Embauché comme intérimaire de nuit par le centre logistique de Montélimar, un journaliste raconte son quotidien dans “En Amazonie” (Fayard). Édifiant !
C’est parce qu’il voyait ses librairies préférées fermer, à Toulon, que Jean-Baptiste Malet, 26 ans, s’est intéressé au libraire en ligne américain Amazon. “Je voulais voir ce qui remplaçait ces lieux de convivialité qui me tenaient à cœur.”
Journaliste à “Golias”, l’amoureux des livres a voulu interviewer les travailleurs de l’entrepôt Amazon de Montélimar. En vain. Les employés de la multinationale de l’e-commerce sont contractuellement tenus au secret le plus strict. “L’idée que des employés drômois ne puissent s’exprimer alors que le Code du Travail le leur permet m’a choqué“, raconte Jean-Baptiste.
Du coup, il se fait embaucher pour la saison de Noël 2012, quand l’entrepôt de Montélimar recrute 1.200 intérimaires en plus de ses 350 CDI. Commence alors l’incroyable découverte, “de l’autre côté de l’écran”, des rouages du champion mondial de la logistique pour commerce électronique. L’enquête fourmille de détails inédits sur la condition de ces nouveaux prolétaires, dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics.
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