Gaz de schiste en Pologne : un pétard mouillé ?

On la voyait déjà comme un nouvel eldorado. Manqué. La Pologne ne semble pas avoir les ressources en gaz de schiste escomptées. Pourtant, le gouvernement continue de s’y engouffrer en rêvant à l’autonomie énergétique.

Le rêve, pour une nation, n’est plus ce qu’il était. Il n’a plus la couleur grise des quartiers d’affaires mais la teinte ocre des champs perfusés de puits. Il a toujours, rassurez-vous, l’odeur de l’argent. Et désormais celle, âcre et entêtante, des hydrocarbures de schiste. Grâce à leur exploitation, l’Oncle Sam est devenu le plus gros producteur de gaz au monde en 2009, faisant la nique à son vieil ennemi russe. Aujourd’hui, le gaz de schiste représente même 20% de la ressource américaine en gaz naturel selon le rapport d’un think tank britannique (contre 1% en 2000).

Le Canadien Talisman Energy a annoncé le 8 mai qu’il abandonnait la partie en Pologne pour se concentrer sur les gisements américains ou asiatiques. La compagnie n’aurait pas trouvé assez de gaz en sous-sol pour assurer la rentabilité de ses opérations d’exploration. C’est la deuxième fois en un an qu’un opérateur retire ses billes, menaçant les chances pour la Pologne d’accéder à l’autonomie énergétique dont elle rêvait.

Lire la suite

La fin de la croissance : le pétrole montré du doigt

Non seulement la croissance économique des années 2000 est chose du passé, mais la fin du pétrole à rabais aura un impact significatif sur l’économie en général et la mondialisation en particulier. C’est la thèse soutenue par l’économiste Jeff Rubin, lors de son passage jeudi [16 mai 2013] à Montréal.

La statistique est probante : en l’an 2000, la facture d’essence mondiale était de 800 milliards de dollars par année. Aujourd’hui, elle avoisine les 3.000 milliards de dollars, calcule Jeff Rubin, qui était de passage à Fintech Montréal jeudi [16 mai 2013] pour livrer les conclusions de son deuxième essai The End of Growth (La Fin de la croissance).

Jeff Rubin a quitté la CIBC en 2009 après qu’on lui eût refusé la permission d’écrire son premier best-seller, Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller : Oil and the End of Globalization.

Dans ses deux bouquins, il analyse les mutations profondes que subiront les économies du monde dont la croissance a été portée, pour l’essentiel, par le pétrole à rabais.
Qu’on en juge : « en moyenne, dans les quatre dernières décennies, une augmentation de 1 % de la consommation de pétrole a engendré une croissance de 2 % du PIB mondial », écrit Jeff Rubin dans son dernier essai.

Lire la suite

Qu’est-ce que l’agriculture quantique ?

Philippe Desbrosses, est agriculteur, Docteur en sciences de l’environnement. Président d’Intelligence verte pour la sauvegarde de la biodiversité. Expert consultant auprès de l’Union européenne. À l’origine de la création du label AB.

Auteur de plusieurs ouvrages dont “Le Krach alimentaire”, “Nous redeviendrons paysans”, “La Terre malade des hommes”, “L’Intelligence verte” et “Agriculture biologique : préservons notre futur et Guérir la terre”, avec Edgar Morin, Pierre Rabhi, etc. (2010, Albin Michel). Il nous parle “d’agriculture quantique”. Concept étrange à découvrir et discuter.

“Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. Il suffit d’ailleurs d’observer que les mots « humain et humus » ont la même origine pour se persuader que cette coïncidence n’est pas due au hasard. Nous sommes pétris de la terre qui nous porte et nous nourrit.”

L’homme fou brûle la terre qui le nourrit ! La faim dans le monde est un sujet d’actualité depuis l’aube des temps. Toute l’histoire de l’humanité retentit de ces tragédies qui accompagnent nos mythologies et nos légendes depuis la préhistoire. La faim, ou son expression sociale ultime la famine, fait partie des grands fléaux à répétition cités dans la Genèse. Les dix plaies d’Égypte rappellent qu’avec la guerre, les épidémies, les inondations, les insectes ravageurs, l’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes menaces pour l’humanité.

Il est bien normal que ce fléau soit redouté puisqu’il touche à l’un de nos besoins essentiels. Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. En 450 av. J.-C., Héraclite disait déjà que « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». Cette notion de terre nourricière est très présente dans toutes les mythologies.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus assez conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical car notre nourriture, notre santé, notre bien-être en dépendent.

Le bateau solaire PlanetSolar prépare sa nouvelle mission

A La Ciotat dans le sud de la France, sur le chantier naval, un bateau très particulier est en maintenance. Le “PlanetSolar” est le seul navire entièrement solaire à avoir fait le tour du globe. Cet engin imposant qui mesure 30 mètres de long avance grâce à une seule énergie : le soleil capté par plus de 500 mètres carrés de panneaux.

La fausse promesse d’une énergie propre

Les alternatives aux méthodes de production d’énergie actuelles sont-elles réellement plus écologiques ? Le rendement trop faible de l’éolien et du solaire oblige à se tourner vers d’autres solutions. Mais paradoxalement, les productions de biogaz et de biocarburants, par exemple, ont un impact négatif non négligeable sur l’environnement… Et partout, des multinationales régissent le marché de l’énergie. Paysans syndicalistes, experts, commissaires européens et militants écologistes témoignent pour mieux décrypter certains conflits d’intérêts entre politiques et industriels.

Biogaz, biocarburants, charbon propre… : enquête aux quatre coins du monde, sur des énergies pas vraiment vertes.

(Merci à Nop)

Le monde en 2030… selon la CIA (Màj)

Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux États-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde.

Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des États-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun – révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).
Lire la suite

Energie : Exploiter des minitornades

En utilisant des tourbillons artificiels, on peut produire de l’électricité à bas coût.

Les tourbillons de poussière [phénomènes naturels courants dans les régions à fort ensoleillement] font plus penser à une force destructrice qu’à de l’énergie durable. Pourtant, il est désormais possible d’exploiter leur puissance afin de générer de l’électricité renouvelable. Le système Solar Vortex, inventé par Mark Simpson et Ari Glezer, du Georgia Institute of Technology à Atlanta, aux Etats-Unis, repose sur le principe de ces tourbillons : la différence de température entre l’air chaud au sol et l’air frais situé 1 mètre au-dessus. Avec l’air chaud qui monte et l’air frais qui descend, des courants de convection se forment entre ces deux couches et créent des minitornades.

Le Solar Vortex capte ces courants grâce à un ensemble de pales intégrées. Le tourbillon fait tourner une turbine située au centre du dispositif. Aucune énergie n’est nécessaire pour lancer le processus, car la disposition des pales permet au vortex de démarrer spontanément. A mesure que l’air chaud s’élève, encore plus d’air s’engouffre, si bien que le tourbillon artificiel est autoalimenté.

Lire la suite

Transition énergétique : le contre-modèle allemand

Par Jean Syrota, ancien président de la commission énergie au Centre d’analyse stratégique, ancien directeur de la Cogema, et Etienne Beeker, économiste de l’énergie

L’Allemagne a fondé son développement industriel sur le charbon (houille et lignite), dont elle continue à subventionner la production Aujourd’hui encore, rien que pour assurer 45% de sa production d’électricité, elle en consomme plus de 200 millions de tonnes par an qui sont la première source des fortes émissions de CO2 du pays. Ainsi, en moyenne, un citoyen allemand émet moitié plus de ce gaz à effet de serre qu’un citoyen français (10,3 tonnes par an contre 6,3), pour une consommation d’énergie et un niveau de vie comparables.

L’action du gouvernement allemand, ces dernières années, dans le domaine de l’énergie, a été axée principalement autour de :

- la construction de 23 centrales électriques au charbon,

- l’inauguration d’un nouveau gazoduc, Nordstream, permettant des importations massives et directes de Russie,

- un fort développement des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) et de la biomasse avec des cultures dédiées

- une attitude cahoteuse et imprévisible concernant l’avenir du nucléaire, qui faisait l’objet d’un consensus favorable jusqu’en 1998 ; une coalition SPD-Verts planifie alorsla sortie progressive du nucléaire, avec 2020 comme échéance. En 2010, le gouvernement dominé par la CDU prolonge la durée de vie des réacteurs jusqu’en 2036 puis, après l’accident de Fukushima, en 2011, ramène cette date à 2022 et fait arrêter huit réacteurs, dans le cadre d’une transition énergétique, ou « Energiewende ».

L’Energiewende : une gigantesque ambition nationale et déjà des interrogations
Lire la suite

Oise : Les Chinois à l’assaut des forêts

Dans un grand fracas, la grue balance un énorme tronc dans le conteneur. « Toutes ces grumes sont en partance pour la Chine », observe Alain Brivois, technicien en charge du contrôle des chargements de bois et de leurs traitements phytosanitaires dans toute la France. La semaine dernière, il était dans l’Oise, sur la route de Pierrefonds, afin de contrôler un chargement en direction de l’Asie.

Le département possède un domaine forestier vaste où, chaque année, près de 300.000 m3 de bois sont exploités. Le bois sur pied chargé ce jour-là partira le jour même en direction du Havre, avant d’être envoyé en Chine via les porte-conteneurs. « Des chargements comme celui-ci, il y en a de plus en plus. Ce pays est devenu un importateur incontournable ». Le hêtre et le chêne, qui composent la majorité des forêts du département, sont les deux essences les plus prisées par les Chinois.

« C’est possible parce que ce pays taxe peu l’importation de grumes, mais beaucoup les produits transformés. A contrario, en Europe, rien n’est protégé », regrette Laurent Denormandie président de la Fédération nationale de bois et fondateur de Sylvabois, exploitation forestière basée à Compiègne.

L’Oise vend ainsi aujourd’hui plus de bois brut que de parquets, menuiseries, meubles et autres. Entre 2009 et 2011, les exportations estimées de grumes de chêne et de hêtre, en partance pour la Chine, ont grimpé de 13 à 28% selon les chiffres du ministère de l’Agriculture.

La hausse des prix met à mal les scieries locales
Lire la suite

Thomas Porcher : “Le mirage du gaz de schiste”

Au coeur des débats, le gaz de schiste est supposé constituer l’énergie du futur et même sortir la France de la crise. Thomas Porcher démonte un par un l’ensemble des arguments des lobbies progaz de schiste. Depuis le discours de François Hollande à la Conférence environnementale du 14 septembre 2012, la France est le premier pays à avoir clairement refusé l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

Ce choix peut paraître paradoxal dans la mesure où c’est aussi le pays européen qui dispose des ressources les plus importantes. Alors que le débat se focalise le plus souvent sur les problématiques environnementales, Thomas Porcher aborde le sujet d’un point de vue économique et décline de manière synthétique les conséquences d’une ouverture législative d’une telle exploitation. Entre autres : Absence de création d’emplois pérennes ; Absence d’incidence sur le coût de l’énergie pour les particuliers.

Appauvrissement de la valeur immobilière des terrains à l’entour d’une exploitation sans bénéfice pécuniaire pour les propriétaires ; Cet argumentaire vient contrebalancer point par point une information largement dominée par les lobbies et éclaire le citoyen sur des choix de société qui auront des conséquences sur plusieurs décennies.

Émission “C à dire ?!” du 03 Mai 2013

Mexique : Un émergent entravé

Le Mexique est une puissance économique émergente, mais c’est aussi l’un des pays les plus violents au monde. En quoi cet État, situé entre Amérique du Nord et Amérique latine, doit-il faire face à des défis structurels qui pourraient gêner son émergence ?

Comment le Mexique peut-il faire face à des défis structurels qui pourraient gêner son émergence ?

Chine : Entre accident de croissance et visée hégémonique

Vont-ils y arriver ? C’est la question qui devrait aujourd’hui obséder les grands dirigeants internationaux au sujet du nouveau président chinois Xi Jinping et de son équipe. Car le paquebot dont ils ont récemment pris la tête semble se diriger vers des eaux de plus en plus troubles, que ce soient en termes économiques, sociétaux, environnementaux mais aussi, chose nouvelle, géopolitiques.

Dans La Chine, une bombe à retardement (Eyrolles, 2012), nous décrivions les mécanismes à l’œuvre poussant l’Empire du Milieu vers un accident de croissance inévitable dans les trois ans à venir.

Notre dernier voyage au cœur du pays n’a fait que renforcer le constat dressé l’année dernière. La Chine semble avoir délaissé sa base industrielle, inspirée du modèle allemand, au profit du modèle espagnol, reposant quasi exclusivement sur la dette, l’immobilier et le secteur de la construction.

Mais à cette donnée purement économique traduisant la grande cyclicité du modèle de développement chinois est venue s’ajouter une dimension jusque-là difficilement palpable : une croyance quasi religieuse dans leur supériorité intrinsèque, une arrogance nouvelle traduisant une visée hégémonique à peine dissimulée.

Au regard de ces nouveaux éléments, la France et l’Europe en général doivent perdre de toute urgence leur angélisme dans leur vision des relations internationales et adopter des comportements adaptés à un monde dans lequel les tensions ne cessent de croître.

Lire la suite

La pile du futur est née, ultra-puissante et biodégradable

Charger un téléphone en 30 secondes, une voiture électrique en l’espace de quelques minutes ne relève plus de la science fiction. Deux chercheurs américains ont mis au point un super-condensateur révolutionnaire à base de graphène. Ultra-puissant, super résistant, flexible et biodégradable, cette pile du futur offre des opportunités de développement très prometteuses.

On côtoie le graphène depuis notre plus jeune âge sans le connaître vraiment. C’est un cristal de carbone que l’on retrouve notamment sous forme de graphite dans les mines de nos crayons à papier. Sa découverte par deux chercheurs de l’université de Manchester remonte à 2004. Le duo de scientifiques s’est vu remettre le Nobel de physique pour leurs travaux en 2010.
Lire la suite

Guerre larvée entre Russes et Américains autour de l’énergie en Europe

Moscou semble fatiguée de la politique de Washington visant à empêcher la domination de la Russie sur le marché européen, écrit, jeudi 25 avril, le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Carte des différents gazoducs existants ou en projet dans le sud de l’Europe, légendée en allemand mais néanmoins claire (cliquer dessus pour l’agrandir) – Source : http://www.geostrategicforecasting.com

A tel point que les scientifiques de Skolkovo ont proposé un plan pour régler les conflits énergétiques actuels. A cause de la Russie et des Etats-Unis, les problèmes énergétiques provoquent des conflits, bien qu’aucun pays ne soit directement menacé par les agissements de l’autre.

Une perception plus rationnelle des marchés pétro-gaziers internationaux permettrait aux deux camps de créer, dans le meilleur des cas, les conditions favorables pour des investissements conjoints. Au pire des cas, de réduire la résistance active d’un camp contre chaque mouvement de l’autre, estiment les auteurs d’un rapport intitulé Les relations russo-américaines et le marché des hydrocarbures en Eurasie, largement repris par des agences de presse. Selon eux, les dirigeants américains doivent permettre aux hommes politiques russes et européens, ainsi qu’aux responsables européens et aux chefs de Gazprom, de déterminer eux-mêmes les conditions de leur coopération énergétique.

«Cette coopération ne doit pas être basée sur une politique et des déclarations inutiles, voire hostiles», remarquent les spécialistes.
Lire la suite

Grèce : La “stratégie du choc” appliquée

Selon l’auteur Naomi Klein, l’utilisation systémique du choc et de la peur par les élites au pouvoir pour ébranler les communautés vulnérables est très évidente dans la Grèce d’aujourd’hui. De la montée du racisme à la vente du pétrole et des ressources en gaz naturel du pays, beaucoup de ce qui va façonner le futur immédiat de la Grèce sont des conséquences prévisibles de la politique d’austérité.

Naomi Klein est l’auteur du controversé best-seller du New-York Times “La Doctrine du Choc” (ou la stratégie du choc), auquel on a décerné la qualification de « récit majeur de notre temps ». Le livre explique que les intérêts commerciaux et les grandes puissances exploitent le choc, qu’il soit sous la forme d’un désastre naturel, d’un problème économique ou des turbulences politiques, comme une opportunité de restructurer de manière agressive les économies des pays vulnérables.

Dans un entretien avec EnetEnglish, elle avance le fait que parce que les politiques ultra-capitalistes sont désagréables à la majorité des citoyens, on ne peut pas les mettre en place sans un choc, allant de l’hypermédiatisation d’un fait divers à la torture policière qui écrase la résistance populaire.

Comment les événements en Grèce se rapprochent de vos arguments dans la stratégie du choc ?
Lire la suite

Norvège : Pénurie de déchets à Oslo

Près de la moitié de la ville d’Oslo, dont la plupart de ses écoles, est chauffée grâce à la combustion des déchets. Seulement, les Norvégiens pratiquent aussi le tri des déchets et ceux-ci sont à ce point disciplinés que la capitale – qui compte pourtant 1,4 million d’habitants – doit faire face à une pénurie de détritus!

Les pays d’Europe du Nord ont adopté depuis plusieurs décennies cette pratique de combustion des ordures pour produire de la chaleur et de l’électricité, mais c’est la première fois que la demande dépasse largement l’offre. C’est que l’éco-consommation est une institution dans le pays. Les Norvégiens, tout comme leurs voisins Suédois et Finlandais, sont soucieux de limiter leurs déchets, au point que la population norvégienne ne produit qu’environ 150 millions de tonnes de déchets par an, beaucoup trop peu pour fournir suffisamment les usines.

Il faut dire que la “guerre” des déchets fait rage et chacun veut grappiller les ordures des autres. Ainsi, Stockholm est devenu un concurrent de taille puisque la ville suédoise a réussi à convaincre certaines municipalités norvégiennes de déposer leurs déchets chez elle. Par bateau et par camion, d’innombrables tonnes de déchets font donc leur chemin de l’autre côté de la frontière.

Il y a un marché européen des déchets qui sont désormais considérés comme une véritable marchandise et c’est un marché en pleine croissance“, explique Hege Rooth Olbergsveen, conseiller du programme de valorisation des déchets d’Oslo. L’Europe envoie donc ses déchets vers les pays nordiques.
Lire la suite

Pays du Golfe : Comment les Émirats pétroliers préparent l’après-pétrole ?

Émission diffusée sur France Culture le 23/04/2013 avec Caroline Piquet, maître de conférences à Paris-Sorbonne

La première chose qui frappe est la diversité des situations économiques observées d’un pays à l’autre.

Bahrein : les hydrocarbures représentent 12% du PIB
Koweit : les hydrocarbures représentent 95 % des revenus
Qatar : les hydrocarbures représentent 52% du PIB


(Merci à Le Chiffre Le Fer)

Cinéma : “Promised Land” (Terre Promise)

Steve Butler (Matt Damon) et sa collègue Sue Thomason, employés de la compagnie pétrolière Global, arrivent dans une bourgade de campagne du Nord-Est des États-Unis avec pour but de racheter les terres des paysans en leur promettant de faire fortune avec l’or qu’ils ont sous les pieds.

En effet, le sous-sol du village, qui aux États-Unis appartient aux propriétaires des terres, recèle un important gisement de gaz de schiste que compte exploiter la firme Global. Butler croit la tâche facile comme pour ses autres prospections, car les promesses financières sont très alléchantes pour les paysans peu fortunés du village.

Mais c’est sans compter avec Frank Yates, un ingénieur de chez Boeing en retraite qui subodore que la promesse financière pourrait être un piège, et qui connaît parfaitement les forts risques environnementaux de la fracturation hydraulique liée à cette industrie.

Lire la suite

Équateur : Vente aux enchères de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne aux compagnies pétrolières

L’Équateur envisage de vendre aux enchères plus de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne à différentes compagnies pétrolières mondiales, notamment chinoises.

Pour Wilson Pastor, le ministre des Ressources naturelles non renouvelables de l’Équateur, le pays n’a pas suffisamment exploré ses ressources au cours des 15 dernières années, et il a besoin d’attirer les investissements étrangers.

L’annonce du Secrétariat aux hydrocarbures de l’Équateur propose 13 blocs pétroliers en grande partie inexplorés dans la région du sud-est du pays, près de la frontière avec le Pérou. Les réserves s’y trouvant sont estimées à plus de 100 millions de barils.

Selon Amazon Watch, plus d’un million de personnes ont signé une pétition en ligne pour que l’Équateur suspende cet appel d’offres, la pétition dénonce cette décision des autorités équatoriennes d’exploiter les ressources pétrolières des forets tropicales qui va dévaster les régions et les communautés indigènes qui y vivent.
Lire la suite

États-Unis : Auto-suffisance en climat nordique

Ben Falk est un designer en permaculture établi à Moretown, dans le Vermont. Dans cette vidéo, il nous parle de la vie relativement auto-suffisante qu’il mène, et des systèmes qu’il utilise pour s’adapter au climat hivernal.

Il explique le fonctionnement de son poêle à bois, qui produit toute son eau chaude “gratuite”, et du système de chauffage au compost qui réchauffe sa serre. Il parle aussi de l’importance de la relation avec notre environnement, et des bienfaits du jardinage.

Via l’excellent blog Au Bout de la Route