociales. Les nouvelles problématiques environnementales requièrent toutefois des approches alternatives fondées sur une vision unifiée du monde.

Dans le champ des humanités environnementales, l’histoire environnementale et la philosophie environnementale furent parmi les premières disciplines à émerger, rapidement rejointes par les études littéraires et l’écocritique, les études culturelles, l’anthropologie, l’art et les études visuelles, la géographie et l’écologie politiques. Cette liste est loin d’être close, puisque toutes les humanités peuvent susciter l’approche interdisciplinaire des crises écologiques.

Et si le fait de revisiter pionniers et précurseurs pourrait nous conduire à sous-estimer la pluralité et la diversité des contextes intellectuels, nous croyons au potentiel d’une réinterprétation de travaux plus anciens lorsque celle-ci est éclairée par les nouvelles problématiques écologiques. Les praticiens des humanités environnementales souhaitent ainsi s’inscrire dans une vive tradition intellectuelle.

Pesticides : la contamination alarmante des rivières françaises

Des pesticides sont présents dans près de 9 points de mesure sur 10 des eaux de rivières. Les normes de qualité des eaux souterraines sont respectées à un peu plus de 80 % seulement.

On en retrouve un peu partout, même si c’est souvent à dose relativement faible. En tout cas, à des niveaux qui sont inférieurs aux normes de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). L’état de contamination des cours d’eau et les nappes phréatiques par les pesticides que donne à lire une étude du Commissariat général du développement durable (CGDD) est inquiétant.

Cet organisme qui dépend du ministère de l’Ecologie signale ainsi un taux de présence de ces substances de 89 % sur l’ensemble des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane). On comprend mieux pourquoi le plan de Ecophyto du Grenelle de l’environnement, visant à diminuer de moitié la consommation de pesticides en 2018, a tourné au flop et pourquoi une nouvelle version s’impose.

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Entre miel et terre

Ils avaient vingt ans. Ils voulaient “vivre autrement”, vivre loin de la folie des hommes, vivre en harmonie avec la nature. Pour cela, Sam, Manu, Florent et Thimothée avaient choisi l’apiculture. Dix ans plus tard, ils sont apiculteurs. Dix ans plus tard, ils composent avec les contraintes économiques, familiales, font face à la mortalité toujours plus grande des abeilles, et, déjà, sans le savoir, inventent une nouvelle ruralité…

Pierre Rabhi : Les clés du paradigme

Retour sur le parcours de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste français d’origine algérienne. Ce dernier est l’inventeur du concept de «sobriété heureuse». A travers le monde, il est reconnu comme l’un des experts internationaux de référence en matière de sécurité alimentaire.

En Ardèche, dans son refuge, l’homme se confie sur son enfance passée en Algérie et à Paris. Il revient sur la décision la plus importante de sa vie : quitter avec sa femme le monde industriel de la banlieue parisienne pour l’univers rural de l’Ardèche.

De cette expérience, il en tire un nouveau modèle de société basé sur «l’agro-écologie». Ce nouveau paradigme propose une société plus généreuse pour l’Homme et la Terre.

Allemagne : La fracturation hydraulique désormais quasi impossible

Le projet de loi adopté mercredi par le gouvernement allemand rend virtuellement impossible la technique du «fracking», tant les restrictions sont nombreuses.

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi empêchant de facto largement l’utilisation de la technique controversée de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste, tant les restrictions sont nombreuses.

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L’Amazonie fertilisée par… la poussière du Sahara

Un désert qui fertilise une forêt équatoriale ? Incroyable mais vrai, assure une équipe de l’université de Londres qui décrit le voyage du phosphore au-dessus de l’Atlantique.
Il y a 10.000 ans, tout le centre du Sahara était recouvert par un lac poissonneux immense. Les changements climatiques régionaux et globaux ont peu à peu réduit cette étendue d’eau douce aux limites actuelles du lac Tchad, soit moins de 1500 km2. À la place s’étend la dépression du Bodélé, une zone désertique traversée par des vents violents.

Au point que la moitié des poussières du Sahara partant dans l’atmosphère provient de cette région qui reste la première au monde pour l’érosion éolienne. Or, nous apprenaient en octobre 2014 les chercheurs de l’université de Londres, ces poussières s’avèrent être un excellent fertilisant pour le massif amazonien.

Depuis, une nouvelle étude publiée fin février 2015 dans le journal Geophysical Research Letters a même quantifié la quantité de sable ainsi déplacée par les vents de l’Afrique du Nord vers l’Amérique du Sud.

Ce seraient ainsi 22.000 tonnes de nutriments qui parviendraient chaque année, en moyenne, jusqu’à l’Amazonie. Et, selon les chercheurs, ces apports équilibreraient les pertes en nutriments dues au ruissellement des pluies sur les sols de l’Amazonie. Mais ces apports ne représentent que 0.08% de la matière transportée depuis le Sahara vers l’Amérique du Sud. Les chercheurs estiment en effet que ce son 27,7 millions de tonnes de sable qui sont transportées par les vents jusqu’en Amazonie.

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Une électricité 100% verte en France: un scénario possible dès 2020

C’est un rapport qui dérange. Selon l’agence de l’environnement, il est possible d’ici 2050 de produire en France une électricité 100% verte. L’étude a été classée, et pourtant les experts assurent qu’un tel avenir est possible.

Inde : Le Gange, fleuve à la dérive

Le Gange est un fleuve sacré pour des centaines de millions d’Indiens. Depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements ont eu la rude tâche d’essayer de le rendre «propre». Une mission quasi impossible. Le Premier ministre Narendra Modi pourra-t-il à son tour relever ce défi?

Avec Bénarès, Kanpur est l’un des endroits les plus sales du Gange. Là se concentre la plus grande partie de l’industrie du cuir (activité principale de la ville depuis plus d’un siècle). Des millions de litres de déchets industriels sont déversés dans l’eau et sur les rives.

Selon l’ONG Eco Friends, les 400 tanneries rejettent 50 millions de litres d’eau souillée dans le fleuve. Seuls 9 millions sont traités. La majorité des ateliers sont tenus par des musulmans. Le nettoyage instamment demandé par des nationalistes hindous prend une connotation religieuse et politique.

Narendra Modi, est issu des cercles nationalistes hindous et leader du Barhatiya Janata Party (Parti du Peuple indien). Élu Premier ministre de l’Inde le 17 mai 2014, il fête sa victoire sur les bords du Gange. Lors de sa campagne, il a promis aux Indiens de dépolluer le Gange, véritable égout à ciel ouvert.
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Les feux de forêt à l’origine d’un Tchernobyl 2.0 ?

A l’abandon le plus total, les forêts de la zone d’exclusion de Tchernobyl pourraient voir se multiplier les incendies, du fait du réchauffement climatique. Au risque d’en redistribuer la radioactivité sur l’Europe, craignent des chercheurs au terme d’une étude publiée dans la revue Ecological Monographs.

Les incendies de forêt vont-t-ils raviver en Europe le souvenir de Tchernobyl, accident nucléaire survenu en avril 1986? C’est ce que redoute l’équipe du Pr Anders Møller du laboratoire «Ecologie, systématique, évolution» à l’université Paris-Sud, spécialiste de la faune et de la flore des zones d’exclusion nucléaire. Et les raisons de leurs craintes ne manquent pas.

Primo, les incendies de forêt seront plus fréquents au XXIème siècle, en Europe de l’est comme ailleurs, du fait du réchauffement climatique. Secundo, les forêts de Tchernobyl, qui recouvrent plus de 70 % des 2.600 km2 de la zone d’exclusion, contre 53% avant la catastrophe, ne sont plus entretenues, et la litière s’y décompose moins vite que dans des zones non irradiées. Tertio, la surveillance incendie y est minimale, l’Ukraine, en proie à une guerre civile, ayant d’autres priorités.

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Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
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Le grand méchant sac (Màj vidéo)

Addendum du 07/04/2015 : Est-ce bientôt la fin des sacs plastiques à usage unique ?

En décembre, l’Assemblée nationale a examiné un projet de loi sur la transition énergétique. Parmi les grands coupables, le sac plastique qui dépanne le consommateur lorsqu’il fait ses courses. Selon les chiffres du gouvernement, 5 milliards de sacs plastiques sont encore distribués aux caisses des magasins, ainsi que 12 milliards dits “fruits et légumes”.

Un amendement voté le 25 juin 2014 prévoit d’interdire les sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016. 10 mois pour se débarrasser d’un produit installé dans notre quotidien, dans nos habitudes depuis près de 60 ans.

Qu’est-ce qui va succéder à ce bon vieux sac ? Peut-on fabriquer des sacs biodégradables à base de matière organique ? Sont-ils vraiment écolos ? Enquête sur la trace des alternatives au sac plastique.

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Grande-Bretagne : Une piscine-étang qui s’autonettoie avec des plantes à Londres

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain. En mai en plein cœur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau ovale aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui  permet de se passer de tout produit chimique.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes. La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:
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