SDF : 1/4 des personnes sans domicile travaillent

En France, un quart des adultes francophones sans domicile (24%) travaillent, indique l’Insee dans une étude publiée mardi 8 avril. Ils occupent souvent des emplois “très précaires”.

Au total, près des deux tiers (63%) des SDF sont considérés comme actifs, avec 39% au chômage ou en recherche d’emploi selon l’enquête menée auprès des utilisateurs francophones des services d’hébergement et de distribution de repas, en janvier et février 2012, par l’Insee et l’Ined.

Parmi les SDF en emploi, des disparités existent entre Français et étrangers, ces derniers occupant “un peu plus souvent un emploi régulier ou un ‘petit boulot’ (27%) que les Français (22%)”. Seules 39% de ces personnes en emploi ont un CDI, 24% bénéficiant d’un CDD, 15% d’un travail temporaire et 22% travaillant sans aucun contrat.

L’enquête note également que “le taux d’emploi des personnes sans domicile est d’autant plus élevé que leurs conditions d’hébergement sont stables”.

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Grèce : Diplômes accélérés pour étudiants acceptant l’austérité

La troïka composée de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International envisage de donner la possibilité d’obtenir leur diplôme en seulement un an pour les étudiants grecs motivés qui accepteront de s’engager pour les réformes de marché et l’amélioration de la compétitivité de la Grèce, rapporte le journal grec Eleutherotypia.

Des membres du gouvernement grec ont indiqué que la troïka a établi un lien entre le rythme hésitant avec lequel les réformes sont adoptées, et le manque d’étudiants « politiquement fiables » qui acceptent la nécessité de l’austérité en Grèce et l’adoption des réformes y relatives.

La troïka explique que  la nouvelle ère exige un nouveau type d’étudiants « politiquement fiables », qui pourraient suivre un cursus universitaire raccourci pour éviter qu’ils ne se radicalisent.

Les étudiants intéressés par cette formule devront signer une lettre d’engagement personnel, qui leur ouvrira la voie à ce cursus accéléré. « Créer un cadre pour que des diplômés soient équipés avec un outillage politique et économique adéquat serait très utile pour les investisseurs intéressés par le programme de privatisations du pays », a déclaré un membre du gouvernement.

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Espagne : On achève bien les chômeurs

Salarié payé en freelance, travail gratuit, période d’essai non rémunérée… En Espagne, les employeurs profitent allègrement de la désespérance des chômeurs. Florilège de ces annonces, de plus en plus nombreuses, qui prêteraient à sourire, si ce n’était à pleurer.

Entretien d’embauche au siège d’une maison d’édition allemande à Madrid:

Nous cherchons un journaliste pour se charger de la rédaction d’un magazine destiné aux enfants. Le salaire est de 1.200 euros bruts par mois. Vous devez être freelance, c’est à dire à votre compte. Les horaires seront de 9 à 17 heures du lundi au jeudi, et les vendredi de 9 h à 14 h. Ceci dit, les jours de bouclage, il faudra évidemment rester plus tard bien « …

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Chômage : Les mauvaises raisons de la baisse

Le taux de chômage a légèrement baissé au dernier trimestre 2013, d’après l’Insee. Hélas ce n’est pas lié à une dynamique retrouvée de l’emploi mais surtout à la baisse du taux d’activité, c’est-à-dire la part des 15-64 ans qui occupe ou recherche un emploi.

L’Insee vient de publier les résultats de l’enquête emploi menée auprès des ménages au quatrième trimestre 2013. Cette enquête fait notamment apparaître une baisse de 0,1 point du taux de chômage officiel au cours de ce trimestre qui passe ainsi de 10,3 à 10,2 % en France (dont les DOM). Alors que le nombre des inscrits à Pôle emploi avait, lui, continué à croître à la fin de l’année dernière.

Au final, François Hollande aurait donc bien réussi son pari d’inverser la courbe du chômage en 2013. Certes, mais c’est surtout pour de mauvaises raisons : le recul du taux d’activité des Français.

Cela fait longtemps déjà que les écarts notables entre les résultats de l’enquête emploi d’une part et les inscriptions à Pôle emploi d’autre part posent problème et suscitent des débats.

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La France veut devenir un pays de robots

L’Etat participe au financement d’un nouveau fonds d’investissement destiné à doper la filière robotique française…

«Le robot n’est pas l’ennemi de l’emploi, il en est le fournisseur. Il ne faut pas en avoir peur.» Arnaud Montebourg croit à la réindustrialisation de la France par la robotique de services. C’est-à-dire par la construction de drones, de voitures autonomes, de robots de surveillance, de nettoyage, de sécurité domestique ou encore d’intervention chirurgicale.

Et pour le prouver, le ministre vient d’annoncer la contribution de l’Etat dans un nouveau fonds d’investissement, baptisé Robolution Capital. «Notre participation dans ce secteur à travers la Banque publique d’investissement (BPI), le bras armé du redressement productif en France, est l’une des plus importantes que nous ayons réalisée», explique Arnaud Montebourg.

Doté de 80 millions d’euros et également abondé par de grandes entreprises comme Orange, EDF ou Thales, Robolution Capital va permettre de financer la création et le développement de PME spécialisées dans la robotique de services. La France en compte déjà plusieurs – de nombreuses start-up mais également de grosses PME, comme le Groupe Gorgé, qui emploie 1.300 personnes.

Un marché de 200 milliards d’euros en 2024
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Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
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La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef

L’offre est alléchante. En échange de nouvelles exonérations et autres petites gâteries accordées aux patrons, le Medef promet de créer 1 million d’emplois nets en 5 ans. Le pactole !

Pour inciter les entreprises françaises à créer 1 million d’emplois nets, le gouvernement social-démocrate devra consentir quelques efforts. En matière de cadeaux au patronat, il n’en est plus à ça près, nous direz-vous.

Les recettes pour remporter le jackpot sont prévisibles : baisse des charges (qui dans la terminologie du Medef signifie cotisations sociales), simplifications administratives, flexibilité, le tout adossé à quelques dizaines de milliards d’économies budgétaires. Une paille !

Pour un million d’emplois nets, le jeu en vaut vraiment la chandelle, même si le perfide Bayrou se plaît à rappeler que 3,3 millions de chômeurs de catégorie A, moins un million d’emplois créés = 2,3 millions de demandeurs restants. La logique arithmétique est implacable !

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Bosnie : Violentes manifestations contre la crise

Pour la troisième journée consécutive, des manifestations d’une ampleur sans précédent secouent la Bosnie-Herzégovine. Les protestataires, qui ont saccagé les sièges des administrations régionales des villes de Tuzla et Sarajevo, dénoncent, dans plusieurs villes, la pauvreté et le chômage.

Dans le pays, le salaire mensuel moyen est de 420 euros, et près d’un habitant sur cinq vit dans la pauvreté, selon des statistiques officielles.

États-Unis : 20 ans de libre-échange, près d’un million d’emplois détruits

A l’occasion des 20 ans de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais), ce texte revient sur ses conséquences sociales. Autant de leçons à tirer au moment où se négocie un accord similaire de libre-échange transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis.

Pour Clive George, senior economist de l’Université de Manchester, la méthode la plus fiable pour prévoir les conséquences probables de négociations commerciales consiste à considérer les précédentes expériences d’accords commerciaux [1].

Signé il y a vingt ans (le 1er janvier 1994), l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais) entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, comporte de nombreuses similitudes avec le projet d’accord transatlantique. Mais la comparaison n’est pas flatteuse, si l’on considère les conséquences catastrophiques de cet accord sur les droits sociaux…

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Le CDI en voie de disparition

Une nouvelle étude publiée par le service rattaché au ministère du Travail, la Dares, révèle que le taux des recrutements en Contrat à durée déterminée CDD, a augmenté de 3 points en 2012 tandis que le taux des CDI, Contrat à durée indéterminée recule.

La « CDDisation » prend de l’ampleur

Les résultats de la Dares démontrent que presque toutes les entreprises ne recrutent plus en CDI. Par contre, le taux des CDD a atteint le record avec 81,2% des nouvelles embauches en 2012 comparativement à 2011 ; ce qui traduit une hausse de 3 points.

A part les entreprises de 50 salariés ou plus, de la construction qui n’ont que 39,8% de taux de recrutements en CDD, tous les autres secteurs d’activités sont concernés. Le tertiaire englobe à lui seul 83% des embauches en CDD avec un repli considérable des CDI, la construction 61,6%, et l’industrie 68,5%.

Tous sont concernés

D’après la Dares, le problème de la “CDDisation” ne se limite pas qu’aux jeunes.

En 2012, chez les moins de 30 ans, le taux d’embauche en CDD, avait grimpé à 82,6% mais aussi chez les plus de 50 ans, ce taux était passé à 84,6%. Les femmes sont aussi plus touchées par le CDD plus que les hommes, 85 contre 76,6%.

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Pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France

En période de recul du pouvoir d’achat et de baisse de leur fréquentation, pourquoi ces temples de la consommation se multiplient-ils, malgré tout ? Quels profits en retirent leurs promoteurs ? Quels intérêts y trouvent les élus ? Enquête sur une nouvelle bulle spéculative.

Plus de 50 centres commerciaux sont actuellement en construction en France ! Le pays en compte déjà pourtant plus de 740. Et leur fréquentation est en baisse depuis 2008, tout comme leur chiffre d’affaires [1]. Qu’importe !

Il en pousse partout de nouveaux: Aéroville, l’Atoll, Europa City, So Ouest, My Place, Rives de l’Orne, Confluence… Les centres commerciaux ne connaissent pas la crise. La France est le pays d’Europe de l’Ouest où s’ouvrent le plus de ces mini-villes faites d’escalators et de galeries marchandes.

En région parisienne, des centaines de milliers de mètres carrés de surfaces commerciales sont sorties de terre en quelques années. S’y ajoutent une vingtaine de rénovations ou d’extensions en cours sur tout le territoire [2]. Le rythme de création des implantations commerciales ne cesse de s’accélérer depuis dix ans.

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L’ordinatisation va faire disparaître le travail et l’emploi

Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, explique comment «l’ordinatisation» des métiers va tuer – et tue déjà – l’emploi à petit feu.

Selon une étude réalisée par deux chercheurs de Harvard, 47% des emplois pourront être confiés à des ordinateurs d’ici 20 ans. Pis, il faudra trouver des moyens de «s’occuper», de passer le temps. Il y a quelques mois, David Graeber, cet anthropologue américain avait écrit une tribune sur des métiers «inutiles»

En 1930 déjà, l’économiste anglais John Maynard Keynes prédisait – dans une fiction – qu’un siècle plus tard, on pourrait se contenter de travailler 15 heures par semaine, et que le principal problème résiderait dans la répartition du travail. Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, partage ce point de vue. Il explique comment les humains perdent peu à peu le monopole du travail, et pourquoi ce phénomène va s’accentuer.

Que peut-on dire de ce chiffre? 47% des emplois peuvent-ils vraiment être remplacés par des ordinateurs en seulement 20 ans?

Paul Jorion – Disons que la manière dont il a été obtenu – essentiellement à partir de préjugés – est assez discutable. Mais en lui-même, il est exact… Il pourrait même être encore plus élevé, dans la mesure où les métiers concernés par cette mutation ne sont pas uniquement les métiers manuels, mais aussi les métiers dits «intelligents».

Mais l’homme a naturellement tendance à mettre son intelligence au dessus de tout, et aime à penser qu’il est irremplaçable! L’ordinatisation des métiers va à la fois toucher les métiers «simples» et «complexes», ce sont les métiers qui allient travail manuel et réflexion qui seront plus difficilement remplaçables.

Aujourd’hui, où en sommes-nous de cette «ordinatisation»?

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Les 5 risques économiques mondiaux de 2014

L’équipe recherche économique de la banque Natixis identifie 5 risques majeurs pour 2014.

- Une croissance nettement inférieure aux attentes en France et en Italie;

- le retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro avec la dynamique divergente des taux d’endettement publics dans plusieurs pays;

- s’il y a retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, la contagion de cette crise sur les marchés des pays émergents, d’autant plus que beaucoup de pays émergents ont une fragilité accrue (déficits extérieurs, croissance plus faible, perception du risque plus forte);

- la rechute de l’économie japonaise si la hausse de 3 points de la TVA le 1er avril 2014 est prélevée sur la consommation et non sur l’épargne et si les salaires n’augmentent pas plus vite;

- une pentification forte des courbes des taux d’intérêt due à la politique monétaire plus restrictive aux États-Unis, même si la Réserve Fédérale veut essayer de l’empêcher.

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Italie : La pauvreté à des niveaux records

La pauvreté n’a jamais été aussi répandue en Italie depuis au moins 1997, montre un rapport sur la cohésion sociale publié lundi par l’institut de la statistique, Istat. Selon ces données, la pauvreté, définie pour une famille avec deux enfants par des revenus mensuels égaux ou inférieurs à 991 euros, concernait 12,7% des familles italiennes en 2012. Un tel niveau n’avait jamais été atteint depuis la création de cet indice en 1997.

Le nord comme le sud de l’Italie sont concernés par cette aggravation, liée à la crise économique entraînant une hausse du chômage et une baisse des revenus. De 2011 à 2012, le taux de pauvreté est passé de 4,9% à 6,2% dans le nord et de 23,3% à 26,2% dans le sud.

Ce rapport peint un tableau particulièrement sombre de la situation économique et sociale de l’Italie, frappée par sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale.

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Plus d’un million d’Américains perdent leur allocation chômage

Depuis [le] samedi 28 décembre, 1,3 million d’Américains ont perdu leurs allocations chômage. Le Congrès a refusé d’approuver le renouvellement de cette prestation avant de s’ajourner pour les fêtes de fin d’année. Pour beaucoup de familles, cette interruption des indemnisations est une catastrophe.

MARCHÉ DU TRAVAIL
– REPRISE

Sur les quelque 4 millions de chômeurs américains, 1,3 million cesseront de recevoir une indemnisation du gouvernement fédéral d’un peu plus de 1.000 dollars par mois. Les personnes touchées  sont celles qui sont sans emploi depuis plus de 73 semaines, la durée maximum pendant laquelle ils ont droit à une allocation chômage.

Catastrophe
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C’est l’heure du verdict pour l’inversion de la courbe du chômage (Màj)

Addendum : Hausse du chômage de 0,5% en novembre, +5,6% sur un an

En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), DOM compris, a augmenté de 17.500 personnes, pour s’établir à 3.555.200 (dont 3.293.000 en métropole), selon les chiffres publiés, jeudi 26 décembre, par Pôle emploi et la Dares (service statistique du ministère du travail). Cette progression efface quasiment la baisse enregistrée au mois d’octobre (– 19 900).

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Musique : La chanson du revenu de base

Sur l’air de la mauvaise réputation (Georges Brassens), voici une modeste contribution artistico-clownesque au service de l’émancipation humaine. Paroles de la chanson du groupeRevenudeBaseFR.

Dans cette société sans emploi
Pas de revenu à la fin du mois
Au chômage ou au RSA
On nous parle d’assistanat

Il n’y a pourtant plus d’emploi pour tout le monde
Faudrait un revenu pour rester dans la ronde

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Cinéma : « Sacrée Croissance ! »

Dans ce film, Marie-Monique Robin posera la question du dogme de la croissance illimitée, que ce soit dans le domaine de la production alimentaire, de l’énergie, de la richesse…

Quelles alternatives à la croissance ? C’était aussi le sujet du forum de la décroissance à Venise en septembre dernier, dont les échos ne semblent pas (encore !) troubler les croassements incessants de notre personnel politico-économique.

Traité transatlantique : Les multinationales à la manoeuvre

Susan George, présidente d’honneur d’Attac, était à l’Université d’été de l’association à Nîmes fin juillet 2013. Elle explique comment les multinationales se mobilisent pour imposer un traité transatlantique sur mesure pour leurs intérêts.

Christophe Guilluy : “La bipolarisation droite-gauche n’existe plus en milieu populaire”

Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec le géographe et sociologue Christophe Guilluy, publié le 19 juillet 2013 dans le quotidien Le Figaro. Christophe Guilluy est l’auteur d’un essai intitulé Fractures françaises (Bourin, 2010) qui a suscité de nombreux commentaires lors de sa publication. Cet essai, devenu introuvable, sera réédité début octobre chez Flammarion, dans la collection de poche Champs.

LE FIGARO. – Vous êtes classé à gauche mais vous êtes adulé par la droite. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Christophe GUILLUY.- Je ne suis pas un chercheur classique. Ma ligne de conduite depuis quinze ans a toujours été de penser la société par le bas et de prendre au sérieux ce que font, disent et pensent les catégories populaires. Je ne juge pas. Je ne crois pas non plus à la posture de l’intellectuel qui influence l’opinion publique. Je ne crois pas non plus à l’influence du discours politique sur l’opinion. C’est même l’inverse qui se passe. Ce que j’appelle la nouvelle géographie sociale a pour ambition de décrire l’émergence de nouvelles catégories sociales sur l’ensemble des territoires.

Selon vous, la mondialisation joue un rôle fondamental dans les fractures françaises. Pourquoi ?

La mondialisation a un impact énorme sur la recomposition des classes sociales en restructurant socialement et économiquement les territoires. Les politiques, les intellectuels et les chercheurs ont la vue faussée. Ils chaussent les lunettes des années 1980 pour analyser une situation qui n’a aujourd’hui plus rien à voir. Par exemple, beaucoup sont encore dans la mythologie des classes moyennes façon Trente Glorieuses. Mais à partir des années 1980, un élément semble dysfonctionner : les banlieues. Dans les années 1970, on avait assisté à l’émergence d’une classe moyenne, c’est la France pavillonnaire.

Vous avez théorisé la coexistence de deux France avec, d’une part, la France des métropoles et de l’autre la France périphérique.

On peut en effet diviser schématiquement la France en deux : la France périphérique, que certains ont dénommée mal à propos France périurbaine, est cette zone qui regroupe aussi bien des petites villes que des campagnes. De l’autre côté, il y a les métropoles, complètement branchées sur la mondialisation, sur les secteurs économiques de pointe avec de l’emploi très qualifié.
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Grèce : Il faudra 20 ans pour recréer le million d’emplois détruits pendant la crise

Lors d’une émission de télévision, le directeur de l’institut Travail de la Confédération Générale du Travail Grec (GSEE), Savvas Rombolis, a expliqué qu’il faudrait 20 ans pour que le taux de chômage repasse sous la barre des 10% en Grèce. Il prévoit que le chômage devrait poursuivre sa hausse pour atteindre 29 à 30% cette année, et même 31,5% en 2014. Pire: l’institut prédit que le chômage des jeunes devrait grimper à 64% cette année.

Alexandre Cabanel – La nymphe Écho (1874)

Selon l’institut, les employés et les travailleurs indépendants ont perdu 41 milliards d’euros de revenus depuis 2009. Au cours de la même période, les salariés ont perdu un quart de leur pouvoir d’achat.

Le message a suscité la colère du gouvernement. Le ministre du Travail Yiannis Vroutsis a évoqué « les Cassandre qui  utilisent les scénarios du pire de leurs modèles mathématiques pour prédire la destruction et voler la vedette ».
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[La blague du jour] Espagne : Enfin une baisse du nombre de chômeurs !

En Espagne, le nombre de personnes inscrites au chômage a baissé en août pour le sixième mois consécutif annonce le ministère de l’emploi, mardi 3 septembre. La quatrième économie de la zone euro comptait… 31 chômeurs de moins qu’en juillet. En chiffres corrigés des variations saisonnières, le nombre de chômeurs baisse de 13.700 personnes, à 4,87 millions d’inscrits.

Il s’agit de la première baisse pour un mois d’août depuis 2000, souligne le ministère dans un communiqué. La tendance à la baisse est confirmée par l’Instituto Nacional de Estadística (INE), dont les méthodes de calcul diffèrent, qui a annoncé le 25 juillet une baisse du chômage au 2e trimestre, la première en deux ans, à 26,26 % de la population active.

C’est également la première fois depuis 2006 que le chômage dans le pays baisse six mois d’affilée, avec 149.940 chômeurs en moins sur cette période, note le ministère. Le pays, qui accumule les trimestres de recul de son produit intérieur brut depuis la mi-2011, compte encore 4.698 783 demandeurs d’emploi.

Chez les jeunes de moins de 25 ans, la population la plus affectée, avec un taux de chômage de 56,1 %, selon l’INE, le nombre de chômeurs a baissé de 6,9 % sur les douze derniers mois, soit 29.957 personnes inscrites en moins.

Le Monde

(Merci à Arbre Sec)

Le piège des prêts étudiants

Pour les jeunes qui peinent à trouver un emploi à la sortie de leurs études, cet investissement qu’ils pensaient rentable pour l’avenir peut rapidement devenir un boulet qui les entraîne vers la précarité et les pousse souvent à trouver un boulot alimentaire, bien loin de leurs ambitions initiales.

Emprunter pour étudier est généralement présenté comme un investissement sur son avenir, une forme de risque limité. Si ce mécanisme permet à de nombreux jeunes de s’ouvrir les portes de formations trop chères pour eux ou leurs parents, il peut aussi être un accélérateur de chute pour ceux qui ne décrochent pas immédiatement un emploi. «On se dit c’est pas grave, on fait un prêt, on arrivera à le rembourser», témoigne Céline, 25 ans.

«On y va un peu tête baissée parce que de toute façon, on est un petit peu emprisonné, il faut avoir un bon CV, il faut faire cet investissement et au final on se rend compte que c’est un investissement très coûteux et pas du tout rentable». Cette franc-comtoise a du emprunter 28.000 euros pour financer son école de communication. À partir d’octobre, elle devra verser des mensualités de 370 euros à sa banque, mais n’a toujours pas décroché de job.

Selon une étude de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), seuls 6,1 % des étudiants français avaient souscrit un prêt en 2009. Une proportion que la crise a sans doute augmentée. L’Unef, le principal syndicat étudiant, estime ainsi que 8% de la population étudiante au minimum a du contracter un emprunt pour financer ses études. Et beaucoup pensent que les étudiants endettés ont même déjà dépassé la barre des 10%, soit plus de 200.000 jeunes.

«Si j’ai un toit sur ma tête pour les mois à venir, c’est déjà pas mal»
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Une société de l’incertitude

La rhétorique de la crise empêche de saisir les recompositions à l’œuvre au sein de la société française. En filigrane des mutations contemporaines, on peut pourtant saisir le modèle d’une société incertaine, prise entre la généralisation d’un principe d’autonomie et une demande de sécurité accrue.

Fransisco Goya : Une reine du cirque

Il est devenu banal de le constater : la société française a connu de profonds changements au cours de ces vingt dernières années. Elle manifeste pourtant bien des difficultés à penser ses propres transformations autrement que par l’actualisation de ses défections. D’où ce paradoxe : interpréter dans leur globalité les mutations sociologiques et politiques qui travaillent la France contemporaine n’a jamais semblé aussi délicat, voire périlleux. C’est ce paradoxe que nous voudrions contribuer à dénouer en mettant l’accent sur l’incertitude comme forme sociale et enjeu stratégique.

Ce que la crise nous cache

Les lectures si fréquentes en termes de crise, de déclin ou de manque sont à bien des égards l’expression d’une incapacité à penser le monde complexe, opaque et incertain dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il nous semble en effet qu’elles procèdent d’un réflexe quasi naturel de la pensée (chaque époque produit sa littérature de la décadence) qui incline à la déploration et à l’inquiétude en renvoyant souvent à un âge d’or plus ou moins révolu. Or elles ratent l’essentiel : en majorant ce qui se défait ou se déforme, on ne voit pas (ou pas assez) ce qui se restructure ailleurs et autrement, ou, plus profondément, le lien entre ces deux mouvements.

De ce point de vue, deux lignes de transformation se conjuguent. La première pourrait être caractérisée par la fragmentation. Nous vivions dans une société qui articulait les mondes du travail, les grandes familles politiques et les styles de vie dans une même représentation. Le travail salarié qui en était le pivot assurait une continuité du social au politique, et du public au privé, dans l’expression des conflits sociaux, la construction des identités collectives et des modèles sexués. L’Etat-nation en était la clé de voûte en embrassant un type d’organisation politique, une identité culturelle et un espace de souveraineté.

Or c’est cet agencement qui se défait aujourd’hui. Les représentations d’un espace social structuré autour de classes aux intérêts et aux styles de vie opposés se sont érodées. Le travail a perdu son rôle de « grand intégrateur » et sa capacité à donner sens aux identités collectives. Les sociétés nationales ont perdu leur légitimité, menacées par la globalisation d’un côté, la territorialisation de l’autre. Dès lors, c’est tout le socle de nos repères collectifs qui vacille.

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Japon : L’ouvrier du futur, un robot humanoïde qui vaut 3 humains

Pierre Caillault, journaliste résidant au Japon, s’est rendu dans l’usine Glory, un des leaders mondiaux des appareils de traitement de monnaie. 13 humanoïdes y ont été introduits pour « libérer l’homme des tâches subalternes et répétitives ».


Voici « NextAge 06″! Ce robot n’atteint pour l’instant que 80% de la productivité d’un humain, à horaires de travail égaux. Il effectue jusqu’à 15 tâches, travaille en réalité de jour comme de nuit, sans pause, week-end et jours fériés compris.

Si l’on prend la France comme référence, avec 12 jours fériés, 5 semaines de congés, 35 heures de travail par semaine, sans même tenir compte des pauses en journée, un robot — jamais en panne — effectuerait dans l’année l’équivalent du travail de 3 humains. Pour un coût d’achat unitaire avoisinant les 60 000 €, là où trois Smic avec charges reviennent à 58 000 euros environ par an en France. Bataille !

Glory avance pour sa part aux Échos un « rendement » encore meilleur. Le responsable affirme que le coût d’achat d’une telle machine lui revient en réalité au même prix qu’un seul ouvrier sur un an, et qu’il rentabilise chaque achat « en moins de deux ans », entretien et électricité (13 € par mois) compris.

Pour autant, le directeur de l’usine se défend de vouloir activement remplacer des hommes par des robots. Il s’y dit contraint face à l’évolution de la population japonaise, qui a compté 200.000 décès de plus que de naissances et d’arrivées dans le pays, et dont les jeunes rechignent à enfiler le bleu de travail.

Les Numériques

États-Unis : Où sont passés les travailleurs ?

Un “livre blanc”, publié mardi 27 août par le cabinet de placement Express Employment Professional (ou ExpressPro), dresse un constat bien sombre sur le problème de l’emploi aux Etats-Unis. Non seulement la reprise économique américaine ne crée pas assez d’emplois – ce qui  n’est pas une découverte –,  mais de toute évidence, elle ne crée pas les emplois qu’il faut. Ou alors, les Américains sont de moins en moins nombreux à en chercher. Et c’est plutôt dans ce sens que penchent les auteurs du rapport.

Evoquant une “tragédie”, l’étude constate un “grand revirement” dans la structure de l’emploi américain : le passage d’une Amérique qui travaille à celle d’une Amérique oisive, avec à l’appui de sa démonstration, le fait que le nombre d’Américains cherchant un emploi est tombé à son plus bas depuis près de trente-cinq ans.

Selon ExpressPro, le changement de paradigme est grave : ne pas travailler serait-il devenu plus avantageux que l’inverse ? La réponse est naturellement plus nuancée, mais force est de constater qu’il existe un décalage très fort entre les emplois créés – généralement aux deux extrêmes de la chaîne de compétences : soit des emplois de R&D très qualifiés, soit des postes subalternes peu rémunérés – et le profil des chercheurs d’emploi.

C’est en partie ce phénomène d’inadéquation qui vient gonfler les rangs de la population qui ne cherche plus d’emploi, et n’est donc plus comptabilisée dans les chiffres du chômage, contribuant par là à le faire – artificiellement – baisser.

De fait, si les statistiques officielles recensent environ 11 millions d’Américains au chômage, le nombre de personnes en âge de travailler et sans emploi est, selon des estimations diverses, plus proche des 20 millions. Aujourd’hui, seulement 58,7 % des Américains en âge de travailler ont un emploi, bien en dessous des niveaux d’avant-crise (autour de 65 %). Pis, ce chiffre stagne depuis la fin de la récession.

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Philippe Béchade: États-Unis, les mobil-home poussent comme du gazon

Le 21 août, Philippe Béchade, rédacteur en chef à la chronique Agora s’est intéressé à l’économie américaine: l’emploi, l’immobilier, le pouvoir d’achat… dans l’émission Intégrale Placements, présentée par Guillaume Sommerer, sur BFM Business.

Employés de la grande distribution : “Pourquoi ne se révoltent-ils pas ?”

Des lignes de caisses d’un hypermarché au siège social d’une entreprise française de grande distribution, la sociologue Marlène Benquet a enquêté durant trois ans. Pour analyser les réalités du monde du travail et les relater dans son ouvrage: “Encaisser! Enquête en immersion dans la grande distribution“, La découverte, 2013.

: Pourquoi avoir décidé de travailler sur le secteur de la grande distribution ?

Marlène Benquet – Dans mes recherches, j’ai toujours souhaité analyser les transformations du travail et du capitalisme. J’ai donc cherché un secteur qui soit révélateur des transformations contemporaines de l’économie.

J’ai choisi le secteur tertiaire puis, au sein de celui-ci, la grande distribution car elle est très représentative des trois grandes évolutions de l’économie depuis la fin des années 70. A savoir un mouvement de féminisation – de plus en plus de femmes travaillent -, un de précarisation – la norme du CDI s’est raréfiée – et un autre de tertiarisation – on travaille de plus en plus dans le tertiaire et de moins en moins dans le secondaire.

Enfin, c’est un secteur où la question de la participation des salariés se pose avec d’autant plus d’acuité qu’il est, par définition, impossible de délocaliser l’activité. C’est un secteur qui est très consommateur de main-d’œuvre. La grande distribution représente plus de 600.000 salariés et Carrefour demeure le premier employeur privé en France.

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Croissance française: gare à l’affichage!

En se focalisant sur la croissance du PIB au 2e trimestre, on peut se réjouir de la sortie de récession de l’économie française. Mais l’emploi a continué de se dégrader tout comme la production. Et l’investissement des entreprises, indispensable pour relancer l’activité et faire baisser le chômage, est orienté à la baisse.

On trouve tout, dans les statistiques. Ce qui peut donner lieu à des interprétations contradictoires. Ainsi, l’augmentation de 0,5% du PIB (produit intérieur brut) en France au 2e trimestre 2013 annoncée par l’Insee le 14 août a été copieusement saluée et abondamment commentée dans les médias après que Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, se soit réjoui de ce «très net rebond» qui «confirme la sortie de récession de l’économie française».

Le PIB progresse mais l’emploi continue de se dégrader

Toutefois, le même jour, cet institut produisait une autre estimation qui, toujours sur le 2e trimestre, indiquait un nouveau recul de l’emploi de 0,2% dans les secteurs marchands non agricoles, soit un repli trois fois supérieur à celui observé au 1er  trimestre. Pas de quoi pavoiser: sur un an, d’après le ministère du Travail, 118.200 emplois salariés ont encore été perdus.

La fameuse sortie de récession au deuxième trimestre n’aura donc pas permis d’inverser la tendance. Rappelons que, en France métropolitaine, près de 3,28 millions de personnes étaient inscrites fin juin comme demandeurs d’emplois, soit 11,2% de plus qu’un an plus tôt.

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Le FMI et Olli Rehn aux entreprises espagnoles: ‘Réduisez les salaires de 10%!’

Le journal espagnol El Pais rapporte qu’Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires Economiques et Monétaires, a appuyé une recommandation du Fonds Monétaire International (FMI) qui suggère que les entreprises espagnoles réduisent les salaires de leurs employés de 10% pour augmenter leur compétitivité et réduire le taux de chômage.

« Je ne sous-estime pas le défi politique que représente l’émergence d’un large consensus politique et social sur une méthode d’ajustement économiquement optimale. Est-ce que cela ne mériterait pas cependant qu’on l’essaye, au nom de ces millions de jeunes Espagnols qui se trouvent actuellement sans emploi ? », écrit Rehn sur son blog.

Le gouvernement espagnol s’est prononcé contre cette idée, et selon le journal, les syndicats et les partis d’opposition ont exprimé leur indignation.

Certains ont rappelé que le salaire mensuel d’Olli Rehn dépassait le salaire médian annuel espagnol, et que Christine Lagarde, la patronne du FMI, s’était octroyé une augmentation de salaire de 11% lors de son arrivée au FMI.

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Europe : Les contrats précaires font florès

«Contrat zéro heure» au Royaume-Uni, «mini-job» en Allemagne, «contrat intermittent» en Italie, travail temporaire très développé en Espagne ou au Portugal : les Européens rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver un emploi stable et à temps plein.

En Angleterre, ils seraient plus d’un million, selon un sondage réalisé par une organisation de professionnels des ressources humaines, à être employés dans le cadre d’un «contrat zéro heure». La particularité de ce type de contrat de travail britannique: il ne garantit ni temps de travail ni salaire minimum, et le salarié peut être prévenu la veille de sa journée de travail du lendemain . «C’est très sporadique et imprévisible, ce qui rend pratiquement impossible d’établir un budget ou un programme», témoigne pour l’AFP un jeune magasinier de 26 ans. Le marché de l’emploi britannique se caractérise par une flexibilité extrême, mais les contrats de travail dit atypiques ont proliféré dans toute l’Europe.

Les Européens sont en effet de plus en plus souvent contraints de passer par un emploi précaire pour rejoindre le marché du travail. Une étude allemande publiée l’année dernière souligne que la probabilité pour une personne en recherche d’emploi de trouver un contrat à durée indéterminée (CDI) en Europe a chuté de 7,7% entre 1998 et 2008. «La qualité de l’emploi s’est détériorée», note l’étude. C’est particulièrement vrai en Italie (+14%), en République Tchèque (+27%) et en Allemagne (+7%). De nombreux pays d’Europe ont en effet développé de multiples formes de contrats atypiques depuis les années 2000.

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Espagne : “On se retrouve à 50 ans aussi fauché qu’à 25”

Explosion immobilière, chômage, exode des jeunes… la famille de Roberto Moreno nous a tout raconté. Les temps sont durs, mais la solidarité s’organise.

Par Emmanuel Tellier

El Olmo – Gîte – Posadas

(…)

 

Il fait 36 degrés au soleil de l’Andalousie lorsque Robert/Roberto nous ouvre la porte de sa jolie maison dans les collines, près de Cordoue. Sa femme Cécile et leurs trois filles complètent le parfait tableau d’un bonheur d’été au milieu des oliviers. A Paris, Robert sans « o » est expert-comptable, Cécile, journaliste dans une radio. Plusieurs fois par an, la famille, qui vit à Malakoff (Hauts-de-Seine), vient retrouver ses racines familiales.

 

A Posadas, sept mille habitants, les Moreno sont légion.

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Chômage : François Hollande manipule t-il les chiffres ?

Récemment, lors de sa visite au Japon en juin, le président français François Hollande a annoncé la fin de la crise de l’euro. Il avait également indiqué qu’il préparait un grand plan pour lutter contre le chômage. En juin, on dénombrait 3,28 millions de personnes sans emploi en France. L’agence de presse Reuters a détaillé les éléments de ce plan.

✔ Le gouvernement a prévu la création de 30.000 emplois aidés dans l’Éducation Nationale. Les bénéficiaires de ces contrats, des diplômés de l’enseignement supérieur, seront embauchés pour un à deux ans.

✔ Il est également prévu de créer 100.000 « emplois d’avenir », qui permettront à des jeunes non qualifiés âgés de 16 à 25 ans de trouver du travail dans le secteur de la santé, les associations caritatives, et d’autres organisations à but non lucratif. Selon le gouvernement, 2.500 contrats de ce type sont signés chaque semaine.

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FMI : “Pas d’inversion de la courbe du chômage sous le mandat de François Hollande”

« Etant donné la relance toujours hésitante de l’économie, le gouvernement devrait assouplir le rythme de l’ajustement », a estimé le Fonds Monétaire International (FMI), à propos de la France, dans son rapport annuel sur la situation économique du pays. Il exhorte le gouvernement de François Hollande à ralentir le durcissement de la pression fiscale l’année prochaine pour éviter une rechute économique, alors que le président français avait indiqué que l’on constatait le retour de la croissance.

D’après le FMI, le taux de chômage (selon les critères du Bureau International du Travail) devrait dépasser 11,6% en 2014 et il ne devrait pas baisser en deçà de 10,6% pendant le mandat de François Hollande. « Si c’est ce sombre scénario qui se déploie, ce sera un véritable coup de massue politique pour M. Hollande. Il a demandé à la nation de le juger sur les résultats de ses efforts pour « inverser la courbe du chômage », estime Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph.

Le FMI invite le gouvernement français à réduire les dépenses publiques pour baisser le déficit, plutôt que de créer de nouvelles taxes, qui « sont parmi les plus élevées sur le plan international et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois ».

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États-Unis : Emploi, mauvaise nouvelle pour l’économie, bonne nouvelle pour les marchés

Par Françoise Garteiser

La journée de vendredi a été placée sous le signe de l’emploi américain… ou disons plutôt sous le signe du manque d’emploi. Tout est à la baisse : le nombre d’emplois créés, les précédentes statistiques, le taux de participation.

162 000 postes ont été créés (hors secteur agricole) en juillet, selon le département du Travail des États-Unis – alors qu’on en attendait 184 000. Les mois précédents se révèlent tout aussi décevants, avec des révisions dans le mauvais sens : 188 000 emplois créés en juin contre 195 000 en première estimation, et 176 000 en mai contre 195 000 en première estimation là aussi.

Le taux de chômage lui-même recule certes, à 7,4% de la population active contre 7,5% attendus… mais le taux de participation passe de 63,5% en juin à 63,4% en juillet.

Nous voilà donc avec une légère baisse du chômage… mais une diminution des emplois créés, dans une économie qui ne semble vraiment pas tirée de la pire crise économique qu’elle ait connue depuis 1929.

Ne vous inquiétez pas, cher lecteur : selon Todd Schoenberger, associé chez Landcolt Capital, à New York, et cité dans Investir-Les Echos, ces chiffres sont certes “terrifiants pour la rue”, mais “formidables” pour les marchés boursiers.

Mais oui ! C’est élémentaire — et vous savez pourquoi, naturellement. Allez, reprenons tous en chœur avec Todd : “la Fed va continuer avec le QE et remettre à plus tard ses intentions de lever le pied sur les rachats d’actifs”.

Qui eût cru que des Bisounours puissent être aussi cyniques ?

Les marchés dans le vert !
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Nouvelle hausse du chômage en juin: 14.900 sans-emploi supplémentaires

Après une légère pause en mai, le chômage est bel et bien reparti à la hausse. Fin juin, 3.279.400 demandeurs d’emploi pour la seule catégorie A (sans activité) étaient inscrits à Pôle emploi, en France métropolitaine. Soit 14.900 chômeurs de plus qu’en mai (+0,5%) et 11,2% de plus qu’il y a un an. [...]

Le Parisien

(Merci à Garath)

Roberto Fiorini : “Capitalisme et immigration”

Interview réalisée avec Roberto Fiorini en juin dernier par le magazine “Le Harfang” (organe de la fédération des québécois de souche) et publiée dans son numéro 5.

Vous avez noté à plusieurs reprises qu’économiquement, l’immigration était nuisible aux peuples qui la subissent. Pourtant, la plupart des gouvernements occidentaux nous présente l’immigration comme la panacée. D’où vient cette volonté étatique d’imposer l’immigration à un peuple qui n’en retire rien ?


Pourquoi l’immigration ?

L’immigration est une arme du capital contre les peuples. Les salariés la subissent par la concurrence économique déloyale que l’immigration fait peser sur les salaires. En permettant des salaires moins disant, l’immigration pèse sur les salariés autochtones, et servent ainsi les entreprises, qui voient leur masse salariale baisser, et ainsi leurs profits augmenter.

Le rôle de l’état est ici de permettre que tout ceci soit possible par l’élaboration de lois qui permettent que ce scénario puisse voir le jour. Les juges rendent ces lois pérennes et la police les fait respecter au quotidien : au final c’est tout un appareil qui collabore à notre remplacement sur notre propre sol. Le degré de conscience de chacun des acteurs de notre auto suicide est différent, mais le résultat est le même.

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Philippe Béchade: “On leur sort le 357 Magnum, on leur met sur la tempe”

Le 17 juillet, Philippe Béchade, rédacteur en chef à la chronique Agora s’est intéressé au Nasdaq 100 qui enchaîne les hausses, dans l’émission Intégrale Placements, présentée par Cédric Decoeur, sur BFM Business. Il revient aussi sur les “bons” chiffres de l’emploi aux Etats-Unis.

Je ne crois pas que la hausse de l’emploi aux Etats-Unis soit le signe d’une véritable amélioration de la conjoncture économique américaine. Depuis février mars, les entreprises américaines ont commencé à comprendre la combine des exemptions d’Obamacare.  Ca signifie quoi ? Ca signifie que si vous avez une entreprise de 50 salariés et que ces gens travaillent moins de 30 heures, vous n’êtes pas obligé de leur payer Obamacare. Obamacare n’est qu’une combine qui permet de faire passer les employés du privé à temps partiel.