Croissance américaine : Il ne faut pas s’emballer

La hausse du PIB plus forte que prévu au troisième trimestre (3,5% en rythme annuel) n’empêchera pas la croissance de plafonner autour de 2% sur l’ensemble de 2014. La consommation reste freinée par la montée des inégalités: la majeure partie de la population voit ses revenus au mieux stagne.

L’économie américaine serait-elle en passe d’accélérer ? On pourrait le penser, après l’annonce d’une croissance plus forte que prévu cet été. Elle a atteint 3,5% en rythme annuel, au troisième trimestre, au lieu des 3% attendus.

Les Etats-Unis, où le chômage est au plus bas (moins de 6% de la population active), seraient donc sur la voie d’une expansion à vive allure. Rien à voir avec la stagnation de la zone euro, qui flirte avec la déflation. La Fed aurait donc eu raison d’annoncer mercredi soir l’arrêt des mesures monétaires non conventionnelles de soutien à l’économie.

Un bilan pas si flatteur

A regarder les chiffres de plus près, le bilan apparaît moins flatteur. D’abord, en dépit de ces chiffres très élevés du troisième trimestre -à tout le moins en regard avec la situation européenne- la hausse du PIB ne devrait guère dépasser 2% en volume cette année. Pas de quoi pavoiser en regard des performances habituelles de l’économie américaine en phase de reprise, qui tangentent souvent les 4%.

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Seine-Saint-Denis (93) : Pôle emploi à bout de souffle

Pendant trois mois, Nora Philippe s’est invitée au guichet de Pôle emploi en Seine-Saint-Denis. Dans ce documentaire, on découvre le quotidien de 40 agents souvent débordés ainsi que de milliers de chômeurs désarçonnés par le système de Pôle emploi.

La caméra est témoin de situations délicates comme celle d’un petit garçon qui vient chercher des informations pour ses parents, les deux sourds-muets. Le film est sans commentaires. La caméra a su se faire oublier pour suivre au plus près le quotidien des agents débordés.

Ainsi, l’administration peut faire des erreurs très lourdes de conséquences pour les demandeurs d’emploi. Un homme devait partir pour une formation aux États-Unis pour devenir agent d’escale pour Air France. Un agent a oublié d’envoyer le formulaire dans les délais et il ne peut donc pas partir.

Bernard Stiegler : « La société automatique »

La numérisation généralisée qui est en cours conduit à l’automatisation intégrale, et ce fait emporte des questions épistémologiques aussi bien qu’économiques, sociales et politiques de première grandeur.

Cette conférence s’attachera tout d’abord à esquisser le contexte de cette métamorphose des sociétés — qui se décline aussi bien du côté du calcul intensif et de la smart city que de la production robotisée, de la neuroéconomie, du corps et de la transformation des conditions de la décision dans tous les domaines.

Elle tentera ensuite de montrer que toute l’organisation économique qui s’était concrétisée au cours du XXè siècle autour de l’organisation fordiste et keynésienne de la production et de la consommation s’en trouve compromise. Elle soutiendra enfin qui, d’une part, loin d’être le contraire de l’automatisation, la capacité de décision la suppose, et d’autre part, seule l’automatisation qui permet la désautomatisation est productrice de valeur durable — c’est à dire de néguentropie.

Biographie de Bernard Stiegler:
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États-Unis : Quand les entreprises espionnent l’activité physique de leurs employés

« Quantifier » l’employé jusqu’au nombre de pas qu’il fait dans la journée, c’est ce que certaines assurances et entreprises américaines imposent. Les salariés portent sur eux des compteurs de mouvements pour mesurer leur activité physique.

Beaucoup utilisent des applications de ce genre sur smartphone, ou des gadgets dédiés, tels que FitBit ou Jawbone. Ces appareils, à première vue ludiques, comptent le nombre de pas effectués par l’utilisateur dans la journée, la distance parcourue et peuvent même à peu près compter le nombre de calories brûlées ou la pression artérielle…

Aux États-Unis, pas moins de 13 millions de ces appareils ont été distribués dans des entreprises, les données étant récupérées par l’employeur… et les assureurs. Ce sont d’ailleurs les assurances santé qui tentent d’imposer ces outils de flicage aux entreprises, sous peine de pénalité de cotisation ou de remises pour ceux qui les utilisent.

Les bracelets connectés et autres trackers d’activité pullulent désormais sur le marché. Ils équipent de plus en plus d’utilisateurs heureux de pouvoir suivre leur activité physique et les résultats de leurs pratiques sportives. Or leur usage n’est déjà plus seulement personnel…
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Claudia Senik : « La croissance harmonise le bonheur de tous »

A rebours des théories décroissantes, la chercheuse Claudia Senik affirme que le bien-être est aussi affaire de développement économique. Une thèse qu’elle défend avec chiffres et enquêtes de satisfaction.

Pourcentage de la population notant entre 7 et 10 sa satisfaction de vivre (sur une échelle de 0 à 10), par pays, en 2014 – Source : The Economist

La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Question hautement polémique au moment où la France s’enlise dans la récession, où la menace écologique est une urgence et où une partie des citoyens et des chercheurs militent pour un modèle décroissant.

En interrogeant les ressorts de la croissance au regard du bien-être dans son nouveau livre “l’Économie du bonheur”, Claudia Senik, professeure à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, relance le débat. Cette chercheuse travaille sur un matériau assez nouveau, le bonheur, qui aussi subjectif et insaisissable soit-il, affine la compréhension des comportements humains dans une économie de marché. Ainsi se développe une approche psychologique de la crise, basée sur de grandes enquêtes de satisfaction auprès de la population.

A côté du taux de chômage ou du PIB, le bonheur peut-il devenir un nouvel indicateur économique fiable au point de dessiner l’avenir d’un pays ? Si la croissance n’assure pas le bien-être à long terme, elle a au moins, l’avantage, affirme Claudia Senik, de réduire les inégalités dans ce domaine. Un plaidoyer pour une «valeur d’avenir» qui devrait susciter la controverse.
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L’OCDE adopte la vision de l’économiste Thomas Piketty

Dans son dernier rapport, l’organisation européenne s’inquiète d’une déflation salariale qui creuse les inégalités et ralentit la reprise.

L’analyse de la concentration de la richesse et du retour des inégalités exposée par Thomas Piketty dans son best-seller de 2013 Le capital au XXIe siècle a suscité de vives critiques. Nombre d’économistes anglo-saxons, généralement d’obédience libérale, ont attaqué, en particulier, les chiffres de l’économiste français.

Autorité reconnue dans l’univers des statistiques et généralement critiquée pour son biais «libéral», l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s’est, elle, au contraire, convertie au «pikettisme».

Elle observe que la crise a généré des inégalités de revenus non seulement du capital mais aussi du travail. Un phénomène qui agit comme un formidable frein sur la croissance et serait une des origines de la faiblesse de la reprise mondiale depuis 2008.

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L’homme qui veut taxer les robots au profit des humains

Quoiqu’il en veuille aux machines, John Mitchell n’est pas un luddite. Écossais d’origine, il vit en France, où il est informaticien. Et il n’a pas envie de casser les ordinateurs. Il serait le premier au chômage et le chômage, c’est ce qu’il combat.

«On m’a demandé une fois lors d’un passage à la télévision: “Vous voulez casser à nouveau les métiers à tisser, c’est ça? Bien sûr que non: mais les patrons, eux, cassent les gens, voire leurs propres machines car il faut sans cesse les renouveler.»

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

D’ailleurs, il insiste pour éviter tout quiproquo: «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c’est formidable, c’est pratique” Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu? La Sécu va économiser de l’argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C’est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»
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L’emploi de 3 millions de salariés menacé par les robots d’ici à 2025 (Màj vidéo)

Addendum du 27/10/2014 : 20% des tâches pourraient être automatisés dans les années à venir.

Selon une étude du cabinet Roland Berger publiée dans le Journal du dimanche, tous les secteurs de l’économie seront touchés par la robotisation, sauf l’éducation, la santé et la culture.

Au travail, des robots à la place des cadres? Selon une étude du cabinet spécialisé Roland Berger, dont les principales conclusions ont été publiées ce week-end dans le Journal du dimanche, plus de trois millions d’emplois sont menacés à l’horizon 2025 par la robotisation des tâches, y compris des emplois qualifiés.

Presque tous les secteurs de l’économie seront touchés par cette évolution, de l’agriculture à la police, en passant par l’hôtellerie. Seuls l’éducation, la santé et la culture devraient être épargnées.

Dans ce monde transformé par le progrès technique, le taux de chômage culminerait à 18% de la population active, contre un peu moins de 10% aujourd’hui. Les secteurs de l’environnement, des nouvelles technologies ou encore des relations clients créeraient des emplois, mais insuffisamment pour en donner à tout le monde. Le diplôme cesserait d’être un bouclier contre le chômage.
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« Au-delà des clivages… ! »

Il y a un débat qui ne me lasse pas de me laisser coi. L’éternel débat entre les kéneysiens ou les néo-kéneysiens et les libéraux ou les néo-libéraux. Entre ceux qui pensent qu’il faut augmenter les salaires pour augmenter la consommation et donc augmenter l’investissement des entrerpises, ce qui finira par créer de l’emploi, et ceux qui pensent qu’il faut commencer par permettre aux entreprises d’investir pour qu’elles augmentent leurs capacités, ce qui va créer de l’emploi et de la consommation. Ce débat est totalement dépassé, à tel point d’ailleurs qu’on peut le comparer à la ligne Maginot à la veille de l’attaque allemande.

Plus rien ne fonctionne parce que nous avons de mauvais outils

Disons-le, il faut dépasser ce clivage économique historique car il ne répond tout simplement pas à la nouvelle économie et à nos nouvelles contraintes. Dans ces deux cadres intellectuels qui ont tous les deux deux siècles, tout est basé quoi qu’ils en disent tous sur une idée totalement partagée de la distribution de la richesse créée par le travail.

Dans ces deux systèmes de pensée, c’est par le travail que la création de valeur est redistribuée. Dans aucun de ces deux systèmes on ne sait où on est en mesure de répartir la richesse autrement qu’à travers l’idée de travail, or le travail est en voie de disparition.

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Le mirage de la relance américaine : une reprise inégale, financée avec de la dette

Récemment, le Wall Street Journal a noté que la pire récession que les Etats Unis aient connue depuis la Grande Dépression avait pris fin en 2009, mais que la reprise avait été lente. Même si le rebond au second trimestre a dissipé les doutes laissés par le ralentissement marqué au 1er trimestre, la croissance de seulement 1% sur l’ensemble du semestre a douché les espoirs d’une accélération de la reprise.

HACHOIR DE LA RECESSION
— La bonne nouvelle, c’est que nous sortons de cette récession… La mauvaise nouvelle, c’est que nous sortons de cette récession…

« En d’autres termes, la relance économique américaine a été inégale », analyse Bob Stokes d’Elliott Wave International. Il attire l’attention sur une autre caractéristique de cette reprise américaine : la nature de la reprise de l’emploi. Au mois de septembre, on enregistrait un taux de chômage de seulement 5,9%, ce qui est une franche amélioration par rapport à octobre 2009, où il dépassait les 10%.

Mais d’un autre côté, le taux de la participation au marché du travail du mois d’août n’a atteint que 62,8%, son niveau le plus faible depuis 1978, suggérant que la baisse du taux de chômage pourrait provenir pour partie du découragement d’un certain nombre de chômeurs qui suspendent leur recherche d’emploi. La baisse du taux de chômage masque également le fait que l’on compte plus de 7 millions de travailleurs à temps partiel qui ne parviennent pas à trouver un emploi à plein temps.

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Chômage : un ex-dirigeant raconte le “fiasco” de Pôle emploi

Selon Hervé Chapron, la fusion ANPE-Assedic a été menée dans l’”impréparation totale” et avec un calendrier “irréaliste”, menaçant l’assurance chômage.

Fiasco“, “naufrage“, “échec” : dans un livre à paraître jeudi, Hervé Chapron, ex-directeur général adjoint de Pôle emploi, fait “l’autopsie” de la fusion ANPE-Assedic, réalisée dans “l’impréparation totale” lors du quinquennat précédent, et il juge l’assurance chômage “condamnée” si rien n’est fait.

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L’expatriation tente les jeunes cadres français, pas leurs homologues allemands

Plus de 94 % des jeunes cadres français souhaitent aller travailler à l’étranger contre moins de 50 % en Allemagne.

L’expatriation tente de plus en plus les cadres français à recherche d’un emploi mais ne séduit pas les cadres allemands, selon une enquête du Boston Consulting group publiée ce lundi. Les résultats de cette étude montrent en effet que près de 94 % des jeunes cadres français souhaitent aller travailler à l’étranger tandis que dans le même temps moins de 50 % des cadres allemands expriment le même souhait.

En Allemagne, “les jeunes sont beaucoup plus conservateurs à l’idée de travailler à l’étranger“, ce qui s’explique probablement par le fait que “le pays possède le taux de chômage le plus bas en Europe pour les moins de 25 ans“, analyse l’étude.

Pour autant, et c’est là un des enseignements de cette enquête, l’envie d’aller faire sa carrière à l’étranger ne traduit pas uniquement le souhait de cadres dont les pays d’origine ne sont pas au mieux de leur forme. Bien au contraire. Des pays développés affichent aussi des taux élevés, à l’image de la Suisse ou du Luxembourg (près de 75 %) ou bien encore des Pays-Bas (94 %). Et dans la majeure [partie] des pays européens qui traversent pourtant une situation difficile, entre 50 % et 60 % des cadres seulement sont tentés par l’international.

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Près de deux Français sur trois sont opposés à l’exploitation des gaz de schiste en France

Forera ou forera pas: le débat sur l’exploitation des gaz de schiste en France a repris de plus belle avec la déclaration, le 25 septembre dernier, de Nicolas Sarkozy affirmant être favorable à l’utilisation de cette énergie pour améliorer l’indépendance énergétique de la France et relancer l’emploi.

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a aussitôt répondu qu’il n’y aurait «pas de gaz de schiste» tant qu’elle serait au ministère.

Une position qui devrait satisfaire les Français: selon un sondage exclusif BVA pour 20 Minutes*, 62% des Français seraient opposés à ce que soit aujourd’hui autorisée en France l’exploitation du gaz de schiste.

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France: le chômage va continuer d’augmenter fin 2014 et en 2015 (Unédic)

L’Unédic, organisme qui gère l’assurance chômage, a prévu lundi une poursuite de la hausse du chômage, avec 44.000 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires d’ici à la fin de l’année et 96.000 en 2015, plus qu’annoncé en mai.

Quelque 106.000 demandeurs d’emploi sans activité ont déjà été comptabilisés depuis le début de l’année. A fin août, Pôle emploi recensait 3,413 millions de chômeurs sans activité.

Ces prévisions sont plus pessimistes que celles publiées en mai: l’Unédic prévoyait alors 103.200 inscrits supplémentaires pour 2014 et 60.000 pour 2015.

Les nouvelles projections correspondent tout de même à un léger ralentissement de la hausse du chômage par rapport à 2013, année où près de 175.000 nouveaux chômeurs avaient été recensés par Pôle emploi.
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Offres d’emploi non pourvues : la machine à fantasme

350 000 offres d’emploi ne trouveraient pas preneurs selon le ministre du Travail. Un chiffre qui alimente le discours sur la fraude bien qu’il ne repose sur aucune étude rigoureuse. 

Fernand Léger : “Les constructeurs”

« En France, 350 000 emplois ne trouvent pas preneurs ». François Rebsamen, ministre du Travail, a repris à son compte une vieille polémique. Il y aurait donc en France  un vivier d’emplois délaissés par des chômeurs plus prompts à vivre de l’assistanat qu’à rechercher activement un travail.

350 000 pour la rue de Grenelle, 400 000 pour le Medef, 500 000 pour Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle 2012, et même 600 000 pour certains journalistes : les emplois non pourvus suscitent fantasmes et envolées peu rigoureuses. Le chiffre avancé par François Rebsamen est d’autant plus surprenant que François Hollande lui-même reconnaissait l’an dernier que « personne n’a la véritable statistique ». Comment l’expliquer ?

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Bretagne : Après avoir pollué ses plages, l’algue pourrait devenir l’or vert du littoral

La Bretagne, première victime des pollutions d’algues vertes dopées aux nitrates sur ses plages, veut devenir un acteur majeur de la recherche et de l’exploitation des nombreuses espèces d’algues, sources potentielles de croissance et d’emploi dans les secteurs médical et alimentaire.

Quelque 500 personnes, chercheurs, scientifiques, dirigeants d’entreprises de 25 nationalités sont attendues à partir de dimanche à Nantes à un colloque consacré aux algues et plus particulièrement à leurs applications dans le domaine de la santé et de la nutrition.

La seconde édition de ce “Breizh Algae Tour” aura pour thème “les avancées scientifiques dans les domaines de la nutrition et de la santé au profit de toute la chaîne alimentaire“. Avec une question en filigrane, selon ses organisateurs: comment les extraits d’algues peuvent avoir une influence sur le fonctionnement de l’organisme.

Les algues, qui contiennent des nutriments – protéines, sucres, minéraux et matières grasses – et de très nombreux composés biologiquement actifs présents uniquement dans les végétaux marins, se révèlent aujourd’hui une source d’approvisionnement incontournable, argumentent-ils.
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Plus de la moitié des Français guettés par la pauvreté

5,60 euros, c’est ce qui reste chaque jour pour vivre, après avoir payé loyer et autres charges, à des milliers de personnes aidées par le Secours populaire, qui juge dans une étude rendue publique jeudi que “la pauvreté s’étend et s’enracine“.

Malheureusement, la pauvreté et l’exclusion continuent de gagner du terrain, mais on peut lutter et développer une nouvelle résistance“, a insisté le président du Secours populaire Julien Lauprêtre, lors d’une conférence de presse.

À partir de données recueillies auprès de 161 572 ménages (sur les 619 700 familles aidées par l’association en 2013), le Secours populaire souligne qu’”une part croissante de la population en est réduite à survivre”.

Parmi ces personnes, une petite moitié (46,7 %) a donné des informations sur ses ressources (salaire, RSA, prestations familiales, aides au logement, etc.) : 30 % d’entre elles disposent de ressources inférieures à 750 euros, pour 43 % elles sont comprises entre 750 et 1.250 euros et pour 20 %, elles s’échelonnent entre 1.250 et 1.750 euros.
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