Alaska : Lancement d’une nouvelle génération d’éoliennes

Le BAT, ou Buoyant Airborne Turbine, est une éolienne placée dans un ballon d’hélium. Ce serait la nouvelle révolution dans le monde des éoliennes, tant par son prix, que par sa quantité d’énergie délivrée.

En effet, le BAT monte jusqu’à 300 mètres d’altitude, une altitude qu’aucune éolienne aérienne n’avait atteinte jusqu’ici, ce qui lui permet de fournir deux fois plus d’énergie qu’une éolienne implantée dans le sol.


La start-up américaine Altaeros Energies, en partenariat avec l’Autorité de l’énergie de l’Alaska s’apprête à lancer son premier projet-pilote: une éolienne volante totalement autonome

L’aérostat en forme de donut est à la fois plus performant et moins coûteux qu’une éolienne classique car il permet d’exploiter les vents d’altitudes, plus constants et surtout plus puissants. Le BAT devrait ainsi fournir deux fois plus d’énergie qu’une éolienne terrestre, pour un coût de 18 cents par kilowattheure, soit la moitié du prix en vigueur dans certaines régions isolées de l’Alaska.

Le dispositif fonctionne de manière totalement autonome : il se met en vol, produit un maximum de courant en s’ajustant à l’altitude et à la direction des vents et atterrit en douceur à partir d’une plateforme mobile. Il peut de plus être facilement transporté et déployé en seulement 24 heures, ce qui devrait permettre de fournir de l’électricité aux régions isolées, aux bases militaires, aux mines, aux pays en développement et même aux endroits sinistrés quand le réseau électrique classique est coupé. C’est d’ailleurs principalement pour ce genre de situations que l’éolienne d’altitude BAT a été conçue.

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Mexique : De la pluie pour produire de l’électricité

Des étudiants mexicains ont utilisé de l’eau de pluie pour fabriquer de l’électricité et alimenter les batteries d’un quartier de Mexico.

Charger des batteries avec de l’eau de pluie : c’est la réussite de ces étudiants de l’Université technologique du Mexique (UNITEC). Le système appelé “Rain Wild” recueille la pluie sur le toit d’immeubles, elle est ensuite drainée vers un système de récupération puis vers une micro-turbine, un modèle réduit de celles employées dans les barrages.

Des essais menés dans un quartier pauvre de Mexico, Iztapalapa, ont montré que le système fournissait assez d’énergie pour charger des batteries de 12 volts portables.

L’eau récoltée est assainie

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Coupures d’électricité : quid de l’indemnisation des consommateurs ?

Alors que le système d’indemnisation des consommateurs en cas de défaillances du réseau électrique a récemment été modifié, l’UFC-Que Choisir saisit la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) en raison de la non prise en compte de cette réforme par EDF et d’autres fournisseurs.

Constatant une aggravation des coupures, l’UFC-Que Choisir appelle l’Autorité à réformer de nouveau le système de dédommagement pour des montants plus conformes à la réalité des préjudices subis par les consommateurs, et donc plus dissuasifs pour les opérateurs.

Il y a un an, l’UFC-Que Choisir avait dévoilé une étude alarmante sur la qualité de distribution d’électricité et en avait appelé aux pouvoirs publics pour supprimer l’aberration du système de dédommagement des consommateurs en cas de coupure électrique qui ne reconnaissait pas le préjudice des consommateurs. Si la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans l’élaboration du quatrième tarif d’utilisation du réseau électrique (TURPE 4), paru au journal officiel du 12 décembre 2013, a entendu cet appel, il n’en va pas de même des fournisseurs qui “semblent faire la sourde oreille.”

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Happiness, une vie meilleure (Docu)

En 1999, le roi du Bhoutan Jigme Singye Wangchuk annonce à ses sujets sa décision d’autoriser l’arrivée de la télévision et d’Internet dans le petit pays himalayen. Plus de dix ans après, Laya, un village situé à 4000 mètres d’altitude et à deux jours de marche de la route la plus proche, attend son raccordement imminent à l’électricité. Avec elle, Piyangke le sait, arrivera aussi la télévision.

A 8 ans, ce petit garçon vif et rêveur n’a jamais quitté Laya. Mais faute de pouvoir subvenir à ses besoins, sa mère vient de le confier au monastère du village, où il ne goûte guère la discipline de fer et la solitude. «Croyez-vous que la télévision va vous apporter le bonheur ?», interroge le lama. «Oui !», répondent avec ferveur les moinillons.

Réalisé par Thomas Balmès (2013)

Chine : Comprendre l’ampleur de la pollution en 3 minutes

« Airpocalypse », c’est ainsi que les Chinois surnomment les situations d’extrême pollution qui plongent les grandes villes du pays dans un épais brouillard toxique. A mesure que le temps passe, le phénomène s’aggrave, et les records de contamination de l’air se succèdent à grande vitesse. Mais comment la Chine en est-elle arrivée là ?

Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

Le parlement a refusé de voter les privatisations. Le gouvernement a démissionné. Le versement de la prochaine tranche d’aide de l’UE et du FMI est suspendu. L’île risque la faillite le 15 mars.

Ce vendredi matin, en ouverture du conseil des ministres, l’intégralité des ministres composant le gouvernement chypriote ont donné leur démission à Nikos Anastasiadies, le président de la République de Chypre. La nouvelle tombe mal pour le chef de l’État qui a demandé à ses ministres de rester à leur poste jusqu’au 15 mars.

À cette date, Chypre doit assurer le paiement de 150 millions d’euros de tombées de dettes. Sans l’aide du FMI et de l’UE, qui ont déployé un plan de sauvetage financier il y a un an, l’île n’a pas assez de liquidités pour tenir ses engagements. Elle est à la merci du versement d’une tranche d’aide de 236 millions d’euros, suspendue au vote d’un programme de privatisations. C’est justement là que le bât blesse.

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Les gaz de schiste ne sauveront pas l’Europe

Le gaz de schiste a eu peu d’impact sur l’économie américaine. Et l’Europe ne doit pas en attendre des miracles, avertit l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) dans une étude.

Les gaz de schiste n’ont pas révolutionné l’économie américaine et ne sauveront pas l’Europe : à contre pied de certaines idées reçues, les chercheurs de l’Iddri ont calculé que l’impact des hydrocarbures non conventionnels sur la reprise économique aux Etats-Unis est marginal – et qu’il le restera sur le long terme.

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La voiture électrique mettra-t-elle fin à nos dépendances aux ressources naturelles ?

Le système de mobilité qui s’est développé dans les sociétés occidentales n’est pas durable : congestion, pollutions diverses, accidents – mortels ou non – , dépendance envers des ressources naturelles limitées, déchets… Il est aussi caractérisé par de fortes inégalités sociales dans la possibilité même de se déplacer ainsi que dans l’exposition aux nuisances des transports.

Face à ces multiples défis, il importe d’avoir une vision globale. D’autant que toutes les solutions ne présentent pas la même efficacité, ni le même coût.
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Vivre en autonomie en France : Une réalité

Qui n’a jamais rêvé de ne plus recevoir de factures, de s’affranchir du réseau électrique, de ne pas être raccordé à celui de l’eau? Se sentir libre de tous ces fils à la patte et surtout faire beaucoup, beaucoup d’économies tout en contrôlant enfin sa consommation grâce à la prise de conscience de ses besoins réels.

maison-autonome

Allumer la lumière, c’est aussi facile qu’un clic sur un bouton, pourtant chez Christophe, dans sa chaleureuse petite maison au bord du Vidourle, c’est une autre histoire !

Ici, on est complètement autonome, on se débrouille tout seul pour produire l’électricité dont on a besoin et on pompe l’eau en fonction de sa consommation. La vie de cette famille de 4 personnes est-elle pour autant pavée de sacrifices, de privations et de restrictions ? Non pas du tout ! Ils sont tous très bien portant, heureux et surtout fiers et c’est ça qui nous a beaucoup plu.

La maison autonome au bord du lac 154 panneaux solaires photovoltaïques assurent l’entière couverture de leurs besoins en électricité. Ils sont installés bien verticalement à l’entrée de la maison. L’avantage ? Un simple coup de jet suffit comme entretien et la pose est très facile. L’énergie est stockée dans des batteries, qui distribuent le courant aux différents postes de la maison.

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Suède : Växjö, la ville la plus verte d’Europe

La ville suédoise de Växjö se chauffe grâce à la mousse et aux pommes de pin de ses forêts et ses autobus roulent grâce aux déchets alimentaires recyclés. Mais son objectif d’être neutre en CO2 pourrait être menacé par l’attachement à la voiture.

On a commencé très tôt“, rappelle le responsable environnement de la municipalité, Henrik Johansson. “Nos élus ont réalisé dans les années 60 que si la ville devait connaître un essor, il fallait nettoyer les lacs. Ils avaient été pollués par l’industrie drapière au XVIIIe siècle, puis par l’expansion de la ville“, ajoute-t-il.

Nichée entre lacs et forêts de pins dans le Sud du pays, Växjö a poussé si loin les principes d’énergies renouvelables, de transports propres et d’économies d’électricité qu’elle se revendique “ville la plus verte d’Europe“.

La réhabilitation du plus pollué d’entre eux, le lac Trummen, connu dès le XVIIIe pour sa pestilence, a servi de catalyseur pour des projets environnementaux plus ambitieux.
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Chine : La révolution verte

De plus en plus confronté aux désastres écologiques, le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre développe des technologies de pointe pour résoudre les problèmes liés à sa croissance insolente.

Pollution de l’air et de l’eau, avancée des déserts, fonte des glaciers, conditions climatiques extrêmes, explosion démographique dans les villes… En Chine, conséquence d’une croissance économique toujours plus florissante, les catastrophes écologiques sont devenues une triste réalité.

Mais, depuis quelques années, le numéro un des émissions de gaz à effet de serre cherche — et trouve — des solutions particulièrement inventives à ses problèmes environnementaux.

Un travail de titan quand on sait que les réformes entreprises dans le pays au cours des trente dernières années ont généré une augmentation très rapide de la consommation d’énergie : toutes les heures, 1.800 nouvelles voitures y sont fabriquées, 480 tonnes d’ordures y sont jetées chaque minute et 100 tonnes de charbon brûlées toutes les secondes.

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Les esclaves énergétiques

Par Jean-Marc Jancovici

Pour tous les individus plongés dans l’énergie au quotidien, le kWh est aussi familier, en apparence, que le litre d’eau l’est au jardinier ou le kg de farine au boulanger. Pourtant, sur le fond, personne ne sait vraiment ce que représente un kWh, pas même moi ! L’énergie, cela ne se touche pas, c’est juste un chiffre abstrait sur un bout de papier, quelques fois le préalable à une facture, et pour en appréhender la signification, il faudra toujours – on n’échappe pas à ses sens – mettre en face d’une consommation une action du monde physique qui l’illustre de manière parlante pour tous.

Il est donc très difficile, avec des kWh, ou des tonnes équivalent pétrole et autres gigajoules (sans parler des quadrillions de British Thermal Units de nos amis anglo-saxons), de faire comprendre combien notre consommation d’énergie – celle de chacun d’entre nous, et pas seulement du conducteur de 4×4 (et, de plus en plus souvent, de la conductrice !) – est devenue totalement “hors normes” par rapport à ce qu’a toujours été la condition de l’humanité.

Pour la bonne cause, il va falloir faire quelque chose que la morale réprouve hautement : je vais me permettre de réintroduire l’esclavage, pour comparer l’énergie déployée par les machines qui nous entourent et celle utilisée par nos propres organismes. En effet, l’homme, comme toute “machine”, consomme de l’énergie, qu’il(elle) va transformer ensuite – avec un très mauvais rendement, comme nous allons le voir – en énergie mécanique, et bien sûr aussi en énergie thermique. L’homme transforme aussi, ce que l’on ne peut oublier, l’énergie qu’il consomme en organisation de l’information, mais ceci est une autre histoire.

L’homme, combien de kWh ?
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Vents contraires : Les éoliennes en mer

D’ici 2020, la France compte produire 20% de son d’électricité grâce notamment aux éoliennes marines. Elle espère ainsi rattraper son retard sur le Danemark ou le Royaume Uni qui ont investit depuis longtemps dans cette énergie inépuisable.

Entre promesse d’emploi et de création d’une filière industrielle prometteuse, risque pour les pêcheurs, et production électrique aléatoire… l’éolien marin est-il une si bonne idée ?

Des vélos électriques avec recharge solaire et induction

Les solutions collectives de vélo en libre-service se sont multipliées dans les grandes villes comme à Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Strasbourg, La Rochelle, Orléans etc. Un bon moyen de faire un peu de sport tout en préservant la qualité de l’air et son pouvoir d’achat.

Pourtant, l’effort physique n’est pas du goût de tous, notamment dans le cadre des trajets domicile/travail et des déplacements professionnels. La sudation s’avère en effet potentiellement plus gênante que dans le cadre d’une utilisation personnelle.

Les vélos à assistance électrique pourraient donc bien constituer une solution pertinente pour lever les réticences. À condition toutefois de pouvoir se l’offrir ou de le louer.

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Espagne : Privatisation du Soleil

Le gouvernement met en place une série de mesures visant à dissuader les particuliers d’installer des panneaux solaires chez eux. Une alternative pourtant séduisante en cette période de crise.

S’éclairer grâce à l’électricité produite par un panneau photovoltaïque personnel coûtera bientôt plus cher que se connecter au réseau traditionnel. C’est ce que révèle un projet de décret sur l’autoconsommation énergétique – autrement dit sur la production d’énergie par une entité pour elle-même – rendu public par le gouvernement espagnol le 18 juillet dernier.

Ce décret met en avant une série de mesures visant à décourager les particuliers et les entreprises de produire leur propre électricité grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques ou de mini-éoliennes. Le gouvernement annonce, entre autres, la mise en place d’un “péage” pour les propriétaires de ce type d’installation. Un péage particulièrement dissuasif puisqu’il augmentera la note d’électricité de 27% par rapport à une connexion classique au réseau.

Cette mesure ayant, par ailleurs, un effet rétroactif, les 50.000 familles qui ont déjà investi dans un tel équipement auront douze mois pour s’enregistrer auprès du Ministère de l’Industrie et s’acquitter de la taxe. Pour ces gens-là, les rêves d’indépendance énergétique s’écroulent mais le remboursement des emprunts reste.
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Les banques se retirent du négoce des matières premières physiques

Par Marc Roche

« L’univers secret et fermé du négoce physique a mis à mal l’image policée des enseignes financières. ». L’amende de 410 millions de dollars (309,1 millions d’euros) versée le 30 juillet par la banque JP Morgan Chase pour solder les poursuites de manipulation des prix de l’électricité aux États-Unis devrait accélérer le retrait annoncé de l’établissement américain du négoce des matières premières.

A l’image de JPMorgan, les principaux intermédiaires financiers présents dans le trading de matières premières physiques se séparent aujourd’hui de cette activité à la fois risquée et trop consommatrice en fonds propres.

En 2006, la banquière Blythe Masters avait reçu comme mission de son PDG, Jamie Dimon, de bâtir de toutes pièces une organisation destinée à faire de JPMorgan la banque leader du négoce des matières premières. Le défi était énorme: chasser du pinacle le leader Goldman Sachs et son challenger, Morgan Stanley.

Pour ce faire, la responsable avait racheté les opérations de trading de Bear Stearns et une partie de celles d’UBS et de Royal Bank of Scotland, ainsi qu’une société britannique d’entrepôts. En investissant des milliards de dollars dans des hangars, oléoducs, mines ou usines, JPMorgan était devenu numéro deux mondial. Si, dans le pétrole, Goldman Sachs avait conservé son leadership, JPMorgan s’est imposé dans l’industrie des métaux et du gaz naturel.
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Écosse : Oyster, l’électricité verte qui vient des vagues

En frottant la surface des masses d’eau, le vent peut donner naissance à la houle, une série de vagues pouvant se déplacer sur de longues distances, tout en charriant de grandes quantités d’énergie. L’entreprise Aquamarine Power a développé l’Oyster, un système qui peut exploiter le mouvement des vagues pour produire un courant électrique, autrement dit, une énergie renouvelable.

Les mouvements ondulatoires de l’eau mettent en action un volet mobile immergé par 10 à 15 mètres de fond à proximité des côtes. Le mécanisme actionne alors deux pistons qui compriment de l’eau douce et l’envoient par des canalisations dans une centrale hydroélectrique située hors de l’eau. L’électricité est ainsi produite au sec.

À terme, l’entreprise prévoit d’installer des champs d’Oyster qui seront tous interconnectés et reliés à une seule turbine. Les tests en cours se montrent concluants.

France – Notre très chère énergie…

Malgré la baisse générale de l’activité en 2012, la facture énergétique du pays s’est alourdie. Le coût de l’énergie pèse trois fois plus dans le PIB qu’il y a 20 ans.

Le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié mardi un très instructif bilan énergétique de la France pour 2012. Alors que les tarifs de l’électricité vont être revus à la hausse jeudi, voici l’occasion de constater, watt par watt, euro par euro, le vrai coût de toutes les énergies pour le pays… et votre porte-monnaie.

La crise a-t-elle fait baisser la facture énergétique du pays ?

En 2012, la consommation finale d’énergie a un peu baissé, de l’ordre d’un million de tonnes d’équivalent pétrole. Pourtant, la facture énergétique du pays a crû de près de sept milliards d’euros en un an, pour atteindre un montant record de 68,7 milliards d’euros.

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Chine : Les enfants perdus de la pollution [Archive]

C’est le combat d’une vie. Kong Zhenlan, ou “Mama Kong” comme on l’appelle dans son village, se bat depuis des années pour sauver les enfants perdus des campagnes de Chine. Nous sommes dans le bassin minier du Shanxi, à l’ouest de Pékin, où l’on brûle chaque année des millions de tonnes de charbon pour fournir de l’électricité à tout le pays.

Dans ce qui est devenu l’une de régions les plus polluées au monde, le taux de malformations congénitales est aujourd’hui six fois supérieur à la moyenne nationale. Les bébés nés avec des malformations sont souvent abandonnés dans la foulée, par des parents qui n’ont droit qu’à un seul enfant, et qui perçoivent l’arrivée d’un handicapé comme une malédiction…

Medgrid, l’autoroute électrique qui doit traverser la Méditerrannée

Importer en Europe les énergies « vertes » du Sud, aider en contrepartie le Maghreb à en finir avec ses pannes de courant à répétition : le projet Medgrid d’autoroutes électriques rallie bien des suffrages et fédère un consortium de 21 groupes industriels. Mais les financements pourraient poser problème.

Un projet de ferme solaire au Sahara

Réaliser des autoroutes électriques sous-marines reliant l’Europe aux pays du sud de la Méditerranée pour profiter des complémentarités entre ces deux grandes zones, l’idée est séduisante.

C’est celle qui a présidé, début 2011, à la création du projet Medgrid, porté par un consortium de 21 groupes industriels. D’un côté, en effet, l’Europe s’est engagée à porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans sa consommation finale d’énergie d’ici à 2020 ; de l’autre, les pays d’Afrique du Nord sont très bien dotés en soleil et en vent, et leur consommation d’électricité devrait croître de 6 % par an d’ici à 2025, selon l’Observatoire méditerranéen de l’énergie.

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