Chine : Ruée sur l’innovation

Les entreprises privées chinoises adoptent l’innovation au détriment du transfert de technologies. C’est le deuxième grand bond en avant technologique voulu par l’État. “La Chine doit s’appuyer sur l’innovation pour assurer un développement économique sain et continu.” Pour qui vit loin de la Chine, cette sentence prononcée par le président Xi Jinping lui-même en décembre 2014 semble une évidence.

La Chine pratique depuis longtemps une politique industrielle d’“innovation autochtone”, qui oblige les multinationales étrangères à transférer leurs technologies et à soutenir les entreprises d’État chinoises dans des secteurs stratégiques.

Mais cette stratégie n’a pas fonctionné. Alors, le pays déverse maintenant de l’argent dans un nouvel assaut “top down”, du haut vers le bas, pour l’innovation. Il dépense plus de 200 milliards de dollars par an en R&D, une somme qui a quadruplé en une décennie. Elle représente maintenant 2 % du PIB, légèrement plus que l’Union européenne.

Le cabinet d’études de Thomson Reuters assure que la Chine est “sans conteste le leader en matière de brevets”. Les planificateurs centraux souhaitent maintenant tripler le nombre de brevets d’ici à 2020, à 14 pour 10.000 personnes. Ils veulent augmenter encore les budgets R&D pour à terme atteindre le niveau américain de 2,8 % du PIB, avec l’espoir que toutes ces mesures feront de la Chine une superpuissance de l’innovation. Déjà, un cinquième des diplômés des filières scientifiques dans le monde sont chinois.
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Allemagne : Enquête sur les crimes de la réunification

Quelques années après la chute du mur de Berlin, l’Allemagne réunifiée met sur pied une Commission d’enquête sur les crimes d État, baptisée ZERV. Sa tâche est historique, et titanesque : enquêter sur les crimes du parti socialiste unifié d Allemagne au temps de la RDA et poursuivre les responsables en justice.

Pour le chancelier Helmut Kohl, resté dans les mémoires comme l’homme de la réunification, ce devait être un signal fort pour la population : la victoire de l’État de droit sur l’État totalitaire qui venait de s’effondrer. 700 enquêteurs, pour la plupart originaires de RFA, sont envoyés à Berlin pour rouvrir plus de 20.000 dossiers et éplucher les archives de la Stasi.

Les affaires mises en lumière s’avèrent plus graves et plus complexes que ce qu’ils imaginaient: liquidations d’opposants, meurtres commandités puis maquillés, corruption, mais aussi criminalité économique et trafic d armes, pour des montants s’élevant à des dizaines de milliards de deutschemarks.

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Des portraits robots génétiques

Les tests ADN sont utilisés depuis les années 1980 dans les enquêtes de police. Médiatisés par les séries télévisées, ces analyses franchissent un nouveau pas ! Les enquêteurs sont désormais capables d’établir le portrait-robot génétique d’un suspect à partir d’une seule trace laissée sur une scène de crime.

Couleur des yeux, forme du visage… La prédiction morphologique révolutionne les enquêtes criminelles.

44% du temps passé sur internet au bureau se fait à des fins personnelles

Internet est un outil fantastique. Il a même changé nos vies. Sur le plan personnel et professionnel. Mais comment l’utilise-t-on au bureau, justement ? Le cabinet Olfeo s’est penché sur la question et les résultats de son enquête risquent de ne pas plaire à votre employeur. Pas du tout, même.

Mais avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser le cadre de l’enquête. L’étude a été menée dans cinq pays européens, et plus précisément en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le cabinet a compilé les données d’une centaine d’entreprises de tailles variables représentant à elles seules plus de 150.000 collaborateurs.

D’après cette étude, les salariés passeraient en moyenne 1h53 sur le web chaque jour. Sans surprise, toutes les consultations ne seraient pas faites à des fins professionnels. En réalité, le surf personnel représenterait même 44% du temps passé sur Internet, ce qui représente environ 50 minutes par jour et… 25 jours par an.

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Allemagne : Les ratés du salaire minimum

Le salaire minimum est entré en vigueur en Allemagne le 1er janvier. Cette réforme phare du gouvernement d’Angela Merkel est cependant largement contournée, dénonce l’hebdomadaire Die Zeit, laissant les travailleurs pauvres dans leur précarité.

Après dix ans de négociation et un “débat honteusement longdénonçait Der Spiegel, le salaire minimum est enfin arrivé en Allemagne le 1er janvier. La “lanterne rouge de l’Europe” – terme rarement employé pour qualifier le pays d’Angela Merkel et de la première économie du continent – rattrapait enfin son retard.

Mais le tableau que dresse l’hebdomadaire Die Zeit dans sa grande enquête publiée le 5 mars et intitulée : “Tout simplement exploité. Le conte de fée du salaire minimum”, laisse peu de place à l’optimisme.

Si Berlin a officiellement adopté un salaire minimum (8,5 euros brut de l’heure) à compter du 1er janvier 2015, des pans entiers de l’économie allemande ne l’appliquent pas, ou bien, plutôt, le contournent. Au premier rang desquels les secteurs de l’hôtellerie, de l’entretien, de la grande distribution ou du BTP.

Les quatre journalistes qui signent cet article ont interrogé des travailleurs qui, malgré le changement de législation, continuent à être sous-payés.
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Monsanto : Un lobbyiste assure que le Roundup est potable, mais refuse d’en boire

Les résultats de l’enquête du Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS révèlent que cinq pesticides, dont l’un des plus utilisés au monde, le Roundup, sont cancérigènes.

Une évaluation réfutée par le docteur Patrick Albert Moore, expert en écologie et environnementaliste canadien, qui avance que le glyphosate, un composant du désherbant Roundup de Monsanto, “n’aurait pas augmenté le taux de malades du cancer en Argentine. (…) Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fera aucun mal.

Lorsque le journaliste propose à Patrick Albert Moore d’absorber du glyphosate, le scientifique a quelques hésitations. “Avec plaisir”, dit-il avant de se rétracter : “Bon, en fait, pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal.” Il finit par refuser définitivement de boire le breuvage : “Je ne suis pas stupide.”

“Ce n’est pas dangereux alors ?” demande le journaliste. ”Non, des gens tentent de se suicider régulièrement et se ratent.” “Alors vous êtes prêt à en boire un verre ?” insiste Paul Moreira. ”Non, je ne suis pas un idiot”, rétorque le docteur Moore. L’homme finit par interrompre la discussion.

La société multinationale Monsanto a déclaré que le rapport de l’OMS avait été biaisé.

États-Unis : Les Appalaches décapitées par les marchands de charbon

Aux États-Unis, Malgré le boom du pétrole et du gaz de schiste, le charbon demeure la principale source d’énergie aux États-Unis. Pour en accroître la production, les compagnies minières privilégient désormais l’exploitation à ciel ouvert en arasant les sommets à l’explosif. Ce procédé, très utilisé dans les Appalaches, a des conséquences environnementales désastreuses. L’extraction de cette source d’énergie ravage la nature… mais fournit des emplois.

L’après-midi du 5 avril 2010, une puissante boule de feu se propage dans les galeries de l’Upper Big Branch, une mine de charbon de la Coal River Valley, en Virginie-Occidentale. Des dizaines d’hom- mes sont pris au piège. Tandis que les camions-satellites de Cable News Network (CNN) sont dépêchés, le président Barack Obama intervient à la télévision.

Cette vallée encaissée, jalonnée de villages quasi fantômes, où l’eau du robinet a l’odeur du diesel, devient le cœur du cyclone média- tique américain. Le macabre suspense prend fin au bout de quelques jours : le bilan définitif s’établit à vingt-neuf morts.

Deux stèles ont été construites à la mémoire des disparus. L’une, taillée dans le granit, représente vingt-neuf silhouettes se donnant l’accolade. Financée par l’industrie, elle est dédiée à « tous les mineurs blessés, malades, ou morts au travail». L’autre mémorial, moins ostentatoire, est visible sur le lieu même du drame : vingt-neuf casques et autant de couronnes de fleurs. Sur le sol, un message tracé à la craie par un habitant, comme un cri : « Dieu bénisse le charbon. »
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Les Français perdent une semaine par an dans les transports pour aller travailler

Combien de temps passez-vous dans les embouteillages ou dans les rames de métro ? Selon une enquête publiée lundi 30 juin, les Français mettent en moyenne 23 minutes par trajet pour se rendre sur leur lieu de travail, soit une semaine par an si l’on prend en compte les allers et les retours.

Sans surprise, ce sont les Franciliens qui passent le plus de temps dans les transports en commun et sur la route. Un tiers d’entre eux met plus de 45 minutes pour aller travailler et les automobilistes passent 60 heures par an dans les bouchons.

États-Unis : Qui sont les fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français

L’association L214 publie une vidéo dénonçant les conditions de transport et d’abattage, en Amérique, des chevaux destinés à l’alimentation humaine et exportés vers l’Europe. Elle met en ligne une vidéo dans laquelle on voit des chevaux malades ou blessés, malmenés, frappés à coups de bâton ou d’aiguillon électrique, gisant à terre dans les bétaillères, morts ou agonisants, piétinés par les autres animaux.

Cette enquête a été réalisée avec les associations Tierschutzbund ZürichAnimals Angels’ (USA), GAIA et Eyes on Animals, entre 2012 et 2014 aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Uruguay et en Argentine, principaux pays fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français.

En effet, en France, près de 60% de la viande chevaline provient du continent américain. Ainsi, en 2012, la France a importé environ 9000 tonnes de viande de cheval des Amériques, pour une valeur estimée à plus de 66 millions d’euros. Les principaux fournisseurs sont le Canada (4.100 t), la Belgique (2 091t), l’Argentine (1.742 t), le Mexique (1.776t) et l’Uruguay (1.730t).

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Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
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Un Allemand aurait trouvé le trésor des Nibelungen

Un trésor antique a été découvert dans une forêt de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Le type d’objets, le lieu et la valeur rappellent la légende du trésor caché des Nibelungen.

Wagner l’a mis en musique mais les prémices remontent au XIIIe siècle et cette légende puise son origine au plus profond de l’Antiquité : le trésor des Nibelungen, ou l’or du Rhin. Ce magot fantastique gardé par les ondines et fruit d’un conflit entre les divinités, les héros et les créatures diverses de la mythologie germanique et scandinave existe-t-il ? Pour l’immense majorité des historiens et des archéologues, il s’agit d’une légende magnifiée par des conteurs et sublimée par le génie de Richard Wagner.

Et si la légende reposait sur un fond de vérité ? Si les nains de la légende, ces fameux Nibelungen, avaient réellement existé et enterré un fabuleux pactole dans les forêts rhénanes ? Un Allemand muni d’un détecteur de métaux a mis au jour une impressionnante collection d’objets anciens en or qu’il a tenté de revendre sur le marché noir. C’est alors que les forces de l’ordre l’ont interpellé, ont saisi le trésor et ont ouvert une enquête.

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Faire les courses à Paris, jusqu’à 40% plus cher que dans l’ouest

L’UFC-Que Choisir présente ce mardi les résultats de son enquête annuelle sur les prix des produits dans les supermarchés et les hypermarchés. L’association de consommateurs pointe du doigt les différences de prix non seulement d’une enseigne à l’autre, mais aussi entre les départements. La Vendée est le département le moins cher pour faire ses courses.

Pour un même panier de 78 produits, il y a 121€ de différence entre la grande surface la plus chère de France et la moins chère : c’est l’édifiant constat établi par l’UFC-Que Choisir dans son enquête annuelle sur les prix de la grande distribution. Le panier-type coûte 273€ dans le Leclerc de Lanester (Morbihan), contre 394€ au Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine.

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Le malaise paysan

Une étude récente menée en France démontre que les suicides chez les agriculteurs sont effectivement plus nombreux que dans le reste de la population. Crise économique, problèmes financiers, isolement poussent de plus en plus d’agriculteurs à la dépression et au suicide.

L’enquête de l’Institut de veille sanitaire révèle que 500 agriculteurs se sont suicidés entre 2007 et 2009. Sans doute plus car beaucoup de suicides sont classés comme accident. Un phénomène qui ne touche pas que la France.

C’est un chiffre qui fait froid dans le dos : tous les deux jours dans les campagnes françaises un agriculteur se donne la mort. Une statistique macabre que l’on doit à une étude très sérieuse de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) publiée en octobre dernier.
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Chômage : Des “anomalies” dans les questionnaires de l’Insee effacent 90.000 demandeurs d’emploi

S’il a de l’humour, François Hollande peut dire merci à l’Insee. L’Institut national de la statistique a annoncé, jeudi 5 septembre, que le président de la République était parvenu à inverser – virtuellement – la courbe du chômage.

Une inversion qui se serait miraculeusement produite début 2013. Alors que le taux de chômage au premier trimestre avait été annoncé en mai à 10,8 % pour la France entière, l’Insee estime désormais qu’il était plus proche des 10,5 %.

Mais, malheureusement pour le président de la République, cette inversion ne traduit aucune réelle amélioration sur le marché du travail. De simples changements de formulations dans les nouveaux questionnaires, introduits depuis janvier, ont créé un tel changement dans les réponses des Français interrogés que le taux de chômage a artificiellement reculé de 0,3 point par rapport à l’ancien questionnaire.

En mai, l’Insee avait été contraint de décaler la publication de plusieurs indicateurs détaillés en raison de ces anomalies.
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La qualité de vie au travail : Une nécessité pour les réformes à venir

Plusieurs études ont tenté d’appréhender le concept de la qualité de vie au travail et sa perception par les salariés français et européens. A l’heure où de nombreuses réflexions sont menées sur le marché du travail et les retraites, cette notion de « qualité de vie au travail », loin d’être accessoire, se révèle primordiale, tant elle apparait au cœur des préoccupations sociales et tant elle pourrait permettre d’aborder avec un peu de recul et de bénéfices les réformes à venir.

Dans l’enquête réalisée par TNS Sofres pour l’ANACT, (l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) les 1000 salariés actifs et occupés interrogés donnent à leur qualité de vie au travail la note moyenne de 6.1 sur 10, plus d’un sur cinq optant pour une note inférieure à la moyenne.

Le constat établi par les salariés français est aujourd’hui assez sombre : en effet, ils dénoncent majoritairement une dégradation de la qualité de vie au travail et apparaissent démotivés

Outre cette note passable, 68% estiment que la qualité de vie au travail des Français s’est dégradée au cours des cinq dernières années, près d’un sur deux (48%) considérant également que sa propre qualité de vie au travail s’est détériorée depuis le début de son exercice professionnel.

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87% des enfants ne connaissent pas les betteraves, les courgettes ni les poireaux

Près de 87% des enfants ignorent ce qu’est une betterave, révèle une enquête publiée jeudi, une méconnaissance qui favorise les mauvaises pratiques alimentaires à l’origine du surpoids d’un écolier sur cinq.

Réalisée dans les écoles au cours du premier trimestre 2013, cette enquête de l’Association santé environnement France (ASEF) indique que les enfants ne boivent pas assez d’eau, consomment trop d’assaisonnement, ignorent de nombreux fruits et légumes et l’origine des aliments transformés, comme les frites ou les nuggets.

A table près d’un enfant sur quatre boit du sirop, du jus de fruit ou du soda et seulement 20% disent ne jamais rajouter de sel ou du sucre dans leur plat. Quant aux sauces mayonnaise et ketchup, ils sont 10% à déclarer en rajouter systématiquement.

Parmi les fruits et légumes, si les jeunes reconnaissent facilement les poires, les pastèques et les carottes, en revanche ils sont 87% à ne pas savoir ce qu’est une betterave. Un écolier sur trois ne sait pas non plus identifier un poireau, une courgette, une figue ou un artichaut.

D’ou viennent les nuggets, chips, pâtes…
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Radio Courtoisie : “De la guerre économique à la guerre totale !”

Samedi 4 mai 2013 dans le Libre Journal des Lycéens, Pascal Lassalle (assisté de Franck Wilsdorf) recevait sur Radio Courtoisie, Jean-Loup Izambert, à propos des relations troubles entretenues entre l’État français et des organisations terroristes. La seconde partie de l’émission est consacrée à Georges Feltin-Tracol auteur de l’ouvrage : “Réflexions à l’Est“.

Afrique noire, Palestine, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, pays du Caucase et du Maghreb, Iran… De François Mitterrand à François Hollande, les dirigeants de l’État français pactisent en secret avec des organisations terroristes pour engager la France dans les guerres planifiées et commandées par Washington.

Dans cette enquête sans compromis sur les coulisses des guerres contre la Libye et la République arabe syrienne, riche en révélations surprenantes, en documents inédits et en témoignages accablants, Jean-Loup Izambert met à jour le puzzle de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique.

Crimes sans châtiment: un nouvel éclairage sur les guerres contemporaines…

(Merci à Le Chiffre Le Fer)

“Besoin en Main d’Oeuvre” : Comment Pôle-Emploi réalise “ses” enquêtes

EXCLUSIVITÉ FORTUNE – Les enquêtes BMO (“Besoin en Main d’Oeuvre”) sont effectuées chaque année par Pôle-Emploi. Pascal, l’un de nos lecteurs, nous relate la manière dont les informations sont collectées, formatées et redistribuées. Son récit, tout à la fois amusant, cynique et grave, présente la façon dont on donne des “lignes d’action” aux citoyens particulièrement en détresse. Son récit illustre, par l’exemple, l’aberration de la hiérarchie, de la sous-traitance et de la “culture du résultat”. Cette combinaison donne un cocktail qui devrait ôter tout espoir de parvenir à la “terre promise de l’Emploi” en France, dans ce climat socio-économique. A la veille de la publication des nouveaux chiffres du chômage, il est cependant de bon ton d’espérer ; c’est une question de santé mentale.

Il y a deux semaines j’ai lu un article qui traitait de l’enquête BMO (Besoin en Main d’Oeuvre) effectuée annuellement par Pôle-Emploi auprès des entreprises, institutions et professions libérales de toutes tailles, secteurs d’activité confondus ou presque.

Le journaliste exposait que ”85% des 1,6 million d’entreprises sondées ne répondent pas au questionnaire. Les résultats de cette enquête sont relayés par la presse au grand public”. Ayant participé à une enquête BMO, du 15 novembre au 15 décembre 2011, je souhaite raconter cette courte expérience car cela peut intéresser d’autres personnes.
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Les banquiers détestent l’Islande…

A force d’enquêtes judiciaires, l’île aux volcans a fait drastiquement diminuer ses dettes. Étonnant non ?

La crise financière mondiale, attisée localement par la cupidité aussi surprenante que hors norme des banquiers islandais, a bien failli rayer l’île  de la carte en 2008.
Johanna Siguroardottir, Premier Ministre islandais

Aujourd’hui c’est du côté de Reykjavik – que l’agence de notation Fitch a d’ailleurs relevé d’un cran à la mi-février – et qui a renoué avec la croissance en 2011 jusqu’à tabler sur un taux de 2,7 % pour 2013 avec une balance commerciale redevenue excédentaire, que se déroule une véritable révolution dans l’indifférence quasi générale des médias européens.

Petit rappel d’islandais pour les nuls : C’est en 2008 que le phénomène a pris naissance. A l’époque, la Couronne Islandaise était sur le point de rejoindre l’épave du Titanic. Les Polonais employés en masse dans la pêche et la construction, allaient se résoudre à abandonner leur petit paradis d’immigration et à remettre le cap sur Varsovie.

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Tempête sur les comités d’entreprise

C’est un pilier de nos entreprises qui vacille. La Cour des comptes enquête sur les CE de la SNCF et de la RATP, la brigade financière sur celui d’Air France. «C’est la fin d’une époque. La plupart de ces comités d’entreprise ont financé les syndicats et ont été pour les grands groupes un moyen d’acheter la paix sociale.»

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Six ans après le scandale du Comité central (CCE) d’EDF, ce sont les CCE de quatre grandes entreprises hexagonales qui défrayent la chronique: Air France, France Télécom, RATP et SNCF. Deux d’entre eux, ceux de la RATP et de la SNCF, font actuellement l’objet d’une enquête de la Cour des comptes. Celui d’Air France est, lui, dans le collimateur de la brigade financière. Les institutions de ces grands groupes connaissent des déboires variés.

Mais toutes ont en commun des luttes syndicales, des subventions d’entreprise qui sont détournées de leur vocation première ou encore un gaspillage souvent lié à des responsables syndicaux incapables de gérer un comité d’entreprise plus gros qu’une PME.

«On a créé des monstres qui ont vocation à tout faire pour les salariés sur le dos du client ou du contribuable, analyse Agnès Verdier-Molinié, directeur de la fondation Ifrap. Il faudrait revenir en arrière.»

Le changement relève pourtant de l’impossible pour des entreprises qui ont souvent inscrit ces accords sociaux dans le marbre et qui n’ont aucun droit de regard sur la gestion des oeuvres sociales par leurs syndicats. Il faut donc attendre des enquêtes officielles pour constater l’étendue des dégâts.

«Une grande immaturité dans la gestion»
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Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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Saisies immobilières : les Etats-Unis lancent une enquête

Addendum 15/10 :

- Synthèse – Pour y voir plus clair dans un gigantesque scandale financier

(Merci à Franc)

et pour mémoire :

- Banques US : vers un gigantesque «foreclosure-gate» ?

Une enquête a été lancée conjointement par les 50 Etats américains et les autorités fédérales sur des pratiques douteuses dans des milliers de dossiers de saisies immobilières.

La prochaine vague de saisies menace l'économie (caricature américaine)

Les 50 Etats américains et les autorités fédérales ont lancé, mercredi 13 octobre, une enquête conjointe sur les pratiques du secteur du crédit immobilier et sur les possibles erreurs de procédures dans des dizaines de milliers de dossiers de saisies immobilières. Selon certains spécialistes, cette initiative pourrait menacer la reprise des ventes de logements.

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Banques US : vers un gigantesque «foreclosure-gate» ?

N.B. : à travers notre ligne éditoriale dédiée à la réinformation, nous n’avons jamais fait la promotion des pseudo-solutions marxistes. De même, cet article est certes signé du président de l’Institut Hayek, également affilié à l’Institut Turgot, mais vous noterez qu’il n’y figure quasiment aucune publicité pour les soi-disant remèdes proposés par lesdits Instituts. La rédaction de Fortune

Par Vincent Bénard

Les derniers développements juridiques de la crise financière atteignent les sommets de la quatrième dimension de l’incompétence, la négligence, la bêtise, et maintenant, de la fraude la plus inimaginable. Entre rire et consternation, je vais tenter de vous narrer les aventures de Dupond et Dupont au pays des milliards.

Taux des procédures de saisie immobilière aux USA en août 2010. Couleur la plus foncée : saisie d'une maison sur 54. Couleur la plus claire : saisie d'une maison sur 66,263. Source : Realty Trac (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Des gros couacs dans les procédures de saisie-liquidation ?

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Si l’Islande refuse de banquer…

[N.B. : Le premier et le dernier de ces trois articles sont antérieurs au référendum par lequel les Islandais se sont massivement prononcés contre le remboursement, par leur pays, de la dette "Icesave". La rédaction de Fortune]

I – Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? C’est la question à laquelle doit répondre le pays lors du référendum du 6 mars. Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

“On va faire comme les paysans français !” avait promis l’un des activistes. Las ! le camion de fumier qui devait être déchargé devant le siège de l’Islandsbanki, sur le front de mer de Reykjavik, n’est pas arrivé à temps. Les protestataires en sont réduits à klaxonner bruyamment sur le parking, sous une bourrasque de vent glacé. “Nous voulons dire haut et fort notre refus de payer, nous simples citoyens, pour les fautes commises par les “banksters”", explique Svein, vendeur de voitures et l’un des organisateurs de la manifestation.

Des traites mensuelles multipliées par sept

Bankster, cette contraction des mots anglais banker (banquier) et gangster, s’impose dans le débat public depuis quinze mois. Précisément, depuis octobre 2008, date de l’implosion du système financier, sous l’effet d’une hyperspéculation incontrôlée. A l’automne 2008, l’Etat doit nationaliser en catastrophe les trois banques principales de l’île, récupérer les dettes et gérer l’explosion du coût du crédit qui frappe les ménages.

Mais, quinze mois après, comment payer la note ? Les contribuables islandais, normalement placides, refusent que leurs impôts, garantie d’un Etat providence généreux, épongent le passif creusé par les agissements troubles de financiers et hommes d’affaires. C’est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu’ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée.

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Sénat – Enquête sur les super-privilégiés de la République

Travailler moins pour gagner plus?

Présentation du livre de Robert Colonna D’Istria et d’Ivan Stéfanovich qui ont enquêté sur les petits et gros privilèges des sénateurs. Conclusion: les contribuables français paient 300 millions d’Euros par an pour financer le Sénat, dans l’opacité la plus totale…

http://www.dailymotion.com/video/xasyv4

Contrefaçon d’actions à Wall Street : histoire d’une escroquerie monumentale

En 2008, de mystérieux spéculateurs ont inondé les marchés financiers d’énormes quantités d’actions de contrefaçon, ce qui a contribué à tuer Bear Stearns et Lehman Brothers. Le gouvernement américain ne se presse pas pour enquêter…

Cet article est la traduction résumée d’une longue et complète enquête de Matt Taibbi pour le compte de Rolling Stone, magazine dans lequel avait déjà paru un autre article retentissant du même auteur sur Goldman Sachs.

L’après-midi du 11 mars 2008, les actions de la vénérable banque d’investissement Bear Stearns s’échangeaient à 62,97 dollars. Mais l’établissement commença sa descente aux enfers dès le lendemain.

A la fin de la semaine, l’entreprise avait perdu la quasi-totalité de sa trésorerie et pendant le week-end, elle fut achevée par la FED et le Trésor US, forcée de se vendre à JPMorgan Chase (qui a utilisé 29 milliards de dollars d’aides publiques pour ce faire) au prix humiliant de… 2 dollars par action.

Quand Nostradamus joue en bourse…

Ce qui est remarquable, c’est que le 11 mars 2008, “quelqu’un” a fait l’un des paris les plus fous de l’histoire de Wall Street, investissant 1,7 millions de dollars dans une série d’options (produits financiers complexes) bien particulières : pour gagner, il fallait que Bear Stearns perde plus de la moitié de sa valeur en moins de neuf jours.

À ce moment là, il ne s’agissait pas d’un pari fou, mais d’une pure folie ! Aussi dingue qu’“acheter pour 1,7 millions de billets de loterie”.

Mais ce qui est encore plus fou, c’est que notre Nostradamus boursicoteur a gagné son pari… empochant 159 fois sa mise, soit environ 270 millions de dollars.

Réunion secrète à la FED Lire la suite

Madoff, la “French connection”

La vérité sur l’homme qui a volé plus de 50 milliards de dollars à des milliers d’épargnants viendra-t-elle de France ? Le juge Van Ruymbeke enquête. Son espoir : mettre au jour la complicité des banques.

C’est fait :la banque américaine JP Morgan Chase et la prestigieuse Union des banques suisses (UBS) sont dans le collimateur de la justice française. Motif : elles auraient abusé de la confiance de plusieurs dizaines de milliers de souscripteurs de fonds Madoff. Résultat : des victimes françaises ont déposé plainte à Paris,une information judiciaire a été ouverte et confiée au juge Renaud Van Ruymbeke.Les victimes ont été entendues, ainsi que des intermédiaires.Des perquisitions ont eu lieu. L’enquête avance à grands pas.

Aussi le magistrat devrait-il demander des explications aux dirigeants des deux banques, via des commissions rogatoires internationales envoyées aux États- Unis et au Luxembourg. Au grand-duché, le parquet vient d’ailleurs de diligenter une enquête préliminaire pour faux et usage de faux visant l’UBS.Van Ruymbeke envisage même de se rendre aux États-Unis pour auditionner Bernard Madoff, l’homme qui a ruiné un peu partout dans le monde, surtout aux États-Unis,des épargnants et leur a fait perdre plus de 50 milliards de dollars.

Le juge français s’interroge sur les liens apparemment peu orthodoxes qu’entretenait le financier new-yorkais avec la banque JPMorgan.Il dispose depuis peu de documents qui montrent qu’en juin 2008 la banque a diligenté un audit qui annonçait l’ampleur du désastre. Or, au lieu d’alerter ses clients, elle a liquidé un portefeuille de fonds Madoff estimé à 250 millions de dollars.

Pis encore: Morgan continuera de proposer d’investir dans ces fonds ; cette activité de conseil lui aurait rapporté,entre 1993 et 2008, 483 millions. Des broutilles quand on sait que pour la même période 175 milliards de dollars – la fortune totale déposée par les investisseurs – ont transité sur le compte n° 140 de Madoff à la Morgan… Parmi ses victimes on trouve, outre- Atlantique, tous les poids lourds de la finance et des stars d’Hollywood comme Steven Spielberg. En France, on recense des grands noms de l’industrie, quelques personnalités du monde des arts et du show-business…

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L’US Army à la chasse au trésor afghan

Le Pentagone a découvert un nouveau « Klondike » en Afghanistan. Près de 1 000 milliards de dollars seraient enfouis dans le sous-sol du pays, ce qui en ferait un géant minier d’une taille comparable à celle de l’Australie.

Minéraux en Afghanistan (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Depuis longtemps, les géologues russes et américains avaient identifié d’importantes richesses minières en Afghanistan. Dans ses rapports annuels sur les pays, l’US Geological Survey (USGS) avait listé les minerais présents en abondance dans ce pays : cuivre, or, minerai de fer, marbre, nickel, soufre, talc… Toutefois, Chin S. Kuo, le responsable de l’étude, notait que l’absence d’infrastructures, de main-d’œuvre qualifiée, sans oublier les problèmes non résolus de sécurité, interdisaient pour le moment l’exploitation de ces richesses.

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Les privilèges de la République

Extrait de l’émission proposée par le magazine “Haute Définition” le lundi 7 juin 2010.

Pour financer les retraites et faire face à la crise, les ministres, hauts fonctionnaires et parlementaires vont demander de nouveaux efforts aux Français. Mais sont-ils prêts à montrer l’exemple ? Enquête dans les ministères, au Sénat et à l’Assemblée nationale.

La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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Bienvenue au bal des vampires

Par Denissto. Article intégral, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

C’est sans vergogne que les banquiers, tout juste sauvés de la faillite par les deniers publics, ont réussi à transférer leurs mauvaises dettes privées, en dettes d’États. Forts de cet incroyable privilège, ils spéculent maintenant sur les dettes de ces mêmes nations. Leurs discrètes succursales, plus connues sous le nom de hedge funds (1), cachées aux Îles Caïmans, mènent la curée.

La ruine des particuliers étant consommée, ce sont dorénavant sur les nations et autour de leurs dettes souveraines que ces vautours se rassemblent. La piétaille a droit à un mea culpa savamment orchestré par la déesse aux cent bouches, histoire de patienter quelques heures dans les files d’attente de la Soupe Populaire (2). Les débats au Sénat américain affichent complet, c’eût été une faute de goût électorale de ne pas participer à une telle pantomime ! On aurait aimé voir ces élus un peu plus assidus à l’audition de l’inspecteur général de la Réserve fédérale américaine (3), incapable d’expliquer la disparition de 9000 milliards de dollars.

Quand les médias braquent leur objectif sur un scandale financier, quand un sénateur accuse une banque d’avoir vendu « des produits de merde », ne vous imaginez pas informés, mais juste anesthésiés. Ce qui se joue en coulisse, vous le comprendrez encore une fois trop tard. Mieux encore, Goldman Sachs s’est déjà entendu avec la police financière pour payer une amende et fermer toutes enquêtes.

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Le retour de la pauvreté chez les personnes âgées

De plus en plus de personnes âgées sont touchées par la grande pauvreté, a déploré le 14 avril 2010 le collectif Alerte qui craint de voir cette situation s’aggraver.

Les 37 associations et fédérations nationales de lutte contre l’exclusion membres du collectif affirment vivre ce phénomène au quotidien sur le terrain : précarisation des personnes âgées de plus en plus nombreuses à se retrouver à la rue, problème d’insolvabilité (de la personne âgée et de sa famille) pour financer les coûts liés à l’hébergement en maison de santé ou aux soins de santé, isolement de ces personnes lié à la complexité de l’accès à une prise en charge (en institution ou à domicile)…

Concrètement, les associations enregistrent une forte augmentation de la présence des personnes âgées dans leurs lieux d’accueil, de demandes d’aides financières, alimentaires, médicales… Cette situation de précarisation «risque de s’aggraver sous l’effet de la crise économique et en fonction de choix qui seront retenus par la future réforme des retraites,» s’inquiète le collectif Alerte. Et de citer le récent rapport de l’Onpes qui observe une interruption dans le mouvement de baisse de pauvreté de ce public et le fait que le minimum vieillesse reste inférieur au seuil de pauvreté pour une personne seule.

Mais il indique surtout que «les inquiétudes relatives à la pauvreté des personnes âgées s’expriment essentiellement pour l’avenir.»

Une enquête des Petits frères des pauvres

«Nos équipes nous font part de situations de plus en plus complexes et alarmantes,» a indiqué Jean-François Serres, secrétaire général des Petits frères des pauvres. Les personnes âgées, signalées par les bénévoles l’association, n’arrivent plus à faire face aux dépenses de la vie courante.
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Goldman Sachs accablée par ses emails

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Alors que la banque prépare son argumentaire pour une audition mardi, le Sénat publie des courriels embarrassants qui montrent comment elle a profité de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars. En outre, cinq dirigeants auraient revendu leurs actions après l’annonce d’une enquête de la SEC.

Une commission du Sénat américain a publié ce samedi 24 avril des courriels montrant comment la banque Goldman Sachs a bénéficié de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars. Les messages montrent ses dirigeants se gargarisant de profits réalisés grâce à la crise en 2007.

Carl Levin, président de la Sous-Commission sénatoriale permanente d’enquête, a écrit dans un communiqué accompagnant la publication de ces documents que ” Les banques d’investissement comme Goldman Sachs n’étaient pas de simples courtiers, elles étaient les promoteurs intéressés de produits financiers risqués et complexes qui ont favorisé l’éclosion de la crise.

Dans un de ces messages, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, affirme: “Nous n’avons bien évidemment pas échappé à la pétaudière des crédits immobiliers à risque. Nous avons perdu de l’argent et ensuite nous en avons gagné plus que nous n’en avons perdu grâce à nos positions courtes.
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En pleine crise, des cadres de la SEC surfaient sur des sites pornos au lieu de surveiller les Bourses

Alors que le pays sombrait dans sa pire crise financière depuis 70 ans, une trentaine de cadres de la SEC de la Security and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, passaient des heures à surfer sur des sites internet pornographiques, sur les ordinateurs de la SEC, selon un rapport de l’inspecteur général de l’organisme.

«Le Bureau de l’inspecteur général a établi que 33 employés ont enfreint les règles de la Commission, ainsi que les normes d’éthique en vigueur au sein du gouvernement, en consultant des images pornographiques, sexuellement explicites ou fortement suggestives sur des ordinateurs professionnels et pendant leurs heures de travail,» indique ce rapport cité par la chaîne de télévision ABC.

Un avocat de la SEC est ainsi arrivé à passer jusqu’à huit heures par jour sur des sites pornographiques, et un comptable avait stocké plus de 600 photos pornographiques sur son disque dur, selon le rapport qui n’a pas encore été publié.

Ces dernières années, la SEC a fréquemment été accusée de laxisme dans sa façon de contrôler les opérations boursières.

Elle a été particulièrement critiquée pendant l’affaire Bernard Madoff, le financier condamné en 2009 à 150 ans de prison pour avoir monté une fraude sur plus de 20 milliards de dollars d’investissements. La SEC avait été saisie à deux reprises mais n’avait pas été jusqu’au bout de l’enquête.
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Quand Pôle emploi joue au téléthon pour chômeurs

A la lecture de la presse, l’œil est irrésistiblement attiré par un titre : « 1.700.000 embauches prévues en 2010 selon Pôle Emploi ! »

Dans la mesure où pour la seule catégorie A (qui correspond aux personnes sans emploi et tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi) le nombre d’inscrits à fin décembre 2009 était de 2.645.100 personnes, on serait tenté de dire que la France va retrouver le plein emploi dès cette année !

Plus sérieusement, d’où sort ce chiffre pour lequel n’importe quel politicien se damnerait ?

Chritian Charpy le directeur général de Pôle Emploi nous explique ce «miracle.»

« Il y a encore de l’emploi en France et les intentions de recrutements sont d’ailleurs en croissance depuis le début de l’année » Christian Charpy, le directeur général de Pôle emploi s’est voulu mardi raisonnablement optimiste en présentant le bilan de la neuvième édition de l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre: « Cette année, les intentions d’embauches dans le secteur privé et une partie du public devraient avoisiner 1,7 million dans 383 bassins d’emplois de la métropole et des DOM. Près d’un établissement sur cinq (ce qui correspond à 524 900 employeurs potentiels) envisage de réaliser au moins un recrutement (…) »

Ah bon ! alors, il s’agit comme pour le bon vieux Téléthon de … promesses ?

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La remontée des inégalités en France, une évidence trop mal connue

Que la situation des gens modestes et des classes moyennes se soit dégradée depuis le milieu des années 90, tout le monde en est conscient. Les ravages du chômage, la montée de la précarité, la pression sur les salaires, de nombreux facteurs ont contribué à cette dégradation. Mais la mesure exacte de cette dégradation et surtout l’évolution des situations relatives des français sont peu connus.

L’INSEE diffuse beaucoup de chiffres d’évolution des moyennes, ou d’évolution de la situation des bas revenus et de la pauvreté selon la définition officielle, mais peu de mesures par tranches de revenu, particulièrement vers les revenus élevés. De ce fait, la mesure des inégalités ne fait pas partie des paramètres de notre société qui sont facilement accessibles.

Le débat est également obscurci par le fait que les mesures les plus synthétiques ne traduisent pas à première vue une dégradation de la situation des salariés. D’une part le partage de la valeur ajoutée des entreprises ne semble pas se dégrader au détriment des salariés, d’autre part le pouvoir d’achat moyen (revenu corrigé de l’inflation) augmente régulièrement (1% à 2% par an depuis plus de 20 ans).

Nous voudrions donc aller un peu plus loin, et rassembler les éléments disponibles pour si possible en tirer une vue plus claire sur la répartition des revenus des français et son évolution. Notre analyse aura deux axes :

1) Le partage de la valeur ajoutée des entreprises : comment a-t-il évolué et qu’est-ce qui se cache derrière cette moyenne ?

2) Les hausses permanentes du revenu moyen cachent-elles des évolutions contrastées des différentes catégories de population ?
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Le progrès, un espoir du passé

Les Européens sont de plus en plus pessimistes face à l’avenir. Depuis des années, ils font face aux changements économiques et politiques que leur impose la mondialisation. Fragilisés par la crise, ils n’ont plus confiance en la capacité de leur continent à améliorer la vie.

A la fin de l’année 2009, une majorité d’Européens pensaient que le plus dur de la crise restait à venir. Même si l’Europe n’a jamais eu la réputation d’être un continent particulièrement optimiste, la crise économique actuelle a exacerbé chez ses citoyens une attitude latente de méfiance envers l’avenir.

Selon une enquête récente de la Commission européenne, la confiance en l’avenir, et principalement dans l’économie, est beaucoup plus basse. Parmi les citoyens européens, 54 % estiment que le pire de la crise reste à venir sur le plan de l’emploi, contre 38 % qui pensent que nous avons touché le fond. Cet indice de confiance, ou plutôt de méfiance, est cependant supérieur à ce que révélait la même enquête menée au printemps.

Tandis que les États-Unis “ont conscience que l’on peut construire l’avenir, l’Europe s’est toujours montrée plus pessimiste. Et elle souffre à présent du trouble provoqué par l’arrêt du processus d’intégration européenne”, estime Fernando Vallespín, ancien président du Centre de recherches sociologiques [un organisme public d’étude de la société espagnole] et professeur de sciences politiques à l’Université autonome de Madrid. “On cherche à sortir de la crise à travers les États nationaux,” ajoute-t-il.

Il y a quelques mois encore, la majorité des citoyens européens se déclaraient satisfaits ou très satisfaits de leur vie personnelle (78 %, selon une enquête Eurobaromètre publiée fin 2009). Le niveau de satisfaction personnelle des Danois, des Luxembourgeois, des Suédois, des Néerlandais, des Finlandais et des Britanniques était supérieur à 90 %, tandis que les Espagnols restaient sous la moyenne, avec 74 %, tout comme les pays de l’est du continent, où les salaires sont les plus bas. L’Italie, qui malgré sa richesse se situe traditionnellement en deçà de la moyenne européenne, fermait le peloton avec 71 %.
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La génération du millénaire massacrée par la crise

Ils ont eu 18 ans en 2000 et subissent la «grande récession» de plein fouet. Ils ne laisseront personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Cela se voit à l’œil nu aux États-Unis.

Ainsi 38% des millennials – les adultes qui ont eu 18 ans en 2000 ou après – portent un ou plusieurs tatouages. Leurs pères et mères, les baby-boomers aujourd’hui âgés de 46 à 64 ans, ne sont que 6% à être tatoués. Quant à la classe d’âge intermédiaire, les gens nés entre 1965 et 1981 – «la génération X» selon les sociologues américains -, 32% arborent des dessins sous-cutanés.

Voilà ce que nous apprend une enquête réalisée en début d’année par le très réputé Pew Research Center. Cet organisme indépendant se présente comme un fact tank, un révélateur des faits et gestes de la société américaine.

Le Pew Research entend dresser le portrait des 50 millions d’Américains qui forment la «génération du millénaire», traduirait-on en français. Il nous dit tout sur leurs options politiques, leurs statuts professionnels et leurs modes d’expression.

Derniers embauchés, premiers au chômage

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Bio : les hypermarchés se payent sur la bête

Bien trop cher, le bio en grandes surfaces !

Une enquête UFC-Que Choisir révèle que les produits biologiques vendus par les enseignes sous leur propre marque (marque de distributeur ou MDD) coûtent en moyenne 57% de plus que les MDD conventionnelles.

L’OPA des hypermarchés sur le bio

L’association fustige, exemples à l’appui, les marges «indécentes» réalisées par la grande distribution alimentaire sur ces aliments «verts». S’il est indéniable que produire bio revient plus cher, une autre partie de l’écart ne serait pas justifié. Les hypermarchés feraient donc leur beurre avec le bio. A vrai dire, ce n’est pas une surprise.

L’intérêt de la grande distribution pour l’alimentation issue de l’agriculture biologique commence au milieu des années 1990. A l’époque, on voit surgir les premières gammes bio vendues sous marque de distributeur. Celle de Carrefour date de 1997. Depuis, ce marché a connu une croissance phénoménale, de 10 à 25% par an pour approcher les 3 milliards d’euros actuellement. Et au profit de qui ?

D’après l’Agence Bio, la grande distribution s’octroierait désormais 42% des ventes, loin devant les magasins spécialisés (27%), comme Biocoop, Naturalia ou la Vie Claire. Avec leur force de frappe commerciale, les hypermarchés ont certes contribué à rendre les produits bio plus populaires. Mais ils ont aussi réussi à s’emparer d’un business florissant. Lire la suite

Le jeu toujours gagnant de Goldman Sachs

Quatre jours avant la date donnée par le journal Le Monde pour la pseudo-découverte, par le New York Times, des secrets de la réussite de la banque Goldman Sachs en pleine crise des subprimes, l’économiste suisse Michel Santi en donnait déjà la clé.

Voici leurs articles respectifs.

I – Le Monde :

Goldman Sachs est une des rares banques américaines à avoir très peu souffert de la crise des subprimes.

Le New York Times a peut-être découvert pourquoi, mercredi 23 décembre. Selon le quotidien, Goldman Sachs et quelques autres banques – Deutsche Bank et Morgan Stanley – auraient vendu à dessein des produits à risque à des clients tout en pariant sur leur chute.

Ces titres étaient des obligations adossées à des actifs (collateralized debt obligation, CDO), constituées en grande partie de crédits immobiliers à risque, créées par les banques.

Conscientes du risque élevé de ces CDO qu’elles avaient pourtant elles-même créées, les banques ont misé parallèlement sur leur chute.

Quand la crise des subprimes a explosé en septembre 2007, les investisseurs qui avaient souscrit à ces titres ont tout perdu. Mais pas les banques, qui ont pu récupérer des sommes considérables auprès des assureurs.

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