Corée : Bac à tout prix

Au pays du matin calme, l’examen de fin de lycée est l’enjeu de toute une vie. Un bon classement, c’est la garantie d’accéder aux meilleures universités et de faire carrière.

Pour s’y préparer, chaque année, les 600.000 candidats révisent jusqu’à quinze heures par jour. Une course à la performance, une obsession pour les études qui vire, parfois, au drame. En Corée, le suicide est la première cause de décès chez les adolescents.

Jobs d’été : Pas de vacances pour les saisonniers

L’été, ce n’est pas les vacances pour tout le monde, puisque certains en profitent pour gagner de l’argent. Ils sont près d’un million à «faire la saison», selon l’expression consacrée. Parmi eux, beaucoup d’étudiants, qui gagnent ainsi de quoi financer leurs études, un permis de conduire ou des loisirs.

Ils sont plagistes, serveurs, vendeurs de beignets ou encore animateurs en camping. Quelles sont leurs conditions de travail ? Combien gagnent-ils vraiment? Mais les jobs d’été ne sont plus l’apanage des étudiants. De plus en plus de travailleurs salariés postulent à des emplois de saisonniers pendant leurs vacances.

L’équipe a suivi une jeune maman. Pour pouvoir offrir quelques jours de vacances à ses 3 enfants, elle n’a pas hésité à sacrifier ses congés.

Camif : La renaissance grâce au “made in France”

La Camif, centrale d’achat créée en 1947 et alors réservée aux enseignants, fut mise en faillite en 2008. Elle fut sauvée de justesse en 2009 par Émery Jacquillat, un entrepreneur qui a fait le pari du made in France pour la relancer.

Au début des années 1980, l’emblématique centrale de Niort (Deux-Sèvres) employait 1.000 personnes et était un grand succès : on trouvait de tout dans son catalogue de 800 pages. Mais c’est ce gigantisme qui a causé sa perte, estime le repreneur. Ce passé est révolu. Aujourd’hui, on compte 55 salariés (dont une quinzaine d’anciens) et il n’y a plus de catalogue. La Camif vend, sur internet, des meubles siglés made in France.

Émery Jacquillat a dû travailler dur pour reconquérir les anciens fournisseurs, refroidis par la chute de 2008. “A peu près 80% d’anciens fournisseurs nous ont suivi. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain“.

En s’appuyant sur son important fichier clients (trois millions de noms, 600.000 fidèles), il est en passe de réussir son pari. Depuis un an, la Camif regagne de l’argent. Les clients historiques n’y sont pas pour rien. “On est Camif, on restera Camif !“, clame Jean Rosset, professeur retraité.

Les banques revoient leurs modèles, et la facture sociale est lourde

Le secteur bancaire mondial a vécu de nombreuses crises économiques et financières, depuis le krach de 1929. Mais a-t-il connu pareille restructuration que celle engagée depuis 2012, après la crise financière des subprimes (crédits immobiliers à risques américains) et celle de l’euro ?

De part et d’autre de l’Atlantique, l’actualité est rythmée, depuis plusieurs semaines, par des vagues de suppressions d’emplois, notamment dans les grandes banques européennes. En 2014, ce sont les licenciements à Wall Street qui avaient fait la Une.

S’il est trop tôt pour un bilan, les réductions d’effectifs dévoilées par HSBC, mardi 9 juin (25.000 emplois supprimés d’ici à 2017, auxquels devraient s’ajouter 25.000 autres déjà annoncés, liés à la vente de filiales au Brésil et en Turquie), et celles escomptées à la Deutsche Bank, qui promet un plan d’économies de 4,7 milliards d’euros, viennent alourdir une addition déjà spectaculaire.

Ensemble, selon des données compilées par l’agence Reuters, les plus grandes banques d’Europe et des États-Unis (18 européennes et 6 Américaines) ont supprimé 59.000 emplois en 2014 : 21.500 emplois pour les premières et 37.500 pour les secondes. Si l’on y ajoute les coupes claires de 2013, le chiffre grimpe à 160.000… Ce qui représente, pour marquer les esprits, l’équivalent, en France, de la population de la ville d’Annecy.
Lire la suite

Travailler moins pour gagner plus…

… Ou l’impensé inouï du salaire.

Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail » : processus d’avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l’on veut nous faire passer pour des « charges » !!!

Le salaire n’est pas le « prix » d’un travail (version de droite) , mais un « barème » imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt pourquoi pas la jeunesse? via un salaire universel qui nous délivrerait du marché de l’emploi subordonné) ?

L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l’économie. Il s’agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.).

Pour y résister il faut des syndicats, c’est à dire d’abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. L’atelier se propose de faire le point avec les participants sur leur rapport personnel au syndicalisme, et des moyens de réinventer un syndicalisme efficace et attirant, qui s’emparerait des méthodes joyeusement militantes de l’éducation populaire.

60% des français sont favorables au revenu de base

Révélé par un sondage IFOP, ce chiffre a augmenté de 15 % depuis 2012. Signe que le débat autour d’un revenu inconditionnel et déconnecté du travail progresse.

Six Français sur dix sont favorables à l’idée d’un revenu de base en France. C’est ce qu’indique un sondage IFOP commandé par l’Opinion et I-Télé, dont les résultats ont été publiés le 19 mai. Le sondage précise en outre que parmi les 60 % favorables, 16 % se considèrent comme “tout à fait favorables” et 44 % comme “plutôt favorables”.

Une tendance saluée par le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), une association qui milite pour son instauration. Cette dernière souligne une progression de 15 % par rapport au dernier sondage effectué sur le sujet en 2012.

Alena : Les mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat trans-pacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété: il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine.

Loin d’avoir offert de nouveaux débouchés aux entreprises américaines et de les avoir poussées à embaucher, l’Alena a favorisé les délocalisations industrielles et l’ouverture de succursales à l’étranger, en particulier au Mexique, où la main-d’œuvre est bon marché. Dans le secteur agricole, une multitude d’entreprises américaines spécialisées dans la transformation de produits alimentaires se sont également installées au Sud.

Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).
Lire la suite

En 2025, il n’y aura plus d’emplois mais… nous aurons des « sexbots »

D’ici 2025 – dans à peine 10 ans – les partenaires sexuels robotiques – ou sexbots – seront devenus monnaie courante et ce sera une bonne chose, car une grande partie d’entre nous n’aura plus d’emploi… C’est du moins la conclusion d’un rapport de 66 pages publié par Pew Research, intitulé « AI, Robotics, and the Future of Jobs ».

Les chercheurs ont spéculé sur la part que les robots pourraient prendre dans nos vies quotidiennes compte tenu du rythme des progrès que nous enregistrons actuellement. Selon Stowe Boyd de GigaOM « Les partenaires sexuels robotiques seront monnaie courante, même s’ils continueront à être des objets de mépris et de division, un peu comme certains critiques aujourd’hui déplorent les selfies qu’ils considèrent être un indicateur de ce qui ne va pas dans notre monde . »

Ces robots sexuels n’auront pas nécessairement une intelligence humaine, mais ils ressembleront beaucoup à des humains, et ils bougeront et se déplaceront comme de véritables humains. Globalement, ils présenteront suffisamment de similitudes avec les hommes pour satisfaire leurs besoins sexuels les plus urgents.

Lire la suite

Les multinationales du BTP imaginent la manière dont nous vivrons demain…

Cela fait plusieurs années qu’Eiffage « imagine la ville durable à l’horizon 2030 » [1]. Depuis 2007, l’entreprise a monté un «  laboratoire de prospective en développement urbain durable intitulé Phosphore ». Ce laboratoire avait besoin de « terrains de jeu virtuels » ou de « bac à sable », selon les propres mots d’Eiffage, c’est-à-dire des vraies villes avec des vrais habitants.

Les programmes Phosphore 1 et 2 ont été élaborés sur le petit quartier d’Arenc à Marseille, Phosphore 3 a eu pour théâtre deux cents hectares à Strasbourg. Depuis 2011, Phosphore 4 a travaillé sur l’agglomération grenobloise, un territoire autrement plus grand : «  31.000 hectares et plus de 400.000 habitants. Avec ce nouveau terrain de jeu virtuel, les défis et champs d’analyse de Phosphore 4 ont, une nouvelle fois, été largement renouvelés ».

Le président de la Métro de Grenoble, Marc Baietto, se félicite d’avoir eu le « courage » de confier cette étude à une entreprise privée «  pour nous permettre de réfléchir librement (sic). (…) C’est une réponse à l’abandon de la rocade Nord. Comment travailler sur les déplacements différemment ? Il nous faut sortir de nos ornières, de nos cercles, de nos habitudes de pensée. La réflexion est libre. Travailler avec un groupe comme Eiffage, c’est un gros avantage. »

Pour Eiffage, travailler avec un groupe comme La Métro est également un gros avantage, qui s’évalue pour cette fois-ci à 286 000 euros payés par la communauté de communes, à ce prix-là, Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage, s’extasie : « On a travaillé avec un esprit d’enfant, candide. (…) Trente-cinq professionnels tous différents, tous motivés ont travaillé pendant dix-huit mois, et ont laissé libre cours à leurs idées ». Avant d’assurer, sans rire : « l’objectif de ce laboratoire n’est pas mercantile ».

Lire la suite

Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

Lire la suite

La jeune génération moins bien lotie que l’ancienne

La génération Y est-elle la génération sacrifiée ? Alors que leurs parents ont connu l’âge d’or, celui des CDI et de l’immobilier pas cher, les jeunes sont confrontés à davantage de précarité. 

En effet, nombre de jeunes décrochent des CDD ou des petits contrats alors qu’au même âge leurs parents avaient déjà un CDI. En 1975, l’âge du premier emploi stable était d’ailleurs de 20 ans contre 28 ans aujourd’hui.

Les chiffres du chômage diffèrent aussi selon les époques. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi était de 5% chez les jeunes il y a 40 ans, il atteignait 25% en 2013. Le taux de pauvreté chez les 18-29 ans est lui passé de 10% en 1970 à 19% en 2012. 

Quant à l’âge de départ à la retraite, là encore, la jeune génération est lésée. Les jeunes doivent désormais cotiser plus longtemps que leurs parents.
Mais ce n’est pas tout, le prix de l’immobilier a grimpé de 140% en l’espace de vingt ans. Si le revenu moyen par ménage a lui aussi augmenté, la progression reste assez faible avec seulement plus de 15,6%.

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

Une France qui sacrifie sa jeunesse (Rediff.)

La France est pour une fois sur la première marche du podium, celui du classement des inégalités de générations. Elle a sacrifié sa jeunesse plus que n’importe quelle autre société développée, comme le démontre l’étude des niveaux de vie.

Niveau de vie selon la génération: le cas alarmant des jeunes Français – Écart de niveau de vie par rapport à la moyenne (à caractéristiques des ménages équivalentes) en %.

En sciences sociales, cet indice, construit à partir du revenu net après redistribution (donc après impôts et droits sociaux) et rapporté à la taille du ménage, est l’aune à laquelle se mesure la progression du confort dans une société.

Le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17%

Lire la suite

Travail au noir

D’après un rapport de la Cour des comptes de 2012, cette activité souterraine coûterait 20 milliards d’euros à l’État.

A Marseille, l’Urssaf tente de récupérer les cotisations impayées sur les marchés de la ville. Dans l’ouest de la France, Valérie, restauratrice, revendique le travail au noir et la désobéissance fiscale pour parvenir à s’en sortir.Enfin à Paris, sous l’égide d’un procureur, le Codaf (Comité opérationnel départemental anti-fraude) réalise un contrôle sur un important chantier.

Japon : Le pire stage du monde

Le Japon doit faire face à une pénurie de main-d’œuvre, notamment dûe au vieillissement de sa population. Pour y pallier, le gouvernement a mis en place un programme de formations et de stages pour attirer les travailleurs étrangers en provenance de Chine, du Vietnam ou des Philippines.

Enquête sur ce programme. Les “stagiaires” peuvent rester jusqu’à trois ans dans le pays, travaillent sans vraiment apprendre de nouvelles techniques – comme le promet pourtant le gouvernement – et sont payés un salaire de misère.

Emploi. c’est la loi de la jungle pour les jeunes polonais

« Le miracle économique polonais ? Magdalena lève les yeux au ciel. Ma foi n’est pas assez forte pour vous le confirmer. » 

Cette jeune femme de 27 ans suit des études d’assistante sociale à Cracovie. Père boucher, mère au foyer, septième d’une famille de dix enfants du sud-est très pauvre de la Pologne, elle s’est toujours débrouillée pour financer ses études. En ce moment elle est nounou dans une famille. Mais, auparavant, elle a travaillé comme commis de cuisine dans trois restaurants de la ville. Avec un de ces contrats de droit privé qui pullulent dans les services. « Ce sont des contrats de prestation, sans cotisations sociales, qui peuvent être rompus du jour au lendemain », indique Stéphane Portet, de S) partner.

En Pologne, près de la moitié des jeunes de 20 à 29 ans sont en contrat précaire. Un record dans l’UE.

Lire la suite

Europe : « Emplois et salaires en hausse grâce aux immigrés »

[...] Michael Clemens est un économiste universitaire, membre senior du Centre for Global Development, cela fait des années qu’il enquête sur l’immigration, et il en est arrivé à des conclusions inattendues.

Parmi elles, sa théorie selon laquelle limiter l’immigration revient à « entretenir le plus gros des fossés entre le bien-être actuel de l’humanité et son bien-être potentiel » est la plus marquante.

Ses calculs indiquent que la liberté de franchir les frontières internationales pourrait doubler le PIB mondial.

Hors des considérations politiques – pourquoi les gens migrent-ils vers des pays riches ?
Lire la suite

Radio Courtoisie : « Chômage et salariat » (Audio)

Le vendredi 22 mai 2015, dans l’émission le “Libre journal des éditeurs” sur Radio Courtoisie, Jean-Paul Naddeo recevait les auteurs: Cédric Porte et Nicolas Chaboteaux pour leur livre “Travailler à tout prix !“, ainsi que Claude Berger à propos de son ouvrage “En finir avec le salariat : Vers une société du partage ?

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Le travail est une valeur périmée !

L’Homme a bien-sûr toujours dû travailler pour assurer sa subsistance. Cependant, sous sa forme actuelle, le travail est un concept très récent dans l’histoire humaine. Jusqu’à la fin de la Renaissance ayant vu en 1602 l’avènement de la société par action, l’Homme avait en effet travaillé pour lui même. Artisans créateurs d’objets ou agriculteurs et éleveurs, les hommes échangeaient leurs marchandises contre d’autres biens ou services.

Alexeï Stakhanov

C’est à l’avènement de l’ère industrielle que l’on doit l’apparition du travailleur peu qualifié et facilement remplaçable. Les percées techniques fulgurantes inaugurèrent donc un monde nouveau dominé par une production plus rapide, mais surtout moins chère.

Lire la suite

Lima et après ?

« Tout écroulement porte en soi des désordres intellectuels et moraux. Il faut créer des hommes sobres, patients qui ne se désespèrent pas devant les pires horreurs et ne s’exaltent pas pour chaque ânerie. Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Antonio Gramsci, Cahier de prison n° 28.

Au lendemain de la Conférence de Lima sur le climat, les résultats de la coopération internationale en matière d’environnement sont décevants. Les États-Unis et la Chine étant peu disposés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2030, les perspectives futures, et notamment la Conférence de Paris en décembre 2015, ne sont guère plus réconfortantes.

L’année 2014 a connu une actualité climatique intense. Parmi les nombreux événements institutionnels en relation avec le sujet on citera la remise du cinquième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) [1] qui semble avoir, pour une fois, laissé sans voix les « climato-sceptiques », le sommet extraordinaire de l’ONU sur le climat qui s’est tenu à New York le 23 septembre et a réuni plus de 120 chefs d’État, l’annonce sino-américaine sur le climat effectuée le 12 novembre en marge du sommet de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) et, enfin, la Conférence de Lima qui s’est tenue du 1er au 14 décembre. Quels enseignements tirer de ces événements ?<

Et en particulier des deux derniers présentés comme devant contribuer à l’édification du futur régime climatique mondial censé voir le jour lors de la COP 21 [2] qui va se tenir à Paris à la fin de l’année.

Lire la suite

Un chômage à 35% d’ici 2025 ?

Entre 1989 et 2013, le taux d’activité réelle en France est passé de 42.75% à 36.88%. La faute à la “crise” ? Pas sûr. Il y a 18 mois, deux chercheurs britanniques ont évalué l’impact de la computérisation de l’économie sur le niveau de l’emploi.

Les chiffres sont sans appel. Aux États-Unis, 47% des emplois actuels sont tout simplement amenés à disparaître au cours des 10 prochaines années. Le cabinet Conseil Roland Berger estime qu’en France, ce sont 3 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être détruits amenant le taux de chômage (catégories A, B et C) entre 13 et 18% d’ici 2025.

Avec le vieillissement de la population, la destruction de 3 millions d’emplois supplémentaires serait fatale à un régime de retraites dont l’assiette est basée, pour l’essentiel, sur les salaires.

Lire la suite

Le bonheur au travail

La crise économique touche le monde entier, mais dans ce magma de déprime, il existe cependant des entreprises où règne le bonheur. Dans ce film-enquête, nous suivons les salariés pour comprendre les recettes du bonheur dans les secteurs d’activités les plus divers et découvrir des solutions innovantes qui permettent de recréer la confiance, la liberté et la créativité dans le monde du travail.

Aujourd’hui, le niveau d’éducation de plus en plus élevé et la révolution numérique changent la donne. Les salariés, formés et informés, ressentent vivement la frustration d’être considérés comme des pions au sein d’organisations qui peinent à s’adapter à une concurrence mondialisée ou dans un service public dont l’orthodoxie budgétaire impose sans cesse de nouvelles réductions d’effectifs.

Qu’y a-t-il de commun entre le Ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques? Toutes sont des entreprises « libérées », des entreprises dans lesquelles les employés ont la complète responsabilité de décider ce qu’ils jugent pertinent pour effectuer leur travail.

Ces différentes histoires, positives et réjouissantes, mettent en avant certaines constantes : arrêt du système pyramidal, pratiques égalitaires, suppression des contrôles et des chefs, partage de l’information. Puissent-elles en inspirer d’autres.

Comment évoluera la société si les robots prennent tous les emplois ?

De nos jours, de plus en plus d’activités sont réalisées par des machines automatisées et ce mouvement prend de plus en plus d’ampleur. Que se passera-t-il alors lorsque les robots nous auront tous remplacés au travail

Zeynep Tufekci est une chercheuse à l‘université de Caroline du Nord, passionnée de technologie et de sociologie. Elle nous donne sa vision des choses lorsqu’on se pose la question de savoir si les humains devront toujours travailler lorsque les robots nous auront remplacés dans notre travail.

Actuellement, nous avons un manque de personnes pour s’occuper d’autres personnes qui en ont besoin (dans les hôpitaux par exemple). En réalité, le problème vient du fait que ces emplois ne sont pas assez payés pour attirer les travailleurs.

Cette situation est souvent négligée dans tous les secteurs nécessitant une certaine qualification. L’économie de marché impose le fait que les pénuries de travailleurs augmenteront les salaires de ces derniers. Si les employés sont rares, leur valeur augmentera.

Lire la suite

Quel est la mobilité du futur ?

Et si le véritable problème, en termes de mobilité urbaine, n’était pas que les voitures soient thermiques, mais plutôt qu’elle soient individuelles ?

Sept défis majeurs sont à prendre en compte pour concevoir la mobilité de demain :

Deux défis globaux :

les émissions de CO2
l’épuisement des énergies fossiles

Deux défis nationaux:

l’emploi
la balance commerciale

Trois défis locaux :

la pollution
les bouchons
le stationnement

Lire la suite

Est-on entré dans l’ère de la croissance faible, voire nulle ?

Les taux de croissance élevés des années d’avant crise – les 5% de croissance des Trente glorieuses – appartiennent-ils à un temps définitivement révolu ? “La seule évocation d’une telle éventualité nous remplit d’effroi”, affirme Patrick Artus, le chef économiste de Natixis, dans “Croissance zéro”, un essai co-écrit avec Marie Paule Virard (éd. Fayard).

Si nous sommes dans un environnement à 1% de croissance”, avance-t-il, “un jeune qui va renter dans le monde du travail aura la perspective d’avoir tout au long de sa vie le même pouvoir d’achat“.

Areva : 6000 emplois supprimés dans le monde dont la moitié en France

Mauvaise nouvelle pour l’emploi en France : Areva va supprimer environ 6.000 emplois dans le monde, dont plus de la moitié dans l’hexagone. Annonce faite ce matin par l’ancien fleuron industriel français. Comment en est-on arrivé là ?

Inde : A l’université de la vie

Faut-il forcément étudier dans une école classique en dur pour réussir ? Ou alors existe-t-il d’autres types d’environnement tout aussi propices à la réussite ? Cette semaine, Learning World vous fait découvrir deux écoles anti-conformistes qui proposent un enseignement sans murs, loin des sentiers battus.

(Merci à Tilak)

États-Unis : Légalisation du cannabis au Colorado, un bilan en demi-teinte

Le 1er janvier 2014, le Colorado est devenu le premier État américain à légaliser le cannabis à des fins récréatives. Un an après, le bilan est mitigé. Les comptes sont dans le vert grâce aux taxes, 18.000 emplois ont été créés et la criminalité est en baisse.

Mais la police et les hôpitaux doivent composer avec un afflux d’empoisonnements, y compris chez des enfants.

Canada : Montréal, l’eldorado des Français

Montréal est la deuxième plus grande ville du Canada et se situe dans le sud de la province du Québec, dont elle est la principale métropole. De nombreux Français décident d’y partir pour un nouveau départ, la langue n’étant pas un obstacle puisqu’on y parle français.

D’après les derniers chiffres de 2013, près de 150.000 français sont installés au Canada, mais la majorité vont dans la province du Québec. Les Français fuient-ils le climat économique morose de la France? Au Québec le marché de l’emploi est flexible et dynamique. Ce n’est pas simple pour l’intégration mais aussi pour obtenir son visa ou encore faire reconnaître ses diplômes et expériences professionnelles.

Il existe même un réseau d’expatriés Français à Montréal leur permettant de se retrouver. D’autres ont fait un business pour aider les français à s’expatrier avec toutes les aides pour préparer son départ du côté administratif mais aussi ce qu’il faut faire à son arrivée (compte bancaire, soins, aides pour trouver un logement, taxes et impôts à payer…)

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
Lire la suite

L’entreprise commence à se méfier du diplôme

Une étude de l’OFEM intitulée « Repenser l’équation formations-compétences-compétitivité » révèle que les moyennes entreprises se tournent vers les sans-diplômes pour recruter un collaborateur sur quatre. Le diplôme ne serait plus un gage de compétences…

L’entreprise corrige ses modes de recrutement et s’ouvre davantage aux sans-diplômes. C’est l’une des conclusions de l’étude menée par l’Observatoire de la formation, de l’emploi et des métiers (OFEM) de la CCI Paris Ile-de-France. Si dans les grandes entreprises, les recruteurs privilégient massivement les BAC +5, la moitié seulement des moyennes entreprises embauchent des diplômés les yeux-fermés. Par ricochet, ceux qui n’ont pu mener des études à leur terme sont favorisés  : les PME engagent environ 25 % de sans-grades universitaires ! L’explication est simple  : selon les sondés, les diplômes ne sanctionnent plus un bon niveau de compétences.

Lire la suite

La prime à la beauté

Existe-t-il une prime à la beauté ? Faut-il être beau ou belle pour décrocher plus facilement un travail ou encore pour obtenir une bonne table au restaurant ? Enquête sur les privilèges liés à l’apparence physique.

La façon dont on se perçoit physiquement influence notre sentiment d’appartenance à une classe sociale, au même titre que l’importance de son patrimoine, ou son statut professionnel.

« La position du Royaume-Uni est-elle si enviable ? »

En apparence, le pays va bien, porté par le rebond de la croissance et le recul du chômage sous la barre des 6%. Mais la réalité est tout autre : c’est l’endettement des ménages, le recul du taux d’épargne et un déficit public très élevé qui soutiennent cette croissance alors que les forces structurelles du pays n’ont cessé de décliner estime Jean-Luc Buchalet, PDG de Pythagore Consult et membre du Cercle des analystes indépendants.

Les bonnes performances réalisées par l’économie britannique poussent un certain nombre d’observateurs à extrapoler cette croissance pour les années à venir. Durement frappée pendant la crise entre 2008 et 2012, la Grande Bretagne a depuis renoué avec une croissance forte de 2.6% en 2014, la plus forte des pays du G7. Ce retour vers une croissance soutenue a été récemment salué par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le taux de chômage est repassé sous la barre des 6% de la population active, rapprochant inexorablement le pays du plein emploi. Ces bons chiffres ne cachent-ils pas une situation beaucoup moins favorable qu’il n’y parait a priori ?

Lire la suite

Europe : La transformation numérique du continent

Par, Directeur de Cisco

L’Europe est à l’aube d’une transformation technologique sans précédent. C’est ce que j’appelle l’ « Internet of Everything », à savoir cette pénétration de l’Internet mondial dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Bientôt les technologies portables nous informerons sur la qualité de notre sommeil et sur la nécessité ou non de pratiquer un exercice physique.
Les capteurs présents dans nos rues nous permettront d’éviter les embouteillages et de trouver où nous garer. Les applications de télémédecine permettront également aux médecins de traiter des patients situés à des centaines de kilomètres.

Cette transition majeure est vouée à refaçonner la manière dont les citoyens interagissent avec leur gouvernement, à révolutionner des industries tout entières, et à transformer la manière dont nous communiquons les uns avec les autres.

En Europe, l’Internet of Everything émerge comme la plus forte promesse de redynamisation d’une économie en berne, et de lutte contre ce chômage persistant qui affecte le continent, à mesure que les entreprises, les villes et même les États se positionnent en tant que leaders de l’innovation, de la croissance et de la création d’emplois.
Lire la suite

Allemagne : Les ratés du salaire minimum

Le salaire minimum est entré en vigueur en Allemagne le 1er janvier. Cette réforme phare du gouvernement d’Angela Merkel est cependant largement contournée, dénonce l’hebdomadaire Die Zeit, laissant les travailleurs pauvres dans leur précarité.

Après dix ans de négociation et un “débat honteusement longdénonçait Der Spiegel, le salaire minimum est enfin arrivé en Allemagne le 1er janvier. La “lanterne rouge de l’Europe” – terme rarement employé pour qualifier le pays d’Angela Merkel et de la première économie du continent – rattrapait enfin son retard.

Mais le tableau que dresse l’hebdomadaire Die Zeit dans sa grande enquête publiée le 5 mars et intitulée : “Tout simplement exploité. Le conte de fée du salaire minimum”, laisse peu de place à l’optimisme.

Si Berlin a officiellement adopté un salaire minimum (8,5 euros brut de l’heure) à compter du 1er janvier 2015, des pans entiers de l’économie allemande ne l’appliquent pas, ou bien, plutôt, le contournent. Au premier rang desquels les secteurs de l’hôtellerie, de l’entretien, de la grande distribution ou du BTP.

Les quatre journalistes qui signent cet article ont interrogé des travailleurs qui, malgré le changement de législation, continuent à être sous-payés.
Lire la suite