Agriculture : Un modèle à bout de souffle

Vendre leur production à un meilleur prix et pouvoir vivre décemment de leur activité: c’est ce que réclament les agriculteurs français depuis le mois de juin. La crise touche gravement plusieurs filières: la filière porcine, frappée par l’embargo russe, la filière bovine et la filière laitière, confrontée à la baisse de la demande et à la fin des quotas laitiers.

Par ailleurs, les agriculteurs accusent les autres acteurs du secteur, et notamment les intermédiaires et les distributeurs, d’avoir fait chuter les prix et de compromettre leur survie. S’ajoute à cela les prix des matières premières, des produits phytosanitaire et du matériel, qui ne cessent d’augmenter et de peser sur son budget, alors que leurs revenus n’augmentent pas, bien au contraire.

Selon le ministère de l’agriculture, près de 25.000 exploitations d’élevage pourraient déposer le bilan. Face à ces difficultés, d’autres agriculteurs tentent d’inventer une autre manière de pratiquer leur métier. Vente directe aux particuliers, agriculture biologique, agro-écologie… de plus en plus de d’exploitants s’écartent des circuits traditionnels. En sept ans, les surfaces cultivées en bio ont plus que doublé en France et dépasseront le million d’hectares d’ici fin 2015.

Le système agricole est-il à bout de souffle? Comment remédier à la colère des agriculteurs? Comment repenser l’agriculture aujourd’hui?

Europe : Le désespoir des agriculteurs

Une commémoration se prépare devant la basilique de Sainte-Anne d’Auray en Bretagne. D’ici au 11 octobre, Jacques Jeffredo, un maraîcher breton, compte installer sur place, 600 croix blanches pour autant de suicides parmi les agriculteurs français chaque année d’après ses estimations. L’“Institut français de veille sanitaire”: estime le nombre de cas à près de 200. C’est la catégorie socio-professionnelle la plus touchée dans le pays.

Jacques Jeffredo a pris l’initiative d’organiser une cérémonie pour honorer leur mémoire et alerter l’opinion. “J’ai beaucoup de collègues qui ont quitté ce monde et j’ai constaté qu’on n’avait jamais eu de journée de commémoration pour eux, j’en étais toujours triste, souligne-t-il, je sentais qu’il y avait une certaine forme d’injustice, pas de reconnaissance vis-à-vis de gens qui se tuent au travail pour nous nourrir tous.

Fin des quotas laitiers, recul de la demande et embargo russe
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Cuba : Un paradis caché

Cuba est un paradis pour la faune sauvage. Les tortues marines pondent sur les plages des côtes sauvages, colibris et grenouilles se croisent dans les forêts tandis que les oiseaux migrateurs envahissent les zones marécageuses peuplées de crocodiles.

Biologistes et passionnés luttent pour préserver cette faune et cette flore qui ont bénéficié jusque-là de l’embargo et des restrictions économiques.

Cuba : Depuis 1962 l’embargo aurait coûté 75 milliards d’euros [Rediff.]

L’Assemblée générale de l’ONU a voté, mardi 25 octobre, à la quasi-unanimité et pour la vingtième année consécutive une résolution condamnant l’embargo américain imposé à Cuba. Le texte a été adopté par 186 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et trois abstentions.

L’embargo, imposé en février 1962 par le président John F. Kennedy, interdit l’importation par l’île de tout produit contenant des éléments d’origine américaine, même via des pays tiers, lesquels encourent des sanctions américaines. Son coût pour l’île, selon les chiffres du gouvernement, a entraîné des pertes de l’ordre de 75 milliards d’euros.

Le président américain, Barack Obama, a dit en septembre qu’il poursuivrait sa politique de libéralisation de transferts d’argent et de voyages vers l’île pour la communauté cubano-américaine, mais a réclamé des “gestes” de Cuba en matière de droits civils et de démocratie pour lever l’embargo.

Union Europénne : Les sanctions contre la Russie ont déjà coûté 21 milliards d’euros

Les sanctions prises par l’Union européenne contre la Russie ont “un coût très important“, avec à ce jour un manque à gagner de 21 milliards d’euros pour les exportations européennes, a affirmé lundi José Manuel García Margallo, le ministre espagnol des Affaires étrangères, à son arrivée à une réunion à Bruxelles.

Nous sommes dans une situation extrêmement grave et l’accord qui peut être trouvé” sur un plan de paix, lors d’un sommet prévu mercredi à Minsk, “est la dernière chance avant de passer à un scénario d’augmentation des sanctions“, a-t-il estimé.

L’Espagne fait partie des pays européens réticents à l’idée d’alourdir encore les sanctions économiques drastiques imposées à la Russie depuis juillet 2014 pour son implication aux côtés des rebelles séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, qu’elle est accusée de soutenir en armes et en soldats.

Les pays baltes, la Pologne et la Grande-Bretagne ont exprimé ouvertement leur soutien à un alourdissement des sanctions si les violences, qui se sont intensifiées depuis le début de l’année, n’étaient pas enrayées rapidement. En 2013, les exportations de produits européens vers la Russie ont atteint 120 milliards d’euros, selon des chiffres publiés par la Commission européenne. Moscou était alors le quatrième partenaire commercial de l’UE.

Le Point

(Merci à Pierre)

Irak : Achetons-nous du pétrole à l’État Islamique ?

A quel jeu de dupes jouent les gouvernements européens recrutés dans la coalition new-look constituée toutes affaires cessantes par Barak Obama contre l’État Islamique (EI)? Après pétrole contre nourriture, l’Irak sera-t-il le théâtre d’une nouvelle saga pétrole contre barbus?

La question n’est pas superflue à en juger par la manière dont on essaie depuis quelques jours de nous convaincre de l’extrême dangerosité de la clique de Abu Bakr al-Baghdadi l’émir à la Rolex (“…Il n’y a pas de temps à perdre face à la menace des djihadistes de Daesh qui a pris le contrôle de larges secteurs de territoires irakien et syrien, multipliant les exactions… » disait encore récemment François Hollande qui est prêt à toutes les aventures internationales pour oublier l’espace d’un instant son lent mais inexorable naufrage domestique).

Dangereux sûrement, ne serait ce que par l’appel à l’union sacrée et au soutien des forces de l’émir que viennent de lancer Aqmi (Al Qaida au Maghreb Islamique) et Aqpa (Al Qaida dans la Péninsule Arabique), en réaction à la mobilisation de la coalition occidentale.

Manquerait plus que l’annonce d’une association plus étroite entre le Front Al Nosra, en quelque sorte, la « filiale » syrienne d’Al Qaida, avec EI pour préparer un joli feu d’artifice local au cas où le locataire de la Maison Blanche se serait mis en tête de lancer la guerre d’Irak version III.
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Russie : Les habitants commencent à ressentir les effets de l’embargo

L’embargo contre les produits alimentaires européens est déjà effectif en Russie. Et les produits alimentaires qui se raréfient déjà dans les rayons des supermarchés de Moscou. Quant aux pénuries, elles devraient arriver lorsque les magasins auront vendu tout leur stock (probablement cet hiver).

La Russie a décidé au début du mois août de mettre en place un embargo d’un an sur les produits alimentaires en représailles aux sanctions qui la visent pour son soutien aux séparatistes ukrainiens. Cet embargo concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, ainsi que les fruits et légumes en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Norvège.

A Moscou, les habitants constatent une hausse des prix, avec une inflation de plus de 10% ces deux derniers moins. Peu à peu, les produits français disparaissent des rayons. Certaines familles font déjà des stocks de nourritures importées, par crainte d’une pénurie à venir.

Embargo UE-Russie : L’effet boomerang des sanctions

Les analystes parlent déjà de l’effet boomerang. Les sanctions de l’Union Européenne envers la Russie, et de la Russie vers l’Union sont en train de toucher très sérieusement les économies de pays comme la France, l’Espagne, l’Italie, et même l’Allemagne. 130.000 emplois son en jeu en Europe.

Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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Iran : La nouvelle révolution… touristique

D’Ispahan à Persépolis, de Téhéran à Shiraz en Iran, les joyaux archéologiques et les somptueux paysages attirent de plus en plus de voyageurs. Une aubaine pour les tour-opérateurs du monde entier et pour l’économie de ce pays asphyxié par un embargo commercial depuis de longues années.

Le nouveau président modéré Hassan Rohani et sa politique de détente changent peu à peu l’image de ce pays. Une ouverture timide se fait sentir. Les autorités iraniennes parviendront-elles à faire de la visite l’ancienne Perse un circuit touristique à la mode?

Nous avons suivi un groupe de voyageurs français, pionniers de cette destination loin du tourisme de masse.

Quand les Etats-Unis font payer leur puissance

L’amende astronomique que devra verser aux autorités étasuniennes la banque BNP Paribas révèle un véritable scandale juridique et politique : les lois d’embargo au nom desquelles les États-Unis entendent sanctionner tous ceux qui ne se conforment pas à leur politique étrangère. La pratique semble s’être tant banalisée que l’on ne s’en émeut plus.

La politique unilatérale de sanctions économiques des États-Unis à l’égard d’un nombre grandissant de pays est déjà une pratique très regrettable. Le seul cadre légitime devrait être celui de l’Organisation des Nations Unies, et plus particulièrement, celui du Conseil de sécurité de l’ONU qui est, seul, habilité à prendre de telles sanctions au titre de l’article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

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Aymeric Chauprade : Conséquences géopolitiques des sanctions internationales

Intervention d’Aymeric Chauprade à l’occasion d’un colloque international qui s’est tenu à la Faculté Libre de Droit et d’Économie de Paris le 1er février 2013 sous le haut patronage de S.E. M. Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire Général des Nations Unies, et de S.E. M. Roland Dumas, ancien Ministre des Affaires Étrangères, sur le thème “Embargos et sanctions internationales, entre légalité et réalité”.

Traditionnellement utilisés par les États dans le cadre des conflits armés, à titre d’alternative aux moyens strictement militaires, les embargos et les sanctions internationales sont aujourd’hui très fréquemment mis en œuvre en temps de paix. Hors du cas particulier des sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU, les sanctions émanent aujourd’hui tant des organisations régionales (notamment l’Union Européenne) que des États agissant unilatéralement (comme les États-Unis), et se fondent sur des motifs très divers: lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, contre le terrorisme, sanction des États jugés coupables de violations des droits de l’homme, etc.

Leur légitimité est fréquemment l’objet de questionnements, et leur mise en œuvre ne manque pas de soulever des problèmes majeurs, qui peuvent être appréhendés tant du point de vue du droit international, que de celui de l’étude des relations internationales.

Partie 1:

Partie 2:
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L’UE pourrait lever début 2011 son embargo sur les armes vers la Chine

L’Union européenne pourrait lever « début 2011 » l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine imposé depuis la répression des manifestations de 1989 place Tiananmen, indique jeudi [30 décembre 2010] le quotidien français Le Figaro.

Song Zhe, ambassadeur de Chine à Bruxelles

Un diplomate européen proche du dossier a refusé de confirmer cette information, mais a reconnu que la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a présenté récemment aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE un rapport où elle préconise de lever cet embargo.

Cette décision nécessite l’approbation unanime des 27 pays de l’UE. Or la Grande-Bretagne se montre toujours réservée, a-t-on appris de source diplomatique.

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Pourquoi la Chine joue au sauveur de la zone euro

Le gouvernement chinois a confirmé jeudi qu’il pourrait acheter des obligations émises par les Etats en difficulté de la zone euro. Décryptage d’un geste plus politique que financier.

Er Lang Shen, héros mythologique chinois, grand chasseur de démons

Pékin, grand sauveur de la zone euro ? « Nous sommes prêts à aider les pays de la zone euro à surmonter la crise financière et à réussir leur reprise économique », a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères. « A l’avenir, l’Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change ».

Il faut dire que la Chine en a les moyens : ses réserves de change, qui s’élèvent à 2.648 milliards de dollars, sont les premières mondiales. Si elle place traditionnellement la majorité de son excédent en dollars, elle cherche de plus en plus à diversifier son portefeuille afin de s’assurer contre une chute du billet vert. 26% de ses réserves seraient ainsi déjà en euros, selon Bei Xu, économiste à Natixis.

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Cuba : l’économie au bord du gouffre

Le gouvernement cubain doit entreprendre des réformes pour sauver une économie au bord de “l’effondrement”, estime dimanche l’Eglise catholique, dans la revue de l’archevêché de La Havane.

"Nous allons bien" (Fidel Castro)

“La situation de l’économie cubaine est devenue assez compliquée et elle risque de couler à pic (…) Elle est confrontée à un environnement très inquiétant, en raison de ses déséquilibres internes et de la situation mondiale difficile”, déclare le prêtre Boris Moreno, également titulaire d’un mastère en sciences économiques, dans la dernière édition de “Palabra Nueva”.

Cette revue avait déjà dénoncé en septembre “l’excès de centralisation économique et l’étatisation généralisée” qui font exploser les dépenses publiques et représentent un “grand obstacle pour la modernisation, le développement de l’initiative individuelle et le progrès”.
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