Épigénétique : Nous sommes ce que nous mangeons

Pourquoi deux vrais jumeaux ne sont-ils pas sujets aux mêmes maladies? Selon les chercheurs, de nombreux facteurs influent sur notre organisme, et en premier lieu, l’alimentation : celle-ci aurait une influence directe sur nos gènes et ceux de nos descendants.

La question de savoir dans quelle mesure nous sommes préprogrammés ou façonnés par l’environnement continue à susciter des controverses. Le domaine de l’épigénétique est apparu pour combler la brèche entre l’inné et l’acquis. La définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN ».

En d’autres termes, si la génétique cherche à établir la relation entre les gènes et l’hérédité, l’épigénétique étudie comment l’environnement interagit avec les gènes pour modifier la façon dont ils s’expriment.

La Terre a dépassé plusieurs seuils écologiques cruciaux

Une étude qui sera présentée au Forum économique mondial à Davos rappelle que les limites de la planète ont été dépassées…

Températures, biodiversité, pollution des sols: tous les signaux sont au rouge.

Dans une mise à jour d’une étude parue en 2009, publiée par Nature ce vendredi et qui sera présentée au Forum économique mondial de Davos la semaine prochaine, des chercheurs internationaux dressent un constat alarmant..

Lire la suite

Déchets toxiques, mortel héritage

Toxiques, précieux par leurs composants et toujours plus abondants, les déchets électriques et électroniques déferlent sur la planète. Partiellement recyclés dans les pays du nord, nos téléphones, ordinateurs, télévisions et frigos prennent les chemins du sud pour une deuxième vie, souvent courte, souvent illégale, avant de finir brûlés et démantelés sur des décharges, causant des dommages irréparables pour la santé et l’environnement. Enquête de la Suisse à l’Afrique.


TEMPS PRÉSENT Déchets toxiques, mortel héritage par bluekonnie

Jean-Claude Lévy : « L’économie circulaire »

Jean-Claude Lévy est historien, géographe, journaliste. Il a occupé différentes fonctions dans plusieurs ministères et notamment collaboré à Révolution (hebdomadaire du Parti communiste français) dans les années 1980, à Libération, à la revue Passages.

Il est actuellement chargé d’une mission de réflexion sur la Chine, le développement durable et la coopération décentralisée au ministère des Affaires étrangères et européennes.

Le dernier siècle de l’ours polaire

L’ours polaire, espèce menacée. L’affirmation semble une évidence. Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, qui prive l’espèce d’une bonne partie de son habitat. Dans la revue PLoS One du 27 novembre, une équipe de l’université d’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que si rien n’est fait d’ici à la fin du siècle, l’ensemble de la population de cet animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.


Sur la banquise, le colosse à fourrure blanche n’épargne personne. Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de son instinct prédateur. Mais son énergie, l’ours la tire en réalité d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du Grand Nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.

Lire la suite

Le coût annuel de la pollution s’élève à plus de 100 milliards d’euros

Dans un rapport dévoilé ce mercredi 15 juillet, une commission d’enquête du Sénat a évalué pour la première fois le coût de la pollution. Le verdict est sans appel : plus de 100 milliards d’euros par an.

Particules fines, oxydes d’azote, émissions d’ammoniaque, ces polluants en suspension coûtent de plus en plus cher…

Sardaigne : Du chardon pour la fabrication de bio-plastique

À en croire une récente étude menée par l’Université de Géorgie, 275 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits chaque année. Sur ces 275 millions, 32 sont des déchets qui restent à terre alors que 8 millions de tonnes polluent les océans.

Un problème environnemental majeur pour la planète. Une solution à ce problème pourrait venir du chardon.

Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

Lire la suite

L’incroyable cabane du snowboarder Mike Basich

Nichée en haut d’une colline, au milieu des montagnes du comté de Nevada en Californie, une cabane d’exception domine les alentours. Modeste par son envergure – à peine 21 m² – celle qui a nécessité 5 années de dur labeur peut se targuer d’avoir une esthétique à couper le souffle autant que la vue qu’elle offre sur l’environnement.

Cette micro maison est l’œuvre du snowboarder Américain Mike Basich, l’un des tous premiers professionnels dans ce sport de haut niveau. Durant sa carrière, Mike a gagné nombres de compétitions à travers le monde et rencontré le succès. Comme beaucoup, il va vivre son « rêve Américain » insouciant jusqu’au jour où il va réaliser le « vide » qui entourait son mode de vie. Quelque-chose d’indéfinissable lui manquait.

C’est alors que Mike a revendu maison et voitures pour s’éloigner du chaos de la ville et vivre autrement son rêve, en construisant lui même, sur son terrain de 160m² à Truckee, un petit et chaleureux chalet. Totalement déconnecté du réseau, celui-ci ne possède pas d’électricité du réseau, pas de plomberie intérieure et pas d’Internet. Un isolement volontaire souhaité par Mike qui dit se sentir bien plus proche de la nature et de la vie de cette façon. Un simple panneau solaire suffit à lui fournir l’énergie dont il a besoin.

Lire la suite

Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

États-Unis : La Salton Sea, menace écologique pour la Californie

C’est un lac salé qui se meurt. Une bombe à retardement écologique pour la Californie. La Salton Sea, le plus grand lac de cette région américaine voit sa superficie changer en fonction de son alimentation en eau mais il doit aussi lutter contre la sécheresse que connaît la Californie depuis 4 ans.

La conférence Paris Climat 2015 est mal partie

Depuis le sommet de la Terre de 1992 à Rio, la consommation d’énergie fossile n’a cessé d’augmenter. En 2013, les seules subventions allouées dans le monde aux combustibles responsables de l’effet de serre représentaient 400 milliards d’euros, soit quatre fois les sommes consacrées aux énergies renouvelables. Lancé en 2011 par les Nations unies, le Fonds vert pour le climat n’a pu à ce jour rassembler que 10 milliards d’euros…

Un accord international échouera à contenir le réchauffement de la planète en deçà de deux degrés, comme l’envisage la conférence qui doit s’ouvrir le 30 novembre, si les gouvernements continuent de subordonner leurs décisions à la préservation d’un système de production basé sur l’accumulation, le pillage et le gaspillage.

On ne répondra pas au défi climatique sans l’implication des populations, mais les initiatives individuelles ou locales demeureront inopérantes en l’absence de volonté politique globale.

L’acceptation d’une société moins énergivore, plus frugale, qui imposera la modification de nombreuses habitudes, réclame la perspective d’une amélioration de la qualité de la vie. Il n’y aura pas de transition énergétique sans transformation économique et sociale, sans redistribution des revenus tant à l’échelle nationale que mondiale.
Lire la suite

Petit traité d’anti-écologie…

Petit traité d'anti-écologie, par H16… A l’usage des lecteurs méchants.

Vous aimez les plantes et les petites bêtes, à condition d’avoir la bonne sauce. Vous adorez les éoliennes lorsqu’elles sont installées chez votre lointain cousin. Vous prenez votre vélo pour aller travailler et, avec l’habitude, il ne vous faut plus que deux minutes pour le rentrer dans le coffre de votre voiture diesel.

Vous appréciez tendrement le tri de vos déchets qui permet de multiplier l’emploi de gros camions poubelles consommant 70 l/100 km pour chaque nouveau type de poubelles. Vous apprécierez donc ce petit traité d’anti-écologie, qui réconciliera enfin vos observations personnelles avec le discours catastrophile des écologistes politiques.

Un petit avertissement s’impose, petit parce qu’il s’agit d’un petit traité. Dans ce petit livre, H16 ne traite pas de l’« écologie au sens propre du terme, c’est-à-dire la science qui étudie le milieu, et les interactions des différents êtres vivants dans ces milieux » :
Lire la suite

Afrique : La révolution énergétique

Imaginez que vous vous réveilliez un matin sans plus pouvoir accéder aux technologies modernes. Plus de réfrigérateur, plus de cuisinière, plus d’air conditionné. Vos enfants ne peuvent plus faire leurs devoirs après la tombée de la nuit. Vous n’êtes plus en mesure de recharger votre téléphone portable. Vous y êtes, bienvenue dans l’univers de l’Afrique non connectée – un univers dans lequel les défaillances du marché anéantissent impitoyablement toute opportunité de développement.

Près de 150 ans après l’invention de l’ampoule par Thomas Edison, quelque 620 millions d’Africains – soit deux tiers de la population de la région – vivent sans aucun accès à l’électricité. Ils sont encore plus nombreux à recourir à la combustion de biomasse pour cuisiner, plus de 90 % des populations rurales du Malawi, de Tanzanie et du Mozambique utilisant en effet de la paille, du fumier et du bois à brûler. En résulte une pollution de l’air intérieur à l’origine de 600.000 décès chaque année – frappant pour moitié les enfants de moins de cinq ans.

La communauté internationale s’est fixé pour objectif de garantir un accès universel à l’électricité et aux énergies modernes d’ici 2030. Or, le nombre d’individus privés d’électricité en Afrique sub-saharienne ne cesse d’augmenter. Dans 15 ans, si la tendance actuelle se poursuit, 15 millions de personnes supplémentaires vivront sans électricité au sein de la région.

Lire la suite

Migrants climatiques : Les réfugiés du siècle

Montée des eaux, sécheresse, cyclones… Le réchauffement climatique se fait ressentir partout. Ses premières victimes sont les populations locales, obligées de migrer pour trouver refuge sur des terres plus accueillantes. Leur nombre ne cesse de croître.

Parmi les 60 millions de réfugiés ou déplacés dans le monde, difficile d’estimer la part de migrants climatiques. Ils ne sont couverts par aucune législation internationale. Aux yeux de la loi, ils n’existent tout simplement pas.

On pense souvent que les populations se retrouvent dans les camps de réfugiés à cause de la guerre et des conflits. Il y a pourtant un autre type de réfugiés dans ces camps : les déplacés environnementaux. Aucun régime de protection n’existe pour ces personnes. Ce vide juridique est dû à la difficulté de définir exactement ce qu’est un “réfugié climatique”.

Pourtant, le changement climatique a un impact considérable sur le déplacement des populations. Depuis quelques années, il rend les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, ayant des conséquences humanitaires plus tragiques. Entre recherche de statut juridique et anticipation des déplacements, rencontre avec des personnes qui font évoluer la situation de ces millions de réfugiés.

Objectif Mont Blanc

Une climatologue, un physicien et un volcanologue partent à l’assaut du plus haut sommet des Alpes. À travers d’exceptionnelles images, ce documentaire raconte leur odyssée et révèle l’immense richesse d’un laboratoire naturel unique au monde.

Le vélo : Une invention à succès

Quel que soit votre style, votre âge ou votre tenue du jour, le vélo vous accompagne partout. Un Français sur deux en possède un. Il s’en vend 340 toutes les heures. Aller au travail, se balader avec les enfants ou faire les courses… Tout le monde à une bonne raison pour choisir de pédaler.

Un moyen de transport inventé par Karl Drais. En 1817, il a l’idée de relier deux roues par un câble en bois. On appelle cela “la draisienne”. La pédale a été inventée par un Français, Pierre Michaux, 50 ans plus tard.

Avec l’apparition du Tour de France en 1903, le vélo devient populaire. C’est sous l’occupation avec la pénurie d’essence qu’il se transforme en moyen de locomotion indispensable.

Avec l’essor de l’automobile, le vélo ne devient qu’un simple loisir. Aujourd’hui, le prix moyen d’une bicyclette en France est de 305 euros. Et il y en a pour tous les goûts. La tendance du moment est au vélo électrique. Un Français sur 20 utilise aujourd’hui son vélo tous les jours.

Monténégro : Aventures avec les radeliers de la Tara

Forêts inaccessibles, canyons escarpés, hauts plateaux isolés… Dans le nord du Monténégro, la rivière Tara traverse cent quarante kilomètres de massifs montagneux. Depuis des générations, des radeliers ((bateliers conducteurs de radeaux) s’aventurent sur ses rapides.

Les autorités françaises veulent détruire une cabane arboricole

Xavier Marmier, un élagueur de 45 ans habitant la vallée de la Loue est sommé par sa municipalité de détruire sa cabane écologique, auto-construite dans un arbre de son propre terrain, en zone Natura 2000.

Sa bâtisse suspendue est constituée de deux pièces d’une vingtaine de mètres carrés. L’ensemble de 44 m2, suspendu à dix mètres de haut et relié en duplex, constitue un micro-logement simple et confortable. Xavier fait cependant l’erreur de réaliser sa bâtisse sans permis, toléré à l’époque par l’ancienne municipalité de Cléron.

Pratiquement autonome, l’homme vivait jusqu’ici dans une grande simplicité volontaire. Une lampe à l’huile pour simple lumière, des toilettes sèches écologiques et de l’eau de pluie comme source d’eau sanitaire, son impact se limitait à une batterie rechargée une fois tous les deux mois et à un bidon d’eau potable. Pour chauffer son habitat perché mais bien isolé, un petit poêle au bois était amplement suffisant.

« C’était un rêve d’enfant, celui de vivre dans cette forêt que j’aime et de me fondre dans la nature, en suspendant un plateau octogonal en l’air, sans abîmer l’arbre, pour y monter une cabane », explique l’expert en élagage.
Lire la suite

Lobby de l’eau : Histoire d’une mainmise inique

L’école française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année.

C’est après la seconde guerre mondiale qu’émergent les caractéristiques qui structurent encore aujourd’hui la gestion de l’eau en France. Des ingénieurs et administrateurs coloniaux ont mesuré en Afrique noire, au Maghreb, comme aux États-Unis, la complexité de la gestion de cette ressource précieuse.

Ils vont, dans le grand élan de la planification gaullienne, inventer un modèle de gestion des ressources en eau qui fera école. Il s’agit, dans une période marquée par une urbanisation rapide s’accompagnant d’une pollution croissante, de rationaliser les différents usages de l’eau, pour l’énergie, l’industrie et l’agriculture, et donc le développement économique, mais aussi de développer l’adduction d’eau dans les campagnes, où seuls 30 % des foyers disposaient de l’eau au robinet en 1953, puis de doter le pays d’infrastructures de traitement des eaux usées.

Un chantier colossal alors que le développement de l’industrie et la modernisation de l’agriculture provoquent un important mouvement de population des zones rurales vers les villes. « Avec pour conséquence un développement rapide des besoins en eau et des rejets polluants mal traités. Les ressources ont été ainsi étranglées des deux côtés, par des consommations accrues et des pollutions insupportables », souligne M. Ivan Chéret, l’inventeur des agences de l’eau [1].
Lire la suite

Les subventions aux énergies fossiles représentent 10 millions de dollars par minute

Les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles en 2015 vont atteindre 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), lit-on dans un récent rapport du FMI.

Et si c’était le rapport qu’on attendait pour secouer la COP21, la conférence internationale sur le Climat qui se tiendra à Paris dans six mois ? Dans un rapport intitulé  « How Large Are Global Energy Subsidies? » (« Quelle est l’ampleur des subventions dans l’énergie? ») remis le 18 mai au Fonds monétaire international (FMI), David Coady, Ian Parry, Louis Sears et Baoping Shang estiment que les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) atteindront cette année 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), soit 14,5 milliards de dollars par jour ou encore 10 millions de dollars par minute (voir le rapport intégral ci-dessous).

Lire la suite

Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

Lire la suite

Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
Lire la suite

Panthéisme, néo-paganisme et anti-christianisme dans l’écologie radicale

Nous allons traiter ici des rapports entre l’écologie radicale, les notions de panthéisme et de néopaganisme et l’antichristianisme. En effet, pour beaucoup d’observateurs, l’écologie comporte de facto un aspect néopaïen qui fait d’elle une sorte de religion néo-animiste qui serait fondée sur la sacralisation de la nature et sur le retour de cultes archaïques consacrés à la déesse Terre: le « culte de la Terre-mère ».

De fait, un premier constat montre que l’écologie profonde est largement panthéiste, cherchant à contrer la dédivinisation de la nature analysée en son temps par Heidegger. Ainsi, un écologiste comme Michel Serres revendique ouvertement son paganisme dans ses essais sur l’écologie.

Ces milieux écologistes alternatifs, issus des contre-cultures, évoluant à la fois aux marges du New Age et de l’écologie profonde, ont développé un panthéisme « écologisant » qui se manifeste très souvent au travers de pratiques néo-païennes animistes, que ce soit le druidisme, l’odinisme, le néo-chamanisme ou la sorcellerie.

Lire la suite

Viêt-Nam : ” Agent Orange “, la bombe à retardement chimique de Monsanto

Après 40 années de guerre ininterrompue contre la France puis les États-Unis, le Vietnam sort enfin de la guerre, le 30 avril 1975. Fin des bombes à billes, à fragmentation, qui déchirent les corps. Fin des bombes au phosphore, au napalm qui transforment les humains en torches vivantes. La paix et la reconstruction du pays sont à portée d’espérance.

Pourtant, en partant, l’armée américaine laisse un poison aujourd’hui invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d’Agent Orange produite entre autres par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation vietnamienne. En s’infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine et atteints de lourdes malformations, de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue de faire des ravages.

Comment qualifier cette catastrophe humaine et écologique que vivent le Vietnam et sa population ? Au-delà du cas vietnamien, quelle est la responsabilité des États dans le choix des armes et de leur utilisation en cas de conflit armé ? Quelles sont les réparations possibles envers les victimes et les pays dévastés ? Le reportage aborde ces questions à travers des témoignages et l’analyse donnée par des scientifiques et historiens rencontrés au Vietnam, en France et aux États-Unis.

Réalisé par Thuy Tiên Ho et Laurent Lindebrings (France (2012)

Italie : Découverte de la plus grande déchetterie clandestine d’Europe

À Calvi Risorta, au nord de Naples, les gardes forestiers italiens ont découvert ce qui pourrait être la plus importante déchetterie clandestine d’Europe. Sur une esplanade de près 30 hectares, à 9 mètres de profondeur sont enterrés près de deux millions de mètres cubes des déchets toxiques accumulés ces 40 dernières années.

Belgique : Dans cette forêt, tout est comestible

Dans leur jardin de Mouscron, en Belgique, Josine et Gilbert Cardon ont créé une forêt bio et comestible de 1.800 m2. L’histoire d’un « délire » qui a marché et qu’on peut visiter le jeudi après-midi.

Le sol est couvert de feuilles et de branches. La canopée qui intercepte les rayons du soleil laisse passer une lumière diffuse et apaisante. Ici, il fait bon se balader, à condition de faire un peu attention à là où l’on met les pieds et d’avoir une carte pour ne pas se perdre. Bref, c’est une véritable forêt. Sauf que tout ce qui pousse là se mange.

Dans ce jardin de 1.800 m2 trônent pas moins de 2.000 variétés d’arbres, du néflier du Japon aux figuiers en passant par les pommiers, pêchers et nashis. Sur ces arbres grimpent en prime des mûriers, des groseilles ou des ronces sans épines, tandis qu’au sol rampent plusieurs milliers d’espèces de plantes comestibles. L’ail des ours, par exemple, forme par endroit un véritable tapis et parfume tout le jardin.

Quand vient l’été, on peut donc cueillir ici plusieurs kilos de fruits et légumes très différents sans même bouger les pieds.
Lire la suite

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

Lire la suite

Automobile : Audi développe une essence synthétique à partir de plantes

En avril dernier, Audi a surpris le monde avec son développement révolutionnaire quand ils ont réussi à créer du diesel synthétique en utilisant du dioxyde de carbone et de l’eau. Mais qu’en est-il de ceux qui ont des voitures à essence ?

Heureusement, Audi a désormais une solution pour eux, car la firme a récemment annoncé qu’ils ont pu créer de l’essence synthétique, et ce qui est étonnant avec cette découverte, c’est qu’elle pourrait être viable, car c’est fabriqué en partie avec des plantes. Selon Marc Delcourt, le CEO de Global Bioenergies, le partenaire de projet d’Audi, « Pour moi, c’est un moment historique. C’est la première fois qu’on a produit de l’essence à partir de plantes. »

En fait, le programme a commencé en 2014 quand Global Bioenergies a démarré un programme pour produire de l’isobutane gazeux en utilisant des sources de biomasse renouvelables telles que le glucose de maïs. Après cela, il subissait un processus de purification et il était collecté sous une forme liquide et envoyé en Allemagne où il était converti en essence indice 100 octane.

Audi et Global Bioenergies ont collaboré pour développer la technologie au point qu’ils n’ont plus besoin de biomasse renouvelable, mais juste de l’eau, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Rick Brockrath, Vice Président pour l’ingénierie chimique chez Global Bioenergies a déclaré: « Nous pensons que nous apportons de la « verdure » dans un domaine qui en a désespérément besoin. En un mot, nous allons passer d’une économie basée sur le pétrole vers quelque chose de renouvelable et avec un avenir durable. »

Des protocoles pour faire valoir les savoirs traditionnels face à la biopiraterie

Les peuples autochtones et les communautés locales ont un rôle crucial dans la conservation de la biodiversité, exploitée sans leur consentement. Zoom sur les moyens de protéger ces patrimoines bioculturels et faire reconnaître les droits coutumiers.

Comment faire reconnaître les droits coutumiers des populations autochtones sur le terrain afin d’éviter l’appropriation de leurs savoirs traditionnels sans leur consentement préalable et sans le partage des avantages et des bénéfices qui en résultent ?

Les savoirs traditionnels jouent un rôle essentiel car ils guident la découverte de médicaments. Pour les entreprises qui en tirent profit, ces savoirs ancestraux deviennent le plus souvent des ressources génétiques brevetées, oublieuses des origines auxquelles elles sont redevables.

On estime que 60% des produits pharmaceutiques disponibles sont dérivés de plantes, à l’image du Pélargonium, un géranium sud-africain utilisé pour soigner de nombreuses maladies sur lequel la compagnie allemande Schwabe a déposé des brevets sans le consentement préalable des communautés sud-africaines qui utilisaient ce produit depuis des millénaires. Au Brésil, la lutte contre la biopiraterie est devenue une cause nationale.

Lire la suite

La vente “en vrac” a le vent en poupe

De plus en plus de produits sont vendus “en vrac”, c’est-à-dire sans emballage. Plus écologique, ce nouveau mode de consommation permet aussi de lutter contre le gaspillage alimentaire. Très appréciée des consommateurs, la vente “en vrac” fleurit dans les épiceries.

Chine : Le systéme financier et l’écologie

L’impératif d’une croissance durable respectueuse de l’environnement impose-t-elle la création d’une nouvelle génération de banques de développement à l’initiative des pays émergents? La création de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) par la Chine a intensifié le débat sur cette question.

Pourtant il en est une autre au moins aussi cruciale : de plus en plus important sur la scène internationale, les marchés financiers des pays en développement peuvent-ils encourager ce type de croissance ?

Pour l’instant la réponse semble être positive. La Chine et les autres grands pays émergents paraissent engagés dans la construction de systèmes financiers au service d’un développement durable et inclusif. Mais ils ne peuvent à eux tout seuls bâtir une économie mondiale durable et inclusive.

Les véhicules d’investissement spécialisés dont l’importance et le nombre va croissant depuis quelques années jouent un rôle crucial pour cela. La BAII et la future Nouvelle banque pour le développement créée par les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) en sont l’illustration la plus visible, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les deux plus grandes banques de développement de la planète (la Banque brésilienne de développement et la Banque chinoise de développement) gèrent à elles deux 1.500 milliards d’actifs.
Lire la suite

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

Europe : L’ambroisie est en train d’envahir le continent

Dans les champs, au bord des routes ou près des maisons… l’ambroisie pousse partout. Elle est devenue le cauchemar de tous ceux qui sont sensibles aux pollens. Elle est l’une des plantes les plus allergisantes. Selon une étude internationale, la présence de l’ambroisie va être multipliée par quatre d’ici 2050.