En finir avec notre addiction à la consommation

La surconsommation constitue l’un des défis planétaires à relever d’urgence, rappelle Elisabeth Laville, auteur de “Vers une consommation heureuse” (Ed. Allary), fondatrice d’Utopies et de Mescoursespourlaplanete.com et intervenante lors du World Forum Lille (21-24 octobre).

L’un des tabous les plus fragrants de notre société est notre addiction à la (sur)consommation. Car le monde entier, et plus seulement occidental, a aujourd’hui une religion : la consommation. Persuadés qu’elle est la clé de notre bonheur individuel, nous cherchons à consommer toujours plus, quitte à nous endetter jusqu’au bord du précipice.

Persuadés qu’elle est la clé de notre bonheur collectif, nos hommes politiques ne parlent que de relancer ou d’augmenter la croissance et la consommation. Nouveau Dieu des temps modernes, la consommation n’est pas questionnée, sauf par quelques militants radicaux, qui servent de repoussoir au plus grand nombre pour éviter de se poser la question…

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Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Impôts : Ces Français qui ne peuvent plus payer

Entre l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation et la taxe foncière, de plus en plus de Français ne peuvent plus payer à temps. Les demandes d’étalement des paiements ont augmenté de 20% entre 2011 et 2013 et représentent aujourd’hui 1 million de foyers fiscaux. Enquête au cœur de ces familles qui parfois s’endettent pour pouvoir payer et se demandent quel usage est fait de leurs impôts.

“Coup sur coup Jean-Bernard, ouvrier, a vu son impôt franchir de sérieux paliers. Non imposable il y a deux ans, il est imposé pour la première fois en 2013. Et cette année nouvelle surprise, à salaire égal, le montant a presque doublé.”

Envoyé spécial 09/10/2014

Stiglitz dresse l’état des lieux de la macroéconomie

Dans le discours qu’il a récemment prononcé lors de la conférence tenue en l’honneur du Français Jean-Paul Fitoussi, Joseph Stiglitz (2014) débute par un constat sévère: qu’il s’agisse de la science ou de son objet, la macroéconomie ne se porte pas très bien.

Pourtant, en avril 2006, Anne Krueger, la directrice générale déléguée du FMI, affirmait que « l’économie mondiale a rarement été dans une meilleure forme ». De son côté, lorsqu’Olivier Blanchard (2008) se pencha sur « l’état de la macro » alors même que le marché du crédit subprime connaissait de fortes turbulences, il le jugea bon. Puis les pays avancés basculèrent dans la plus sévère crise économique depuis la Grande Dépression des années trente.

Non seulement les modèles standards n’ont pas prédit la Grande Récession, mais ils suggéraient tout simplement qu’un tel événement ne pouvait survenir. Dans le type d’économies dépeint par les modèles standards, les bulles n’existent pas ; l’approfondissement des marchés financiers est censée avoir dissolu les risques.

Pourtant, ces deux derniers siècles ont été marqués par une volatilité récurrente des prix d’actifs et du crédit. Même après que la bulle immobilière ait éclaté, les modèles standards n’ont pas prédit l’ensemble de ses répercussions. Ils n’ont pas plus prédit l’occurrence de la crise de la zone euro ou ses conséquences. Ils n’ont pas pu fournir de bons conseils aux autorités monétaires pour agir efficacement face à la déstabilisation des marchés financiers et à la détérioration de l’activité.
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“La ‘combinaison toxique’ d’une dette record et du ralentissement de la croissance est en train de mettre l’économie mondiale sur la voie d’une nouvelle crise”

La «combinaison toxique» d’un montant record de dette et du ralentissement de la croissance signifie que l’économie mondiale se dirige vers une autre crise, affirme le 16ème Genova report, un rapport annuel écrit par un panel d’économistes pour le compte du Centre international d’études monétaires et bancaires, et qui est publié ce lundi.

Les auteurs, parmi lesquels on trouve trois ex-patrons de banque centrale, expliquent que les taux d’intérêt devront rester faibles à l’échelle mondiale pendant « très très longtemps », pour permettre aux différents agents économiques de continuer à payer leurs intérêts et éviter une nouvelle crise grave. L’avertissement intervient alors qu’aux États-Unis, la patronne de la Fed, Janet Yellen, vient d’annoncer une remontée progressive des taux d’intérêt.

Le rapport indique que l’endettement global, privé et public confondu, est passé de 160% du PIB en 2001 à près de 200% en 2009 et de 215% en 2013 :

Contrairement à ce que l’on croit généralement, le monde n’a toujours pas commencé à se désendetter et le ratio de la dette mondiale comparée au PIB continue d’augmenter, brisant en permanence de nouveaux records ».

Luigi Buttiglione, l’un des co-auteurs, a exprimé ses inquiétudes au Financial Times :

Dans ma carrière, j’ai vu tant de soi-disant «miracles économiques» -l’Italie dans les années 1960, le Japon, les tigres asiatiques, l’Irlande, l’Espagne et maintenant peut-être la Chine – et tous se sont achevés sur une montagne de dettes. »

Selon Buttiglione, le schéma est toujours le même : la croissance de ces économies les incite à emprunter, ce qui maintient leur croissance alors que les facteurs sous-jacents qui en avaient été à l’origine au départ ont épuisé leurs effets.
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États-Unis: des anciens d’Occupy Wall Street rachètent près de 4 millions de dollars de dette étudiante

Près de 3.000 Américains qui traînaient depuis des années le poids de leur dette étudiante ont eu la récente surprise de voir leur créance rachetée par des anciens d’Occupy Wall Street.

Le collectif “Strike Debt” a ainsi annoncé mercredi avoir remboursé l’équivalent de près de 4 millions de dollars de dette étudiante contractée par 2.761 personnes à travers les Etats-Unis auprès de l’université Everest College.

Le groupe, composé d’économistes militants, n’en est pas à son coup d’essai: en novembre 2013, il annonçait avoir racheté l’équivalent de 13,5 millions de dollars de dettes médicales contractées par plusieurs centaines de personnes auprès d’hôpitaux ou de cabinets médicaux.

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Pourquoi le FMI craint-il une bulle immobilière en France ?

Une semaine après que le Fond monétaire international (FMI) ait tiré la sonnette d’alarme concernant, notamment, les marchés immobiliers anglais et français, deux études viennent nous éclairer sur les raisons qui poussent l’institution à y redouter une bulle immobilière.

Les prix y sont absolument ahurissant

À croire l’étude européenne (mais aussi russe et israélienne) Property Index, tout juste publiée par le sérieux cabinet Deloitte, le Royaume-Uni et la France sont les pays les plus inabordables d’Europe, sur le plan immobilier.

Pour preuve : comptez 10 000€ le mètre carré pour un appartement dans le centre de Londres et 8 140€/m2 à Paris. C’est ce qui atteste, pour certains spécialistes, de l’existence d’une bulle immobilière.

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Le Dessous des cartes : Japon, monde flottant

Trois ans après le tsunami, comment va le Japon ? Quels défis doit relever cet État insulaire ? Le Dessous des cartes revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et étudie les fragilités de la troisième puissance économique mondiale.

Le Dessous des cartes (Arte France 2013)

Irlande : Un “succès” de l’austérité que la population paye cash

L’Irlande est le premier pays de la zone euro à être sorti du plan d’aide de la troïka. Le 7 janvier, le pays revient sur les marchés financiers et emprunte à bas prix. La reprise est là: le taux de chômage est en décembre 2013 à 12,1% pour 14,7% un an auparavant. Le ministère des Finances se félicite du taux de croissance de l’économie (2% attendu en 2014). L’Europe se réjouit de ce succès. Mais est-ce vraiment un succès ?

En Irlande, les habitants ont vu leur vie et leur avenir complètement ravagés par l’austérité. Et malgré le retour de l’Irlande sur les marchés, eux ne voient pas leur vie s’améliorer.

Comment l’Irlande en est-elle arrivée là ?

Dans les années 90 et 2000, l’Irlande était une nation prospère, essentiellement portée par le secteur de la construction. Des chantiers fleurissaient un peu partout. Et les Irlandais étaient nombreux à emprunter, parfois plusieurs fois. Les banques suivaient. Les prix de l’immobilier atteignaient des sommets. Mais en 2007-2008, la bulle immobilière explose. Les prix chutent et emportent avec eux les banques, achevées par la crise financière mondiale.

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“Simplicité et justice” : paroles de chrétiens sur l’écologie

Le groupe Écologie, paroles de chrétiens du diocèse de Nantes a été chargé de conduire une réflexion sur les défis posés par la crise écologique mondiale. Sa méthode de travail, correspondant à une démarche du type « voir, juger, agir », a privilégié les apports de chacun des membres en fonction de leurs compétences, pour analyser la situation présente, mieux comprendre les défis auxquels nous sommes confrontés, essayer de les éclairer à la lumière de la pensée contemporaine et de la tradition chrétienne, et proposer quelques pistes d’action. Le groupe était composé d’une dizaine de personnes appartenant à différentes disciplines (scientifiques, économiques, juridiques, philosophiques, théologiques).

Sur la thématique de la crise écologique, de nombreux ouvrages existent, et nous n’avons nullement l’ambition de nous substituer aux experts nombreux qui s’expriment sur la question. Nous renvoyons d’ailleurs le lecteur aux nombreux essais, livres et textes de référence cités en fin de publication. L’originalité de notre démarche se situe ailleurs.

D’une part, le travail inter-disciplinaire nous a permis un croisement de compétences et de regards, avec la forte volonté pédagogique de proposer une synthèse accessible à tous. D’autre part, des voix chrétiennes réfléchissent et s’expriment sur le sujet, mais il existe peu d’ouvrages de synthèse en langue française, notamment sur les prises de parole du Magistère catholique. Elles sont assez peu connues du grand public, et même de bon nombre de catholiques. Certaines parties de notre travail, notamment en matière éthique, sont donc assez originales.

Dans la structure de l’ouvrage, nous avons refusé une présentation thématique à base disciplinaire, pour privilégier ce regard synthétique et croisé. L’ouvrage se présente en 3 chapitres : Approches de la pensée écologique, Repenser aujourd’hui notre société, Vivre autrement.

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États-Unis : Pom pom girls, dollars, bizutages, la face cachée des campus américains (Docu)

Bâtiments grandioses, équipements dernier cri, pom-pom girls vitaminées, les facultés américaines fascinent et vendent une image de perfection académique, à prix d’or.Aux États-Unis, une année universitaire peut coûter jusqu’à 50 000 euros.

Un rêve auquel accèdent 8 000 Français chaque année. Comment certains jeunes parviennent-ils à se faire recruter et payer intégralement leurs études Outre-Atlantique ? Quelle réalité vont-ils découvrir dans ces universités ?

Aux États-Unis, pour financer ses études, un adolescent sur trois s’endette.Sous pression, les étudiants n’ont pas droit à l’erreur :pour tenir et augmenter leurs performances intellectuelles,ils sont de plus en plus nombreux à se procurer sous le manteau des « study aids », des produits dopants. Fausses ordonnances, deals organisés sur internet : le trafic de ces drogues spécialement dédiées aux campus prend aujourd’hui une ampleur inquiétante.Pour rembourser leur prêt,certaines jeunes filles ont recours à des pratiques très proches de la prostitution.Elles financent tout ou partie de leurs études en fréquentant des hommes riches et plus âgés, des « sugar daddies ».

Réalis par Julie Martin (Enquête exclusive – 2014)

L’Autriche minée par ses banques

La crise non réglée de la banque en faillite Hypo Alpe Adria et les évènements ukrainiens pèsent sur le secteur bancaire autrichien qui représente près de trois fois le PIB du pays.

Le siège de Hypo Alpe Adria, à Klagenfurt am Wörthersee, en Autriche

L’Autriche tremble. Le secteur bancaire de la république alpine, qui pèse près de 3 fois son PIB, semble en effet vaciller. Le premier domino du château de cartes viennois, c’est la banque Hypo Alpe Adria (HAA) qui occupe ces derniers jours la une des médias autrichiens et l’emploi du temps des politiques locaux.

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La Grèce au bord d’une crise des «subprime»

Deux millions de prêts ne sont plus remboursés, dont 300.000 crédits immobiliers.

Selon les chiffres ­annoncés par le gouvernement grec, à la veille du retour de la troïka dans le pays, la Grèce serait en pleine rémission. Le pays pourrait même afficher un excédent budgétaire pour 2014, de plus d’un milliard d’euros. Pourtant, au quotidien, l’économie grecque révèle encore une puissante léthargie.

Après les sonnettes d’alarme ­tirées par nombre d’associations créées pour les surendettés, ce sont les banques qui prennent le relais.

Dans un rapport publié dans la presse grecque, elles affirment que plus de 2 millions de prêts sont actuellement non remboursés. Il y aurait ainsi 800.000 prêts à la consommation, 900.000 cartes de crédit, 100.000 prêts à des PME et 300.000 prêts immobiliers, dont les échéances ne sont pas couvertes depuis au moins trois mois.

Les causes sont les mêmes: une récession qui sévit depuis plus de six ans d’affilée, un taux de chômage qui touche 28% de la population et une consommation en berne. «C’est une descente aux ­enfers qu’il est difficile de freiner, même si le gouvernement annonce à grands renforts une sortie de ­crise», explique Takis Brastos, économiste. «Au-delà des chiffres, la réalité des Grecs se traduit par la souffrance dans le silence, sous des sourires ou des semblants d’insouciance, quand ils restent des heures aux terrasses de café pour tuer le temps. Sauf que demain, ils n’auront peut-être plus de toit», ajoute-t-il.

Un test pour les banques
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Deutsche Bank transfère 100 milliards de dollars hors des Etats-Unis pour obéir à la Fed

La banque allemande aurait décidé de réduire le bilan de ses opérations outre-Atlantique pour répondre aux nouvelles exigences de la Réserve fédérale américaine avec les banques étrangères.

Pendant que Bruxelles temporise, la Deutsche Bank a décidé d’agir. Face à la décision de la Fed de mettre en place des règles plus strictes pour les banques étrangères, l’établissement allemand a décidé de réduire le bilan de ses opérations aux Etats-Unis d’une centaine de milliards de dollars, écrit le Financial Times.

Le montant total des opérations de la banque aux Etats-Unis serait ainsi ramené à 300 milliards de dollars alors que certaines d’entre elles seraient relocalisées en Europe ou en Asie.

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Chine : la dette des collectivités locales n’en finit pas de s’alourdir

Préoccupation constante des autorités de Pékin, l’endettement des collectivités locales chinoises n’en finit pas d’augmenter. Il a grimpé de 67 % depuis 2010, illustrant la difficulté pour la Chine de se défaire d’une croissance dopée à l’investissement, lui-même financé par un endettement débridé au niveau des gouvernements locaux.

Les nouveaux dirigeants chinois avaient commandé en juillet 2013 un audit qualifié d’« urgent », envoyant plus de 50 000 fonctionnaires dans les régions pour éplucher la comptabilité de 62 000 administrations.

Les conclusions, rendues publiques lundi 30 décembre 2013, font apparaître 17 890 milliards de yuans (2 100 milliards d’euros) de dette au niveau des provinces, communes, préfectures et cantons, soit 33,2 % du produit intérieur brut (PIB), dont 10 890 milliards de yuans d’emprunts directs et 7 000 milliards de dette contingente (engagements non encore réalisés), sur laquelle l’administration a une forme de responsabilité en cas de défaut. En y ajoutant la dette du gouvernement central, l’État chinois devait 30 300 milliards de yuans à la fin juin 2013, soit l’équivalent de 56,2 % du PIB de la deuxième économie mondiale.
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Suisse : Quand petit crédit rime avec gros ennuis

Pourquoi attendre pour s’offrir le dernier modèle d’écran plat ou les vacances de ses rêves? Achetez maintenant, payez plus tard! C’est le message racoleur matraqué par les organismes de crédit à la consommation et par les magasins avec leurs cartes de paiement.

Il faut dire qu’avec un taux d’intérêt autorisé jusqu’à 15%, pour eux c’est profit garanti! Pour les emprunteurs en revanche, la réalité est moins rose.

Aujourd’hui, on peut s’endetter en quelques clics de souris sur internet. Mais le désendettement, lui, prend souvent des années.

A bon entendeur, présenté par Manuelle Pernoud (RTS 17/12/2013)

L’attente millénariste de la croissance

La France souffre d’une attente millénariste : elle espère le retour de la croissance. Le discrédit de la parole politique et le pessimisme français se enforceront tant que les promesses des responsables politiques reposeront sur cette mythologie. C’est pourtant un présupposé qui n’a plus de fondement : il est illusoire d’attendre d’un retour de la croissance la résolution de nos équations budgétaires.

Or en s’obstinant à croire qu’on ne pourra répondre au malaise social tant que la croissance n’aura pas retrouvé un bon niveau, on s’enferme dans une impuissance fatale. On prend pour une période temporaire ce qui est en réalité la donnée structurante à partir de laquelle notre stratégie doit se réorganiser.

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Portugal : Un pays qui va à vau-l’eau

Par Sejo Vieira

Actuellement, des 5.800.000 actifs, presque 3 millions sont des précaires ou travaillent irrégulièrement pour des salaires qui peuvent descendre à 2 euros de l’heure. Des 900.000 chômeurs, 750.000 ne reçoivent aucune allocation de chômage. On répertorie plus de 3 millions de personnes dont les revenus se situent entre 7 euros et 15 euros par jour.

La corruption du monde avant le déluge, par Cornelis Cornelisz van Haarlem

Depuis fort longtemps, les alertes et les critiques prédisaient la mort de la nation. La stagnation de l’économie portugaise commença longtemps avant l’éclatement de la crise actuelle. Ayant été un des pays où la CEE injecta plus d’argent per capita, le Portugal est celui qui profita le moins de cette manne. Pendant les vingt-six années d’« aides » reçues afin de le préparer et adapter aux exigences de la communauté européenne, les fonds furent entièrement dilapidés au fur et mesure qu’ils entraient dans les coffres de l’État. Ils servirent, essentiellement à créer une classe de parasites qui firent main basse, en toute impunité, sur des sommes colossales.

Les fonds structurels d’aide au développement eurent comme contrepartie l’endettement des gouvernements portugais auprès des banques du centre de l’Europe (Allemagne, Benelux et Autriche). En effet, le financement des fameux projets, élaborés par Bruxelles obligeait le Portugal à participer avec des fonds propres (entre 15 et 25% de la totalité) obtenus, évidemment, à des taux usuraires. Une manière très astucieuse d’amener le pays à s’endetter auprès des banques. À peu près 121 milliards d’euros (41% de la dette actuelle portugaise) proviennent de ces emprunts.

Avec un des PIB le plus bas de l’Europe et une dette souveraine très préoccupante, la crise mondiale ne pouvait qu’aggraver la situation économique et sociale du Portugal.

Faute d’élites compétentes et honnêtes, tout le long de ces années de « démocratie », les Portugais ne purent forger les armes nécessaires pour affronter, efficacement, les économies avancées de l’Europe. Et, du fait de son entrée dans l’Union Européenne, en 1986, le Portugal dut abandonner un grand nombre de secteurs productifs essentiels, modestes mais capables néanmoins de relancer sa capacité exportatrice et d’assurer à son peuple un minimum d’autosuffisance. Presque tout l’essentiel à la survie de ses populations est, depuis lors, importé des autres membres de l’Union Européenne.

Après le coup d’État du 25 Avril, la fameuse « révolution des œillets », les politiciens « démocrates » se limitèrent à remplacer une aberration politique par une autre aberration politique. Au lieu du parti unique du salazarisme, les portugais découvrirent le « bloc central unique », l’alternance entre deux forces politiques, les socialiste du PS, d’un côté et les néolibéraux du PSD et son allié le CDS (droite traditionnelle), de l’autre. Ce front composé par des politiciens opportunistes, incompétents et corrompus montra, au fil des années, un inconcevable mépris envers le peuple. Ce sont les appareils de ces partis, un dangereux conglomérat de gens prêts aux pires combines, à l’escroquerie et au vol des richesses nationales qui conduisirent le pays à la banqueroute.

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