Chine : Le pays mise sur l’énergie solaire

La Chine a décidé de devenir dès cette année le leader mondial de l’énergie solaire. Du coup, le pays se couvre de centrales. On trouve alors dans le pays des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine à perte de vue (80.000 par km²). À terme, le parc solaire fera 319 km² soit trois fois la superficie de Paris.

Couvrir une telle surface de panneaux solaires ne se fera pas en un claquement de doigts. La Chine a pris conscience que sa dépendance vis-à-vis du charbon est à terme catastrophique. Des villes suffoquent et la pression de l’opinion publique monte. Problème: le développement du parc solaire a été plus rapide que celui des infrastructures. Résultat, les centrales ne fonctionnent qu’à 50% de leurs capacités.

« La “croissance verte” est une mystification absolue »

Auteur de L’âge des Low Tech. Vers une civilisation techniquement soutenable, l’ingénieur Philippe Bihouix alerte sur l’épuisement croissant des ressources de métaux. Et souligne que, en raison de leur besoin de métaux rares, les énergies nouvelles ne sont pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe, il faut… économiser, recycler, relocaliser. Un entretien énergisant.

Reporterre – Cinq ans après la sortie de votre livre Quel futur pour les métaux ?, votre diagnostic reste-t-il d’actualité ?

Philippe Bihouix - Mon diagnostic concernant la raréfaction des métaux reste vrai. Il ne peut pas changer, parce que la partie accessible et exploitable des ressources minérales et métalliques est limitée.

Ces ressources peuvent être très importantes mais elles sont finies, comme peuvent l’être les ressources d’énergie fossile – pétrole, charbon, gaz – non renouvelables, ou les ressources forestières, halieutiques, et autres, si on les exploite à une vitesse excédant leur taux de renouvellement. Avec une quantité de ressources finie, un pic de production, suivi d’une baisse, est incontournable. C’est mathématique. Comme il y a un pic pétrolier, il y aura un pic énergétique puis, comme production d’énergie et exploitation des ressources sont liées, il y aura au final un pic de tout.

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Afrique : La révolution énergétique

Imaginez que vous vous réveilliez un matin sans plus pouvoir accéder aux technologies modernes. Plus de réfrigérateur, plus de cuisinière, plus d’air conditionné. Vos enfants ne peuvent plus faire leurs devoirs après la tombée de la nuit. Vous n’êtes plus en mesure de recharger votre téléphone portable. Vous y êtes, bienvenue dans l’univers de l’Afrique non connectée – un univers dans lequel les défaillances du marché anéantissent impitoyablement toute opportunité de développement.

Près de 150 ans après l’invention de l’ampoule par Thomas Edison, quelque 620 millions d’Africains – soit deux tiers de la population de la région – vivent sans aucun accès à l’électricité. Ils sont encore plus nombreux à recourir à la combustion de biomasse pour cuisiner, plus de 90 % des populations rurales du Malawi, de Tanzanie et du Mozambique utilisant en effet de la paille, du fumier et du bois à brûler. En résulte une pollution de l’air intérieur à l’origine de 600.000 décès chaque année – frappant pour moitié les enfants de moins de cinq ans.

La communauté internationale s’est fixé pour objectif de garantir un accès universel à l’électricité et aux énergies modernes d’ici 2030. Or, le nombre d’individus privés d’électricité en Afrique sub-saharienne ne cesse d’augmenter. Dans 15 ans, si la tendance actuelle se poursuit, 15 millions de personnes supplémentaires vivront sans électricité au sein de la région.

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Tesla Powerwall : la batterie d’Elon Musk peut-elle tout changer ?

Début mai, Elon Musk (@elonmusk), le très médiatique patron des voitures électriques Tesla Motors et président de SolarCity, le premier installateur et fournisseur de panneaux solaires des Etats-Unis, a annoncé (voir la vidéo de sa présentation) le lancement de Tesla Energy et de son nouveau produit : le Powerwall, des batteries lithium-ion domestiques pour le stockage de l’énergie. Elégantes, compactes, simple d’utilisation et d’installation, relativement accessibles (à partir de 3000$), le succès ne s’est pas fait attendre, puisque Tesla aurait vendu en précommande quelques 38 000 Powerwall en un mois rapporte le journal du Geek.

Le Powerwall est un dispositif de batteries pour stocker l’énergie de panneaux solaires ou du réseau électrique, afin d’utiliser l’électricité stockée lors des pics de demande, à savoir le matin ou en soirée, permettant donc d’utiliser l’énergie solaire quand on en a le plus besoin, ou de stocker de l’énergie achetée en heure creuse lorsqu’elle est facturée en heure pleine.

Le Powerwall est capable de stocker 7 à 10 kWh et on peut associer jusqu’à 9 batteries, multipliant la capacité de stockage d’autant. Grosso modo, une batterie permet de fournir l’électricité dont la maison a besoin pour fonctionner le soir si le soleil est suffisant pour la recharger chaque jour.

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Transition énergétique : Un village alsacien prépare l’après pétrole

Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, voit l’avenir en vert. Elu depuis 1989, cet ancien mineur de potasse, a fait entrer la petite commune de 2000 âmes, dans la Transition énergétique.  Calèche emmenant les enfants à l’école, piscine chauffée à l’énergie solaire et restauration bio, rien ne l’arrête. Paris Match est allé à sa rencontre.

Paris Match : Vous avez rejoint le réseau des villes et territoires en transition en 2011. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Jean-Claude Mensch : Je m’inspire du mouvement lancé par Rob Hopkins en 2006. Il sera d’ailleurs présent à Ungersheim le 26 et 27 septembre pour parler de son concept. Cet enseignant en permaculture avait créé un modèle de transition avec ses étudiants à Kinsale en Irlande.

La ville de Totnes en Grande-Bretagne a été la première à utiliser sa méthode pour tenter d’atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire.  La commune a rejoint officiellement ce mouvement en 2011 mais elle a commencé sa transition il y a beaucoup plus longtemps, dès les années 90. Le but est d’atteindre l’autonomie énergétique, alimentaire et intellectuelle.  Nous voulons nous éloigner au maximum de la société consumériste.

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Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

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Mongolie : Une ville durable allemande au milieu des steppes

Utopie verte « Made in Germany », Maidar est une éco-cité de 300 000 âmes au milieu de la Mongolie. Le  coup d’envoi du projet doit être donné cette semaine.

Au pied des montagnes du  Saint khan, à 30 kms au sud d’Oulan-Bator, la capitale de Mongolie, des ouvriers assemblent les jambes d’un Bouddha qui, une fois terminées, pourrait tout juste passer sous  le premier étage de la tour Eiffel.

Associé depuis sa genèse au projet de l’éco-cité Maidar, l’urbaniste allemand Stefan Schmitz relate que tout est parti de cette statue de 54 mètres. Un consortium d’entreprises mongoliennes, porté par des investisseurs, y a tout de suite vu l’opportunité d’un projet immobilier. Ils projettent alors d’entourer l’édifice religieux d’un quartier capable d’accueillir 20 000 personnes.

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Énergie solaire : La révolution silencieuse des tarifs

En novembre, Dubaï a annoncé la construction d’un parc d’énergie solaire qui va produire de l’électricité pour moins de 0,06 dollar par kilowatt-heure, proposant ainsi une meilleure offre face aux autres options d’investissement, à savoir les centrales électriques à gaz ou à charbon.

Cette centrale, qui doit être opérationnelle en 2017, est encore un nouveau signe avant-coureur d’un avenir dans lequel les énergies renouvelables vont évincer les combustibles fossiles classiques.

En effet, il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler d’un accord capital sur un chantier de centrale solaire. Pour ne parler que du mois de février dernier, il y a eu des annonces de nouveaux projets d’énergie solaire au Nigéria (1.000 mégawatts), en Australie (2.000 MW) et en Inde (10.000 MW).

Il ne fait aucun doute que ces développements sont de bon augure pour la lutte contre le changement climatique. Mais la principale motivation qui les anime est le profit, pas l’environnement, car une efficacité accrue dans la distribution d’énergie (et le cas échéant dans le stockage), réduit le coût de production de l’énergie renouvelable.

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L’eau au service du soleil et du vent

Combiner les énergies hydrauliques, solaires et éoliennes : tel est l’objectif de Tri’Nerzh, une société bretonne développée pour stocker sous forme d’eau l’électricité intermittente produite par une centrale solaire et une ferme éolienne dans le Finistère.

Le site retenu pour construire ce démonstrateur qui repose sur une micro station de transfert d’énergie par pompage (micro STEP) est celui des carrières de kaolins de Berrien, dans les Monts d’Arrée, à l’est du parc Naturel régional d’Armorique. Ces carrières de 116 hectares, appartiennent au groupe Imerys qui envisage d’en arrêter prochainement l’exploitation.

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En Floride, les étonnants défenseurs du solaire

Le retard pris par la Floride en matière d’énergie solaire, pourtant abondante dans cette région du sud-est des Etats-Unis connue pour son ensoleillement, a fait émerger un improbable conglomérat qui milite pour son essor.

Ils sont conservateurs du Tea Party, chrétiens évangélistes, écologistes libéraux ou encore membres du parti libertaire, et dénoncent tous le même monopole détenu par les grandes entreprises énergétiques. Ils forment avec le Sierra Club, la Christian Coalition, l’Evangelical Environment Network, le Physicians for Social Responsibility et Greenpeace USA les nouveaux promoteurs de l’énergie solaire en Floride.

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Allemagne : Quand l’énergie solaire s’éclipse

En Europe, et surtout en Allemagne, les industriels de l’énergie se préparent à compenser la chute d’énergie qui surviendra durant l’éclipse partielle du 20 mars.

Quatre jours avant l’éclipse solaire qui traversera l’Europe le 20 mars, les industriels de l’énergie prépare un plan de secours, car la baisse de luminosité qui surviendra vendredi matin ne pourra pas être indolore pour la production photovoltaïque.

Si notre œil s’ajustera parfaitement à la baisse de luminosité, les panneaux solaires, eux, accuseront le coup, et l’on risque de perdre au passage un paquet de mégawatts. Le problème est connu depuis longtemps, mais impossible de faire des provisions d’électricité en attendant la prochaine éclipse : à l’heure actuelle, on ne sait pas stocker l’énergie solaire. Il faut compenser les chutes de production en direct.

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La startup qui veut vous libérer du réseau EDF grâce à l’énergie solaire

Comwatt entend rendre chaque maison productrice de sa propre énergie grâce à l’Indepbox, un boitier connecté capable de synchroniser la consommation électrique des foyers avec la production des panneaux solaires dont ils sont équipés.

Lorsqu’en France, un particulier installe des panneaux solaires sur son toit, ils ne servent pas directement à alimenter sa maison. L’énergie produite est revendue à EDF à un tarif d’achat garanti, avant d’être redistribuée autre part. « Or, le transport de l’énergie représente environ 50 % du prix payé par les consommateurs. Il serait beaucoup plus logique de consommer et produire l’énergie localement », explique Grégory Lamotte, PDG de Comwatt. « Chef d’entreprise et militant », il entend montrer que la troisième révolution industrielle n’est pas qu’un concept pour prospectiviste américain optimiste. Son crédo, c’est l’autoconsommation électrique, ou « énergie potagère », comme il l’appelle.

Francis Gendron et les serres du futur

Les serres solaires passives sont écologiques, économiques et saines. Elles annoncent une révolution dans le monde car elles permettent à tous de prendre soin de leurs besoins de base à moindre coût tout en maximisant son impact positif sur l’environnement et les gens ! Francis Gendron a fondé Solution ERA afin de partager l’information des meilleures technologies, alternatives et techniques que nous connaissons et qui sont disponibles et applicables immédiatement pour passer de l’époque des problèmes à l’ère des Solutions !

Urbanisme : Cap sur la ville de demain

Les aspirations écologiques des nouvelles populations urbaines rendent nécessaire une réflexion sur le partage entre la densification urbanistique et le développement durable grâce au recours aux nouvelles technologies.

Le Corbusier affirmait déjà en 1943 que les villes ne répondaient plus à leur destinée qui était de satisfaire aux besoins primordiaux biologiques et psychologiques de leur population.

Soixante-dix ans plus tard, force est de constater que les habitants des grandes agglomérations ne se satisfont plus de cet objectif primaire, mais aspirent à des villes qui soient capables de les émouvoir par des défis urbanistiques, tout en étant écologiquement labellisées et intégrant complètement les facilités issues de l’ère numérique.

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Sahara : Une imprimante 3D matérialise des objets dans du sable grâce à l’énergie solaire

Depuis son invention, l’impression 3D ne cesse de repousser les limites de la technologie et fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Cela dit, celle que Markus a mise au point se différencie de ses semblables: elle fonctionne à l’énergie solaire et permet de créer des objets à partir du sable.

Markus Kayser, un artiste allemand originaire d’Hambourg a mis au point un concept d’imprimante 3D écologique alimentée par l’énergie solaire: SolarSinter. De la même façon qu’on se sert d’une loupe pour réfléchir les rayons du soleil et générer une source de chaleur, l’énorme lentille de Fresnel dont est équipée l’imprimante solaire de Markus génère assez d’énergie pour donner vie à des structures faites de sable.

De plus, contrairement aux imprimantes 3D traditionnelles qui utilisent la technologie laser pour créer des objets 3D à partir de variété de plastiques en poudre, de résines ou de métaux, la SolarSinter ne fonctionne qu’à l’aide d’éléments naturels. Les rayons du soleil remplacent le laser, de même que le sable prend la place des résines.

Après deux semaines de tests dans la partie égyptienne du désert du Sahara, la machine et les résultats obtenus ont permis à Markus de conclure que sa SolarSinter incarnait un grand pas en avant vers une nouvelle façon de produire des outils performants, grâce à deux éléments naturels: le soleil et le sable.

Maison solaire autonome : la rentabilité, une question absurde ?

Basculer vers l’autonomie énergétique est une démarche qui appelle de nombreuses questions. Ou affirmations. L’une des plus fréquentes est celle de la « rentabilité ». « Si je passe au tout solaire, sans EDF, il me faudra 8 ans pour que ce soit rentable » est une phrase fréquemment entendue ou lue.

Certains vont parler de 10 ans, 12 ans avant « rentabilité ». Le calcul effectué est assez simple : additionner sa note EDF sur un an, celle de l’installation solaire, et diviser cette dernière par le montant EDF. Le nombre qui en ressort  est censé correspondre aux années passées à payer EDF jusqu’à atteindre le montant de l’installation solaire. Lorsque l’échéance est atteinte, c’est un seuil où l’on commence à « gagner » de l’argent, ou tout du moins, en économiser. L’électricité deviendrait alors « gratuite ».

Pourtant, la démarche de l’autonomie énergétique ne fonctionne pas de cette manière. Particulièrement aujourd’hui.

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Histoire de l’énergie solaire

Les premières recherches en vue de capter et d’exploiter l’énergie solaire remontent à l’Antiquité. Les Égyptiens savaient que dans un récipient de verre hermétique, on peut obtenir une température plus élevée que dans un récipient ouvert; c’est ce qu’on appelle “l’effet de serre”. Il y a 3 500 ans, ils avaient réalisé des machines compliquées dans lesquelles la chaleur des rayons solaires actionnaient un orgue.

Les Grecs anciens attachaient énormément d’importance à la manière d’allumer la flamme olympique. Seuls les rayons du soleil pouvaient en garantir la pureté.Ils avaient conçu un skaphia, ancêtre du miroir parabolique, pour réfléchir les rayons solaires qui dégageaient une intense chaleur provoquant une flamme.

En 212 avant notre ère, Archimède imaginait d’incendier les vaisseaux romains devant le port de Syracuse en concentrant les rayons solaires à l’aide de “miroirs ardents”. A ce propos, une anecdote est rapportée par Plutarque sur laquelle des polémiques existent depuis l’Antiquité. Pendant la Seconde Guerre Punique, le général romain Marcellus assiégea Syracuse. Archimède, connu comme géomètre assurait la défense de la cité en tant qu’ingénieur militaire.

Ainsi, on rapporte que pour détruire la flotte romaine, il aurait conçu et utilisé des miroirs concaves, les “miroirs ardents” pour déclencher des incendies par concentration des rayons solaires. Archimède aurait d’ailleurs écrit une “Optique” que l’on n’a pas retrouvée.(1)

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Et si les routes étaient d’immenses panneaux solaires ?

Le projet Solar Roadways consiste à recouvrir routes, trottoirs et parkings de dalles munis de capteurs. Une campagne Indiegogo en cours compte lever 1 million de dollars.

Les panneaux solaires, c’est bien, mais les installations à grande échelle prennent de la place. D’où l’idée d’en disposer sur des espaces déjà utilisés à autre chose.

C’est l’idée de Scott Brusaw, un ingénieur américain en électricité qui, chez lui dans l’Idaho, a monté le projet Solar Roadways ambitionnant de recouvrir les routes, les parkings, les trottoirs d’immenses capteurs d’énergie solaire, capables de redistribuer aussitôt l’électricité ainsi produite alentours, de manière complètement décentralisée : bâtiments, commerces, signalisation, éclairage urbain.

Scott Brusaw a lancé le 21 avril dernier une campagne de financement public via le site Indiegogo. Objectif : lever 1 million de dollars d’ici le 31 mai pour passer à la phase de production du système. Car un prototype a déjà été réalisé chez l’ingénieur, le long de son garage, avec l’aide de la Federal Highway Administration qui, intéressée par le projet, a alloué 750.000 dollars.

Antidérapantes et à haute résistance
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Inde : Convertir l’irrigation à l’énergie solaire

Dans notre série des Bonnes nouvelles de la planète, certains projets sont parfois spectaculaires mais à l’impact symbolique. Et bien pour cette initiative du gouvernement indien, pas du tout. Son impact positif sur l’environnement sera énorme.

Jusqu’à présent la tentaculaire agriculture indienne a utilisé, pour son irrigation des millions de pompes. Leur inconvénient majeur – et massif – est qu’elles fonctionnent au diesel ou au mieux, à l’électricité issue de centrale à charbon.

212 milliards de tonnes d’eau sont utilisés chaque année pour arroser les 35 millions d’hectares cultivables en l’Inde grâce à 26 millions de pompes.

Depuis les années 1990, du fait de l’augmentation régulière des surfaces irriguées, les niveaux d’eau dans les aquifères sont dramatiquement bas. Dans ces conditions, une succession d’années sèches (déficit de précipitation pendant la mousson), comme celles de 2002 à 2004, peut obliger les paysans indiens à réduire leurs surfaces irriguées de 75 % .

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Wisyps Connect : le premier smartphone solaire compatible Li-Fi

Sunpartner, société française spécialisée dans les nouvelles technologies de l’énergie, et son partenaire Oledcomm ont présenté au CES 2014 de Las Vegas, qui s’est terminé vendredi 10 janvier, le premier smartphone capable de recevoir et de transmettre des données via Li-Fi en même temps qu’il s’autoalimente en énergie solaire. Cette innovation, baptisée Wysips Connect, est basée sur la combinaison des technologies Li-Fi de la start-up Oledcomm et Wysips Crystal deSunpartner.

Quand la communication devient énergétiquement autonome

Le Li-Fi est un nouveau moyen de communication sans fil, basée sur une technologie utilisant la lumière issue des éclairages LEDs pour transmettre des informations diverses entre deux périphériques (sons, photos, films, musiques…). Etant donné qu’aucun terminal ne disposait pour l’instant des composants nécessaires, cette technologie n’était pas encore opérationnelle dans le secteur de la téléphonie mobile.

Mais voilà que l’annonce d’un accord inédit entre Sunpartner et Oledcomm vient changer la donne. Ces deux sociétés ont en effet présenté le premier smartphone receveur/émetteur universel de signaux Li-Fi et qui offre également les avantages de la technologie Wysips Crystal : la production d’énergie électrique solaire grâce à un film plastique.

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Total est devenu le numéro un mondial du solaire

Acquise en 2011, la filiale SunPower s’est redressée en imposant ses cellules à haut rendement.

En 2013, avec un chiffre d’affaires qui devrait nettement dépasser 2,6 milliards de dollars, Total s’est imposé comme le numéro un mondial du solaire. SunPower – filiale qu’il détient à 66 % – s’est notamment distinguée en lançant le chantier de la plus importante centrale du monde: Solar Star, en Californie. D’une capacité de 700 mégawatts (MW), soit la moitié d’un réacteur nucléaire de nouvelle génération, elle sera opérationnelle en 2015.

«Parallèlement, nous avons lancé au Chili un projet de centrale prouvant que le solaire pouvait être compétitif sans subvention, souligne Philippe Boisseau, membre du comité exécutif de Total en charge notamment des énergies nouvelles. C’est le seul cas au monde pour un projet de cette taille (75 MW).»

Pour expliquer cette performance, le dirigeant met en avant le haut rendement des cellules Sun­Power – 24 % contre 15 % en moyenne chez ses concurrents – et la baisse des coûts de production, divisés par deux en deux ans. Cette baisse devrait se poursuivre au même rythme d’ici à 2015.

L’entreprise, dont le carnet de commandes affiche complet pour 2014, prévoit une augmentation de 50 % de sa production au cours des deux prochaines années.

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1964-2014: les incroyables prédictions d’Isaac Asimov

Visionnaire. Le 16 août 1964, Isaac Asimov, l’un des plus grands auteurs de science-fiction de tous les temps, tentait de prédire le monde tel qu’il serait en 2014. 50 ans plus tard, son pronostic est tellement proche de la réalité que cela en est presque effrayant.

49 ans plus tard, ses prévisions ont été republiés par le New York Times. Verdict: Asimov est tellement proche de la réalité que c’en est presque effrayant. Illustration en quelques citations:

“L’humanité souffrira sévèrement d’ennui, un mal se propageant chaque année davantage et gagnant en intensité. Cela aura de sérieuses conséquences aux niveaux mental, émotionnel et social. La psychiatrie sera de loin la spécialité médicale la plus importante en 2014. Les rares chanceux qui auront un travail créatif seront la vraie élite de l’humanité, car eux seuls feront plus que servir une machine.

L’hypothèse la plus sombre que je puisse faire pour 2014 est que dans une société de loisirs forcés, le mot travail sera le plus valorisé du vocabulaire !”

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Espagne : Privatisation du Soleil

Le gouvernement met en place une série de mesures visant à dissuader les particuliers d’installer des panneaux solaires chez eux. Une alternative pourtant séduisante en cette période de crise.

S’éclairer grâce à l’électricité produite par un panneau photovoltaïque personnel coûtera bientôt plus cher que se connecter au réseau traditionnel. C’est ce que révèle un projet de décret sur l’autoconsommation énergétique – autrement dit sur la production d’énergie par une entité pour elle-même – rendu public par le gouvernement espagnol le 18 juillet dernier.

Ce décret met en avant une série de mesures visant à décourager les particuliers et les entreprises de produire leur propre électricité grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques ou de mini-éoliennes. Le gouvernement annonce, entre autres, la mise en place d’un “péage” pour les propriétaires de ce type d’installation. Un péage particulièrement dissuasif puisqu’il augmentera la note d’électricité de 27% par rapport à une connexion classique au réseau.

Cette mesure ayant, par ailleurs, un effet rétroactif, les 50.000 familles qui ont déjà investi dans un tel équipement auront douze mois pour s’enregistrer auprès du Ministère de l’Industrie et s’acquitter de la taxe. Pour ces gens-là, les rêves d’indépendance énergétique s’écroulent mais le remboursement des emprunts reste.
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Abu Dhabi : Masdar, une cité verte au pays de l’or noir

Le projet confié par l’Émirat d’Abu Dhabi à Norman Foster relève du défi: le cabinet du célèbre architecte a pour mission d’ériger, au beau milieu du golfe persique, une ville écologique modèle de six millions de mètres carrés, capable d’accueillir 50.000 personnes.

Baptisée Masdar, cette cité verte doit permettre au pays de l’or noir de préparer l’après-pétrole. Cette transition vers l’indépendance énergétique passe par la construction de la plus grande ferme photovoltaïque au monde et la conception d’un système de recyclage de l’eau ultrasophistiqué. Pas à pas, retour sur la naissance de cette cité du futur, jusqu’à l’ouverture de l’université, du métro et du parc de voitures électriques.

Le budget dédié à ce vaste projet, entamé en 2008, est lui aussi pharaonique: il s’élève à 10 milliards de dollars.

La production d’hydrogène abordable grâce à l’énergie solaire

Des chercheurs allemands et hollandais viennent de mettre au point une cellule solaire capable de produire de l’hydrogène et de l’oxygène par électrolyse de l’eau, ou hydrolyse. De quoi stocker l’énergie solaire et envisager un mode de production durable pour l’hydrogène, un potentiel carburant d’avenir.

Quand la lumière (flèche arc-en-ciel) atteint le système, un potentiel électrique est créé. La couche d’oxyde métallique (grad-doped BiVO4) capte une partie de la lumière et sert de photoanode. La couche est reliée à la cellule solaire (en noir) par l’intermédiaire d’un pont conducteur en graphite. La cellule reçoit également une partie de la lumière, augmentant le potentiel électrique. L’oxygène se forme alors au niveau de la photoanode, tandis que l’hydrogène est dégagé au niveau d’une spirale de platine plongée dans l’eau et qui fait office de cathode.
Quand la lumière (flèche arc-en-ciel) atteint le système, un potentiel électrique est créé. La couche d’oxyde métallique (grad-doped BiVO4) capte une partie de la lumière et sert de photoanode. La couche est reliée à la cellule solaire (en noir) par l’intermédiaire d’un pont conducteur en graphite. La cellule reçoit également une partie de la lumière, augmentant le potentiel électrique. L’oxygène se forme alors au niveau de la photoanode, tandis que l’hydrogène est dégagé au niveau d’une spirale de platine plongée dans l’eau et qui fait office de cathode.

Souvent évoqué comme le carburant du futur, l’hydrogène est un bon candidat pour alimenter les voitures dotées de piles à combustible. Mais il rencontre un plusieurs écueils : sa production avec les méthodes actuelles (comme l’électrolyse) reste chère, peu efficace, et impacte l’environnement.

Aussi, la possibilité de produire de l’hydrogène à partir d’eau et de lumière du soleil est suivie avec sérieux, et plusieurs recherches récentes en témoignent. En 2008, des chercheurs russes avaient proposé une méthode de photosynthèse artificielle dans ce but.

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L’Indépendante : une maison écolo pas comme les autres

40 mètres carré d’une maison 100% écolo pour 35.000€ ? C’est le pari que Jean Colin et Jean-Paul Gautier (aucun lien avec son célèbre homonyme), deux amis d’enfance, ont relevé ensemble. L’architecte d’intérieur et le skipper (leurs activités respectives) ont décidé de construire le premier exemplaire de leur maison, l’Indépendante (qui tire son nom du fait qu’elle n’est reliée à aucun réseau électrique ou de distribution d’eau), sur leurs terres du Morbihan.

La maison, qui ne paye pas forcément de mine de l’extérieur, est montée sur 1,80 mètres de pilotis, et comporte un rez-de-chaussée (où l’on retrouve la salle de bain et la cuisine) et un étage (avec la chambre), pour une hauteur totale de 6,70 mètres. Il ne leur a pas fallu plus de 3 semaines pour monter la structure d’un bâtiment qui a d’abord été envisagé en raison de son faible coût.

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Tunisie : La France offre 1,7 million d’euros pour 4 projets d’énergie solaire

Quatre projets innovants dans les énergies solaires dans des régions défavorisées de la Tunisie ont bénéficié d’un financement de 1,7 million d’euros sous forme de don du Trésor français à travers le Fonds français d’étude et d’aide au secteur privé (FASEP).

Le mémorandum d’entente à cet effet a été signé par le Secrétaire d’État chargé du Développement régional, Noureddine Kaabi (photo à droite) et le ministre français chargé du Développement, Pascal Canfin (photo à gauche).

« Notre objectif, à travers la signature de cette convention, est de renforcer notre partenariat en Tunisie dans les énergies renouvelables, notamment en matière d’énergie solaire », a expliqué Pascal Canfin.

Le financement portera, dans des zones les plus défavorisées comme Kébili et Gabès, notamment sur un projet de générateurs solaires photovoltaïques à concentration, un démonstrateur de 50 kW de technologies photovoltaïques à concentration et sur une centrale solaire thermodynamique à miroirs de Fresnel d’environ 3 MW au bénéfice de la société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg).

Agence Ecofin

Afrique : Projet Desertec, l’énergie du Sahara

Ce documentaire suit le projet de la fondation Desertec, qui ambitionne de puiser dans les inépuisables réserves d’énergie solaire du Sahara. En six heures, l’ensemble des déserts de la planète reçoit autant d’énergie du soleil que l’humanité en consomme en une année.

Un pour cent de la surface des déserts du globe permettrait de produire la totalité de l’énergie nécessaire à la consommation électrique mondiale.

Mali : La guerre pour sécuriser Desertec, future source énergétique de l’Europe ?

Depuis 2009, les allemands avec les français proposent le projet DESERTEC d’un cout de 400 milliards d’euros d’investissement sur 40 ans qui va combler jusqu’à 20% des besoins en électricité de l’Europe. Ceci va aussi permettre à l’Europe de délocaliser son CO2 de 95 % !

Le projet Désertec, est un projet du lobby industriel chapeauté par les politiques. Il veut associer l’Europe, l’Afrique du nord et le Moyen Orient dans le domaine de l’énergie mais la plus grande partie du projet se déroule en Algérie et plus précisément dans le Sud Algérien d’où l’enjeu stratégique de sécuriser cette région loin des bandes islamiques qui ont pris refuge au Nord du Mali !

A cause des problèmes de sécurité, beaucoup d’industriels restent sceptiques. Retrait de Siemens de la DII (Desertec Industrial Initiative), annoncé fin octobre et de Bosch en novembre à cause de la conjoncture économique. L’Espagne s’est désistée au dernier moment et le projet est toujours en questionnement !

En février 2010, le consul des États-Unis à Munich informe Washington sur l’opportunité que l’initiative Desertec pour les industriels américains tout en focalisant sur le problème politique qui DOIT être résolu !!!

– Révélé par Wikileaks sous la référence 10MUNICH28 –, Le réassureur
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La Chine pulvérise les États-Unis sur la scène économique mondiale

Avez-vous déjà regardé un match de football ou un match de basket où une équipe domine tellement l’autre que dire que c’est une “tuerie” est un euphémisme? Eh bien, c’est ce que fait la Chine aux États-Unis. La Chine a complètement pulvérisé l’Amérique sur la scène économique mondiale.

Il était une fois une économie chinoise qui était une plaisanterie et l’économie des États-Unis qui était la plus puissante que le monde ait jamais vue. Mais au cours des deux dernières décennies l’économie américaine a décliné et dépéri, alors que l’économie chinoise s’est épanouie et envolée. Aujourd’hui, la Chine produit plus d’acier, plus d’automobiles, plus de bière, plus de coton, plus de charbon et plus de panneaux solaires que nous. La Chine possède le train le plus rapide du monde, l’ordinateur le plus rapide du monde et exporte deux fois plus de produits high-tech que nous le faisons.

En 2011, le déficit commercial américain avec la Chine était le plus grand déficit commercial qu’une nation ait eu avec une autre nation de toute l’histoire ; aujourd’hui la Chine a maintenant accumulé plus de 3 trillions de dollars en réserves de change. Chaque jour, nous abandonnons plus d’emplois, plus d’entreprises et plus de notre richesse nationale à la Chine. En termes techniques économiques, la Chine “nous a mené derrière le hangar à bois” – dans un recoin de la scène internationale – et nous a battu à plate couture.

Malheureusement, la plupart des Américains sont tellement accros à l’amusement qu’ils ne réalisent même pas ce qui se passe.

Si vous ne croyez pas que la Chine est en train de savonner la planche de l’Amérique au nez et à la barbe du reste du monde, continuez votre lecture. À suivre, les 47 signes prouvant que la Chine a complètement pulvérisé  l’Amérique sur la scène économique mondiale…

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Alpes : Un refuge 100% énergie renouvelable, une exception en montagne

Dans les Alpes, un propriétaire de refuge aux allures de Géo Trouvetout a bâti à 2.000 mètres d’altitude un refuge autonome, fonctionnant aux seules énergies renouvelables, une exception parmi les 300 refuges de montagne français, en retard en termes de solutions écologiques.

Après les lacets de la montée de l’Alpe d’Huez se dessine au sommet d’un col verdoyant le refuge de Sarenne, confortable chalet de bois et de pierres qui se targue de pouvoir recevoir, été comme hiver, jusqu’à une vingtaine de convives en ayant recours uniquement aux énergies renouvelables.

Le propriétaire, Fabrice André, ancien ingénieur agronome et bouillonnant inventeur, a investi près de 225.000 euros pour faire fonctionner cette bâtisse atypique qui n’est raccordée ni au réseau électrique, ni au réseau d’eau et n’utilise pour autant aucun carburant.

Pour remplacer les lignes à haute tension, il a installé 20m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit, qui, les jours de mauvais temps, sont relayés par deux éoliennes à rotation verticale.

S’ajoute pour la production d’eau chaude des panneaux photothermiques et une microcentrale électrique alimentée par un torrent de montagne, ainsi qu’une chaudière à gazéification durant les mois d’hiver. L’imposant four d’acier brûle bois, cartons et papiers, puis comprime à très haute température les fumées et gaz émis pour les transformer en un combustible utile pour le chauffage au sol.

Ce refuge expérimental “est un cas rare, tout a fait expérimental, mais génial“, souligne Frédi Meignan, gardien du refuge du Promontoire en Isère et président de l’association écologiste Mountain Wilderness.

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Comportements des Français pour une transition écologique

Entre réflexions et sujétions, si il est au combien un sujet déterminant sur notre avenir, l’énergie, entre usage, choix de production, mobilise les grands acteurs de notre société, à travers la conférence environnementale, politiques, ONG, syndicats de salariés, employeurs, élus, se sont réunis dans un contexte de crise économique et sociale.

Dans une approche globale, les questions environnementales sont étroitement liées à celles sociales, savoir si la société est prête à modifier ses comportements, ses actes ?

A ces réponses notamment dans ce contexte de réflexion d’envergure sur la transition écologique, et particulièrement sur la question énergétique, la connaissance de l’état de l’opinion des Français sur les différentes énergies et sur leur consentement à agir ou à payer en vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre est cruciale.

Ainsi, le Commissariat Général au Développement Durable a publié une étude synthétisant trois enquêtes réalisées par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les français et les énergies renouvelables et leurs propensions à modifier leurs comportements.

Le coût de l’énergie reste une question centrale : face à une montée des prix, la moitié des Français réduirait sa consommation.

L’étude montre qu’en 2012, tout comme en 2011, les Français sont favorables aux énergies renouvelables. Solaire, bois, pompes à chaleur, ils seraient près de 60 % à les choisir pour se chauffer, s’ils en avaient la possibilité. Les éoliennes obtiennent également un accueil positif. Sensibles à la question environnementale, les Français sont prêts à modifier leurs comportements face au changement climatique, deux tiers même à faire des sacrifices. Un tiers déclare avoir déjà agi ou avoir l’intention de le faire pour réduire sa consommation d’énergie.

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Les énergies renouvelables glissent vers les marchés émergents

La production d’énergie renouvelable devrait poursuivre sa croissance ‘rapide‘ au cours des cinq prochaines années, selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui reconnaît l’émergence du secteur des énergies renouvelables.

Le rapport indique que malgré les incertitudes économiques dans de nombreux pays, la production d’électricité mondiale provenant de l’hydroélectrique, du solaire, de l’éolien et des autres sources d’énergie renouvelables devrait augmenter d’ici 2017 de plus de 40% à près de 6.400 térawattheures (TWh) – soit environ une fois et demie la production actuelle d’électricité aux États-Unis.

L’étude de l’AIE, publiée jeudi, souligne pour la première fois la reconnaissance de la dynamique et du rôle croissant des énergies renouvelables dans le mix électrique mondial.

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L’Allemagne bat le record de production d’énergie solaire

Le temps semble revenir au beau fixe pour le photovoltaïque. Vendredi et samedi, entre midi et deux heures, l’Allemagne a battu le record mondial de production d’énergie solaire : 22 gigawatts d’électricité, soit l’équivalent de 20 réacteurs nucléaires tournant à plein régime.

Selon l’institut spécialisé dans les énergies renouvelables IWR, basé à Münster, cité par Reuters, cette production a permis de répondre à un tiers des besoins en électricité du pays vendredi, journée de travail classique, et presque la moitié de ceux du samedi, lorsque les bureaux et usines étaient fermés.

Ce record de 22 GW dépasse largement la production de l’année précédente à la même époque, de 14 GW. Si le grand ensoleillement sur le pays ces derniers jours a précipité les choses, la performance est surtout à mettre sur le compte de l’augmentation par l’Allemagne de sa capacité photovoltaïque installée, qui s’élève cette année à 26 GW, soit 8 GW supplémentaires en un an.

Le pays compte ainsi aujourd’hui presque autant de capacité installée que le reste du monde (27 GW en 2011), et obtient 4 % de ses besoins totaux annuels d’électricité à partir du soleil. Plus largement, avec l’éolien et la biomasse, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique allemand atteint 20 %, en hausse de 20 % sur un an depuis la sortie progressive du pays de l’atome. Son objectif est de réduire ses émissions nationales de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

Si ces derniers mois ont vu la banqueroute de plusieurs fabricants allemands de cellules photovoltaïques, dont le leader Q-cells, fragilisés par la concurrence chinoise, le secteur se porte malgré tout bien, comme l’indiquait Paolo Frankl, responsable de la division énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie, dans cette interview au Monde.fr en avril.

Lire l’intégralité de l’article sur le blog écologie du Monde

Transition écologique : Quand la France rurale revendique l’indépendance énergétique

Voilà quinze ans qu’un petit territoire breton a entamé sa mue écologique. Le Mené est devenu le symbole d’une transition écologique en voie d’achèvement. Sa recette ? Puiser dans ses quelques ressources locales – biomasse, soleil et vent – pour produire une grande partie de l’énergie consommée. Et s’appuyer sur la force des liens sociaux, la créativité de ses habitants et la concertation horizontale. Quitte à déranger certains intérêts.

« Ici, nous ne sommes pas assez riches pour faire les choses chacun dans notre coin », entend-on dans le Mené. Ce petit territoire de moins de 200 km2 et de 7 000 habitants, perdu dans les landes qui séparent Rennes de Saint-Brieuc, n’est accessible ni en train ni par voie rapide. La seule industrie où l’on peut trouver du boulot, c’est Kermené, une industrie d’abattage, filiale de la chaîne de grande distribution E. Leclerc, où travaillent 2 500 personnes, soit un tiers des habitants de la communauté de communes. Le symbole même des zones rurales enclavées dont on parle tant depuis les élections.

« Bref, à première vue, nous avons peu d’atouts », sourit Jacky Aignel, maire de Saint-Gouéno, l’un des sept bourgs de ce petit pays. « Mais nous avons des richesses : le vent, la biomasse, le soleil et, surtout, une très forte envie de faire des choses ensemble. Pour que notre territoire vive, et que nous puissions y rester. » Et c’est ce qui a fait la différence. Progressivement, le Mené construit son autonomie énergétique et crée même des emplois.

3 000 habitations éclairées grâce aux agriculteurs

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Solaire : La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine s’intensifie

Le montant des taxes anti-dumping imposées par Washington aux importations de panneaux chinois est plus élevé qu’attendu. Les fabricants et l’État chinois protestent contre ces mesures qu’ils jugent “protectionnistes” et menacent de mesures de rétorsion.

Les taxes antidumping annoncées jeudi par le département américain au commerce à l’encontre des panneaux solaires importés de Chine sont nettement plus élevées qu’attendu : de 31 % pour les produits de Trina Solar à 250 % pour les nouveaux fabricants qui s’attaqueraient au marché américain en passant par 31,22 % pour le leader mondial Suntech.

Cette décision résulte d’une enquête ouverte par le département au commerce à l’automne dernier à la suite d’une plainte déposée par la filiale américaine de l’allemand Solar World, bientôt suivie par six autres fabricants américains. En cause : les conditions accordées aux fabricants chinois par leur gouvernement, qui leur permettent de casser les prix sur le marché international, et en premier lieu aux États-Unis.

Depuis, le sujet n’a fait que s’amplifier à mesure que s’allongeait la liste des victimes de la crise sans précédent que traverse la filière. Marquée par une surcapacité de production, un effondrement des prix et une baisse de la demande, elle débouche sur une sévère érosion des marges et un creusement des pertes qui peut entraîner la faillite des plus fragiles. Aux États-Unis, où l’hécatombe a débuté avec la chute retentissante de Solyndra, les victimes ont nom Evergreen, Spectrawatt ou ECD ; en Allemagne, Solon, Solar Milennium ou encore le géant Q-cells…

La Chine pointée du doigt dans les faillites occidentales
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Les énergies renouvelables et la décroissance freinées par la crise

La crise économique mondiale entrave la promotion des énergies propres et renouvelables. Pour faire face à cette situation, les États-Unis veulent s’inspirer de certains pays européens où les mesures incitatives s’appuient non pas sur la fiscalité, mais sur les fonds d’aide.

La plupart de l’électricité des États-Unis vient du charbon, du gaz naturel ou du nucléaire, et dans certaines régions montagneuses, des barrages. Moins de 4% de cette électricité provient de sources renouvelables.

Des efforts sont en cours pour inverser la tendance. Dans la région de Seattle, dans l’État de Washington, une compagnie locale offre aux consommateurs l’option de contribuer de quatre à dix dollars par mois à un fonds qui financera l’installation de nouvelles éoliennes. Pour le moment, peu de consommateurs se laissent convaincre.

Pour le député John McCoy de l’État de Washington, un appui plus important aux énergies renouvelable est nécessaire. La meilleure manière d’accroître l’offre d’électricité éolienne, solaire ou marine consisterait, dit-il, à faire construire les installations par le gouvernement et vendre l’énergie produite aux compagnies d’électricité.

Pour Stanley Florek, responsable d’une entreprise d’énergie solaire de Seattle, cette formule garantit aux producteurs d’énergie de rentrer dans leurs frais. Une forme modifiée de cette mesure incitative a été adoptée récemment par les États américains du Vermont, de Californie et de l’Oregon. Un député de l’État de Washington prépare un projet de loi dans ce sens.

Toutefois, lorsque les gouvernements sont obligés par la crise économique d’opérer des coupes budgétaires, ces programmes en pâtissent. Aux États-Unis, diverses compagnies d’électricité sont opposées au modèle européen.

« Nous serions forcés d’acheter de l’électricité dont nous n’avons pas besoin et arrêter nos groupes électrogènes, ou même remplacer l’électricité hydroélectrique bon marché par de l’électricité très chère, » s’insurge Dave Warren de l’association des compagnies d’électricité de l’État américain de Washington.
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Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise

Au moment où les commentateurs notent la fin de non-recevoir sur l’éventualité d’un partenariat de type G-2, opposée par le président chinois au président américain en visite officielle ; où la perspective d’un accord global sur le climat à Copenhague, bute sur les divergences d’intérêts entre pays émergents et pays riches ; où l’Occident semble empêtré dans des pesanteurs que l’on peut percevoir comme idéologiques, mais qui ne sont peut-être que celles d’une oligarchie crispée sur des avantages acquis ; l’impressionnant bilan des avancées chinoise dans secteur des technologies vertes, établi par l’américain Robert F. Kennedy Jr (universitaire et avocat, spécialiste des questions environnementales) dans le Huffington Post le 19 novembre 2009, remet quelques pendules à l’heure.

Dans un monde où les technologies cruciales de demain ne seront pas forcément celles qu’imaginent le bloc occidental (nano, NTIC, biotechs…) mais, plus prosaïquement, celles qui permettront d’affronter concrètement le défi du climat et de l’énergie, les plus modernes et les plus réactifs ne sont pas ceux que l’on croit.

Entravée par l’opposition des grands émetteurs de carbone et de leurs alliés à courte vue du Capitole [le siège du congrès US], l’administration Obama a reconnu cette semaine qu’elle reviendrait de Copenhague sans que soient pris de nouveaux engagements en vue de contrôler les gaz à effet de serre. De même, le Congrès fait marche arrière sur la promesse pourtant judicieuse de l’administration d’imposer un prix raisonnable sur le carbone.

L’explication ultime de blocage, c’est l’attitude traîtresse de la Chambre de Commerce américaine, toujours prête à caresser obséquieusement Big Oil [Gros Pétrole] et King Coal [Roi Charbon] dans le sens du poil, plutôt que de se soucier de ses devoirs envers notre pays, et qui combat chaque effort en vue d’accélérer la transition de l’Amérique vers une économie de marché dé-carbonisée .

La Chambre de Commerce continue à prétendre stupidement qu’un effort pour accroître l’efficacité et l’indépendance énergétique du pays mettrait, en quelque sorte, l’Amérique en désavantage concurrentiel par rapport à la Chine. Lire la suite

Total lance un cri d’alarme contre la chasse au carbone

Le patron du groupe pétrolier français a mis en garde les politiciens contre le risque d’accélérer une pénurie de l’offre de pétrole, si ceux-ci adoptent des politiques environnementales trop contraignantes.

Avant de décourager les investissements dans le pétrole et le gaz, il faut s’assurer de disposer de ressources énergétiques alternatives viables.

Tel est le message à l’attention des gouvernements lancé par Christophe de Margerie, directeur général de Total, qui a déclaré dans une interview au Financial Times : ” le carbone n’est pas un ennemi, c’est la vie.”

Le patron de Total a notamment déclaré : “les gouvernements doivent évaluer les besoins de cette planète en termes d’énergie et arrêter de dire que nous allons développer l’énergie solaire pour ensuite déclarer que cela ne sera pas suffisant.

A la veille de la conférence de Copenhague sur l’environnement, Christophe de Margerie souhaite notamment que la politique de sécurité énergétique ne soit pas négligée au détriment de la politique sur l’environnement. Il prévient “alors que c’est encore compliqué en Europe”, que les industries pétrolières pourraient réduire leurs investissements si les gouvernements établissaient des politiques drastiques sur la baisse des émissions de carbone.

L’environnement n’est pas l’unique problème sur lequel il faut se pencher ; selon lui, il y a “également une préoccupation sur l’accès à plus d’énergie.”

“J’espère que vous avez beaucoup de bougies” dans le cas où les gouvernements n’adopteraient pas les politiques environnementales intelligentes, a-t-il déclaré.

La Tribune