La vente “en vrac” a le vent en poupe

De plus en plus de produits sont vendus “en vrac”, c’est-à-dire sans emballage. Plus écologique, ce nouveau mode de consommation permet aussi de lutter contre le gaspillage alimentaire. Très appréciée des consommateurs, la vente “en vrac” fleurit dans les épiceries.

Emballages, le grand déballage

Les Français jettent cinq millions de tonnes d’emballages chaque année. Dans les rayons des supermarchés, l’emballage est une arme de séduction. Les marques investissent massivement dans leur look, car il donne une identité au produit et fait acheter.

Mais les conséquences sur l’environnement sont désastreuses. Le plastique et le carton contiennent des produits toxiques. Les molécules nocives contenues dans les emballages se diffusent aussi dans l’alimentation qu’ils sont censés protéger. Certains consommateurs choisissent d’acheter en vrac. Des supermarchés «100% vrac» ouvrent en France. Cette manière alternative de consommer est-elle viable ? Existe-t-il d’autres solutions pour échapper à la frénésie des emballages ?

La vente en vrac en pleine expansion

Acheter au poids. Cette pratique est en pleine expansion en France. Un système de distribution simple, en libre service, pour des aliments secs capable de s’écouler, comme des pâtes, du riz ou des céréales. Ces produits en vrac sont vendus moins cher.

Une enseigne a relevé le défi de vendre absolument tout au détail. 300 produits, y compris des liquides, sont disponibles. Huile d’olive, vinaigre, lessive…

Sachant qu’aujourd’hui, les emballages représentent un tiers de nos poubelles, la vente en vrac a un réel impact écologique.

Du champ à l’assiette : Les défis de la sécurité alimentaire

Les épidémies liées aux légumes concernent plus de monde, et impliquent plus d’hospitalisations que celles liées à la consommation de viande” affirme Ana Allende, microbiologiste alimentaire du CBAS-CSIS, le Centre International d’Études Stratégiques.

Halte au gaspillage (Vidéo)

L’année 2014 a été désignée «année européenne de la lutte contre le gaspillage alimentaire». En effet, près de 50 % d’aliments sains sont gaspillés chaque année dans l’UE, par les ménages, les supermarchés ou les restaurants, alors que 79 millions de citoyens vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Et les proportions sont en augmentation constante.

Découverte d’initiatives mises en place pour endiguer le gaspillage : des supermarchés sans emballages pour mieux gérer ses quantités, des proportions de viande réduites dans les restaurants ou encore des cours de sensibilisation au gaspillage à l’école.

Réalisé par Valentin Thurn (2013)

Bordeaux (33) : Une épicerie “éco-friendly”

“La Recharge” est la première épicerie sans emballages jetables. Elle vient d’ouvrir à Bordeaux. Ses concepteurs ont voulu supprimer sacs en plastique, boites et autres films: c’est le client qui apporte le “contenant”. L’objectif est de réduire les coûts de conditionnement pour les producteurs et proposer des produits locaux de qualité à des prix attractifs.

Quel est l’impact des produits chimiques sur notre système hormonal ?

Des aliments conditionnés dans des emballages hygiéniques, des vêtements imperméabilisés, des crèmes solaires qui protègent des coups de soleil… : tous ces objets nous facilitent la vie au quotidien. Pourtant, ils peuvent dérégler notre système hormonal. Enquête sur l’impact des produits chimiques sur notre santé.

Xenius – Allemagne 2014

Allemagne : Supermarché avec «zéro emballage»

Imaginez un supermarché où les pots de yaourts n’existeraient pas, où le shampooing s’achèterait au centilitre, où les légumes ne seraient pas vendus sous plastique… Un supermarché dont on sortirait sans devoir ramener chez soi pléthore d’emballages à trier et à jeter à la poubelle.

C’est le rêve de deux jeunes Berlinoises qui ont monté la start-up Original Unverpackt, jeu de mots qu’on pourrait à la fois traduire par «sans emballage d’origine» et «non emballé à l’origine». Elles projettent d’ouvrir prochainement à Berlin le premier supermarché allemand à proposer des produits non emballés, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Dans leur magasin, dont elles cherchent encore les futurs locaux, les produits de consommation courante seront stockés dans de grands récipients et vendus au poids.

Les clients auront le choix entre apporter leurs propres récipients, se procurer sur place des récipients réutilisables ou bien utiliser des sacs en papier recyclé. Les fondatrices du futur magasin expliquent sur leur site préférer faire du «precycling» que du «recycling», en renonçant tout bonnement à gaspiller les ressources. Comme l’explique l’une d’elles, Milena Glimbovski, en montrant un concombre sur l’étalage d’un supermarché lambda:

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Les prétendus “mini-produits anti-crise”

Quand la consommation des ménages recule, les industriels de l’agro-alimentaire et les distributeurs cherchent des solutions. Il s’agit pour eux de donner au consommateur l’envie d’acheter en temps de crise.

Certains groupes, commencent à commercialiser des produits de petit format, des « mini-doses » : l’acheteur a l’impression de viser « au plus juste ». D’autres, au contraire, misent tout sur le format « familial » car les maxi-boîtes sont réputées plus économiques… Quant aux emballages, les designers les préfèrent simples et sobres pour instiller l’idée qu’ils ne sont pas chers.

En ces temps de crise, les grandes enseignes font tout pour savoir précisément comment les consommateurs modifient leur comportement. A travers des études, les acheteurs sont suivis à la trace dans des panels, et jusque dans les rayons, où leurs gestes sont analysés.

Envoyé spécial du 14/02/2013