Arabie Saoudite : Même à 20 dollars le baril de pétrole, l’Opep n’empêchera pas la dégringolade

Même si le prix du baril a baissé de 50 % depuis le mois de juin et avoisine actuellement les 60 dollars, le cartel des pays pétroliers tient bon. Quoi qu’il arrive, le brut coulera à flots, prévient le ministre du Pétrole saoudien. Voici de quoi donner des sueurs froides au secteur mondial de l’énergie : quoi qu’il arrive, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuera à pomper autant de brut, et laissera donc la chute des cours se poursuivre.

Avec une franchise inhabituelle“, le ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, leader de fait de l’Opep, affiche aujourd’hui sa volonté de défendre ses parts de marché “à tout prix“, constate le Financial Times.

Nous entrons dans une période effrayante pour le marché pétrolier“, commente un analyste interrogé par le quotidien britannique. “Pendant plusieurs années, nous allons être confrontés à une forte volatilité des prix. Pratiquement tout va en être affecté.

Quel que soit le prix, il n’est pas dans l’intérêt des membres de l’Opep de réduire leur production (…). Qu’il descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars, peu importe“, déclare ainsi le ministre, dans un entretien publié par la revue spécialisée Middle East Economic Survey.
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Le pouvoir Total

Christophe de Margerie tutoyait les plus grands et négociait les contrats directement au sommet du pouvoir. Enquête dans les coulisses d’une entreprise aussi puissante qu’un pays.

En investissant dans la plus grande centrale solaire du monde, en Californie, Total tente de se forger une image de pionnier des énergies renouvelables, respectueux de l’environnement.

Jean-Marc Jancovici : Une croissance bridée par la question énergétique ?

Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project et associé de Carbone 4, a été reçu sur Xerfi Canal dans le cadre de l’une des conférences de l’évènement “Journées de l’économie 2014 (JECO)” : “La croissance bridée par le manque d’énergie ?”.

L’Arbre à vent : Une éolienne française qui produit beaucoup d’énergie avec peu de vent

Une start-up parisienne a mis au point un système en forme d’arbre dont les feuilles agissent comme des mini éoliennes capables d’apporter puissance et autonomie. Présentation de ce projet ingénieux qui mêle technologie et écologie.

L’énergie fournie par le vent est gratuite, écologique et inépuisable mais les éoliennes conçues actuellement sont souvent jugées trop bruyantes, trop grandes et peuvent dénaturer le paysage.

NewWind R&D est une start-up parisienne dont l’ambition est de réconcilier nature et technologie, environnement et besoins énergétiques. Jérôme Michaud-Larivière et son équipe d’ingénieurs ont mis au point l’Arbre à vent, constitué d’un tronc en acier blanc et d’une centaine de feuilles en plastique (PVC) vert qui actionnent autant de mini-turbines silencieuses.

Cet arbre épuré, stylisé et esthétique fonctionne quasiment toute l’année car chaque feuille, équipée d’une technologie Aeroleaf, tourne dès que le vent atteint 2 mètres par seconde (il faut au minimum 4 mètres par seconde pour faire fonctionner une éolienne classique) quelle que soit sa direction, ce qui évite le phénomène de cisaillement.
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Pétrole : le calme avant la tempête, d’après l’Agence internationale de l’énergie

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévient dans son dernier rapport annuel : la planète pétrole est en passe d’entrer dans une zone à très haut risque, en dépit de ce que pourrait laisser croire la chute actuelle des cours de l’or noir. Conséquence de la révolution du pétrole “de schiste” aux Etats-Unis et du ralentissement de la croissance mondiale, la baisse spectaculaire des prix du baril menace de tarir les investissements indispensables pour repousser le spectre du pic pétrolier, confirme l’AIE.

Le chef économiste de l’AIE, Fatih Birol, avertit :

“L’image à court terme d’un marché pétrole bien approvisionné ne doit pas masquer les risques futurs (…), à mesure que s’accroît la dépendance vis-à-vis de l’Irak et du reste du Moyen-Orient.”

Croissance attendue de la production mondiale de brut. La production actuelle est de l’ordre de 90 millions de barils par jour (Mb/d). Source : Agence internationale de l’énergie, 2014.

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Pétrole : Le prochain krach pourrait jaillir de la chute des cours

La baisse des taux et l’abondance des liquidités provoquées par les actions massives des banques centrales à travers le monde ont poussé les investisseurs, à la recherche de rendement, à prendre des risques. Ils ont notamment financé la frénésie de forage de pétrole de schiste aux États-Unis.La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 61 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 58 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi.

La chute des cours de l’or noir oblige les hedge funds à vendre leurs actifs les plus liquides pour rembourser les sommes empruntées pour spéculer sur le boom énergétique américain.

« Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions.
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Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Nouvelle-Zélande : 80% de l’électricité vient des énergies renouvelables

La Nouvelle-Zélande, archipel du Pacifique est douze à treize fois moins peuplé que la France. La pureté de son air et ses paysages font la fierté du pays. Les énergies hydrauliques, éoliennes, solaires ou géothermiques y sont privilégiées. 60% de l’électricité du pays est produite par une trentaine de centrales hydrauliques.

Michel Lepetit : « Pic pétrolier américain des années 1970 et transitions »

Michel Lepetit est Vice-Président et Trésorier de The Phift Project et Président de Global Warning SAS. Il présente ici son travail sur les liens forts entre le pic pétrolier américain des années 1970, la transition énergétique et la transition financière à l’occasion des Ateliers du Shift du 06 mars 2014.

Chine : Tianjin, une “smart city” verte qui peine à attirer des habitants

Le projet d’une éco-ville au cœur de la Chine mise sur l’écologie et le développement durable. Mais les habitants ne sont pas encore au rendez-vous.

Située au nord de la Chine, la ville de Tianjin construit depuis 2007 un éco-quartier à l’extérieur de l’agglomération. Le projet est le fruit d’un accord entre Singapour et les autorités chinoises qui ont, à eux deux, dépensé plus de 6,5 milliards de dollars. La philosophie du quartier se résume en trois “harmonies” selon les concepteurs : faire en sorte que les habitants vivent en harmonie entre eux, avec l’économie et avec l’environnement.

D’une superficie équivalente à la moitié de Manhattan le quartier semble très ambitieux. D’autant que les objectifs apparaissent contraignants puisqu’ils associent à la fois le social, l’écologie et l’économie. Mais l’accent est particulièrement mis sur le traitement des déchets et la pollution. Deux enjeux de taille dans un des pays les plus pollués du monde.

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Ukraine: crise politico-énergétique autour du charbon

On sait que la question du gaz est sensible en Ukraine. La question du charbon l’est tout autant, voire davantage. Près de la moitié des centrales électriques du pays fonctionnent avec du charbon. Or, le charbon est produit dans le Donbass, cette région de l’est passée sous le contrôle des séparatistes.

Les superpouvoirs de l’urine

Matière première, engrais industriel, outil de diagnostic pour les scientifiques, médicament, ressource énergétique, l’urine, fluide universel injustement méprisé, se prête aux usages les plus nobles.

En témoignent les expériences surprenantes menées par les scientifiques aux États-Unis, en Chine, aux Pays-Bas, au Danemark, en Angleterre ou en France. Ce voyage au pays de l’or liquide nous rappelle aussi que nous avons passé les premiers mois de notre vie dans l’urine.

Le triomphe discret de la micro-électricité

Vingt-cinq pour cent de l’électricité du monde proviennent désormais de petites unités de production à faibles émissions de CO2.

Dans un article qui fit la couverture du magazine “The Economist”, il y a 14 ans [1], Vijay Vaitheeswaran inventait le terme générique de micro-électricité. Par là il désignait les moyens de produire de d’électricité avec des petites unités modulaires, capables d’être fabriquées en série, faciles à déployer, et donc rapidement évolutives – en fait l’opposé de ces usines-cathédrales qui coûtent des milliards de dollars et mettent une décennie à sortir de terre. Le terme micro-électricité désigne à la fois l’électricité renouvelable autre que celle des grands barrages hydroélectriques, et la cogénération d’électricité et de chaleur dans les usines ou les bâtiments.

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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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La consommation mondiale d’énergie bondira de près de 40% d’ici 2040

L’appétit des pays émergents devrait s’accentuer. Mais la croissance de la demande devrait se tasser au fil des ans en raison d’une efficacité énergétique renforcée.

Une consommation d’énergie accrue mais une demande qui se tasse au fil des ans. C’est ce qui ressort des prévisions de l’Agence internationale de l’Energie, qui publie ce mercredi sa grande étude prospective annuelle. Voici les principales prévisions de l’agence :

• 37%

C’est la croissance attendue de la demande mondiale d’énergie d’ici 2040 selon le scénario central de l’AIE. Cette prévision est très éloignée de celle de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) qui avait estimé, dans sa dernière étude prévisionnelle, à 60% la croissance de la consommation mondiale d’énergie à cette échéance.

D’après l’AIE, la géographie de la demande mondiale sera profondément bouleversée. La consommation d’énergie stagnera dans la plupart des pays européens, au Japon, en Corée du Sud et en Amérique du nord. Les nouveaux moteurs de la demande se trouveront dans le reste de l’Asie (notamment en Inde et en Asie du sud-est) qui représentera 60% de la demande mondiale, en Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

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Brésil : Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí au Brésil ont la possibilité de réduire leurs peines tout en participant à une activité durable. Ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

Les détenus pédalent pendant toute la journée. Ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer six lampes et éclairer une des places de la ville.

Les détenus ne s’en plaignent pas. Au contraire. « Avant on passait toute la journée enfermés dans nos cellules et nous ne voyions le soleil que deux heures par jour, se souvient Silva, un détenu de 38 ans, interrogé par sdpnoticias. Maintenant on est à l’air libre et on produit de l’électricité pour la ville toute en faisant quelque chose d’utile pour recouvrer notre liberté ».

Pour l’instant, les vélos se trouvent dans le patio. Un appareil situé sur le guidon indique la fin de l’exercice. L’idée du projet est d’arriver à dix vélos minimum dans la prison et de générer suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.
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Face aux drones, les piscines des sites nucléaires inquiètent les élus locaux

Cherbourg – Les survols répétés de sites nucléaires par des drones d’origine non identifiée relancent les inquiétudes des élus locaux dans les secteurs proches des centrales, au sujet des piscines où refroidissent les combustibles usagés, beaucoup moins protégées que les réacteurs.

On nous dit “c’est pas un drone qui peut faire sauter le dôme d’une centrale nucléaire” mais, dans une centrale, il y a des éléments comme les disjoncteurs ou les piscines (qui ne sont pas protégés comme le réacteur).

Si on peut survoler les sites avec une petite bombe (à bord d’un drone), ça peut provoquer des dégâts énormes, déclarait jeudi à l’AFP Jean-Claude Delalonde qui préside l’association fédérant les Commissions locales d’information (regroupant élus locaux, syndicats, scientifiques et associations) des installations nucléaires (Anccli).

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La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

Urbanisme : Cap sur la ville de demain

Les aspirations écologiques des nouvelles populations urbaines rendent nécessaire une réflexion sur le partage entre la densification urbanistique et le développement durable grâce au recours aux nouvelles technologies.

Le Corbusier affirmait déjà en 1943 que les villes ne répondaient plus à leur destinée qui était de satisfaire aux besoins primordiaux biologiques et psychologiques de leur population.

Soixante-dix ans plus tard, force est de constater que les habitants des grandes agglomérations ne se satisfont plus de cet objectif primaire, mais aspirent à des villes qui soient capables de les émouvoir par des défis urbanistiques, tout en étant écologiquement labellisées et intégrant complètement les facilités issues de l’ère numérique.

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Quand les humains n’auront plus besoin de postuler ! (Version FR)

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Chauffeurs particuliers

Pour ses déplacements, François n’a plus besoin de voiture personnelle : il fait appel à Jean, un particulier qui s’improvise taxi “de temps en temps, à ses heures perdues”, grâce à des sites internet collaboratifs.

Le co-voiturage sous toutes ses formes se développe en France, un bon plan, plus économique, plus écologique, mais qui génère aussi des excès à la limite de la légalité.

Il était une fois la Terre (1978)

« Il était une fois la Terre » est le dernier épisode de « Il était une fois l’Homme », sortant du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l’humanité, cet épisode met l’accent sur les conséquences de la pollution, de l’amoncellement des déchets toxiques, de l’épuisement des ressources naturelles et de l’augmentation de la population humaine.

Partie 1:

Partie 2:

La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des préoccupations accentuées par les années 1970, durant lesquelles les pionniers de l’écologie politique s’inquiétaient de l’explosion démographique et de l’explosion de la consommation, s’appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d’autres.

La croissance de la société industrielle, qui tend à s’étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »

Le narrateur s’inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive. Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
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Calculer soi-même le pic mondial de production de pétrole

Bonjour! J’ai fait cette vidéo le lundi 21 avril 2014. Le but est de vous montrer, en quelques minutes seulement, comment visualiser par vous-même le pic mondial de production de pétrole.

Écrivez www.eia.gov dans le signet Adresse de votre navigateur et vous arrivez sur le site de l’EIA, EIA c’est une agence indépendante de la statistique aux États-Unis et qui représente LA bible que tous les dirigeants du monde utilisent pour prendre leurs décisions concernant les politiques énergétiques.

En passant la souris sur Geography, une fenêtre apparaît, cliquez sur International Energy Statistics. Vous arrivez sur la page des statistiques internationales concernant l’énergie. Passez la souris sur Petroleum une fenêtre apparaît. Passez sur Production, puis cliquez sur Monthly/Quartely
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Brésil : Le premier terrain de foot éclairé par l’énergie des joueurs

Une favela de Rio de Janeiro s’est dotée en septembre dernier d’un terrain de football unique au monde. Sa pelouse artificielle convertit les déplacements des footballeurs en électricité qui alimente les projecteurs du stade.

Moins médiatisée que la dernière coupe du monde de football, l’inauguration du stade de la favela de Mineira a eu lieu le 10 septembre en présence du roi Pelé. Et pour cause, il s’agit du premier terrain de foot au monde éclairé par les joueurs. Ou plus exactement par leurs déplacements.

Les joueurs créent la lumière

L’astuce vient du sol composé de 200 plaquettes de pelouse artificielle dotée de la technologie « Pavegen » développée par l’entreprise britannique éponyme. Conçues avec 80% de matériaux recyclés, ces « plaques cinétiques » transforment les mouvements des joueurs en électricité. L’énergie ainsi générée permet d’alimenter intégralement les 6 projecteurs du stade.

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Royaume-Uni : A Londres, la cabine téléphonique rouge devient verte et solaire (Màj vidéo)

Le soleil pourrait-il sauver les célèbres mais devenues inutiles cabines de téléphones rouges et anglaises ? L’idée ici est simple. Les cabines sont en fait transformées en lieu de chargement de téléphones portables… Un service gratuit, la contrepartie réside dans le fait de devoir, ou pas, regarder des publicités pendant que cette maudite batterie d’un téléphone très énergivore reprend peu à peu des couleurs…

Alain Gras : Le socio-système énergétique

Le socio-système énergétique / Alain Gras, in “Socio-énergie. 1ères Journées internationales de sociologie de l’énergie” organisées par le Centre d’Étude et de Recherche Travail, Organisation, Pouvoir (CERTOP, Université Toulouse-Le Mirail) en partenariat avec l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) et l’Association française de sociologie (AFS), Université Toulouse II-Le Mirail, 25-26 octobre 2012.

Pour Alain Gras, “L’histoire du concept d’énergie accompagne l’histoire d’une civilisation qui est pénétrée de la notion de puissance. Une puissance qu’elle exerce sur notre environnement et le terme lui-même d’ailleurs le sous-entend. Communément, par exemple, l’énergie d’une bombe atomique parle tout de suite à notre imaginaire“. De la locomotive à vapeur et du télégraphe, au nucléaire et au projet Desertec, c’est le panorama d’une société industrielle, de son développement technologique et de sa dépendance à l’énergie fossile, qui est brossé dans cette communication.

En s’appuyant sur les recherches en économie (Nicholas Georgescu-Roegen, les prospectives du Club de Rome), en démographie (celles de Paul Chifurka notamment),   sur la philosophie (Heidegger, Descartes, Tocqueville…), sur les notions de “pic pétrolier”, de paradoxe de Jevons, d’effet rebond…, Alain Gras dresse les jalons d’une histoire sociologique de l’énergie (et de la thermodynamique), qui, pour lui, n’est pas seulement un phénomène politique et militaire, mais qui est un phénomène social total, au sens de Marcel Mauss. Si Alain Gras parle de décroissance énergétique, il espère avant tout un changement de relation de l’homme avec la nature, un changement d’imaginaire où se réinsérerait le pouvoir du peuple dans les choix de société, dans les choix technologiques du futur.

Les graines de la permaculture

Ce documentaire s’intéresse au développement assez important de la permaculture dans le monde, à notre époque, et particulièrement dans les pays tropicaux, comme en Thaïlande. Il montre bien l’intérêt de la permaculture en tant qu’approche globale, en tant que mode de vie, car ses principes s’applique à tous les domaines essentiels de l’activité humaine: l’agriculture, la construction, la production d’énergie…

La permaculture c’est d’abord une façon de réfléchir, de se comporter, déclinée ensuite en un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable, de qualité, et s’inscrivant en harmonie avec le lieu où on la pratique et ses spécificités; s’inspirant directement de la nature, des forêts, ou tout pousse sans la main de l’homme, l’agriculture permacole vise à recréer des écosystèmes autonomes de production alimentaire.

La permaculture concerne aussi le domaine des lieux de vie, avec des principes comme l’auto-construction, l’utilisation de matériaux naturels et locaux (autant que faire se peut), la conception bioclimatique, entre autres. Dans le domaine de la production énergétique la permaculture préconise l’utilisation d’énergies renouvelables, et l’utilisation de technologies appropriées pour produire notre propre électricité (éoliennes, solaire, etc.).

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Jeremy Rifkin : « Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui » (Màj vidéo)

Addendum du 28/09/2014 : Jeremy Rifkin “Une jeune génération prête à passer à l’économie de partage“.

Il y a vingt-cinq ans, c’était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd’hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. L’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation: les « communaux collaboratifs ».

Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l’innovation et la culture du partage.

Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c’est déjà une réalité. Entretien.
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Pouvoir d’achat : les Français ont perdu 1.500 euros depuis 2009

Selon une étude du magazine 60 millions de consommateurs, les français auraient perdu en moyenne 1.500 euros de pouvoir d’achat sur les cinq dernières années. Ce calcul, basé sur les moyennes d’inflation et le revenu annuel moyen, cache cependant de fortes disparités et doit être remis en perspective.

En effet, selon les chiffres de l’observatoire des inégalités, la baisse du pouvoir d’achat ne concerne pas tous les foyers. Depuis 2008, les 10% les plus riches ont par exemple vu leur revenus augmenter en moyenne de 1.800 euros !

En l’espace de cinq ans, les Français auraient perdu 1 500 euros de pouvoir d’achat, soit une baisse de 4% depuis 2009. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, le revenu annuel moyen (incluant salaires, patrimoine et prestations sociales, et déduisant impôts et cotisations sociales) a augmenté de 2,9%, passant de 37 517 euros à 38 591 euros sur cette période.

Dans le même temps, les prix ont augmenté de 6,9%… Donc, le compte n’y est pas.
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Irak : Achetons-nous du pétrole à l’État Islamique ?

A quel jeu de dupes jouent les gouvernements européens recrutés dans la coalition new-look constituée toutes affaires cessantes par Barak Obama contre l’État Islamique (EI)? Après pétrole contre nourriture, l’Irak sera-t-il le théâtre d’une nouvelle saga pétrole contre barbus?

La question n’est pas superflue à en juger par la manière dont on essaie depuis quelques jours de nous convaincre de l’extrême dangerosité de la clique de Abu Bakr al-Baghdadi l’émir à la Rolex (“…Il n’y a pas de temps à perdre face à la menace des djihadistes de Daesh qui a pris le contrôle de larges secteurs de territoires irakien et syrien, multipliant les exactions… » disait encore récemment François Hollande qui est prêt à toutes les aventures internationales pour oublier l’espace d’un instant son lent mais inexorable naufrage domestique).

Dangereux sûrement, ne serait ce que par l’appel à l’union sacrée et au soutien des forces de l’émir que viennent de lancer Aqmi (Al Qaida au Maghreb Islamique) et Aqpa (Al Qaida dans la Péninsule Arabique), en réaction à la mobilisation de la coalition occidentale.

Manquerait plus que l’annonce d’une association plus étroite entre le Front Al Nosra, en quelque sorte, la « filiale » syrienne d’Al Qaida, avec EI pour préparer un joli feu d’artifice local au cas où le locataire de la Maison Blanche se serait mis en tête de lancer la guerre d’Irak version III.
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États-Unis : Le vélo-bureau pour produire de l’électricité en travaillant

Pédaler pour produire de l’énergie, ce n’est pas nouveau. Mais un vélo-bureau pour des outils de travail autoalimentés, c’est ce que proposent deux inventeurs américains qui font parler d’eux outre-Atlantique.

Une vélo-bureau qui permet de faire de l’exercice et de produire de l’électricité tout en travaillant,  c’est l’idée loufoque et ingénieuse de Steve Blood et Andy Welkin, inventeurs américains.

Quitte à rester assis devant votre ordinateur toute la journée, pourquoi ne pas en profiter pour faire de l’exercice et faire du bien à la planète, en générant votre propre électricité? C’est ce que proposent Steve Blood et Andy Welkin, créateurs du Pedal Power, un vélo-bureau qui s’autoalimente grâce au pédalage.

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