Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
Lire la suite

Diesel : La dangereuse exception française

En France, près des deux tiers des voitures neuves sont équipées de moteurs diesel. Et entre 1982 et 2012, le nombre de véhicules au gazole sur les routes de France a été multiplié par vingt.

Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé a qualifié les gaz d’échappement des diesel, et les particules fines qu’ils contiennent, de cancérigènes certains. Mais, en France, «le diesel roi» ne semble pas près d’être remis en cause.

Cette enquête révèle pourquoi, malgré des normes de plus en plus strictes, la France ignore ce qu’un chirurgien-pédiatre qualifie pourtant de «catastrophe lente».

Canada : Les désillusions de la ruée vers l’or noir

Le Canada a de gigantesques réserves de pétrole, mais elles sont sous forme de sables bitumineux. Une boue collante, accessible en faible profondeur, mais qui coûte très cher à purifier.

Lorsque le cours du baril de pétrole était très élevé, ces exploitations sont devenues rentables et il y a eu une véritable ruée vers l’or noir, notamment dans la province de l’Alberta. Mais depuis plus d’un an, les cours du pétrole restent très bas.

Résultat : des réductions d’effectifs, des entreprises qui ferment, une bulle immobilière qui éclate… C’est toute une économie qui est durement frappée.

Pollution atmosphérique : 3 millions de morts/an (Màj vidéo)

Les plus défavorisés davantage impactés par la pollution

La pollution atmosphérique serait à l’origine de plus de 3 millions de morts prématurées. C’est une étude publiée par la revue scientifique britannique Nature qui le démontre. Les scientifiques estiment que si rien ne change dans la qualité de l’air, ce seront 6,6 millions de décès qui seront à déplorer en 2050.

Ces trois millions de décès qui surviennent prématurément sont essentiellement la conséquence de la pollution à l’ozone et aux particules fines. Les chercheurs de l’Institut allemand Max Planck ont obtenu ces résultats inquiétants après avoir combiné un modèle atmosphérique avec des données démographiques et sanitaires.

Ainsi, ils ont pu évaluer à 5 personnes sur 10.000 qui chaque année dans le monde succombaient précocement à la pollution de l’air.

Intérieur, extérieur, l’air pollué est partout
Lire la suite

Polynésie : Le paradis solaire des Tokelau

Les trois îles de Tokelau, situées à 500 km au nord des Samoa, font partie des contrées les plus reculées de la planète. Un ferry relie toutes les deux semaines les trois atolls aux Samoa. En outre, l’archipel ne fut raccordé au réseau téléphonique mondial qu’en 1994.

Sa population vit depuis des siècles sous le système de l’inati, une forme de communisme, dans le cadre duquel tout est partagé. Tant que l’archipel était dépendant du pétrole importé des Samoa – à raison de 200 litres quotidiens –, le courant n’était disponible que quelques heures par jour.

Mais depuis 2012, une centrale solaire fonctionne 24h/24 et fournit de l’électricité de manière stable. C’est ainsi que les Tokelau sont devenues pionnières en matière d’énergies renouvelables.

Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale: le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d’accélération n’est perceptible.

Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu’elle est mal recyclée.

Pour faire simple il s’agit d’une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d’épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C’est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?
Lire la suite

Costa Rica : Démocratie Verte

Le Costa Rica mène une politique environnementale forte, couronnée de succès. De plus, le pays a trouvé un modèle économique rentable sans exploiter les ressources pétrolières se trouvant dans son sous-sol. Alors, quels enseignements pouvons-nous tirer de ce pays laboratoire? Le modèle costaricain est-il reproductible ailleurs.

Kenya : Un kiosque solaire chez les Masaï

Joël Laranoi Kanunga vit au sud du Kenya, dans le village d Entosopia, au cœur de champs fertiles produisant fruits, légumes et céréales. Pour aider son village à se développer, il projette d’investir dans un kiosque solaire fabriqué en Allemagne: un bouleversement des traditions ancestrales et un gros investissement personnel.

Chine : Le pays mise sur l’énergie solaire

La Chine a décidé de devenir dès cette année le leader mondial de l’énergie solaire. Du coup, le pays se couvre de centrales. On trouve alors dans le pays des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine à perte de vue (80.000 par km²). À terme, le parc solaire fera 319 km² soit trois fois la superficie de Paris.

Couvrir une telle surface de panneaux solaires ne se fera pas en un claquement de doigts. La Chine a pris conscience que sa dépendance vis-à-vis du charbon est à terme catastrophique. Des villes suffoquent et la pression de l’opinion publique monte. Problème: le développement du parc solaire a été plus rapide que celui des infrastructures. Résultat, les centrales ne fonctionnent qu’à 50% de leurs capacités.

Sénégal : Le naufrage du pétrolier Salem est-il la fraude du siècle ?

Le 17 janvier 1980, pétrolier de 200.000 tonnes coule au large de Dakar. Son équipage est sauf, mais sa cargaison, estimée à deux millions de barils de pétrole brut, disparaît mystérieusement. Et si ce n’était qu’une vaste supercherie?

« Le problème des migrations est devant nous »

Par Eric Le Boucher

Pour que la pauvreté du Sud ne vienne pas submerger l’Europe, il n’y a qu’une solution: tout faire pour stabiliser et développer les pays-bombes démographiques. Le repli sur soi ne résoudra pas pas le problème.

Le Niger avait 3 millions d’habitants lors de son indépendance en 1960. Il en a 20 millions aujourd’hui. Le pays est classé parmi les moins développés au monde. Les femmes y ont en moyenne 7,6 enfants, un des taux de fécondité record.

Selon les projections de l’ONU, le Niger aura 36 millions d’habitants en 2030, 72 millions en 2050 et 209 millions en 2100. C’est impossible. Le Niger ne peut pas faire vivre sans doute plus de 50 millions de personnes. Des Nigériens, par dizaines de millions, émigreront.

L’Afrique verra doubler ses habitants d’ici à 2050, de 1,2 milliard d’habitants à 2,5 milliards, puis doubler encore d’ici à 2100. Pendant ce même temps, l’Europe (au sens large, géographique) passera de 738 millions aujourd’hui à 707 millions en 2050 et 646 millions en 2100.
Lire la suite

Énergie : Des centrales électriques à méthanisation pour lutter contre la crise agricole

Johann Marquer est à la tête d’un élevage porcin. À 34 ans, ce jeune éleveur a trouvé une solution pour échapper à la crise. Pour compenser les pertes sur chaque kilo de viande vendu, il produit de l’électricité. Grâce à son smartphone, il pilote directement sa petite centrale électrique à méthanisation.

Sa centrale entièrement automatisée a représenté un investissement de 1,5 million d’euros. Il y recycle les déchets de sa production de céréales, mêlés à d’autres rejets de l’industrie agroalimentaire. Une fois mélangée au lisier de son élevage, la fermentation sous une grande coupole produit un gaz, le méthane. C’est ce gaz qui alimente un générateur d’électricité 100% naturel, l’énergie produite étant revendue à EDF.

Selon la taille et l’efficacité de chaque centrale, EDF achète entre 13 et 21 centimes chaque kilowatt/heure. Pour favoriser cette production, le gouvernement propose d’augmenter ce tarif à plus de 22 centimes, ce que les professionnels trouvent insuffisant. La France ne compte actuellement que 250 installations de ce type sur son territoire.

Pétrole : 5.500 postes supprimés en Mer du Nord suite à la chute des cours

Influencés par le ralentissement de l’activité économique en Chine, les cours du pétrole continuent à chuter. Le recul de près de 55 % des cours du Brent depuis juin 2014 a entraîné la suppression de 5.500 postes dans le secteur pétrolier et gazier de la Mer du Nord depuis fin 2014.

Du sel dans mon moteur

Dans des laboratoires installés au bord de digues gigantesques ou de marais salants, des scientifiques travaillent à produire de l’énergie à partir de l’eau de mer. Cette eau alimentera-t-elle un jour nos usines et éclairera-t-elle nos villes?

Un rêve impossible? Pourtant des scientifiques du monde entier y travaillent avec acharnement. Ce film va à leur rencontre dans des laboratoires parfois situés au bord de gigantesques digues ou de majestueux marais salants, afin de faire le point sur les plus récentes recherches menées autour de cette énergie, sur les espoirs, les difficultés et les échecs qu’ils rencontrent.

Produire de l’énergie à partir de cette ressource inépuisable entraînerait un bouleversement fondamental pour nos sociétés.

Roumanie : Les derniers charbonniers

Au milieu des épaisses forêts des Carpates, en Transylvanie, les charbonniers de Roumanie travaillent pendant dix mois de l’année dans la chaleur, la saleté pour transformer le bois en charbon. Détenteurs d’un savoir-faire ancestral, ils alimentent les barbecues des sociétés prospères occidentales pour un salaire de misère.

Pétrole : Les prix dans la tourmente

Les cours du pétrole étaient en légère hausse ce jeudi après-midi. Le baril de Brent de Mer du Nord s’affichait entre 50 et 51 dollars. Il subit donc des variations moins brusques que celles de ces dernières semaines, avec un plus bas de 6 ans à la mi-août, une remontée fulgurante en fin de semaine dernière et une chute d’environ 7% lundi.

États-Unis : Un plan Marshall pour l’Amérique

Suite à l’effondrement d’un pont autoroutier en Californie le mois dernier, l’impact observé sur toute la région sud-est des États-Unis vient souligner une fois de plus la gravité des défaillances infrastructurelles du pays. En effet, dans une certaine mesure, la plus importante économie au monde s’écroule aujourd’hui peu à peu.

L’aversion idéologique vis-à-vis de l’investissement du secteur public, de même que la prédominance d’un mode de pensée à court terme de la part de ceux qui rédigent les budgets, ont abaissé les dépenses jusqu’à des niveaux bien insuffisants en matières d’autoroutes, d’aéroports, de chemins de fer, de réseaux de télécommunications et de production d’électricité.

Seulement voilà, cette problématique ne peut plus être ignorée. Si les États-Unis n’agissent pas rapidement afin de conférer de solides fondations à leur reprise économique fragile, le pays pourrait à nouveau glisser lentement vers la stagnation.

La logique la plus évidente voudrait en principe qu’une économie développée procède judicieusement et continuellement à des investissements dans les biens publics. Or, au vu de la situation infrastructurelle des États-Unis, il semble que tous les acteurs décisionnels ne partagent pas cette conception. Lire la suite

Pays émergents : Retour aux fondamentaux

Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérente dans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
Lire la suite

Et si le pétrole venait à manquer

Le pétrole est le moteur du monde actuel. Jusqu’à maintenant, nous l’avons utilisé pour nous déplacer sur terre, sur mer et dans les airs, nous chauffer et pour entrer de plein fouet dans l’industrialisation du XXIe siècle. Qu’arriverait-il si nos ressources en pétrole s’épuisaient?

Scénarios catastrophes nous présente le monde comme nous ne pouvons l’imaginer, sans pétrole. Jusqu’à quel point devrions-nous changer nos habitudes de vie pour faire face à cette pénurie?

Uranium : Si puissant et si dangereux

On découvrit l’uranium au XIXe siècle, à partir de la pechblende, résidu de l’exploitation des mines d’argent tchèques. Ce n’est qu’au moment où Adolf Hitler incita des physiciens allemands comme Otto Hahn à se pencher sur la construction d’un réacteur expérimental, et sur la fabrication d’un matériau pouvant servir à l’armement nucléaire, que l’uranium se révéla dangereux.

Face à la menace d’une bombe atomique, Albert Einstein alerta le président Roosevelt, poussant ainsi le gouvernement américain à mettre sur pied un projet de recherche secret. Les 6 et 9 août 1945, des avions de chasse américains larguèrent deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, faisant 155.000 victimes. La contamination radioactive causa la mort de 110.000 autres personnes dans les semaines qui suivirent.

Avec la crise pétrolière, l’énergie atomique s’est imposée rapidement comme une solution énergétique «propre». Cette euphorie a pris brutalement fin en 1986, avec l’accident de Tchernobyl. La moitié de l’Europe a été touchée par ses retombées radioactives.

Il y a quelques années, nul ne pouvait imaginer qu’une catastrophe semblable puisse à nouveau survenir, jusqu’au désastre de Fukushima, en 2011. A l’heure où l’Allemagne organise sa transition énergétique, la France mise toujours sur le nucléaire.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

Japon : La filière nucléaire est relancée

L’hostilité des Japonais n’y fera rien. Sur la petite ile de Kyushu au Japon, 200 manifestants avaient fait le déplacement pour dire leur colère et leur angoisse devant  les portes de la centrale nucléaire de Sendai.

Dans la foule, Naoto Kan, un ancien Premier ministre avait lui aussi fait le déplacement. “Nous ne pouvons pas prévoir les accidents, voilà pourquoi ils se produisent et ici toutes les précautions nécessaires n’ont pas été prises”, a commenté l’ancien ministre. Au même instant à l’intérieur de la centrale  Sendai, les techniciens relancent le réacteur numéro 1.

Un impératif voulu le gouvernement conservateur. Selon un rapport, l’arrêt du nucléaire aurait coûté plus de 26 milliards d’euros au pays. Quatre ans après Fukushima et deux ans après, l’arrêt des 48 centrales, le Japon renoue avec le nucléaire. D’ici 2030, le pays vise à produire 20% de l’électricité grâce à cette énergie.

Alaska : Le plus grand gisement de pétrole d’Amérique du Nord

Le plus grand gisement de pétrole d’Amérique du Nord se trouve à Prudhoe Bay, en Alaska.

Rencontre avec Vince, un ouvrier qui y travaille depuis 28 ans. James, quant à lui, est camionneur sur la Dalton Highway, qui relie le puits à la civilisation. Enfin, Heimo Korth, un trappeur, vit toute l’année au fond des bois, à des centaines de kilomètres
de ses semblables.

Internet : la pollution cachée

Propre en apparence, le monde virtuel est beaucoup plus polluant qu’on ne l’imagine. Sa consommation vorace en électricité se heurte à la diminution des ressources énergétiques. En explorant l’univers des data centers, ce film pointe la question de l’avenir d’Internet, peut-être à l’origine d’une troisième révolution industrielle.

C’est l’histoire de Rebecca et de son double numérique. Cette petite fille qui vient de naître a déjà une identité virtuelle. Fil rouge de ce documentaire, elle incarne ce début de XXIe siècle qui a vu Internet envahir nos vies : la moindre de nos activités, comme payer nos impôts, acheter un livre, commander des fleurs, est numérisée, informatisée et circule via le réseau. Aujourd’hui, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la Toile.

Une façon plus économique et moins polluante de communiquer, pourrait-on penser : il n’en est rien ! « Internet, c’est avant tout une infrastructure de réseaux lourde, rappelle Jean-Luc Vuillemin, directeur réseau chez Orange. Ce sont des millions de kilomètres de cuivre, de fibre optique. » Pierre angulaire du système, le data center est le centre qui permet de traiter les données, de les stocker, puis de les réorienter vers leurs destinataires.

Or, les besoins en électricité de cette base névralgique qui fonctionne jour et nuit sont énormes, parfois autant que ceux d’une grande ville ! Seule façon d’assurer à la fois la ventilation des milliers de serveurs en surchauffe et d’alimenter les générateurs qui prémunissent contre les coupures d’électricité…

Réalisé par Coline Tison et Laurent Lichtenstein (France – 2013)

Éolien français : Vents contraires sur le marché de l’air

Quelle est la réalité économique de la filière éolienne en France, dans un marché de l’énergie en crise? Que sait on de la production d’énergie éolienne en France? Elle bénéficie d’un a priori plutôt favorable, puisqu’il s’agit d’une énergie propre, renouvelable, et qu’elle vise à abaisser notre dépendance au nucléaire.

Émission “Le Magazine de la rédaction” diffusée sur France Culture le 31/10/2014

D’ailleurs la loi sur la transition énergétique récemment votée par le Parlement maintient le cap de 20% d’énergie renouvelable produite d’ici 10 ans.
Lire la suite

Loos-en-Gohelle (62) : Exemple français du développement durable

À Loos-en-Gohelle, l’une des villes les plus pauvres de France, le développement durable est devenu une stratégie de sortie de crise. Le maire a commencé par rénover les maisons de mineurs et construire des maisons avec des éco-matériaux.

Les factures énergétiques ont donc été divisées par dix, et près de 250 emplois verts ont été créés dans une ville où le taux de chômage est de 18%.

Énergies fossiles : Mortelles subventions

Alors que nos émissions de CO2 dans l’atmosphère continuent de battre des records et que le changement climatique devient notre compagnon de route, pourquoi est-il si difficile de quitter les énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – pourtant responsables d’une grande partie des dégâts ?

Peut-être parce que tout un système de subventions les rends particulièrement attrayantes et peu chères, tout autant pour l’industrie que pour nous, les consommateurs finaux.

Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

Lire la suite

Roumanie : Et la lumière fut…

Dans les montagne du Maramures, à la frontière de l’Ukraine, un village entier vit sans électricité depuis toujours. Lorsque la nuit tombe, c’est comme si le temps s’arrêtait : pas de réfrigérateur, pas de télévision, pas de machine à laver, encore moins d’ordinateur…

En Roumanie, à l’image de ce village, 200.000 personnes vivraient sans électricité alors que le pays est membre de l’Union européenne depuis 2007.

Devant l’inaction des autorités, un homme originaire de Bucarest a décidé de prendre les choses en main: il a monté une ONG pour installer des panneaux solaires sur le toit des écoles.

Quelle pénurie énergétique ?

S’il était possible de capter et d’utiliser l’énergie de seulement deux minutes des rayons du soleil qui réchauffent la planète, ce serait suffisant pour fournir de l’énergie aux véhicules, pour éclairer et chauffer les bâtiments et assurer tous les besoins en électricité pendant une année entière.

En termes simples, l’humanité ne subit pas vraiment les effets d’une pénurie d’énergie, mais fait plutôt face à des difficultés techniques pour la capter et la distribuer aux usagers. Or une des meilleures façons pour régler ce problème est d’investir dans des moyens plus efficaces pour l’emmagasiner.

Bon nombre des problèmes du monde contemporain sont attribuables à l’utilisation d’énergie, que ce soit les conflits tournant autour de l’approvisionnement du pétrole, les problèmes préoccupants des émissions de gaz à effet de serre, les pertes d’efficacité et de production découlant de pénuries d’énergie et de pannes de courant.

Il y a plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde qui n’ont pas d’électricité ; et près de 2,6 milliards qui ne disposent pas d’appareils modernes de cuisine. Plus de 95 % de ces personnes vivent en Afrique subsaharienne ou dans les pays en développement de l’Asie, et 84 % d’entre eux habitent en région rurale.

Lire la suite

Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

« La “croissance verte” est une mystification absolue »

Auteur de L’âge des Low Tech. Vers une civilisation techniquement soutenable, l’ingénieur Philippe Bihouix alerte sur l’épuisement croissant des ressources de métaux. Et souligne que, en raison de leur besoin de métaux rares, les énergies nouvelles ne sont pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe, il faut… économiser, recycler, relocaliser. Un entretien énergisant.

Reporterre – Cinq ans après la sortie de votre livre Quel futur pour les métaux ?, votre diagnostic reste-t-il d’actualité ?

Philippe Bihouix - Mon diagnostic concernant la raréfaction des métaux reste vrai. Il ne peut pas changer, parce que la partie accessible et exploitable des ressources minérales et métalliques est limitée.

Ces ressources peuvent être très importantes mais elles sont finies, comme peuvent l’être les ressources d’énergie fossile – pétrole, charbon, gaz – non renouvelables, ou les ressources forestières, halieutiques, et autres, si on les exploite à une vitesse excédant leur taux de renouvellement. Avec une quantité de ressources finie, un pic de production, suivi d’une baisse, est incontournable. C’est mathématique. Comme il y a un pic pétrolier, il y aura un pic énergétique puis, comme production d’énergie et exploitation des ressources sont liées, il y aura au final un pic de tout.

Lire la suite

La conférence Paris Climat 2015 est mal partie

Depuis le sommet de la Terre de 1992 à Rio, la consommation d’énergie fossile n’a cessé d’augmenter. En 2013, les seules subventions allouées dans le monde aux combustibles responsables de l’effet de serre représentaient 400 milliards d’euros, soit quatre fois les sommes consacrées aux énergies renouvelables. Lancé en 2011 par les Nations unies, le Fonds vert pour le climat n’a pu à ce jour rassembler que 10 milliards d’euros…

Un accord international échouera à contenir le réchauffement de la planète en deçà de deux degrés, comme l’envisage la conférence qui doit s’ouvrir le 30 novembre, si les gouvernements continuent de subordonner leurs décisions à la préservation d’un système de production basé sur l’accumulation, le pillage et le gaspillage.

On ne répondra pas au défi climatique sans l’implication des populations, mais les initiatives individuelles ou locales demeureront inopérantes en l’absence de volonté politique globale.

L’acceptation d’une société moins énergivore, plus frugale, qui imposera la modification de nombreuses habitudes, réclame la perspective d’une amélioration de la qualité de la vie. Il n’y aura pas de transition énergétique sans transformation économique et sociale, sans redistribution des revenus tant à l’échelle nationale que mondiale.
Lire la suite

Petit traité d’anti-écologie…

Petit traité d'anti-écologie, par H16… A l’usage des lecteurs méchants.

Vous aimez les plantes et les petites bêtes, à condition d’avoir la bonne sauce. Vous adorez les éoliennes lorsqu’elles sont installées chez votre lointain cousin. Vous prenez votre vélo pour aller travailler et, avec l’habitude, il ne vous faut plus que deux minutes pour le rentrer dans le coffre de votre voiture diesel.

Vous appréciez tendrement le tri de vos déchets qui permet de multiplier l’emploi de gros camions poubelles consommant 70 l/100 km pour chaque nouveau type de poubelles. Vous apprécierez donc ce petit traité d’anti-écologie, qui réconciliera enfin vos observations personnelles avec le discours catastrophile des écologistes politiques.

Un petit avertissement s’impose, petit parce qu’il s’agit d’un petit traité. Dans ce petit livre, H16 ne traite pas de l’« écologie au sens propre du terme, c’est-à-dire la science qui étudie le milieu, et les interactions des différents êtres vivants dans ces milieux » :
Lire la suite

Afrique : La révolution énergétique

Imaginez que vous vous réveilliez un matin sans plus pouvoir accéder aux technologies modernes. Plus de réfrigérateur, plus de cuisinière, plus d’air conditionné. Vos enfants ne peuvent plus faire leurs devoirs après la tombée de la nuit. Vous n’êtes plus en mesure de recharger votre téléphone portable. Vous y êtes, bienvenue dans l’univers de l’Afrique non connectée – un univers dans lequel les défaillances du marché anéantissent impitoyablement toute opportunité de développement.

Près de 150 ans après l’invention de l’ampoule par Thomas Edison, quelque 620 millions d’Africains – soit deux tiers de la population de la région – vivent sans aucun accès à l’électricité. Ils sont encore plus nombreux à recourir à la combustion de biomasse pour cuisiner, plus de 90 % des populations rurales du Malawi, de Tanzanie et du Mozambique utilisant en effet de la paille, du fumier et du bois à brûler. En résulte une pollution de l’air intérieur à l’origine de 600.000 décès chaque année – frappant pour moitié les enfants de moins de cinq ans.

La communauté internationale s’est fixé pour objectif de garantir un accès universel à l’électricité et aux énergies modernes d’ici 2030. Or, le nombre d’individus privés d’électricité en Afrique sub-saharienne ne cesse d’augmenter. Dans 15 ans, si la tendance actuelle se poursuit, 15 millions de personnes supplémentaires vivront sans électricité au sein de la région.

Lire la suite