« Les enfants de demain » : Histoire d’un écovillage

Ce documentaire vous invite à plonger dans l’univers fascinant du « Hameau des Buis ». On y découvre des témoignages inspirants en plus de diverses alternatives concrètes pour assurer un environnement vert et humain aux générations futures.

Le Hameau des Buis est un écovillage fondé par Sophie Rabhi, la fille de Pierre Rabhi. L’idée du projet : permettre à des enfants d’observer des adultes qui évoluent dans le «vivre ensemble» . Dans cet écovillage, on y retrouve «La ferme des enfants», une école qui propose une éducation basée sur des valeurs humaines.

Puisque les enfants sont le futur de nos sociétés, la philosophie de cette école, fondée en 1999, invite les plus jeunes à croire en une société qui offre l’émancipation de ses membres dans un environnement sain à tous les niveaux.

Selon ses créateurs, «La ferme des enfants» permet dès le plus jeune âge une implication citoyenne en proposant concrètement une alternative écologique et sociale qui, certainement, fait fleurir l’espoir de demain dans quelques petites têtes !

Capitalisme et climat, la sonnette d’alarme de Naomi Klein

Après cinq ans de travail acharné, Naomi Klein a sorti un livre qui risque encore de faire des remous: “This changes everything: capitalism vs the climate”. La dernière publication de la célèbre journaliste et activiste canadienne fait suite à ses deux best-sellers internationaux: “La Stratégie du choc” (publié en 2007) et “No Logo” (sorti en 2000).

De passage à Amsterdam fin novembre, Naomi Klein a attiré plus de 700 personnes lors d’une soirée co-organisée par l’Institut américain John Adams. Dans son livre, l’auteure explique l’échec, jusqu’à présent, des efforts pour résoudre le problème du réchauffement climatique par la collision frontale entre la montée du néolibéralisme, depuis la fin des années 80, avec les premiers signes et avertissements de la crise climatique au même moment.

“Cette crise est survenue à un moment particulièrement mauvais”, a-t-elle relevé. En résumé, les sociétés ont eu le droit de poursuivre des bénéfices à court-terme. La privatisation et la déréglementation ont été encouragées, alors qu’il aurait au contraire fallu promouvoir la coopération et l’action collective, selon elle.

A présent, il serait temps d’agir vite: “Les délais peuvent aider, mais nous sommes à la limite ultime. Nous n’avons plus d’extension. Nous devons travailler ensemble et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre”, a-t-elle exhorté son public en prélude à la Conférence de Lima en décembre 2014 et de la Conférence de Paris en décembre 2015.
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Michel Lepetit : « Pic pétrolier américain des années 1970 et transitions »

Michel Lepetit est Vice-Président et Trésorier de The Phift Project et Président de Global Warning SAS. Il présente ici son travail sur les liens forts entre le pic pétrolier américain des années 1970, la transition énergétique et la transition financière à l’occasion des Ateliers du Shift du 06 mars 2014.

Chine : Tianjin, une “smart city” verte qui peine à attirer des habitants

Le projet d’une éco-ville au cœur de la Chine mise sur l’écologie et le développement durable. Mais les habitants ne sont pas encore au rendez-vous.

Située au nord de la Chine, la ville de Tianjin construit depuis 2007 un éco-quartier à l’extérieur de l’agglomération. Le projet est le fruit d’un accord entre Singapour et les autorités chinoises qui ont, à eux deux, dépensé plus de 6,5 milliards de dollars. La philosophie du quartier se résume en trois “harmonies” selon les concepteurs : faire en sorte que les habitants vivent en harmonie entre eux, avec l’économie et avec l’environnement.

D’une superficie équivalente à la moitié de Manhattan le quartier semble très ambitieux. D’autant que les objectifs apparaissent contraignants puisqu’ils associent à la fois le social, l’écologie et l’économie. Mais l’accent est particulièrement mis sur le traitement des déchets et la pollution. Deux enjeux de taille dans un des pays les plus pollués du monde.

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Irlande : 10.000 volontaires vont planter 1 million d’arbres en 24 heures!

L’organisation irlandaise One Million Trees in One Day s’apprête à planter 1 million d’arbres en l’espace de 24 heures le 26 avril prochain. Pour relever ce challenge de reforestation hors norme, les bras d’une armée de 10.000 volontaires répartis sur 32 comtés seront nécessaires. Estimé à 3 millions d’euros, le projet entend notamment se financer grâce à la plus grande opération de crowdfunding environnemental jamais organisée en Irlande.

« Cette opportunité de reproduire des forêts naturelles grâce à une large variété d’espèces bénéficiera aux populations locales à travers la pollinisation des cultures par les insectes, le développement de la faune et d’un cadre naturel ainsi que la fourniture de combustible pour les besoins énergétiques » explique Cillian Lohan, directeur de l’Irish National Forestry Foundation (INFF), partenaire du projet.

A la clef également, la préservation de la qualité des sols et de l’air grâce à la captation de CO2 par les puits de carbone que sont les arbres.

« Un matin il y a deux ans, je me suis dit ‘plantons un million d’arbres » confie en souriant Imogen Rabone, instigatrice et actuelle coordinatrice du projet One Million Trees in One Day.
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Dr Michel de Lorgeril : Prévenir les maladies cardiovasculaires

Partie 1: Nutrition et exercice physique

Les travaux du docteur Michel de Lorgeril et de son équipe au sein du CNRS l’ont conduit à distinguer 4 grands critères de mode de vie à adopter pour ne pas tomber malade. En effet, pour lui, le plus important n’est pas de se soigner mais plutôt de ne pas avoir à aller chez le médecin. La nutrition et l’exercice physique font partie de ces principes.

Partie 2: Stress et environnement
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La plupart des maladies sont liées à l’environnement

Dix ans après l’Appel de Paris, le cancérologue Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

À l’origine du plan cancer sous Chirac, le professeur Dominique Belpomme*, cancérologue de renom, a été le premier à ouvrir une consultation en médecine environnementale et à alerter sur le rôle des champs électromagnétiques dans différentes maladies comme celle d’Alzheimer. En 2004, il s’était entouré de scientifiques et d’écologistes pour lancer l’Appel de Paris. Dix ans après, alors que s’ouvre, ce vendredi à la maison de l’Unesco, le colloque anniversaire, Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

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Le dernier siècle de l’ours polaire

L’ours polaire, espèce menacée. L’affirmation semble une évidence. Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, qui prive l’espèce d’une bonne partie de son habitat. Dans la revue PLoS One du 27 novembre, une équipe de l’université d’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que si rien n’est fait d’ici à la fin du siècle, l’ensemble de la population de cet animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.


Sur la banquise, le colosse à fourrure blanche n’épargne personne. Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de son instinct prédateur. Mais son énergie, l’ours la tire en réalité d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du Grand Nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.

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Colombie : Simon Vélez utilise le bambou comme d’autres l’acier

« Toujours plus haut, toujours plus beau » telle pourrait être la devise de cette star de l’architecture verte, qui donne naissance à des œuvres monumentales en bambou. Son secret ? Un procédé tout simple qu’il a mis au point pour rendre le bambou aussi solide que l’acier. Dans ce combat de Titans, le végétal n’a pas dit son dernier mot face au minéral.

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Face aux drones, les piscines des sites nucléaires inquiètent les élus locaux

Cherbourg – Les survols répétés de sites nucléaires par des drones d’origine non identifiée relancent les inquiétudes des élus locaux dans les secteurs proches des centrales, au sujet des piscines où refroidissent les combustibles usagés, beaucoup moins protégées que les réacteurs.

On nous dit “c’est pas un drone qui peut faire sauter le dôme d’une centrale nucléaire” mais, dans une centrale, il y a des éléments comme les disjoncteurs ou les piscines (qui ne sont pas protégés comme le réacteur).

Si on peut survoler les sites avec une petite bombe (à bord d’un drone), ça peut provoquer des dégâts énormes, déclarait jeudi à l’AFP Jean-Claude Delalonde qui préside l’association fédérant les Commissions locales d’information (regroupant élus locaux, syndicats, scientifiques et associations) des installations nucléaires (Anccli).

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Le coût humain du « made in China » en 5 minutes

Black breakfast est un mini documentaire de quelques minutes proposé par les Nations Unies et réalisé par Zhang Ke Jia. Cette courte vidéo nous montre, en images uniquement, le récit d’une touriste qui souhaite découvrir les beautés de la Chine. Cependant, elle y découvre une toute autre réalité. La situation environnementale dans certaines régions de Chine est préoccupante pour les gens qui y résident et pour la population mondiale.

Ce documentaire présente la situation environnementale difficile des habitants des régions urbaines et industrielles de la Chine. La situation est non seulement nuisible pour leur santé, mais aussi pour leur dignité. La surexploitation des ressources naturelles en Chine, principalement le charbon, à de graves répercussions sur l’environnement à une échelle globale.

Il y aurait environ chaque année 300.000 morts prématurées à cause de la pollution atmosphérique. Certains chiffres avancent même plus d’un million de morts. Noël approche, il faudra songer à faire des choix entre la qualité et la quantité à petit prix…

Paradoxalement, pour tenter de résorber ces problèmes, la Chine se veut un pays pionnier dans le domaine du développement durable.

Alpes : A la découverte du refuge de Sarenne (38)

Le col de Sarenne est un site exceptionnel par sa beauté mais aussi par la dureté de son climat. Un lieu coupé de tout, perché sur un col à 2 000 m d’altitude, l’endroit idéal pour tester toutes les innovations traitant de l’habitat de demain, mises à l’épreuve dans des conditions extrêmes.

Le chalet situé sur la commune de Clavans en Haut-Oisans, ne peut accueillir que 18 personnes et il est très souvent complet. Il est fortement conseillé de réserver à l’avance, notamment si vous souhaitez participer à une visite des installations. On en repart avec de la documentation et surtout une furieuse envie d’équiper sa propre maison !

De juin à octobre, l’accès se fait par une route pastorale. L’hiver en revanche, le manteau neigeux et l’entretien de la piste de Sarenne en limitent l’accès au ski de randonnée et aux raquettes. Néanmoins, des transferts depuis l’Alpes d’Huez peuvent être arrangés. La vue imprenable sur la Meije justifie à elle seule le déplacement !

Partie 1:

Partie 2:
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Massy (91) : La première mosquée bio voit le jour

Une première en France. À Massy (Essonne), la mosquée sera écologique. Une manière de concilier le message du Prophète et les économies d’énergie. L’eau et la lumière sont au cœur de la conception de l’édifice, qui devrait être terminé en septembre 2016. Mais les portes de la mosquée s’ouvrent déjà pour la prière du vendredi.

« Le Prophète Mahomet faisait ses ablutions avec un verre d’eau. Le message nous enjoint de ne pas prendre plus que nécessaire. » Pour le président du Conseil des musulmans à Massy (CMM), la question de l’économie d’eau était une priorité dans la réalisation du projet de mosquée écologique.

« Cinq prières, cela signifie autant d’ablutions par jour. Les fidèles se lavent les mains, la bouche, le nez, la figure… Cela demande une certaine quantité d’eau. » Tout a été fait pour réduire la consommation d’eau, tout en permettant au fidèle de faire ses ablutions de manière adéquate : réducteur de débit en amont, robinets à capteurs optiques et « double plancher incliné pour que l’eau puisse s’écouler au centre ». Un bassin de rétention d’eau de pluie alimentera les chasses d’eau.

Le président de l’association s’attend à des économies considérables : « Un litre d’eau par ablution, au lieu de trois à six litres dans une mosquée classique », selon les mesures réalisées à la mosquée de Créteil par les étudiants de l’école d’ingénieurs de Sceaux, partenaires du projet. Mais une mosquée écologique se doit d’optimiser toutes les sources d’énergie.
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Urbanisme : Cap sur la ville de demain

Les aspirations écologiques des nouvelles populations urbaines rendent nécessaire une réflexion sur le partage entre la densification urbanistique et le développement durable grâce au recours aux nouvelles technologies.

Le Corbusier affirmait déjà en 1943 que les villes ne répondaient plus à leur destinée qui était de satisfaire aux besoins primordiaux biologiques et psychologiques de leur population.

Soixante-dix ans plus tard, force est de constater que les habitants des grandes agglomérations ne se satisfont plus de cet objectif primaire, mais aspirent à des villes qui soient capables de les émouvoir par des défis urbanistiques, tout en étant écologiquement labellisées et intégrant complètement les facilités issues de l’ère numérique.

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14/18 : Le scandale enterré

Les experts militaires estiment qu’un milliard d’obus ont ravagé le sol français pendant la Première Guerre mondiale. Cent millions d’entre eux n’ont pas explosés et parsèment encore les campagnes du nord de la France.

En se décomposant, ils libèrent leur contenu, extrêmement nocif. Ainsi, ypérite (gaz moutarde), perchlorate, arsenic, mercure et plomb imprègnent les nappes phréatiques et menacent la santé publique.

Durant six mois, les journalistes ont sillonné l’Hexagone, à la recherche des secrets sur la pollution de la guerre. En Picardie, au Chemin des Dames, haut lieu des affrontements de la Grande Guerre, les agriculteurs prélèvent une quarantaine de bombes chaque année.

(Merci à Courir vite)

Verdun (55) : Les ravages persistants des armes chimiques de 14-18

Cent ans après le début de la Grande guerre, les armes chimiques nuisent toujours à l’environnement. Près de Verdun, tout une zone reste meurtrie.

Place à gaz” : drôle de nom pour une clairière. C’est pourtant ainsi qu’on nomme cet endroit dans le nord-est de Verdun. Un territoire qui fait partie de la zone la plus dévastée lors de la Première guerre mondiale. L’accès y est interdit. En 1929, 200.000 obus chimiques y furent incinérés. Depuis, plus rien ne vit ici. Le sol est gorgé d’arsenic.

Vous n’entendez pas de bruits d’oiseaux, d’insectes… On n’entend rien. C’est vraiment le silence intégral“, confie Daniel Mérignargues, sous-préfet de Verdun. Durant la guerre de 1914-1918, les gaz asphyxiants ont tué 100.000 personnes et fait 1 million de blessés.

Dans les bois alentours, les démineurs interviennent un millier de fois par an. “On est vraiment dans les tranchées là“, commente l’un d’eux. Ils se surnomment les “éboueurs de l’Histoire”. Au camp militaire de Suippes (Vienne), 18.000 obus chimiques sont stockés. Ils doivent être détruits lors d’un programme censé débuter dans deux ans.