Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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Chômage : Le business de la précarité (Rediff.)

Fausses annonces pour vrais chômeurs. Souvent déçus par Pôle Emploi, de plus en plus de chômeurs cherchent par eux-mêmes du travail. De nombreux sites Internet publient des annonces pour des petits boulots et proposent des formations payantes. Parmi ces offres, il y a de plus en plus d’arnaques.

Plans sociaux: le mirage du reclassement. A chaque plan social, les cellules de reclassement entrent en scène. Elles sont chargées par les entreprises qui licencient d’aider les futurs chômeurs à retrouver un job.

Sauver SeaFrance, à quel prix ? Sur les 900 salariés de ce transporteur, 600 ont été sauvés, mais l’entreprise perd encore 3 millions d’euros par mois. Reportage dans les coulisses d’un sauvetage.

Allemagne : Crystal, la drogue de l’emploi

Le modèle allemand dont on nous rebat les oreilles présente des vertus insoupçonnées. Non seulement ce pays connaît un très faible taux de chômage mais la consommation d’héroïne et de cannabis y est en recul. Supplantée par le formidable essor d’une drogue de synthèse, la méthamphétamine, relaté samedi dernier dans Arte reportage.

« Aux Etats-Unis, on la surnomme “crystal”, “ice” ou encore “tina”. En Thaïlande, “yaa baa”, littéralement “le médicament qui rend fou”, explique William Irigoyen… qui a pompé sa présentation dans Wikipedia. Vous l’inhalez, vous l’avalez, vous vous l’injectez ou vous la fumez et vous voilà euphorique et en proie à une forte stimulation mentale. » Et à un enviable taux de croissance. Vive l’Allemagne !

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Speed-dating entre ambassadeurs et entrepreneurs français

Un speed-dating inédit a eu lieu mardi à l’occasion de la “Semaine des ambassadeurs“. 170 diplomates français se sont entretenus toute l’après-midi avec des représentants d’entreprises françaises qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’exportation.

L’objectif de cette initiative : amorcer le contact entre des acteurs qui se connaissent mal et soutenir la croissance française.

Quand les jobs saisonniers sont proposés aux chômeurs longue durée

Serveur ou personnel d’accueil, avec l’explosion du chômage, certains jobs saisonniers ne le sont plus. Désormais ils sont proposés aux chômeurs longue durée et ce ne sont pas les seuls emplois concernés. Aujourd’hui sur un million 200.000 saisonniers employés chaque année, on trouve de plus en plus de chômeurs.

Les robots vont-ils voler nos boulots ?

Et si un robot s’installait à votre place au bureau ? Si votre prochain déjeuner à la cantine était avec un robot ? De la science-fiction ? Pas tant que ça. Ils sont déjà partout, dans les usines, les bureaux, bientôt les magasins, les hôpitaux, et même à la maison.

Enquête sur les robots conçus en France, mais aussi au Japon, où l’on croit qu’ils ont une âme, et en Chine, où il est publiquement assumé qu’ils sont amenés à remplacer la main-d’œuvre. Rencontre avec Michel Serres, philosophe et membre de l’Académie française et Hakim El Karoui, essayiste et consultant.

Les robots vont transformer notre vie quotidienne et notre travail. Selon une étude de l’université d’Oxford, 47% des emplois sont menacés à moyen terme. En France, les robots pourraient détruire trois millions de postes d’ici à 2025.

Lettre à une croissance que nous n’attendons plus

« Le Monde » publie un texte de Manon Dervin (Etudiante à Science Po Rennes), choisi par le Cercle des économistes dans le cadre du concours  » Imaginez votre travail demain – La parole aux étudiants « , organisé à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce texte s’inspire d’ « Un Projet de Décroissance ». Merci Manon.

Par Manon Dervin – Texte intégral ICI

Ô très chère Croissance. Ma bien-aimée. Ton retour s’est fait attendre. Ton dogme fondé sur la valeur centrale du « travail  » conditionne encore aujourd’hui toute la vitalité du système économique. Tu fabriques l’Emploi et en tires ta force. Les médias, les politiques et tous les travailleurs retiennent leur souffle. Te chercher a plongé le monde occidental dans une torpeur sans précédent. Une gueule de bois post-crise financière de 2008 soignée à coups de jéroboams de mesures économiques afin de te faire revenir.

Mais aujourd’hui je ne t’attends plus, Croissance. L’âge d’or des « trente glorieuses  » est terminé, le réveil est difficile et la situation pas si facile que ça à accepter. Je pensais te connaître. Qui es-tu vraiment, Croissance ? Je te prie de m’excuser pour les mots qui vont suivre. Il me fallait te conter mes désillusions.

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Japon : Les signaux toujours très mitigés de l’économie

Prix et chômage en légère hausse, consommation en baisse, l’économie japonaise continue de présenter un bilan mitigé. Les réactions des marchés confirment cette impression. Dépassant les 124 yens pour un dollar, la devise nippone a progressé, vendredi 31 juillet, signe de confiance dans la monnaie de l’archipel. L’indice Nikkei est resté stable, terminant la séance sur une très légère hausse de 0,3 %, à 20.585,24 points.

Ces évolutions interviennent après l’annonce par le gouvernement du taux d’inflation en juin. Sur un an, les prix ont augmenté de 0,1 %. La hausse reste limitée et loin de l’objectif de la Banque du Japon qui, en tablant sur une politique monétaire particulièrement agressive, reste déterminée à atteindre les 2 % d’inflation. Mais elle dépasse les attentes des observateurs et permet aux prix d’enregistrer leur vingt-cinquième hausse mensuelle consécutive.

En juin, les principales augmentations concernaient les nuits d’hôtel, les denrées périssables et les biens durables comme les téléviseurs et les climatiseurs. Les prix restent cependant sous pression des tarifs de l’énergie, en repli de 7 % sur un an. Conséquence de la chute des prix du pétrole, l’essence a baissé de 14,2 % en douze mois.

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Chine : Les ouvriers trop chers sont remplacés par des robots

Foxconn, le sous-traitant tristement célèbre d’Apple et d’autres compagnies high-tech, entend remplacer ses travailleurs par un million de robots. Une véritable nouvelle crise de l’emploi se profile.

10.000 robots sont en train d ‘être mis en place des les monstrueuses usines chinoises de Foxconn pour assembler l’iPhone 6. Pour l’heure, les emplois ne sont pas directement menacés par ces « Foxbots », le plus gros employeur chinois a même du embaucher 100.000 intérimaires pour répondre aux exigences d’Apple : produit au moins 70 millions d’iPhone 6 d’ici début septembre.

Foxconn communique bien sur le fait que les robots vont « aider » les ouvriers et non les « remplacer » ; qu’ils vont permettre d’augmenter les cadences. Sauf que si on reprend les intentions du constructeur quelques mois plus tôt, le discours est tout autre. D’ailleurs ; il y a quelques mois, Terry Gou le PDG du groupe se vantait que les Foxbots déjà déployés dans les usines, pouvaient construire 30.000 appareils par robot et par an.

C’est que las des critiques de violation des droits de l’homme, des ouvriers qui se suicident, qui refusent de travailler plus de 12 heures par jours et qui réclament des augmentations de salaires, Foxconn a clairement annoncé son intention de remplacer 1 million d’ouvriers par 1 million de robots dans ses usines. Soit l’écrasante majorité des employés de l’entreprise qui en compte environ 1.300.000.
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Oublier le PIB : un autre regard sur l’économie

Plutôt que rester accrochés aux taux de croissance et au PIB, qui ne veulent plus dire grand-chose, les responsables devraient s’intéresser aux instruments de mesure économique alternatifs, qui prennent en compte le bien-être et la soutenabilité écologique.

Une rengaine insistante et usante rythme nos existences, au gré des slogans qui saturent le débat public vidé de toute substance réelle : le “retour de la croissance”, l’inversion de la courbe du chômage, la réduction des déficits, la résorption de la dette publique, la progression des chiffres de la Bourse…

Chaque matin, chaque soir, ces obsessions répétées par les responsables publics sont comme une chanson mécanique, sans âme et sans mélodie : non seulement, plus personne ne semble y croire, mais surtout, tout le monde devine intuitivement que ces refrains n’obéissent à rien d’autre qu’à des règles performatives de responsables politiques dépassés par les événements, incapables de changer de logiciel intellectuel qui s’adapterait aux enjeux du présent.

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Belgique : Qui sont les chômeurs de longue durée ?

« Fainéants », « profiteurs », « bons à rien », « has been » … C’est ainsi que sont souvent stigmatisées les personnes en situation de chômage longue durée. « Les Parasites » est un documentaire de 26 minutes politiquement incorrect réalisé par Patrick Séverin.

Le reportage lance le débat en invitant 8 chômeurs belges à prendre la parole sans tabous suite à l’annonce par le gouvernement Di Rupo de leur exclusion et de l’arrêt du versement de leurs allocations, décision entrée en vigueur en janvier 2015.

La Belgique vient ainsi de renoncer à un idéal de société, puisqu’elle était le seul pays européen à octroyer les allocations chômage pratiquement à vie pour les personnes en situation particulière ne pouvant pas s’insérer en société. Celles-ci sont désormais limitées à 3 ans, exception faite pour les personnes handicapées.

Une décision populiste qui plongera quelques milliers de personnes plus profondément dans l’exclusion et qui tente de camoufler les véritables causes de l’endettement du pays.
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Big data : Serez-vous bientôt recruté par des algorithmes?

L’utilisation des mégadonnées pour départager les candidats à l’embauche est encore embryonnaire, mais l’idée fait son chemin dans les entreprises. Non sans poser de questions.

Qui de l’homme et de la machine est le mieux à même de choisir un futur salarié, celui qui brillera autant par ses performances que par sa capacité à s’intégrer parmi ses collègues? Une étude de la Harvard Business Review publiée en avril 2014 a semé le doute. Deux psychologues de l’université du Minnesota ont jugé “qu’en matière de recrutement, les algorithmes font mieux que l’intuition“.

Bien paramétré, un modèle informatique capable de brasser des informations sur les candidats – depuis un CV, les réseaux sociaux, des tests de personnalité, etc. – aurait plus de chance de sélectionner les meilleures recrues que les employeurs.

Très doués pour définir les besoins d’un poste et extraire des informations à partir des profils des candidats“, les humains seraient “mauvais pour en pondérer les résultats“. Aveuglés par leur subjectivité, ils se laisseraient distraire par des éléments parasites sans lien avec la mission, contrairement aux algorithmes.
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Turquie : Noisettes amères

En Turquie, des dizaines de milliers de familles kurdes se rendent chaque année dans le nord-est de la Turquie pour la récolte des noisettes. Tout le monde est mis à contribution, y compris les enfants.

Si le travail des enfants est interdit en Turquie, on estime pourtant qu’un demi-million d’entre eux travaillerait dans l’agriculture, 11 heures par jour, notamment dans les plantations de noisetiers. Avec un taux de chômage avoisinant les 35%, le travail saisonnier est devenu le seul moyen de survie pour des milliers de familles, dont les enfants sont payés 1 euro de l’heure.

Le temps des récoltes, des milliers de familles quittent leur domicile pendant pour vivre dans des camps de toile, dans des conditions sanitaires épouvantables. Les enfants travaillent et, de plus, se voient privés d’accès à l’éducation pendant plusieurs mois par an.

Trois quart des noisettes produites dans le monde proviennent des bords de la Mer Noire. La majeure partie de la récolte est exportée vers l’Allemagne et l’Italie où est installé le géant Ferrero, détenteur des marques Nutella et Kinder…

Travail : Quel nouveau modèle à l’ère numérique ?

Comme en témoigne la violente guerre entre les taxis et les chauffeurs Uber, le numérique chamboule le monde professionnel. Les vieux statuts, symbolisés par le CDI, font face à la montée en puissance des indépendants, ou « freelances », réclamés par des entreprises en quête d’« agilité ».

C’est une certitude : demain, le marché du travail sera très différent de celui que nous avons connu. Du recrutement à l’organisation même de la production, la révolution digitale fait éclater le modèle actuel. Mais pour aller où ? Vers quoi ? Premier constat : le système est à bout de souffle.

La mécanique des Trente Glorieuses, fondée sur une croissante forte, une consommation effrénée et le plein-emploi est grippée depuis longtemps. Dans l’imaginaire collectif, le CDI demeure la norme sociale et professionnelle. Pourtant, depuis le début des années 2000, les contrats courts, le temps partiel, le travail intermittent ou indépendant explosent.

Beaucoup y voient « l’évidente conséquence » de la crise. C’est vrai. Mais pas seulement. Car la démocratisation du numérique dans les sphères privées et professionnelles constitue aussi un puissant catalyseur de cette mutation. Auparavant, toutes les entreprises se basaient sur le même modèle : chaque recrutement correspondait à un besoin productif précis.
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Pays-Bas : La ville d’Utrecht va expérimenter le « revenu de base »

Pour éradiquer la pauvreté, il suffit de payer les pauvres. L’idée peut paraître candide mais elle a déjà fait son chemin et a même un nom: revenu de base, allocation universelle ou encore revenu inconditionnel d’existence. Ce revenu régulier, attribué sans condition, permettrait à tout citoyen, au chômage ou non, de subvenir à ses besoins essentiels.

À partir de janvier 2016, la ville d’Utrecht au Pays-Bas (300.000 habitants, 4e ville du pays) a décidé de tenter l’expérience avec un groupe de 300 citoyens au chômage et bénéficiaires des minima sociaux.

Ils recevront chaque mois entre 900 euros (pour un adulte seul) et 1.300 euros (pour un couple ou une famille). Parmi eux, une cinquantaine aura le fameux «revenu inconditionnel». La somme attribuée ne changera pas, et ce, même s’ils trouvent un travail ou une source de revenu. Les autres seront soumis aux exigences habituelles de recherche d’emploi et de revenu admissible.

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Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
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De l’utopie numérique au choc social

Objets connectés, humains chômeurs. Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».

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Comment une si petite bulle peut-elle avoir un effet aussi dévastateur ?

Par
Ce n’était pas une très grosse bulle. Entre 2002 et 2006, la part de l’économie américaine consacrée à la construction résidentielle a augmenté de 1,2 points de pourcentage du PIB au-dessus de sa valeur tendancielle antérieure, avant de plonger au moment où les USA sont entrés dans leur plus grande crise économique depuis prés d’un siècle. Selon mes calculs, on peut chiffrer l’excès d’investissement dans le secteur de l’immobilier résidentiel durant cette époque à environ 500 milliards de dollars – une part minuscule de l’économie mondiale au moment où la crise a éclaté.

Pourtant les dégâts furent énormes. Du fait de la crise, le niveau des économies des USA et de l’Europe est 6% plus bas que prévu. Autrement dit, un faible surinvestissement a entraîné une perte de production de 1.800 milliards de dollars par an, et rien n’indique que cet écart soit en voie de diminution.

Tenant compte du taux de croissance qui était prévu et de la rentabilité de la Bourse qui était attendue, j’estime la perte totale de production à presque 3 millions de milliards de dollars! Chaque dollar surinvesti dans l’immobilier a provoqué une perte de 6.000 dollars dans l’économie mondiale. Comment est-ce possible ?

Toutes les récessions ne sont pas aussi douloureuses. Les crises financières de 1987, 1991, 1997, 1998 et 2001 (au cours de laquelle  quelques 4 000 milliards de surinvestissement ont été perdus au moment où la bulle internet a explosé) n’ont eu qu’une faible incidence sur l’économie réelle au sens large.

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Les désoccupés

L’emploi pour tout le monde, pour la vie, c’est fini! Aux confins d’une époque qui s’achève, le monde du travail est en pleine mutation. Aux portes de l’an 2000, de gré ou de force, une personne sur trois sera intérimaire, une sur quatre ne trouvera plus du tout de travail.

Pourtant, malgré ce véritable état de crise, des individus réinventent leur vie; de nouvelles solidarités jaillissent. Ce film, véritable porteur d’espoir et de renouveau, nous plonge en plein cœur de la vie de ceux et celles qui subissent cette crise, et qui, au fil des défis, redécouvrent la nécessité de donner vie à leurs rêves pour continuer d’exister.

Les mains nettes

Long métrage de fiction dont l’histoire gravite autour d’une dizaine d’employés de bureau. Ils vivent ensemble une existence médiocre, monotone et banale jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gérant de personnel dont la mission sera de moderniser l’administration.

En voulant congédier un employé de quarante-cinq ans de services, il découvrira la révolte et la solidarité des employés. Claude Jutra rend ici, avec justesse, la misère psychologique qui accable les cols blancs dans les années 1950.

Les mains nettes par Claude Jutra, Office national du film du Canada

La Haute finance à l’assaut de votre patrimoine génétique

Le dieu-argent de la haute finance est un dieu gourmand voire vorace. Il n’a jamais de sensation de satiété. Ce 21ème siècle est son heure. Il s’est coup sur coup approprié sans grande difficulté le marché de l’emploi, a saboté le concept d’Etat-Nation, a privatisé les services publics, a démantelé les institutions publiques de plus en plus soumises aux besoins impératifs du marché mondial, a confisqué les capitaux de retraite et autres épargnes, a mis la main sur les ressources naturelles mondiales, a siphonné les monnaies nationales et les excédents des balances publiques, etc. La privatisation de la planète et de ses ressources est ainsi une réalité difficilement contestable.

Les exploits du dieu-argent sont innombrables. Le plus déterminant pour l’avenir de l’humanité serait la réussite du renversement déjà bien engagé de la suprématie des législations nationales en sa faveur. Pour faire simple, le système du dieu-argent supplante aujourd’hui les gouvernements qui lui ouvrent grand les portes de leurs territoires et de leur législation dans une ambiance d’impuissance mêlée d’un certain fatalisme.

Que ce transfert de la suprématie du peuple en faveur des marchés financiers soit reconnu constitutionnellement et l’on verra tomber tout rempart protecteur de l’homme, de son identité et par extension de l’humanité.

Cette fragilisation des droits de l’humain et de sa liberté de disposer de lui-même dans un environnement sécurisé est fortement aggravée actuellement par une technologie massivement soutenue par les marchés financiers qui a pris une option claire pour le transhumanisme.

Eugénisme, marchandisation de l’être humain, captation du patrimoine génétique, humanisation des robots et robotisation de l’humain sont devenus non seulement possibles mais exigés par des décideurs inconnus cachés derrière les marchés financiers.

La bataille de fond qui se livre actuellement est celle de l’identité de l’humanité, des libertés inaliénables et gratuites de l’homme. L’enjeu : La privatisation de la VIE et de l’immortalité. Rien de moins !

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Corée : Bac à tout prix

Au pays du matin calme, l’examen de fin de lycée est l’enjeu de toute une vie. Un bon classement, c’est la garantie d’accéder aux meilleures universités et de faire carrière.

Pour s’y préparer, chaque année, les 600.000 candidats révisent jusqu’à quinze heures par jour. Une course à la performance, une obsession pour les études qui vire, parfois, au drame. En Corée, le suicide est la première cause de décès chez les adolescents.

Jobs d’été : Pas de vacances pour les saisonniers

L’été, ce n’est pas les vacances pour tout le monde, puisque certains en profitent pour gagner de l’argent. Ils sont près d’un million à «faire la saison», selon l’expression consacrée. Parmi eux, beaucoup d’étudiants, qui gagnent ainsi de quoi financer leurs études, un permis de conduire ou des loisirs.

Ils sont plagistes, serveurs, vendeurs de beignets ou encore animateurs en camping. Quelles sont leurs conditions de travail ? Combien gagnent-ils vraiment? Mais les jobs d’été ne sont plus l’apanage des étudiants. De plus en plus de travailleurs salariés postulent à des emplois de saisonniers pendant leurs vacances.

L’équipe a suivi une jeune maman. Pour pouvoir offrir quelques jours de vacances à ses 3 enfants, elle n’a pas hésité à sacrifier ses congés.

Camif : La renaissance grâce au “made in France”

La Camif, centrale d’achat créée en 1947 et alors réservée aux enseignants, fut mise en faillite en 2008. Elle fut sauvée de justesse en 2009 par Émery Jacquillat, un entrepreneur qui a fait le pari du made in France pour la relancer.

Au début des années 1980, l’emblématique centrale de Niort (Deux-Sèvres) employait 1.000 personnes et était un grand succès : on trouvait de tout dans son catalogue de 800 pages. Mais c’est ce gigantisme qui a causé sa perte, estime le repreneur. Ce passé est révolu. Aujourd’hui, on compte 55 salariés (dont une quinzaine d’anciens) et il n’y a plus de catalogue. La Camif vend, sur internet, des meubles siglés made in France.

Émery Jacquillat a dû travailler dur pour reconquérir les anciens fournisseurs, refroidis par la chute de 2008. “A peu près 80% d’anciens fournisseurs nous ont suivi. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain“.

En s’appuyant sur son important fichier clients (trois millions de noms, 600.000 fidèles), il est en passe de réussir son pari. Depuis un an, la Camif regagne de l’argent. Les clients historiques n’y sont pas pour rien. “On est Camif, on restera Camif !“, clame Jean Rosset, professeur retraité.

Les banques revoient leurs modèles, et la facture sociale est lourde

Le secteur bancaire mondial a vécu de nombreuses crises économiques et financières, depuis le krach de 1929. Mais a-t-il connu pareille restructuration que celle engagée depuis 2012, après la crise financière des subprimes (crédits immobiliers à risques américains) et celle de l’euro ?

De part et d’autre de l’Atlantique, l’actualité est rythmée, depuis plusieurs semaines, par des vagues de suppressions d’emplois, notamment dans les grandes banques européennes. En 2014, ce sont les licenciements à Wall Street qui avaient fait la Une.

S’il est trop tôt pour un bilan, les réductions d’effectifs dévoilées par HSBC, mardi 9 juin (25.000 emplois supprimés d’ici à 2017, auxquels devraient s’ajouter 25.000 autres déjà annoncés, liés à la vente de filiales au Brésil et en Turquie), et celles escomptées à la Deutsche Bank, qui promet un plan d’économies de 4,7 milliards d’euros, viennent alourdir une addition déjà spectaculaire.

Ensemble, selon des données compilées par l’agence Reuters, les plus grandes banques d’Europe et des États-Unis (18 européennes et 6 Américaines) ont supprimé 59.000 emplois en 2014 : 21.500 emplois pour les premières et 37.500 pour les secondes. Si l’on y ajoute les coupes claires de 2013, le chiffre grimpe à 160.000… Ce qui représente, pour marquer les esprits, l’équivalent, en France, de la population de la ville d’Annecy.
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Travailler moins pour gagner plus…

… Ou l’impensé inouï du salaire.

Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail » : processus d’avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l’on veut nous faire passer pour des « charges » !!!

Le salaire n’est pas le « prix » d’un travail (version de droite) , mais un « barème » imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt pourquoi pas la jeunesse? via un salaire universel qui nous délivrerait du marché de l’emploi subordonné) ?

L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l’économie. Il s’agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.).

Pour y résister il faut des syndicats, c’est à dire d’abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. L’atelier se propose de faire le point avec les participants sur leur rapport personnel au syndicalisme, et des moyens de réinventer un syndicalisme efficace et attirant, qui s’emparerait des méthodes joyeusement militantes de l’éducation populaire.

60% des français sont favorables au revenu de base

Révélé par un sondage IFOP, ce chiffre a augmenté de 15 % depuis 2012. Signe que le débat autour d’un revenu inconditionnel et déconnecté du travail progresse.

Six Français sur dix sont favorables à l’idée d’un revenu de base en France. C’est ce qu’indique un sondage IFOP commandé par l’Opinion et I-Télé, dont les résultats ont été publiés le 19 mai. Le sondage précise en outre que parmi les 60 % favorables, 16 % se considèrent comme “tout à fait favorables” et 44 % comme “plutôt favorables”.

Une tendance saluée par le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), une association qui milite pour son instauration. Cette dernière souligne une progression de 15 % par rapport au dernier sondage effectué sur le sujet en 2012.

Alena : Les mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat trans-pacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété: il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine.

Loin d’avoir offert de nouveaux débouchés aux entreprises américaines et de les avoir poussées à embaucher, l’Alena a favorisé les délocalisations industrielles et l’ouverture de succursales à l’étranger, en particulier au Mexique, où la main-d’œuvre est bon marché. Dans le secteur agricole, une multitude d’entreprises américaines spécialisées dans la transformation de produits alimentaires se sont également installées au Sud.

Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).
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En 2025, il n’y aura plus d’emplois mais… nous aurons des « sexbots »

D’ici 2025 – dans à peine 10 ans – les partenaires sexuels robotiques – ou sexbots – seront devenus monnaie courante et ce sera une bonne chose, car une grande partie d’entre nous n’aura plus d’emploi… C’est du moins la conclusion d’un rapport de 66 pages publié par Pew Research, intitulé « AI, Robotics, and the Future of Jobs ».

Les chercheurs ont spéculé sur la part que les robots pourraient prendre dans nos vies quotidiennes compte tenu du rythme des progrès que nous enregistrons actuellement. Selon Stowe Boyd de GigaOM « Les partenaires sexuels robotiques seront monnaie courante, même s’ils continueront à être des objets de mépris et de division, un peu comme certains critiques aujourd’hui déplorent les selfies qu’ils considèrent être un indicateur de ce qui ne va pas dans notre monde . »

Ces robots sexuels n’auront pas nécessairement une intelligence humaine, mais ils ressembleront beaucoup à des humains, et ils bougeront et se déplaceront comme de véritables humains. Globalement, ils présenteront suffisamment de similitudes avec les hommes pour satisfaire leurs besoins sexuels les plus urgents.

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Les multinationales du BTP imaginent la manière dont nous vivrons demain…

Cela fait plusieurs années qu’Eiffage « imagine la ville durable à l’horizon 2030 » [1]. Depuis 2007, l’entreprise a monté un «  laboratoire de prospective en développement urbain durable intitulé Phosphore ». Ce laboratoire avait besoin de « terrains de jeu virtuels » ou de « bac à sable », selon les propres mots d’Eiffage, c’est-à-dire des vraies villes avec des vrais habitants.

Les programmes Phosphore 1 et 2 ont été élaborés sur le petit quartier d’Arenc à Marseille, Phosphore 3 a eu pour théâtre deux cents hectares à Strasbourg. Depuis 2011, Phosphore 4 a travaillé sur l’agglomération grenobloise, un territoire autrement plus grand : «  31.000 hectares et plus de 400.000 habitants. Avec ce nouveau terrain de jeu virtuel, les défis et champs d’analyse de Phosphore 4 ont, une nouvelle fois, été largement renouvelés ».

Le président de la Métro de Grenoble, Marc Baietto, se félicite d’avoir eu le « courage » de confier cette étude à une entreprise privée «  pour nous permettre de réfléchir librement (sic). (…) C’est une réponse à l’abandon de la rocade Nord. Comment travailler sur les déplacements différemment ? Il nous faut sortir de nos ornières, de nos cercles, de nos habitudes de pensée. La réflexion est libre. Travailler avec un groupe comme Eiffage, c’est un gros avantage. »

Pour Eiffage, travailler avec un groupe comme La Métro est également un gros avantage, qui s’évalue pour cette fois-ci à 286 000 euros payés par la communauté de communes, à ce prix-là, Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage, s’extasie : « On a travaillé avec un esprit d’enfant, candide. (…) Trente-cinq professionnels tous différents, tous motivés ont travaillé pendant dix-huit mois, et ont laissé libre cours à leurs idées ». Avant d’assurer, sans rire : « l’objectif de ce laboratoire n’est pas mercantile ».

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Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

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La jeune génération moins bien lotie que l’ancienne

La génération Y est-elle la génération sacrifiée ? Alors que leurs parents ont connu l’âge d’or, celui des CDI et de l’immobilier pas cher, les jeunes sont confrontés à davantage de précarité. 

En effet, nombre de jeunes décrochent des CDD ou des petits contrats alors qu’au même âge leurs parents avaient déjà un CDI. En 1975, l’âge du premier emploi stable était d’ailleurs de 20 ans contre 28 ans aujourd’hui.

Les chiffres du chômage diffèrent aussi selon les époques. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi était de 5% chez les jeunes il y a 40 ans, il atteignait 25% en 2013. Le taux de pauvreté chez les 18-29 ans est lui passé de 10% en 1970 à 19% en 2012. 

Quant à l’âge de départ à la retraite, là encore, la jeune génération est lésée. Les jeunes doivent désormais cotiser plus longtemps que leurs parents.
Mais ce n’est pas tout, le prix de l’immobilier a grimpé de 140% en l’espace de vingt ans. Si le revenu moyen par ménage a lui aussi augmenté, la progression reste assez faible avec seulement plus de 15,6%.

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

Une France qui sacrifie sa jeunesse (Rediff.)

La France est pour une fois sur la première marche du podium, celui du classement des inégalités de générations. Elle a sacrifié sa jeunesse plus que n’importe quelle autre société développée, comme le démontre l’étude des niveaux de vie.

Niveau de vie selon la génération: le cas alarmant des jeunes Français – Écart de niveau de vie par rapport à la moyenne (à caractéristiques des ménages équivalentes) en %.

En sciences sociales, cet indice, construit à partir du revenu net après redistribution (donc après impôts et droits sociaux) et rapporté à la taille du ménage, est l’aune à laquelle se mesure la progression du confort dans une société.

Le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17%

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Travail au noir

D’après un rapport de la Cour des comptes de 2012, cette activité souterraine coûterait 20 milliards d’euros à l’État.

A Marseille, l’Urssaf tente de récupérer les cotisations impayées sur les marchés de la ville. Dans l’ouest de la France, Valérie, restauratrice, revendique le travail au noir et la désobéissance fiscale pour parvenir à s’en sortir.Enfin à Paris, sous l’égide d’un procureur, le Codaf (Comité opérationnel départemental anti-fraude) réalise un contrôle sur un important chantier.