Le décrochage de l’économie numérique

Par Myret Zaki

Il est intéressant de mettre en parallèle, d’un côté, les théories de «stagnation séculaire des économies développées», et, de l’autre, les chiffres de l’économie hyperdynamique de la Silicon Valley.

On peine à croire que les deux soient vrais simultanément. L’un ou l’autre doit faire erreur.

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Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Impôts : Ces Français qui ne peuvent plus payer

Entre l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation et la taxe foncière, de plus en plus de Français ne peuvent plus payer à temps. Les demandes d’étalement des paiements ont augmenté de 20% entre 2011 et 2013 et représentent aujourd’hui 1 million de foyers fiscaux. Enquête au cœur de ces familles qui parfois s’endettent pour pouvoir payer et se demandent quel usage est fait de leurs impôts.

“Coup sur coup Jean-Bernard, ouvrier, a vu son impôt franchir de sérieux paliers. Non imposable il y a deux ans, il est imposé pour la première fois en 2013. Et cette année nouvelle surprise, à salaire égal, le montant a presque doublé.”

Envoyé spécial 09/10/2014

Stiglitz dresse l’état des lieux de la macroéconomie

Dans le discours qu’il a récemment prononcé lors de la conférence tenue en l’honneur du Français Jean-Paul Fitoussi, Joseph Stiglitz (2014) débute par un constat sévère: qu’il s’agisse de la science ou de son objet, la macroéconomie ne se porte pas très bien.

Pourtant, en avril 2006, Anne Krueger, la directrice générale déléguée du FMI, affirmait que « l’économie mondiale a rarement été dans une meilleure forme ». De son côté, lorsqu’Olivier Blanchard (2008) se pencha sur « l’état de la macro » alors même que le marché du crédit subprime connaissait de fortes turbulences, il le jugea bon. Puis les pays avancés basculèrent dans la plus sévère crise économique depuis la Grande Dépression des années trente.

Non seulement les modèles standards n’ont pas prédit la Grande Récession, mais ils suggéraient tout simplement qu’un tel événement ne pouvait survenir. Dans le type d’économies dépeint par les modèles standards, les bulles n’existent pas ; l’approfondissement des marchés financiers est censée avoir dissolu les risques.

Pourtant, ces deux derniers siècles ont été marqués par une volatilité récurrente des prix d’actifs et du crédit. Même après que la bulle immobilière ait éclaté, les modèles standards n’ont pas prédit l’ensemble de ses répercussions. Ils n’ont pas plus prédit l’occurrence de la crise de la zone euro ou ses conséquences. Ils n’ont pas pu fournir de bons conseils aux autorités monétaires pour agir efficacement face à la déstabilisation des marchés financiers et à la détérioration de l’activité.
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Collectivités locales : la bombe à retardement

Addendum : L’exemple de Sète (34) – Avec ses 42.000 habitants et une dette de 72 millions d’euros, la municipalité héraultaise a fait ses comptes et prévoit de baisser de 10% sa masse salariale.

Selon un rapport confidentiel, l’excédent de dépenses des communes, départements et régions est passé de 3,7 milliards en 2012 à 9,2 en 2013. En cause : explosion des embauches et recours aux emprunts.

C’est une patate chaude dont les ministres des Finances et de l’Intérieur, en charge de la réforme territoriale, se seraient bien passés. Depuis plusieurs semaines, ils ont sur leur bureau un rapport fort embarrassant sur l’état des “finances publiques locales” dont le JDD a eu connaissance et qui devrait être rendu public d’ici à la fin du mois d’octobre.

Le constat est sans appel. “La situation financière des collectivités territoriales et de leurs groupements s’est dégradée en 2013. Leurs recettes ont progressé moins vite que leurs dépenses […] les investissements se sont accrus entraînant une augmentation de leur endettement“, écrivent les rapporteurs.

De fait, les dépenses des administrations publiques locales (Apul) (1) – les communes, les agglomérations, les départements et les régions pour l’essentiel – ont progressé de 3,4% quand les recettes, elles, augmentaient d’à peine plus de 1%.

Du coup, l’excédent de dépenses des collectivités s’est creusé, passant de 3,7 milliards d’euros en 2012 à 9,2 milliards en 2013. Ce trou dans les caisses des finances locales équivaut à plus de 10 % de l’ensemble des déficits publics… contre moins de 3% en 2012. Là encore, les indicateurs virent au rouge.

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Une nouvelle crise financière se prépare-t-elle ?

Il y a déjà six ans, soit le 15 septembre 2008, la faillite de Lehman Brothers plongeait le monde dans une crise financière qui allait causer la plus forte récession depuis la dépression des années 30.

Oulah ! Houston ? Il y a des dégâts partout !
(CRISE MONDIALE DU CREDIT)

Malgré des mesures extrêmement stimulatrices de la part des banques centrales, surtout de la Réserve fédérale américaine (Fed), les économies de plusieurs régions éprouvent encore beaucoup de difficultés à retrouver un rythme de croissance comparable à ce qu’il était avant la crise.

Comme à chaque année, le Centre for Economic Policy Research, un influent think tank européen, publiait en début de semaine son Geneva Report on the World Economy. Fait inquiétant, on y mentionne la possibilité d’une nouvelle crise financière si des mesures ne sont pas prises rapidement pour contrer les effets d’une augmentation de la dette globale conjuguée à un taux de croissance économique trop faible.

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“La ‘combinaison toxique’ d’une dette record et du ralentissement de la croissance est en train de mettre l’économie mondiale sur la voie d’une nouvelle crise”

La «combinaison toxique» d’un montant record de dette et du ralentissement de la croissance signifie que l’économie mondiale se dirige vers une autre crise, affirme le 16ème Genova report, un rapport annuel écrit par un panel d’économistes pour le compte du Centre international d’études monétaires et bancaires, et qui est publié ce lundi.

Les auteurs, parmi lesquels on trouve trois ex-patrons de banque centrale, expliquent que les taux d’intérêt devront rester faibles à l’échelle mondiale pendant « très très longtemps », pour permettre aux différents agents économiques de continuer à payer leurs intérêts et éviter une nouvelle crise grave. L’avertissement intervient alors qu’aux États-Unis, la patronne de la Fed, Janet Yellen, vient d’annoncer une remontée progressive des taux d’intérêt.

Le rapport indique que l’endettement global, privé et public confondu, est passé de 160% du PIB en 2001 à près de 200% en 2009 et de 215% en 2013 :

Contrairement à ce que l’on croit généralement, le monde n’a toujours pas commencé à se désendetter et le ratio de la dette mondiale comparée au PIB continue d’augmenter, brisant en permanence de nouveaux records ».

Luigi Buttiglione, l’un des co-auteurs, a exprimé ses inquiétudes au Financial Times :

Dans ma carrière, j’ai vu tant de soi-disant «miracles économiques» -l’Italie dans les années 1960, le Japon, les tigres asiatiques, l’Irlande, l’Espagne et maintenant peut-être la Chine – et tous se sont achevés sur une montagne de dettes. »

Selon Buttiglione, le schéma est toujours le même : la croissance de ces économies les incite à emprunter, ce qui maintient leur croissance alors que les facteurs sous-jacents qui en avaient été à l’origine au départ ont épuisé leurs effets.
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États-Unis: des anciens d’Occupy Wall Street rachètent près de 4 millions de dollars de dette étudiante

Près de 3.000 Américains qui traînaient depuis des années le poids de leur dette étudiante ont eu la récente surprise de voir leur créance rachetée par des anciens d’Occupy Wall Street.

Le collectif “Strike Debt” a ainsi annoncé mercredi avoir remboursé l’équivalent de près de 4 millions de dollars de dette étudiante contractée par 2.761 personnes à travers les Etats-Unis auprès de l’université Everest College.

Le groupe, composé d’économistes militants, n’en est pas à son coup d’essai: en novembre 2013, il annonçait avoir racheté l’équivalent de 13,5 millions de dollars de dettes médicales contractées par plusieurs centaines de personnes auprès d’hôpitaux ou de cabinets médicaux.

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États-Unis : 5 ans après, les Américains souffrent encore de la crise

Cinq ans après l’éclatement de la crise financière, les deux tiers des Américains se ressentent encore de ses conséquences. Plus d’un sur cinq ont reporté une décision de vie importante.

“Famille d’ouvriers agricoles itinérants. Sept enfants sans nourriture. Mère âgée de 32 ans [il s'agit de la fameuse Florence Thompson]. Père natif de Californie. Nipomo, Californie” – Photo de Dorothea Lange, 1936 (Librairie du Congrès, Washington DC)

C’est une bien intéressante étude que vient de publier la Federal Reserve sur la situation financière, et surtout le ressenti financier, des Américains. Le sondage, mené par la société GfK auprès de 4.100 personnes en septembre et en octobre 2013, soit cinq ans après le début de la crise financière, démontre la force de l’impact de la Grande Récession de 2008-2009.

Plus d’un tiers des Américains (34 %) déclarent ainsi que leur niveau de vie est moins élevé qu’en 2008. Un autre tiers (34 %) indique que leur niveau de vie est le même. Il n’en reste que 30 % pour dire que leurs revenus ont progressé.

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Russie : Sanctions économiques, le numéro 1 du pétrole réclame 31 milliards à Poutine

Igor Setchine, le PDG du groupe pétrolier Rosneft visé par des sanctions économiques des États-Unis, a demandé de l’aide au gouvernement russe, rapporte jeudi le journal Vedomosti.

Vladimir Poutine et Igor Setchine

Le géant russe du pétrole Rosneft a appelé à l’aide le gouvernement russe. Il lui a demandé un soutien financier, qui pourrait atteindre 30 milliards d’euros, rapporte jeudi le journal Vedomosti. Le groupe est visé par des sanctions économiques des États-Unis liées à la crise ukrainienne qui réduisent depuis juillet son accès aux financements sur les marchés américains.

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La banque centrale russe frappe fort face aux nouvelles sanctions occidentales

La banque centrale russe a frappé fort vendredi pour éviter une nouvelle fuite des investisseurs face au durcissement des sanctions occidentales contre Moscou, avec une hausse drastique de taux qui risque de fragiliser davantage son économie.

Le siège de la Banque de Russie, à Moscou

A la surprise générale, la Banque de Russie a décidé lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire de relever son taux directeur à 8%, contre 7,5% depuis avril. Elle s’est dite prête à aller plus loin “si les risques pesant sur l’inflation persistent“.

Il s’agit de la troisième fois qu’elle resserre le robinet du crédit depuis mars, sur fond de crise dans l’est de l’Ukraine, où les forces gouvernementales affrontent des rebelles prorusses, et de sanctions occidentales croissantes.

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Pourquoi le FMI craint-il une bulle immobilière en France ?

Une semaine après que le Fond monétaire international (FMI) ait tiré la sonnette d’alarme concernant, notamment, les marchés immobiliers anglais et français, deux études viennent nous éclairer sur les raisons qui poussent l’institution à y redouter une bulle immobilière.

Les prix y sont absolument ahurissant

À croire l’étude européenne (mais aussi russe et israélienne) Property Index, tout juste publiée par le sérieux cabinet Deloitte, le Royaume-Uni et la France sont les pays les plus inabordables d’Europe, sur le plan immobilier.

Pour preuve : comptez 10 000€ le mètre carré pour un appartement dans le centre de Londres et 8 140€/m2 à Paris. C’est ce qui atteste, pour certains spécialistes, de l’existence d’une bulle immobilière.

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Le Dessous des cartes : Japon, monde flottant

Trois ans après le tsunami, comment va le Japon ? Quels défis doit relever cet État insulaire ? Le Dessous des cartes revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et étudie les fragilités de la troisième puissance économique mondiale.

Le Dessous des cartes (Arte France 2013)

Le dollar perdrait-il sa couleur ?

Le dollar est la monnaie de référence des échanges économiques internationaux. Mais plusieurs événements pourraient amorcer un début de changement de tendance et bouleverser les échanges internationaux. Le poids pris par le yuan en fait partie. Par John Plassard, Directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Pourquoi une telle évolution du dollar ? Quelles sont les implications pour les devises ? Les États-Unis peuvent-ils fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer ?
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Irlande : Un “succès” de l’austérité que la population paye cash

L’Irlande est le premier pays de la zone euro à être sorti du plan d’aide de la troïka. Le 7 janvier, le pays revient sur les marchés financiers et emprunte à bas prix. La reprise est là: le taux de chômage est en décembre 2013 à 12,1% pour 14,7% un an auparavant. Le ministère des Finances se félicite du taux de croissance de l’économie (2% attendu en 2014). L’Europe se réjouit de ce succès. Mais est-ce vraiment un succès ?

En Irlande, les habitants ont vu leur vie et leur avenir complètement ravagés par l’austérité. Et malgré le retour de l’Irlande sur les marchés, eux ne voient pas leur vie s’améliorer.

Comment l’Irlande en est-elle arrivée là ?

Dans les années 90 et 2000, l’Irlande était une nation prospère, essentiellement portée par le secteur de la construction. Des chantiers fleurissaient un peu partout. Et les Irlandais étaient nombreux à emprunter, parfois plusieurs fois. Les banques suivaient. Les prix de l’immobilier atteignaient des sommets. Mais en 2007-2008, la bulle immobilière explose. Les prix chutent et emportent avec eux les banques, achevées par la crise financière mondiale.

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2014 ne sera pas non plus “l’année du dollar”

Par Myret Zaki

De nombreux analystes annoncent chaque année le retour du dollar. Or, la devise américaine continue de perdre de la valeur aussi bien face au franc [suisse] ou à l’euro que par rapport à sa valeur passée.

2014, «année du dollar» ? Cette année encore, les stratèges des banques pourraient bien se tromper. Depuis 2001, le dollar a perdu la moitié de sa valeur face au franc suisse. D’importants facteurs baissiers, trop souvent ignorés, s’accumulent pour peser sur la valeur du billet vert à long terme. Analyse en vidéo.

Bilan

“Simplicité et justice” : paroles de chrétiens sur l’écologie

Le groupe Écologie, paroles de chrétiens du diocèse de Nantes a été chargé de conduire une réflexion sur les défis posés par la crise écologique mondiale. Sa méthode de travail, correspondant à une démarche du type « voir, juger, agir », a privilégié les apports de chacun des membres en fonction de leurs compétences, pour analyser la situation présente, mieux comprendre les défis auxquels nous sommes confrontés, essayer de les éclairer à la lumière de la pensée contemporaine et de la tradition chrétienne, et proposer quelques pistes d’action. Le groupe était composé d’une dizaine de personnes appartenant à différentes disciplines (scientifiques, économiques, juridiques, philosophiques, théologiques).

Sur la thématique de la crise écologique, de nombreux ouvrages existent, et nous n’avons nullement l’ambition de nous substituer aux experts nombreux qui s’expriment sur la question. Nous renvoyons d’ailleurs le lecteur aux nombreux essais, livres et textes de référence cités en fin de publication. L’originalité de notre démarche se situe ailleurs.

D’une part, le travail inter-disciplinaire nous a permis un croisement de compétences et de regards, avec la forte volonté pédagogique de proposer une synthèse accessible à tous. D’autre part, des voix chrétiennes réfléchissent et s’expriment sur le sujet, mais il existe peu d’ouvrages de synthèse en langue française, notamment sur les prises de parole du Magistère catholique. Elles sont assez peu connues du grand public, et même de bon nombre de catholiques. Certaines parties de notre travail, notamment en matière éthique, sont donc assez originales.

Dans la structure de l’ouvrage, nous avons refusé une présentation thématique à base disciplinaire, pour privilégier ce regard synthétique et croisé. L’ouvrage se présente en 3 chapitres : Approches de la pensée écologique, Repenser aujourd’hui notre société, Vivre autrement.

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États-Unis : Pom pom girls, dollars, bizutages, la face cachée des campus américains (Docu)

Bâtiments grandioses, équipements dernier cri, pom-pom girls vitaminées, les facultés américaines fascinent et vendent une image de perfection académique, à prix d’or.Aux États-Unis, une année universitaire peut coûter jusqu’à 50 000 euros.

Un rêve auquel accèdent 8 000 Français chaque année. Comment certains jeunes parviennent-ils à se faire recruter et payer intégralement leurs études Outre-Atlantique ? Quelle réalité vont-ils découvrir dans ces universités ?

Aux États-Unis, pour financer ses études, un adolescent sur trois s’endette.Sous pression, les étudiants n’ont pas droit à l’erreur :pour tenir et augmenter leurs performances intellectuelles,ils sont de plus en plus nombreux à se procurer sous le manteau des « study aids », des produits dopants. Fausses ordonnances, deals organisés sur internet : le trafic de ces drogues spécialement dédiées aux campus prend aujourd’hui une ampleur inquiétante.Pour rembourser leur prêt,certaines jeunes filles ont recours à des pratiques très proches de la prostitution.Elles financent tout ou partie de leurs études en fréquentant des hommes riches et plus âgés, des « sugar daddies ».

Réalis par Julie Martin (Enquête exclusive – 2014)

Les collectivités locales françaises sont parmi les plus endettées d’Europe

Elles restent cependant mieux notées que la moyenne européenne, grâce une fiscalité plus résiliente et à leur adossement important à l’État.

(Dessin de DELIGNE)

En troisième position en Europe pour le montant de leur endettement, les collectivités locales françaises restent toutefois mieux notées que la moyenne européenne par l’agence Standard and Poor’s. “Les notations des collectivités locales françaises sont meilleures comparativement au reste de l’Europe, elles se situent dans la catégorie AA (correspondant à un émetteur de haute qualité ndlr)”, explique Bertrand de Dianous, un analyste de l’agence de notation.

Ainsi, 68,8% des collectivités françaises sont notées AA, 28,1% A et 3,1% BB. A titre de comparaison, en Europe, 37,1% sont notées AA, 13,9% ont la meilleure note AAA, 9,9% sont notées A et 21,2% BBB. En revanche, 17,9% ont une dette classée dans la catégorie “spéculative“.

Un endettement de 140 milliards pour 2014
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