Inde : A l’université de la vie

Faut-il forcément étudier dans une école classique en dur pour réussir ? Ou alors existe-t-il d’autres types d’environnement tout aussi propices à la réussite ? Cette semaine, Learning World vous fait découvrir deux écoles anti-conformistes qui proposent un enseignement sans murs, loin des sentiers battus.

(Merci à Tilak)

États-Unis : Légalisation du cannabis au Colorado, un bilan en demi-teinte

Le 1er janvier 2014, le Colorado est devenu le premier État américain à légaliser le cannabis à des fins récréatives. Un an après, le bilan est mitigé. Les comptes sont dans le vert grâce aux taxes, 18.000 emplois ont été créés et la criminalité est en baisse.

Mais la police et les hôpitaux doivent composer avec un afflux d’empoisonnements, y compris chez des enfants.

Canada : Montréal, l’eldorado des Français

Montréal est la deuxième plus grande ville du Canada et se situe dans le sud de la province du Québec, dont elle est la principale métropole. De nombreux Français décident d’y partir pour un nouveau départ, la langue n’étant pas un obstacle puisqu’on y parle français.

D’après les derniers chiffres de 2013, près de 150.000 français sont installés au Canada, mais la majorité vont dans la province du Québec. Les Français fuient-ils le climat économique morose de la France? Au Québec le marché de l’emploi est flexible et dynamique. Ce n’est pas simple pour l’intégration mais aussi pour obtenir son visa ou encore faire reconnaître ses diplômes et expériences professionnelles.

Il existe même un réseau d’expatriés Français à Montréal leur permettant de se retrouver. D’autres ont fait un business pour aider les français à s’expatrier avec toutes les aides pour préparer son départ du côté administratif mais aussi ce qu’il faut faire à son arrivée (compte bancaire, soins, aides pour trouver un logement, taxes et impôts à payer…)

Partie 1:

Partie 2:
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Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
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L’entreprise commence à se méfier du diplôme

Une étude de l’OFEM intitulée « Repenser l’équation formations-compétences-compétitivité » révèle que les moyennes entreprises se tournent vers les sans-diplômes pour recruter un collaborateur sur quatre. Le diplôme ne serait plus un gage de compétences…

L’entreprise corrige ses modes de recrutement et s’ouvre davantage aux sans-diplômes. C’est l’une des conclusions de l’étude menée par l’Observatoire de la formation, de l’emploi et des métiers (OFEM) de la CCI Paris Ile-de-France. Si dans les grandes entreprises, les recruteurs privilégient massivement les BAC +5, la moitié seulement des moyennes entreprises embauchent des diplômés les yeux-fermés. Par ricochet, ceux qui n’ont pu mener des études à leur terme sont favorisés  : les PME engagent environ 25 % de sans-grades universitaires ! L’explication est simple  : selon les sondés, les diplômes ne sanctionnent plus un bon niveau de compétences.

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La prime à la beauté

Existe-t-il une prime à la beauté ? Faut-il être beau ou belle pour décrocher plus facilement un travail ou encore pour obtenir une bonne table au restaurant ? Enquête sur les privilèges liés à l’apparence physique.

La façon dont on se perçoit physiquement influence notre sentiment d’appartenance à une classe sociale, au même titre que l’importance de son patrimoine, ou son statut professionnel.

« La position du Royaume-Uni est-elle si enviable ? »

En apparence, le pays va bien, porté par le rebond de la croissance et le recul du chômage sous la barre des 6%. Mais la réalité est tout autre : c’est l’endettement des ménages, le recul du taux d’épargne et un déficit public très élevé qui soutiennent cette croissance alors que les forces structurelles du pays n’ont cessé de décliner estime Jean-Luc Buchalet, PDG de Pythagore Consult et membre du Cercle des analystes indépendants.

Les bonnes performances réalisées par l’économie britannique poussent un certain nombre d’observateurs à extrapoler cette croissance pour les années à venir. Durement frappée pendant la crise entre 2008 et 2012, la Grande Bretagne a depuis renoué avec une croissance forte de 2.6% en 2014, la plus forte des pays du G7. Ce retour vers une croissance soutenue a été récemment salué par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le taux de chômage est repassé sous la barre des 6% de la population active, rapprochant inexorablement le pays du plein emploi. Ces bons chiffres ne cachent-ils pas une situation beaucoup moins favorable qu’il n’y parait a priori ?

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Europe : La transformation numérique du continent

Par, Directeur de Cisco

L’Europe est à l’aube d’une transformation technologique sans précédent. C’est ce que j’appelle l’ « Internet of Everything », à savoir cette pénétration de l’Internet mondial dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Bientôt les technologies portables nous informerons sur la qualité de notre sommeil et sur la nécessité ou non de pratiquer un exercice physique.
Les capteurs présents dans nos rues nous permettront d’éviter les embouteillages et de trouver où nous garer. Les applications de télémédecine permettront également aux médecins de traiter des patients situés à des centaines de kilomètres.

Cette transition majeure est vouée à refaçonner la manière dont les citoyens interagissent avec leur gouvernement, à révolutionner des industries tout entières, et à transformer la manière dont nous communiquons les uns avec les autres.

En Europe, l’Internet of Everything émerge comme la plus forte promesse de redynamisation d’une économie en berne, et de lutte contre ce chômage persistant qui affecte le continent, à mesure que les entreprises, les villes et même les États se positionnent en tant que leaders de l’innovation, de la croissance et de la création d’emplois.
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Allemagne : Les ratés du salaire minimum

Le salaire minimum est entré en vigueur en Allemagne le 1er janvier. Cette réforme phare du gouvernement d’Angela Merkel est cependant largement contournée, dénonce l’hebdomadaire Die Zeit, laissant les travailleurs pauvres dans leur précarité.

Après dix ans de négociation et un “débat honteusement longdénonçait Der Spiegel, le salaire minimum est enfin arrivé en Allemagne le 1er janvier. La “lanterne rouge de l’Europe” – terme rarement employé pour qualifier le pays d’Angela Merkel et de la première économie du continent – rattrapait enfin son retard.

Mais le tableau que dresse l’hebdomadaire Die Zeit dans sa grande enquête publiée le 5 mars et intitulée : “Tout simplement exploité. Le conte de fée du salaire minimum”, laisse peu de place à l’optimisme.

Si Berlin a officiellement adopté un salaire minimum (8,5 euros brut de l’heure) à compter du 1er janvier 2015, des pans entiers de l’économie allemande ne l’appliquent pas, ou bien, plutôt, le contournent. Au premier rang desquels les secteurs de l’hôtellerie, de l’entretien, de la grande distribution ou du BTP.

Les quatre journalistes qui signent cet article ont interrogé des travailleurs qui, malgré le changement de législation, continuent à être sous-payés.
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Japon : Réduire les heures supplémentaires pour relancer la consommation

Le gouvernement de la péninsule nippone met en avant l’argument social pour pousser les salariés japonais à ne pas rester trop longtemps au bureau. Mais il espère également “rendre la croissance durable” avec cette mesure.

Une trop grande présence au travail, au détriment de la vie familiale et sociale. Alors que les salariés japonais ont la fâcheuse habitude de s’éterniser au bureau, le Premier ministre Shinzo Abe veut changer les choses. Le gouvernement va ainsi demander dès cet été aux fonctionnaires d’État d’avancer leur heure d’arrivée et de se sauver vite le soir. Lors d’un point presse vendredi 27 mars, le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga explique cette décision :

“Nous aimerions inciter les gens à modifier leurs habitudes” afin qu’ils “commencent à travailler tôt le matin et puissent passer leurs soirées avec leur famille et amis”.

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Agent d’environnement : Un métier pour protéger la nature

Agent d’environnement, un métier qui attire mais où il y très peu d’élus. En France, ils seraient à peine 2000. Leur rôle, protéger les parcs naturels.

Pour faire ce métier, il faut passer un concours très sélectif. Dans le parc naturel marin d’Iroise, ils ne sont que onze privilégiés à exercer leur passion.

Europe : La fin de la prodigalité

Par

L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Les jeunes diplômés peinent à décrocher leur premier emploi

Selon une enquête Ifop pour Deloitte, 49% des jeunes diplômés de niveau Bac à Bac+5 depuis moins de trois ans étaient toujours en recherche d’emploi en janvier 2014. La plupart du temps il faut plus de six mois, des stages et une centaine d’envoi de CV pour décrocher un premier travail.

Chine : Mauvaises nouvelles économiques en série

Après des chiffres moroses de croissance et le creusement du déficit budgétaire pour relancer l’activité, la production industrielle, les ventes au détail et les investissements en capital fixe chinois chutent brutalement. Les yeux sont tournés vers la banque centrale qui devrait à nouveau baisser ses taux d’intérêt.

Les jours se suivent et les mauvaises nouvelles économiques s’amoncellent pour Pékin. Et les statistiques publiées mardi 10 mars marquent particulièrement ce refroidissement de l’activité. Selon les chiffres officiels, la production industrielle a ralenti brutalement en janvier et février, enregistrant son plus bas taux de progression depuis six ans.

La production industrielle a grimpé de 6,8%, sur janvier et février cumulés, par rapport à la période comparable de 2014, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). C’est très en-deçà de la hausse de 7,9% sur un an constatée en décembre, et c’est sa plus faible progression depuis décembre 2008.

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États-Unis : L’économie la plus décevante du monde

L’indice Bloomberg ECO U.S. Surprise Index, qui mesure l’écart entre les données économiques de la conjoncture américaine avec les prévisions qui en avaient été faites, est tombé à son plus bas niveau  depuis 2009, lorsque l’économie était plongée dans une profonde récession, ce qui signifie que la conjoncture américaine a été très décevante.

Le CESI (« Citigroup Economic Surprise Indicator », indice de surprise économique de Citibank) compare les indices de surprise des différents pays du monde. Cet indice est de plus en plus suivi parce que les marchés boursiers réagissent principalement aux écarts par rapport aux attentes.

Une donnée a échappé à la morosité: l’emploi. En février, l’économie américaine a créé 295.000 nouveaux emplois, et au cours des quatre derniers mois, elle en a même créé 1,2 millions, ce qui témoigne de la reprise du marché du travail.

Mais tous les autres indicateurs ne sont pas bons: les chiffres des revenus personnels, des dépenses, de la production, des ventes d’automobiles, des commandes d’usine et des ventes au détail, ont tous été plutôt faibles.

Cela signifie que lorsqu’un bon chiffre correspond à ses attentes, il n’y a pas vraiment de réponse sur les marchés parce que ces prévisions positives avaient déjà été prises en compte dans les cours.
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Emploi : Faut-il s’inspirer des Américains ?

Six ans et demi après la faillite de Lehman Brothers, le taux de chômage aux États-Unis est tombé à 5,5 % au mois de février, 295.000 postes ayant été créés. Un niveau que la Fed assimile au plein emploi. Les États-Unis réalisent-ils un tour de force au détriment de la sécurité de l’emploi ? L’Europe doit-elle s’inspirer des Américains ?

Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Aux Etats-Unis, seulement 5,6% de chômage? Le ‘grand mensonge’

Aux Etats-Unis, les médias, Wall Street et la Maison Blanche ne cessent de célébrer la chute du taux de chômage, d’autant que les Américains aiment les histoires de « come-back ». Mais selon Jim Clifton, CEO de l’institut de sondage Gallup, le pourcentage d’employés américains à plein temps n’a jamais été aussi faible. La plus grande partie de la population n’en a pas conscience, parce que les chiffres du chômage sont très trompeurs. D’après le Département américain du Travail de chômage, il n’y aurait plus que 5,6% de chômeurs aux Etats-Unis. Sur son blog, Clifton évoque une imposture, « un grand mensonge » (“Big Lie”).

« Personne ne vous dira ceci : si vous, ou un membre de votre famille, ou toute autre personne sans emploi décide d’abandonner la recherche d’un emploi – si vous êtes si désespéré d’être au chômage que vous avez cessé de chercher un emploi au cours des 4 dernières semaines – le département du travail ne vous comptera plus comme chômeur. C’est ainsi. Alors que vous êtes aussi chômeur qu’on peut l’être, et que, malheureusement, il se pourrait que vous ne retrouviez jamais de travail, vous n’êtes pas compté dans les chiffres que nous voyons défiler sans relâche dans les actualités – actuellement 5,6%. A cet instant, 30 millions d’Américains sont ou bien sans emploi ou bien travaillent moins qu’ils ne le souhaiteraient. (…)

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Potagers de Marcoussis (91) : Une initiative solidaire

Au sein des potagers de Marcoussis, des personnes en grande difficulté cultivent onze hectares de terre. L’initiative existe maintenant depuis 15 ans et a fait ses preuves. Toutes les personnes qui y sont passées ont retrouvé un emploi durable.

Ici, on apprend à cultiver bio, avec des maraîchers professionnels. “Il faut être très patient, il faut réexpliquer, parfois ça rend un peu fou“, témoigne la cultivatrice Hélène Daillet.

Les apprentis travaillent 26 heures par semaine pour 850 euros net par mois. Le contrat dure un an et demi. Une stabilité qui permet de construire un avenir. Tous les quinze jours, ils ont d’ailleurs rendez-vous avec la chargée d’insertion pour définir un projet professionnel

Le “jobbing” a le vent en poupe

Pour arrondir leurs fins de mois, de plus en plus de salariés cumulent leur emploi avec des petits boulots : le phénomène du “jobbing” est en plein essor. Cuisine, jardinage, soutien scolaire, ils sont 2 millions de jobbeurs et ont le statut d’auto-entrepreneurs ou de travailleurs indépendants.

École 42 : Born to code

Les emplois les plus passionnants et dont la France a besoin sont désormais numériques. Découvrez la seule école d’informatique entièrement gratuite et peer-to-peer : 42 l’école informatique créée par Xavier Niel.

« Si la France, 5e puissance économique mondiale, tenait sa place dans le numérique, au lieu d’être 20e, elle aurait réglé le problème de l’emploi ». Le manque de développeurs ralentit dangereusement les projets de transformation de nos entreprises et freine la création de milliers d’emplois induits.

États-Unis : Les Appalaches décapitées par les marchands de charbon

Aux États-Unis, Malgré le boom du pétrole et du gaz de schiste, le charbon demeure la principale source d’énergie aux États-Unis. Pour en accroître la production, les compagnies minières privilégient désormais l’exploitation à ciel ouvert en arasant les sommets à l’explosif. Ce procédé, très utilisé dans les Appalaches, a des conséquences environnementales désastreuses. L’extraction de cette source d’énergie ravage la nature… mais fournit des emplois.

L’après-midi du 5 avril 2010, une puissante boule de feu se propage dans les galeries de l’Upper Big Branch, une mine de charbon de la Coal River Valley, en Virginie-Occidentale. Des dizaines d’hom- mes sont pris au piège. Tandis que les camions-satellites de Cable News Network (CNN) sont dépêchés, le président Barack Obama intervient à la télévision.

Cette vallée encaissée, jalonnée de villages quasi fantômes, où l’eau du robinet a l’odeur du diesel, devient le cœur du cyclone média- tique américain. Le macabre suspense prend fin au bout de quelques jours : le bilan définitif s’établit à vingt-neuf morts.

Deux stèles ont été construites à la mémoire des disparus. L’une, taillée dans le granit, représente vingt-neuf silhouettes se donnant l’accolade. Financée par l’industrie, elle est dédiée à « tous les mineurs blessés, malades, ou morts au travail». L’autre mémorial, moins ostentatoire, est visible sur le lieu même du drame : vingt-neuf casques et autant de couronnes de fleurs. Sur le sol, un message tracé à la craie par un habitant, comme un cri : « Dieu bénisse le charbon. »
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René, 50 ans, 5 ans de chômage : ” Trop vieux, trop qualifié ”

François Rebsamen a annoncé un nouveau plan de lutte contre le chômage de longue durée. Le nombre de demandeurs d’emploi de plus d’un an et plus, n’a cessé d’augmenter, passant de 1,95 millions en 2008 à 2,42 millions aujourd’hui. Comment expliquer un tel phénomène? Reportage dans le Nord avec René, 50 ans et 5 ans de recherche d’emploi.

Le chômage à l’origine de 45.000 suicides par an dans plus de 60 pays

Le chômage serait à l’origine de quelque 45 000 suicides chaque année dans 63 pays, dont les économies occidentales, selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et publiée mercredi dans la revue The Lancet Psychiatry.

Ce groupe de chercheurs de l’Université de Zurich souligne

la nécessité de mettre en place des stratégies spécifiques de prévention chez les chômeurs à toutes les époques, au lieu de se focaliser simplement sur les effets négatifs des crises économiques.

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Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ?

On observe, par exemple aux États-Unis et au Japon depuis le début des années 2000, au Royaume-Uni depuis 2008, l’absence de hausse (ou même la baisse) du salaire réel par tête alors que l’économie est en croissance et que le taux de chômage devient très faible.

Ce nouveau fonctionnement du marché du travail, dû à la perte de pouvoir de négociation des salariés, conduit à une inflation très faible même au plein emploi. Mais est-ce un modèle économique durable ?

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ? A priori, la réponse peut être positive si : – la stagnation des salaires réels conduit à une forte hausse de l’emploi, puis, quand le plein emploi est atteint, de l’immigration ; le revenu des ménages est alors alimenté par l’emploi et non par le salaire réel par tête.

Ceci s’observe aux États-Unis et au Royaume-Uni ; – la faiblesse de la demande des ménages est compensée par une croissance rapide des exportations, avec l’amélioration de la compétitivité, entraînant aussi une croissance rapide de l’investissement des entreprises, avec aussi l’amélioration de la profitabilité.
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Chômage des jeunes : Mener tous les élèves au bac est insensé

Les jeunes sont les premiers à souffrir de la crise économique. La preuve : le taux de chômage des 15-24 ans est de 22,7% en France. Comment lutter contre ce fléau économique et social ? En instaurant une meilleure collaboration entre l’école et le monde du travail, répond Laurence Boulieu, conseillère à l’emploi et auteur de L’emploi j’y crois!. Explications.

Comme je l’explique dans mon livre “L’emploi j’y crois !”, pour lutter contre le chômage des jeunes, il est capital de faire dans le préventif et non plus dans le curatif. Je suis intimement convaincue que la solution passera par une meilleure collaboration entre l’école et le monde du travail.
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Le Medef soutient des entrepreneurs en herbe

Créer leur propre entreprise, c’est le choix de certains jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. L’idée est séduisante, mais sans coup de pouce, il est assez difficile de se lancer.

Le Medef a donc décidé d’aider une quinzaine de jeunes de la banlieue parisienne. C’est le cas de Sarah Merouche, 25 ans. La jeune femme est en train de créer son entreprise de repas halal. Ainsi, avec d’autres jeunes, elle participe à une formation de cinq semaines sur la création d’entreprises au siège du patronat français.

On monte des projets pour pouvoir déjà se sortir d’un certain marasme : chômage, discrimination à l’embauche… Donc créer nos propres emplois, car on n’a plus le choix aujourd’hui, il n’y a pas de travail, et derrière, tirer les autres avec nous“, explique l’un des jeunes.

Aubervilliers (93) : Quand boxe rime avec insertion scolaire et professionnelle

Un ancien champion de boxe déterminé à enseigner ce sport n’a pas oublié le travail à l’école. Il décide donc de créer un club atypique de boxe anglaise où les élèves vont apprendre la boxe tout en faisant des mathématiques.

Saïd Bennajem l’ancien champion de boxe a créé un lieu baptisé “Boxing Beats”. Pour l’aide aux devoirs, le boxeur a fait appel à Mounia, une professeure des écoles et boxeuse à ses heures.

L’installation de cette infrastructure a été possible grâce à une aide financière et matérielle accordée par la fondation Vinci. Le consortium Stade de France l’a quant à lui équipé en mobilier et ordinateurs, et s’engage en parallèle à trouver, chaque année, un emploi pour deux jeunes méritants du club.

Le vrai taux de chômage en France, c’est 19,2% !

Sans (bonne) surprise, les chiffres du chômage en France en 2014 sont mauvais. Les plus mauvais de toute l’histoire de notre pays. Un record en forme de signal d’alarme qui doit nous pousser à innover pour permettre aux 5,5 millions de personnes sans emploi de retrouver un job.

Le vrai taux de chômage en France, c’est 19,2%. Si l’on rapporte le nombre total de chômeurs à la population active, c’est bien ce taux que l’on obtient. Rendons-nous compte que 5,5 millions de personnes sur un total de 28,6 millions de personnes en âge de travailler (dans les statistiques françaises cela veut dire dès 16 ans) ne travaillent pas, en France.

Et face à cela, que fait-on ? Rien. Rien de nouveau en tout cas. Pour lutter contre le chômage, on ressort – quoiqu’on en dise – les mêmes recettes : contrats aidés, allègement de charges, formation, apprentissage… De ce point de vue là, il est effectivement juste de dire que nous avons tout essayé. Plus exactement, nous avons essayé tout ce que nous avons déjà maintes et maintes fois mis en place, relancé, rebaptisé, musclé, réorienté et que sais-je encore.

Grands plans nationaux… inefficaces
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Citation du jour (Rediff.)

« La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental. » - Bill Gates

(Phrase prononcée en mars 2014 lors d’une session organisée par le « think tank » The American Enterprise Institute).

Le CDI n’est pas toujours synonyme de stabilité de l’emploi

Si la signature d’un contrat à durée indéterminée (CDI) se fait de plus en plus rare, elle ne signifie pas forcément que le salarié restera longtemps dans l’entreprise. Contrairement aux idées reçues, plus d’un tiers (36,1%) des CDI ayant débuté en 2011 ont duré moins d’un an, selon une étude publiée ce vendredi par la Dares, le département de statistiques du ministère du Travail.

Le premier motif de rupture est la démission : 45% des CDI signés en 2011 et rompus avant leur premier anniversaire l’ont été par ce biais. Suit la fin de la période d’essai (35%), qui peut être aussi bien de l’initiative de l’employeur que du salarié. Le licenciement ne représente qu’une portion congrue de ces départs prématurés (10%), tout comme la rupture conventionnelle 5% même si cette proportion est hausse par rapport à 2007.

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Leboncoin.fr, premier site d’offres d’emplois devant Pôle emploi

Alors que les chiffres du chômage pour le mois de décembre seront publiés ce mardi, nous vous proposons un focus sur un phénomène qui en dit long sur la situation actuelle du marché du travail.

Le site internet Leboncoin.fr, sur lequel les particuliers postent des annonces afin de vendre des meubles ou des voitures par exemple, est devenu le premier site d’offres d’emplois en France, surpassant ainsi le Pôle emploi. Comment expliquer un tel succès ? Éléments de réponse.

Le chômage tue

Près de 600 suicides pourraient être attribués à la hausse du chômage observée en France entre 2008 et 2010, selon une étude conduite par des chercheurs de l’Inserm, qui précisent qu’aucun lien de cause à effet ne peut être déduit de ces résultats.

Le taux de décès par suicide augmente avec le taux chômage, selon une étude publiée mardi. « Entre 2000 et 2010 en France, le taux de chômage est significativement et positivement associé au taux de suicide », estiment les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui signent cette étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

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Bretagne : Le développement des garages solidaires

En Bretagne, des garages réparent, vendent ou louent des véhicules à très bas prix. L’objectif est d’aider les chômeurs en réinsertion professionnelle… Le tout subventionné par le Conseil Général.

Les quinze mécaniciens du garage ont eux-mêmes connu des accidents de la vie, entre chômage, problèmes de santé et précarité. Mais grâce à ces autos données par particuliers ou des collectivités locales, tous ici ont aussi droit à une seconde chance.

Autre initiative solidaire pour venir en aide aux chômeurs, celle de concessionnaires des Côtes d’Armor, qui louent des voitures d’occasion subventionnées par le conseil général à des tarifs préférentiels. Prix minimum, 10€ la journée, 50€ la semaine, assurance et carburant compris.

France: le chômage va continuer d’augmenter fin 2014 et en 2015 (Unédic) (Màj)

Addendum du 18 janvier 2015 : D’après les prévisions de l’organisme qui gère l’assurance-chômage, le taux de chômage devrait encore augmenter en 2015, à 10,3% (9,9% actuellement).

La France devrait compter 104.000 nouveaux demandeurs d’emplois sans activité fin 2015.

Conséquences négatives de cette dégradation, le déficit de l’assurance-chômage devrait augmenter, atteignant 4,4 milliards d’euros cette année, contre 3,9 milliards en 2014. Déficitaire depuis 2009, l’organisme devrait donc voir sa dette culminer à 25,9 milliards l’an prochain, un chiffre qui représente 8 mois de recettes!

Challenges


L’Unédic, organisme qui gère l’assurance chômage, a prévu lundi une poursuite de la hausse du chômage, avec 44.000 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires d’ici à la fin de l’année et 96.000 en 2015, plus qu’annoncé en mai.
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5.000 nouveaux postes supprimés à Air France ?

La confusion règne parmi le personnel d’Air France. Selon le quotidien le Figaro, la compagnie serait prête à supprimer 5.000 postes. Un plan nécessaire selon la direction pour ne pas voir la compagnie stopper son activité dans deux ans. Après 8 000 suppressions de postes depuis 2012, les salariés mercredi 14 janvier sont inquiets, mais pas surpris.