L’Allemagne a accueilli un million d’immigrants en 2012

L’année dernière, près d’un million d’étrangers sont venus s’installer outre-Rhin. De plus en plus viennent des pays européens en crise pour travailler.

Trouver un électricien, un boulanger ou un maçon. En Bavière, cela relève presque du défi pour certains artisans qui peinent à trouver de la main-d’oeuvre locale. « En même temps, il y a beaucoup de chômeurs espagnols qui disposent d’une qualification et d’une expérience », constate Katrin Budick, de la chambre des artisans de Munich (HKM). Elle est aujourd’hui responsable d’un projet de recrutement en Espagne lancé en janvier. Le succès est détonnant. La chambre a prévu de recruter 21 personnes et a reçu 300 candidatures. « Après des entretiens via Skype, puis en Bavière, 11 ont déjà été placées », se félicite Katrin Budick.

Cette initiative est l’une des nombreuses en Allemagne, où le chômage plafonne à 5,4 % selon les données d’Eurostat, contre 27 % en Espagne ou en Grèce. Alors que l’économie allemande reste robuste, elle attire de plus en plus de travailleurs.

L’an dernier, 966.000 étrangers sont venus s’installer outre-Rhin pour quelques mois, années ou définitivement, ce qui représente une hausse de 15 % et un record en vingt ans, selon l’office des statistiques.

Un débat politique
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France : L’exil forcé des jeunes italiens

Ils portent un regard acerbe, attristé mais fier sur la situation de leur pays, un jugement dur mais compatissant sur leurs compatriotes. Venus en France pour étudier ou pour trouver du travail, ils restent ici à défaut de pouvoir construire une vie dans un pays qu’ils chérissent presque autant qu’ils en détestent le système politique.

Sally, Paolo, Tania, Matteo et Luca ont tous moins de 30 ans et vivent à Paris. Ils sont nés dans des régions, des familles différentes, mais partagent un destin : celui de l’expatriation. Ils nous racontent leur vision de l’Italie et de sa politique, l’amour aigre-doux qu’ils vouent à leur pays.

Paolo en costume cravate se roule une cigarette en attendant d’aller jouer au foot avec ses amis. Né et grandi à Parme dans le nord de l’Italie il vient d’une famille industrielle qui aime se dire qu’elle a mérité son destin.

Être ici depuis cinq ans, d’abord pour les études, puis maintenant pour son premier travail, ne l’empêche pas de s’intéresser de près à la politique italienne. Il rend grâce à Beppe Grillo, l’ex comique et leader du M5S (Mouvement Cinq étoiles) qui a raflé 25% des sièges lors des récentes élections législatives italiennes, d’avoir enfin osé critiquer la corruption de la gauche.

« On dit toujours que Berlusconi a volé. Mais tout le monde a volé. Le Parti Démocratique (parti socialiste italien) aussi. Et le M5S dénonce ça. Ce qui ne plaît pas aux dirigeants actuels ».

« L’Italie est en train de se planter mais ça me concerne pas. J’ai bien fait de partir avant », assène-t-il.
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Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Portugal : « Nous sommes tous des ‘entroïkés’ ! »

Dans un pays où le chômage ne cesse de progresser et où l’austérité est la règle, les Portugais se sentent victimes de la troïka. La démocratie a un goût amer pour les “entroïkés”, le mot de l’année au Portugal.

A Lisbonne, dans les magasins du quartier multiculturel de Graça, qui domine la ville du haut d’une colline, le crédit est de retour. Deux poulets entiers sont vendus 5 euros ; le kilo de tomates, presque deux ; le paquet de riz, un peu plus de 70 centimes. De quoi faire tenir une famille pendant trois jours. Mais de plus en plus de Portugais ont des fins de mois très difficiles. Résultat, il est devenu habituel que les bouchers ou les marchands de fruits fassent crédit à leurs clients par esprit de solidarité face à la crise.

Jugez plutôt : en 2013, le salaire moyen au Portugal, étranglé par les mesures du gouvernement de Passos Coelho [droite], notamment la réduction des tranches de l’impôt sur le revenu, ne dépassera guère 700 euros. Ce sont les 1,8 million de retraités qui auront le plus de mal à joindre les deux bouts, avec une pension qui en règle générale ne dépassera pas 400 euros, et avec laquelle ils devront faire face à la hausse de 15 % des prix des transports ou à l’augmentation de la facture d’électricité (13 % l’année dernière).

Le chômage est l’un des aspects les plus sombres de la crise : il touchera 15 % de la population active. Sans la moindre amélioration en vue pour l’année à venir, l’émigration – qui provoque un vide démographique dans l’arrière-pays – restera la planche de salut pour les jeunes. Luanda, Rio de Janeiro, São Paulo ou Macao, les pôles émergents de la lusophonie, qui depuis plusieurs années attirent les diplômés portugais, vont redevenir des destinations prisées pour une génération très instruite qui ne trouve pas de débouchés dans son pays natal. Déjà, l’année dernière, le Premier ministre incitait ses concitoyens à chercher fortune en dehors du Portugal, et il va désormais mettre lourdement à contribution ceux qui restent.

Déçus par la démocratie
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Russie : Témoignage d’un Français voulant acquérir la nationalité

Par Alexandre Latsa

Alors que l’affaire Depardieu n’en finit pas de provoquer des remous médiatiques, on peut déjà tirer une conclusion de ce “buzz” planétaire: la Russie apparaît désormais comme un pays dans lequel il est envisageable de s’installer.

On peut même imaginer que l’affaire Depardieu ait fait plus pour l’image de la Russie que la plupart des grands cabinets de relations publiques qui travaillent pour l’État! Depardieu n’est cependant pas le seul à vouloir devenir russe. Les lecteurs de RIA Novosti ont pu lire une nouvelle surprenante vendredi dernier affirmant que Xavier Faure, un pilote de Montgolfière Français, souhaitait lui aussi devenir Russe!

J’ai donc voulu en savoir plus à propos de ses motivations sur son “souhait de devenir russe“.

En France la situation économique et sociale est exécrable. Les politiques n’ont que faire du peuple et ne vivent que pour eux et leurs petites magouilles personnelles. Il n’est pas possible de montrer qu’on aime son pays, comme en Russie.

Je ne supporte plus l’absurdité de la vie dans les grandes villes. Passer sa précieuse vie dans les embouteillages à dépenser une énergie de plus en plus rare, tout ça pour un travail qui ne sert qu’à perpétuer un système moribond, me parait complètement aberrant.

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La richesse chinoise s’exporte en masse

Selon un nouveau rapport paru cette semaine, une grande partie de la richesse chinoise est en train de s’exporter à l’étranger et principalement vers les États-Unis. Selon le rapport, les Chinois les mieux nantis recherchent une meilleure qualité de vie, une meilleure éducation pour leurs enfants, ou encore un meilleur environnement fiscal.

Ouvriers chinois travaillant à la construction du chemin de fer transcontinental aux États-Unis, vers 1865

La Chine s’enrichit mais de plus en plus de grandes fortunes pensent à quitter le pays, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Ce lundi [17 décembre 2012], l’Institut de Pékin de l’école technologique de Droit a publié son “Rapport annuel sur la migration internationale chinoise“.

Ce rapport montre que plus d’un Chinois sur quatre, possédant plus de 100 millions de yuans, soit 16 millions de dollars, ont émigré ; 47% supplémentaires pensent à émigrer.

Parmi les gens possédant plus de 10 millions de yuans, près de 60% ont émigré ou décidé d’émigrer. En 2012, le nombre de responsables de haut niveau qui quittent la Chine avec leur argent, a atteint un sommet.

Mais pourquoi quittent-ils la Chine ?
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“Laissez-nous entrer, bande de salopards !”

De tous les Etats souhaitant rejoindre l’UE, le “Pays des Aigles” semble le plus motivé. Mais les chances d’obtenir rapidement le statut de candidat sont pour l’heure assez minces, car de nombreux progrès sont à faire. Reportage depuis la frontière avec la Grèce, où le flux migratoire est rythmé par les aléas de l’économie. Extraits.

Ces temps-ci, en Albanie, les négociations pour l’adhésion à l’Union européenne constituent le principal sujet de conversation politique. Et pour cause : en novembre, Bruxelles dira si le pays est prêt à se porter officiellement candidat.

(…) Il faut dire que l’enthousiasme des Albanais pour l’Union européenne est sans égal. En Turquie, ce soutien peine à dépasser la barre des 50 %. Il a fortement chuté en Serbie, le pays ayant acheté son statut de candidat en livrant au tribunal de La Haye des Serbes suspectés de crimes de guerre : Milosevic, Karadzic et Mladic. Même la Croatie, le prochain pays à rejoindre l’UE, est bien plus eurosceptique que l’Albanie.

Le soutien à l’adhésion à l’UE est resté à 97-98 % pendant des années”, s’enthousiasme Gjergj Erebara. “Dans toute l’histoire de l’Union, aucun pays n’a jamais affiché de tels chiffres. En comparaison avec la Turquie par exemple, ici, même les musulmans très stricts sont pro-européens.”

‘…) L’UE fera des gestes, c’est certain. Aujourd’hui déjà, par exemple, les Albanais n’ont plus besoin de visa pour voyager dans l’espace Schengen, et ils ont un très bon accord commercial avec l’Europe…

Ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas s’en sortir sans la main-d’œuvre albanaise.

“Nous sommes les seuls à pouvoir sauver la Grèce”, clame quelqu’un d’un ton sérieux, tandis que les autres opinent du chef. “Vous voyez ? Le futur de toute l’UE est entre nos mains. Mais vous, bande de salopards, vous refusez de nous laisser entrer”, lâche Izeti en riant.

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Ilir META veut faire entrer l’Albanie dans… par tv5mondelinvite

 

Émigration : “La Lituanie n’est pas un pays où il fait bon vivre”

Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font comme leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.

Entre 1990 et 2011, environ 670 000 Lituaniens ont émigré, et seuls 110 000 sont revenus au pays. En l’espace de deux décennies, la Lituanie, pays de 3,5 millions d’habitants, a ainsi perdu un demi-million de personnes, rien que d’après les chiffres officiels.

Cela fait des Lituaniens l’un des peuples les plus migrateurs d’Europe. Mais en fait, cette émigration nationale massive n’a rien d’un phénomène nouveau. Des vagues plus ou moins importantes d’émigrants lituaniens ont quitté le pays au cours des derniers siècles. Aux XVIIIe et XIXe siècles, déjà, les Lituaniens, paysans pour la plupart, empaquetaient le strict minimum dans deux valises et prenaient la direction des États-Unis.

Aujourd’hui, une fois leurs maisons mises en location, ils se dirigent vers le Royaume-Uni, l’Irlande et la Norvège, accompagnés ou non de leur famille, puisque Internet réduit désormais les distances. Les temps changent certes, mais une constante demeure : aujourd’hui comme il y a un siècle, les Lituaniens, paysans ou citadins éduqués, ont été tout le temps attirés par des lieux où l’on peut mieux gagner sa vie et dans de meilleures conditions.

Des billets sans retour
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Italie : Avec le chômage des jeunes, l’émigration devient une option

Il y a bien moins de jeunes en Italie qu’en France. Pourtant, être jeune et Italien, c’est réunir suffisamment de critères pour s’assurer… d’être au chômage. Dans la botte, 31% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi (1). Un record bien au-dessus de la moyenne européenne et qui complique la vie des jeunes transalpins, obligés d’accepter petits boulots ou stages en attendant mieux.

Cecilia a 24 ans, un diplôme petite enfance obtenu l’année dernière… et un moral en berne. En cause, un emploi sous-payé qui ne correspond pas à ses qualifications. «Quand j’ai obtenu mon diplôme, j’ai cherché un travail pendant presque un an. Impossible de trouver. On me disait toujours :  “On vous rappellera”.
Mais évidemment le téléphone ne sonnait jamais»,
se souvient-elle, amère. «C’est comme si nous, les jeunes, on ne comptait pour rien dans ce pays».

Début janvier, Cecilia a fini par obtenir un CDD d’un an dans une maison d’adultes en difficulté. Ce contrat, elle l’a trouvé à travers un programme gouvernemental permettant à des jeunes de moins 28 ans d’obtenir un CDD. Mais celui-ci ne peut pas excéder un an, ni être renouvelé.

Résultat, Cecilia travaille 30 heures par semaine pour un salaire de 400 euros par mois. «Évidemment, cela ne me permet pas de me loger ni de me nourrir», continue-t-elle. «Je vis toujours avec ma mère, je suis loin d’avoir les moyens d’être indépendante».

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Une nouvelle opposition “Made in Russia”

Par Alexandre Latsa

Les élections présidentielles approchent, et la politique intérieure russe est un thème qui est revenu de façon assez récurrente au sein des analyses et tribunes récentes de RIA-Novosti. C’est aussi l’un des thèmes les plus discutés sur l’internet russe, surtout depuis décembre 2011. Récemment Maria Selina se demandait si une nouvelle vague d’émigration aurait lieu et elle en déduisait très adroitement que les manifestations de décembre 2011 pourraient théoriquement rassembler le cortège de ceux qui, rejetant le système politique russe, pourraient choisir de faire leurs bagages.

Mes lecteurs le savent, j’ai couvert les manifestations de décembre et publié des photos et des textes qui ont donné lieu à des débats enflammés sur le sujet. Bien sur la position d’étranger qui commente la scène politique russe n’est pas très confortable, mais néanmoins un regard extérieur et comparatif a parfois son intérêt.
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Dubaï : Ces Françaises d’origine maghrébine qui fuient la crise pour “l’eldorado arabe”

Le nombre de Françaises d’origine maghrébine à s’exiler à Dubaï ne cesse d’augmenter. Si les motivations diffèrent, l’objectif reste à peu près le même : fuir la crise financière européenne pour ce que certaines appellent “l’eldorado arabe”.

J’ai toujours rêvé de vivre dans un monde en harmonie avec mon identité arabe.”

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L’immigration, ça coûte ou ça rapporte ?

Par Jean-Paul Gourévitch

Le rapport remis par le laboratoire «l’Equippe» (Université de Lille) du professeur Xavier Chojnicki au Ministère des Affaires sociales en juillet 2010 concluait que «les immigrés sont une excellente affaire pour l’État français. Ils rapportent une grosse douzaine de millions par an et paient nos retraites», selon un article du journal Madrilène ABC, repris par Courrier International n° 1048 du 2 au 8 décembre 2010.

Ces résultats paraissent contredire les travaux de Jean-Paul Gourévitch, consultant international, spécialiste de l’Afrique et des migrations, auteur de L’immigration ça coûte ou ça rapporte ? (Larousse 2009) et des trois monographies publiées par l’association Contribuables Associés de 2008 à 2010 (téléchargeables sur le site Contribuables.org) qui estime le déficit annuel de l’immigration à 30,4 milliards d’euros.

Les phénomènes migratoires sont des phénomènes historiques que nous ne pouvons ignorer ; aussi lui avons-nous demandé de réagir à ce rapport et d’expliquer les écarts constatés.

Tout d’abord, le rapport de l’équipe lilloise s’intitule : «Migrations et protection sociale : étude sur les liens et les impacts de court terme». Il ne traite pas de l’ensemble des coûts de l’immigration.

Les journalistes qui titrent sur «les bons comptes de l’immigration» (Direct matin du 2/12/2010) n’ont pas véritablement lu le document de 206 pages que j’ai sous les yeux… ou voudraient tellement que l’immigration soit positivée qu’ils prennent leur désir pour la réalité.

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Frappée par la crise, l’Irlande redevient une terre d’émigration

L’Irlande va mal. Durement frappée par une double crise, financière et immobilière, le fringant “Tigre celtique” du début des années 2000 n’est plus que l’ombre de lui-même : son PIB s’est effondré de 7 % en 2009, le déficit atteint 32 %, le chômage touche 14 % de la population, et la récession ne semble pas terminée. L’Union européenne craint une faillite qui mettrait en péril l’ensemble de la zone euro.

Erskine Nicol - Un immigrant Irlandais débarquant à Liverpool, 1871

Et quand ça va mal, l’Irlandais prend la route : l’Irlande est redevenue une terre d’émigration. La publication, fin septembre, d’un rapport du Central Statistics Office (CSO), l’Insee local, a jeté un froid dans le pays.

Pour la première fois depuis la croissance exceptionnelle des années 1990, le nombre des partants dépasse celui des arrivants. En un an, d’avril 2009 à avril 2010, 65 100 personnes ont quitté l’île tandis que seulement 30 800 personnes s’y sont installées. Trois ans plus tôt, en 2007, elles étaient 42 000 à partir du pays et 110 000 à faire le chemin inverse pour tenter l’aventure irlandaise. Cette année-là, les immigrés représentaient 11 % de la population irlandaise.

Le départs des Européens de l’Est

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Il ne fait pas bon être vieux en Lituanie

Gravement touché par la crise économique, aucun autre pays – à l’exception de l’Irlande – n’a adopté de mesures d’économie plus strictes que la Lituanie. Si ce plan de rigueur n’a pas encore suscité autant d’agitation dans l’opinion publique qu’en Grèce ou en Espagne, son impact sur les Lituaniens sur les plans social et individuel est considérable.

Si les dirigeants de ce monde, largement endetté, se demandent à quoi ressemble la véritable austérité, la réponse est probablement à chercher du côté de cette république de 3,3 millions d’habitants.

Confronté à des déficits croissants menaçant le pays de faillite, cet État balte a réduit ses dépenses publiques de 30%, avec des coupes claires de 20% à 30% dans les salaires des fonctionnaires et une réduction de 11% des pensions de retraite. Même le Premier ministre, Andrius Kubilius, a vu son salaire réduit de 45%.

Et ce n’est pas tout. Dans le même temps, le gouvernement lituanien a augmenté les taxes sur toute une série de biens, notamment l’alcool et les produits pharmaceutiques. Les impôts sur les bénéfices des entreprises sont passés de 15% à 20% et la TVA de 18% à 21%. Le résultat sur les finances publiques s’est traduit par une économie équivalant à 9% du PIB, ce qui représente le deuxième plus grand rééquilibrage budgétaire d’un pays développé – après l’Estonie – depuis le début de la crise du crédit.

Les retraités à la soupe populaire
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