Grèce : Ce qui vous attend après la faillite

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras.

Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux.

« Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

Citations du Bac [Rediff.]

, correcteur de 71 copies de l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat 2013, a relevé quelques passages qui nous incitent à plus de «liberté conceptuelle», à davantage d’imagination, à nous affranchir des carcans traditionnels du «savoir préconstruit». (Orthographe et syntaxe d’origine).

Géopolitique: repenser les clivages éculés!

- «Un acteur de la mondialisation qui favorise l’uniformisation des modes de consommation sont les firmes transnational puis les altermondialistes

- «Les crises pétrolières ont eu pour but premier de forcer les gouvernements internationaux à intervenir en Iran pour “chasser” les musulmans et restituer leurs terres aux palestinniens.»
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Musique : Unsustainable (Non renouvelable)

Paroles illustrant le morceau de Muse:

All natural and technological processes proceed in such a way that the availability of the remaining energy decreases.

In all energy exchanges, if no energy enters or leaves an isolated system, the entropy of that system increases.
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Le Soleil dans tous ses états

Ce documentaire nous donne à voir les récentes découvertes sur la nature du cœur du Soleil que sur le chaos magnétique de sa surface. Aujourd’hui, des experts pensent que le renforcement du champ magnétique du Soleil pourrait expliquer le changement climatique, et cherchent à savoir comment nous pourrions nous protéger de ces effets.

Un accord gazier scelle le rapprochement de la Grèce avec la Russie

Par la signature d’un accord gazier avec Gazprom, ce vendredi, la Grèce, au bord du défaut de paiement, défie ses partenaires européens qui la pressent de mettre en oeuvres de nouvelles mesures d’austérité.


(Alexis Tsipras en visite à Moscou en avril 2015)

Les Européens ont-ils poussé la Grèce dans les bras de la Russie? Alors que le compte à rebours avant un défaut de paiement se rapproche et que le blocage persiste entre Athènes et Bruxelles, la conclusion d’un accord russo-grec sur la construction d’un gazoduc, ce vendredi, renforce la relation entre les deux partenaires.

Athènes doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin, mais les caisses sont vides, et les Européens exigent du gouvernement grec de nouvelles mesures d’austérité en échange d’un versement des 7,2 milliards d’euros promis depuis plusieurs mois.

Dans la perspective chaque jour plus plausible d’un Grexit, la Grèce se tourne donc un peu plus vers Moscou. Pour la deuxième fois en deux mois, le Premier ministre Alexis Tsipras est en Russie depuis jeudi, à la tête d’une délégation de plusieurs ministres clés et de chefs d’entreprise, venus à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Le gazoduc qui embarrasse Bruxelles et Washington
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Énergie : Pourquoi les prix continuent-ils d’augmenter ?

Les chiffres donnent le tournis. Les tarifs de l’énergie continuent d’augmenter selon rapport du Médiateur de l’énergie. En sept ans, un foyer moyen a vu sa facture d’électricité grimper de 49% tandis que sa facture de gaz a augmenté de 36%.

Pourtant en 2007, l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie devait enrayer cette hausse des prix. Mais le pari est loin d’être gagné. “Un consommateur sur dix seulement a changé de fournisseur d’énergie”.

Si les fournisseurs alternatifs tentent d’attirer de nouveaux clients avec des prix plus intéressants, le Médiateur de l’énergie pointe toutefois une recrudescence des litiges. “La satisfaction des clients n’est pas au rendez-vous”. “Les nouveaux acteurs de l’énergie ont en particulier du mal concernant l’émission des factures, la résiliation des anciens contrats et le remboursement des trop perçus”.

Le jour d’après : À court de pétrole

Le pétrole est aujourd’hui le combustible sur lequel repose toute la civilisation. Que se passerait-il si, du jour au lendemain, les sources de pétrole se tarissaient ? Ce documentaire anticipe cette fin annoncée et propose de découvrir une nouvelle face du monde, contraint de s’adapter face à un changement radical.

Docu-fiction (Canada – 2010)

Électricité : Les clients d’EDF vont-ils payer le sauvetage d’Areva ?

L’amalgame est inévitable entre les hausses réclamées par le patron d’EDF en vue d’un rattrapage tarifaire et le sauvetage d’Areva, pour lequel EDF est sollicité.

Jean-Bernard Lévy, président d’EDF, aura-t-il la main moins lourde que ses prédécesseurs dans ses prétentions de relèvement tarifaire? Alors que, en 2009, Pierre Gadonneix réclamait à l’État une hausse de 20% sur trois ou quatre ans et que Henri Proglio, en 2013, estimait qu’une remise à niveau de 5% chaque année sur trois ans était nécessaire, l’actuel patron du groupe d’électricité s’en tiendrait à une augmentation de 2,5% par an sur trois ans, portant la hausse cumulée à un près de 8% sur la période. Ce qui n’est malgré tout pas négligeable, surtout en période d’inflation quasi nulle.

Des formules sont établies, et les tarifs réglementés sont arrêtés par les ministres en charge de l’Énergie et de l’Économie, après avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Le politique a le dernier mot dans cette entreprise contrôlée à 85% par l’État. Ainsi, les précédentes demandes de hausses n’ont jamais été intégralement accordées.

En fait, rien ne sert de vouloir pousser le bouchon trop loin. Les tarifs de l’électricité, auxquels les consommateurs sont très sensibles, ont une dimension trop politique pour que l’État s’en remette aux souhaits des patrons d’EDF.
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États-Unis : Les nouveaux maîtres du pétrole mondial

Selon le rapport statistique annuel de BP, les États-Unis sont passés l’an dernier devant l’Arabie saoudite. La production américaine a progressé plus vite que prévu, grâce à la révolution du pétrole de schiste.

Une barre hautement symbolique a été franchie sur la scène pétrolière mondiale. Selon le rapport statistique annuel sur l’énergie publié mercredi par BP, les États-Unis sont devenus l’an dernier le premier producteur mondial de pétrole, devant l’Arabie saoudite et la Russie.

Selon le groupe pétrolier, la production de brut américain (y compris les liquides de gaz naturel) a augmenté l’an dernier de 1,6 million de barils par jour (Mb/j), à 11,64 Mb/j, tandis que celle de l’Arabie saoudite est restée globalement stable, à 11,5 Mb/j. La Russie, numéro trois mondial, a de son côté extrait 10,84 Mb/j en 2014.

C’est la première fois que des ­statistiques, émanant d’une source reconnue comme fiable, placent les États-Unis sur la première marche du podium des producteurs de pétrole depuis quarante ans : selon BP, cela n’était pas arrivé depuis 1975.
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Asie : Trains ultrarapides à suspension magnétique

Le Japon tient son nouveau moyen de transport ultrarapide: le Shinkansen Maglev Train. En effet, ce train à sustentation magnétique vient de battre le record de vitesse sur rail, qui était jusqu’alors détenu par le Shanghai Maglev (MAGnetic LEVitation) Train, en atteignant la vitesse folle de 500 km/h !

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Economie, croissance… L’effondrement promis expliqué à tous

Poursuivant la pensée de l’économiste Ernst Friedrich Schumacher, l’expert américain John Michael Greer distingue trois types d’économies: l’économie primaire qui rassemble les biens et services produits par la nature, l’économie secondaire qui fait appel au travail humain, et l’économie tertiaire, celle de la finance. Avec cette approche accessible à tous, il démontre la myopie de la plupart des économistes et décideurs dominants, et la mort qu’ils promettent aux sociétés industrialisées.

Quand on pense connaître une réalité mais que l’on n’a pas pris en compte tout le cadre de cette réalité, on a les plus sérieuses chances de se tromper, même si c’est de bonne foi. C’est vrai pour le juge qui veut comprendre une affaire, pour le policier qui mène une enquête, pour le journaliste qui relate un fait, pour l’historien qui explique le passé ou encore pour l’économiste, l’homme politique ou le décideur qui veut résoudre une crise, le chômage…

Comme cela fait plus d’une trentaine d’années que les taux de croissance par tête ont tendance à régresser en Europe, que l’endettement croît, que le chômage et le travail précaire se sont installés et massifiés, sans que ni les décisions politiques, ni les mesures économiques, ni les calculs hautement complexes, n’aient vraiment pu inverser la situation, force serait de reconnaître qu’il est peut-être grand temps et souhaitable de regarder de près les cadres dans lesquels la science économique dominante évolue.

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Chine : La nouvelle route de la soie

C’est l’un des projets phare de Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir: recréer une nouvelle “route de la Soie” entre l’Europe et la Chine.

Une nouvelle route que la Chine entend tricoter au prix d’investissements massifs: 40 milliards de dollars ont été débloqués depuis le début de l’année pour construire routes, voies ferrées ou pipeline dans l’ouest du pays, mais aussi en Asie Centrale ou au Pakistan.

Automobile : Audi développe une essence synthétique à partir de plantes

En avril dernier, Audi a surpris le monde avec son développement révolutionnaire quand ils ont réussi à créer du diesel synthétique en utilisant du dioxyde de carbone et de l’eau. Mais qu’en est-il de ceux qui ont des voitures à essence ?

Heureusement, Audi a désormais une solution pour eux, car la firme a récemment annoncé qu’ils ont pu créer de l’essence synthétique, et ce qui est étonnant avec cette découverte, c’est qu’elle pourrait être viable, car c’est fabriqué en partie avec des plantes. Selon Marc Delcourt, le CEO de Global Bioenergies, le partenaire de projet d’Audi, « Pour moi, c’est un moment historique. C’est la première fois qu’on a produit de l’essence à partir de plantes. »

En fait, le programme a commencé en 2014 quand Global Bioenergies a démarré un programme pour produire de l’isobutane gazeux en utilisant des sources de biomasse renouvelables telles que le glucose de maïs. Après cela, il subissait un processus de purification et il était collecté sous une forme liquide et envoyé en Allemagne où il était converti en essence indice 100 octane.

Audi et Global Bioenergies ont collaboré pour développer la technologie au point qu’ils n’ont plus besoin de biomasse renouvelable, mais juste de l’eau, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Rick Brockrath, Vice Président pour l’ingénierie chimique chez Global Bioenergies a déclaré: « Nous pensons que nous apportons de la « verdure » dans un domaine qui en a désespérément besoin. En un mot, nous allons passer d’une économie basée sur le pétrole vers quelque chose de renouvelable et avec un avenir durable. »

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

Il ne reste que 7 ans à vivre au Web, en 2023 il va mourir

Ce n’est pas là une nouvelle prédiction “catastrophe” de Nostradamus mais bien le constat de plusieurs chercheurs : le temps est compté pour l’Internet. Plus précisément pour le réseau Internet qui va saturer. Si rien n’est fait en 2023 il ne sera plus possible de transférer le nombre de données suffisantes pour couvrir les besoins mondiaux. Et c’est inquiétant.

La fibre optique a ses limites

Déjà en 2001 on savait que ça allait arriver… mais en 2001 on ne s’inquiétait pas : il n’y avait pas Youtube (créé en 2005), pas Facebook, pas Twitter et encore moins les divers Vine, Twitch et Instagram… Du coup quand le laboratoire de Lucent, Bell Labs, a découvert en 2001 que la fibre optique avait une limite physique de transport de données de 100 Térabits/s on se disait qu’on avait le temps, voire même que cette limite n’allait pas être atteinte.

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La méthode Jean Pain (Rediff)

Jean Pain était un autodidacte, inventeur d’un système de production d’énergie autonome, sans impact sur l’environnement (bilan carbone nul). Il démontrera la possibilité d’extraire de l’énergie thermique par contact avec la masse en fermentation et produira du “bio gaz” à partir de matières fortement ligneuses.

C’est en 1970 que Jean Pain met au point ces “Méthodes”, techniques permettant de fabriquer un compost à partir de broussailles. Les qualités de ce compost sont extraordinaires et lui permettent de produire des légumes même sur des sols très pauvres sans arrosage, sans traitement d’aucune sorte et sans apport de fertilisant autre que son “compost de broussailles“.

En 1972 Ida, son épouse, écrit un livre “Un autre jardin” relatant les découvertes de son mari. En 1976 Jean PAIN sera décoré de la médaille du grade de Chevalier du Mérite Agricole par le Ministre de l’Agriculture de l’époque, Mr Maihaignerie, pour ses travaux concernant le “Compost de Broussailles”.

Il invente le “Broyeur Jean Pain” pour palier à l’indisponibilité du matériel capable de réduire les broussailles et autres végétaux ligneux en un broyat de granulométrie appropriée au compostage selon sa méthode.

États-Unis : Transition énergétique, le pays mise sur les réseaux intelligents

Alors qu’en France le débat sur la transition énergétique vers les énergies renouvelables n’est toujours pas terminé, les Etats-Unis investissent massivement dans le solaire et l’éolien. Comment les “réseaux intelligents” à base d’énergies renouvelables sont-ils en voie de transformer radicalement la donne énergétique américaine ?

Le terme de transition énergétique est en vogue en France, et bien qu’il renvoie à de nombreuses annonces gouvernementales devant se réaliser dans le futur, il n’est relié à rien de bien concret en 2015 : les énergies renouvelables sont très peu développées, le réseau électrique est entièrement centralisé et basé à 75% sur l’énergie nucléaire. Ailleurs dans le monde, les énergies renouvelables sont en plein essor, les “sorties du nucléaire” s’enchaînent — surtout depuis la catastrophe de Fukushima de 2011.

Les Etats-Unis sont désormais un moteur mondial de cette transition énergétique basée sur des “énergies propres” et la création de “smart-grids” (réseaux de transport et de distribution électrique intelligents) à grande, moyenne ou petite échelle. Balade au “pays de l’innovation et de la transition énergétique concrète”.

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Australie : Sydney 2030, une ambition remarquable

Voyage en Australie afin de décrypter « Sustainable Sydney 2030 », l’ambitieux programme qu’a mis en œuvre la ville de Sydney pour devenir, d’ici 2030, une Ville Intelligente (Smart City) exemplaire. Le volumineux rapport présente 10 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2030, 5 grands changements à opérer, 10 orientations stratégiques et 10 projets de réaménagement urbain.

Sydney a pris très tôt la mesure des enjeux d’un développement urbain durable. Dès 2007, la municipalité s’est engagée dans une vaste consultation publique afin de co-construire, avec ses habitants, les lignes d’un important programme stratégique, visant à transformer en profondeur la vie dans la ville d’ici 2030. La démarche impressionne par sa volonté constante d’inclusion sociale, et ce dès le début du projet.

Plus de 12.000 personnes ont ainsi été directement consultées ; 200 personnes ont fait part de leur opinion sur le site web dédié au projet ; plus de 2.000 personnes ont appelé « Future Phone », le serveur téléphonique créé pour l’occasion ; et plus de 130.000 personnes ont visité l’exposition montée par la municipalité pour présenter les enjeux de la démarche.

Pendant 18 mois, la ville a donc interrogé un maximum de citoyens de tous horizons (habitants, associations, chefs d’entreprise, responsables de communautés) au cours d’une quarantaine de forums et conférences. Individus et organisations ont été invités à faire part de leur vision de Sydney en 2030.
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Changement climatique : “Les entreprises sont aussi la solution!”

À quelques mois de la Conférence internationale sur les changements climatiques, grands patrons, décisionnaires économiques et politiques se sont réunis à Paris pour échanger sur les différents moyens de réduire les émissions carbone.
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, est l’un des chefs d’entreprise les plus impliqués dans les discussions sur le passage à une économie sans carbone, il se réjouit du succès de ce sommet. “Il y a des personnes qui disent : “les entreprises polluent, ce sont les principales responsables des émissions de gaz“, mais les entreprises sont aussi la solution !”, assure-t-il.

L’or noir devrait rester moins cher longtemps

Les stratégies de conquête des grands opérateurs modifient les équilibres entre l’offre et la demande de pétrole. Face à cette tendance de fond, le marché devrait rester abondamment approvisionné, et les cours de l’or noir pourraient se maintenir autour de leur niveau actuel.

Les acteurs sur le marché du pétrole sont confrontés à de nouvelles équations liées à la baisse du prix du baril, une tendance engagée au milieu de l’année 2014 et qui n’apparaît plus comme un soubresaut saisonnier.

Même s’il s’est un peu redressé par rapport au plancher de janvier, le prix du baril est encore 42% plus bas qu’en juin 2014, et la surabondance de l’offre le fait osciller à la mi-mai autour de 60 dollars.

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Climat : Un marché à 100 milliards de dollars pour la finance

Financer des transports urbains propres, des centrales photovoltaïques, des fermes éoliennes, des programmes de reforestation, des réseaux d’assainissement… Les enjeux climatiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre deviennent prioritaires dans les projets de développement économique et social. À neuf mois de la conférence de l’ONU sur le climat, les banques privées et publiques sont conviées à Bercy.

Ils prennent encore plus d’importance dans la perspective de la conférence climat, la COP21 – 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique -, qui se tiendra en décembre, à Paris. Les acteurs publics se mobilisent à l’instar de l’International développement finance club (IDFC) – instance réunissant 22 institutions publiques du Nord et du Sud, nationales et régionales, dont l’Agence française de développement – qui organise ce mardi, au ministère des Finances un forum sur la «Finance climat».

Sur 370 milliards d’euros de financement en 2013, l’IDFC a engagé 80 milliards sur des projets «verts». «L’objectif est d’adopter un langage commun sur ce qu’est un projet climat, d’adopter les bonnes pratiques et d’associer le secteur privé, banques, assurances ou fonds de pension, explique la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam. Nous sommes pionniers dans ce volontarisme, en terme d’objectifs et de méthodes!»

Depuis 2005, l’AFD a financé 18 milliards d’euros sur des projets ayant un bénéfice sur le climat, dont 2,9 milliards en 2014.
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Lima et après ?

« Tout écroulement porte en soi des désordres intellectuels et moraux. Il faut créer des hommes sobres, patients qui ne se désespèrent pas devant les pires horreurs et ne s’exaltent pas pour chaque ânerie. Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Antonio Gramsci, Cahier de prison n° 28.

Au lendemain de la Conférence de Lima sur le climat, les résultats de la coopération internationale en matière d’environnement sont décevants. Les États-Unis et la Chine étant peu disposés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2030, les perspectives futures, et notamment la Conférence de Paris en décembre 2015, ne sont guère plus réconfortantes.

L’année 2014 a connu une actualité climatique intense. Parmi les nombreux événements institutionnels en relation avec le sujet on citera la remise du cinquième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) [1] qui semble avoir, pour une fois, laissé sans voix les « climato-sceptiques », le sommet extraordinaire de l’ONU sur le climat qui s’est tenu à New York le 23 septembre et a réuni plus de 120 chefs d’État, l’annonce sino-américaine sur le climat effectuée le 12 novembre en marge du sommet de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) et, enfin, la Conférence de Lima qui s’est tenue du 1er au 14 décembre. Quels enseignements tirer de ces événements ?<

Et en particulier des deux derniers présentés comme devant contribuer à l’édification du futur régime climatique mondial censé voir le jour lors de la COP 21 [2] qui va se tenir à Paris à la fin de l’année.

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Mouvement perpétuel / Énergie libre : Conclusion (4e partie)

Nos lecteurs ayant des compétences scientifiques et/ou en matière de bricolage de ce type, sont invités à nous faire part de leurs lumières dans les commentaires.

Un générateur à aimant uniquement ça ne se peut pas


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Canada : Fort McMoney – Votez Jim Rogers !

La troisième réserve mondiale de pétrole est canadienne, elle se trouve à Fort McMurray. Or son extraction est très polluante et soulève d’inquiétants conflits d’intérêts.

Suite à la mise en ligne de son jeu documentaire, David Dufresne revient dans ce lieu de démesure. Enquête sur un sujet très controversé aux conclusions effrayantes.

« L’effondrement qui vient »

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît… Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire? Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne (co-auteur avec Genevieve Azamde et Raphael Stevens de « Comment tout peut s’effondrer »). Mais pas de panique : même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter, pour commencer à préparer le monde d’après.

Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ?

Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette.
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Nucléaire : La politique du mensonge ?

Durant 30 ans, EDF a négligé l’entretien des 58 centrales nucléaires françaises. Selon la Cour des Comptes, le coût de la rénovation du parc électro-nucléaire s’élève aujourd’hui à 110 milliards d’Euros. La facture d’électricité des Français devrait donc continuer de grimper ces dix prochaines prochaines années.

Le journaliste a enquêté sur le nucléaire français présenté par l’État comme sûr, propre, et bon marché. Il met notamment en lumière les problèmes de stockage des centaines de milliers de tonnes d’uranium appauvri à Bessines dans le Limousin, comme à Tricastin dans la Drôme, mais également les incidents de fusion des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux dans le Loire-et-Cher, dissimulés par les autorités en 1969 et en 1980.

Partie 1:

Partie 2:
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Est-on entré dans l’ère de la croissance faible, voire nulle ?

Les taux de croissance élevés des années d’avant crise – les 5% de croissance des Trente glorieuses – appartiennent-ils à un temps définitivement révolu ? “La seule évocation d’une telle éventualité nous remplit d’effroi”, affirme Patrick Artus, le chef économiste de Natixis, dans “Croissance zéro”, un essai co-écrit avec Marie Paule Virard (éd. Fayard).

Si nous sommes dans un environnement à 1% de croissance”, avance-t-il, “un jeune qui va renter dans le monde du travail aura la perspective d’avoir tout au long de sa vie le même pouvoir d’achat“.

Danemark : Pour devenir le plus écologique au monde, le pays abandonne le charbon

Bien que le Danemark figure déjà parmi les pays les plus engagés d’Europe dans la lutte pour la protection de la planète, son ministère de l’Environnement n’entend pas se reposer sur ses lauriers.

En effet, ce dernier a récemment promis l’arrêt définitif de la combustion de charbon d’ici à 2025. Une promesse osée et engagée qui place le pays en position de leader mondial en matière d’éco-responsabilité.

En chiffres, le Danemark c’est tout de même 6 millions de tonnes de charbon importées par an. L’arrêt de l’importation de cette matière première, qui vient essentiellement de Russie, aura également un impact non négligeable sur le plan politique: Copenhague va considérablement se défaire de l’emprise de Moscou (d’où provient essentiellement le charbon importé) en matière d’énergies.

Cette initiative en faveur de la protection de l’environnement s’inscrit dans la lignée des précédentes réformes écologiques du pays. En effet, le Danemark n’en est pas à ses premiers pas en matière de lutte contre le changement climatique puisque le pays nordique a déjà fait de grands pas en avant pour minimiser sa dépendance au charbon, très polluant.
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Éthiopie : Le défi vert

L’Éthiopie, un pays en plein développement qui s’est fixé un but: devenir en 10 ans un pays neutre en carbone. Ce nouveau tigre africain mise tout sur les énergies renouvelables : des projets pharaoniques à une échelle jamais vue dans le pays… Le défi est immense: changer le destin d’un pays marqué par la pauvreté.

Ghana : Et si produire de l’électricité devenait un jeu d’enfants ?

Au Ghana, les coupures de courant sont fréquentes et certaines régions ne sont pas reliées au réseau électrique. C’est le cas sur l’île de Pédiatorkope. Alors devinez qui produit l’électricité: les écoliers de la région ! Et ce depuis la cour de récréation… en s’amusant sur des tourniquets et des balançoires.

Énergie solaire : La révolution silencieuse des tarifs

En novembre, Dubaï a annoncé la construction d’un parc d’énergie solaire qui va produire de l’électricité pour moins de 0,06 dollar par kilowatt-heure, proposant ainsi une meilleure offre face aux autres options d’investissement, à savoir les centrales électriques à gaz ou à charbon.

Cette centrale, qui doit être opérationnelle en 2017, est encore un nouveau signe avant-coureur d’un avenir dans lequel les énergies renouvelables vont évincer les combustibles fossiles classiques.

En effet, il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler d’un accord capital sur un chantier de centrale solaire. Pour ne parler que du mois de février dernier, il y a eu des annonces de nouveaux projets d’énergie solaire au Nigéria (1.000 mégawatts), en Australie (2.000 MW) et en Inde (10.000 MW).

Il ne fait aucun doute que ces développements sont de bon augure pour la lutte contre le changement climatique. Mais la principale motivation qui les anime est le profit, pas l’environnement, car une efficacité accrue dans la distribution d’énergie (et le cas échéant dans le stockage), réduit le coût de production de l’énergie renouvelable.

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L’eau au service du soleil et du vent

Combiner les énergies hydrauliques, solaires et éoliennes : tel est l’objectif de Tri’Nerzh, une société bretonne développée pour stocker sous forme d’eau l’électricité intermittente produite par une centrale solaire et une ferme éolienne dans le Finistère.

Le site retenu pour construire ce démonstrateur qui repose sur une micro station de transfert d’énergie par pompage (micro STEP) est celui des carrières de kaolins de Berrien, dans les Monts d’Arrée, à l’est du parc Naturel régional d’Armorique. Ces carrières de 116 hectares, appartiennent au groupe Imerys qui envisage d’en arrêter prochainement l’exploitation.

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Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?
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Cuba : Comment survécut le pays sans pétrole en 1990 [Rediff.]

L’humanité n’a jamais fait l’expérience de la pénurie totale de pétrole. Il n’existe qu’un précédent, à l’échelle d’un petit pays isolé : Cuba. Après l’effondrement de l’Union soviétique, ce pays a en effet connu une pénurie de pétrole comparable à celle qui frappera inévitablement le monde entier à moins qu’on ne la prévienne par des changements immédiats et radicaux dans les habitudes de consommation de l’énergie.

Le peuple cubain a su faire preuve d’une solidarité exemplaire qui l’a rendu capable, entre autres exploits, de transformer complètement son agriculture en une dizaine d’années. Les tracteurs et les fertilisants russes avaient en effet permis à Cuba, dans le cadre de sa révolution verte, de se doter d’une agriculture plus industrialisée encore que celle des États-Unis, produisant de grandes quantités de sucre destiné l’exportation et important une forte proportion de sa nourriture, 50% de son riz par exemple.

Aujourd’hui, le pays est auto-suffisant et après avoir redécouvert les vertus de la petite ferme privée et celle du jardinage urbain, il exporte des spécialistes de l’agriculture biologique dans le reste de l’Amérique latine.


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Afrique : Le plan Borloo à 200 milliards d’euros pour électrifier le continent (Màj vidéo)

Addendum du 17/04/2015 – Le nouveau projet de Jean-Louis Borloo “l’Africain”

“Si on ne réalise pas ce plan Marshall ce ne sera plus de l’immigration vers l’Europe ce sera de la submersion. Naturellement la jeunesse d’Afrique ira vers la lumière. Ce grand projet est partagé par nos frères d’Afrique, nos frère arabes.”

Pétrole : L’effondrement des cours est-il une question d’offre ou de demande ?

Les cours du pétrole ont diminué de moitié entre juin et décembre 2014. Les retombées de ce recul sur l’économie mondiale dépendent de manière cruciale des facteurs sous-jacents. Si elle tient à une augmentation de l’offre, la baisse aurait dû stimuler la croissance mondiale de diverses façons, notamment en relevant les revenus réels des consommateurs de pétrole. En revanche, si elle est imputable à une contraction de l’activité, elle serait purement et simplement le symptôme d’une faiblesse de la demande mondiale.

Il est difficile d’identifier les chocs à l’origine du recul. Le pétrole brut est un bien stockable et, à ce titre, un actif réel : son cours dépend non seulement de la situation de l’offre et de la demande, mais aussi des anticipations sur l’évolution du marché. Ces anticipations dépendent elles-mêmes de nombreux facteurs, dont les perspectives de l’économie mondiale, mais elles influent aussi sur ces perspectives (par exemple, une vision pessimiste de l’offre de pétrole devrait entraîner une hausse des cours et, en conséquence, un recul de l’activité).

Le présent encadré examine deux approches efficaces pour dissocier les chocs sur l’offre et sur la demande qui ont provoqué l’effondrement des cours en 2014. L’identification des chocs dépendant du modèle sous-jacent, les deux séries de résultats ne donnent pas une évaluation chiffrée précise, mais présentent une vision d’ensemble des facteurs susceptibles d’avoir causé cet effondrement.

La première approche dissocie les chocs sur l’offre de ceux sur la demande en examinant les variations parallèles des cours du pétrole et des valeurs mobilières. Plus précisément, un modèle d’auto-régression vectorielle (ARV) est estimé avec des données quotidiennes sur les cours du pétrole (brut Brent) et les cours mondiaux des valeurs mobilières (Morgan Stanley Capital International All Country World Index) entre le 2 janvier 1991 et le 5 janvier 2015.
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États-Unis : Face aux détracteurs du gaz de schiste, les géants de l’énergie ripostent

Aux États-Unis, comme en Europe, l’exploitation du gaz de schiste suscite le débat. Ses partisans veulent accélérer son exploitation, potentiellement génératrice de croissance économique.

Mais ses détracteurs dénoncent le procédé de fracturation hydraulique ou “fracking” qui consiste à aller chercher le gaz sous la terre à l’aide d’explosifs et de produits chimiques. Un procédé néfaste pour l’environnement.

Dans le Colorado, les habitants de sont mobilisés pour faire interdire ce qu’ils appellent le “fracking” dans plusieurs villes, mais les géants de l’énergie contre-attaquent.