Le nuage : Tchernobyl et ses conséquences

Le 26 avril 1986 explosait un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Le nuage radioactif qui en résulta contamina 40% du territoire européen. Comment les gouvernements, les hommes politiques, les experts, les industriels des pays touchés par ce nuage ont-ils réagi ?

Ce documentaire tente de lever le voile sur les zones d’ombre de la gestion politique de l’accident de Tchernobyl.

La compétitivité est une idée morte

La quête de la compétitivité n’est pas seulement erronée, elle est dangereuse, parce qu’elle masque les vrais défis et les vrais enjeux de l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Telle est la thèse que soutient Thomas Coutrot, cofondateur des Économistes atterrés et porte-parole d’Attac.

Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies. Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée.

Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. La priorité donnée par François Hollande à la compétitivité de la France s’inscrit en effet dans une vision de court terme — redresser la croissance des exportations du pays par la baisse du coût du travail et des dépenses publiques — qui est contraire à toute perspective de redistribution des richesses et de transition écologique. Je voudrais montrer ici en quoi ses effets secondaires prévisibles, l’accroissement encore accéléré des inégalités et des émissions de GES, nous rapprochent des grandes fractures annoncées.

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Tchernobyl vue par un drone, 28 ans après

Le journaliste anglais, Danny Cooke, nous livre cette vidéo montrant les restes d’une ville dévastée par une catastrophe nucléaire. Les images de cette zone abandonnée depuis 28 ans ont été prises à l’aide d’un drone.

« Il y avait quelque chose de serein, mais de très dérangeant dans ce lieu », explique-t-il.

Le drone était équipé d’un compteur Geiger pour détecter la présence de source radioactive, Danny raconte, sur sa page Vimeo, qu’il a passé une semaine à explorer les lieux avec son guide Yevgein.

jgalere.com

La Bataille de Tchernobyl

L’Europe gardera longtemps les séquelles de l’explosion du quatrième réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986. Mais cette immense catastrophe aurait pu provoquer une seconde explosion, nucléaire cette fois, et surtout dix fois plus puissante que celle d’Hiroshima.

Face à cet ennemi invisible, ce sont 800 000 jeunes soldats, mineurs et civils – baptisés depuis « les liquidateurs » – qui se sont battus, au péril de leurs vies, dans une incroyable course contre la montre.

Igor Kostin, alors photographe, a survolé en hélicoptère le site quelques heures après l’explosion. A partir de son témoignage exclusif, de documents d’archives et d’images de synthèse, le documentaire retrace la lutte acharnée pour désamorcer une bombe nucléaire à retardement, menaçant d’anéantir l’Ukraine et de rendre l’Europe inhabitable.

Réalisé par Thomas Johnson (2006)

La consommation d’énergie de l’UE revient au niveau des années 90

La consommation énergétique dans l’Union européenne a chuté à son niveau le plus bas depuis plus de 20 ans, selon des statistiques de la Commission. Une tendance due à la crise et aux progrès effectués en matière d’efficacité énergétique. 

La chute de la consommation énergétique annuelle au sein de l’Union européenne est spectaculaire. En 2013, elle a chuté de plus de 9 % par rapport à son pic de 2006, soulignent les statistiques publiées le 9 février par la Commission européenne. Cette baisse reflète en partie les difficultés économiques persistantes de la zone euro, mais également les efforts fournis par les États membres et les entreprises pour réduire leur consommation d’énergie et augmenter l’efficacité énergétique.

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La startup qui veut vous libérer du réseau EDF grâce à l’énergie solaire

Comwatt entend rendre chaque maison productrice de sa propre énergie grâce à l’Indepbox, un boitier connecté capable de synchroniser la consommation électrique des foyers avec la production des panneaux solaires dont ils sont équipés.

Lorsqu’en France, un particulier installe des panneaux solaires sur son toit, ils ne servent pas directement à alimenter sa maison. L’énergie produite est revendue à EDF à un tarif d’achat garanti, avant d’être redistribuée autre part. « Or, le transport de l’énergie représente environ 50 % du prix payé par les consommateurs. Il serait beaucoup plus logique de consommer et produire l’énergie localement », explique Grégory Lamotte, PDG de Comwatt. « Chef d’entreprise et militant », il entend montrer que la troisième révolution industrielle n’est pas qu’un concept pour prospectiviste américain optimiste. Son crédo, c’est l’autoconsommation électrique, ou « énergie potagère », comme il l’appelle.

Un bonheur sans croissance est-il possible ?

« On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance », lisait-on sur les murs de Paris en mai 68, signifiant par là l’absence de communauté de sens et de corrélation nécessaire entre l’augmentation, quantitative, de la richesse nationale et la recherche, qualitative, de bonheur personnel. Révolte d’enfants gâtés, diront certains et il est vrai que le raisonnement qui va suivre ne concerne que les pays riches dont l’affluence a permis la sortie hors du règne de la nécessité.

Commençons par ce paradoxe bien connu, mis en évidence par l’économiste Easterlin[1] en 1974 selon lequel une hausse du PIB ne se traduit pas nécessairement par une hausse du niveau de bien-être ressenti par les individus.

Ce paradoxe est à rapprocher de ce que l’on nomme, en psychologie, le « paradoxe de l’abondance » qui montre que la disponibilité d’une satisfaction, auparavant rare, finit par produire lassitude et passivité. L’excitation ou l’euphorie liées à la consommation d’un bien provient de sa rareté. « Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! » disait Rousseau. « Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère, et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. (La nouvelle Héloïse, 1761).

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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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Allemagne : “Le marché de l’énergie est un désastre”

Le secteur de l’énergie est un « désastre » en Allemagne, et l’un de ses deux plus grands groupes est « plus ou moins mort », a déclaré Henri Proglio, le PDG de la compagnie électrique française EDF au Financial Times.

Il a estimé que l’Allemagne était un grand pays qui se portait bien, notamment dans le secteur automobile. « Mais en ce qui concerne l’énergie c’est un désastre. Les deux plus grandes sociétés, Eon et RWE, subissent une pression énorme. L’une d’elle est plus ou moins morte, et l’autre est dans une situation très difficile.

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, la chancelière allemande Angela Merkel a décidé d’accélérer la sortie du pays du nucléaire et la transition énergétique vers les énergies renouvelables, un mouvement surnommé « Energiewende ».

Dans le Daily Telegraph, Ambrose Evans Pritchard avait parlé de « romantisme » à propos de cette décision. Il avait estimé que le choix de l’abandon du nucléaire, qui était à l’origine de la ruine du secteur énergétique en Allemagne, n’avait été fait que sur des conditions électoralistes. La chancelière, qui est à l’origine une spécialiste de l’atome, n’ignorait probablement pas que les centrales nucléaires allemandes ne risquaient pas d’être inondées comme l’avait été celle de Fukushima au moment du tsunami.
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Maison solaire autonome : la rentabilité, une question absurde ?

Basculer vers l’autonomie énergétique est une démarche qui appelle de nombreuses questions. Ou affirmations. L’une des plus fréquentes est celle de la « rentabilité ». « Si je passe au tout solaire, sans EDF, il me faudra 8 ans pour que ce soit rentable » est une phrase fréquemment entendue ou lue.

Certains vont parler de 10 ans, 12 ans avant « rentabilité ». Le calcul effectué est assez simple : additionner sa note EDF sur un an, celle de l’installation solaire, et diviser cette dernière par le montant EDF. Le nombre qui en ressort  est censé correspondre aux années passées à payer EDF jusqu’à atteindre le montant de l’installation solaire. Lorsque l’échéance est atteinte, c’est un seuil où l’on commence à « gagner » de l’argent, ou tout du moins, en économiser. L’électricité deviendrait alors « gratuite ».

Pourtant, la démarche de l’autonomie énergétique ne fonctionne pas de cette manière. Particulièrement aujourd’hui.

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La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

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Le Dessous des cartes : Japon, monde flottant

Trois ans après le tsunami, comment va le Japon ? Quels défis doit relever cet État insulaire ? Le Dessous des cartes revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et étudie les fragilités de la troisième puissance économique mondiale.

Le Dessous des cartes (Arte France 2013)

Low-tech : « Il va falloir apprendre à s’appauvrir »

Philippe Bihouix est ingénieur spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique. En 2010, il coécrit l’ouvrage « Quel futur pour les métaux ? » où il s’attaque à l’utilisation dispendieuse et inconsidérée des métaux et appelle à une économie de la sobriété.

« L’Age des low-tech », son nouveau livre publié aux éditions du Seuil, reprend et élargit ce thème. L’auteur y développe un discours avant tout pratique et pragmatique, loin des idéologies et politiques.

Son approche évite les écueils d’un discours catastrophiste sur le dérèglement climatique, brise les repères habituels et mène pas à pas le lecteur vers une conclusion simple : notre civilisation consomme plus que la planète n’a à offrir.

Croissance verte, développement durable et autres solutions high-tech sont autant d’impasses. Plutôt qu’une sortie de crise « par le haut », préférons une sortie « par le bas » qui nous épargnera bien des souffrances et désillusions.

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États-Unis : Exégèse de la longue crise

Dans son nouveau livre TOO MUCH MAGIC publié aux Editions du Retour aux Sources, James Howard Kunstler décrit avec une sagacité quasi prophétique sa vision de l’issue de ce qu’il nomme la Longue Crise. Exégèse de la fin d’un paradigme.

La Longue Crise, c’est la crise d’un système économique et d’un ensemble de représentations collectives pathologiquement dépendantes du pétrole.

Dans son livre, Kunstler retrace l’itinéraire de cette crise. Sa démonstration, pragmatique, s’appuie avant tout sur des exemples concrets. Ainsi, tout à tour, il dresse le constat alarmant des projets d’urbanisme des banlieues américaines tentaculaires, nés de la quasi-gratuité du carburant et donc, de l’hégémonie de l’automobile, qui produisent des modes de vie de plus en plus problématiques. Il pointe les contradictions de la société de consommation de masse, complaisamment soumise à une certitude énergétique et productive indépassable, dont l’ultime illusion aura été la crise immobilière des subprimes instaurant l’idée magique de la maison pour tous et pour rien.

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Allemagne : Les conséquences de la transition énergétique

La sortie du nucléaire Outre-Rhin aura des conséquences économiques plus lourdes encore qu’imaginé.

Un des effets collatéraux de l’accident nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, est le changement de l’approche énergétique de l’Allemagne. En effet, ce pays a engagé un processus de transition énergétique qui prévoit notamment l’abandon de l’énergie nucléaire d’ici 2022. Une des conséquences de ce processus de transition est le passage d’une production électrique basée sur les énergies fossiles, vers une production basée sur les énergies renouvelables. Si la population adhère pour le moment à cette politique, la hausse prévisible des prix de l’énergie et les coûts engendrés pourraient faire évoluer la situation car les ménages et les entreprises subiront cette hausse des coûts. De nombreuses contraintes et difficultés vont nécessairement émerger.

Une situation particulière, des objectifs ambitieux et des interrogations pratiques

L’Allemagne est le pays le plus densément peuplé d’Europe et le pays dans lequel l’industrie occupe la part la plus importante dans l’économie nationale. Le mix-énergétique allemand, autrement dit la répartition des différentes sources d’énergies primaires consommées, est très largement dominé par les énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), fortement émettrice de gaz à effet de serre (GES). Un des résultats de ce mix-énergétique est qu’en moyenne, un allemand émet 9 tonnes de dioxyde de carbone (CO²) par an, contre 5,8 tonnes pour un français. L’énergie nucléaire est la deuxième source d’énergie du pays avec 23% de la consommation, le reste correspondant essentiellement aux énergies renouvelables (EnR) (voir graphique ci-dessus).

60% d’énergies renouvelables en 2050
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Gentilly or note to be (Rediff)

À l’aube du 3e millénaire, l’énergie nucléaire semble la solution à la demande croissante d’énergie des sept milliards d’humains. Au-delà des risques d’accidents et de la gestion des déchets irradiés, quels sont les impacts sur la santé? Le documentaire pose la question aux plus grands défenseurs de l’énergie nucléaire ainsi qu’à ses détracteurs.

Uranium : Le Niger engage un bras de fer avec Areva

Un tiers de l’uranium servant à faire fonctionner les centrales nucléaires françaises vient du Niger. Dans le cadre de la négociation du contrat liant les deux pays, le président nigérien Mahamadou Issoufou a reçu Luc Oursel, le président d’Areva, pour demander la fin du régime d’exception octroyé à la France ainsi que le respect strict du code minier, le président nigérien réclame à Areva 12% de redevance minière, contre 5,5% aujourd’hui.

La facture astronomique du nucléaire

Des prévisions d’EDF évaluent à 300 milliards sur cinquante ans le coût de la rénovation et de la construction de nouvelles centrales.

Poursuivre le nucléaire coûtera cher, très cher. Un document interne à EDF, que le JDD s’est procuré, dresse les estimations des coûts futurs pour l’entretien et le renouvellement du parc nucléaire français. Les chiffres donnent le tournis.

Près de 300 milliards d’euros devront être investis dans les cinquante prochaines années si les centrales actuelles sont reconstruites à l’identique. Une hypothèse toutefois difficile à tenir pour remplir l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique française.

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Nucléaire : le patron d’EDF est le « ministre fantôme » du gouvernement

« Il y a un nouveau type de ministre, le ministre fantôme, quelqu’un qui n’a pas été nommé, qui ne siège pas au Conseil des Ministres et qui pourtant décide de la politique énergétique de la France. » Delphine Batho, ancienne Ministre de l’environnement sous Jean-Marc Ayrault

Nucléaire, la grande explication

Le 11 mars 2011, le monde entier avait les yeux tournés vers Fukushima. Le spectre d’un accident nucléaire hante les consciences et pose avec inquiétude la question de la sûreté de l’énergie. Sortir du nucléaire est une solution possible qui nécessite d’en évaluer les conséquences sur un temps long : n’est-on pas condamné soit à manquer chroniquement d’électricité, soit à pérenniser des énergies génératrices de C02 qui accélèreront le réchauffement climatique ?

(Disponible aussi sur rutube : 1 et 2)

Documentaire réalisé par Jean-Charles Deniau (2013)

L’épopée de l’or noir

Documentaire en 6 épisodes réalisé par Jean-Pierre Beaurenaut et Yves Billon

Envis­agée sous tous ses aspects – géopoli­tique, économique, écologique, technique – l’épopée de l’or noir épouse étroite­ment les péripéties les plus marquantes de la grande his­toire dont elle a pro­fondé­ment mod­i­fié le cours.

Épisode 1 : l’âge d’or des majors

Épisode 2 : le nation­al­isme pétrolier
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France/Inde : Des réacteurs nucléaires hors de prix

En visite en Inde, François Hollande a tenté de faire avancer les tractations en cours depuis des années pour la vente par Areva de plusieurs EPR. Une affaire qui se révèle très “douteuse”, selon deux militants indiens antinucléaires.

Actuellement en visite en Inde [les 14 et 15 février], le président François Hollande ne manquera pas de tenter de convaincre New Delhi de conclure un accord douteux portant sur l’achat de six réacteurs européens pressurisés (EPR) à la société française Areva pour le site de Jaitapur [dans l’Etat du Maharashtra, sur la côte ouest]. Si l’EPR est présenté comme le réacteur “le plus avancé”, en termes commerciaux il n’a pas encore fait ses preuves.

Pas un seul n’a encore été mis en service dans le monde. De plus, sur les sites en construction, que ce soit à Olkiluoto (en Finlande) ou à Flamanville (en France), les coûts et les délais ont pris des proportions astronomiques par rapport à ce qui était annoncé. Le prix estimé pour chacun de ces réacteurs s’élève désormais à environ 600 milliards de roupies [8,3 milliards d'euros].

Uranium: Est-il normal que les prix explosent ?

Les prix de l’Uranium explosent. Est-ce normal ? Quelle est la production et consommation d’Uranium pour les Centrales nucléaires dans le monde ? Quels seront les pays gagnants ou perdants ? Michael Dittmar apporte son éclairage.

Projet ASTRID : Un réacteur nucléaire encore plus explosif ?

ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration) est un projet français de prototype de réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium, porté par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) qui devrait être construit sur le Site nucléaire de Marcoule. Il fait suite aux réacteurs expérimentaux Rapsodie, Phénix et au prototype Superphénix.

Comportements des Français pour une transition écologique

Entre réflexions et sujétions, si il est au combien un sujet déterminant sur notre avenir, l’énergie, entre usage, choix de production, mobilise les grands acteurs de notre société, à travers la conférence environnementale, politiques, ONG, syndicats de salariés, employeurs, élus, se sont réunis dans un contexte de crise économique et sociale.

Dans une approche globale, les questions environnementales sont étroitement liées à celles sociales, savoir si la société est prête à modifier ses comportements, ses actes ?

A ces réponses notamment dans ce contexte de réflexion d’envergure sur la transition écologique, et particulièrement sur la question énergétique, la connaissance de l’état de l’opinion des Français sur les différentes énergies et sur leur consentement à agir ou à payer en vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre est cruciale.

Ainsi, le Commissariat Général au Développement Durable a publié une étude synthétisant trois enquêtes réalisées par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les français et les énergies renouvelables et leurs propensions à modifier leurs comportements.

Le coût de l’énergie reste une question centrale : face à une montée des prix, la moitié des Français réduirait sa consommation.

L’étude montre qu’en 2012, tout comme en 2011, les Français sont favorables aux énergies renouvelables. Solaire, bois, pompes à chaleur, ils seraient près de 60 % à les choisir pour se chauffer, s’ils en avaient la possibilité. Les éoliennes obtiennent également un accueil positif. Sensibles à la question environnementale, les Français sont prêts à modifier leurs comportements face au changement climatique, deux tiers même à faire des sacrifices. Un tiers déclare avoir déjà agi ou avoir l’intention de le faire pour réduire sa consommation d’énergie.

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Comment le Japon se passe du nucléaire

Alors que le gouvernement japonais vient de se fixer pour objectif de réduire de 20% la consommation d’électricité du pays cet été, tour d’horizon des moyens, plus ou moins sérieux, d’y arriver…

Avant...

Après.

La règle de base: supprimer les consommations inutiles

Tokyo scintillant de mille néons publicitaires pourrait bien devenir une image de carte postale. Dans les villes japonaises, depuis un an, on a coupé toutes les lumières inutiles dans les bureaux et les administrations.

La nuit, pas question de laisser son ordinateur allumé ou même en veille, les ascenseurs sont mis hors service dès le dernier employé parti et dans les gares, les métros et les centres commerciaux, les escalators se reposent. Les distributeurs de boissons ont été montrés du doigt par le gouverneur de Tokyo, qui les a accusé de consommer «autant que plusieurs réacteurs nucléaires»: fini les sodas frais, on emmène sa gourde isotherme avec soi.

A la maison, on change de mode de vie

Chez eux, les Japonais réduisent l’usage de tous les appareils électroménagers, des cuiseurs à riz aux lave-vaisselle. Des recettes de cuisine ne nécessitant pas de cuisson s’échangent, à base de tofu, d’algues ou de cornichons. Les sashimis, des tranches de poisson cru, ont la cote. En hiver, pour se réchauffer, on consomme de la bière chaude avec du sucre et des épices, comme le propose un brasseur local.

L’hiver devient plus convivial: on s’équipe de bouillottes et de chaufferettes pour affronter les grands froids sans monter le chauffage, on se rassemble dans la même pièce pour faire marcher la chaleur humaine et on dort (au moins) à deux pour ne pas grelotter.

En revanche, l’été, inutile de dormir tout nu: cela ne rafraîchit pas. Il vaut mieux se raconter des histoires qui font peur avant de s’endormir, histoire de se glacer le sang… Et on laisse les enfants s’adonner aux joies de l’uchimizu, une tradition qui consiste à asperger d’eau le pas de sa porte pour faire baisser la température. Pour ceux qui ont craqué pour un ventilateur, les autorités conseillent de placer devant une bouteille d’eau glacée qui en optimise l’effet. Beaucoup de Japonais ont également entrepris d’isoler leur maison, soit à l’aide de films plastique (à l’efficacité relative), soit avec des rideaux végétaux.

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