Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Artisanat : Un secteur en plein mal-être

La première entreprise de France, c’est ainsi que l’on surnomme l’artisanat. Et pour cause : les artisans et commerçants représentent 3,1 millions de personnes pour un million d’entreprises. S’ils ont été de longues décennies durant au coeur de la vie économique et sociale, ils se sentent aujourd’hui marginalisés.

Des charges trop lourdes qui pèsent sur le marché de l’artisanat. En France, une centaine d’entreprises artisanales baisse le rideau chaque jour.

Hambach (57) : Les 39 heures de l’usine Smart sèment la division

Dans l’usine Smart de Moselle, le vote sur les 39 heures a eu lieu il y a vingt jours, mais les nerfs sont toujours à vif. Si le oui au 39 heures l’a emporté, beaucoup d’ouvriers sont amers. Si le oui a gagné, c’est grâce aux votes des cadres.

Le vote de l’usine Smart d’Hambach a créé une scission. Clivage entre générations, entre différents statuts, 800 salariés divisés et un village où chacun a choisi son camp.

1 entreprise française sur 4 a subi une attaque

Cambriolage, pénétrations informatiques, déstabilisation des ressources humaines, guerre de l’information… le monde des affaires est devenu un véritable champ de bataille où tous les coups sont permis.

Jamais l’entreprise n’a été exposée à tant de risques et de menaces. Entretien avec Nicolas Moinet, co-auteur de “La Boîte à outils de la sécurité économique“.

Tribunal de commerce : Sauve qui peut

Mandataires et administrateurs judiciaires prennent en charge les entreprises en difficulté, pour leur donner une chance de survie ou pour les conduire à la liquidation. Au Tribunal de commerce, autour de l’entreprise Descamps, le film suit la bataille entre les différents repreneurs et l’actionnaire soucieux de sauver sa mise.

À quoi ressemblera l’entreprise de demain ?

À côté du vieux modèle fordo-taylorien et du plus récent de la startup, se développent de toutes nouvelles formes d’organisations entrepreneuriales. Un mouvement qui ne peut que s’accentuer, compte tenu des forces du changement actuellement à l’oeuvre. Par Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes.

La période est propice à la réflexion sur la physionomie de l’entreprise de demain, car les contours de celle d’aujourd’hui sont singulièrement floutés. Le modèle fordo-taylorien n’est pas encore totalement sorti de scène (dans les activités de services en particulier) que son successeur désigné, la gestion au plus juste (lean management), revêt déjà une teinte sépia. La mondialisation est très abrasive, érodant les modèles plus rapidement qu’au XXe siècle et troublant les clivages classiques : le débat entre les mérites du capitalisme anglo-saxon et du capitalisme nippo-germanique soulève moins de passions que dans le passé.

Lire la suite

Quand la religion s’invite en entreprise

Si la laïcité est imposée dans le service public, ce n’est pas le cas dans le monde du privé. En 2015, une entreprise sur deux est confrontée au fait religieux. Cette confrontation a essentiellement lieu sous trois formes: les demandes d’absence pour fêtes religieuses (19%), le port ostentatoire de signes religieux (17%). En un an, celui-ci a presque doublé. Enfin, l’aménagement du temps de travail (12%).

États-Unis : Réflexions sur la crise et les entreprises

Aux États-Unis, depuis la crise financière de 2008 les critiques à l’égard des entreprises se sont faites de plus en plus nombreuses. Le paroxysme a sans doute été atteint à l’automne 2011, avec le mouvement Occupy Wall Street, dont les principales revendications concernaient l’ingérence des entreprises dans la vie politique américaine, leur responsabilité dans le déclenchement de la crise, ou dans la montée des inégalités sociales.

Si le mouvement a fait long feu, certains de ses mots d’ordre ont persisté, en particulier la dénonciation du financement opaque des campagnes électorales et celle de la « cupidité » des entreprises (corporate greed). Ces revendications ont cependant tardé à trouver une articulation claire ou des débouchés concrets, et ce d’autant plus que l’entreprise — quelle que soit la diversité que recouvre ce terme — et l’entrepreneur sont les héros traditionnels de l’histoire économique américaine [1].

Quelles formes ont pris les réflexions sur le statut des entreprises, leur rôle social, économique et politique aux États-Unis ces dernières années ? À quels problèmes se sont-elles attaqué, et lesquels ont-elles laissé en suspens?

On reviendra ici sur différentes propositions récentes en vue de discipliner ou de dépasser les formes des entreprises actuelles, avant de s’attarder sur le regain d’intérêt récent pour les organisations coopératives. Ces projets relèvent de modèles économiques différents, parfois anciens, ils sont révélateurs des diverses définitions possibles du collectif qu’est l’entreprise.
Lire la suite

Changement climatique : “Les entreprises sont aussi la solution!”

À quelques mois de la Conférence internationale sur les changements climatiques, grands patrons, décisionnaires économiques et politiques se sont réunis à Paris pour échanger sur les différents moyens de réduire les émissions carbone.
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, est l’un des chefs d’entreprise les plus impliqués dans les discussions sur le passage à une économie sans carbone, il se réjouit du succès de ce sommet. “Il y a des personnes qui disent : “les entreprises polluent, ce sont les principales responsables des émissions de gaz“, mais les entreprises sont aussi la solution !”, assure-t-il.

L’entreprise et les femmes

Ce film nous plonge au cœur d’une formation au sein du groupe Auchan qui doit permettre aux femmes d’accéder à des postes à responsabilité, postes qui leurs sont encore trop souvent inaccessibles.

Isabelle Bonnet-Murray, la réalisatrice, a suivi pendant 9 mois un groupe de femmes qui ont participé à cette formation. Entre vie privée, vie professionnelle, machisme, préjugés et autocensure, le chemin est long pour réaliser ses ambitions quand on est une femme.

Singapour : L’exil doré ?

Singapour serait le pays le plus favorable aux entreprises selon la Banque mondiale. La fiscalité de ce pays de 5 millions d’habitants surnommé la Suisse de l’Asie, attire chaque année plus d’un millier de Français.

Parmi eux, Richard LeSand, un designer de meubles, ou encore Grégory Imbert qui lance en Asie le concept de coffrets cadeaux. Deux entrepreneurs français venus s’installer et tenter leur chance dans ce temple de l’ultra-libéralisme.

Émission “Sept à huit” diffusée le 15 mars 2015 sur TF1

Patronne au foyer

Agnès Beuchet a fait un choix de vie peu commun. Cette maman a préféré démissionner d’un poste de cadre et créer son entreprise pour travailler depuis chez elle…

Une organisation qui lui permet de concilier plus facilement vie de famille et carrière. De plus en plus de femmes prennent la même décision.

L’Égypte tente de séduire les entreprises étrangères

À Charm el-Cheikh, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lance une vaste offensive de charme pour attirer les investisseurs étrangers. Une aide indispensable pour relancer une économie égyptienne à la dérive. En effet, depuis 2008, les investissements étrangers en Égypte ont été divisés par six.

Orthographe : Le prix des fautes

Participes passés massacrés, accords boudés, phrases alambiquées…Trop de Français sont fâchés avec l’orthographe. Si on utilise de moins en moins la feuille et le stylo, on écrit toujours autant. Voire plus. Des écrits plus courts, mais plus nombreux. Ainsi, les courriers électroniques sont devenus le principal outil d’échange avec autrui. Alors, gare aux fautes !

Les Français feraient-ils trop confiance au correcteur automatique de leur logiciel de traitement de texte ? À trop se reposer sur ces outils, 78% des Français admettent faire des fautes d’orthographe. Comble de l’ironie, ils se disent pourtant choqués quand ils reçoivent un courrier administratif comportant une erreur ou qu’ils détectent des fautes sur un site.

Parmi les e-mails envoyés par des entreprises à leurs clients, 90% contiennent au moins une faute d’orthographe, selon une étude réalisée par TextMaster. Ce chiffre atteint même 95% lorsque l’e-mail est rédigé dans une langue étrangère. Au-delà de l’impact négatif sur l’image de l’entreprise, ces erreurs peuvent-elles occasionner un manque à gagner ?

Pour les sociétés du Web, les fautes pourraient engendrer le “bad buzz”, et avoir pour conséquence la perte de contrats commerciaux. Pour remédier à ce problème, de plus en plus d’universités proposent une remise à niveau. Des cours de rattrapage pour faire la paix avec les mots.

Envoyé spécial s’est penché sur le coût de ces fautes. Quels sont les enjeux pour les employeurs et leurs salariés ? Peut-on réapprendre l’orthographe une fois adulte, et à quel prix ?

Les collectivités locales prêtes à tout pour attirer les entreprises

Dans un contexte de déclin industriel, toute implantation d’entreprise est stratégique, et les collectivités locales sont prêtes à dérouler le tapis rouge aux potentiels pourvoyeurs d’emplois. Jean-Paul Chapel détaille les montants versés par les collectivités (6,5 milliards d’euros) aux entreprises pour les attirer.

Secret des affaires : les entreprises mises à l’abri du regard démocratique

La protection du « secret des affaires » est une revendication ancienne des dirigeants économiques français. Comme beaucoup d’autres ces temps-ci, cette vieille lune patronale est en passe d’acquérir force de loi.

La commission spéciale du Parlement chargée d’examiner la loi Macron sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances a en effet décidé d’y intégrer des dispositions visant à protéger les informations jugées sensibles par les entreprises, avec des sanctions pénales très dures à la clé. Une menace directe pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation, et une nouvelle régression en matière de droit à l’information et de contrôle démocratique des pouvoirs économiques.

Lire la suite

Chine : “Fred & Farid”, la réussite française

Manuel Valls est en visite officielle en Chine depuis mercredi 28 janvier. Le Premier ministre s’est rendu samedi 31 janvier à Shanghai où il a rencontré des entrepreneurs français. Parmi eux, un publicitaire, Frédéric Raillard.

Son entreprise “Fred & Farid” est l’une des plus dynamiques du pays. 95% de Chinois et 15% de Français sont employés par la société.

Grèce : Milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations

En échange de l’aide financière internationale, la Grèce s’est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l’eau, infrastructures, patrimoine culturel… C’est la braderie générale !
Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d’irrégularités et de soupçons de corruption. Au détriment des simples citoyens étouffés par les plans d’austérité.

Ce dimanche 25 janvier, les Grecs se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau gouvernement. La perspective d’une accession au pouvoir de Syriza, la coalition de la gauche radicale, seule ou avec d’autres partis, est réelle. Le mouvement de gauche saura-t-il inverser la tendance ? Et s’appuyer sur les résistances citoyennes, qui ont par exemple réussi à réinventer un service public de l’eau ?

Si cette victoire se confirme, ce sera en grande partie à cause du rejet de la politique d’austérité massive imposée au pays depuis plus de cinq ans. Celle-ci s’est traduite par une baisse sans précédent des revenus et des conditions de vie de la plupart des Grecs, jusqu’à menacer leur état de santé [1].
Lire la suite

Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
Lire la suite

Cameroun : Le retour des diplômés de la diaspora

Retour des cerveaux. Chaque année, un millier de jeunes camerounais formés à l’étranger reviennent s’installer dans leur pays d’origine. Une aventure loin d’être facile car 1/3 d’entre eux abandonnent leurs projets au bout de quelques mois, déstabilisés par un environnement des affaires trop éloigné de leurs habitudes.

L’oligarchie et le mépris du peuple

Mais pourquoi ont-ils fait disparaître le peuple? Tel est le fil rouge du livre du journaliste Jack Dion, intitulé “Le mépris du peuple – Comment l’oligarchie a pris la société en otage“. Dans un pays qui se réclame des droits de l’homme et du citoyen, et dont l’histoire est celle des révoltes populaires, le peuple pointe aux abonnés absents. Il est banni des sphères d’un pouvoir régi par l’entre-soi de caste. Un système de monarchie républicaine permet de gouverner en ne représentant qu’une infime minorité du pays et en faisant le contraire de ce qui avait été annoncé.

Au terme d’une épuration sociale passée inaperçue, il n’y a quasiment plus d’ouvriers sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Dans les entreprises, où règnent les oligarques du CAC 40, les salariés sont exclus de toutes les prises de décision. Dans les médias, on ne parle d’eux que pour les dire rétifs aux « réformes » inévitables qu’impose une « loi du marché » devenue la nouvelle Bible. Désormais, une « prolophobie » sournoise a droit de cité. Tout ce qui vient de la France d’en bas est suspect, non digne de considération, voire subversif.

Même la notion de souveraineté populaire est jugée attentatoire à la nouvelle doxa. Dans la bouche des représentants de l’élite, le mot « populisme » est devenu l’injure suprême, comme si le simple fait d’écouter les voix d’origine populaire était un crime contre l’esprit. Quant à la France, elle est sommée d’oublier son histoire, sa spécificité, son originalité, pour s’aligner sur la mondialisation sans rivage édictée par les grands prêtres de l’Union Européenne, pour qui les nations n’existent plus.

Extrait d’un passage de son ouvrage portant le monde de l’entreprise.
Lire la suite

Intelligence Économique

La notion d’Intelligence économique (IE) est abordée dans un contexte de guerre économique où la gestion de l’information est cruciale pour les entreprises. Cette vidéo présente les concepts de veille informationnelle, de sécurité du patrimoine informationnel et de stratégies d’influence informationnelle ; elle aborde les logiques défensives et offensives d’IE mises en œuvre par les entreprises.

Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

« Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants.

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?
Lire la suite

Desire

Dans le monde du travail, se reposer sur ses acquis se traduit bien souvent par une obsolescence prématurée. C’est ce que tente de démontrer ce court-métrage d’animation qui met en lumière le quotidien d’un robot ouvrier se retrouvant confronté à un concurrent plus performant.

Ce court-métrage d’animation est le fruit du travail de Scott Thierauf, créatif chez Red Echo Post. Il décrit son œuvre comme une « spirale infernale de jalousie, de ressentiments et de désirs non maîtrisés ».

En d’autres termes, le film de Scott met en lumière la nécessité d’améliorer en permanence son savoir-faire pour ne pas se faire dépasser par la concurrence dans le milieu du travail.

Citroën, 1987, les nouveaux comportements au travail : le plan Mercure

Les nouvelles technologies, la gestion moderne des ateliers, supposent une nouvelle approche de l’organisation des hommes. Autonomie, initiative, travail de groupe ; l’ère de la parcellisation Taylorienne est révolue !

Lire la suite

Japon : Le secret de la longévité des entreprises nipponnes

L’hôtel le plus ancien du monde n’est pas à Paris ou Londres ou Rome mais à Yamanashi au Japon. Selon le livre Guinness des records, l’hôtel Nisiyama Onsen Keiunkan, proche de sources chaudes, existe depuis l’an 705. Le deuxième hôtel le plus ancien est un autre établissement thermal appelé Hoshi Ryokan, fondé en 718.

Outre les hôtels, de nombreuses compagnies japonaises battent des records de longévité. Sudo Honke, le plus ancien producteur de saké au monde existe depuis 1141. Avant d’être absorbée par une autre entreprise en 2006, l’entreprise familiale en exploitation depuis le plus longtemps était Kongō Gumi, une société qui construisait des temples depuis quatorze siècles.

La liste est longue, et elle inclut la compagnie de la préfecture de Yamanashi, qui confectionne des objets pour les autels bouddhistes et des habits de moines depuis 1024; la compagnie Ichimojiya Wasuke, la plus ancienne confiserie du pays, fondée en 1000; Nakamura Shahi, une firme de construction de temples bouddhistes et shintoïstes, qui date de 970; et Tanaka Iga, une compagnie de Kyoto qui fait des objets religieux bouddhistes depuis 885.

A première vue, il n’est pas surprenant qu’un pays ancien avec une économie ancienne ait autant de vieilles entreprises. La plupart de ces vieilles compagnies sont locales et familiales, comme les producteurs de saké et les auberges (ryokan) qui ont été établis au VIIIe siècle pour les marchands voyageant entre Tokyo et Kyoto.
Lire la suite

Microcrédit : 1.000 euros suffisent pour créer une entreprise

Le microcrédit pour changer de vie. Ancien agent immobilier au chômage, Alain Ribaut s’est reconverti. Il est aujourd’hui négociant en vin. Son affaire, il a pu la lancer grâce à un microcrédit délivré par l’Adie, une association qui aide les personnes exclues du marché du travail à lancer leur boîte.

Grâce aux 1 000 euros qu’on lui a prêtés, Alain a pu remettre le pied à l’étrier. Et retrouver confiance. C’est que l’entrepreneur revient de loin. Il y a dix ans, il a tout perdu : faillite de son agence immobilière, chômage, divorce… “Quand vous êtes en liquidation judiciaire, interdit bancaire, que vous n’avez pas droit au chômage, ce n’est pas facile…“, raconte-t-il.

Le coup de pouce de l’Adie a payé : six après le lancement de son activité dans le vin, Alain emploie une vingtaine de commerciaux et vend 200.000 bouteilles par an. A 61 ans, il est de nouveau chef d’entreprise.

Jean Tirole reçoit reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation »

Jean Tirole est l’un des économistes les plus influents de notre temps. Né le 9 août 1953, il est président de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse School of economics (TSE), directeur scientifique de l’Institut d’économie industrielle (IDEI) à Toulouse et membre fondateur de l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST). Il est aussi professeur invité au MIT et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis le 27 juin 2011. Depuis 1995, il est directeur d’études cumulant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Le 13 octobre 2014, Jean Tirole reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Il fit d’importantes contributions dans plusieurs domaines de recherche, mais il a surtout clarifié comment nous pouvons comprendre et réglementer les secteurs qui sont dominés par une poignée d’entreprises.

La réglementation est complexe

Il est toujours pertinent de se demander quelles activités doivent être réalisées par l’Etat et quelles activités doivent être laissées au secteur privé. Plusieurs gouvernements ont ouvert des monopoles publics aux actionnaires privés, aussi bien dans les secteurs des réseaux ferroviaires, de distribution d’eau, de la poste, des télécommunications, que de l’éducation ou des soins de santé.

Les expériences tirées de ces privatisations ont été contrastées et il a été bien souvent plus difficile que prévu d’inciter les entreprises privées à adopter le comportement attendu.

Il y a deux grandes difficultés. Premièrement, plusieurs marchés sont dominés par un nombre réduit d’entreprises qui influencent alors les prix, le volume et la qualité du produit. La théorie économique traditionnelle n’est pas adaptée à cette situation, qualifiée d’”oligopole”. Elle est davantage adaptée à une situation de monopole ou à une situation connue sous le nom de “concurrence pure et parfaite“.
Lire la suite

De l’utopie numérique au choc social

Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley. Objets connectés, humains chômeurs…

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré. cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».
Lire la suite

La France championne des versements de dividendes

Les dividendes versés par les entreprises cotées ont fortement progressé dans le monde au deuxième trimestre, de 11,7 % par rapport l’année précédentes, selon une étude publiée lundi 18 août.. Ils s’enregistrent à 426,8 milliards de dollars (environ 318 milliards d’euros).

Voilà une étude qui risque de faire grincer des dents au moment où la croissance en France est au point mort… Selon le gérant Henderson Global Investors, l’Hexagone est le plus important payeur de dividendes en Europe, hors Royaume-Uni.

Au deuxième trimestre 2014, les sociétés françaises ont ainsi reversé autour de 40,7 milliards de dollars aux actionnaires, un montant en hausse de 30,3%. Le gérant précise que “4% de cette progression provient des changements d’indice et 7% de la fluctuation des taux de change“.

Axa en tête !
Lire la suite

Pourquoi il faudrait travailler seulement 3 jours par semaine

C’est l’avis de Carlos Slim, magnat des télécoms mexicains et deuxième plus grosse fortune mondiale. Il estime que le monde du travail a besoin d’une «réforme radicale».

Et si nous avions tout faux dans notre manière de concevoir le travail aujourd’hui? C’est ce qu’a déclaré le multi-milliardaire mexicain Carlos Slim, lors d’une conférence d’affaires au Paraguay. Selon lui, il faut prendre en considération le fait que l’espérance de vie augmente considérablement, et doit donc se répercuter sur notre manière de travailler: il faudrait travailler moins, mais plus longtemps. «Les gens vont avoir à travailler davantage d’années, jusqu’à leurs 70 ou 75 ans… L’idéal serait de travailler 11 heures par jour, trois jours par semaine», estime Slim, qui a lui-même 74 ans.

Lire la suite

La poupée Barbie entrepreneuse “pour coller à la réalité du XXIe siècle”

Après la Barbie hôtesse de l’air, ou encore la Barbie astronaute, place à la Barbie entrepreneuse munie de son smartphone dans une main, une mallette dans l’autre. La tablette tactile qui affiche graphiques et camemberts multicolores finit de dissiper les doutes: Barbie s’affiche en tant que chef d’entreprise. Mattel est même allé jusqu’à lui créer un profil LinkedIn…

Bretagne : La révolution localiste est en marche

Alain Glon, qui fut le patron du groupe Glon-Sanders, avait depuis quelque temps un projet de modèle économique d’un type nouveau susceptible de donner à la Bretagne un nouvel élan économique.

Ce modèle a la particularité d’être local, enraciné et solidaire, c’est-à-dire qu’il se situe aux antipodes du modèle mondialisé, déterritorialisé et financiarisé que nous subissons et qui nous a amenés au bord du précipice (nous y sommes toujours, sept ans après le début de la méga-crise que le regretté Maurice Allais avait pronostiquée dès 1992).

Le projet en cours dont le nom est « Redéo », ce qui signifie « il est nécessaire » en langue bretonne, est un projet associatif dont le but est de détourner une part, la plus importante possible, de l’épargne des Bretons (16 milliards d’euros par an) pour l’investir dans des projets entrepreneuriaux en Bretagne. Les bénéfices dégagés par ces entreprises seront, pour une part, distribués aux épargnants et, pour une autre part, réinvestis dans la région.

Un projet localiste et enraciné
Lire la suite

États-Unis : La classe moyenne en chute libre

La Belgique a la cinquième classe moyenne la plus riche du monde. Il n’y a guère qu’en Australie, au Luxembourg, au Japon et en Italie, que la classe moyenne est encore plus riche que la nôtre, selon les données du Global Wage Report 2012-13 établies par Crédit Suisse. De façon surprenante, ce rapport ne classe les États-Unis qu’à la 27ème place, alors que ce pays a la réputation d’être le paradis de la classe moyenne.

«L’Amérique est le pays le plus riche de la planète. Nous avons le plus de millionnaires, le plus de milliardaires et nos citoyens les plus riches ont récolté davantage de richesses de la planète que n’importe quel autre groupe dans le monde. Nous avons même des gestionnaires de hedge funds qui gagnent autant en une heure que ce que la famille moyenne gagne en 21 ans! Cette opulence est censée rejaillir sur le reste d’entre nous, améliorant la vie des Américains ordinaires. Du moins, c’est ce que tenants du marché libre nous promettent continuellement. Malheureusement, c’est un mensonge, l’un des plus gros mensonges qui aient été proférés au peuple américain », écrit le Huffington Post.

Lire la suite