Décroissance : pic pétrolier et concept d’entropie

Alors que l’extraction du gaz de schiste se révèle être une impasse, le pic pétrolier approche à grands pas et les partisans de la décroissance affinent leurs arguments. Parmi ceux-ci, une loi fondamentale de la physique : le second principe de la thermodynamique et son concept central : l’entropie. Adaptée à l’analyse économique, cette loi réduit à néant les rêves d’une croissance infinie dont les premières limites se font effectivement déjà sentir.

PIC PETROLIER – ATTENTION ! – FAITES DEMI-TOUR – AVERTISSEMENT : PLUS D’ESSENCE – POINT DE NON-RETOUR – CONTINUEZ A VOS RISQUES ET PERILS – “Pourquoi personne ne nous a prévenus ?”

Selon ce principe majeur de la physique du XIXe siècle, dans un système isolé, l’entropie (grandeur caractérisant le désordre) ne peut qu’augmenter, ce qui, adapté à l’économie, conduirait inexorablement toute civilisation basée sur une croissance infinie à une ruine certaine. Voyons comment des arguments basés sur ce principe peuvent venir renforcer le constat de raréfaction des énergies fossiles et son impact dramatique sur l’économie.

Thermodynamique et économie : deux domaines historiquement liés
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Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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Pays-Bas : L’État n’a plus aucun contrôle sur sa politique monétaire

« La Hollande offre une leçon salutaire de ce qui peut arriver à une économie riche et sophistiquée victime d’une baisse de l’offre de crédit à la suite d’une bulle après qu’elle a perdu le contrôle de sa devise, de la banque centrale et des leviers monétaires », affirme Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph.

Beaucoup de gens assimilent les Pays Bas aux autres économies cotées triple A de la zone euro, mais le pays est en récession depuis 2011. Le chômage augmente aussi rapidement qu’à Chypre ; il a doublé sur les deux dernières années, et il est passé de 7 ,7% à 8,1% sur le seul mois de mars.

Pourtant, sur le fond, l’économie est saine. Le compte courant est excédentaire de 8,3% du PIB et le taux de l’épargne est de 26%. Mais le Japon pouvait aussi se targuer d’une situation de ce type lorsqu’il a été piégé par les suites de l’éclatement de sa bulle immobilière.

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Hôpitaux : L’Inspection générale des finances s’alarme du niveau d’endettement (Màj audio)

La Fédération hospitalière de France est vent debout contre ce rapport.

Et Frédéric Vallétoux [président de la Fédération hospitalière de France (FHF) - NDLR] de dénoncer

“un rapport totalement techno, assez déconnecté de la réalité [...] Les mêmes qui ont demandé il y a quelques années aux hôpitaux d’investir, regardent cela d’un œil critique, en essayant de faire croire que les hôpitaux sont mal gérés”…

Sur un budget total annuel de quelque 70 milliards d’euros, le déficit des hôpitaux ne dépasserait pas les 200 millions, selon les chiffres de la FHF. Aussi, limiter l’accès aux prêts bancaires reviendrait

“à faire revenir la gestion hospitalière à la Roumanie des années 1970 [...]

La conséquence de tout cela serait de fragiliser l’offre de soin aux Français”, prévient Frédéric Vallétoux.

Il y a urgence pour l’hôpital ! C’est en effet le constat alarmant que vient de dresser l’Inspection générale des Finances, laquelle exhorte les établissements de santé à limiter leurs emprunts bancaires de court terme.

L’Hôtel-Dieu de Paris

Il est vrai que la situation est pour le moins préoccupante : la dette des hôpitaux a en effet a triplé en moins de dix ans,  leurs investissements  plombant un peu plus leurs comptes chaque jour.

Le journal « Les Echos » révèle ainsi que l’Inspection générale des finances vient d’indiquer  dans un rapport que l’encours des prêts de moyen et long terme est passé de 9 milliards d’euros en 2003 à plus de 24 milliards en 2011.

Selon l’IGF,  le secteur hospitalier a  été d’autant plus frappé par la crise financière de 2008, compte-tenu de son fort niveau d’endettement. Citant pour exemple le CHU de Caen, lequel a été contraint de retarder des paiements courants, en l’absence  de trésorerie.

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Chine : L’inquiétude monte autour de l’endettement

La dette est supérieure à celle des autres pays émergents.

Attention au dérapage ! Les inquiétudes se font de plus en plus palpables au sujet de l’endettement de l’économie chinoise. En mars, la banque Nomura mettait en garde contre un risque de crise financière. En avril, l’agence de notation Fitch dégradait la note de la dette chinoise en monnaie locale en raison de l’explosion du crédit. Et hier [14 mai 2013], ce sont simultanément deux institutions, CLSA et Moody’s, qui ont tiré la sonnette d’alarme.

Le courtier CLSA, régulièrement optimiste au sujet de la Chine, a en effet présenté, à Pékin, une étude qui fait état d’un risque en nette hausse en matière d’endettement. Son auteur, Francis Cheung, qui dirige la stratégie de CLSA pour la Chine, a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année.

Efficacité remise en cause
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États-Unis : Les pièges qui attendent la Fed quand les taux remonteront

Par Nouriel Roubini

Il est peut-être trop tôt pour dire si de nombreux actifs risqués ont atteint des niveaux de bulle, et si les niveaux d’endettement et de prise de risque sur les marchés financiers sont devenus excessifs. Néanmoins, il est probable que des bulles du crédit et des actifs / actions se forment dans les deux ans à venir, en raison de la politique monétaire américaine accommodante.

La faiblesse persistante de l’économie américaine – où le désendettement des secteurs public et privé se poursuit – a conduit à un chômage obstinément élevé et une croissance inférieure à la normale. Les effets de l’austérité budgétaire – une forte hausse des impôts et une forte baisse des dépenses publiques depuis le début de l’année – minent encore plus les performances économiques.

En effet, des données récentes ont imposé le silence à certains responsables de la Réserve fédérale, qui avaient laissé sous-entendre que la Fed pourrait commencer à sortir du troisième cycle d’assouplissement quantitatif (QE3) qui est actuellement en cours (pour une durée indéterminée). Compte tenu de la faible croissance, du taux de chômage élevé (qui a diminué seulement parce que les travailleurs découragés sont en train de quitter la population active) et d’une inflation largement inférieure à l’objectif de la Fed, ce n’est pas le moment de commencer à contraindre la liquidité.

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Europe : Le Vieux continent se porte bien, merci

Les déclinistes du monde entier répètent à qui veut l’entendre que l’Union européenne est condamnée à cause de sa faiblesse structurelle et de la crise économique. Mais dans bien des domaines, l’UE tient son rang face à des puissances mondiales comme la Chine ou les États-Unis, selon Mark Leonard et Hans Kundnani.

Non. Ces temps-ci, certains parlent de l’Europe comme si peu à peu, elle avait perdu sa raison d’être. Étant donné sa croissance anémique, une crise de l’euro qui s’éternise et la complexité de la prise de décision, il ne fait aucun doute que l’Europe est actuellement une cible facile.

Par ailleurs, face à l’ascension stupéfiante de pays comme le Brésil et la Chine ces dernières années, nombreux sont ceux qui pensent que le Vieux Continent va finir dans les poubelles de l’histoire. Pourtant, les théoriciens du déclin feraient bien de se rappeler quelques données irréductibles.

Non seulement l’Union européenne reste la plus grande économie mondiale, mais elle dispose aussi du second budget de défense mondial derrière les États-Unis, avec plus de 66.000 militaires déployés dans le monde ainsi qu’environ 57.000 diplomates (l’Inde en a plus ou moins 600). Le PIB de l’UE par habitant en termes de pouvoir d’achat demeure presque quatre fois celui de la Chine, trois fois celui du Brésil et presque neuf fois celui de l’Inde. Si c’est ce qu’ils appellent déclin, cela vaut toujours mieux que de vivre dans une puissance montante.
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La dette et les économistes

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

Une erreur de calcul vient d’affaiblir une étude, souvent citée par les austériens, qui concluait que la croissance s’effondre dès que la dette publique dépasse les 90% du PIB. Une telle limite n’a toutefois pas trop de sens car il y a dette publique et dette publique.

On a souvent besoin d’un plus savant que soi, c’est bien connu. Sauf évidemment lorsque le professeur, distrait comme Tryphon Tournesol, se trompe et c’est ce qui vient d’arriver aux austériens, pour utiliser ce néologisme à la mode fort commode. Récemment encore, politiciens allemands, commissaires bruxellois et soi-disant experts nord-européens justifiaient l’austérité en brandissant un article publié en janvier 2010 par deux professeurs de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, par ailleurs ancien chef économiste du FMI, qui, après avoir collecté et disséqué 3.700 données sur 44 pays, concluaient que la prospérité économique s’effondrait dès que l’endettement public dépassait les 90% du PIB. Entre 1946 et 2009, en effet, la croissance annuelle avait été proche de 3% pour les années et les pays développés où la dette publique relative se trouvait en deçà de cette limite, alors qu’au-delà de celle-ci l’économie stagnait, voire reculait de 0,1% par an, une chute de croissance du même ordre de grandeur étant observée pour les économies émergentes.

Or, ces moyennes étaient erronées puisqu’elles n’englobaient pas les observations pour les cinq premiers – rangés alphabétiquement – des pays étudiés, à la suite sans doute d’une mauvaise définition du champ des cellules dont on voulait prendre la moyenne, une bévue que tout utilisateur d’un tableur type Excel a sans doute commise ou évitée de justesse une, si ce n’est plusieurs fois.

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La déflation salariale menace la France

La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Illustration volontairement un peu décalée du sujet de l’article… (Source : Sénat, janvier 2011 – http://www.senat.fr/rap/r10-227/r10-22781.html – NB : la “VA” est la valeur ajoutée, les “facteurs” sont les facteurs de production.) Cliquer sur le graphique pour l’agrandir

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

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LEAP : La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 avril 2013

Commentaire de dernière minute !

Depuis le bouclage du contenu de ce numéro [...] avant-hier soir, notre équipe observe de près l’inhabituelle coïncidence de l’effondrement de tous les indicateurs : bourses européennes, américaines et asiatiques, matières premières… et même et surtout or. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous étendre sur ce phénomène. Nous l’interprétons de toutes manières dans la droite ligne de tout ce que nous décrivons dans le présent numéro.

Mais là où ce numéro décrit les choses encore assez calmement, comme encore à venir, nous nous demandons si ces prémisses ne sont pas celles de l’effondrement que nous anticipions pour la période de mars à juin 2013. L’austérité occidentale (séquestre américain + cure d’austérité européenne) dont la croissance chinoise finit par se ressentir avec ces mauvais chiffres annoncés aujourd’hui provoque un effondrement du prix des matières premières et des bourses qui entraîne une chute des actifs bancaires, obligeant les banques à liquider en urgence leurs positions pour obtenir des liquidités.

L’or-papier est bradé et se retrouve menant la danse. Le phénomène est d’autant plus remarquable que, si nous étions dans un processus spéculatif normal, les baisses d’un marché profiteraient à un autre. Nous sommes peut-être au début d’un mouvement de panique dans lequel toutes les positions spéculatives sont abandonnées. Si un effondrement du type de celui de 2008 est bien en train de se mettre en place, la question est : d’où viendront les milliers de milliards qui ont rattrapé in-extremis le système financier en 2009 ?

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George Soros : “L’Allemagne a le choix entre les euro-bonds et quitter la zone euro”

C’est par ces mots que le milliardaire George Soros s’est invité dans la campagne électorale allemande lors d’une sévère leçon d’économie à l’adresse de l’Allemagne d’Angela Merkel, la favorite de l’opinion publique. Revue du discours prononcé à Francfort devant un parterre d’acteurs économiques et financiers allemands.

C’est un pavé dans la mare qu’est venu jeter mardi soir le milliardaire George Soros lors d’un discours fleuve au Centre d’études financières de Francfort en Allemagne. Selon lui, le problème de la zone euro vient du manque de leadership de l’Allemagne qui doit choisir, selon lui, entre accepter les euro-bonds et quitter la zone euro.

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Stockton, la plus grande ville américaine en état de faillite

Aux Etats-Unis, Stockton, en Californie, est la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite.

Un homme pousse un chariot chargé de matériaux recyclables, à Stockton, le 27 juin 2012

Lundi 1er avril, un juge fédéral a déclaré recevable la demande de procédure de protection de la ville de 292.000 habitants sous la loi américaine sur les faillites, en vertu du chapitre 9, ce qui lui permet notamment d’être protégée de ses créanciers.

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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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Les pays de l’OCDE presque aussi endettés qu’après la seconde guerre mondiale

Selon un rapport de l’OCDE, l’endettement brut des pays de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut s’approche de son record enregistré peu après la seconde guerre mondiale.

La dette publique dans le monde en 2011 (54.000 milliards de dollars) – En bas à gauche, le PIB dans le monde en 2011 – Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Calculé en tenant compte de la parité de pouvoir d’achat, l’endettement public brut des dix principaux Etats de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut (PIB) s’approche de son record historique (environ 116 % du PIB) observé peu après la fin de la seconde guerre mondiale. C’est l’une des observations de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) dans son rapport annuel, publié mercredi, consacré aux besoins d’emprunt publics de ses pays membre.

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Combien la France a-t-elle sur son compte en banque?

Fin janvier, le Zimbabwe annonçait qu’il n’avait plus que 217 dollars sur son compte. Et la France? Si elle est lourdement endettée, elle a un compte courant bien garni, dont le solde fluctue chaque jour entre quelques centaines de millions et quelques dizaines de milliards d’euros.

Le 30 janvier, le gouvernement zimbabwéen a annoncé qu’il lui restait 217 dollars sur son compteaprès avoir payé les salaires de ses fonctionnaires, si bien que l’Etat va en appeler aux donateurs internationaux pour financer les élections et le référendum constitutionnel prévus à la fin de l’année.

En France, comment fonctionne le compte en banque de l’Etat et quel est son solde ?

Celui-ci est toujours positif mais très variable, allant de quelques centaines de millions d’euros, voire un peu moins, à quelques dizaines de milliards –et paradoxalement, c’est quand la confiance dans le système bancaire se dégrade que le compte est le mieux garni.

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La défense nationale est-elle satisfaisante ?

Yves-Marie Laulan reçoit les généraux Henri Pinard-Legry et Jean-Marie Faugère pour parler de la défense nationale et des problèmes des ressources qui y sont consacrées.

« La France va au Mali parce qu’il est de notre intérêt d’avoir une Afrique sub-saharienne stabilisée et développée. Sinon nous aurons une pression migratoire extrêmement forte compte tenu de la démographie galopante du Mali (6,5) ou du Niger (7,5). Il est de notre intérêt de détruire les éléments d’un islamisme totalitaire, on les appelle terroristes, gangsters, mais c’est un islamisme totalitaire. » – Général Pinard-Legry

« L’un des tests [NDLR : pour s'assurer de la loyauté des bi-nationaux envers la France] serait de constituer des unités à partir de Franco-maliens » - Général Pinard-Legry


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LEAP : Débranchement de l’homme-malade du monde et dernière phase d’impact de la crise systémique globale

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 janvier 2013

Jusqu’à présent le déroulement de la crise a été fidèlement décrit suivant les cinq phases identifiées par notre équipe dès mai 2006 et complétées en février 2009 : déclenchement, accélération, impact, décantation et dislocation géopolitique globale, les deux dernières étapes se développant simultanément. Dans les derniers numéros et notamment [celui de décembre 2012], nous avons abondamment commenté les processus en cours des deux dernières phases, une décantation d’où émerge péniblement le monde d’après sur les décombres de la dislocation géopolitique mondiale.

Mais nous avions sous-estimé la durée de la période de décantation que nous traversons depuis plus de quatre ans, période durant laquelle tous les acteurs de la crise ont œuvré à un but commun, gagner du temps : les Etats-Unis, en faisant tout pour empêcher l’apparition de solutions alternatives au dollar, malgré la situation catastrophique de tous ses fondamentaux systémiques, pour empêcher ses créanciers de les lâcher (décrédibilisation des autres monnaies y compris désormais le Yen, acharnement contre les tentatives de déconnecter le pétrole du dollar, etc…) ; le reste du monde, en mettant en place d’habiles stratégies consistant à la fois à maintenir son assistance vers les Etats-Unis pour éviter un effondrement brutal dont il serait le premier à souffrir, et à bâtir en même temps des solutions alternatives et de découplage.

En conclusion de cette longue période d’apparente « anesthésie » du système, nous estimons nécessaire d’introduire une sixième phase dans notre description de la crise : la dernière phase d’impact qui interviendra en 2013.
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Emploi : les prévisions noires de l’Unedic

Le gestionnaire de l’Assurance chômage anticipe une nette hausse du nombre de demandeurs d’emploi en 2013, ainsi que de son déficit.

Après la satisfaction (pas tout à fait) générale provoquée par le succès des négociations sur l’emploi, vendredi, le retour à la réalité. L’Unedic, qui gère les finances de l’Assurance chômage, a livré ce lundi des prévisions pessimistes pour 2013 : ses finances devraient être au diapason de l’emploi en 2013, c’est-à-dire franchement dans le rouge, en raison de la croissance quasi-nulle à laquelle s’attendent les économistes.

Pour faire ses comptes, en effet, l’Unedic ne s’est pas appuyée sur la prévision du gouvernement, un 0,8% de moins en moins crédible, mais sur le chiffre de 0,1% retenu notamment par l’Insee. Autant dire que l’activité restera stable en 2013, ce qui ne permettra pas de résorber un chômage en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs.

L’institution s’attend donc à 185.500 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi en catégorie A (aucune activité), après 295.000 en 2012. Un ralentissement, donc, mais pas une baisse : le nombre total de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élèverait ainsi à 3.300.000 environ. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés, lui, augmenterait de 180.000 environ, ce qui entraînerait une augmentation de 8% des dépenses de l’Assurance chômage.

Dans le même temps, cette dernière verrait la situation se dégrader côté recettes, en raison des destructions d’emploi, mais aussi de la faible progression de la masse salariale, sur laquelle sont appuyés ses revenus. L’endettement de l’Assurance chômage augmenterait donc de près de 34%, atteignant 18,6 milliards d’euros en fin d’année, un niveau record.

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La fin de la croissance

L’idée attaque une prémisse au coeur de notre pensée économique. Certains prêtres de cette pensée osent pourtant l’envisager très sérieusement.

On pourrait mettre toute cette histoire sur le compte de la déprime collective qui frappe les économies développées depuis leur spectaculaire dégringolade que l’on sait. Y voir des idées noires qui seront rapidement dissipées aussitôt qu’une vraie reprise se fera enfin sentir. Mais les arguments mis de l’avant et leurs conséquences sur notre future qualité de vie sont suffisamment sérieux pour qu’on y prête attention.

Ce que nous disent ces économistes et ces historiens, c’est que ceux qui attendent que le Congrès américain trouve une façon de passer son mur budgétaire ou que la crise de la zone euro soit réglée pour que les pays développés retrouvent enfin le rythme de croissance économique qu’ils ont connu depuis presque un siècle risquent d’être déçus.

L’un des derniers en date à se pencher sérieusement sur cette question de « la fin de la croissance » est Robert Gordon. Dans un article remarqué publié à la fin de l’été sous l’égide du National Bureau of Economic Research américain, l’économiste de l’Université Northwestern commence par rappeler qu’il avait fallu cinq siècles pour que le niveau de vie double, dans les pays occidentaux les plus avancés, des années 1300 et 1800. Ce rythme a commencé ensuite à s’accélérer, ce niveau de vie doublant une nouvelle fois durant le siècle suivant, puis doublant à nouveau en l’espace de seulement 28 ans, entre 1929 et 1957, et doublant encore durant les 31 années qui ont suivi.

Mais cette période faste est terminée, prévient l’expert. Le délai nécessaire pour le prochain doublement sera de nouveau de l’ordre du siècle.

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Zone Euro : Que réserve l’année 2013 ?

par Jaques Sapir

La zone Euro a connu d’intenses bouleversements durant l’année 2012. Les attaques spéculatives se sont multipliées durant une partie de l’année, tandis que les fondamentaux économiques  continuaient de se dégrader.

Et pourtant, un sentiment de soulagement était perceptible chez les dirigeants politiques dès le début du mois de novembre. Le Président Français, M. François Hollande, pouvait affirmer que, selon lui, la crise de l’Euro touchait à sa fin. C’est donc à une situation plus que paradoxale que l’on est confrontée en cette fin d’année 2012. En effet, si les déclarations des uns et des autre se veulent rassurantes, en réalité la zone Euro est actuellement en récession, et devrait le rester en 2013 pour le moins.

Face à la situation désastreuse de la fin du premier semestre 2012, trois changements majeurs ont été annoncés. Le premier fut l’annonce par Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne de défendre « à tout prix » l’Euro. Dans la foulée, la BCE annonçait sa disponibilité à racheter des dettes souveraines des pays en difficultés.

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